Compta Laura 3D2A
Analyse des 6 films
Suspiria :
Suspiria raconte l’histoire d’une jeune danseuse américaine, Susie Bannion (ou Suzy Banner), qui
vient a Berlin pour intégrer l’une des écoles de danse les plus réputé au monde. Mais alors quelle
commence les cours des rumeurs sur des choses étranges qui se passerait dans l’école viennent
jusqu’à elle. Elle finira par découvrir que l’école est dirigé par des sorcières.
Le premier film de ce nom à été réalisé par Dario Argento en 1977 et fait partie de la trilogie des
trois mères. Ce film reste a ce jour l’un des plus connu du réalisateur et marque un rupture dans sa
carrière. C’est pour ce film qu’il s’aventure plus la première fois dans le paranormal.
Ce film s’inscrit dans le sous-genre italien, le giallo, qui mêle horreur et mystère auxquels le
réalisateur ajoute du surnaturel.
Dans ce film, les couleurs prennent beaucoup de place. En effet l’école de danse est saturé d’objets
en tout genre et de couleurs (Primaires en majorité) très saturées (car le film à été tourné en
Technicolor). Ces couleurs donnent au film une esthétique presque irréelle et contribuent a
l’étrangeté de l’école qui utilise un style baroques autant à l’extérieur qu’a l’intérieur. Pour
accentuer l’importance des couleurs, les salles d’entraînement ont toutes le nom d’une couleurs
primaires.
Le réalisateur joue sur des plans saturés, visuellement écrasant, donnant au spectateur une
impression de claustrophobie. Il se sert aussi de la symétrie pour ensuite la casser, donnant ne
sensation de déséquilibre et de danger imminent. Comme dans la plus part des films d’horreur, on
retrouve des séquence lente pour créer une tension, ainsi que des plan rapproché sur le visage des
protagoniste pour plonger le spectateur dans leurs émotions.
L’horreur ici repose sur l’absence de logique rationnel et sur la peur de l’invisible.
Les sons et les musiques prennent aussi une grosse place dans ce film. Le film commence par des
percussions agressives, qu’on retrouveras plus tard dans le film. On peut aussi entendre des mélodie
dissonantes qui amplifient l’aspect inquiétant du film, et des murmures ( le nom du film signifie
soupire en Latin). Ici la bande-son est composée par Goblin, un groupe de rock progressif italien
ayant déjà travailler avec le réalisateur sur d’autre de ses films.
Le second film de ce nom à été réalisé par Luca Guadagnino en 2018. Ici le réalisateur ne cherche
pas à faire un remake du film de Dario Argento mais plutôt une relecture.
Ce film prend place dans le Berlin divisé des année 70, entre terrorisme, tensions politiques et de
l’héritage de l’Allemagne nazi. Ce contexte historique était complètement absent du film de 1977.
ici le mal est un héritage collectif.
Contrairement au premier film, ici les couleurs sont terne et l’école grisonnante (les salles
d’entraînement n’ont plus des noms des couleurs mais des noms de partie d’œil ex : iris). En effet le
style ici est froid et clinique, ce qui donne au film une dimension oppressante, la froideur des décors
vient contraster avec l’intensité émotionnelle des scènes auxquelles on peut assister.
Ici l’école est le plus souvent filmé en plan larges et fixes pour souligner la domination des
sorcière sur les danseuses, ce qui vient contraster avec le premier film. Le hors-champs est
beaucoup utiliser pour suggérer une menace et créer une tension. Comme dans le premier film on
retrouve des séquence lentes, et des plans rapproché sur le visages des protagoniste pour nous
rapprocher de leurs émotions.
La bande-son de ce film à été composé par Thom Yorke, le leader du groupe Radiohead. Le groupe
est connus pour ses sons tristes et mélancoliques, et c’est ce que l’on va retrouver dans le film.
L’aspect minimaliste de cette bande-son vient faire une véritable rupture avec la bande-son
agressive de Goblin sur le premier film. Les deux réalisateurs ont donc fait appel a des artistes du
rock pour la bande-son de leur version respectives de suspiria.
Ce film met en place une véritable sororité, l’école n’est pas simplement un repaire de sorcières,
ici les femmes exercent un vrai pouvoir, et ont le moyen de s’exprimer librement par la danse qui
devient un vrai langage.
On peut donc en conclure, que ces deux versions de suspiria, bien qu’opposées sur certains
aspects, sont toutes aussi inintéressantes l’une que l’autre. En effet la version original, est très
inintéressantes dans l’aspect visuel et sonore, qui nous emporte dans un monde complètement
surnaturel. Le réalisateur avait ici misé sur l’atmosphère et la peur sensorielle. Quand à la deuxième
version de ce film, elle est beaucoup plus dense et complexe que la première et apporte une certaine
richesse thématique légèrement absente dans le premier film. Ici le réalisateur essaye de faire passer
un sentiment de culpabilité.
Candyman :
Candyman est une suite de films dans lesquels il y aurait une légende urbaine sur un esprit vengeur
avec un crochet, qu’on pourrait invoquer en prononçant 5 fois son nom devant un miroir. Il s’agirait
du fantôme d’un artiste afro-américain et fils d’un esclave qui aurait été torturé puis assassiné à la
fin du XIXe siècle pour sa relation avec la fille d’un riche homme blanc.
Le premier film de ce nom, a été réalisé par Bernard Rose en 1992. il s’agit d’un film d’horreur
inspiré par la nouvelle The Forbidden de Clive Barker. Le film met en scène Helen Lyle, une
étudiante qui mène des recherches sur les légendes urbaines pour sa thèse. En interrogeant des
personnes, elle finit par découvrir la légende de « Candyman ». tout au long du film Helen va
découvrir un monde dans lequel il est impossible de différencier le mythe de la réalité tout en
explorant les thèmes de la peur, du racisme et de la violence social. Elle finira elle aussi par faire
partie de mythe et devenir une légende urbaine.
Le film débute sur des vues de ville en plongée nous donnant l’impression de les surplomber. Tout
au long du film on peut observer des sur-cadrage, causé par des troues dans les murs, comme pour
celui derrière le miroir, d’ailleurs, les miroirs jouent un rôle très important dans le film. En effet les
miroirs sont le portail pour invoquer Candyman, un espace entre le mythe et la réalité. Ils reflètent
l’identité et la dualité.
Le films joue sur la dualité entre la réalité des images réalistes de la pauvreté urbaine et
l’esthétique romantique et gotique du personnage de Candyman.
Ce film explore la puissance des légendes urbaines notamment chez les communautés
marginalisées. Ici Candyman devient une métaphore des traumatismes collectifs.
À sa sortie, le film à été beaucoup critiqué, et à été accusé de se servir de stéréotypes racistes,
malgré tout il est maintenant considéré comme un classique de l’horreur des années 1990 et est vu
comme une métaphore des difficultés d’intégration de la minorité afro-américaine. Ce film n’est
donc pas seulement un film d’horreur, mais aussi une critique sociale. Ce film à aussi pour but de
mener le spectateur à la réflexion.
Le second film a été réaliser par Nia DaCosta et produit par Jordan Peele en 2021, ce film est
considéré à la fois comme une suite spirituelle et un reboot du film original. Ici nous suivons
Anthony McCoy un artiste peintre en manque d’inspiration, qui emménage avec sa femme proche
de l’ancien site des Cabrini-Green. Il va se renseigner sur la légende de Candyman pour nourrir son
art mais va plonger dans une spirale ou il devient impossible de différencier le mythe de la réalité.
L’histoire d’Helen devient, dans ce film, à son tour une légende urbaine.
Le film débute sur des plans de ville en contre plongée qui viennent en opposition avec l’ouverture
du premier film. Tout au long du film on retrouve encore la récurrence des sur-cadrage et des troues,
Anthony fera même une œuvre faisant directement référence avec le miroir du premier film avec la
pièce communicante. Ici aussi les miroirs jouent un rôle important, ils restent le portail par lequel on
peut invoquer Candyman, ils sont la frontière entre le réel et le surnaturel. Les miroirs peuvent aussi
représenter la dualité entre l’image de soi et ce que les autres voient de nous.
Dans ce film Candyman n’est pas le fantôme d’un seul homme, mais celui de plusieurs homme
noir ayant été victime de violences racial. On parle même de « ruche » pour le décrire, ce qui
symbolise la mémoire collectives et le fait que la violence devient intergénérationnelle (les
traumatismes ne disparaissent pas, ils sont transmis).
Dans ce film comme dans le premier l’art prend une place importante, en effet dans le premier on
peut observer tout au long des tagues et des fresques faisant allusion à Candyman ; Dans le seconds
films nous suivons directement un artiste. Ici aussi l’art fait directement référence à la mémoire.
Dans ce reboot, on retrouve des scène faisant directement allusion au premier film de Bernard
Rose, ces scènes sont inspirées du théatre d’ombres. Ces séquences d’ombres projetées donne un
aspect poétique qui créait un paradoxe avec la violence de ce qu’elles racontes.
La nécrose que subit Anthony tout au long du film, fait ici référence a la corruption psychologique
qu’il subit avec Candyman, les deux s’empirant de façon proportionnelle.
Cette version de Candyman devient plus un film politique que le premier, et est plus direct dans sa
critique social.
On peut donc en conclure que les deux films, bien que racontant le même mythe, (celui de
Candyman) diffèrent dans leur approche de la critique social. En effet le premier film est plus
considéré comme une tragédie gothique et psychologique là ou le second film serait plus une œuvre
politique et collectives inscrit dans un contexte plus contemporain. Le film de 1992 décrit
Candyman comme une légende urbaine et se concentre sur l’impacte qu’elle à sur une communauté,
la manière dont elle fonctionne comme un récit d’avertissement. Celui de 2021, décrit Candyman
comme l’héritage de la mémoire collectives face aux violences raciales à travers l’histoire ; Ici
Candyman n’est plus un simple fantôme mais une entités collective.
Shaun of the Dead :
Ce film à été réalisé par Edgar Wright en 2004. Il s’agit de d’une comédie d’horreur britannique
faisant partie du sous-genre « zom-com » (comédie de zombies). Il s’agit du premier film de la
trilogie Blood and ice Cream (ou trilogie Cornetto) ou le seul lien entre les films sont le réalisateur
et les acteurs principaux.
Dans ce film, nous suivons Shaun, un trentenaire menant une vie monotone, entre son emploi peu
gratifiant sa copine et son colocataire qui lui reproche tous les deux le comportement de son
meilleur ami au chômage et sa mauvaise relation avec son beau-père. Lorsqu’une apocalypse
zombie éclate il décide de sauver ses proches en les emmenant se réfugier dans leur pub préféré, le
Winchester.
Ce film repose sur un humour pince-sans-rire, des dialogues pleins d’ironie, et des situations
cocasses le tout en pleine invasion zombie. Malgré tout le film explore des thématiques humaines,
comme l’amitié la responsabilité, l’amour et la peur de l’échec. Il critique la monotonie de la vie
moderne, notamment avec la scène ou Shaun ne remarque pas les zombie parce qu’il est enfermé
dans ses habitude.
Ce film mélange donc satire social, humour décalé et scène de survie « horrifique ». Il apporte
aussi une vrai réflexion sur les relations humaines et les difficultés de l’age adulte.
L’au-delà :
Ce film à été réalisé par Lucio Fulci en 1981, il s’agit de l’un des plus emblématique du cinéma
d’horreur italien, il est considéré comme un chef-d’œuvre du genre gore. Ce film fait partie d’une
trilogie thématique, liée à la mort.
L’histoire se déroule en louisane, on y suit Liza Merril, qui hérite d’un vieil hôtel. En le rénovant,
elle découvre qu’il est construit sur l’une des sept portes de l’enfer ce qui va déclencher une suite
d’événement horrifique, notamment une monté de mort-vivants.
Le film est célèbre, pour son absence de linéarité narrative, en effet, le réalisateur à choisit une
approche que l’on peut qualifier de surréaliste car les évènement semblent se succéder sans
explication rationnel. Ici aussi, le spectateur fini par se perdre entre le réel et l’irréel. Le réalisateur
explique, que ce film est pour lui une tentative de représenter l’horreur de façon visuelle et
sensorielle sans s’attarder sur la cohérence.
Fulci est notamment connu pour son goût du gore extrême, c’est donc naturellement que ce film en
regorge, et ce dès la scène d’ouverture.
Ce film apporte une vision apocalyptique et nihiliste du monde.