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Analyse De: Plans

Le document analyse les films d'horreur 'Candyman', 'Suspiria', 'Shaun of the Dead' et 'The Beyond', en comparant les approches des réalisateurs Bernard Rose, Jordan Peele, Dario Argento, Luca Guadagnino, Edgar Wright et Lucio Fulci. Chaque film explore des thèmes variés tels que la folie, le racisme, les relations humaines et la dualité entre vie et mort, tout en utilisant des techniques de cadrage, de mouvement de caméra, de montage et de musique distinctes pour créer des atmosphères uniques. La synthèse met en lumière comment ces œuvres, bien que partageant des éléments communs, véhiculent des émotions différentes et offrent des expériences cinématographiques variées.

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Analyse De: Plans

Le document analyse les films d'horreur 'Candyman', 'Suspiria', 'Shaun of the Dead' et 'The Beyond', en comparant les approches des réalisateurs Bernard Rose, Jordan Peele, Dario Argento, Luca Guadagnino, Edgar Wright et Lucio Fulci. Chaque film explore des thèmes variés tels que la folie, le racisme, les relations humaines et la dualité entre vie et mort, tout en utilisant des techniques de cadrage, de mouvement de caméra, de montage et de musique distinctes pour créer des atmosphères uniques. La synthèse met en lumière comment ces œuvres, bien que partageant des éléments communs, véhiculent des émotions différentes et offrent des expériences cinématographiques variées.

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HORREUR

ANALYSE DE
PLANSANALYSE COMPARATIVE DE FILMS

CANDYMAN (1992) - BERNARD ROSE


CANDYMAN (2021) - JORDAN PEELE
SUSPIRIA (1977) - DARIO ARGENTO
SUSPIRIA (2018) - LUCA GUADAGNINO
SHAUN OF THE DEAD (2004) - EDGAR WRIGHT
THE BEYOND (1981) - LUCIO FULCI

DEPUYDT PAULINE - 3D2A


Le film Candyman est une adaptation d’une nouvelle de Clive Barker, appelée The Forbidden.
Il s’agit d’un film de genre horreur, qui représente le premier volet d’une trilogie pour le film
de 1992. Le film de 2021 est unique, représentant un remake du film de Bernard Rose, voire
une sorte de suite.
L'histoire suit un protagoniste obsédés par un mythe local né dans un quartier de Chicago : le
Candyman.

Bernard Rose
Réalisateur et
scénariste
britannique, à
l’origine du film
Candyman sorti
en 1992.

Bernard Rose est connu pour explorer les obsessions


humaines, les tensions psychologiques et
l’intervention du surnaturel dans le monde réel.
Il s’est créé un style particulier dans ses réalisations
grâce à une utilisation assez originale de la caméra
et une mise en scène très immersive.
Ses films sont également généralement marqués Affiche du film Candyman de 1992
par une bande son impactante.

Jordan Peele
Réalisateur,
producteur,
acteur et
scénariste
américain, à
l’origine du
scénario du film
Candyman sorti
en 2021, réalisé
par Nia DaCosta.

Jordan Peele de son côté s’intéresse également à


l’horreur dans des dimensions sociales et
psychologiques. Ses œuvres offrent une
dénonciation évidente de notre société, notamment
grâce à des symboles forts et des métaphores.
Grâce à sa maîtrise du suspense et de la tension, il Affiche du film Candyman de 2021
réalise des films impactants traitant de divers sujets
sociaux tels que le racisme ou la peur de l’Autre.
CANDYMAN - 1992
Thèmes
Candyman explore l’univers des légendes urbaines, leur naissance, et analyse leur influence sur
la psyché humaine. A travers ce fil conducteur, plusieurs sous-thèmes sont explorés,
notamment celui du racisme, symbolisés par le Candyman lui-même, ainsi que l’obsession et
de la folie, incarnées par Helen. De plus, le mélange subtil entre réalité et illusions est un
élément important à la montée en tension et l’intensité de la peur que l’on ressent.

Cadrages
Dans son film, Bernard Rose utilise le plus souvent, soit des plans larges, souvent utilisés
présentant les rues géométriques de Chicago telles un labyrinthe, soit au contraire des plans
serrés jouant sur le sentiment d’oppression et d’isolement pour recréer une sorte de
claustrophobie, mais également pour que le spectateur puisse capter l’expression des
personnages et accentuer leur terreur (sur Helen notamment). A contrario les cadrages sur
Candyman sont beaucoup plus stable, souvent centrés et symétriques ce qui lui confère une
certaine puissance.
Le jeu des miroirs est également une part importante de la mise en scène, bien qu’elle soit un
peu plus exploitée dans le film de Jordan Peele.

Mouvements de caméra
Les plans et mouvements de caméra sont volontairement lents durant la majorité du film, afin
de faire monter constamment une certaine tension, une attente, et donc intensifier la peur.
On retrouve parfois des mouvements subtils de rotation autour du personnage, créant une
confusion et un questionnement sur la réalité ou l’hallucination.

Montage
Tout comme les mouvements de caméra, le montage a la volonté d’être lent pour permettre la
montée en tension : les plans sont longs et progressifs, et cela permet aussi au spectateur de
se perdre dans les détails des plans. De plus, l’enchaînement des plans et leurs transitions ne
permet pas toujours de distinguer la frontière entre le réel et le “rêve”, ce qui accentue encore
une fois le doute et l’inconfort.
Cependant, une contraste est créé, dès qu’une confrontation avec Candyman apparaît, le
rythme s’accélère et les cuts deviennent plus fréquents.

Musique
La musique de Candyman 1992 est signée Philip Glass. Elle est devenue iconique par son
minimalisme et crée un certain décalage avec l’univers du film.
CANDYMAN - 2021
Cadrages
Le film Candyman de Jordan Peele sort presque 30 ans plus tard que celui de Bernard Rose.
Par conséquent son approche est un peu différente. Jordan Peele utilise des cadrages plus
modernes et se concentre sur une vision plus métaphorique du mythe, utilisant très souvent
des reflets, des inversions, des jeux de miroirs créant une dualité et une confrontation
inattendue. Mais les miroirs servent également à rendre Candyman insaisissable, en ne le
montrant pas véritablement à l’écran.
Les gros plans sont également fréquemment utilisés dans le but de capturer les émotions et la
psyché des personnages, et notamment d’Anthony.
Quelques fois, le point de vue subjectif est également priviligié, permettant ainsi de se mettre
directement à la place de Candyman ou de ses victimes, ce qui accentue l’expérience du
spectateur qui peut se mettre pleinement à la place des personnages, et vivre leur terreur, ou
leur déséquilibre psychologique.

Mouvements de caméra
Jordan Peele utilise également des mouvements lents, mais ceux-ci sont plus souvent destinés
à marquer des transitions, par exemple entre deux temporalités comme lorsque l’on nous
présente un quartier de Chicago d’abord luxueux, puis en ruines.
Cependant, dans ce film, c’est principalement des plans fixes que l’on retrouve. Couplés à des
plans longs, ils participent à rendre l’atmosphère lourde et le rythme lent.

Montage
Le montage est réalisé de telle manière que le spectateur a l’impression que plusieurs histoires
s’entremêlent, que les temporalités se confondent, et ainsi cela crée également une confusion
entre le mythe et la réalité. En effet, les plans sont parfois entrecoupés de flashbacks, ou de
parties narratives racontées par les ombres projetées, comme des marionnettes.
Dans les scènes les plus horrifiques, le montage est plus rapide, et contient beaucoup de plans
entrecoupés qui permettent également de faire monter la pression rapidement, et
différemment d’un montage lent, amenant presque vers une terreur immédiate.

Musique
La musique de Candyman 2021 a été composée par Robert AIki Aubrey Lowe. Son approche
est plus contemporaine, utilisant des sons aux allures expérimentales qui se superposent et
ajoutent du mystère à la bande sonore.
Synthèse
Les deux réalisations de ces films ont une approche différente dans le thème exploré, au-delà
de la légende urbaine. Là où Rose se concentre sur des thèmes purement horrifiques comme
la folie et l’obsession, Peele fait une véritable dénonciation de la société en traitant également
de la discrimination. Leur style est également très différent dans leur approche métaphorique,
notamment au niveau de la dualité et du type de cadrages plus ou moins immersifs, ce qui ne
conduit pas au même genre d’émotions et donc d’expérience.

Candyman 1992

Candyman 2021
Le film Suspiria est un film d’épouvante fantastique, faisant donc appel au paranormal, et
représente le premier volet d’une trilogie pour le film de 1977. Le film de 2018 est unique,
représentant un remake du film de Dario Argento.
L’histoire suit une étudiante en danse, découvrant la sombre histoire de l’école et ses
phénomènes surnaturels.

Dario Argento
Réalisateur et
scénariste
italien, à l’origine
du film Suspiria
sorti en 1977.

Dario Argento dispose d’une esthétique


relativement particulière dans ces films, où il
privilégie couleurs saturées et des mises en scène
théâtrales pour accentuer une atmosphère
cauchemardesque. Il utilise l’horreur psychologique
et surnaturelle, et traite de manière récurrente de la Affiche du film Suspiria de 1977
peur du connu devenu surnaturel, de l’isolement, et
des femmes.

Luca Guadagnino
Réalisateur,
producteur et
scénariste
italien, ayant
réalisé le film
Suspiria sorti en
2018, écrit par
David Kajganich

Luca Guadagnino préfère les décors naturels et une


approche sensorielle. Suspiria n’est pas le genre de film
qu’il a l’habitude de réaliser, abandonnant le réalisme
pour tester une esthétique bien plus sombre. Il a la Affiche du film Suspiria de 2018
particularité de rechercher l’immersion à travers sa
caméra, plaçant le spectateur au centre de l’action et
amplifiant de cette manière ses émotions.
Luca Guadagnino traite le plus souvent des relations
humaines et sociales et du désir.
SUSPIRIA - 1977

Cadrages
Dario Argento accentue l’horreur de ses propos en utilisant de manière récurrente des gros
plans assez étranges accentuant les scènes les plus horrifiantes, ce qui les rend encore plus
graphiques et plonge le spectateur dans une immersion totale terrifiante. Ce sont des plans
très peu banals qui peuvent déranger, conduire à un certain malaise et cela rapproche
également de la violence en tant que telle. C’est également une sensation qui peut être
soulignée par un deuxième type de plan qui revient assez souvent : il s’agit de plans
symétriques et volontairement dérangeant par leur aspect trop parfait.
Enfin comme il en est coutume dans l’univers de Dario Argento, les plans constitués de
couleurs très vives sont fréquents, comme par exemple dans le hall de l’école où l’on peut
retrouver ce rouge menaçant qui peut symboliser le danger du lieu, ou tout simplement le
sang versé. Ce parti-pris permet la transmission plus forte d’émotions.

Mouvements de caméra
Comme vu précédemment, afin de faire monter le suspense et la tension, Dario Argento opte
pour des mouvements de caméra lents et parfois sinueux qui laissent une impression de
vertige, d’hypnose.
Mais également, il fait lui aussi usage de la caméra subjective car cela accroît l’immersion et
l’identification, qui n’est pas toujours approuvée en fonction du point de vue adopté, ce qui
renforce l’expérience du spectateur.

Montage
Dans Suspiria 1977, le montage est principalement nerveux et rapide dans les scènes qui s’y
rêtent, à savoir les scènes de meurtres, en alliant des plans courts et des cuts rapides. Cela a
pour effet de nous désorienter, et de faire monter le stress. Cependant, il n’est pas rare que les
transitions soient abruptes entre ces scènes et des scènes plus calmes, apportant quelque
chose d’encore plus étrange au film car inattendu.

Musique
La bande-son du film est de Goblin, qui opte pour un style assez agressif, en accord avec
l’aspect cauchemardesque du film, ce qui a pour effet d’amplifier les scènes d’horreur en
prenant le spectateur aux tripes.
SUSPIRIA - 2018

Cadrages
Les cadrages du remake de Suspiria sont un peu différents de ceus de Dario Argento. On peut
remarquer comme dans Candyman une utilisation astucieuse des miroirs et des reflets,
amenant au sujet du double. Parfois, un simple cadre divisé peut également offrir la même
fonction, et cela mène à une réflexion sur l’identité, le dédoublement, la personnalité.
Les points de vue adoptés sont souvent en accord avec une certaine hiérarchie, jouant entre
domination et soumission en fonction de ce qui est placé au sommet du cadre ou non et les
jeux de plongées et contre-plongées.
Quant à l’esthétique, Luca Guadagnino n’utilise pas du tout les couleurs de la même manière
que Dario Argento, préférant une palette beaucoup moins saturée et une utilisation de
couleurs ternes à la place. Cela permet en quelque sorte un meilleur réalisme, ou tout du
moins une esthétique plus terre à terre.

Mouvements de caméra
Plus subtil que la lenteur des plans, Luca Guadagnino joue délibérément avec des plans longs,
voire presque des plans-séquences, notamment lors des chorégraphie, ce qui permet une
immersion totale, mais aussi une certaine étrangeté et un certain malaise, accentuant l’effet
de rituel. Mais c’est un style qui change le long du film. Par exemple lorsque l’on est confrontés
à des scènes de transformations, ce sont surtout des mouvements plus chaotiques et saccadés
que l’on retrouve.

Montage
Contrairement à son prédécesseur, Luca Guadagnino utilise des transitions plus fluides entre
les scènes calmes et les scènes horrifiques. Grâce à cette subtilité, la tension monte
progressivement, car l’on peut ressentir l’horreur s’infiltrer lentement dans le récit.
Mais aussi et surtout, la particularité du montage de ce film se joue sur la métaphore grâce à
un montage parallèle entre ce qu’il se passe à l’école et les scènes politiques, ce qui permet de
juxtaposer les deux situations et donc d’élargir le message en ouvrant le champ et les esprits.

Musique
La bande-son de ce remake est drastiquement différente. On ne retrouve plus autant
d’agressivité, mais presque quelque chose de mélancolique, triste, ce qui n’enlève rien à la
peur qu’elle peut procurer au spectateur, mais cela en devient presque personnel, comme si
on se transportait à l’intérieur des personnages.
Synthèse
Les deux films Suspiria, bien que partageant à peu de choses près la même histoire, ne
véhiculent pas les mêmes émotions en se concentrant sur des aspects différents de l’horreur.
Ils offrent chacun leur propre expérience en jouant avec l’environnement et l’immersion. L’un
agit sur la violence pure, quand l’autre se concentre sur la tension et la peur grâce au montage
rapide ou lent et les cadrages francs ou symboliques.

Suspiria 1977

Suspiria 2018
Shaun of the Dead est un film qui allie adroitement l’horreur et la comédie, ce qui en fait une
œuvre originale, mais permet aussi une plus large exploration, notamment dans les thèmes
abordés. Plus loin de la psychologie et de l’épouvante, ce film aborde les thèmes des relations
humaines, amour et amitiés, les liens créés et ce qu’ils amènent à la situation. Malgré
l’apocalypse zombie à laquelle les héros doivent faire face, d’une certaine manière, ce film
aborde aussi le sujet du quotidien et de la vie en général, ce qui repousse l’horreur au second
plan, en la mettant en contraste avec un certain humour.

Edgar Wright
Réalisateur,
scénariste et
acteur
britannique, à
l’origine du
film Shaun of
the Dead sorti
en 2004.

Edgar Wright est surtout connu pour Shaun of the


Dead qui est l’un de ses films phares et qui a
d’ailleurs eu un succès phénoménal à son époque,
d’ailleurs toujours aujourd’hui connu comme un
classique du genre.
Affiche de Shaun of the Dead, 2004

The Beyond, comme son nom l’indique, traite de ce que l’on appelle “l’au-delà” de manière
métaphorique en mêlant la vie et la mort de manière subtile, effaçant presque la frontière
entre les deux. Ce film place l’horreur au cœur de tout ce qui le compose, comme une
souffrance inéluctable, ne laissant place qu’au chaos et à l’angoisse.

Lucio Fulci
Réalisateur,
scénariste et
acteur italien, à
l’origine du film
The Beyond sorti
en 1981.

Lucio Fulci est connu pour sa maîtrise du cinéma


d’horreur et l’exploration qu’il en fait amène parfois à
classer ses productions comme expérimentales. Avec
The Beyond il explore l’inconnu en jouant avec les
visuels et des émotions fortes.
Affiche du film The Beyond, 1981
Shaun of the dead - 2004

Cadrages
Dans les scènes illustrant le quotidien banal et ennuyeux de Shaun, nous retrouvons beaucoup
de plans aussi ennuyeux, symétriques, droits et stables, régis par de nombreuses lignes
horizontales et verticales, amenant à une sensation de platitude. Mais ce sont également des
types de cadrages qui peuvent être retrouvés plus tard et tout au long du film, ce qui a pour
effet de créer un contraste avec la situation et cela met en avant un décalage amenant un
aspect comique.
Edgar Wright travaille beaucoup avec ce contraste dans ces plans, ce qui illustre parfaitement
le contraste de genre dans lequel il s’est engagé, et souligne plus intensément le message
caché derrière cette comédie.
Cependant, un peu plus commun dans les films d’horreur, il n’est pas rare de trouver des gros
plans accentuant les émotions et réactions des personnages, mais il s’agit de plans très
exagérés qui ont plutôt tendance à renforcer le comique du film.

Mouvements de caméra
Nous pouvons remarquer l’utilisation fréquente de plans-séquence, autant lorsque le
quotidien ennuyeux de Shaun est dépeint que lorsque l’apocalypse est enclenchée. Cela
permet une plus grande immersion mais aussi, cela fait le parallèle entre les deux situations,
soulignant une certaine absurdité en faisant une critique.
De plus, lors des scènes d’action, afin d’amener du dynamisme, les mouvements de caméra
sont nombreux et fréquents, notamment les mouvements rapides, dans les zoom ou les
travelings. Les mouvements sont parfois exagérés ce qui accentue l’absurdité des scènes tout
en faisant monter rapidement la tension.

Montage
Le montage est conçu pour mettre en avant la volonté de dynamisme instaurée par Wright
dès les choix de cadrages. Il peut ainsi condenser plusieurs actions en peu de temps, mais
aussi, jouer sur les répétitions dans la manière dont se succèdent les plans, comme dans la
scène du plan par exemple. Il s’agit d’un type de montage typique utilisé dans les comédies car
cela renforce l’absurdité et le comique de la scène.
Enfin, la particularité du montage de ce film se joue également sur les transitions inventives,
assurant une fluidité originale entre les scènes, permettant de garder un rythme soutenu, et
de maintenir le manque de sérieux du propos.

Musique
La bande-son originale du fil a été composée par Daniel Mudford et Pete Woodhead et sonne
un peu comme la musique des vieux films, ce qui malgré son côté sinistre, la rend quelque peu
amusante et correspond plutôt bien au ton du film. Mais aussi, Wright a également opté pour
l’intégration de chanson connues du genre pop-rock qui apportent du dynamisme et une
touche d’humour à la situation.
The BEYOND - 1981
Cadrages
Les plans de The Beyond sont presque composés comme des tableaux, amenant une
atmosphère irréelle, accentuant le penchant surnaturel du film, aussi mis en avant par la
couleur des lumières.
Nous pouvons fréquemment retrouver des gros plans, qui comme nous l’avons déjà vu
précédemment, nourrissent la sensation d’angoisse, notamment car ces gros plans sont
souvent réalisés sur des yeux, ou des blessures, comme pour confronter le spectateur à
quelque chose de viscéralement insupportable. :)
Mais en opposition à cela, il n’est pas rare de trouver des plans bien plus larges où le vide joue
un rôle aussi important que le reste, donnant une sensation de perte des repères, de
désolation et d’impuissance, comme dans la scène finale par exemple.

Mouvements de caméra
Le spectateur est souvent confrontés à des mouvements de caméra lents, voire un peu flottant
donnant l’impression d’un point de vue subjectif et donc d’une présence inconnue. Cela ajoute
à l’étrangeté du film, à la peur de l’inconnu ou de l’invisible, et dans le même temps accentue
la vulnérabilité des personnages et des spectateurs. Le point de vue subjectif est par ailleurs
également utilisé pour adopter le regard des personnages eux-mêmes afin que l’on puisse se
placer en position d’infériorité et partager leurs peurs.
D’un autre côté, comme pour contraster, nous retrouvons quelques zooms brutaux et rapides,
permettant un impact visuel fort, comme lorsqu’on zoome rapidement sur les blessures.

Montage
En accord avec les mouvements de caméra réalisés, le montage est lent, contrairement à ce
que l’on a pu voir dans Shaun of the Dead. Cela permet de lentement faire monter la peur en
sollicitant notre imagination, comme nous l’avons vu précédemment dans Candyman et
Suspiria. Mais cela peut également jouer sur une sensation d’irréel, comme un rêve, ou en
l’occurrence, un cauchemar.
Les transitions quant à elles sont parfois abruptes, notamment entre réel et irréel, plongeant le
spectateur dans la confusion. Tout est orchestré pour maximiser l’impact des images et par
conséquent enrichir l’expérience du spectateur en émotions fortes.

Musique
Composée par Fabio Frizzi, la musique de The Beyond est beaucoup plus oppressante en
alliant des bruits sourds, percussions, orgues et chœurs inquiétants.
Synthèse
Bien que traitant du même sujet, ces deux films offrent une expérience radicalement
différente par la façon dont les images nous sont montrées et la façon dont l’histoire nous est
racontée. Nous avons pu remarquer que les cadrages et la narration donnent un aspect
complètement différent aux deux films. D’un côté le jeu des répétitions et les cadrages
exagérés apportent une touche d’absurdité à Shaun of the Dead ce qui nous plonge dans
l’atmosphère comique. Tandis que dans The Beyond, la montée en tension lente et
l’exploration de l’irréel par un montage lent et des cadrages suggestifs exploitant le hors-
champ, provoque la peur en stimulant l’imagination du spectateur, ou au contraire la terreur
en le plaçant directement face à des éléments crus, violents.

Scène du plan : https://www.youtube.com/watch?v=MeJzHSxRq40

Shaun of the Dead 2004

The Beyond 1981

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