Référentiel Urbanisme Durable
Référentiel Urbanisme Durable
Le concept de l u a is e durable a vu le jour en réponse aux exigences et défis de l u a isatio croissante u a connu le monde. Il vise à atteindre un équilibre entre
les aspects environnementaux, économiques et sociaux, et ce, dans une approche intégrée qui tient compte de l e se le de ces aspects.
En effet, ce concept constitue une réelle opportunité en tant que nouvelle approche de l a age e t urbain ajustée aux spécificités territoriales. Il illustre la
contribution de l u a is e par la prise en compte des principes du développement durable dans ses différents aspects relatifs au développement économique et social
et à l uili e environnemental. De ce fait, l adoptio de nouvelles modalités d a age e t susceptibles de mettre en valeur les espaces urbains ainsi que
l a lio atio et l adaptatio des outils de la planification urbaine pour intégrer les principes de la durabilité s av e être une priorité de l a tio publique.
De ce fait, la durabilité urbaine apparaît comme une démarche et un processus qui engage tous les acteurs et décideurs et qui implique la prise de conscience et
l i t g atio des préoccupations majeures du développement durable au niveau de l u a is e.
Le Maroc, à l i sta de nombreux pays, s est engagé dans la voie du développement durable et en a fait un objectif national et un principe constitutionnel concrétisé
dans les stratégies et programmes nationaux notamment, au niveau de la Stratégie Nationale de Développement Durable.
.
L e gage e t du Royaume se manifeste également à travers la ratification de conventions, de chartes et d a o ds internationaux, tels que la Charte d'Aalborg et le
Nouvel Agenda Urbain adopté à Quito en octobre 2016 (Habitat III).
Dans ce sens, de grandes réformes ont été menées en la matière et ont permis de mettre en exergue les trois principes fondamentaux de la durabilité : l a ti ulatio du
court et du long terme, la solidarité territoriale intergénérationnelle et la responsabilité partagée entre tous les acteurs.
Ainsi, la mise en œuv e et la concrétisation des principes de durabilité requiert aujou d hui de consolider la collaboration à la fois horizontale et verticale entre acteurs, la
concertation et l adoptio de démarches intersectorielles et interinstitutionnelles. Cette mise en œuv e appelle à l i ovatio en matière d u a is e et
da age e t et au développement de bonnes pratiques urbaines.
C est dans ce contexte que le présent référentiel national, visant à accompagner les aménageurs et les décideurs dans la promotion de l u a is e durable et la
concrétisation réelle de ses « principes », souhaite contribuer à répondre aux enjeux et défis de l u a isatio à travers la mise en place d o ie tatio s, d i di ateu s et
de bonnes pratiques, ouvrant le champ à l i ovatio et à l e p i e tatio .
Il s agit, à travers ce référentiel, de doter les différentes parties prenantes dans l a te urbain d u outil pédagogique proposant un cadre général de développement de
l u a is e durable et définissant les objectifs d a age e t quantifiables (réduction de la consommation d e gie, d espa e et de ressources naturelles, limitation
des déplacements, lutte contre les pollutions et les dégradations environnementales, et amélioration de la qualité du cadre de vie et du bien-être social), les dispositifs
appropriés pour les atteindre ainsi que des indicateurs d valuatio des territoires.
Le monde connaît, d ap s le constat établi par l O ga isatio des Nations de 60% du PIB.
Unies, une très forte accélération de l u a isatio depuis le milieu du XXe Les villes offrent également de nombreuses opportunités : outre l e ploi et
siècle, qui se traduit par l'accroissement de la population et par la progression l a tivit économique, maints avantages sociaux et culturels, de centres de
de l e p ise des activités urbaines. communication, etc.
Ainsi, la Ville est, et sera, le cadre des plus importants investissements collectifs
Ce dynamisme est appelé à se poursuivre. Aujou d hui, plus de la moitié de la et le premier collecteur d i pôts. Des sommes gigantesques devraient être
population mondiale est urbaine et les prévisions annoncent une proportion de consacrées à leurs infrastructures.
deux tiers pour 2050 et près de quatre cinquième pour la fin de notre siècle. C est, dans les villes que se concentrera l esse tiel de l a tio politique à venir.
En nombre d ha ita ts des villes, notre planète serait passée en l espa e d u La Journée mondiale des villes a été instituée par l'Assemblée Générale des
siècle et demi de 1 milliard en 1950, à 6 milliards en 2050 et à près de 9 milliards Nations Unies en Décembre 2013 afin d'encourager les gouvernements à
en 2100. La plus grande partie de l u a isatio serait ainsi susceptible de appliquer des méthodes d'urbanisation planifiées à même d'assurer un
s a heve . développement durable pour les villes qui connaissent un essor rapide.
• Accorder un rang de priorité élevé à la présence d espa es verts et • Orienter l e pa sio urbaine en privilégiant le renouvellement par la
d espa es publics de qualité sûrs, ouverts et accessibles à tous ; planification d i f ast u tu es et de services accessibles et bien connectés,
des densités de population viables, ainsi que la compacité et l i t g atio
• “ appu e sur l u a isatio pour promouvoir des transformations de nouveaux quartiers dans le tissu urbain, toutes choses qui permettront
structurelles, un niveau de productivité élevé, des activités à valeur ajoutée d vite l tale e t urbain.
et l effi a it énergétique, en mobilisant les économies locales ;
• Promouvoir une planification et des investissements qui tiennent compte
des questions d âge et d galit des sexes, en vue d assu e pour tous des
moyens de mobilité urbaine viables, sûrs et accessibles, ainsi que des
systèmes de transport de passagers et de fret économiques, et connecter
efficacement de la sorte les personnes, les lieux, les biens, les services et les
perspectives économiques ;
• Adopter et mettre en œuv e des mesures de réduction et de gestion des
risques de catastrophe, réduire la vulnérabilité, renforcer les capacités de
résistance et d adaptatio aux catastrophes d o igi e naturelle ou humaine
et favoriser l att uatio des changements climatiques et l adaptatio à ces
changements ;
• Protéger, préserver, restaurer et promouvoir les écosystèmes, les
ressources en eau, les habitats naturels et la biodiversité, réduire au
minimum leur impact environnemental et passer à des modes de
production et de consommation durables ;
• Promouvoir des économies urbaines inclusives ;
• Promouvoir les énergies propres et l usage durable des terres et des
ressources dans le contexte du développement urbain ;
• Repenser la planification, le financement, le développement,
l ad i ist atio et la gestion des villes et des établissements, en donnant
acte du fait que le développement urbain et territorial durable conditionne,
dans une large mesure, la réalisation du développement durable et de la
prospérité pour tous ;
Notre pays, conscient du caractère transversal du développement durable, a territoriales, les établissements publics et sociétés d Etat et par les autres
pris en compte les stratégies sectorielles dans le cadre de la Stratégie Nationale parties; intervenant dans les domaines de l e vi o e e t et du
de Développement Durable SNDD et ce, afin de promouvoir un développement développement durable :
équilibré des villes qui renforce leur capacité productive tout en maintenant la
cohésion sociale et en assurant un cadre de vie digne et durable. • Principe d i t g atio ;
• Principe de territorialité ;
La Constitution de 2011 : • Principe de solidarité ;
• Principe de précaution ;
La Constitution de 2011 a placé la question du développement durable en tant • Principe de prévention ;
que droit et priorité constitutionnels : • Principe de responsabilité ;
• Principe de participation.
Article 31 : L Etat, les établissements publics et les collectivités territoriales
œuv e t à la mobilisation de tous les moyens disponibles pour faciliter l gal Article 3 : Tout citoyen et citoyenne a le droit de vivre et d volue dans un
accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir du environnement sain et de qualité qui favorise la préservation de la santé,
droit (…)au développement durable. l pa ouisse e t culturel et l utilisatio durable du patrimoine et des
ressources qui y sont disponibles.
Article 35 : L Etat œuv e à la réalisation d u développement humain et durable,
à même de permettre la consolidation de la justice sociale et la préservation des Article 9 : On entend par le développement durable une démarche de
ressources naturelles nationales et des droits des générations futures. développement qui s appuie dans sa mise en œuv e sur le caractère
indissociable des dimensions économique, sociale, culturelle et
Article 136 : L o ga isatio régionale et territoriale du Royaume repose sur les environnementale des activités de développement et qui vise à répondre aux
principes de libre administration, de coopération et de solidarité. Elle assure la besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures dans
participation des populations concernées à la gestion de leurs affaires et ce domaine.
favorise leur contribution au développement humain intégré et durable.
Article 13 : L Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics et les
Article 152 : Le Conseil Economique, Social et Environnemental CESE donne son sociétés d Etat veillent à intégrer les mesures inspirées du développement
avis sur les orientations générales de l o o ie nationale et du durable dans les politiques publiques globales et sectorielles u ils élaborent, en
développement durable. tenant compte des spécificités de chaque secteur.
La Charte nationale de l’e vi o e e t et du Le Département de l U a is e en charge de la conception et de la mise en
développement durable : œuv e de la politique nationale d´aménagement du territoire a initié des actions
d e ve gu e en matière de développement durable :
Les principes de base :
Le Schéma National d’A age e t du Territoire SNAT :
La consolidation de l u it nationale ; l i s iptio du citoyen comme objectif du
développement ; la conciliation entre efficacité économique et cohésion sociale Le Schéma National d A age e t du Territoire est un document de
; l i t g atio de l ho e à son environnement ; la promotion de la solidarité planification de référence, préconise dans ses orientations dans l o je tif du
entre toutes les composantes du territoire national et la consécration des développement durable :
principes de la démocratie et de la participation.
Armature urbaine
Les grandes orientations :
13 : Assurer l uili e macro-économique du système urbain.
La mise à niveau du tissu économique national ; la formation des ressources 14 : Pôles de croissance et centres structurants.
humaines ; la gestion urbaine et la politique de la ville; la protection des 15 : Traiter l Ai e Métropolitaine Centrale comme une entité.
ressources naturelles et le développement durable ; la revalorisation des 16 : Intégrer le concept de couple dans la problématique urbaine.
territoires et les espaces projets ; le développement des villes nationales et les
pôles régionaux ; la régionalisation et le développement local intégré ; le Intégration nationale
renforcement de la décentralisation et l la gisse e t des champs de la 17 : Associer les pôles de croissance aux zones rurales en difficulté.
déconcentration ; la démocratie, le partenariat et la participation. Gestion et politique urbaines
Article 1 : Intégrer le développement durable dans les politiques publiques 18 : Gérer la ville et maîtriser sa croissance.
sectorielles et adopter une stratégie nationale de développement durable. 19 : Urbanisation nouvelle.
20 : Un système cohérent de ressources locales.
Article 2 : Les principes énoncés ci-après constituent des éléments de cadrage à
respecter lors de l'élaboration et de mise en œuv e des politiques, des
stratégies, des programmes et des plans d a tio par l Etat, les collectivités
• Enjeu 1 : Consolider la gouvernance du développement durable. • schémas régionaux littoraux compatibles et en parfaite harmonie avec les
• Enjeu 2 : Réussir la transition vers une économie verte. documents d a age e t du territoire ;
• Enjeu 3 : Améliorer la gestion et la valorisation des ressources naturelles • l i pli atio des associations, du secteur privé et des collectivités
et renforcer la conservation de la biodiversité. territoriales concernées dans la prise de décisions relatives à la gestion du
• Enjeu 4 : Accélérer la mise en œuv e de la politique nationale de lutte littoral ;
contre le changement climatique. • la garantie de la gratuité et du libre accès au rivage de la mer
• Enjeu 5 : Accorder une vigilance particulière aux territoires sensibles. • la promotion d u e politique de recherche et d i ovatio en vue de
• Enjeu 6 : Promouvoir le développement humain et réduire les inégalités valoriser le littoral et ses ressources.
sociales et territoriales.
• Enjeu 7 : Promouvoir une culture du développement durable.
Le Projet de loi 99-14 relatif aux documents d’u a is e • l'inconstructibilité de la bande littorale contiguë à la mer, en dehors des
espaces urbanisés, sauf pour les installations destinées à des services
intègre les principes de développement durable : publics ou à des activités économiques qui exigent la proximité immédiate
• La maîtrise de l tale e t urbain à travers la rationalisation de la de la mer ;
consommation foncière et l i itatio au renouvellement et à la • la protection des espaces remarquables ou caractéristiques du patrimoine
revitalisation des espaces évitant le mitage et la dispersion des et de la diversité biologique : il est interdit de construire, hors des zones
périphéries; urbanisées, dans les espaces naturels préservés ou à préserver en raison de
• La préservation des zones agricoles, des zones sensibles, des espaces la vocation des zones ou de la qualité des sites et paysages remarquables
littoraux, des sites naturels, archéologiques et culturels et des paysages et ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral et des
la sauvegarde des équilibres écologiques ; milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques ;
• La mise en place des conditions de mise en œuv e de la charte nationale • la priorité aux activités exigeant la proximité immédiate de la mer : les
de l e vi o e e t et du développement durable ; activités économiques et de loisirs ou les services publics qui exigent une
proximité immédiate de la mer doivent avoir la priorité sur les autres
• L i t g atio et la prévention des risques naturels, industriels et
activités; les réseaux routiers et les voies carrossables nouvelles parallèles
technologiques ;
au rivage sont interdits sur les dunes littorales, les cordons dunaires côtiers
• La performance énergétique et les exigences d effi a it énergétique et les parties supérieures des plages.
dans les modes d a age e t ;
• La gestion équilibrée et économe de la ressource en eau dans les modes Les nouveaux termes de références pour les documents
da age e t ; d’u a is e intègrent les principes de l’u a is e
• La maîtrise des besoins en déplacement et mobilité tout en intégrant les durable :
principes d a essi ilit et d opti isatio des systèmes existants ;
• La diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale en prévoyant des Les nouveaux documents d u a is e ont pour objectifs de mettre en exergue
capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la les principes de l u a is e durable consistant à prendre en compte les aspects
satisfaction des besoins présents et futurs en matière d ha itat, relatifs au développement économique et social ainsi u à l uili e
d a tivit s et d uipe e ts publics ; environnemental du territoire concerné :
• La création d espa es de vie de qualité à même de satisfaire les besoins et • Assurer à la population un cadre de vie sûr, adapté et à même de satisfaire les
les attentes des citoyens en matière d uipe e ts et d espa es publics ; besoins et les attentes des citoyens dans leur diversité ;
• La cohérence des actions et des programmes sectoriels ; • Créer les conditions d u e économie dynamique, équilibrée, ouverte à tous et
équitable ;
• La compétitivité et la complémentarité des territoires.
• Considérer les terrains comme une ressource précieuse à utiliser de la façon
Le Projet de loi 99-14 intègre également des dispositions la plus efficace et appropriée en évitant ainsi le mitage et la dispersion des
relatives au littoral : zones périphériques ;
• Concilier entre les deux modes, celui du renouvellement urbain et de
• l e te sio de l u a isatio : doit se réaliser en continuité avec les
l e te sio urbaine tout en préservant l uili e entre le centre et la
agglomérations et les villages existants ou en hameau nouveau intégré à
périphérie ;
l e vi o e e t. Dans les espaces proches du rivage, l e te sio de
l u a isatio doit être limitée ; • Présenter suffisamment de densité, d i te sit , d a tivit et d utilisatio pour
• les coupures d u a isatio : entre les zones urbanisées, des espaces que les services tels que les transports publics soient viables et efficaces et
naturels suffisamment vastes doivent être prévus, présentant le caractère pour que les temps de déplacements soient optimisés ;
d u e coupure d u a isatio évitant la constitution d u front urbain • Maîtriser les besoins en déplacements et mobilités urbaines tout en intégrant
continu ; les principes d a essi ilit multimodale et leurs impacts sociaux ;
• le regroupement de l u a isatio : doit permettre d o ie te
• Comporter des infrastructures planifiées et de qualité permettant de créer de
l u a isatio vers l i t ieu des terres et d assu e l uili e du zonage
bonnes conditions d i t g atio sociale, culturelle et économique ;
et la capacité d a ueil des espaces urbanisés ou à urbaniser ;
• Promouvoir des approches modernes, économes en énergie et répondant aux
• la age e t en profondeur : les programmes d a age e t et de
principes de préservation et de protection des zones agricoles, naturelles et
développement sur les zones littorales doivent éviter la concentration des
forestières et aux impératifs écologiques du développement urbain ;
activités sur la frange littorale contiguë à la mer et promouvoir le
développement urbain en profondeur ; • Préserver les ressources naturelles, le patrimoine et le paysage ;
• le libre accès au rivage : les piétons doivent pouvoir accéder • Prôner les principes d effi a it énergétique dans les modes d a age e t;
gratuitement et sans entrave au rivage ; • Intégrer et prévenir les risques naturels, industriels et technologiques.
Les 50 mesures prises pour améliorer le processus • Intégrer lesdits espaces et leurs zones d i flue e dans les périmètres
da age e t et veiller à la projection de zonages différenciés selon leur
d’ la o atio des documents d’u a is e : situation (entrée de ville, périphérie immédiate, zone périphérique
intermédiaire, espace longeant un axe autoroutier, …) et les différents
Mesure 14 : Intégrer la démarche participative à travers l o ga isatio d atelie s usages projetés ;
thématiques notamment autour des aspects suivants : économie et emploi,
infrastructures et mobilité, environnement et urbanisme, projets structurants et • Éviter au maximum l tale e t de l u a isatio le long des voies de
modèles d a age e t. communication et notamment les axes autoroutiers et privilégier la
Mesure 27 : Rationnaliser l ouve tu e à l u a isatio en veillant à la projection de corridors verts de protection le long desdits axes ;
préservation des zones agricoles et des périmètres irrigués.
Mesure 28 : Intégrer les mesures de prévention des risques naturels, industriels • Adopter le principe de la densité en îlots le long des voies de
et technologiques. communication au lieu de hauteurs figées afin de développer une diversité
Mesure 29 : Définir des seuils de densités urbaines en tant que principe de de gabarits et de permettre l e ge e de repères de verticalité ;
qualité et de compacité assurant la diversité des formes urbaines et répondant • Intégrer le principe de la valorisation en îlots et non pas par lots le long des
aux enjeux de l u a is e durable. voies de communication, et ce, en vue de promouvoir l i ovatio et la
Mesure 30 : Concilier entre les deux modes d a age e t, celui du créativité architecturales ;
renouvellement urbain et celui de l e te sio urbaine tout en veillant à
préserver l uili e entre le centre et la périphérie. • Intégrer au niveau des règlements d a age e t des dispositions
Mesure 31 : Maîtriser les besoins en déplacement et mobilité en intégrant les particulières pour les espaces périurbains et le long des voies de
principes d a essi ilit multimodale, de maillage équilibré entre les anciens communication (reculs et minimas parcellaires à respecter selon le cas,
quartiers et les nouveaux et de proximité des services et des équipements. nature des activités tolérées et celles interdites, prescriptions
Mesure 34 : Veiller à asseoir une répartition équitable des équipements architecturales, …) ;
structurants à travers le territoire.
• Initier des études architecturales, paysagères et urbanistiques spécifiques à
Mesure 37 : Veiller à mettre en application le principe d uit foncière en
des échelles adéquates pour le rehaussement et la mise en valeur de ces
assurant, notamment, une répartition équitable des plus-values urbanistiques
espaces.
et à favoriser l opti isatio du foncier.
Mesure 39 : Intégrer des mesures incitatives au profit des projets retenant le
principe de l effi a it énergétique, et ce, en application des dispositions de Les règlements généraux de construction pour un
l a ti le 6 de la loi 47-09 relative à l effi a it énergétique. développement durable des territoires :
Processus de concertation des documents d’u a is e Sont adoptés :
Dans le cadre de leur élaboration, les documents d u a is e font l o jet de • Le Règlement Général de Construction fixant les règles de performance
concertations réglementaires conformément aux dispositions de la loi 12-90 énergétique dans le bâtiment.
relative à l u a is e avec l e se le des partenaires concernés • Le Règlement Général Parasismique des constructions (Actualisation du RPS
(départements ministériels, collectivités territoriales, agences du bassin 2000).
hydraulique, etc.) et d atelie s thématiques basés sur le diagnostic territorial et • Le Règlement Général Parasismique des constructions en terre.
le diagnostic environnemental. • Le Règlement Général de Construction fixant les règles de sécurité contre
les risques d i e die et de panique dans les constructions.
Le diagnostic environnemental des études d’u a is e
Réalisé par des techniques informatiques se basant, notamment, sur un système Le Programme National de l’U a is e Durable :
informatique de matériels, de logiciels, et de processus conçus (application SIG) “ i s iva t dans les 17 objectifs tracés par le programme universel du
pour permettre la collecte, la gestion, la manipulation, l'analyse, la modélisation développement durable intégré pour l ap s-2015, le Département de
et l'affichage de données à référence spatiale afin de résoudre des problèmes l U a is e œuv e à soutenir ces objectifs notamment celui d difie des villes
complexes d'aménagement et de gestion. L e se le des données repérées et des établissements humains ouverts à tous, sûrs, résilients et durables et ce,
dans l espa e sont ainsi structurées de façon à pouvoir en extraire à travers le lancement d u programme national de l u a is e durable qui se
commodément des synthèses utiles à la décision. base sur quatre piliers opérationnels et stratégiques qui sont ceux de la
planification stratégique durable, de la résilience des territoires, de la durabilité
Les mesures de rehaussement de la qualité urbanistique, paysagère et des territoires et de la transformation numérique des territoires :
architecturale
Lettre circulaire n°6479 du 9 juin 2016 adressée aux agences urbaines
• Prévoir des coupures d u a isatio , corridors verts, voies de desserte
latérales, front bâti, etc. ;
Bien que les informations sur les expériences d u a is e existantes sont Chaque projet a son propre mode de création des organismes, des entités
généralement communiquées et médiatisées par les maîtres d'ouvrages eux- institutionnelles pour sa prise en charge. Le caractère innovant et complexe des
mêmes, nous pouvons avancer que plusieurs de ces expériences sont fondées projets durables suppose aussi de s adjoi d e de nouvelles institutions, de créer
sur la base d u e approche environnementale déjà bien ancrée par, de différents organes spécifiques tels que ceux de chargés la coordination, de la
notamment, les pays européens du « Nord » (BedZed, Vauban, Hammerby). gestion, du suivi et de l valuatio . La contribution des associations, en
particulier les associations de la société civile ainsi que celle des habitants et des
La pratique urbaine rejoint et traduit ainsi la politique nationale de usagers s av e à chaque projet, décisive. Le projet BedZED, d o igi e non-
développement durable. En effet, ce sont bien les autorités centrales qui jouent gouvernementale, même s il a pas été dupliqué, a en fait, joué un grand rôle
le rôle moteur ; d u e part, par l i t g atio des lois votées très tôt (par car il a été repris dans 6 projets de lois et documents officiels du gouvernement
exemple la loi sur la protection de la nature date des années 1930 au Danemark) britannique.
et d aut e part, par le lancement de plans d a tio et de campagnes de
sensibilisation sur le développement durable ainsi que par le biais de normes et La Charte d'Aalborg
de réglementation comme par exemple « Local Investments Program for
Ecological Conversion» du gouvernement Suédois ou le « Law Plan Energy» Adoptée par les participants à la conférence européenne sur les villes durables
danois. qui s'est tenue dans la ville danoise d'Aalborg le 27 mai 1994, la Charte
d'Aalborg se présente comme une anti charte d'Athènes, prônant une densité et
Sur le plan opérationnel, la réalisation de « quartiers durables » constitue un une mixité des fonctions urbaines au service du développement durable.
manifeste qui intègre, de manière simultanée et convergente, les multiples
objectifs liés à la durabilité environnementale, socioculturelle et économique. Dans une première partie, intitulée « Déclaration », les villes européennes
signataires affirment leur rôle historique et leurs responsabilités dans les
Plusieurs subventions et aides financières publiques sont mobilisées pour problèmes environnementaux. Prenant conscience que la consommation des
encourager les projets d u a is e durable. ressources menace la nature, elles affirment, étant proches des citoyens et des
Les projets bénéficient, de la sorte, de financements importants au niveau problèmes, leur vocation à être des communautés durables : « Les villes ont
national ou bien régional (Union Européenne), et prioritairement ceux destinés donc un rôle essentiel à jouer pour faire évoluer les modes de vie, de production
à la recherche de technologies à hautes performances environnementales. D u et de consommation, et les structures environnementales. »
autre côté, les projets de renouvellement urbain inscrits dans des contextes Rappelant les principes de la durabilité en particulier en s'engageant à préserver
urbains à priori défavorables sont également poussés à de bons niveaux de la biodiversité, l'eau et l'air, dans des « plans locaux de durabilité », chacune à
qualité urbaine grâce au traitement de thématiques liées au mode de transport son niveau, mais globalement, à sa mesure et à son rythme; elles affirment que
durable, aux équipements performants, à la création d espa es communs ce processus est lié à une innovation citoyenne permettant la résolution
conviviaux, etc. créative des problèmes. Elles s'engagent à une économie investissant dans « la
A côté des innovations au niveau des outils juridiques, la mise en œuv e de conservation du capital naturel », « en réduisant notre niveau d'exploitation
chaque projet durable est aussi l o asio d appli ue de nouvelles méthodes actuel » des réserves, en «constituant de nouvelles » et « en accroissant le
spécifiques concernant la rédaction des cahiers de charge, l tude d i pa t rendement final » (bâtiments, transports). Les « populations démunies » étant
environnemental, le plan paysage, la planification énergétique, le plan de les plus touchées, les villes veulent « intégrer à la protection de l'environnement
protection de climat (Vauban), les outils d valuatio , les méthodes de suivi les exigences sociales », notamment par des emplois viables et par un
(Barcelone), le plan de biodiversité, l a al se de cycle de vie du quartier aménagement durable du territoire, tirant parti de la densité de la centralité,
(BedZED), le centre public d i fo atio environnementale (GlashusETT, limitant la mobilité motorisée l'exploitation des « ressources des zones
(Hammarby), etc. périphériques » ainsi que le réchauffement climatique et l'intoxication des
écosystèmes.
De plus, les différents aspects de la durabilité sont intégrés en amont dans les
documents cadres tels que les documents d u a is e ou les chartes de qualité. Ces objectifs seront obtenus par l'autogestion au plan local, la citoyenneté de
Cela assure que ces thématiques soient prises en compte au démarrage des coopération entre « tous les partenaires citoyens, entreprises, groupes
études, dès la phase de programmation. d'intérêt » (par l'accès à l'information, aux processus décisionnels locaux) et par
l'éducation à la durabilité (grand public élus et personnel des administrations).
La ville et sa municipalité sont, avec l aide des équipes compétentes, à Les instruments de la gestion seront orientés vers la durabilité en particulier
l i itiative de tous les projets (excepté BedZED qui est initié par des architectes dans l'évaluation. Ce mouvement «s i s i a dans une demande de durabilité
et un organisme de logement social). Elles prennent les décisions, fixent les globale » et la mise en pratique et en réseau des stratégies.
objectifs et rédigent les cahiers de charges. Cependant, elles impliquent aussi en
amont la maîtrise d ouv age privée qui se présente sous un large éventail de
profils: les entrepreneurs, les promoteurs, les bailleurs ainsi que les régies de
distributions d eau, d e gie, de télécommunications... Même s ils arrivent en
second plan, ces acteurs sont impliqués en amont de la décision.
Les expériences présentées au niveau national restent encore embryonnaires et l'eau, l'air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la
concernent des situations et des maîtrises d ouv age « exceptionnelles ». protection des biens et des monuments historiques, le cas échéant sur la
commodité du voisinage, l'hygiène, la salubrité publique et la sécurité tout
Encore en cours de réalisation avec des délais de développement prévus en en prenant en considération les interactions entre ces facteurs;
plusieurs phases et sur la longue durée, ces expériences contribuent aux
transferts de savoirs et à la circulation de pratiques inspirées de modèles • Supprimer, d'atténuer et de compenser les répercussions négatives du
internationaux (« projet urbain », « planification stratégique ») et agissent projet ;
comme un laboratoire national pour expérimenter un nouveau modèle de
planification urbaine. Néanmoins, la traduction sous forme d'actions concrètes • Mettre en valeur et d'améliorer les impacts positifs du projet sur
ne se fait pas sans difficulté; celles-ci étant évolutives et en constante l'environnement.
reconstruction au gré des opportunités rencontrées par les projets. Si des
dispositions législatives existent déjà, il reste en effet, aux différents projets, à
Normes marocaines ISO, des indicateurs d’ valuatio
identifier ou à produire des outils et méthodes de développement des pour les villes
interfaces manquantes.
Normes ISO
Une innovation a été initiée dans la démarche de la procédure du projet de
l o-cité Zenata, désormais, Ville Nouvelle Zenata (VNZ) : Le projet du Plan ISO publie une norme unique en son genre, qui présente les indicateurs clés
dA age e t (PAZ) intervient après l tude d i pa t mais également après pour évaluer les services urbains et la qualité de vie d'une ville.
la conception et la validation du projet urbain. La Société d A age e t (SAZ) Aujourd'hui, plus de 60% de la population marocaine vit en milieu urbain. Les
et la Maîtrise d œuv e dans toutes ses composantes, conceptuelles et villes sont des pôles culturels et économiques qui génèrent actuellement 75 %
techniques ont été partie prenante dans la finalisation du document du PIB national. Si, pour bon nombre de gouvernements, investir dans les villes
réglementaire sous la supervision de l Age e Urbaine (Maître d ouv age , de est une priorité, le faire durablement et efficacement n'est pas sans difficulté –
l e se le des partenaires de la gestion urbaine et des services techniques c'est là qu'ISO 37101-2016 et 37120-2016 interviennent.
locaux selon la réglementation en vigueur, notamment la loi 12-90 ainsi que les
A- Norme marocaine ISO 37101 - 2016 développement durable
normes et standards internationaux.
au sein des communautés territoriales
Cette démarche permet de mieux intégrer, au niveau des règlements
da age e t, des dispositions particulières ainsi que la projection de ISO 37101 - 2016 établit les exigences d'un système de management pour le
zonages différenciés des espaces et de leurs zones d i flue e selon leur développement durable au sein des communautés territoriales, y compris les
situation (entrées de ville, périphérie immédiate, zone périphérique villes, basées sur une approche holistique, en cohérence avec la politique de
intermédiaire, espace longeant un axe autoroutier, espace littoral…) développement durable des communautés territoriales.
L tude d i pa t a été d u apport décisif : elle a permis de prendre en compte La mise en œuv e réussie de la présente Norme internationale peut :
toutes les caractéristiques du site et du projet, d a ti ipe les contraintes, de
profiter des atouts et ainsi permettre l i t g atio du projet dans son • Aider à créer un consensus sur le développement durable au sein des
environnement. communautés territoriales ;
• Améliorer le caractère durable, l i tellige e et la résilience des stratégies,
Il apparaît, ainsi, que les conditions d e ge e d u nouveau modèle de programmes, projets, plans et services conduits sous la responsabilité
planification dépend étroitement des contextes dans lesquels ces principes directe des communautés territoriales ou du territoire qui les concerne ;
seront mis en œuv e. Cela confirme aussi u u e approche systémique de • Développer des approches intersectorielles, multidisciplinaires, relatives à
l u a is e nécessite le recours, en amont, aux analyses et différentes la valeur sur le cycle de vie et au coût global ;
méthodes de diagnostic concernant le territoire. • Favoriser les synergies entre plusieurs acteurs grâce à une approche
holistique ;
Par l adoptio de la loi 12-03 relative aux Etudes d I pa t sur l E vi o e e t
• Améliorer l effi a it et l att a tivit des communautés territoriales.
(Dahir N° 1.03.60 du 10 Rabii I 1424), l a tio de préservation et de promotion
de l e vi o e e t au Maroc est consolidée . La mise en œuv e réussie de la présente Norme internationale est destinée à
établir un cadre cohérent pour permettre à la communauté territoriale de
Cette loi rend obligatoire le recours aux Etudes d I pa t sur l E vi o e e t
définir ses objectifs et sa vision.
(EIE) pour tous les projets mentionnés dans la liste annexée à ladite loi. Selon
les articles 5 et 6 de la loi 12-03, l EIE a pour objet de:
À l aide d i di ateu s et de paramètres de mesure pertinents à cet égard, il est
• Evaluer de manière méthodique et préalable, les répercussions éventuelles, possible de mesurer le résultat des stratégies, des programmes, des projets, des
les effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur plans et des services au sein des communautés territoriales.
l'environnement et en particulier sur l'homme, la faune, la flore, le sol,
Au titre de la présente Norme internationale, l o ga is e territorial doit Il s agit d u e norme dédiée à la qualité de vie des citoyens dans les villes. Elle
identifier, examiner et documenter l e se le des finalités et des domaines mesure 100 indicateurs tels l e vi o e e t, la santé, la sécurité, la mobilité.
d a tio qui contribuent à sa mise en œuv e. Ainsi, Il doit tenir compte des six
finalités du développement durable suivantes: Ces indicateurs aideront les villes à évaluer leur performance et leur
progression, dans l'optique ultime d'améliorer la qualité de vie et le
développement durable. Grâce à son approche uniforme, la norme permettra
• Attractivité : Appartenance, culture, intérêt des citoyens et des autres aux villes de se comparer facilement les unes aux autres. Les informations
parties intéressées, investisseurs par exemple, lieu, sentiment d ide tit . ainsi obtenues pourront servir ensuite à identifier les meilleures pratiques,
• Préservation et amélioration de l’e vi o e e t : Amélioration des donnant ainsi aux villes l'opportunité d'apprendre les unes des autres.
performances environnementales, y compris la réduction des émissions
de gaz à effets de serre, protection, restauration et amélioration de la
diversité biologique et des services écosystémiques, y compris protection
des écosystèmes, de la diversité et des migrations de la faune et de la
flore ainsi que de la diversité génétique, réduction des risques sanitaires.
• Résilience : Anticipation, adaptation au changement climatique et/ou
atténuation de ses effets, préparation aux chocs et aux perturbations
économiques, évolution sociale.
• Utilisation responsable des ressources Consommation, distribution;
amélioration de la gestion du sol, réduction, réutilisation et recyclage des
matériaux, respect pour la rareté de tous les types de ressources
(naturelles, humaines, financières), production, stockage et transport
durables.
• Cohésion sociale : Accessibilité, culture, dialogue avec les parties externes
non limité par des frontières, diversité, équité, patrimoine, intégration,
réduction des inégalités, enracinement, sentiment d appa te a e et
mobilité sociale.
• Bien-être : Accès à des opportunités, créativité, éducation, bonheur,
environnement sain, prospérité, amélioration du capital humain, ville où
il fait bon vivre, prospérité, qualité de vie, sécurité, confiance, protection
sociale.
Lors de l e a e de l e se le des stratégies, programmes, projets, plans et
services pour l i t g atio dans le plan stratégique de l o ga is e, ce dernier
doit évaluer leur contribution aux six finalités du développement durable ainsi
que la manière dont les domaines d a tio de développement durable sont
pris en compte. Pour y parvenir, l o ga is e doit procéder à une analyse
croisée itérative des finalités et des domaines d a tio .
Guides & Référentiels Nationaux • La Pertinence : Les pratiques visent la modernisation de la gestion des
administrations locales et contribuent aux transformations institutionnelles
en cours.
A- Référentiel de Densités et de Formes Urbaines (2016) – • La Participation-inclusion : Les pratiques se sont développées de manière à
Département de l’U a is e associer les acteurs (3 paliers : Administration centrale, province-préfecture,
commune) à travers une démarche d a o pag e e t-conseil permettant de
Initiée par le Département de l U a is e, la réflexion qui a été menée tout au
responsabiliser et habiliter ces derniers et leur permettre de maîtriser et
long de l tude « Densités et formes urbaines » a été basée sur deux
d appli ue la démarche.
hypothèses liées:
• L Égalit entre les femmes et les hommes : Les pratiques ont été construites
• Une densification contextualisée permettrait de lutter contre la raréfaction dans l opti ue de lutter contre les inégalités rencontrées par les femmes et de
des terrains et de palier l tale e t urbain anarchique que connaissent nos manière à favoriser leur participation.
villes; • L I ovatio : Les pratiques favorisent la mise en place de nouvelles façons de
• La maîtrise de la densité assurerait la qualité et l ha ita ilit des différents faire avec un potentiel d effi a it renforcé.
espaces et favoriserait la mixité des populations et la diversité des • La Pérennité-durabilité : Les pratiques préservent leur impact positif dans le
territoires. temps grâce aux changements qui y sont introduits. Des mesures ou
dispositifs assurent la pérennisation des acquis.
Les premières conclusions ont permis d ta li que: • La Transférabilité : Les pratiques pourront être reproduites et bonifiées car
• Il existe une multitude de formes urbaines denses en fonction de contextes d u e part, elles sont bien documentées et se montrent adaptées au contexte
spécifiques ; marocain et d aut e part, elles ont été évaluées positivement par les
• Il y a des décalages entre densités réelles et densités perçues ; principaux acteurs concernés, même si, dans certains cas, elles o t pas
• La notion de densité peut constituer une base de réflexion sur le concept permis d attei d e tous les objectifs fixés au départ.
de l i te sit urbaine ; Le Cahier traite de plusieurs axes identifiant les bonnes pratiques et
• Pour lutter contre l tale e t urbain, la densification des territoires peut notamment :
constituer une solution ; • La Cohérence des actions de planification sur le territoire ;
• Les documents d u a is e qualifient la densité de faible, moyenne ou • L A o pag e e t du projet de la Gouvernance Locale au Maroc (GLM) ;
forte sans pour autant la définir avec précision ; quant à la forme urbaine, • L o ligatio pour tous les conseils communaux d adopte le PCD comme outil
elle est implicite aux indicateurs du COS, du CUS, de la hauteur et des règles et démarche de planification stratégique participative ;
de prospect qui définissent à la fois l o upatio au sol et la volumétrie ; • L oppo tu it de la coopération et le partenariat à travers des outils pour
• Favoriser l opti isatio de l utilisatio du foncier urbain et promouvoir un guider les Collectivités locales désireuses d e tirer parti pour réaliser leurs
meilleur rendement urbain, pose la question du seuil de densité défini objectifs.
comme dimension spatiale, «mixité et intensité urbaine ».
C- Guide d’Ela o atio de s Plans Verts Urbains au Maroc
Les Propositions de l’ tude:
(2008) – Département de l’U a is e
• Introduire des échelles intermédiaires de règlementation: réfléchir
la age e t à l helle de l îlot et non plus de la parcelle ;
• Diversifier les fonctions sur un même îlot ; Le plan vert se propose de constituer un outil de planification ayant pour finalité
• Prévoir les modalités de connexion entre les différents tissus une gestion optimale de la composante verte au sein de l espa e urbain et
(fonctionnelles, visuelles, paysagères). périurbain. Tout en ta t pas un document réglementaire, non opposable aux
tiers, il se veut réaliste et volontariste afin de jouer le rôle de document de
référence et d o ie tatio pour tous les intervenants en matière d u a is e,
B- Gestion des collectivités locales – DGCL
charges à chacun d eu de s conformer selon ses possibilités.
Cahier des bonnes pratiques (2012)
Ses objectifs recouvrent :
Etabli par la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL), le Cahier a pour
• Une vision stratégique et globale de la composante verte d u e partie ou
objectif de soutenir la généralisation de pratiques avec des approches
d u e agglomération donnée ;
innovantes et performantes.
• Des prescriptions techniques pour la mise en œuv e et la gestion des
Ces bonnes pratiques sont définies par des critères qui se déclinent comme
espaces verts ;
suit :
• Un inventaire exhaustif et actualisé du capital espace vert ;
• La Cohérence : Les pratiques s i s ive t dans les orientations politiques et • La création de valeur ajoutée, par l a lio atio du paysage urbain et de la
administratives définies par le Maroc. qualité de vie ;
• Une harmonisation avec les autres outils de planification urbaine est
impérative, pour favoriser sa mise en œuv e et ce :
• A l helle de la ville : la définition de manière souple d u e Le traitement paysager de l espa e urbain par la végétation, et la planification
armature ou d u e trame verte sur l e se le du territoire afin de des infrastructures vertes sont ainsi appelés à devenir des outils d i te ve tio
garantir des ratios et des normes ; de grande échelle qui devront assurer aux villes une meilleure cohabitation
entre minéral et végétal, et plus généralement entre plein (bâti) et vide (non
• A l helle du quartier : le recensement, l valuatio et la promotion bâti). Un schéma d a age e t global (Plan Vert Urbain), spatialisera les
d espa es verts collectifs de proximité suffisants en fonction de différents objectifs et décrira les actions à entreprendre pour leur réalisation.
normes arrêtées, adaptés et facilement accessibles et leur mise à la
disposition des différentes catégories d ha ita ts. Ces espaces et D- Planification et Gestion environnementale des projets
terrains privés ou publics devront faire l o jet d u e réserve dans les
urbains ; un manuel des bonnes pratiques (1999) - Ministère
documents d u a is e ;
de l’U a is e, de l’Ha itat et de l’E vi o e e t
• A l helle du lotissement : l i di atio , la réglementation et les
dispositions relatives aux espaces verts publics et privatisés ; L o je tif principal du manuel est de véhiculer l i t t de prendre en
considération la fragilité de l e vi o e e t dans la planification des
• A l helle de l îlot : l i di atio et les dispositions relatives aux établissements humains. Une évaluation environnementale, une approche
espaces verts communs, arbres d alig e e t, terrains de jeu afin proactive intégrée tant verticalement u ho izo tale e t, effectuée dès le
d assu e un meilleur cadre de vie des résidents. début de la planification d u projet, est essentielle pour une meilleure
utilisation du sol et des ressources naturelles et pour accroître la rentabilité du
Le guide aborde la question des normes quantitatives, du ratio de m² d espa e
projet. Cinq critères sont mentionnés et sont en relation avec la planification de
vert par habitant pour permettre une adaptation à la diversité des contextes
projets de développement :
urbains au Maroc ainsi que la ventilation des ratios en fonction de la taille de
l agglo atio . Il présente les normes et la consistance programmatique de 1. Conservation des ressources naturelles à l helle locale et l helle
certains espaces verts tels que : Parcs publics à vocation événementielle, Parcs globale du site ;
urbains, Parcs de quartier, Petits et Grands Jardins publics, Arbres d Alig e e t,
Compositions routières et paysagères, etc. 2. Construction du projet en harmonie avec l e vi o e e t naturel du
site ;
Une autre typologie concerne d aut es espaces verts u ils soient spécialisés ou 3. Qualité environnementale en valorisation et en protection ;
non spécialisés, ouverts au public, privatifs, urbains ou périurbains. Ainsi, et
pour les non spécialisés, notamment, la ceinture verte, la forêt naturelle, la 4. Equité environnementale entre tous les citadins ;
forêt de boisement, la forêt récréative, les vallées, les liaisons vertes, la 5. Participation, concertation avec les différents acteurs.
couronne rurale, etc. Pour les spécialisés : Parc d att a tio , Jardin ou Parc
botanique, Zoo/Parc zoologique/Parc animalier/Réserve, Réserve naturelle Le manuel traite des étapes essentielles du cycle de mise en œuv e d u projet
protégée, Aire de jeu, Base nautique, Plaine de loisirs, Terrain de Golf, et donne des informations sur les meilleures pratiques à adopter pour chaque
Camping/Caravaning. acteur, à chaque étape :
Concernant la section consacrée à l a age e t des espaces verts existants, Le manuel traite des étapes essentielles du cycle de mise en œuv e d u projet
une typologie urbanistique a été élaborée en tenant compte de la morphologie et donne des informations sur les meilleures pratiques à adopter pour chaque
urbaine, de la densité, de l espa e public, de l espa e privé et de la situation acteur, à chaque étape :
géographique afin d ide tifie les problématiques spécifiques ainsi que les
réponses envisageables pour chaque type de tissu urbain : La médina, la ville • Rédaction des objectifs et du concept du projet ;
coloniale, les immeubles alignés, l ha itat résidentiel ainsi que l ha itat • Sélection du site ;
clandestin. • Evaluation du site ;
• Réponse aux conditions du site et établissement des objectifs au stade de la
Un zonage phytogéographique du Royaume est proposé comme entité conception ;
géographique et physique homogène. • Construction et gestion.
Les mesures d a o pag e e t préconisées visent à favoriser les conditions à
même de promouvoir une nouvelle approche de la composante végétale L valuatio environnementale, en pratique, est illustrée par des exemples de
urbaine et périurbaine, elles sont d o d e organisationnel, réglementaire et réalisations de projets urbains au Maroc et à l t a ge avec une synthèse des
financier. enseignements recueillis. Il a été également fait mention de la pratique de
quelques organismes nationaux en matière de prise en compte de
La trame verte, la couronne rurale, la ceinture verte, les vallées et les liaisons l e vi o e e t.
vertes constituent des éléments pour lesquels le Plan Vert peut assurer la
complémentarité avec les documents d u a is e classiques (PA, SDAU).
De manière générale, ces méthodes et outils définissent, au niveau urbain, des L app o he Environnementale de l U a is e, outil d aide à la décision mis en
cadres pour des stratégies territoriales où les questions environnementales sont place dès 1996 et renouvelé en 2013 par le département Bâtiment et Urbanisme
majoritairement prioritaires, comme la gestion de l e gie, les modes de de l Age e de l E vi o e e t et de la Maîtrise de l E e gie (ADEME), France à
transport, l utilisatio des sols et des espaces, la lutte contre le changement l i te tio des collectivités locales qui s e gage t dans des démarches de
climatique ou encore la préservation de la biodiversité. Elles peinent à penser planification stratégique ou de projets urbains, comme aux praticiens sensibles
véritablement un écosystème économique, social et environnemental aux questions environnementales ou chargés de missions d assista e à maîtrise
localement équilibré et donc durable. d ouv age.
La démarche (AEU®) a été développée pour le Projet Al Boustane à Rabat,
A- Les référentiels ou guides méthodologiques première application pilote de l App o he Environnementale de l U a is e
internationaux : (AEU) adaptée au contexte marocain.
HQE - HQE®, H&E (France), LEED® (Amérique du Nord), BREEAM (Royaume-Uni), • Ecocity :
BBC (France), SBTool, GreenStar (Autralie) CASBEE (Japon), ou HKBEAM Méthode résultant du projet ECO-City qui a pour but de mettre en avant des
(Hongkong) : Il s agit de méthodes d aide à la décision, à la conception et à concepts énergétiques intégrés innovants.
l valuatio ou d a s à la certification de la qualité environnementale des
opérations de bâtiment. Ce sont des démarches volontaires, au départ limitées
à la construction du cadre bâti, étendues progressivement aux projets • BREEAM :
da age e t. Ces référentiels contribuent à asseoir une base solide de
connaissances pour évaluer la performance environnementale d u projet « BRE Environmental Assessment Method » Méthode britannique d valuatio
durable et ont révolutionné les pratiques dans les pays où ils ont été mis en de la performance environnementale des bâtiments développée par le BRE35.
œuv e. Elle privilégie, comme la HQE®, une approche « système » basée sur un
référentiel transversal qui prend en compte le management, le transport, les
• HQE aménagement, HQE²R et Qualité environnementale : matériaux, l i pla tatio , etc.
Résultat d u projet européen, cette méthode vise à maîtriser les impacts • Eco housing :
environnementaux des opérations d a age e t, à accroître leur qualité
globale, ainsi que celle des futures constructions. Les 3 domaines d tudes sont : Programme européen sur 3 ans (2003-2005), pour développer et tester des
l i t g atio territoriale, la qualité environnementale et sanitaire, ainsi que la aides à la décision pour le développement durable des quartiers, en impliquant
vie sociale et économique. les futurs habitants dès la phase initiale.
Il associe les aspects énergétiques et l a al se de cycle de vie, aux dimensions
culturelles et développe avantageusement la dimension sociale.
Il propose également la prise en compte de la question économique.
C est une approche singulière développée par la Word Wide Fund for Nature
WWF intégrant les modes de vie, les modes de production et les infrastructures
par une modélisation des usages. Elle est basée sur 10 principes, qui permettent
de définir des stratégies, déclinées en objectifs chiffrés et en plans de mise en
œuv e.
• Grille du Meeddat :
B- Les méthodes élaborées par des collectivités locales : C- Les outils de simulation et d’aide à la conception des
projets d’a age e t :
A l helle locale en France, de nombreux outils et méthodes sont apparus au
cours des dernières années, pour l aide à la décision en amont des collectivités. L aide à la décision et à la conception à travers des outils comme ceux présentés
Fruits du retour d e p ie es sous forme de témoignages de praticiens, en devient incontournable, ils sont et seront une obligation et non une exception.
particulier pour les villes ayant des projets emblématiques (lauréats du concours L op atio alit de ces démarches ou du référentiel national demande un
Ecoquartier), ces outils se présentent sous des formes variées : grilles travail parallèle tout le long de la procédure mais aussi des équipes et des
multicritères, questions, guides, grille de lecture, etc. Ayant pour objectifs l aide acteurs concernés pour comprendre et adopter ces nouveaux outils. Leur
à la décision et constituent pour les Collectivités une impulsion politique et maîtrise permettra aux équipes de prévoir et simuler des solutions pertinentes
stratégique et une manière pratique de traduire le concept (de développement pour répondre aux besoins avec une approche durable.
durable) de manière opérationnelle . Nous pouvons aussi citer: Une autre typologie d outils importante est celle des logiciels de simulation.
• Ecomaires: La modélisation 3D s est enrichie de nouveaux modèles, à l helle urbaine pour
la simulation de paramètres spécifiques et d a ia es physiques (simulateur
charte française signée par les collectivités souhaitant promouvoir le de vent, température, ensoleillement, etc.), l valuatio des consommations,
développement durable à l helle du quartier qui, par sa création ou sa flux et également la gestion urbaine.
réhabilitation, s i t g e dans une démarche volontariste.
Ces outils très complexes restent relativement lourds à mettre en place même
• R.E.S.P.E.C.T : s ils sont d u e grande pertinence pour le projet. “ agissa t le plus souvent
Le programme est un tableau de bord environnemental et une méthode d outils de simulation de phénomènes physiques, de modélisation 3D et
d valuatio pour les collectivités locales. d valuatio de la forme urbaine et de ses consommations, ils sont plus adaptés
pour une phase très en amont (phase programmation) ou très avancés
• Diagnostic territorial : (exécution).
Le diagnostic territorial de développement durable est un outil d valuatio du Exemples de logiciels :
territoire et de ses problématiques • Modélisation : 2D, 3D : Autocad Revit, Autocad map 3D, Vecteur works,
• URGE : Archicad, Google Sketch Up, 3d Studio Max, Autodesk Maya, ArcGis 3D
analyst, Site Builder 3D, Multigen Paradign- Creator, VEGA Prime.
Il s agit d u projet européen dont le but est d a lio e la capacité et l off e • Simulation des phénomènes physiques :
d espa es verts dans les villes, à la fois de façon quantitative et qualitative, pour • Ecoulement de l ai : Fluidyn, Quic-Urb Envimet (BOTWorld), Urbawind.
rendre meilleure la qualité de vie de la population des villes européennes. Un • Eclairage public : Dialux, Phanie, Ulysse (comatelec), Applibea, Logiciel
des objectifs principaux est d aug e te les connaissances disponibles sur les • Faeber, Lighting reality, Relux informatik AG.
interactions des systèmes - nature - économie - social, dans l e vi o e e t • Pollution de l ai : ADMS-Urban CadnaA, Envi-Met (BOTWorld), Sound
urbain. Plan, Quic-Urb.
Elaborés par des structures différentes, les référentiels présentés ne répondent • Acoustique : CadnaA , Lima, Mithra-SIG, SoundPlan.
pas tous aux mêmes objectifs. Certains s a ti ule t autour des dimensions du • Ensoleillement/Lumière naturelle : Ecotect, Solene TownScope.
développement durable, d aut es s o ga ise t autour de concepts transversaux.
Certains comportent des indicateurs précis, d aut es uniquement des
recommandations générales. Certains peuvent être utilisés à toutes phases du
projet, d aut es se restreignent à une seule phase (en amont, pendant, à
postériori). Certains s appli ue t à tous types d a age e t, d aut es se
focalisent uniquement sur un aspect (la réhabilitation par exemple).
Classement par finalités :
Ceux dits de « back casting » reposant sur une obligation de résultats : sans
démarche précise, ils fixent d a o d des objectifs à atteindre puis définissent les
étapes à franchir et enfin les méthodes pour y parvenir ; Fréquents dans les pays
anglo-saxons ; Démarche flexible - cahier des charges « contraignant ».
Ceux dits de « for casting », reposant souvent sur des bases très théorisées et
visant une obligation de moyens : ils définissent des méthodes à respecter et
non des objectifs à atteindre. Fréquents en France ; Démarche contraignante-
cahier des charges « faible ».
• Evaluation et gestion :
• Eaux pluviales : Music, Hydranet, Canoe , InfoWorks ICM, Mike Urban,
PCSWMM, Storm XXL.
• Mobilité : Citilabs, Matsim Sim, walk.
D- Méthodes d’ valuatio :
• L e p ei te écologique : exprimée en hectares (ha) par personne, elle
permet de mesurer l i pa t des activités humaines sur l e vi o e e t
à partir des ressources consommées et des déchets produits (transport,
logement, alimentation, etc.)
• Le principe du Bilan Carbone : la méthode du « Bilan Carbone » permet
d value , en ordre de grandeur, les émissions de gaz à effet de serre GES
engendrées par l e se le des processus physiques qui sont nécessaires
à l e iste e d u e activité ou organisation humaine.
• Bilan Carbone : méthode développée par l ADEME et compatible avec la
norme ISO propose des utilitaires d aide pour effectuer le calcul des
émissions, ce qui permet de comparer entre elles les émissions d u e
année sur l aut e et d value le potentiel de diverses actions de
réduction.
• Dans le cadre du projet européen HQE²R, ont été développés différents
types d outils d valuatio : INDI et SAGA, ENVI, ASCOT, CIGAR, CGSP.
• Les Outils d valuatio du projet ADEQUA (France) définit des indicateurs
d i pa ts environnementaux et de qualité d a ia es des projets
da age e t urbain.
• L Outil d A al se de Cycle de Vie à l helle du quartier ACV, développé
au Centre Energétique et Procédés (CEP) de l E ole des Mines de Paris
pour les 4 phases de vie du quartier, à savoir, la construction, l utilisatio ,
la rénovation et la démolition. Les substances puisées et émises dans
l e vi o e e t sont comptabilisées, puis des indicateurs
environnementaux sont déduits pour chaque phase.
Enfin, nous tenons à signaler le site internet suisse [Link] (fil rouge pour la
construction durable), qui met gracieusement à l atte tio des acteurs urbains
un outil d valuatio et d aide à la décision permettant la planification et la
réalisation de bâtiments et de quartiers durables. Libre d a s et d utilisatio ,
transversal et évolutif, il permet aux porteurs de projets d a de à une
plateforme interactive, d introduire leurs données et d être accompagnés
tout le long de la procédure et ainsi de :
Les finalités du présent référentiel se déclinent de la manière suivante : Le référentiel s i s it dans le contexte actuel marqué par une forte volonté des
hautes instances pour la concrétisation de la régionalisation élargie et de la
• Proposer des méthodes de diagnostic et d'évaluation des différents déconcentration avancée axée sur la bonne gouvernance. Il se propose de
espaces ; définir les missions et les tâches à accomplir, pour asseoir une base commune
• Définir les principes et actions clefs pouvant appuyer l a tio publique de aux différents acteurs qui devront initier des démarches censées ouvrir
demain pour une ville plus durable, en se basant sur les expériences réussies l u a is e sur de bonnes pratiques et sur la recherche d i ovatio s.
en la matière ; Le référentiel devra, ainsi, permettre l a lio atio globale de la planification et
de la mise en œuv e des opérations d a age e t. Il s appli ue a à répondre
• Promouvoir une planification intégrée par la coordination de différentes aux besoins suivants :
disciplines et l i t g atio des aspects de durabilité dès le déclenchement du
processus de planification ; • Disposer d u schéma de référence pour intégrer les objectifs de
développement durable dans les aménagements ;
• Aider les acteurs de l a age e t et de l u a is e à respecter les • Suivre et évaluer l i t g atio du développement durable à tous les
exigences en matière de durabilité dans les pratiques d u a is e en stades, depuis la planification jus u à la réalisation et l valuatio ;
mettant à leur disposition un référentiel de bonnes pratiques en matière • Développer la transversalité entre différents services en matière de
d u a is e durable. pratiques de l U a is e ;
• Anticiper la gestion à venir.
Les expériences présentées dans le Rapport Analyse-Diagnostic, se rejoignent
toutes sur la volonté de créer des projets urbains innovants, à faible impact L o je tif est d a ive à une version du concept d u a is e durable qui soit
environnemental et qui procurent un cadre de vie de qualité pour leurs englobante, claire et facilement appropriable par les acteurs du développement
habitants. Malgré la diversité de ces expériences, leurs formes, leurs contenus urbain au Maroc. Elle devra s appu e sur un consensus moral préalable, une
et les contextes dans lesquels elles ont été crées ou appliquées, nous pouvons représentation partagée permettant d agi en commun. “ i s iva t, par
constater d u e part, la richesse des débats générés et d aut e part, la difficulté ailleurs, dans une démarche expérimentale, le référentiel devra nécessairement
de passer de la réflexion et du discours à une approche plus pragmatique et pouvoir évoluer et s ajuste en prenant en considération les observations des
pratique permettant de véritablement ancrer l u a is e durable dans les utilisateurs, les améliorations techniques, les retours d e p ie e qui
réflexes quotidiens des administrations et des acteurs privés. Ces expériences contribueront à son adaptation.
ont, à ce titre pour le « Référentiel de l u a is e durable », une valeur Le référentiel s i s e dans le cadre des textes en vigueur. Il a pas vocation à
d app e tissage par les enseignements u elles apportent et constituent en ce interférer dans leur application. Il constitue un cadre théorique dans lequel
sens une étape nécessaire pour une approche raisonnée de l u a is e doivent se référer les pratiques des acteurs de l a age e t et de
durable. En effet, l u a is e durable pose comme première hypothèse que la l u a is e.
pédagogie de l app o he contribue au moins autant que le projet lui-même à un
meilleur fonctionnement urbain du moment u elle repose sur le changement Proposition de nouvelles méthodes de diagnostic et
des comportements individuels et sur la recherche du consensus.
d’ valuatio des territoires préalables à l’ la o atio des
Le Référentiel comme outil : documents d’u a is e :
Un référentiel est avant tout un outil pédagogique proposant un cadre général
pour le développement urbain. Il permet de définir les objectifs en termes L’ helle territoriale
da age e t durable et de créer les dispositifs appropriés pour les atteindre.
Le concept « urbanisme durable » sous-tend l e ige e préalable d u e
Il est destiné à offrir des conseils et un soutien pour l a lio atio de la prise de
réflexion prospective des pouvoirs publics, concernant l ide tifi atio des
décision et d a tio sur la durabilité. Cet outil est également conçu pour être
transitions nécessaires à mener par rapport aux échelles des problématiques de
adapté et enrichi en fonction de la situation particulière du territoire concerné
développement des territoires. En conférant aux objectifs de la planification
(enjeux, objectifs et indicateurs spécifiques).
spatiale un fondement plus large et plus complexe, en évoluant vers une prise
Le référentiel correspond à une somme de cadres à l a tio , tirés de retours en compte plus rigoureuse de la définition des principes préalables, les
d e p ie es, d u e approche comparée, d u benchmarking. Il est destiné à documents de planification devront s o ie te , tout au long de leur élaboration,
fournir les éléments d a al se qui permettront d lai e le choix de la bonne vers une assimilation des trois intégrations de l u a is e durable :
pratique à même de respecter les exigences en matière de durabilité, en transversale, temporelle et spatiale.
adéquation avec le cadre juridique et réglementaire.
La promotion d’u e planification intégrée
Les villes sont les moteurs du changement, elles constituent des pôles de
production économique et de commerce, des œuds de pouvoir et des centres
de décision tout en étant des lieux de concentration de populations.
La planification urbaine est, dès lors, interpelée ; son opérationnalité devra Entre les concepts et les procédures d u a is e, le durable apparaît comme
relever le défi entre les visions (en général à long terme qui intègrent les une clé d e t e pour penser la ville de demain en interrogeant nos modes de
grandes mutations envisageables), les intentions (programmation à l ho izo du vie : habitat, transport, organisation, gestion de l espa e, etc. En ce sens, il
moyen terme) et les actions (plus directement dictées par des impératifs permettrait de concilier ville et environnement. C est aujou d hui
immédiats). essentiellement pour relever ce défi que l o parle de « ville durable » pour
notre pays.
L e ge e de la planification urbaine stratégique dans une perspective
prospective à long terme, marque un tournant dans la gestion des territoires. Dans cette optique, les solutions ne peuvent que tenir compte du contexte
Elle se veut plus ambitieuse (avec un projet d agglo atio comme finalité), national en pleine évolution. Dans une perspective durable de l u ai - à la fois
mais aussi plus pragmatique par une capacité à évoluer dans sa programmation sociale, économique et environnementale, mais également urbanistique,
en tenant compte des opportunités comme des contraintes et des incertitudes, technique et architecturale - la question fondamentale tend à mettre en
inclusive non seulement au plan social (tenant compte des populations cohérence ces différentes dimensions, et à établir des priorités sur des bases
marginalisées) mais également au plan économique (à travers notamment la argumentées de façon réaliste; est l o je tif central que doivent partager tous
promotion du modèle de partenariat public privé). Dans un contexte de les professionnels de l u ai .
complexité, l u a is e durable, à travers une forme d a tio plus souple,
encourage la concertation et la fédération des visions décisionnelles multiples Ces questions, toujours en vigueur, «s e i hisse t» des questions de
portées par plusieurs contributeurs. management urbain, puis de gouvernance. Le politique et le socio-économique
s i vite t dans les études techniques, pivot du rôle de décideur et de
La définition de l ave i de la Collectivité incombe, sur une base partenariale, à coordinateur de l a tio publique.
une pluralité d i te ve a ts publics et privés et repose sur un décloisonnement
sectoriel des politiques publiques et une coordination de celles-ci, autant sur le Le thème de l e vi o e e t, par ailleurs, affecte la préservation des
plan des différentes échelles spatiales que temporelles. ressources naturelles et leur usage rationnel, et par extension, l e vi o e e t
construit et le patrimoine. La dimension écologique de l u ai est désormais
Le changement dans l a tio urbaine conduit, de ce fait, à une transformation une référence admise au regard de la gravité des sujets abordés, en termes
du cadre réglementaire et juridique de l u a is e. da age e t du territoire et d u a is e, d o ga isatio sociale, de
gouvernance et de régulation.
Ce nouveau cadre aura pour effet une relance de la production d u e nouvelle
génération de documents de planification (SDAU, PA mais aussi des Plans de Dans l opti ue des quatre grands critères qui caractérisent l u a is e durable :
Développement Régionaux PDR et des Schémas Régionaux d A age e t du
Territoire SRAT) et le recours à «l a age e t numérique» dans la • Techniquement faisable ;
planification stratégique régionale. • Environnementalement compatible ;
• Économiquement viable ;
Par ailleurs, il a été démontré u il y avait également une corrélation entre les • Socialement acceptable.
logiques sectorielles et les logiques territoriales, le changement des unes
entraîne la transformation des autres notamment, dans le cadre du processus La résultante idéale de ces critères est difficilement atteignable dans le court
de changements d helles de l a tio publique. La mise en œuv e des principes terme : il s agi ait, dans un premier temps, d u urbanisme convenant au mode
de l u a is e durable à l helle des agglomérations implique dans la plupart de vie des populations à qui il s ad esse, comprenant une planification et des
des cas une redéfinition, une réarticulation voire une ré-hiérarchisation des innovations technologiques lui permettant d t e environnementalement
différentes politiques à incidences urbaines : politiques environnementales (air, responsable, engageant des moyens adéquats améliorant la qualité de vie pour
eau, sols, déchets, etc.), politique du logement, politiques sociales et de lutte que l e se le ou une très grande majorité de la population puisse y avoir
contre la précarité et la pauvreté, politique de mobilité, d du atio , politique accès.
de régulation économique, politique culturelle,..etc. La politique publique se
réoriente vers une tendance à la territorialisation. A travers la décentralisation,
une telle démarche mène à une action adaptée à chaque contexte et territoire
selon ses spécificités.
La promulgation de législations sectorielles (loi sur les déchets, sur l ai …),
l la o atio de politiques plus intégrées (circulaire habitat-énergie, mais aussi
la réflexion prospective à grande échelle sur les vallées, les côtes et
montagnes…) s a o pag e o t, dorénavant, du transfert de compétences
dans le cadre d u e démarche permanente de concertation et de promotion de
la contractualisation Etat/Collectivités territoriales, ce qui pourrait ouvrir le
champ aux conditions objectives de ces transformations.
Le Référentiel se présente sous forme de fiches pratiques et s a ti ule autour de Le projet de type « transformation » désigne quant à lui un projet de transition
quatre axes d u a is e durable : d u quartier ou d u secteur particulier, friches industrielles, dents creuses, etc.
Ce type de projet est l o asio de corriger des erreurs et des
• Volet Gouvernance ; disfonctionnements et d i t g e dans la conception urbaine, les principes de
• Volet Urbain ; l u a is e durable. Il comprend différentes interventions ponctuelles de
• Volet Environnement ; rénovation principalement, mais aussi, lorsque est nécessaire, de
• Volet social, culturel et économique . reconstruction ou de construction neuve, des aménagements d espa es publics
Critères en fonction de la localisation du projet : et différentes mesures d o ga isatio des réseaux et de mutualisation des
ressources. La participation des habitants et des différents acteurs concernés y
Afin d adapte les valeurs des critères en fonction du contexte dans lequel le est plus que jamais structurelle.
projet s i s e, nous avons retenu principalement trois échelles : La prise en compte de l u a is e durable dans les pratiques de planification
contribue notamment à :
• L helle territoriale, celle du projet d agglo atio et des schémas
directeurs d a age e t et d u a is e ;
• Favoriser de meilleures connaissances des impacts des activités sectorielles:
• L helle intermédiaire, où se décline des opérations d u a is e qui
plusieurs administrations connaissent mal les impacts environnementaux,
peuvent être engagées dans l a age e t d espa es publics et des
sociaux et économiques sur les projets parce u elles ne s e rendent pas
réseaux structurants au niveau d u secteur, d u e ou de plusieurs
compte ou parce u elles ne sont pas sollicitées ;
communes. C est l helle des plans d a age e t ;
• Favoriser une meilleure gestion des ressources et de l e gie : En
• L helle locale, de la trame des quartiers, de l îlot et de la rue nécessitant
considérant ces paramètres, la collectivité s outille pour mieux gérer sa
un urbanisme de proximité qui intègre des dispositifs porteurs
performance en fonction de ses stratégies à long terme ;
d a ia es urbaines, d ha itat, d espa es publics et d u cadre de vie
• Réduire les risques : les collectivités font face à certains risques, dont
dispensateur de services de proximité.
plusieurs peuvent avoir un effet néfaste sur leur image s ils ne sont pas
C est l helle où se déclinent les plans d a atu e urbaine, les dispositions et bien gérés. L e vi o e e t et le développement social en sont des
les règlements de construction, les opérations d a age e t ou de exemples probants ;
réaménagement de quartiers. • Attirer et retenir des compétences : les collectivités qui mettent en
pratique des initiatives liées à l u a is e durable sont plus susceptibles
Ce qui distingue principalement ces échelles, outre leur taille, est le niveau d atti e et de retenir plus aisément du personnel.
d uipe e ts et de services, la nature des activités économiques, la
composition de la population et le potentiel de mobilité ; est surtout leur
situation dans le territoire urbain (centre ou extension en périphérie)
susceptible de mobiliser les acteurs à partir de leur contexte spécifique.
L u a is e durable est précisément le résultat de l a ti ulatio de ces trois
échelles et de l ajuste e t réciproque des formes des tissus aux exigences de la
consolidation du lien social et de l a age e t de cadres de vie.
Critères en fonction du type de projet :
Les critères sont également adaptés en fonction de trois types de projets
possibles :
• la création ;
• la consolidation ;
• la transformation.
Le projet de type « création » se compose principalement de nouvelles
constructions qui forment ensemble une nouvelle agglomération urbaine sur un
périmètre facilement identifiable. Il s'agit d'un nouveau projet d'urbanisation
qui doit présenter une taille et une densité suffisantes pour viabiliser les
différents services de proximité et, éventuellement, de transports en commun.
Le projet de type « consolidation » part d u projet neuf de taille significative
qui représente une opportunité de levier pour renforcer et engager la
transformation d u quartier.
Le référentiel de l u a is e durable est destiné à toutes les parties La « bonne pratique » est certainement pas à considérer comme une
prenantes dans l a te urbain : les agences urbaines, les collectivités nouvelle réglementation mais devrait, au contraire, être élaborée de
locales, la maîtrise d œuv e, les services territoriaux de l Etat et tout manière consensuelle et partagée avec tous les acteurs, puis être
établissement public ou privé intervenant dans l a te de planifier, mutualisée pour permettre la mise en œuv e de démarches de progrès
da age et de bâtir. et d ha ges.
Néanmoins, les agences urbaines, en tant que principal acteur de la Le rôle moteur des acteurs du territoire dans le processus d i ovatio
planification, la programmation et la gestion urbaine constituent la de la planification et du renouvellement urbain est l l e t central
cible prioritaire du présent référentiel. Ce dernier vise de leur fournir pour tendre vers la ville durable. Il doit être soutenu et encouragé par
les éléments d a al se qui permettront d lai e le choix de « la bonne une mobilisation coordonnée des capacités d i g ie ie locales de ces
pratique» devant être mise en œuv e, à même de respecter les acteurs.
exigences en matière de durabilité, avec un maximum de sécurité
juridique, pour l ta lisse e t des documents d u a is e et la
concession de réalisation d op atio s publique d a age e t
durable.
Les fiches du référentiel sont organisées selon treize grands enjeux, elles mêmes • Re o a datio d’i t g atio da s les do u e ts
articulées en plusieurs thématique. Ces fiches qui décrivent les enjeux,
d’u a is e
contiennent des indications relatives au cadre législatif et réglementaire,
explicitent la logique des textes et les objectifs des stratégies nationales mises
en place, énumèrent les leviers propres aux documents d'urbanisme ainsi que Cette partie apporte l e se le des éléments permettant d i t g e la
certaines possibilités d'actions opérationnelles. thématique dans les documents d u a is e (SDAU, PA) et à toutes les étapes
Les thématiques répondent à plusieurs contraintes : de leur élaboration. Les principes d a age e t qui conduisent à
• La pertinence : Chaque thématique doit éclairer et apporter une ou des l la o atio de ces documents peuvent inspirer ceux détaillés dans les PA.
réponses à un enjeu spécifique ;
• SDAU : ‘appo t a al se diag osti / O ie tatio s d a age e t
• La robustesse : Dans le sens où l i fo atio transmise est pas
susceptible d t e remise en cause ; • PA : ‘appo t a al se diag osti / ‘ gle e t d a age e t
• La disponibilité : Les données existent et sont librement consultables ;
• La compréhension: Le plus souvent, en formulation simple; • Orientations et déclinaisons
• L actualisation : Les données utilisées pouvant ponctuellement être revues • Illustrations
sur les périodes à venir.
Dans un souci d uili e entre les quatre piliers du développement durable, le Il s agit d illust e de façon la plus pédagogique les concepts et les bonnes
référentiel est construit afin de ne pas engendrer une perception donnant lieu à pratiques d a age e t et d u a is e au regard des exigences détaillées.
une primauté d u pilier par rapport aux autres. Le concept de développement Il est proposé de nombreux retours d e p ie es d a tio s menées aussi
durable étant une approche globale, le maintien de cet équilibre, a également bien au niveau national u i te atio al.
justifié la sélection ou non des indicateurs.
• Indicateurs
On y trouve des indicateurs considérés comme « standards » ou
Présentation des fiches « incontournables », des indicateurs relatifs à la thématique et des
indicateurs associés.
• Définition du concept
• Enjeux associés
Un point sur les thématiques associées permet de mieux prendre en compte
l aspe t glo al de toutes a tio s et i te ve tio s et de e vo e au aut es
fiches du Référentiel.
• Etat des lieux et problématique
• Réglementation en vigueur / stratégie mise en place au
Maroc
On y trouve dans les exigences pour le territoire un rappel des textes
juridiques qui traitent de la thématique présentée et qui donnent le cadre
général des politiques publiques d a age e t. Ces exigences sont
complétées par les apports des réformes, actions, mesures engagées par le
Département de l U a is e ainsi que du Programme National de
l U a is e Durable.
• Objectifs
Cette partie fixe le cadre de réflexion de la thématique traitée et la
problématique d a age e t u elle induit. Elle renvoie à des définitions
ou des chiffres clés.
La fiche propose ensuite une liste d o je tifs que peuvent mettre en œuv e
les acteurs.
La mobilité urbaine définit l e se le des • Projet de loi 99-14 relatif aux documents d’u a is e
déplacements de personnes (y compris les personnes L i t g atio des principes de développement durable : maîtrise des besoins
à mobilité réduite) pour leurs activités quotidiennes en déplacements et mobilités tout en intégrant les principes d a essi ilit
liées au travail, aux achats et aux loisirs, dans «les et d opti isatio des systèmes existants.
territoires de la ville».
• Nouveaux termes de références pour les documents d’u a is e
Principe de l u a is e durable : maîtriser les besoins en déplacements et
mobilités urbaines tout en intégrant les principes d a essi ilit
multimodale et leurs impacts sociaux.
Enjeux associés • 50 mesures pour améliorer le processus d’ la o atio des documents
d’u a is e – mesure 31: maîtriser les besoins en déplacements et
• Accessibilité ; mobilités en intégrant les principes d a essi ilit multimodale, de
• Proximité des infrastructures et des services ; maillage équilibré entre les anciens quartiers et les nouveaux et de
• Mobilité douce ; Le transport en commun fait partie proximité des services et équipements.
• Transport ; du quotidien des habitants • Programme National de l’U a is e Durable
• Stationnement ; Pilier 1 : Planification stratégique durable
• Pollution/qualité de l ai .
Une nouvelle génération de documents d u a is e mettant en
exergue les principes de l u a is e durable, visant à créer des
territoires qui prennent en considération l o ga isatio des
déplacements dans leur articulation avec le développement urbain,
Etat des lieux et problématique comme levier important pour limiter le recours aux modes motorisés et
raccourcir les distances parcourues, facteur majeur d o o ie
Les espaces urbains au Maroc sont caractérisés d e gie et de lutte contre le changement climatique.
par une urbanisation rapide et un étalement Agadi se dote d u Pla de • Stratégie Nationale des Déplacements Urbains lancée en 2008, cette
urbain dominant entrainant une transformation o ilit u ai e à l ho izo 2020 stratégie a mis en place des outils de planification des déplacements
quasi permanente et une extension urbains PDU, un modèle de gouvernance approprié, un mécanisme de
géographique des villes, un allongement des financement pour favoriser l i vestisse e t dans des infrastructures en
distances et des temps de trajet, une site propre, etc. Ce cadre national permet aux collectivités territoriales de
motorisation accrue et une population en définir et de mettre en œuv e une politique de mobilité urbaine qui
constante augmentation. améliore l a essi ilit des populations tout en réduisant la congestion,
Face à cela une faible qualité des transports l i s u it routière, la pollution de l ai favorisant ainsi la maîtrise des
publics, une augmentation de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre.
GES, un éloignement des infrastructures et des
populations « défavorisées » u o repousse
toujours plus loin et donc des morceaux de villes Le tramway de Rabat Salé Objectifs
inaccessibles à certains type de population. est accessible aux PMR
Aujourd'hui la plupart de nos villes sont
confrontées aux problèmes fondamentaux des • L’a essi ilit pour tous: Tous les territoires doivent être accessibles,
déplacements dus à une mobilité plus grande et à est à dire u ils doivent être reliés d u e façon ou d u e autre aux autres
une motorisation plus poussée. territoires de la ville et u o puisse s rendre et en sortir facilement
La maîtrise de la mobilité urbaine est sans doute quelque soit son origine ou son niveau de motricité et en faciliter aussi
le défi du XXIème siècle. L i te a tio urbanisme l a s aux personnes vulnérables.: personnes âgées, femmes, enfants
et mobilité urbaine devient une priorité. et personnes à mobilité réduite (handicap moteur, visuel, auditif) y
compris les adolescents qui construisent leur autonomie à travers la
maîtrise de leurs déplacements dans l espa e urbain.
• L’i lusio sociale: Aujou d hui, un territoire qui est pas accessible, est
un territoire qui souffre d e lusio , avec des impacts forts en termes
économiques et sociaux.
• La diminution des besoins des déplacements motorisés: Via une
organisation urbaine favorisant la ville de proximité , une maîtrise de la
circulation et du stationnement et une mise à niveau du transport public
et le développement d u e approche de mobilité douce.
THÉMATIQUE : ACCESSIBILITE
THÉMATIQUE : ACCESSIBILITE
Dispositions techniques
Dispositions SDAU/PA
THÉMATIQUE : ACCESSIBILITE
• Dans les parkings : des places adaptées sont nécessaires pour monter ou
descendre de la voiture. Les emplacements réservés sont signalés par un
pictogramme et doivent se trouver le plus proche possible des portes
d e t es. On préconisera une largeur minimum de 3.30m.
Indicateurs
THÉMATIQUE : LE TRANSPORT
THÉMATIQUE : LE TRANSPORT
Un des 4 axes de la Stratégie Nationale des “ i s iva t dans le cadre de la Stratégie Nationale
Déplacements Urbains concerne le renforcement des des Déplacements Urbains, plusieurs actions ont
capacités des collectivités particulièrement en matière été menées :
d o ga isatio et de gestion du service de transport
public. ➢ Pour Casablanca, le nouveau Plan de Circulation
préconise à l ho izo 2020 :
Une priorité devra être accordée au transport public,
seul mode en mesure de garantir une meilleure • La suppression des grands taxis sur les axes
accessibilité au citoyen tout en préservant la qualité empruntés par le tramway et les bus à haut
de l e vi o e e t et du cadre de vie et ce, niveau de services ;
moyennant : • L i t odu tio du stationnement à courte durée ;
• L o ie tatio du trafic poids lourds
• Le développement de l off e du transport
public, à travers des réseaux de bus structurés, • Pour le tramway, on prévoit également la
en complémentarité avec les autres modes ; réalisation d u réseau de transport en commun
de 80 km en site propre, comprenant notamment
• L a lio atio des partenariats publics privés le mode Tramway, et de 15 parkings relais où les
pour une professionnalisation de la gestion des usagers peuvent déposer leur véhicule et circuler
services ; en tram (avantage de décongestionner la ville et
de moins la polluer)
• La promotion de l i vestisse e t et la
modernisation des modes de transport. • La transformation de l a ie e autoroute
urbaine en « Eco Boulevard » pour limiter la
Pour atteindre ces objectifs, le renforcement de fracture entre l est et l ouest de Casablanca.
capacités des collectivités en maîtrise d ouv age des • La construction d u e ligne RER de 63 km qui
déplacements urbains est une condition sine quoi non devrait permettre d assu e la liaison
pour assurer une organisation et une gestion efficace Mohammedia/aéroport Mohammed V en
du service de transport public et garantir un service de traversant Casablanca.
qualité et au moindre coût.
• La mise en service de 3 nouvelles lignes
supplémentaires de tramway et d u e ligne de
métro.
Le Programme National de l’U a is e Durable
détermine pour son pilier 1 : une planification ➢ La ville d’Agadi prévoit la réalisation d u réseau
stratégique durable incluant une nouvelle génération de bus à Haut Niveau de Service (BHNS) avec
de documents d u a is e visant à créer des lancement des premières études en 2012.
territoires qui « prennent en considération Plan de Déplacement Urbain (PDU) Agadir en Le BHNS est un système de transport moderne 7
l o ga isatio des déplacements dans leur articulation faveur du « Busway et BHNS » qui allie flexibilité du transport en bus à la vitesse,
avec le développement urbain, comme levier au confort et à la fiabilité du transport ferroviaire.
important pour limiter le recours aux modes Il s agit d u e offre plus rapide, plus écologique,
motorisés, raccourcir les distances parcourues, facteur plus sur et plus efficiente u u bus ordinaire.
majeur d o o ie d e gie et de lutte contre le
changement climatique ». ➢ La ville de Marrakech a mis en place des bus
électriques.
THÉMATIQUE : LE TRANSPORT
Indicateurs
Bonnes pratiques
Toute ville est approvisionnée par de multiples chaines logistiques qui desservent
de nombreux secteurs d a tivit s, y compris les épiceries, les petits commerces de
détail, la restauration, les bureaux, les déchets et la collecte des ordures… Cette
Les documents d u a is e se sont attelés à organiser la logistique industrielle chaine handicape considérablement la circulation et nécessite une organisation et
et pour exemple le SDAU de Casablanca prévoit des itinéraires dédiés entre le une mise à niveau.
port et le réseau autoroutier.
SDAU
Indicateurs
THÉMATIQUE : STATIONNEMENT
THÉMATIQUE : STATIONNEMENT
Définition du concept
Enjeux associés
• Densité urbaine ;
• Transports en commun ;
• Qualité des espaces publics ;
• Santé et sécurité. Ce t e d tudes Te h i ues de l E uipe e t – CETE Nord Picardie
• Réhabiliter et réorganiser les gares routières pour en faire des pôles intermodaux.
SDAU / PA
• Organiser un pôle intermodal au niveau des gares, ce qui sous entend que Illustrations
pour les villes dans lesquelles il y a le tramway, une des lignes de tramway
arrive dans la gare ou à proximité immédiate - cette nécessité s i pose
surtout pour les gares de Tanger, Rabat et Casablanca , prochaines gares
des LGV.
• Créer des « parcs relais » à l’e t e des villes pour les résidents des
« nouvelles villes créées – (exemple Bouskoura – Dar Bouazza pour
Casablanca). Le parc relais est une forme particulière de pôle d ha ges
qui encourage l i te modalité entre la voiture particulière et les
transports collectifs. C est un espace de stationnement pour automobiles,
situé en périphérie d'une ville et destiné à inciter les automobilistes à
accéder au centre-ville en transport en commun en leur permettant de
stationner leurs véhicules dans un parking de surface ou fermé, jusqu'à
leur retour:
‐ Equiper en parkings , commerces et équipements de Nouvelle gare Casa port Place des Nations Unies à Casablanca
proximité permettant aux résidents de faire leurs courses le
soir avant de rentrer chez eux et desservis par les transports
en site propre (tramway- bus) ;
Indicateurs
‐ Prévoir un espace pour l autopartage ;
• Analyser la vulnérabilité piétonne des tissus Matérialisation des pistes • Aménager la ville pour favoriser la marche et la promenade : voies
urbains et des modes doux ; cyclables piétonnes, places aménagées, largeur des cheminements, revêtement des
cheminements sans relief et avec le moins de dénivelés possibles, zones
• Réserver les emprises nécessaires aux modes de abritées et ombragées, éclairage adéquat, mobilier urbain pour le repos ;
déplacements doux ;
• Faciliter les mouvements des piétons : itinéraires sécurisés aux abords
• Prévoir des espaces communs pouvant être des écoles et des lycées - développement des zones piétonnes ;
réalisés sous forme de cheminements
• Réduire les obstacles pour les piétons : pas d o sta le sur les trottoirs,
piétonniers ;
poubelles, panneaux d affi hage, stationnement sauvage ;
• Imposer la végétalisation des parcours doux ;
• Assurer des parcours sécurisés du vélo et prévoir les stationnements
• Délimiter les secteurs en prenant en compte (étudier la possibilité d i t odui e le système de double sens cyclable =
leur desserte par des sentiers piétons ainsi que Double sens cyclable sens unique pour les véhicules motorisés, double sens pour les vélos) ;
des parcours sécurisés pour les utilisateurs de • Faire évoluer l off e vers le vélo à assistance électrique ;
vélo.
• Proposer des systèmes de vélo partage adaptés et contextualisés au
moins dans les villes touristiques côtières ;
• Prendre en compte l usage lors des travaux et chantier de voieries ;
• Traiter les voies vertes pour favoriser les déplacements doux entre
quartiers, parcours végétalisés avec mobilier urbain adapté.
Vélo partagé
Indicateurs
Un usage multimodal de la voirie sera recherché visant à faire circuler sur un espace mixte, des vélos et voitures sans distinction par un marquage au sol. Une signalisation verticale
sera à implanter pour signaler la présence de vélos sur la voie dite partagée.
«Les pistes et bandes cyclables sont toutes deux des aménagements exclusivement réservés aux cyclistes, ces derniers étant séparés de la chaussée routière par une délimitation
physique infranchissable (bordure de béton, barrière, aménagement paysager, fossé…) alors que les bornes cyclables ne sont délimitées que par un simple marquage au sol. Les
entrées et sorties de ces pistes cyclables seront toujours visibles, jalonnées et accessibles sans dénivellation. Une attention particulière sera réservée aux abords des établissements
scolaires et des grands pôles de déplacement (administrations, entreprises, gares et pôles d ha ges…) ». Guide Des Aménagements De Voieries - PDU Sophia Antipolis
THÉMATIQUE : DENSITÉ
THÉMATIQUE : DENSITÉ
THÉMATIQUE : DENSITÉ
SDAU PA
THÉMATIQUE : DENSITÉ
Bonnes pratiques
L espa e non bâti conditionne souvent l espa e bâti, est un élément essentiel du paysage urbain, est un espace à vivre, un espace qui permet de percevoir la ville . Promenade,
mail piéton, square, place ... constituent l a atu e urbaine qui assure les continuités avec l e ista t. Plus les espaces sont définis, plus il est possible d opti ise l espa e. Ces
aménagements permettent d i t g e la nature en ville et contribuent, souvent, en fonction de leur dimension, de leur diversité et de la qualité de leur aménagement, à atténuer
l i p essio de densité des quartiers d ha itat.
Le végétal est un facteur déterminant dans le ressenti de la densité. La ville idéale est souvent associée à la nature ; il est donc opportun d appo te une attention particulière aux
espaces végétalisés dans la conception de projets urbains. Ils contribuent à donner un caractère aéré et permettent ainsi d att ue l i p essio de densité dans une opération.
Vincent Fouchier - Densités urbaines et développement durable - propose d e plo e la notion de COS végétal afin de chiffrer la densité végétale au même titre que la densité bâtie.
La végétalisation peut donc être utilisée comme un moyen compensatoire de la densité urbaine.
Illustrations
THÉMATIQUE : DENSITÉ
Bonnes pratiques
Une attention portée aux espaces de transition et aux prolongements des logements :
Les espaces intermédiaires/extérieurs privatifs, patios, coursives, loggias, terrasses, balcons ou encore jardins privatifs jouent un double rôle. D u e part, ils améliorent la qualité de
vie des logements en les prolongeant d u espace extérieur aux usages et pratiques variés, d aut e part, ils offrent aux habitants le moyen d ta li eux-mêmes les limites entre la
sphère privée du logement et l espa e public et d a epte la proximité du voisinage tout en préservant le désir d i ti it .
Les opérations denses peuvent générer des vis-à-vis u il convient de gérer. En effet, le vis-à-vis engendre une certaine sensation d i o fo t. C est en amont du projet u il est
nécessaire d tudie la question des vis-à-vis : il est plus facile de les traiter en maîtrisant le dessin de l e se le des façades qui les génèrent. Paradoxalement, en réduisant
l espa e privé, on retrouve des pans d i ti it plus importants que dans certains lotissements par le jeu des niveaux, des décrochements, des garages et par la disposition des
maisons ou des appartements. Cette gestion peut passer par un cadrage soigné des vues en limitant, dans la mesure du possible, les vues directes et frontales entre les ouvertures
des différents logements ce qui permet de minimiser le sentiment de proximité.
Illustrations
La ZAC des Défensions Quartier Vauban Fribourg Petits olle tifs d ha itat- Lyon
Centre ville – Aubagne (Allemagne)
Givors- La cité des étoiles « Les te asses de l A o etu » - Roquencourt Gérer les vis-à-vis -Lyon
THÉMATIQUE : DENSITÉ
Bonnes pratiques
Le sol qui joue un rôle important dans la fréquentation des espaces, il doit être à
Etat des lieux et problématique la fois plat, solide, facile à entretenir, sans gravier ni obstacle (pour l a s aux
Bien souvent, la priorité des aménagements handicapés, poussettes, vélo d e fa ts …) et bien entendu esthétique. Pour
est laissée au béton et au bitume. Les éviter les inondations, flaques, boues … le sol doit permettre à l eau de
promoteurs et concepteurs de nouvelles villes s i filt e .
et de nouveaux quartiers ont tendance à La végétation qui a un rôle essentiel dans l uili e physiologique et
réduire l espa e public aux fonctions basiques psychologique de l i dividu.
de desserte et à renvoyer au domaine privé les
L’ lai age qui assure ou facilite la pratique nocturne de la ville, il permet en
autres usages. Or, l espa e public est pas
effet au citadin de circuler en sécurité.
substituable, il est le socle de la sociabilité en
dehors de la sphère privée. La signalétique urbaine, car la ville doit être lisible, compréhensible. Le citadin a
besoin d t e guidé, informé (plans de la ville, plaques de rue, numérotation des
Les espaces publics sont ainsi souvent
immeubles, panneaux de signalisation.
morcelés alors u ils assurent la continuité des
villes et jouent des rôles fonctionnels, Le mobilier urbain, l e se le des objets utilitaires et décoratifs qui, placés
environnementaux, culturels et esthétiques, dans l espa e collectif, doivent être disponibles pour les habitants de façon
est d eu que dépend l i age de la ville permanente : bancs, jardinières, lampadaires, murets séparatifs, kiosques...
(rassurante, agressive, insécurisée, triste, La couleur, qui a sur l i dividu des effets psychologiques et physiologiques.
monotone, agréable…).
SDAU Les axes d a lio atio du paysage urbain et la mise en valeur des espaces publics
• Traiter la question des espaces publics au niveau du rapport analyse concernent ces éléments :
diagnostic lors de l a al se des déplacements et des formes urbaines ;
• Agir sur les éléments de l espa e urbain qui sont les façades, les sols, les
• Définir des objectifs à atteindre en matière d espa e vert.
clôtures, les enseignes, l affi hage urbain, l lai age et le mobilier urbain ;
PA • Donner des usages aux espaces publics afin u ils soient vivants ;
• Analyser l a essi ilit des PMR aux espaces publics en précisant la nature • Opter pour la séquentialité dans l espa e public (séquences variées, par des
des revêtements, leurs dimensions (largeur, pente, hauteur), les éléments plantations , des éléments aquatiques, une topographie de terrain, afin de
relatifs au guidage des PMR, les traversées et leurs aménagements ; former des espaces de caractères différents );
• Analyser l a s aux espaces publics par les modes de déplacement doux ;
• Identifier le réseau d espa es publics y compris les espaces verts et • Concevoir des espaces qui offrent un maximum d usages possibles : flexibilité et
analyser leurs usages et leurs vocations ; polyvalence, opter pour des économies d lai ages public (cas du bord avec les
• identifier et localiser les éléments de paysage et les espaces publics, à plaques solaires), et d a o de un attention particulière au coût global de la
mettre en valeur ou à requalifier ; réalisation de l espa e public (impliquant les coûts relatifs à l i vestisse e t et
• Imposer la végétalisation des parkings et prévoir la possibilité de leur l e t etie ;
couverture par des panneaux solaires, si cela s av e pertinent et faisable ;
• Dimensionner les voiries d a age e t de manière à permettre • Faire des espaces publics des lieux de sociabilité accueillants, adaptés aux
l i t g atio des différents modes de déplacements notamment doux. besoins des habitants, et qui facilitent le dialogue et les mixités ;
• favoriser une harmonie des chaussées et des trottoirs dans tous les quartiers ;
La ville se transforme en permanence et les nouveaux • Produire la ville durable est avant tout s i te oge sur son
quartiers conçus aujou d hui se transformeront devenir. Réfléchir aux conditions d volutio de la ville, pour
également dans les trente prochaines années, soit par l u a iste, est se placer dans une dynamique d volutio
l app op iatio des acteurs de la ville (habitants, urbaine passée et à venir.
usagers, pouvoirs publics..) soit par des adaptations
nécessaires plus radicales (desserte de nouveaux • Concevoir l espa e urbain comme le lieu d e p ie es
transports, renouvellement de l ha itat, sensibles permettant de créer l i p visi le, est
développement d a tivit s économiques, créations de indirectement redéfinir les espaces publics en «lieux de
nouveaux équipements...). Cette transformation est sociabilité et de créativité»
non seulement inévitable mais surtout souhaitable.
C est pourquoi l u a is e durable doit intégrer en
amont ces transformations futures pour les faciliter.
Bonnes pratiques
Bonnes pratiques
Enjeux associés
Scène musicale
Etat des lieux et problématique Espace Toro -
Casablanca
Réduire les disparités sociales et considérer que chaque 3. Les villes touristiques qui ont un urbanisme spécifique :
citoyen a les mêmes droits et obligations vis-à-vis de
son environnement urbain en : ‐ Agadir et Tanger ont développé leur espace côtier ;
• Renforçant l'égalité entre les femmes et les ‐ Marrakech et Fès ont orienté leur activité autour de la
hommes et la lutte contre les discriminations médina.
dont sont victimes les habitants des quartiers
défavorisés, notamment celles liées au lieu de Projet « Wessal-Casablanca-Port » :
résidence ; e o ve sio d u e pa tie de la zo e
• Favorisant la pleine intégration des quartiers portuaire en complexe urbain
dans leur unité urbaine, par une accessibilité en
transports en commun, une mixité fonctionnelle ,
sociale et urbaine ;
• Défendant un développement équilibré des
territoires, le droit à un environnement sain et de
qualité ;
• Agissant pour l'amélioration de l'habitat.
Avenue Mohamed V - Rabat
Armature urbaine / 13 : Assurer l uili e macro-économique du système • Lieu emblématique de l'ensemble de la ville ;
urbain. • Le œud de transport et la porte d'entrée du territoire communal ;
Logement urbain / 21 : La lutte contre l ill galit urbaine. • La vocation économique et commerciale pour un centre actif ;
• Développement de grands ensembles isolés avec des formes urbaines denses, massives • Densifier tout en respectant les standards de qualité urbaine
(majoritairement d op atio s d ha itat social) aux entrées des villes, à leurs périphéries et le des espaces publics et semi privatifs ;
long des grands axes nationaux des voies ferrées.
• Réduire la consommation des terres agricoles ;
Bonnes pratiques
Nouveau mode de développement urbain, le Bimby vise à définir une nouvelle filière de production de la ville capable d i te ve i là où les filières
« classiques » sont incapables d i te ve i : au sein des tissus pavillonnaires existants.
L h poth se centrale du projet est la suivante : est la capacité des acteurs de l u ai (habitants, techniciens, élus) à mobiliser le foncier des tissus
pavillonnaires existants qui permettra de financer le renouvellement et la densification progressive de ces quartiers. Ainsi l i t t des individus (notamment
à diviser un terrain pour mieux valoriser son bien sur le marché immobilier) peut aller dans le sens des intérêts de la collectivité (à proposer une offre
diversifiée de logements individuels sur son territoire sans engendrer d tale e t urbain).
• Elle permet à son propriétaire de mieux valoriser son patrimoine et d e mobiliser tout ou partie afin de financer un projet ;
• Elle permet à la commune de créer un terrain à bâtir dans un quartier déjà desservi et équipé, ce qui constitue un changement de perception de la
croissance des villes.
Nombreuses sont les villas construites sur des terrains dont la surface est
assez généreuse pour permettre d'adjoindre un nouveau logement. Cette
solution offre plusieurs avantages :
Future Pont à Haubans Sidi Maarouf • Une image dégradée et obsolète du réseau routier et
Objectifs autoroutier et des voies ferrées ;
Les liaisons doivent assurer les continuités, sans rupture, avec une
complémentarité au niveau des équipements pour créer des synergies entre les
quartiers tout en gardant l ide tit de chacun. Cette continuité devrait être
parallèle à celle de la trame verte.
Gestion urbaine
Le centre quant à lui, relie et connecte les citoyens. C est un lien fédérateur de
• Veiller à la programmation et à la réalisation des corridors verts et des l e se le des composantes de la ville. Il faut conforter le œu de ville dans
écrans végétaux de protection le long de ces espaces à l o asio de la toutes ses dimensions, grâce aux aménagements :
délivrance des autorisations et permis d u a is e ; • Création de place, espace de rencontre ;
• Cheminements pour mobilité douce, voies complètement
• Eviter le développement de grandes opérations de lotissements inachevés piétonnes ;
le long des entrées de villes ; • Valorisation et mise en scène du patrimoine ;
• Initier des études architecturales, paysagères et urbanistiques pour le • Parcs et espaces verts ;
rehaussement et la mise en valeur de ces espaces ; • Nœud de transport.
• Etudier la possibilité d adopte des arrêtés municipaux pour l a lio atio Le renforcement de la centralité doit permettre de réaliser l'unité de la ville, sans
et le rehaussement de ces espaces ; pour autant occulter les centres de quartiers qui verront leur identité et leurs
spécificités reconnues et confortées. Chaque pôle de quartier, tout en offrant
• Assurer un contrôle continu de ces espaces afin d vite tout des services de proximité, pourra se positionner sur des fonctions
développement anarchique et toute dégradation paysagère. complémentaires vis-à-vis des autres quartiers et du centre-ville.
La composition urbaine – Argenteuil
Orientations et déclinaisons
• Formes d u a isatio ; • Des quartiers résidentiels haut standing sans mixité sociale
ni fonctionnelle ;
• Protection de l e vi o e e t (réduction de la
pollution due aux déplacements). • Des quartiers dits «populaires», plus denses, ( exemple:
Maârif ou 2 Mars à Casablanca) répondent aux exigences
de la mixité des formes urbaines, sociale et fonctionnelle et
semblent rester attractifs pour la population ;
Quartier Maarif – Casablanca
• Quant aux anciens quartiers, les médinas en particulier, ils
Objectifs répondent aux grands principes du développement durable
mais sont dans un état de délabrement important.
p »CHARAF
Mixité sociale : Désigne le mélange des couches La mixité sociale est prônée comme solution pour diminuer les
sociales, résultant de la diversité des statuts inégalités socio-spatiales et consolider ainsi la cohésion sociale.
d o upatio et des niveaux de prix des logements.
Or, les expériences menées dans divers contextes internationaux
Elle se présente comme l e ve s de la ségrégation visant une mixité sociale, o t pas atteint leurs objectifs. L a al se des
sociale et plus particulièrement de la concentration des politiques de mixité montre que les différenciations sociales et
ménages pauvres dans l espa e urbain, avec les maux spatiales n'ont pu être freinées et que les aides publiques ont souvent
qui y sont associés (culture de la pauvreté, manqué leur cible.
reproduction des inégalités sociales et d a s aux
De plus, la cohabitation de groupes sociaux engendrée par les
ressources urbaines.
opérations de renouvellement urbain peut conduire à une montée des
conflits quant à l a age e t et au développement du quartier.
D aut es facteurs pour la mixité sont progressivement pris en compte :
la superficie et le type d ha itat.
Objectifs Les ensembles de logements uniformes attirent le même type de foyer
par tranche d âge et par catégorie sociale, tandis u u e offre de
« les po tes d Agadi »
logements diversifiés permet une meilleure répartition des générations
moyen standing
• Créer des espaces de et de rencontres, et des provenances.
d'échanges entre habitants d'origines
Dès lors, l e jeu social contraignant la mixité pourrait devenir une
culturelles et de niveaux de vie différents;
opportunité économique forte. Une répartition spatiale plus équilibrée
des populations devrait permettre de revaloriser l e se le des
• Mettre en œuv e des conditions de vie et
quartiers et donc de développer le secteur immobilier.
d ha itat favorisant la cohésion sociale limitant
les phénomènes de ségrégation. Par ailleurs, en partant d'inégalités territoriales patentes, leur
réduction doit alors non plus être recherchée par le mélange des
populations sur le territoire, mais au travers d u e action visant à
améliorer la qualité du cadre de vie de manière plus équitable au
Logement social Errahma park travers du territoire. Il s agit de réfléchir davantage en termes de
Enjeux associés justice environnementale u e termes de mixité sociale.
• Formes d u a isatio . Evaluation de la mixité sociale du secteur étudié selon la répartition des
types d'habitat:
a - Présence de deux statuts d'occupation
(locataire/propriétaire) ;
b- Présence d'appartements de deux standings différents ;
c- Présence de maison moderne et traditionnelle ;
d- Présence de villa de deux standings différents.
Objectifs
Selon l a hite te et urbaniste Marc Gossé « la « Les grands principes du développement durable y sont
médina telle u la o e par la tradition présents – bien avant l adoptio de ce concept à Rio – à
arabo-musulmane peut en effet constituer un savoir : un écosystème subtil et abouti entre nature et
modèle d u a isatio contemporain, à condition urbanisation, une capacité d adaptatio étonnante de la
toutefois de la réinterpréter et de l a tualise par morphologie et des typologies architecturales, une
rapport aux conditions socio-culturelles de notre économie d e gie par la limitation de la mobilité polluante
temps ». des automobiles et la densité du bâti, un processus
participatif et une gestion conviviale des espaces urbains,
Le maître-mot caractérisant peut-être le mieux la des systèmes de solidarité et une pratique de l galit de
médina est celui de mixité: statut entre personnes et représentations symboliques
spatiales, qui tous ne demandent u à être encouragés,
• Mixité fonctionnelle (habitat, commerce, petite réactivés ou réinterprétés, contre un modèle urbain
industrie, culture, tourisme, etc.) ; «générique» porté par l ult ali alis e moderniste
mondialisé, qui génère la destruction de l e vi o e e t, du
• Mixité sociale (classes sociales pauvres ou lien social et de la diversité culturelle ». Marc Gossé
modestes, classes moyennes et désormais aussi
aisées) ; La Médina propose donc un modèle urbain qui pourrait bien
constituer le prototype avancé de la ville du futur.
• Mixité générationnelle (des plus jeunes aux plus Il faut alors tenter de relever ce que les médinas peuvent
âgés). nous apprendre en matière de développement urbain dans
la perspective des crises énergétiques, climatiques et
environnementales qui ne manqueront pas d affe te le fait
urbain:
SDAU
• Définir les secteurs urbanisés destinés à faire l o jet d op atio s de rénovation, réhabilitation, etc.
PA
Définition du concept
Que peut faire une ville pour le bien- être de ses habitants ?
• Les transformations des espaces sous l effet des activités humaines ont une incidence sur la santé, que cela concerne la qualité du logement (matériaux de
construction, qualité de l ai intérieur), les activités économiques (exposition aux polluants et fumées industrielles…) ou la configuration spatiale des villes. Ainsi,
outre ses impacts sur le réchauffement climatique, l tale e t urbain qui favorise les déplacements en automobile est aujou d hui accusé de favoriser la
sédentarité des individus et, en conséquence, d a oît e le risque d o sit (Garden, 2009).
• L e vi o e e t naturel a, lui aussi, des impacts sur l tat de santé d u individu et, aujou d hui, les craintes des effets du réchauffement climatique sur la santé
illustrent bien la reconnaissance de l i pa t de l os st e global sur la santé des populations.
La présence sur le territoire de risques (naturels, technologiques, sanitaires, réseaux, vie courante,…), de pollutions (air, eau, sols et sites,…) de nuisances (bruits, odeurs,
poussières,…) et aussi d u e démographie importante et d u développement économique dynamique ont pour corollaire l'augmentation de la vulnérabilité du territoire
et des habitants .
c
Ce constat impose de maîtriser la problématique des risques, nuisances et pollutions dans sa globalité, d'autant plus que les citoyens expriment une demande sociale et
sociétale de plus en plus forte pour vivre dans « un environnement sain et sans risque ».
1. Qualité des milieux et des ressources: qualité de l ai , de l eau, de l e vi o e e t sonore, gestion d aut es agents physiques (nuisance
lumineuse), nature en ville (faune, flore, paysage), qualité et usage des sols, gestion des déchets et maîtrise de l e gie ;
2. Structures sociales et économiques: cohésion sociale et équité, accès aux équipements, services et activités (culture, sport et loisirs,
commerces et services publics, emploi) ;
3. Cadre de vie, construction et aménagement : qualité du bâti, qualité des aménagements, sécurité et tranquillité.
Enjeux associés Cadre de référence d’u urbanisme favorable à la santé (de Roué-
Le Gall 2014)
• Densité • Qualité des espaces publics Agir pour un urbanisme favorable à la santé, correspond à
promouvoir des choix d a age e t et d u a is e qui
• Mobilité : privilégier les quartiers de • Protection de l e vi o e e t: pour permettent de :
courtes distances , avec réseau de diminuer le stress, favoriser les relations
cheminements piétons sûrs et continus sociales répondre aux besoins et 1. Réduire les polluants, nuisances et autres agents
permettant de satisfaire les besoins attentes. délétères (émissions & expositions) ;
quotidiens sans être dépendants de la 2. Promouvoir des comportements favorables à la santé
voiture. • Lutte contre les inégalités.
des individus (activité physique & alimentation) ;
3. Contribuer à changer l e vi o e e t social pour
favoriser la cohésion sociale et le bien-être des
Objectifs habitants (espaces publics) ;
4. Corriger les inégalités de santé entre les différents
groupes socio-économiques et personnes vulnérables à
Améliorer les conditions de vie en ville pour préserver la santé des citoyens : l helle d u territoire (éviter le cumul d e positio s à
des facteurs de risques, encourager l e positio à des
1. Agir sur l’e vi o e e t bâti pour assurer au citoyen des conditions de vie agréables facteurs de protection) ;
et sûres. 5. Soulever et gérer, autant que possible, les antagonismes
et les synergies entre les différentes politiques
2. Lutter contre les causes de pathologies «urbaines» : publiques (environnementales, espaces verts,
déplacements, habitat, etc.) ;
• Politiques publiques en matière d h gi e, d ha itat et de préservation de la
6. Mettre en place des stratégies favorisant
qualité de l eau (maladies infectieuses) ;
l intersectorialité et l i pli atio de l e se le des
• Pollution, principalement celle liée à la circulation ( maladies respiratoires) ; parties prenantes, y compris le citoyen ;
• Formes de déplacements et modes d ali e tatio (maladies de « civilisation » : 7. Penser un projet adaptable qui tienne compte de
hypertension, diabète, stress et maladies de la ville (accidents ) . l volutio des modes de vie et des comportements.
3. créer un environnement physique qui évite ou minimise les facteurs de risques tels que
la pollution de l ai , le bruit, la ségrégation sociale, la solitude, le stress et l e lusio de
tout groupe, quel u il soit (personnes handicapées, âgées, démunies, enfants).
Bonnes pratiques
Indicateurs
THÉMATIQUE : SÉCURITÉ
• Inclusion sociale ;
• Qualité des espaces publics ; • L’i s u it liée à la violence urbaine: « Le sentiment de non appartenance à la ville,
• Préservation de l e vi o e e t; sentiment d e lusio causé souvent par un manque d a s aux infrastructures et
aménagement de sports, loisirs, éducation … entraine un déni de citoyenneté et la
• Trame verte et trame bleue pour assurer une maitrise de la pollution. violence urbaine. La crainte de la violence contraint les pauvres à rester chez eux et
les riches à ne pas quitter leurs quartiers fermés. La peur et l i s u it sont
omniprésentes dans la vie de tous, et ont des conséquences graves sur la confiance
Objectifs et le bien-être. »
La face cachée des villes, mettre au jour et vaincre les inégalités en santé en milieu
Assurer aux populations un usage de la ville sécurisé, un habitat réglementaire urbain – OMS, ONU-HABITAT
et un environnement sain. • Les pollutions: Il est important de traiter les pollutions (atmosphérique, des sols) et
nuisances en termes d e positio de la population à toutes ces nuisances.
L o je tif est de minimiser les points noirs sur différents paramètres: l ai , le bruit, la
Stratégie mise en place sécurité des déplacements, les sols pollués.
• Programmes de réhabilitation de construction menaçant ruine lancés en • Problématique liée aux terres agricoles : fragilisation (morcellement) du foncier
2014 au profit de 15000 familles dans différentes villes du Maroc ; ag i ole pa l u a isatio tale e t et itage u ai s , valo isatio pa le âti de
parcelles réservées à l'agriculture urbaine.
• Projet de loi n° 94-12 relatif aux édifices menaçant ruine ;
Définition du concept
« La croissance des risques naturels et technologiques est un phénomène mondial préoccupant qui résulte de la densité d o upatio des zones à risque, sujettes à des aléas
ou évènements dangereux, conduisant à des catastrophes. Les risques posent donc un défi mondial pour l ave i et constituent l u des problèmes majeurs du
développement durable. Le risque majeur se définit comme la menace d'un événement à faible occurrence et de grande gravité car touchant des enjeux importants. Un
risque majeur peut se définir aussi comme la survenue soudaine et souvent imprévisible, d'une agression d'origine naturelle ou technologique dont les conséquences pour la
population et l e vi o e e t sont graves en raison du déséquilibre entre besoins et moyens de secours disponibles. »
Ministère délégué auprès du ministre de l e gie, des mines, de l eau et de l e vi o e e t chargé de l e vi o e e t.
Deux catégories principales de risques majeurs sont prévisibles sur le territoire national :
• les risques naturels : avalanche, feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, cyclone, tempête, séisme et éruption volcanique ;
• les risques technologiques : risques industriels, nucléaires, rupture de barrage, transports de matières dangereuses.
• Protection de l e vi o e e t « Le Maroc a connu ces dernières années plusieurs catastrophes naturelles (séismes,
• Qualité des matériaux de construction inondations, crues torrentielles, invasions acridiennes, désertification, sécheresse, glissement
de terrains …) et certains accidents technologiques. Ces catastrophes ont été à l o igi e de
• Aménagement des berges des oueds et du littoral pertes de vies humaines considérables, d i po ta ts dégâts matériels et des déficits
Protection du patrimoine pour minimiser et maitriser incalculables sur les plans économique et environnemental. Ainsi, la prévention des risques est
les conséquences des catastrophes naturelles. devenue, peu à peu, une préoccupation majeure pour les différents acteurs dont notamment,
les Départements Ministériels, le secteur privé et les compagnies d assu a e.
Les inondations de ces dernières années, et surtout le séisme d Al Hoceima du 24 février 2004,
ont mis à découvert plusieurs faiblesses intrinsèquement liées à la vulnérabilité du tissu socio-
Objectifs économique et des infrastructures de base, ainsi u au insuffisances sur le plan institutionnel,
technique, et organisationnel, pour faire face à des catastrophes d u e telle ampleur.
Mise en place de mesures préventives pour: C est ainsi que le Maroc, conscient que la connaissance des risques est indispensable à une
meilleure réduction des impacts des catastrophes, œuv e d u e part, pour en faire une
• Contenir l a pleu de l al a ; responsabilité partagée entre l'Etat et les citoyens, et d aut e part, pour prendre en compte la
prévention des risques dans les politiques et stratégies nationales de développement. »
• Maîtriser ses effets ; Ministère délégué auprès du ministre de l e gie, des mines, de l eau et de l e vi o e e t chargé de
l e vi o e e t.
• Réduire l e positio des biens et des personnes.
Face à cette problématique qui aura tendance à s a plifie avec les changements climatiques
qui s op e t, plusieurs règlements ont été adoptés : le Règlement Général Parasismique des
constructions (Actualisation du RPS 2000), le Règlement Général Parasismique des
constructions en terre, le Règlement Général de Construction fixant les règles de sécurité
contre les risques d i e die et de panique dans les constructions.
De même les cartes d aptitude à l u a isatio sont en cours de généralisation sur le territoire
national et des plans de prévention des risques technologiques seront lancés.
Au cours de ces deux dernières décennies, le Maroc a adopté plusieurs textes relatifs à la création, à l o ga isatio et aux attributions de Ministères, Secrétariat d Etat et
Départements dans le domaine de l'Environnement et des catastrophes naturelles et technologiques, et a mis en place un nombre important de textes législatifs et un cadre
institutionnel plus adapté (bien que perfectible). Ainsi, chaque Ministère a intégré (en fonction de ses attributions) dans son action quotidienne, le souci de prévenir les
conséquences destructrices des catastrophes naturelles ou technologiques à travers certaines actions dont on peut citer notamment :
• La préparation de plusieurs plans d a tio s pour la réduction des catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, invasion acridienne, désertification,
sécheresse, incendies de forêt, etc.) et technologiques (pollution marine, incendies d u it s industrielles, transport de produits dangereux etc.) ;
• La mise en place de plusieurs réseaux de mesures, de surveillance et d'alerte précoce qui ne cessent d t e améliorés et étendus à l e se le du Royaume (les réseaux
sismologique, météorologique, d a o e de crues, d a o e d i vasio s acridiennes et récemment le CRTS pour les technologies spatiales) ;
• L la o atio de plans d i te ve tio , d u ge e et d o ga isatio des secours ; des mesures d a o pag e e t pour la réussite de ces plans ( bien que jugées encore
insuffisantes) sont menées dans les domaines de l i fo atio , la communication, l du atio , la formation, la sensibilisation et la recherche scientifique pour une
meilleure prévention et gestion des risques ;
• La mise en place de plusieurs incitations financières et économiques pour accompagner la réalisation de ces plans. Des progrès notables ont certes été enregistrés;
néanmoins, l'économie marocaine, encore aux prises avec des problèmes de développement et de lutte contre la pauvreté, ne peut supporter le coût de réalisation de
tels projets sans sacrifier des composantes essentielles de son programme de développement socio-économique (éducation, santé, infrastructures de base,
développement rural, etc.).
C est ainsi que le Maroc, conscient que la connaissance des risques est indispensable à une meilleure réduction des impacts des catastrophes, œuv e d u e part, pour en
faire une responsabilité partagée entre l'Etat et les citoyens, et d aut e part, pour prendre en compte la prévention des risques dans les politiques et stratégies de
développement. Rapport national sur la prévention des désastres – synthèse de la conférence de Kobe-Hyogo, Ministère de l A age e t du Territoire, de l Eau et de l E vi o e e t.
1. Le renforcement de la résilience du Maroc à travers l’adoptio de la Stratégie Nationale de Prévention et de Gestion des Risques qui a pour objectifs de:
• Bâtir une gestion intégrée des risques fondée sur une action interministérielle coordonnée au plus haut niveau du gouvernement, et déclinée au niveau local
en partenariat avec les acteurs locaux ;
• Doter le gouvernement d'une stratégie d'intervention en matière des risques, basée sur des mesures de prévention et d'atténuation des risques, en vue de
renforcer la résilience sociale et économique du pays.
• La mis en place de systèmes d'alerte rapide pour les inondations, les séismes et les tsunamis ;
• L i t g atio de la gestion des risques dans les plans d'actions communaux et dans les outils d'aménagement des territoires ;
2. Le Projet de loi 99-14 relatif aux documents d’u a is e - Intégration des principes de développement durable - L i t g atio et la prévention des risques naturels,
industriels et technologiques.
3. Les nouveaux termes de références pour les documents d’u a is e - Principes de l’ur a is e durable - intégrer et prévenir les risques naturels, industriels et
technologiques.
4. Les 50 mesures prises pour améliorer le processus d’ la o atio des documents d’u a is e, on peut retenir : Mesure 28 : Intégrer les mesures de prévention des
risques naturels, industriels et technologiques.
Le Département de l U a is e s est résolument engagé pour le soutien et l a o pag e e t de la stratégie nationale de prévention et de gestion intégrée des risques des
catastrophes naturelles qui vise à prendre en compte la gestion des risques dans les politiques et stratégies nationales de développement de manières multisectorielle en
incluant les aspects de prévention, de mitigation et préparation souvent négligés. Il s agit de doter, à court et moyen terme, l e se le du Territoire National par des «Cartes
d Aptitude à l U a isatio », en tant que documents de référence permettant de prendre en considération la dimension du risque des catastrophes naturelles lors du
processus de la planification urbaine et notamment, en phase d la o atio des différents documents d u a is e.
Recommandations d’intégration dans les documents Recommandations d’intégration dans les documents
d’urbanisme d’urbanisme
SDAU PA
1. Préserver la ressource en Eau :
• Maitriser l tale e t urbain : en fixant les densités minimales de
• Protection des zones de captage d eau potable sous forme de servitude publique ;
logements différentes selon le territoire et renforcer l i te sit urbaine
• Prendre en considération la capacité des réseaux au regard des constructions
(habitat et activité) dans les centralités pour limiter les obligations et les
envisagées (densité du tissu urbain) ;
temps et distances de déplacements et contribuer activement à
• Interdire toute nouvelle habitation au niveau des Zones humides et limiter
l volutio des pratiques de mobilité ;
l e te sio des habitations existantes ainsi que l i pla tatio d uipe e ts publics
• Inciter à développer un maillage de cheminements doux piétons et
à ceux liés à la valorisation du caractère naturel de la zone ou à sa gestion ;
cycles à l helle de l e se le de la commune;
• Définir des secteurs de mise en valeur des paysages pour des motifs écologiques et
• Optimiser la multifonctionnalité des espaces urbains, périurbains et
imposer un retrait par rapport aux berges des cours d eau en zones urbanisées ou
ruraux ;
urbanisables (à faire figurer sur les documents graphiques) ;
• Maitriser la dispersion des aires d a tivit et des zones commerciales en
• Localiser, en zone urbaine, les espaces non bâtis nécessaires au maintien des
Fixant un cadre au développement et à la création de zones d a tivit
continuités écologiques et les rendre inconstructibles ;
économiques et en définissant des localisations préférentielles des
• Repérer les emplacements prévus pour la captage, schéma des réseaux d eau potable
commerces, en laissant une large place aux centralités ;
• Repérer, délimiter et caractériser l e se le des zones humides et cours d eau et les
• Réorienter les mobilités de manière à favoriser l a s au dispositif de
hiérarchiser selon leur intérêt et leur importance fonctionnelle.
sante de proximité et privilégier les modes de transport à moindre
impact négatif en termes de santé permettant le développement des 2. Assainissement des eaux usées et gestion des eaux pluviales :
mobilités actives favorables à la santé; • Diagnostic : évaluer les besoins en dispositifs d assai isse e t (réseau, STEP),
• Définir les implantations des équipements de santé pluri identifier les secteurs où les phénomènes de ruissellement sont importants et
professionnelles et optimiser les dessertes des établissements génèrent un risque pour la sécurité des habitants et des usagers ;
hospitaliers, centres de santé … : transports publics, …; • Règlement : imposer une part minimale de surfaces non imperméabilisées ou éco-
• Etablir un diagnostic de la qualité de l ai ; aménageables, éventuellement pondérées en fonction de leur nature, afin de
• Etablir un diagnostic identifiant les secteurs et axes exposés aux bruits; contribuer au maintien de la biodiversité et de la nature en ville, imposer un
• Proscrire les extensions urbaines le long des axes routiers les plus pourcentage de surface en pleine terre à la parcelle, imposer ou recommander
bruyants sauf pour les aménagements urbains permettant d e l i stallatio de noues plantées, haies bocagères ou autres plantations susceptibles de
atténuer les nuisances (forme urbaines, orientation, conception, recevoir et infiltrer les eaux pluviales, et ce, en fonction de la topographie de la
végétalisation). parcelle, concernant les aires de stationnement, des modalités d i pla tatio et
d i pe a ilisatio peuvent être recommandées ou imposées, par exemple un taux
d i pe a ilisatio faible de manière à laisser s i filt e les eaux pluviales.
3. Minimiser l’i pa t des Sols pollués :
Indicateurs • Diagnostic : Identifier les sites et sols pollués, interdire ou soumettre à conditions
particulières la création et/ou l e te sio d a tivit s artisanales, industrielles,
Da s la zo e de l tude: commerciales ou agricoles et prescrire des mesures de recul pour implanter les
constructions nouvelles ou les extensions des bâtiments de ces catégories en cas de
a. Existe-t-il des entreprises situées en zone inondable ou en zone propice proximité de zones d ha itat, proscrire l i pla tatio de certaines occupations du sol
aux mouvements de terrain ; si celles-ci présentent des dangers ou des nuisances incompatibles avec son
environnement habité, éloigner les constructions futures (habitations ou immeubles
b. Existe-t-il des habitations situées en zone inondable ou en zone propice
habituellement occupés par des tiers) des installations classées existantes, frapper de
aux mouvements de terrain ;
servitudes spécifiques les sites et sols pollués, imposer l o ligatio s d la o e une
c. Existe-t-il des entreprises situées a proximité d'industries à risque étude des sols préalablement à la construction au niveau d u site pollué.
(pollution, incendie)/réservoirs de carburant ;
4. Minimiser l’i pa t du bruit :
d. Existe-t-il des habitations situées a proximité d'industries à risque
• Diagnostic : dresser un état des lieux des secteurs exposés aux bruits et établir un
(pollution, incendie)/ réservoirs de carburant ;
inventaire des sources de bruit, identifier graphiquement les secteurs où les nuisances
e. Existe-t-il des entreprises ou des habitations situées a proximité de sonores sont le problème dominant ;
décharges ; • Règlement : adapter la hauteur des bâtiments aux conditions de propagation du bruit
f. Existe-t-il des habitations situées a proximité de voies de forte – Bâtiments écran.
circulation, voies ferrées, aéroports ; • Graduer les secteurs en fonction de leur niveau d e positio et de leur sensibilité au
bruit : problématique « entrées de ville », maîtriser l u a isatio à la périphérie
g. Existe-t-il des habitations situées a proximité de lignes de haute
d u e installation bruyante à travers la mise en place d u e zone « tampon » entre
tension.
sources de bruit et les secteurs exposés.
L e pa sio urbaine des villes durant les dernières décennies a encouragé la ségrégation
sociale au détriment de la mixité sociale et a conduit à l late e t de la ville et à une fracture
urbaine source d e lusio socio-économique et de fragmentation du territoire.
Le principe d i lusio sociale est multidimensionnel. Il couvre aussi bien les sphères sociale,
économique, politique, civile, culturelle, relationnelle, numérique que générationnelle et de
genre. Il s est imposé comme un objectif des politiques sociales à tous les niveaux à mesure
que les inégalités s a oissaie t au niveau mondial et au sein des États.
L i galit de genre représente, parmi les inégalités sociales, un enjeu persistant et universel.
Le droit international et aussi les objectifs de développement en font une priorité de l age da
politique aux niveaux international, régional, national et local.
Les politiques publiques locales constituent un niveau d a tio essentiel pour prévenir,
diagnostiquer et lutter contre les problèmes de cohésion sociale sur le territoire.
• Favoriser l’i t g atio et la cohésion sociales par l a age e t de l espa e et des • Renouvellement urbaine ;
démarches d u a is e et de configuration urbaine spécifiques ;
• Mobilité urbaine ;
• Donner accès à tous aux biens et ressources nécessaires pour vivre dignement (emploi, • Mixité urbaine ;
logement, éducation, santé, culture…) ;
• Fo es d u a isatio ;
• Simplifier la pratique de la ville pour les femmes et les enfants, les personnes âgées, les • Santé et sécurité des citoyens.
PMR …
• Prévenir les situations sources d’e lusio : dépendance, isolement, pauvreté, échec
scolaire…
10
RÉFÉRENTIEL DE L'URBANISME DURABLE 77
4
6 ENJEU : LUTTE CONTRE LES INNEGALITES
➢ La Constitution de 2011 :
Article 31 : L Etat, les établissements publics et les collectivités territoriales œuv e t à la mobilisation de tous les moyens disponibles pour faciliter l gal accès des
citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir du droit au développement durable.
Article 35 : L Etat œuv e à la réalisation d u développement humain et durable, à même de permettre la consolidation de la justice sociale et la préservation des ressources
naturelles nationales et des droits des générations futures.
Article 136 : L o ga isatio territoriale du Royaume (…) assure la participation des populations concernées à la gestion de leurs affaires et favorise leur contribution au
développement humain intégré et durable.
Les grands principes : La consolidation de l u it nationale ; l i s iptio du citoyen comme objectif du développement ; la conciliation entre efficacité économique et
cohésion sociale ; l i t g atio de l ho e à son environnement ; la promotion de la solidarité entre toutes les composantes du territoire national …
➢ L’I itiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) basée sur les axes stratégiques suivants:
➢ Le Plan Gouvernemental pour l’Egalit (PGE) 2012-2016 «ICRAM» qui constitue le cadre de convergence des différentes initiatives visant la promotion de l galit entre
les femmes et les hommes et l i t g atio des droits des femmes au niveau des politiques publiques et programmes de développement. C est également un outil
permettant la déclinaison des engagements formulés au niveau du programme gouvernemental 2012-2016.
➢ Les nouveaux termes de références pour les documents d’u a is e: Principes de l’u a is e durable qui vise à assurer à la population un cadre de vie sûr, adapté et
à même de satisfaire les besoins et les attentes des citoyens dans leur diversité ; créer les conditions d u e économie dynamique, équilibrée, ouverte à tous et
équitable.
L’a essi ilit à tous les services de base: en vue de permettre aux citoyens Enjeux associés
confrontés à des limites dans leur capacité de participer à la vie collective de
profiter des outils leur permettant d a de le plus possible aux occasions offertes
à tous et à toutes, dont la proximité des services et l adaptatio de l i fo atio .
• Renouvellement urbain ;
La participation citoyenne: tous les citoyens devraient jouer un rôle actif dans la • Mobilité urbaine ;
vie collective selon leurs capacités ou leurs intérêts dans leurs réseaux • Mixité urbaine ;
d appa te a e, leur quartier, le village urbain et la ville.
• Fo es d u a isatio ;
Lutte contre l’e lusio dans ses différentes dimensions: sociale, économique, • Santé et sécurité des citoyens.
politique, civile, culturelle, relationnelle, numérique, générationnelle et de genre.
10
7
SDAU
Initier la notion de « périphérique vert » qui consacrerait une partie des surfaces linéaires longeant les autoroutes à être plantée d a es et plus particulièrement les « terrains
vagues » entre les 2 voies d auto outes.
PA
• Planifier les espaces verts de manière à ce que chaque habitant dispose d u espace vert à environ 15 minutes de marche de son domicile ;
• Encadrer l i pla tatio des bâtiments afin u elle soit plus respectueuse du site, de la végétation et de la topographie (avec prise en compte du ruissellement si nécessaire)
et définir des procédures de compensation systématiques lors de l a a hage ou de l a attage d a es ;
• Intégrer des espaces verts dans les cours intérieures et les œu s d ilots ;
• Créer des parcs naturels, des espaces verts, des lacs, des plans d eau non accessibles (ou partiellement accessibles) pour garantir les biotopes naturels ;
• Insérer un COS végétal à respecter pour les lotissements et groupes d ha itatio s en périphérie ( les normes internationales prévoient entre 12 et 15m2 d espa es verts par
habitant ).
Dispositions techniques
• Combiner avec les entrées de villes : jardin botanique, pépinières, jardin aromatique, parcs, agriculture urbaine…etc. Ce qui aurait un double avantage,
permettre une transition douce entre le rural et la ville et offrir aux citoyens un espace de détente, découverte, sensibilisation et parcours ville santé;
• Assurer la continuité de la trame verte en ville. Elle est constituée des espaces verts publics et aussi des parcelles privées ;
• Obliger les promoteurs à compenser les « barres » de logements sociaux qui détruisent le paysage périurbain par un pourcentage minimal d espa es verts
(COS végétal). Exemple de l'opération "Riad " [Commune rurale Sidi Hajjaj Oued Hassar, Province Mediouna, Casablanca] qui porte sur une superficie totale de
175 ha, pour le recasement de 8.386 ménages bidonvillois, devrait comporter 30 ha d espa es verts selon les normes internationale et en comptant seulement
3 personnes par ménage ;
• Proposer au niveau des entrées de villes des « cités-jardins » : « Avec l a hipel littéral, on peut imaginer des îlots d ha itat au milieu de la nature. Il s agit
d i ve te une qualité d ha itat que l o ne peut trouver en centre-ville : ni la ville, ni la campagne, mais des îles bâties au œu d u e nature préservée pour
un nouveau mode d ha ite . » Christian de Portzamparc, Faire archipel
SDAU • Encadrer l i pla tatio des bâtiments afin u elle soit plus
Rapport analyse diagnostic : respectueuse du site, de la végétation et de la topographie
(avec prise en compte du ruissellement si nécessaire) et
• Etablir un état des lieux précis des différents écosystèmes et un diagnostic objectif définir des procédures de compensation systématiques lors
permettant d'adopter les mesures adéquates au-delà des protections existantes ; de l e l ve e t ou de l a atage d a es ;
• Préciser les espaces à protéger dans un schéma de continuités écologiques (éléments • Encourager la réalisation de toitures végétalisées ;
constitutifs de la trame verte et bleue) ; • Encourager la réalisation de façades vertes qui permettent
• Démontrer l'intérêt de "voies vertes" de préférence cyclistes ou piétonnes . d aug e te les surfaces vertes et la biodiversité en revêtant
Orientation d’a age e t : de végétaux les façades des bâtiments, en tout ou en partie ;
• Fixer les orientations générales et veiller au respect des équilibres entre développement • Maintenir la biodiversité par la protection des milieux les plus
économique, social et qualité de l'environnement. Pour cela, Il est possible de fixer des
riches ;
objectifs chiffrés de protection ;
• Préserver l i te o e io des milieux riches en biodiversité,
• Définir les objectifs de protection des espaces naturels, en complément de ceux déjà
via des milieux plus ordinaires, pour en assurer la pérennité
existants ;
• Délimiter dans les espaces urbains ou agricoles des espaces spécialement réservés à la sur tout le territoire ;
nature et à la biodiversité, sous forme de « réservoirs de biodiversité » mis en réseau ; • Maintenir l uili e de paysages par la continuité des
• Définir les grands enjeux d uili e, de développement et de protection ; corridors biologiques qui doivent être confortés, y compris
• Délimiter des « voies vertes » ou infrastructures écologiques offrant une circulation dans le tissu urbain, où leur continuité peut servir de trame
douce, avec plantations d'espèces locales et régionales, dont le tracé ferait l'objet d'un verte et bleue à des fins de détente et de loisirs ;
emplacement réservé dans les PA . • Mettre en avant un principe de compensation lors de toute
atteinte aux milieux.
PA
Bonnes pratiques
Toitures végétalisées
Les toitures végétalisées consiste à recouvrir d'un substrat et de
végétation un toit plat ou en pente. Outre l aspe t esthétique,
différentes études menées en Europe depuis les années 80 ont
confirmé l i t t des toitures végétales dans une perspective de
restauration ou de protection de la biodiversité et de l'Environnement
en milieu urbain et plus particulièrement en ce qui concerne la qualité
de l'air et l'atténuation des îlots de chaleur urbaine. Avec des coûts
d e t etie et des surcoûts de construction faibles, cette technique
totalement éprouvée et relativement facile à mettre en place, ne
cause aucune altération au bâtiment et se révèle même plus stable et
plus étanche que des systèmes plus classiques de toitures plates.
[Link]
Façades vertes
Proposition : toitures vertes • Maintenir et développer les zones agricoles avec une
reconquête des espaces potentiellement cultivables ;
Les toitures sont des lieux sous-exploités, des espaces ouverts au ciel et au soleil situés
au œu de la ville. • Encourager les activités liées à l ag i ultu e biologique ;
• Favoriser l i stallatio de maraîchers "bio": règlement
Les toitures vertes ont de nombreux avantages : spécifique permettant notamment l auto isatio d i pla te
• Biodiversité accrue ; des serres ;
• Continuité et diversité des habitats (oiseaux et insectes) ; • Exiger des pratiques agricoles respectueuses de
l e vi o e e t (jardinage écologique, agriculture
• Plaisir de la nature à proximité ; biologique) et compatibles avec le mode de vie urbain dans
• Lieu p ot g s du uit et de l a tivit de la ue ; toutes dans toutes ses composantes.
• Lieux privés et intimes à proximité ;
• A so ptio des eau de pluie flu d eau od s ;
• F aî heu pa l effet de l vapo atio et de la t a spi atio des pla tes ;
• Isolation améliorée des toits ; Recommandations d’intégration dans les
• Possibilité de faire pousser des légumes, des fruits ou simplement des herbes documents d’urbanisme
(micro-agriculture urbaine).
SDAU
PA
SDAU
Le P og a e Natio al de l’U a is e Du a le :
Objectifs
Pilier 3 : Durabilité des Territoires
Mise en place de nouvelles approches innovantes notamment
• Contribuer à l'état de conservation favorable
la age e t des berges des oueds et des rivières…, et ce, dans la
des habitats naturels et des espèces et au bon
perspective et l a itio de la co-construction de la ville durable.
état écologique des masses d'eau ; Lac Zizi - Errachidia
Projet de loi N°36.15 sur l’eau, renforce le cadre juridique relatif à
• Permettre aux espèces animales et végétales la valorisation de l'eau de pluie et des eaux usées, et met en place
dont la préservation ou la remise en bon état un cadre juridique relatif au dessalement de l'eau de mer. Il met
constitue un enjeu national ou régional de se aussi sur pied des mécanismes de protection et de préservation des
déplacer pour assurer leur cycle de vie ; ressources en eau, et comporte des dispositions visant à améliorer
les conditions de protection contre les phénomènes extrêmes liés
• Permettre d a o pag e les évolutions du aux changements climatiques.
climat en permettant à une majorité d esp es
et d ha itats de s adapte aux variations Le projet du Plan National de Réutilisation des Eaux Usées (PNREU)
Sebkhat Imlil
climatiques ; se fixe comme objectifs l adi atio de l utilisatio non contrôlée
des eaux usées d i i 2020 et la réutilisation d u e manière directe
• Identifier, préserver et relier les espaces ou indirecte de la totalité du potentiel en eau utilisable d i i 2030,
importants pour la préservation de la soit 325 m³/an.
biodiversité par des corridors écologiques.
Objectifs Problématique
Objectifs
Enjeux associés
• Sauvegarder et mettre en valeur les potentialités et les
• Renouvellement urbain ; valeurs des berges pour faire face aux effets éventuels
d u e forte pression urbaine ;
• La préservation de la biodiversité redonnent un
rôle structurant aux corridors écologiques. • Faire de ces berges des atouts et non des contraintes à
Berges du Bouregreg
l u a isatio en mettant en valeur les caractéristiques
urbaines, naturelles, écologiques, patrimoniales et
paysagères des oueds ;
L i pe a ilisatio croissante des sols, inhérente aux infrastructures et aux La poursuite de l a tifi ialisatio au rythme actuel est guère
constructions et la mise à l gout systématique des eaux de ruissellement perturbent compatible avec les capacités des réseaux enterrés des centres-
l oule e t naturel des eaux de pluie, leur infiltration in situ et leur évaporation villes, qui ont tendance à saturer et à déborder en cas de fortes
naturelle. Les eaux non-infiltrées contribuent à l aug e tatio des risques pluies. Le dessèchement des sols et la baisse du niveau des
d i o datio s des milieux urbanisés et réduisent les performances des unités de nappes pénalisent la végétation urbaine et induisent des
traitement des eaux usées. tassements différentiels des sols, générateurs de dégâts pour les
immeubles et les infrastructures urbaines. La ressource précieuse
que constitue l eau de pluie est perdue et transformée en
menace, les rejets urbains par temps de pluie constituent
vraisemblablement l u e des sources majeures d appo t au milieu
aquatique de micropolluants toxiques minéraux (plomb, zinc,
cuivre, chrome) ou organiques (ammonium, pesticides...), ce qui
peut provoquer une accumulation toxique dans la chaîne
Enjeux associés alimentaire.
Vue aérienne sur Vastra - malmo D u autre côté, la diminution des ressources en eau douce nous
Objectifs
incite à nous interroger sur la possibilité de recours à des eaux de
qualité moindre pour les usages ne nécessitant pas une qualité
dite pota le. C est pourquoi la récupération-réutilisation des
• Agir préventivement contre eaux pluviales présente un double intérêt : économiser l eau
la pollution par la réduction potable et limiter les apports d eau pluviales dans les stations
du ruissellement ; d pu atio .
• Rechercher une meilleure Dans le domaine de l eau, la construction HQE se traduit par des
gestion des eaux et des mesures concrètes et notamment par : l utilisatio des eaux
polluants en milieu urbain pluviales, l e t etie et l a osage; la gestion des eaux d o age
pour une diminution des (végétalisation des toitures, des parkings).
rejets urbains par temps de
pluie et de leurs impacts.
L e se le de ces actiosn permettraient de réduire les risques Une réseau séparatif distingue les eaux de pluie. Selon les cas, celles-ci se
d i o datio s, de désengorger les réseaux d gouttage, de reconstituer les dispersent dans le sol via des drains dispersants ou alimentent un dispositif de
réserves souterraines par infiltration et de valoriser l eau de pluie en la stockage (citernes). Les eaux de pluie peuvent ensuite être réutilisées pour
réutilisant pour des usages domestiques comme l a osage, ou le l ali e tatio des WC ou l i igatio .
nettoyage.
Référentiel quartier durable - Wallonie
Bonnes pratiques
Les racines des arbres permettent de filtrer l'eau et ainsi obtenir une meilleure qualité de l'eau. Les végétaux contribuent à absorber l'eau de pluie par la percolation au
niveau du sol et par les racines des arbres. La présence d'arbre réduit le volume des eaux de ruissellement, protège les sources d'eau et prévient ou du moins réduit les
dommages causés par les inondations.
Les végétaux limitent la pollution des eaux de surface qui autrement, s'écouleraient sur des espaces pavés contenant des polluants tels que le plomb ou déchets de toutes
sortes et qui seraient drainés vers les cours d'eaux ou encore captés par les égouts fluviaux.
Une bande de végétation près d'un cours d'eau peut absorber une bonne partie des eaux de ruissellement qui peuvent être chargées d'éléments fertilisants. Ces éléments,
retenus par le système racinaire des végétaux, diminuent ainsi la sur-fertilisation des plans d'eau et limitent le développement des algues et autres plantes aquatiques.
Dispositions techniques
La végétalisation des toitures devrait être envisagée pour toute toiture plate non accessible de plus de 50 m². Les toitures vertes permettent, grâce à leur composition, de
retarder le ruissellement des eaux de pluie.
Orientations
Maîtriser l u a isatio et l i pla tatio des infrastructures et améliorer la perméabilité des infrastructures existantes:
• En évitant que l a age e t du territoire, les projets d i f ast u tu es linéaires et l u a isatio ne conduisent à la destruction, la dégradation ou la fragmentation des
milieux aquatiques ;
• En cherchant à améliorer la perméabilité des infrastructures existantes et en évitant de porter atteinte à des continuités écologiques, notamment la trame bleue, par
l la gisse e t de voies de communication existantes et la densification du réseau de transport par la construction de nouveaux tronçons ;
• En favorisant une organisation intelligente et économe de l espa e, impliquant de lutter contre l tale e t urbain et la consommation d espa e .
PA
SDAU
• Identifier les espaces ou secteurs contribuant aux continuités
• Définir une « trame bleue » qui relie entre les espaces naturels en
écologiques et prévoir les règles particulières liées à ces enjeux ;
utilisant, notamment, les cours d eau et leurs abords ;
• Interdire les changements d affe tatio ou une urbanisation conduisant
• Préciser les espaces à protéger dans un schéma de continuité
à une fragmentation des milieux proches des rivages ;
écologique de la trame bleue ;
• Instituer un recul des constructions à la limite des cours d eau ;
• Localiser et définir les principes de mise en valeur des axes bleus ;
• Identifier les secteurs soumis aux risques d i o datio ;
• Localiser et définir des principes de mise en valeur des espaces
urbanisés sensibles proches du rivage ; • Identifier les zones de capacités supérieures d a so ptio des eaux
pluviales par les sols et les valoriser en espaces naturels plantés ;
• Localiser et préciser les orientations paysagères des espaces proches
du rivage ; • Autoriser les toiture-terrasse, y compris végétalisées, permettant de
limiter l i pe a ilisatio des sols ;
• Déterminer des objectifs de protection des milieux naturels et
aquatiques des pollutions issues du lessivage des sols ; • Imposer un coefficient minimal d espa e libre en pleine terre ou
l utilisatio de matériaux poreux ou de dispositifs favorisant l i filt atio
• Identifier les secteurs où il est nécessaire de prévoir des installations
pour l a age e t des aires de stationnement, des voiries et des
de collecte, stockage voire traitement des eaux pluviales et de
accès.
ruissellement.
Loi-cadre n° 99-12 portant charte nationale de l’e vi o e e t et • Préserver les ressources naturelles (la
du développement durable biodiversité terrestre et marine, les
énergies fossiles) ;
Article 6 :
• Prévenir et limiter les pollutions (eau , sols,
air) et les nuisances ;
Les ressources naturelles, les écosystèmes et le patrimoine
historique et culturel sont un bien commun de la nation. Ils font • Renforcer les mesures d att uatio et
l o jet d u e protection, d u e mise en valeur et d u e valorisation d adaptatio aux changements climatiques.
fondées sur une gestion intégrée et durable, à travers l adoptio
de mesures législatives, institutionnelles, économiques et
financières ou autres et ce, conformément aux objectifs et
principes de la présente loi-cadre. Etat des lieux et problématique
Article 7:
• Une grande pression sur des ressources
Les mesures mentionnées à l a ti le 6 ci-dessus visent à : naturelles (eau, énergie et forêts…) ;
• Promouvoir le recours aux modes d utilisatio durable et • Une consommation de plus en plus importante
économe des ressources en eau ; d e gie (bâtiments, transports et usages
• Assurer l uili e écologique de la forêt et des domestiques) ;
écosystèmes forestiers et de la biodiversité ; • Forte pression sur les infrastructures et
• Promouvoir l utilisatio des énergies renouvelables et des équipements urbains sous l effet combiné de la
technologies de l effi a it énergétique ; croissance démographique, de la répartition
• Adopter un régime juridique particulier visant la protection spatiale des équipements et du poids des
du sol contre toutes les formes de dégradation et de déficits accumulés ;
pollution ; • Pollution et dégradation du cadre de vie et
• Renforcer les moyens alloués à la lutte contre la diminution des espaces récréatifs ;
désertification et à la préservation de la biodiversité ;
• Plus grande exposition aux risques majeurs que
• Renforcer les moyens de lutte contre la pollution de l ai et
l a tifi ialisatio des sols et leurs modes
d adaptatio aux changements climatiques ;
d o upatio amplifient ;
• Promouvoir la protection des écosystèmes marins et
littoraux et des zones humides ; • Dégradation du cadre de vie liée aux rejets et
• Préserver et mettre en valeur les écosystèmes des zones de pollutions (hydriques et atmosphériques) ;
montagne ; • Etalement urbain, au dépend des espaces
• Préserver et mettre en valeur les sites d i t t biologique naturels, des espaces récréatifs et des terres
et écologique terrestres, littoraux et marins. agricoles à haute valeur ajoutée.
La question de l e vi o e e t est actuellement au œu des stratégies de développement à l helle mondiale. Face à une crise énergétique internationale et à
l aug e tatio exponentielle des gaz à effet de serre, les réflexions des scientifiques et les décisions politiques intègrent pleinement la dimension environnementale. Le
Maroc ne fait pas exception à la règle. La problématique est d a tualit dans tous les secteurs et notamment au niveau de l a age e t du territoire. Si la prise en
considération de l e vi o e e t dans les politiques stratégiques de l a age e t du territoire et l u a is e font partie des préoccupations prioritaires des
pouvoirs publics, est parce u il s i s it dans les engagements de l Etat face aux protocoles et conventions internationaux .
A ce titre, le Maroc a adopté plusieurs textes traitant de la question de la protection de l e vi o e e t, notamment :
• Constitution de 2011 - Article 35: L Etat œuv e à la réalisation d u développement humain et durable, à même de permettre la consolidation de la justice sociale et
la préservation des ressources naturelles nationales et des droits des générations futures.
• Loi-cadre n° 99-12 portant Charte Nationale de l’E vi o e e t et du Développement Durable comportant sept principes: Principe d i t g atio , Principe de
territorialité, Principe de solidarité, Principe de précaution, Principe de prévention, Principe de responsabilité et Principe de participation.
• Décret 2-14-782 du 19 Mai 2015 relatif à l’o ga isatio et aux modalités de fonctionnement de la police de l’e vi o e e t.
• Dahir n° 1-10-123 du 3 Chaabane 1431 portant promulgation de la loi n° 22-07 relative aux aires protégées.
• Dahir n° 1-95-154 du 16 Août 1995 portant promulgation de la loi n° 10-95 sur l'eau.
• Dahir n° 1-03-60 du 12 Mai 2003 portant promulgation de la loi n° 12-03 relative aux études d'impact sur l'environnement.
• Dahir n° 1-03-61 du 12 Mai 2003 portant promulgation de la loi n°13-03 relative à la lutte contre la pollution de l’ai .
• Dahir n° 1-03-59 du 12 Mai 2003 portant promulgation de la loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l'environnement.
• Dahir n° 1-06-153 du 22 Novembre 2006 portant promulgation de la loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination.
• Dahir du 10 Octobre 1917 sur la conservation et l'exploitation des forêts.
• Dahir n° 1-02-130 du 13 Juin 2002 portant promulgation de la loi n° 08-01 relative à l'exploitation des carrières.
• Dahir n° 1-10-16 du 11 Février 2010 portant promulgation de la loi n° 13-09 relative aux énergies renouvelables.
• Dahir n° 1-15-87 du 29 ramadan 1436 (16 juillet 2015) portant promulgation de la loi n° 81-12 relative au littoral.
• Stratégie Nationale de Développement Durable
‐ Enjeu 2 : Réussir la transition vers une économie verte.
‐ Enjeu 3 : Améliorer la gestion et la valorisation des ressources naturelles et renforcer la conservation de la biodiversité.
‐ Enjeu 4 : Accélérer la mise en œuv e de la politique nationale de lutte contre le changement climatique.
‐ Enjeu 7 : Promouvoir une culture du développement durable.
• Charte Nationale d’A age e t du Territoire et du Développement Durable.
• Schéma National d’A age e t du Territoire.
• Projet de loi 99-14 relatif aux documents d’u a is e - principes de l’u a is e durable:
‐ La préservation des zones agricoles, des zones sensibles, des espaces littoraux, des sites naturels, archéologiques et culturels et des paysages et la
sauvegarde des équilibres écologiques ;
‐ La mise en place des conditions de mise en œuv e de la charte nationale de l e vi o e e t et du développement durable ;
‐ L i t g atio et la prévention des risques naturels, industriels et technologiques ;
‐ La performance énergétique et les exigences d effi a it énergétique dans les modes d a age e t ;
‐ La gestion équilibrée et économe de la ressource en eau dans les modes d a age e t.
• Les nouveaux termes de références pour les documents d’u a is e - Principes de l’u a is e durable:
‐ préserver les ressources naturelles, le patrimoine et le paysage ;
‐ prôner les principes d effi a it énergétique dans les modes d a age e t ;
‐ promouvoir des approches modernes, économes en énergie et répondant aux principes de préservation et de protection des zones agricoles,
naturelles et forestières et aux impératifs écologiques du développement urbain.
Quelques chiffres
• Nombre de décharges publiques : 220 • seulement 10% des déchets de carburants sont collectés. Le système de collecte
• Nombre de décharges contrôlées: 15 et de tri est géré par le secteur informel.
• Nombre de décharges sanitaires opérationnelles : 11 Les huiles usées servent de carburants pour le bains publics et les fours
• Seulement 8% des déchets solides sont recyclés et moins de 1% compostés . communaux et sont illégalement déversés dans la nature
1. La collecte des déchets solides couvre environ 74% des déchets générés mais Ces déchets hautement toxiques représentent une menace pour la santé
seulement 35% sont déposés dans les décharges sanitaires (contre 10% en 2008). environnementale et les réserves d eau si la récupération, le traitement et
l li i atio sont mal gérés.
2. Près de 25% des déchets industriels sont des déchets classés dangereux et seuls
8% de déchets dangereux sont collectés annuellement, le reste est déposé dans • Absence de secteur formel spécialisé dans le gestion des E-déchets à l e eptio
des dépotoirs non contrôlés et des décharges municipales sans traitement des opérations de démontage et quelques initiatives industrielles de recyclage
préalable, sur des terres environnantes, dans des carrières abandonnées, le long
des rivières… Rapport sur la gestion des déchets solides au Maroc – GIZ, ANGED, SweepNet, 2014
Conséquences importantes pour la santé publique et l e vi o e e t.
3. Déchets spéciaux: À l'échelle du Maroc, les rejets en milieu naturel se font pour 58% dans les cours
d eau, 31% en mer et 11% dans le sol et le sous-sol. Mais c'est la mer qui constitue
• Pénurie nationale en installations d li i atio de déchets de construction/ au final le principal réceptacle des pollutions (MATEE/DAT, 2006). Le milieu marin
démolition (prévisions de recyclage : 20% d i i 2020). reçoit directement 98% des rejets liquides industriels et agricoles et 52% des rejets
domestiques urbains émanant des agglomérations côtières.
Déversements illégaux dans des zones non contrôlées
L a e Kenitra-Safi concentrerait plus de 60% des rejets urbains et plus de 80% des
• Pas de système structuré pour la collecte des déchets de pneumatiques . rejets industriels du Maroc (SOFA, 2005). Or, la quasi-totalité des industries
rejettent leurs effluents en pleine mer sans aucun traitement, tandis que 5% des
Pneus usés servent comme matière première pour produire des biens
villes seulement sont dotées d u e station d pu atio .
manufacturés (chaussures-seaux…) ou comme combustible fournissant de la
vapeur pour des fours de poterie non équipés de filtres pour les émissions
atmosphériques
SDAU PA
• Dresser un état des lieux des décharges existantes contrôlées et incontrôlées ; • Prévoir au niveau des documents relatifs aux lotissements, des
• Identifier les emplacements à réserver au prétraitement et à la collecte des emplacements pour la collecte, le traitement (tri) et le compostage de
déchets au niveau des zones industrielles ; proximité des déchets y compris des déchets verts ;
• Établir une cartographie pour localiser les futures zones productrices de déchets • Interdire les décharges sauvages et les dépôts de matériaux ;
(y compris déchets industriels, déchets du bâtiment et déchets relatifs à • Dimensionner les voies afin de permettre la circulation des véhicules de
l a tivit touristique) et donc les futures emplacements de décharges, de collecte.
cellules de compostage de proximité et de structures de traitement des déchets.
La pollution de l'air en milieu urbain est Au Maroc, la pollution atmosphérique en milieu urbain a été étudiée dans
générée par les transports, les industries et certaines agglomérations. Elle est liée en partie au trafic routier, le reste à
la production énergétique. Elle se l i pla tatio industrielle périurbaine. Les mesures des taux d ozo e, de
manifeste par la présence de particules monoxyde de carbone, de dioxyde de soufre et de dioxyde d azote sont
fines (les aérosols, et notamment de supérieures aux normes tolérées. Cette pollution est responsable d u e
carbone) et de smog urbain (dont l'ozone augmentation significative des infections respiratoires, des crises d asth e,
troposphérique) bien visible. La pollution des bronchites de même que l aug e tatio de l i ide e des conjonctivites.
atmosphérique cause en moyenne chaque Les trois grandes villes marocaines que sont Casablanca, Tanger et Marrakech
année la mort prématurée de 7 millions de affichent des taux trois fois supérieurs à la normale pour les petites particules
personnes dans le monde, selon et de deux fois environ pour les particules fines, ce qui pourrait occasionner
l'Organisation Mondiale de la Santé. plus d e positio de leurs populations aux troubles respiratoires.
Enjeux associés
• Ville et santé ;
• Mobilité urbaine ; Règlementation / Stratégie mise en place au
• Efficacité énergétique ; Maroc
• Fo es d u a isatio .
• Loi 11-03 : protection et mise en valeur de l e vi o e e t;
• Loi 12-03 : étude d i pa ts sur l e vi o e e t;
Objectifs • Loi 13-03 : lutte contre la pollution de l ai ;
• Loi 28-00 : gestion des déchets et leur élimination ;
• P se ve la ualit de l ai ; • Décret nº 2-09-286 fixant les normes de qualité de l'air et les modalités de
surveillance de l'air ;
• Offrir un cadre de vie sain ;
• Décret fixant les valeurs limites des émissions polluantes dans l ai émanant
• Lutte o t e l i pa t de la
de sources de pollution fixes et les modalités de contrôle de ces émissions ;
pollution sur la santé des individus.
• Arrêté relatif aux seuils de vigilance, d i fo atio , d ale tes et les mesures
d u ge e ;
• Signature de deux conventions visant à réduire les émissions de gaz à effets
de serre:
‐ Une convention mobilisant 7 acteurs : le ministère de la Santé, les
ministères délégués chargés de l E vi o e e t et de l Eau, la Direction
des Collectivités locales et celle de la Météorologie Nationale, la région
du Grand Casablanca, et bien entendu la Fondation Mohamed VI pour la
protection de l e vi o e e t, dont l o je tif est de préserver la qualité
de l ai . Cette convention doit mettre en place une veille sanitaire
épidémiologique dans la région Casablanca-Settat ;
‐ Le pacte Qualit Ai qui lie la Fondation Mohammed VI pour la protection
de l e vi o e e t, la CGEM et huit entreprises qui s e gage t dans la
réduction des émissions de gaz à effet de serre.
SDAU PA
• Maîtriser l tale e t urbain en fixant les densités minimales de • Améliorer l a essi ilit par le système de transports publics par
logements différentes selon le territoire et renforcer l i te sit urbaine l ide tifi atio de sites à enjeu fort de valorisation des axes lourds de
(habitat et activité) dans les centralités pour limiter les obligations de transports en commun ;
déplacements ;
• Favoriser l a age e t de l espa e public pour l utilisatio des modes
• Réorienter les mobilités de manière à privilégier les modes de transport à doux de déplacement en imposant des normes spécifiques pour le
moindre impact négatif en termes de santé permettant le développement stationnement des vélos : lors de la réalisation de logements collectifs et
des mobilités actives favorables à la santé ; d uipe e ts publics, une surface minimale réservée pour la réalisation
de locaux « aménagés pour le stationnement vélos » ;
• Etablir un diagnostic de la qualité de l ai ;
• Réserver des emplacements pour permettre la réalisation, à termes, des
• Proscrire les extensions urbaines le long des axes routiers les plus pollués itinéraires de circulations douces ;
sauf pour les aménagements urbains permettant d e atténuer les
nuisances (forme urbaines, orientation, conception, végétalisation). • Éviter d u a ise ou de densifier fortement les zones d ha itat à
proximité des infrastructures les plus émettrices de polluants ;
• Imposer un retrait des constructions par rapport aux voies les plus
émettrices de polluants ;
Bonnes pratiques
La pollution lumineuse se • Un bon éclairage nocturne permet de bien voir et d t e bien vu, assurant ainsi la sécurité
réfère à la présence, dans le de tous ceux qui vivent et travaillent la nuit. Cependant, il est erroné et dommageable
ciel nocturne, de lumière d asso ie un éclairage intense à la sécurité et un éclairage plus faible au danger. Ainsi,
d o igi e artificielle (halo l lai age abusif découle souvent de cette croyance malheureusement très répandue.
lumineux diffus) qui masque • L'éblouissement est l'une des conséquences fâcheuses d'un éclairage intense, non
la voûte céleste. Les uniforme ou mal dirigé.
conséquences de la
surenchère lumineuse sont • Santé et horloge biologique : il est maintenant reconnu scientifiquement par
importantes : consommation l'Organisation Mondiale de la Santé que le dérèglement de l'horloge biologique peut
excessive d e gie, causer de nombreux problèmes de santé, allant de l'insomnie au cancer en passant par la
déséquilibre des écosystèmes, dépression, le diabète et l'obésité.
voilement des étoiles, • Esthétisme: Un éclairage mal conçu aura de grandes répercussions sur l'esthétisme d'une
incohérence du paysage œuv e architecturale ou patrimoniale. Que ce soit par un éblouissement causé par des
nocturne. Boucher, 2006 sources de lumières intenses visibles, une mauvaise gestion des contrastes ou le choix de
couleurs, la beauté d'un lieu ou d'un bâtiment est grandement affectée par son éclairage.
Enjeux associés
Objectifs
Enjeux associés
Dispositions techniques
Santé et sécurité des citoyens, Outres les préoccupations générales liées à la santé et à
économies d e gie, protection de Isolant chanvre l e vi o e e t, le choix des matériaux devrait idéalement intégrer
l e vi o e e t sont directement les critères suivants :
impactés par le choix des matériaux de • Type et origine de la matière première
construction.
‐ La matière première est-elle renouvelable ou issue
de filières de recyclage ?
‐ La matière première peut-elle être une source
d issio de substances ou de particules nocives
Objectifs (exemple sable de mer/sable de carrière) ?
• Type de mise en œuv e
selon le cas, une mise en oeuvre nécessitera plus ou moins d eau,
Réduire l i pa t des matériaux de
Liège aggloméré d le t i it et génèrera plus ou moins de déchets.
construction sur l e vi o e e t.
• Durée de vie
• Nécessité d’e t etie et de maintenance
Lors du choix des matériaux, on s i te oge a sur la fréquence et le
type d e t etie nécessaire pour chaque type de matériau de finition
(Intérieur : revêtements de sol, revêtements de mur, menuiseries…-
Extérieur : revêtements de façade, revêtements de toiture,
menuiseries…).
Pigments Tadelakt
Bonnes pratiques
PREAMBULE
Nous, Ensemble des signataires de cette charte, nous nous engageons à : Nous, Institut Supérieur de Bâtiment, appartenant à l Offi e de la Formation
• Respecter les textes de loi et arrêtés municipaux permanents concernant : Professionnelle et de la Promotion du Travail, nous nous engageons à :
• L o ga isatio • Apporter toute l aide nécessaire aux entreprises de bâtiment et de travaux
• La signalisation publics désireuses d a lio e la qualification de leurs ouvriers
• La propreté • Sensibiliser à la protection de l e vi o e e t dans nos cycles de formation
• La sécurité des ouvriers, piétons et riverains professionnelle.
• La lutte contre le bruit dans les chantiers, aussi bien à l i t ieu u à ARTCLE CINQUIEME
l e t ieu .
• Respecter cette charte au début de chaque chantier et à en assurer la Nous, Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes, nous nous engageons à :
diffusion et la pérennité. • Mettre à la disposition de l e se le des intervenants du cadre bâti, les
ARTICLE SECOND moyens de mesures et de contrôles en vue de réduire et/ou éliminer les
nuisances produites par les installations de chantier et les travaux de
Nous, Prescripteurs, Architectes et Ingénieurs, nous nous engageons à : construction.
• Etablir tous les documents écrits et tous les plans de détails nécessaires à la • Encourager et réaliser des études et des recherches pour l utilisatio de
bonne exécution des travaux. techniques et de matériaux soucieux de l e vi o e e t en collaboration
• Introduire dans les marchés d appel d off e, un chapitre « sensibilisation » à avec les opérateurs, les écoles d i g ieu s et les instituts de formation.
la protection de l e vi o e e t, en vue de : ARTICLE SIXIEME
• Respecter les ressources naturelles
• Protéger l i t g it de l espa e végétal et des arbres Nous, ONG représentants de la Société Civile et Initiateurs de cette charte, nous
• Inciter à l utilisatio des matériaux de construction non polluants nous engageons à veiller à la sensibilisation de tous (avec tous les moyens dont
• Gérer les déchets et les produits toxiques nous pourrons disposer, notamment audiovisuels) sur la bonne tenue des
• Veiller à la bonne image des chantiers chantiers et de la nécessité de la propreté et de la sécurité dans les chantiers;
Le littoral est une zone côtière constituée de: « Long de 3500 kilomètres, le littoral marocain recèle, sur sa
• Côté mer : des eaux territoriales telles que double façade méditerranéenne et atlantique, un potentiel
définies par les dispositions du dahir portant important de richesses halieutiques et biologiques, de sites
loi n° 1-73-211 du 26 moharrem 1393 (2 mars naturels et de paysages écologiques. C est un véritable patrimoine
1973) fixant la limite des eaux territoriales ; qui demeure, cependant, fragile et vulnérable faisant l o jet
• Côté terre : du domaine public tel que fixé au d u e intense dégradation due en particulier à la concentration de
a) de l'article premier du dahir du 7 Chaabane l u a isatio (60%), aux différents rejets directs domestiques et
1332 (1er juillet 1914) sur le domaine public industriels (70% des unités hôtelières et 90% des unités
ainsi que des estuaires, des baies, des étangs, Essaouira industrielles) et à la prolifération des opérations de destruction
des sebkhas, des lagunes, des marais salants, systématique du cordon dunaire, à l o ga isatio linéaire de
des zones humides communiquant avec la l espa e littoral parfois anarchique » .
mer et des cordons dunaires côtiers.
Ministère délégué auprès du Ministre de l e gie, des mines, de l eau et de
Loi n° 81-12 relative au littoral l e vi o e e t, chargé de l E vi o e e t
Les risques sur les espaces côtiers sont nombreux et variés mais
les plus significatifs sont :
Objectifs
• Loi n° 13-09 relative aux énergies renouvelables, promulguée par Dahir n° 1-10-16
du 26 Safar 1431 (11 février 2010) publiée au Bulletin officiel n° 5822 du 1er rabii • Le projet de loi n° 38-16 modifiant et complétant la loi n° 16-09 relative à l'Agence
II 1431 (18 mars 2010). Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de l'Efficacité
Le développement des sources d e gies renouvelables nationales constitue l u e des Energétique ADEREE.
priorités de la politique énergétique nationale, dont les grands axes visent :
‐ le renforcement de la sécurité d app ovisio e e t en énergie à travers la • La stratégie nationale énergétique horizon 2030 dont les orientations
diversification des sources et ressources, l opti isatio du bilan énergétique et stratégiques sont basées notamment sur la montée de la part des énergies
la maîtrise de la planification des capacités ; renouvelables de 42% à 50% par :
‐ l a s généralisé à l e gie, par la disponibilité d u e énergie moderne pour ‐ Le développement de l olie : la puissance électrique cumulée à partir de
toutes les couches de la population et à des prix compétitifs ; l olie atteindra 1554 MW en 2012, 2280 MW en 2020, et 5520 MW en2030;
‐ le développement durable par la promotion des énergies renouvelables, pour le
renforcement de la compétitivité des secteurs productifs du pays, la ‐ La croissance de l e gie solaire avec la réalisation d i i à 2030 de 740 MW
préservation de l e vi o e e t par le recours aux technologies énergétiques en solaire à concentration, 400 MW en photovoltaïque et 3 000 000 m2 en
propres, en vue de la limitation des émissions des gaz à effet de serre et la solaire thermique ;
réduction de la forte pression exercée sur le couvert forestier ; ‐ L e ge e de la biomasse avec400 MW de puissance installée d i i 2030 ;
‐ le droit, pour un exploitant, de produire de l le t i it à partir de sources ‐ La mobilisation du potentiel hydroélectrique.
d e gies renouvelables.
• Le Programme National de l’U a is e Durable
• Dahir n° 1-10-18 du 26 Safar 1431 (11 Février 2010) portant promulgation de la loi
Pilier 1 : Planification stratégique durable
n° 57-09 portant création de la société « Moroccan Agency For Solar Energy »
Promouvoir la maîtrise des consommations énergétiques et le recours aux énergies
(MASEN).
renouvelables dans les choix de développement et favoriser la performance
énergétique des bâtiments.
Objectifs
Orientations
Organiser le développement des territoires de manière à les
rendre économes en énergie. Deux objectifs doivent toujours • Favoriser le principe de mixité de quartier entre l a tivit et l'habitat afin de favoriser, en particulier, la
guider les conceptions et les réalisations: réduction des déplacements domicile-travail ;
1) Réduire les besoins; • Limiter l tale e t urbain et développer des formes urbaines plus compactes et économes en énergie ;
2) Assurer l app ovisio e e t en énergie. • Rechercher un équilibre entre les extensions urbaines et le renouvellement urbain ;
• Réinvestir les friches et densifier le tissu existant ;
• Renforcer la trame verte par la végétalisation des toitures terrasses et des œu s d îlot en pleine terre ;
Indicateurs
• Réaliser une conception de l lai age public économe ;
• Articuler transports collectifs et territoires urbanisés ;
• Production d e gie par rapport à la consommation • Optimiser les densités des constructions et étudier leur volumétrie et orientation en prenant en
finale moyenne ; considération les caractéristiques climatiques ;
• Estimation des besoins ; • Prévoir des mesures incitatives pour les constructions énergétiquement performantes ;
• Mode d e ploitatio et de consommation des ressources • Offrir une desserte optimale en transports publics, et privilégier la multimodalité et les réseaux de
énergétiques. mobilité douce ;
• Eclairer les décideurs sur les données énergétiques du territoire, les potentialités en matière de
développement des énergies renouvelables et de maîtrise de l e gie ;
• Utiliser l'ensemble des outils réglementaires et contractuels à la fois dans une perspective d'adaptation
offre-demande d'énergie et aussi afin de prendre en compte la diversité d'approvisionnement
énergétique possible, en donnant la priorité aux transports collectifs.
Loi 22-80 relative relatif à la protection, à la conservation Le Maroc a hérité un patrimoine pluriculturel dont l o igi alit , la
et à la mise en valeur du patrimoine culturel – article 2 : valeur et la richesse sont universellement reconnues. Facteur
• Patrimoine culturel national s te d à tous les biens d ide tit , il constitue aujou d hui un élément fondamental de
culturels mobiliers, immobiliers et immatériels, par notre conscience nationale et une richesse transmissible qui porte
nature ou par destination et mobiliers existants sur et nos valeurs et principes communs aux générations futures.
dans le sol des immeubles du domaine public ou privé de Historiquement, le Maroc est un des pays à avoir apporté une
l Etat, ou appartenant à des collectivités ethniques sous attention forte à son patrimoine au nom de l i t t général et ce,
tutelle de l Etat, à des personnes physiques ou morales depuis longtemps. Cette prise de compte a comme point de départ
de droit privé, ainsi que dans le sous‐sol et espaces le Dahir chérifien du 29 novembre 1912 relatif à la conservation
subaquatiques des eaux intérieures et des eaux des monuments historiques et des inscriptions historiques. Depuis
territoriales maritimes nationales, légués par les lors, la législation marocaine a connu, une évolution notable
générations passées, de la préhistoire à nos jours et matérialisée par les différentes modifications du texte de loi dont
représentant un intérêt pour la civilisation nationale ou les principaux sont :
universelle ; • Le Dahir du 13 février 1914 relatif à la conservation des
• Patrimoine naturel national s te d à tout site ou monuments historiques, des inscriptions et des objets d a t et
monument, généré par la nature, ou zone ou formation antiquités de l E pi e Chérifien, à la protection des lieux
naturelle ainsi que toute composante de la nature et du entourant ces monuments, des sites et des monuments
paysage qui revêt un caractère exceptionnel ; naturels ;
• Le Dahir du 21 juillet 1945 relatif à la conservation des
• Patrimoine mixte s e te d du patrimoine culturel et
monuments historiques et des sites, des inscriptions, des
patrimoine naturel dans leur interdépendance.
objets d a t et d a ti uit et à la protection des villes
anciennes et des architectures régionales ;
• Le Dahir du 25 décembre 1980 relatif à la conservation des
Enjeux associés monuments historiques et des sites, des Inscriptions, des
objets d a t et antiquités.
• Renouvellement urbain ; Note de présentation du projet de loi relatif à la protection, à la
• P ote tio de l e vi o e e t ; conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel – Ministère de la
• Trame verte et bleue ; culture
• Lutte contre les inégalités. Toutefois, le Patrimoine marocain dans toutes ses composantes
est aujou d hui, insuffisamment préservé et valorisé.
Objectifs Depuis les cinq dernières décennies, les tissus patrimoniaux ont
connu une dégradation et une dévalorisation. Ils sont devenus des
espaces d i salu it qui posent des problèmes aux deux niveaux
• Protéger, sauvegarder et conserver les monuments de l u a is e et de l ha itat.
historiques, des édifices remarquables, des espaces La problématique d i te ve tio sur les tissus anciens est
publics significatifs, des points de vue et des sites accentuée par leur caractère patrimonial et historique. Souvent,
marquants, l e se le des parcs et des jardins, et leur les actions d a age e t urbain effectuées sur les tissus
assurer, dans le temps long, une gestion adaptée. existants se limitent à l aspe t extérieur de l espa e urbain ou à la
• Protéger l ide tit culturelle, la diversité du paysage restauration ponctuelle de monuments.
naturel, le patrimoine bâti et non bâti comme une Les documents d u a is e tels u ils sont élaborés se
ressource précieuse et un levier du développement préoccupent principalement de l aspe t protectionniste des tissus
territorial durable. anciens u ils ont tendance à délimiter par un graphisme
• Reconnaitre la valeur du patrimoine dans sa dimension approprié sans pour autant expliquer en quoi consistent les
historique, architecturale et aussi sociale : actions de sauvegarde qui s imposent.
‐ Améliorer les conditions de vie et d ha ita ilit Les tissus anciens voient leurs activités diminuer en l a se e
dans ces tissus ; d u e redynamisation comme solution durable du phénomène de
‐ Les revaloriser et les redynamiser en prenant en vieillissement du patrimoine.
considération leurs spécificités et leurs La mise en œuv e d u développement durable relève aujou d hui
potentialités ; d u e responsabilité publique tout autant que d u e prise de
‐ Les intégrer au sein de l a atu e urbaine ; conscience individuelle. L o je tif est d illust e le rôle du
‐ Préserver leur identité architecturale. patrimoine comme moteur de développement d u e société plus
• Transmettre aux générations futures des éléments de démocratique. Sa multi dimensionnalité nécessite de plus en plus
valeur culturelle et patrimoniale qui participent de une gestion partagée avec l e se le de la société, processus
manière décisive à la définition de leur identité. reconnu comme favorable à l e ge e d u développement
durable (transversalité, participation).
• La Charte Nationale de protection et de mise en valeur du Patrimoine Culturel qui a pour objectifs de:
‐ Encourager toute action consistant à préserver un bien culturel, matériel ou immatériel, dans l tat actuel pour en garantir la pérennité et la
transmission aux générations futures ;
‐ Faciliter l adoptio de structures de coopération et de partenariats entre les acteurs publics et/ou privés dans un cadre conventionnel consensuel à
des fins de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel et mixte ;
‐ Appeler à mobiliser tous les moyens de lutte appropriés contre toutes les menaces qui pèsent sur le patrimoine national culturel ;
‐ Appeler les différents intervenants à mobiliser les moyens humains et financiers nécessaires pour la préservation du patrimoine national culturel ;
‐ Appeler les différents organismes publics concernés et leurs services centraux et déconcentrés à adhérer aux efforts visant la préservation du
patrimoine national culturel, et sensibiliser les élus, les groupes, les communautés et le public à l i po ta e du patrimoine national culturel et
l u ge e de la finalité de sa préservation ;
‐ Définir les engagements de l'Etat, des collectivités territoriales, des différents organismes publics, des entreprises privées, des associations de la
société civile et des citoyens en matière de protection du patrimoine national culturel ;
‐ Inciter les différents services de l Etat concernés à établir des réformes d'ordre institutionnel, économique et financier dans le domaine de la
gestion du patrimoine national culturel en faisant valoir la bonne gouvernance ;
‐ Appeler à renforcer le cadre juridique visant la préservation, la protection et la mise en valeur du patrimoine national culturel et à l adapte avec
les dispositions contenues dans les conventions internationales ratifiées par le Royaume du Maroc ;
‐ Œuv e pour une meilleure accessibilité des groupes et des communautés d a ueil ainsi u à l e se le des citoyens au patrimoine national
culturel.
• Les nouveaux termes de références pour les documents d’u a is e - Principes de l’u a is e durable .
16
RÉFÉRENTIEL DE L'URBANISME DURABLE 4119
11 ENJEU: PROTECTION DU PATRIMOINE ET MÉMOIRE DES LIEUX
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RÉFÉRENTIEL DE L'URBANISME DURABLE 4120
11 ENJEU: PROTECTION DU PATRIMOINE ET MÉMOIRE DE S LIEUX
Bonnes pratiques
La région Doukkala-Abda
Programmes « Pôles d’E o o ie du Patrimoine » (PEP), Maroc L tude recense l o e richesse patrimoniale de la région
Doukkala-Abda pouvant être à l o igi e de plusieurs filières de
A l i sta des pays du Nord, le Maroc, conscient du fait que par le biais d u e développement :
valorisation patrimoniale contribuerait à une cohésion territoriale et de là, à consolider • Des paysages et des ressources environnementales ;
l ide tit nationale, a initié des programmes dits « les Pôles d E o o ie du • Un patrimoine architectural et culturel ;
Patrimoine » (PEP). Le Schéma National d A age e t du Territoire SNAT précise, • Des traditions et un savoir faire ancestral ; des ressources
dans la proposition 33 intitulée « considérer le patrimoine comme outil de agricoles et des produits de terroir ;
développement », que la notion de protection du patrimoine doit être intégrée « dans • Un patrimoine monumental classique et un patrimoine
une approche globale de mise en valeur qui ne soit pas focalisée uniquement sur le vernaculaire ;
tourisme, mais sur les activités traditionnelles de l espa e considéré et sur leur mise à • Un artisanat ;
niveau. Il ne s agit pas de gérer le patrimoine en tant que tel, mais de l i t g e (et • Un art culinaire, des chants, des musiques et des moussems.
parfois de le réintégrer) dans sa logique sociale, car la véritable menace qui pèse sur lui,
est la perte de ce qui a fait sa raison sociale ». L a itio de ces programmes PEP est Deux PEP sont identifiés et considérés porteurs d e elle tes
de faire émerger des projets d a age e t enracinés dans un territoire cohérent et dynamiques de développement local. Le PEP « Diversité du
clairement identifié, s appu a t sur des activités relevant de thématiques pertinentes patrimoine architectural paysager et culturel » et le PEP « Artisanat
en associant de très près les populations et le tissu économique du territoire : le et faune rare ». Ils ont fait l o jet d a al ses approfondies, sur le
secteur privé, en particulier les PME-PMI, les opérateurs touristiques, etc. La volonté plan des composantes, opportunités, acteurs et modalités de mise
partagée des acteurs (élus, autorités, acteurs socioprofessionnels, associations, etc.) en œuv e.
pour développer leur territoire et agir ensemble dans un cadre concerté s av e comme
condition primordiale.
Soucieuse de maintenir une équité spatiale à l helle territoriale et de là à l helle
nationale, la politique engagée souhaite que la mise en place de PEP au Maroc entérine
le fait que le patrimoine soit projeté comme ressource pour l a tio . Sa valorisation doit
servir une double logique : l a o çage d u développement endogène et la La région Tadla-Azilal
sensibilisation à la mise en valeur du patrimoine sous toutes ses formes.
L e p ie e marocaine concerne deux régions spécifiques du Maroc : Doukkala-Abda La région a connu un long isolement, ce qui a permis le maintien
et Tadla-Azilal. Nous présentons un aperçu des deux études menées par une équipe des richesses naturelles et culturelles relativement à l a t des
marroco-française ASRDLF 2013 (Patrimoine et développement au Maroc, INAU, Rachid courants de modernisation et la sauvegarde d u e identité
Ansari). originale à la région.
L tude a mis en évidence plusieurs entités susceptibles d t e
Les études réalisées dans les deux régions permettent de défricher des perspectives
érigées en pôles d o o ie du patrimoine. Les plus porteurs sont
pour le développement de PEP. Ces perspectives permettent la programmation
ceux de « la Haute montagne » (Aït Bouguemaz, Aït Bou Oulli,
d a tio s publiques et privées dans le sens d u e vision globale de valorisation des
Zaouiate-Ahansal) et du « Dir et Montagnes bordières »
ressources naturelles et culturelles. Les projets inscrits dans chaque PEP ouvrent le
(Demnate, Bzou et les Montagnes bordières).
champ à l ta lisse e t de contrats de développement, à établir des coopérations
concertées et à servir de support dans la recherche de soutiens financiers.
En définitive, il reste que les acteurs devront faire face à de nombreux obstacles, celui
du financement ta t pas des moindres ; néanmoins, ils devront, à leur niveau, faire
preuve d auda e et d i ovatio tant sur le plan de la gouvernance que sur celui de la
recherche d ouve tu e nationale et internationale de leurs territoires.
16
RÉFÉRENTIEL DE L'URBANISME DURABLE 4121
11 ENJEU: PROTECTION DU PATRIMOINE ET MÉMOIRE DES LIEUX
On appelle patrimoine 1. L authe ti it est le critère le plus important. Les objets qui méritent le plus d t e conservés
bâti toutes les sont ceux qui ont subi le moins de modifications et dont la substance historique est intacte.
constructions humaines. Plus un objet est ancien, plus il est digne d t e conservé, même si la substance originale est
Le patrimoine non bâti conservée que partiellement.
est constitué des 2. Architecture et histoire de l a t. Un objet est signifiant d u point de vue architectural ou de
collections des musées, l'histoire de l'art s il représente le style ou l po ue de façon exemplaire, ou bien s il
des archives, ainsi que constitue le paroxysme ou l e eptio de la période artistique en question. Ce sont des objets
des patrimoines écrits, qui représentent un progrès particulier pour leur époque ou des idées novatrices de leur
documentaires, période de construction.
cinématographiques et 3. Rareté. Il est important de conserver un exemplaire représentatif d u genre ou d u type de
linguistiques. construction qui se fait rare dans nos régions.
4. Écoles, gares, hôpitaux, cinémas, laiteries, églises, presbytères... Même si l'affectation de ces
immeubles peut avoir changé entretemps, ces objets d u genre précis sont aujou d hui des
mémoires vivantes du temps de leur réalisation.
5. Période de construction. Les objets qui sont caractéristiques de leur période de construction
sont ceux qui ont repris et transposé le style de l po ue. Même s ils o t pas tous une
grande valeur du point de vue histoire de l a t, ils constituent un témoin d u e époque
déterminée.
6. Histoire technique et industrielle. Les objets qui témoignent de l histoi e technique et
Enjeux associés
industrielle sont importants non seulement en tant que témoin de l volutio de la technique
ou de l i dust ie, mais également pour le développement du lieu voire de toute une région.
Renouvellement urbain. Ils peuvent être dépourvus de tout cachet esthétique.
7. Lieu de mémoire ou objet représentatif de l histoi e politique. Les objets qui constituent un
lieu de mémoire ou qui sont représentatifs pour l histoi e politique, rappellent des
personnalités à la notoriété suprarégionale ou des événements qui sont considérés comme
historiquement importants.
8. Histoire sociale. Les objets qui illustrent la vie et le travail d po ues passées sont des
témoins de l histoi e sociale.
9. Œuv e d a hite te. On appelle œuv e d a hite te des bâtisses qui ont été conçues par un
architecte à la notoriété suprarégionale et qui se sont imposées par leur qualité artistique.
Objectifs 10. Typicité du lieu ou du paysage. Du fait de leur matérialité et de leur empreinte, certains
objets sont des « enfants de leur région ». Sous cette forme, ils e iste t que dans une
région géographique déterminée et sont par conséquent typiques du lieu ou du paysage.
11. Histoire locale et histoire du pays d o igi e. Ce sont des immeubles qui représentent la
Mise en valeur et particularité d u lieu précis qui le différencie des autres lieux de la région.
préservation de l ide tit 12. Histoire de la cité. Certains objets, voire ensembles d'objets, témoignent du développement
du patrimoine bâti. d u e ville, d u village ou d u site et marquent de leur empreinte le développement de la
cité
13. Type du bâti. Au vu de constructions particulières, comme par exemple dans le secteur rural,
une ferme en longueur, une ferme en « L » et une ferme en « U », le type spécifique du bâti
peut être défini. Dans le contexte urbain, le type varie en fonction du rang social du maître
d ouv age (simple maison d ha itatio , maison bourgeoise, villa, bâtiment de commerce).
Ces différents types de bâti ont contribués à assurer la diversité dans le tissu urbain.
La protection du patrimoine architectural par les plans d a age e t généraux des sites et monuments
nationaux- Luxembourg
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RÉFÉRENTIEL DE L'URBANISME DURABLE 4122
11 ENJEU: PROTECTION DU PATRIMOINE ET MÉMOIRE DES LIEUX
16
RÉFÉRENTIEL DE L'URBANISME DURABLE 4123
12 ENJEU : VILLE POST CARBONE
SDAU
• Maîtriser l tale e t urbain : en fixant les densités minimales de Copenhague s est fixée comme objectif ambitieux d t e la première métropole
logements différentes selon le territoire et renforcer l i te sit neutre en carbone dès 2025 . Cela implique d i stalle de nouvelles éoliennes, de
urbaine (habitat et activité) dans les centralités pour limiter les poursuivre les travaux de rénovation énergétique des bâtiments publics et de se
obligations et les temps et distances de déplacements et contribuer convertir à la biomasse. Cet esprit se traduit également sur le plan de la mobilité
activement à l volutio des pratiques de mobilité ; notamment la mobilité douce avec 400km de pistes cyclables.
• Définir des localisations préférentielles des zones d a tivit s en C est donc en respectant et pour respecter l e vi o e e t que la Ville a intégré
laissant une large place aux centralités ; une technologie de pointe dans ses rues notamment le Street Lab.
• Prendre en considération les liens entre la localisation des activités, Ce concept est conçu pour tester au niveau de certaines zones des solutions
leur desserte en transport en commun ; numériques aux défis urbains dans un cadre de vie réelle. Copenhague Street Lab va
• Favoriser l u a isatio nouvelle à proximité immédiate des utiliser la technologie et des capteurs réseau afin de réduire la pollution de l'air, le
réseaux de transport en commun TC des pôles d uipe e ts ou bruit, d opti ise la collecte des déchets, et de fournir une offre en stationnement
de services ; intelligent et des solutions Wi-Fi.
• Favoriser une occupation plus resserrée au voisinage des
centralités, d uipe e ts ou de services, en vue de développer la
notion de ville de proximité ;
• Subordonner l ouve tu e à l u a isatio au respect de
performances énergétiques strictes ;
• Identifier des espaces favorables à la production d e gies
renouvelables.
PA
• Permettre le développement de modes de transport doux en
réservant des emplacements pour permettre la réalisation, à
termes, des itinéraires de circulations douces ; Cope hague, u e volo t politi ue à l o igi e de la S a t Cit
• Favoriser la création de nouvelles proximités : commerces, services, Publié sur L'Atelier : Accelerating Innovation
espaces de nature et de loisirs, schémas piétonniers ;
• Utiliser le végétal dans et aux abords des villes pour la régulation
locale du climat en:
‐ préservant les emprises naturelles et agricoles insérées
dans l u ai ;
‐ définissant un coefficient d espa es en pleine terre à la
parcelle, assorti de prescriptions pour les plantations ;
‐ identifiant les éléments de paysages à protéger, à mettre
en valeur ou à requalifier pour des motifs d o d e
écologique ;
‐ définissant un coefficient de végétalisation.
• Privilégier les formes urbaines permettant des ouvertures latérales
depuis l espa e public, en règlementant l i pla tatio des
constructions par rapport aux limites séparatives ;
• Délimiter des zones ou emplacements réservés permettant
l i pla tatio d uipe e ts d e gies renouvelables.
C est ainsi que la mise en place d u nouveau modèle Adapter les territoires urbains à la nouvelle ère de l i te et qui leur permet de s i s i e dans la dimension
da age e t et d u a is e répondant aux dite ville intelligente ou ville connectée afin de :
nombreux défis de compétitivité, de cohésion sociale,
de préservation des ressources et de développement • Renforcer l att a tivit économique des territoires par la disponibilité d u e offre de connectivité
durable et de l i ovatio , requiert le développement numérique haut débit et très haut débit concurrentielle;
de nouvelles approches et concepts en matière • Conforter la compétitivité des entreprises;
da age e t et une meilleure intégration des
• Favoriser la cohésion sociale et le désenclavement par l a s aisé de la population (particuliers et
opportunités offertes par les nouvelles technologies
entreprises) aux différents services en ligne (commerce, démarches administratives, informations
de l i fo atio et de la communication.
culturelles géolocalisées, informations de transports en temps réel, éducation, travail, formation, …).
Orientations
Mobilité intelligente
Orientations
La ville numérique est avant tout une cité mieux dirigée et gérée grâce aux nouvelles
technologies de l i fo atio et de la communication NTIC. Pour fonder une
agglomération qui concorde aux besoins des citoyens sur le long terme, les produits
de la nouvelle technologie doivent être déployés en vue de mettre à leur disposition
et à la disposition des architectes, des urbanistes et des collectivités territoriales une
information urbanistique complète, actualisée et facilement accessible, et ce à
travers :
• La délivrance des Notes de Renseignement Urbanistique à travers une
plateforme électronique offrant des services de :
‐ Recherche et consultation interactive de données cartographiques ;
‐ Demande et paiement en ligne des demandes de notes de renseignement
urbanistique ;
‐ Instruction semi-automatiques des notes de renseignement urbanistique
(croisement automatiques avec les couches du plan d a age e t PA) ;
‐ Edition automatique des notes de renseignement avec signature
électronique et envoi via e-mail.
• La délivrance de notes indicatives contenant une synthèse des dispositions
urbanistiques d u terrain avec des possibilités de recherches multicritères par Connectivité des espaces publics
référence foncière, coordonnées Lambert ou par dessin à main levée sur une
carte interactive.
Les technologies de l’i for atio et de la communication : une solution
• La dématérialisation de l e se le des processus de planification et gestion
pour prendre des décisions efficaces
urbaine à travers les :
‐ e-Services Planification Urbaine : Gestion du cycle d ho ologatio des Pour faire fonctionner correctement la ville de demain, celle-ci doit mettre
documents d u a is e (CTL, Enquête publique, Commission centrale), en exergue les nouvelles technologies de la communication et de
Gestion des projets d tudes générales et thématiques, Gestion, suivi et l i fo atio (NTIC domotique, supports numériques, dispositifs
évaluation des documents d u a is e, Espace de travail privé réservé aux d i fo atio s, capteurs et compteurs intelligents, etc.). Le
professionnels de l u a is e, … développement des NTIC facilitera la gestion urbaine grâce à l a uisitio
‐ e-Services Gestion Urbaine (application mobile) : Instruction des dossiers de et à l e a e des diverses données clés au travers d u système
demandes d auto isatio s urbanistiques, Gestion spatiale et attributaire d e ploitatio urbain et d u e nouvelle infrastructure d ad i ist atio des
des projets, Contrôle et suivi des infractions urbanistiques, Gestion des connaissances en temps réel .
réclamations et des requêtes, Réception des chantiers, Consultation du
fond documentaire de la GED,…. Pour cela, il s agit de:
‐ e-Services collaboratif : pré-instruction en ligne des projets, intégration des
données vectorielles dans la plateforme,… • Mettre en place les nouveaux services destinés à l usage collectif
• Une démarche de dématérialisation axée sur : (vidéosurveillance, sécurité, traitement des déchets, gestion de bornes
• L i stau atio de la signature numérique pour l e se le des actes de recharge de véhicules électriques, réduction des consommations
d app o atio des différents intervenants en urbanisme ; d e gie et d eau, éclairage public intelligent, facilitation des
• L ouve tu e des Agences Urbaines vers les administrations partenaires et déplacements urbains, gestion des péages urbains, stationnement
intégration (B2B) entre les systèmes d i fo atio des Agences Urbaines intelligent, alertes civiles, gestion intelligente des déchets, etc.).
et ceux des organismes partenaires (Communes, ANCFCC, Ministères, …). • Promouvoir les Espaces Publics Numériques (EPN) afin de permettre
d a de , de découvrir, de s i fo e , d ha ge , de créer et de
s i itie aux outils, aux services et aux innovations liés au numérique.
La volo t ui a i e le p se t f e tiel est elle de s i s i e da s u e • Des conditions de vie en ville permettant de préserver la santé des
d a he ui p e d e o sid atio l u a is e du a le da s ses di e sio s citoyens en agissant sur l e vi o e e t bâti pour assurer au citoyen
analytique, descriptive, évaluative mais aussi prescriptive et opérante. des conditions de vie agréables et sûres, en luttant contre les causes de
pathologies «urbaines», en créant un environnement physique qui évite
En effet, la mise en œuv e d u urbanisme durable offre l oppo tu it pour la ou minimise les facteurs de risques.
planification urbaine de réhabiliter l u a is e dans ses véritables dimensions • Des espaces urbains favorisant l uit , l a essi ilit à tous les services
en consolidant les acquis d u siècle de législations successives et en mettant de base, la participation citoyenne et la lutte contre l e lusio dans ses
en place une nouvelle approche et un cadre de référence pour un différentes dimensions : sociale, économique, politique, civile, culturelle,
développement durable des territoires conciliant mise en valeur des spécificités relationnelle, numérique, générationnelle et de genre.
et identités régionales et locales et économie des ressources. • La planification et l a age e t de trames vertes permettant de
rétablir les « connexions vertes » et de préserver la biodiversité, les
La démarche proposée se veut être une démarche systémique et intégrée des espaces verts, les paysages et les zones naturelles sensibles et générant
principes du développement durable sans se départir d u seul en répondant à des effets de micro climat ;
la question des compromis possibles entre les intérêts, parfois divergents, de • La planification de la trame bleue et la préservation et la valorisation de la
l o o i ue, du social et de l ologi ue et en traitant de façon concomitante ressource en eau et la gestion des eaux pluviales en favorisant
les questions de transport et de mobilité, de services urbains, d ha itat, l i filt atio naturelle et limitant l i pe a ilisatio des sols.
d e gie, de ressources et d o ga isatio urbaine en vue de soutenir la • La préservation des ressources naturelles (biodiversité terrestre et
croissance et l att a tivit des villes. marine, énergie fossiles) et la lutte contre les pollutions des milieux (eau,
sols, air) et les nuisances dues à une mauvaise gestion des déchets
L o je tif attendu à travers ce référentiel est de favoriser l'émergence d'une notamment ceux des chantiers ainsi u à la pollution lumineuse ;
nouvelle façon de concevoir, construire et gérer les villes, et de promouvoir des • Une maîtrise des consommations énergétiques en agissant sur les choix
espaces urbains soutenables, responsables, équitables, concertés, sécurisés, de développement des territoires notamment à travers la maîtrise des
plus ouverts sur la ville, économes en espace et sobres d'un point de vue déplacements, la mixité urbaine, la densification des tissus et le recours
énergétique et répondant aux préoccupations économiques, sociales et aux énergies renouvelables.
environnementale et culturelles. • La protection du patrimoine, de l ide tit culturelle, de la diversité du
paysage naturel comme ressources précieuses et leviers du
“ i s iva t dans le cadre de la mise en œuv e des 17 objectifs de développement territorial durable.
développement durable et du nouvel agenda urbain adopté à Quito en octobre • La réduction des émissions de gaz à effet de serre et l adaptatio aux
2016, ce référentiel permet de promouvoir de nouveaux modèles de changements climatiques en agissant sur la mobilité urbaine (transport en
planification, d a age e t et de gestion à travers : commun, limitation de la circulation automobile, développement des
modes doux de transport), les formes d u a isatio s (villes courtes
distances, densification autour des réseaux de transport en commun, des
• Une organisation des déplacements en articulation avec le espaces publics de qualité), la promotion des énergies renouvelables et
développement et la planification urbaine des territoires favorisant la ville de l effi a it énergétique.
de proximité, la maitrise de la circulation et du stationnement, le
développement d u e approche de mobilité douce, comme leviers • L adaptatio des territoires urbains à la nouvelle ère de l i te et qui leur
important pour contribuer à une économie d e gie et à la lutte contre permet de s i s i e dans la dimension dite ville intelligente ou ville
le changement climatique. connectée afin de renforcer l att a tivit économique des territoires, de
conforter leur compétitivité et de favoriser la cohésion sociale et le
• Une nouvelle approche de la densité et des formes comme moyen de désenclavement par l a s aisé de la population (particuliers et
revitaliser les villes, de lutter contre l tale e t urbain, et d attei d e de entreprises) aux différents services en ligne.
meilleures performances énergétiques et environnementales, en
favorisant la densité et la mixité à proximité des pôles d ha ges et des
lignes de transports en commun et en privilégiant les formes urbaines
compactes et promouvant la qualité urbaine afin que la densité soit
perçue positivement.
• Une mixité urbaine permettant d off i un cadre de vie de qualité, de
maitriser les déplacements urbains et de réduire les consommations
d e gie, à travers des stratégies de mixité des fonctions urbaines,
sociale et fonctionnelle, à travers la diversification des formes d ha itat,
le brassage des fonctions urbaines et des catégories socio-
professionnelles.