FITTE Elio Analyse Comparative
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Shaun of the Dead (2004) d'Edgar Wright et "L'Au-delà" (1981) de Lucio Fulci
"Shaun of the Dead", réalisé par Edgar Wright en 2004, est une comédie horrifique qui mélange humour et
zombies, tandis que "L’Au-delà", réalisé par Lucio Fulci en 1981, est un film d’horreur,gore . Dans son film
Edgar Wright adopte une approche légère, pleine de clins d’œil au genre zombie,ainsi qu’a l’humour
britanique alors que Fulci mise sur une ambiance sombre et angoissante pour provoquer la peur.
Les cadrages dans Shaun of the Dead sont dynamiques et humoristiques, avec des montages rapides et des
crash zoom qui accentuent l’énergie comique. À l’opposé, L’Au-delà utilise des plans fixes et longs qui
renforcent l’atmosphère oppressante. Côté narratif, Wright nous propose une histoire linéaire avec des
personnages bien développés et des dialogues comiques tandis que Fulci choisit une narration éclatée et
mystérieuse, laissant de nombreux éléments inexpliqués. Les intentions des réalisateurs diffèrent également :
Wright cherche à divertir tout en parodiant le genre, alors que Fulci explore des thématiques plus abstraites et
horrifiques.
En résumé, bien que les deux films s’appuient sur le thème des zombies, leurs approches diffèrent
profondément : Wright privilégie l’humour et le rythme, tandis que Fulci crée un cauchemar visuel et
immersif.
"Suspiria" (1977) de Dario Argento et "Suspiria" (2018) de Luca Guadagnino
Le Suspiria de Dario Argento (1977) est une œuvre visuellement marquante, avec des couleurs saturées et un
style baroque qui définissent son univers fantastique. À l’inverse, Luca Guadagnino, dans sa réinterprétation
de 2018, opte pour une esthétique froide et réaliste, tout en explorant des thématiques contemporaines
comme la politique et l’émancipation. Argento se concentre sur une expérience visuelle et émotionnelle,
tandis que Guadagnino approfondit les personnages et les enjeux narratifs.
En termes de cadrage, Argento privilégie des compositions symétriques et des plans saturés qui amplifient le
côté onirique de son film. Guadagnino adopte une approche plus naturaliste, avec des plans larges et une
palette de couleurs plus sobre et grisatre. Côté narratif, Argento raconte une histoire simple, guidée par le
suspense et la tension visuelle. Guadagnino, en revanche, propose une intrigue complexe, mêlant sous-
intrigues et symbolisme politique. Le premier cherche à émerveiller et terrifier par l’image, tandis que le
second veut approfondir les thèmes sociaux et historiques.
En conclusion, bien que les deux films partagent le même point de départ – une école de danse hantée par la
sorcellerie – leurs approches opposées offrent deux expériences cinématographiques distinctes : Argento vise
le sensoriel, tandis que Guadagnino explore la profondeur narrative.
"Candyman" (1992) de Bernard Rose et "Candyman" (2021) de Nia DaCosta
Le Candyman de Bernard Rose (1992) aborde la légende urbaine sous l’angle de la peur et des inégalités
sociales, tandis que celui de Nia DaCosta (2021) actualise le mythe pour traiter explicitement de questions
modernes comme le racisme systémique et la violence. Si les deux films explorent le même sujet, ils le font
avec des styles et des préoccupations adaptés à leur époque respective.
Les cadrages reflètent ces différences : Rose utilise des plans serrés et obscurs, notamment autour des
miroirs, pour créer une ambiance mystérieuse. DaCosta, quant à elle, préfère des plans larges et des
compositions visuelles modernes, qui mettent en lumière les injustices sociales. Narrativement, Rose suit une
-- intrigue classique centrée sur une héroïne extérieure qui découvre progressivement la légende, tandis que
DaCosta choisit une approche introspective, en explorant l’identité et l’héritage du protagoniste.
Ainsi, Rose cherche à représenter la peur collective à travers une approche gothique et subtile, tandis que
DaCosta adopte un point de vue plus direct et revendicatif, en lien avec les enjeux sociaux actuels. Les deux
films, bien que liés par leur thème central, traduisent des visions très différentes du mythe de Candyman.