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Analyse Comparative

L'analyse comparative des films 'Shaun of the Dead' et 'L’Au-delà' met en lumière leurs approches divergentes du genre zombie, l'un utilisant l'humour et un cadrage dynamique, tandis que l'autre adopte une atmosphère sombre et une narration surréaliste. De même, la comparaison des deux versions de 'Suspiria' révèle une différence entre l'esthétique sensorielle d'Argento et la profondeur psychologique de Guadagnino. Enfin, l'étude des adaptations de 'Candyman' montre comment la version de 2021 actualise la légende pour aborder des thèmes contemporains de manière plus engagée.

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Thèmes abordés

  • personnages,
  • réactions,
  • choix de mise en scène,
  • contexte historique,
  • inégalités raciales,
  • narration,
  • légende urbaine,
  • sorcière,
  • horreur,
  • L'Au-delà
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Analyse Comparative

L'analyse comparative des films 'Shaun of the Dead' et 'L’Au-delà' met en lumière leurs approches divergentes du genre zombie, l'un utilisant l'humour et un cadrage dynamique, tandis que l'autre adopte une atmosphère sombre et une narration surréaliste. De même, la comparaison des deux versions de 'Suspiria' révèle une différence entre l'esthétique sensorielle d'Argento et la profondeur psychologique de Guadagnino. Enfin, l'étude des adaptations de 'Candyman' montre comment la version de 2021 actualise la légende pour aborder des thèmes contemporains de manière plus engagée.

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  • réactions,
  • choix de mise en scène,
  • contexte historique,
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  • narration,
  • légende urbaine,
  • sorcière,
  • horreur,
  • L'Au-delà

Ferrigutti

Lilou
3D2B

Analyse de plans

Analyse comparative :
"Shaun of the Dead" de Edgar Wright et "L'Au-delà" de Lucio Fulci

1. Introduction

Présentation des films

Shaun of the Dead est une comédie d’horreur britannique réalisée par Edgar Wright
et sortie en 2004. Le film est une parodie des films de zombies classiques, mêlant humour et
horreur dans une ambiance décalée. Il raconte l’histoire de Shaun, un trentenaire un peu
perdu dans sa vie, qui doit faire face à une invasion de morts-vivants. Avec son ton
comique, le film joue avec les codes du genre tout en créant des scènes d’action épiques.

L’Au-delà (The Beyond) est un film d’horreur italien réalisé par Lucio Fulci, sorti en
1981. C’est une œuvre très sombre, où les zombies ne sont qu’une des nombreuses
créatures effrayantes. Le film est connu pour son atmosphère étrange et surréaliste, ses
scènes de violence graphique et son style visuel particulier. La narration est parfois
cryptique, et l’horreur est abordée de façon très sérieuse, plongeant le spectateur dans une
expérience sensorielle très forte.

Différence fondamentale dans l’approche du genre zombie

Les deux films partagent le même thème central des zombies, mais leur approche
est complètement différente. Shaun of the Dead mélange l’horreur avec l’humour, en jouant
sur les stéréotypes du genre pour en faire une satire. En revanche, L’Au-delà adopte une
approche beaucoup plus sérieuse et horrifique, avec une atmosphère oppressante et une
narration moins explicite, qui plonge le spectateur dans un monde de terreur.

Plan de l’analyse

Dans cette analyse, nous commencerons par étudier les types de cadrage dans les
deux films, puis nous examinerons la manière dont chaque film raconte son histoire, en
comparant leur structure narrative. Enfin, nous discuterons des intentions des réalisateurs et
de la manière dont leurs choix de cadrage et de narration influencent l’expérience du
spectateur.

2. Analyse comparative

a) Les types de cadrage

Shaun of the Dead


Edgar Wright utilise un style de cadrage très dynamique et rythmé. Le film regorge
de plans serrés sur les personnages, surtout lors des scènes d’action, pour accentuer le
côté comique et absurde de certaines situations. Par exemple, les scènes où les
personnages rencontrent des zombies sont souvent filmées avec des gros plans, ce qui
permet de voir leurs réactions exagérées face à l’horreur. Les changements rapides de
plans et les montages très stylisés ajoutent à l’énergie du film et renforcent son aspect
comique. Le cadrage est souvent proche des personnages, ce qui permet au spectateur de
s’identifier facilement à eux.

L’Au-delà

Dans L’Au-delà, Fulci utilise des cadrages beaucoup plus larges et contemplatifs.
Les plans sont plus lents, souvent statiques, ce qui renforce l’atmosphère étrange et
angoissante du film. La caméra s’attarde sur les décors, qui jouent un rôle crucial dans
l’ambiance générale. Il y a aussi beaucoup de plans larges qui montrent des paysages
dévastés ou des lieux isolés, créant un sentiment d’abandon et de solitude. Les scènes sont
souvent filmées à l’aide de grands angles et de travellings lents, ce qui crée une sensation
d’oppression et de malaise. Ce type de cadrage participe à l’ambiance dérangeante du film.

b) La manière de raconter une histoire (Type de narration)

Shaun of the Dead

La narration de Shaun of the Dead suit une structure assez classique de film de
zombies, mais avec une approche plus légère. Le film commence par une présentation des
personnages dans leur quotidien, ce qui permet au spectateur de s’attacher à eux avant que
l’invasion des zombies ne commence. L’histoire évolue progressivement, avec un rythme qui
varie entre des moments de tension et des scènes comiques. La narration est linéaire, mais
elle s’appuie fortement sur des dialogues humoristiques et des gags visuels pour maintenir
un ton léger. Le film se concentre sur les relations entre les personnages et leur adaptation à
la situation.

L’Au-delà

L’Au-delà présente une narration beaucoup plus fragmentée et surréaliste. Le film ne


suit pas une progression narrative linéaire ; au contraire, il est construit sur une série de
scènes qui semblent déconnectées les unes des autres. Les personnages sont souvent
confrontés à des événements inexplicables, et la logique traditionnelle de narration est mise
de côté au profit d’une atmosphère de confusion et de terreur. Il n’y a pas vraiment
d’explications rationnelles ou de résolutions claires, ce qui ajoute au côté perturbant du film.
L’histoire se déroule selon une logique irréel, où les événements sont plus visuels et
sensoriels que narratifs.

c) Comparaison des intentions des réalisateurs

Edgar Wright

L’intention d’Edgar Wright avec Shaun of the Dead est de subvertir les attentes liées
au genre des zombies. Il utilise l’humour pour désarmer l’horreur et créer un contraste
comique entre des situations extrêmes et les réactions des personnages. Le but n’est pas
de terrifier, mais de divertir en mélangeant les codes classiques du genre avec des éléments
comiques. Wright cherche à faire rire le spectateur tout en lui offrant une expérience qui
reste fidèle à l’essence du film de zombies, avec des scènes de survie et de confrontation
avec les morts-vivants, mais traitées de manière décalée.

Lucio Fulci

Dans L’Au-delà, Fulci cherche à immerger le spectateur dans une expérience


d’horreur pure. Son objectif est de provoquer une réaction, en s’appuyant sur des images
fortes et souvent choquantes. Il utilise des cadrages lents et des scènes de violence
graphique pour créer une ambiance lourde et dérangeante. L’horreur n’est pas seulement
visuelle, mais aussi psychologique : le film joue sur l’absurdité et l’incompréhension, ce qui
contribue à l’atmosphère angoissante. L’intention de Fulci est de submerger le spectateur
dans un monde où la rationalité est mise de côté et où l’horreur, aussi bien physique que
psychologique, prend le dessus.

3. Conclusion

Bien que Shaun of the Dead et L’Au-delà traitent tous deux du thème des zombies,
leurs approches sont radicalement différentes, que ce soit au niveau du cadrage ou de la
narration. Shaun of the Dead se distingue par son utilisation de l’humour, des cadrages
dynamiques et une narration linéaire qui permet au spectateur de suivre les péripéties des
personnages tout en les faisant rire. À l’inverse, L’Au-delà opte pour une narration
fragmentée et une atmosphère inquiétante, où les cadrages larges et lents créent une
sensation de malaise et d’isolement. Les deux réalisateurs, à travers leurs choix de cadrage
et de narration, exploitent le genre zombie de manière originale, mais avec des intentions
opposées : l’un cherche à divertir et l’autre à terrifier. Ainsi, ces deux films illustrent
parfaitement la diversité du genre zombie, capable d’être traité à la fois avec humour et avec
une horreur profonde.

Analyse comparative :
"Suspiria" (1977) de Dario Argento et "Suspiria" (2018) de Luca Guadagnino

1. Introduction

Le film Suspiria a été réalisé à deux époques différentes par deux cinéastes ayant
des visions artistiques très distinctes : Dario Argento, qui a sorti sa version en 1977, et Luca
Guadagnino, qui a proposé une réinterprétation en 2018. La version d’Argento est reconnu
pour ses couleurs vives, ses cadrages originaux et son approche sensorielle. En revanche,
Guadagnino reprend les bases de l’histoire tout en les développant avec une profondeur
psychologique et une dimension historique, en situant son film dans le contexte de
l’Allemagne divisée des années 1970.

Différence fondamentale

Ces deux films se différencient principalement dans leur approche narrative et


esthétique. Argento mise sur une expérience visuelle et auditive intense, presque
surréaliste, tandis que Guadagnino privilégie une exploration psychologique et thématique
beaucoup plus ancrée dans le réalisme.

Plan de l’analyse

Dans cette analyse, nous comparerons les deux versions à travers le type de
cadrage, la manière de raconter l’histoire et ce que ces choix traduisent des intentions des
réalisateurs.

2. Analyse comparative

a) Les types de cadrage

Le cadrage chez Dario Argento (1977)

Dans la version de 1977, Argento utilise un cadrage particulièrement stylisé et


exagéré pour immerger le spectateur dans une atmosphère étrange et irréelle. Les plans
larges servent à magnifier les décors somptueux et presque fantastiques, comme l’intérieur
de l’académie de danse, où chaque élément semble conçu pour provoquer une émotion
visuelle forte. Les gros plans sont utilisés pour souligner des détails inquiétants ou
macabres, comme des éclats de verre ou des expressions de terreur. Argento utilise aussi
des angles inhabituels, comme des contre-plongées ou des cadrages inclinés, qui renforcent
l’impression de désorientation. Enfin, les couleurs sont extrêmement saturées, avec des
teintes rouge vif, bleu électrique et vert éclatant, qui contribuent à l’atmosphère surréaliste
du film.

Le cadrage chez Luca Guadagnino (2018)

Dans la version de 2018, Guadagnino adopte une approche plus sobre et réaliste,
avec des plans rapprochés qui capturent les émotions subtiles des personnages. La caméra
semble presque observer les protagonistes avec une certaine froideur, ce qui correspond au
ton plus austère du film. Les plans fixes et les cadrages asymétriques installent un sentiment
d’oppression, reflétant l’enfermement des personnages dans cette académie mystérieuse.
Contrairement à Argento, Guadagnino utilise une palette de couleurs plus neutres, avec des
teintes de gris et de brun. Ces choix rendent le cadre moins fantastique, mais plus
inquiétant.

b) La manière de raconter une histoire (type de narration)

La narration dans la version de 1977


La narration d’Argento est assez simple et linéaire. L’histoire suit Suzy, une jeune
danseuse, qui arrive dans une académie de danse hantée et découvre progressivement
l’existence d’un complot lié à la sorcellerie. Cependant, l’intrigue n’est pas au centre du film :
c’est surtout l’atmosphère et les scènes marquantes qui retiennent l’attention. Argento
privilégie une progression par étapes, chaque scène étant construite pour maximiser la
tension et conduire à une scène finale.

La narration dans la version de 2018

Guadagnino, de son côté, propose une narration beaucoup plus complexe et


structurée en plusieurs actes. Il ajoute de nouvelles intrigues et développe les personnages
secondaires, notamment les membres du coven de sorcières. Le film ne se concentre pas
uniquement sur Suzy, mais explore également le contexte historique (les tensions de
l’Allemagne divisée, avec des références au groupe terroriste de la Fraction armée rouge) et
les dynamiques de pouvoir au sein de l’académie. La progression n’est pas entièrement
linéaire, avec des flashbacks et des visions qui donnent des indices sur les événements à
venir. Il souhaite rendre l’histoire plus riche et plus nuancée, loin du minimalisme de la
version originale.

c) Les intentions des réalisateurs

Les intentions de Dario Argento

Argento a clairement voulu faire de Suspiria une expérience sensorielle avant tout.
Ses choix de cadrage, de couleurs et de musique montrent qu’il cherche à plonger le
spectateur dans un univers irréel et oppressant, où la logique passe au second plan.
L’objectif est de provoquer des émotions fortes, entre émerveillement et peur, en utilisant le
cinéma comme un moyen de stimuler les sens.

Les intentions de Luca Guadagnino

Guadagnino, quant à lui, semble davantage intéressé par l’exploration de


thématiques profondes. En réinterprétant Suspiria, il intègre des réflexions sur le pouvoir, la
culpabilité collective (particulièrement en lien avec l’histoire allemande) et la place des
femmes dans un système oppressif. Ses choix de mise en scène, plus subtils et réalistes,
reflètent une volonté de faire un film qui dialogue à la fois avec le passé et avec des
préoccupations contemporaines.

3. Conclusion

En conclusion, bien que les deux versions de Suspiria partagent une même base
narrative – la sorcellerie dans un cadre oppressant –, elles adoptent des approches
radicalement différentes. La version de Dario Argento est une œuvre très stylisée et
sensorielle, où l’esthétique prime sur l’intrigue. De son côté, Luca Guadagnino propose une
relecture plus réaliste et intellectuelle, en enrichissant l’histoire d’un contexte historique et de
thématiques profondes.
Analyse comparative :
"Candyman" (1992) Bernard Rose et "Candyman" (2021) Nia DaCosta (J.Peele)

1. Introduction

Le film Candyman a été réalisé à deux périodes différentes, en 1992 par Bernard
Rose et en 2021 par Nia DaCosta (avec Jordan Peele comme scénariste et producteur). Les
deux versions explorent la légende urbaine du Candyman, une figure surnaturelle liée à
l’histoire de la violence raciale aux États-Unis, mais elles adoptent des approches très
différentes.

Dans la version de 1992, réalisée par un cinéaste blanc, le récit se concentre sur
Helen, une femme blanche enquêtant sur la légende dans le quartier défavorisé de
Cabrini-Green. Ce film propose une critique implicite des inégalités raciales et sociales, mais
reste souvent extérieur aux problématiques des communautés afro-américaines qu’il
représente. En revanche, la version de 2021, réalisée par Nia DaCosta, adopte une
perspective afro-américaine et actualise la légende pour l’inscrire dans un contexte
contemporain, en abordant des thèmes comme la gentrification, la violence policière et les
traumatismes raciaux intergénérationnels.

Dans cette analyse, nous comparons les deux films à travers les types de cadrage,
la manière de raconter l’histoire et les intentions des réalisateurs, pour comprendre
comment chacun reflète les préoccupations sociales de son époque.

2. Analyse comparative

a) Les types de cadrage

Le cadrage dans la version de 1992 (Bernard Rose)

Dans le film de 1992, le cadrage met souvent en contraste les logements sociaux de
Cabrini-Green et le monde universitaire ou bourgeois auquel appartient Helen. Les plans
larges servent à montrer l’isolement et la désolation du quartier de Cabrini-Green, avec ses
immeubles délabrés et ses graffitis. Ces images soulignent l’idée de marginalisation et de
danger, tout en plaçant Helen comme une intruse dans cet environnement.

Le Candyman, lui, est souvent filmé en gros plan, mettant en valeur son charisme
intimidant et presque hypnotique. Bernard Rose utilise aussi des angles classiques, mais la
composition est soignée pour donner un côté gothique au film, renforçant l’atmosphère
oppressante. Par exemple, les scènes dans les espaces confinés ou sombres sont cadrées
de manière à amplifier la peur et la tension.

Le cadrage dans la version de 2021 (Nia DaCosta)

La version de 2021 adopte un style beaucoup plus moderne et réfléchi. Nia DaCosta
joue avec des cadrages asymétriques et des plans fixes, qui donnent un sentiment de
malaise et d’étrangeté. Les miroirs, un élément central du mythe, sont utilisés de manière
inventive : la caméra filme souvent des personnages à travers des reflets.

Les silhouettes et les ombres projetées sont également très présentes, notamment
dans les séquences animées qui racontent la légende du Candyman. Ces transitions
visuelles apportent une dimension poétique et artistique au récit. En plus, la manière dont
DaCosta filme les espaces urbains met en lumière la gentrification du quartier :
Cabrini-Green, autrefois symbole de pauvreté, devient ici un lieu modernisé, mais au prix de
l’effacement de sa population historique.

b) La manière de raconter une histoire (type de narration)

La narration dans la version de 1992

Le film de 1992 suit une structure assez classique et linéaire. L’histoire est racontée
à travers le point de vue d’Helen, une étudiante blanche qui enquête sur la légende du
Candyman. La progression est simple : elle découvre peu à peu la vérité sur la légende,
jusqu’à devenir elle-même une partie du mythe.

Cependant, cette narration adopte une perspective extérieure à la communauté


afro-américaine. Les habitants de Cabrini-Green sont souvent montrés comme des victimes
ou des témoins passifs de la violence et de la misère qui les entourent. La légende du
Candyman est surtout utilisée pour illustrer comment les mythes urbains se construisent
dans des environnements marqués par l’oppression sociale.

La narration dans la version de 2021

Dans la version de 2021, la narration est plus complexe et entrelacée. Le film suit
Anthony, un artiste afro-américain, qui redécouvre la légende du Candyman et en fait le
thème de ses œuvres. À travers son parcours, le film explore des thèmes comme les
traumatismes intergénérationnels, la violence raciale et la gentrification.

Le récit est enrichi par des flashbacks et des séquences animées qui racontent les
différentes incarnations du Candyman à travers le temps, montrant qu’il n’est pas qu’un
esprit vengeur, mais aussi un symbole de la souffrance et de la résistance des Noirs face à
l’injustice. Contrairement à la version de 1992, le film de DaCosta place les personnages
afro-américains au centre de l’histoire, avec une perspective beaucoup plus ancrée dans
leurs expériences.

c) Les intentions des réalisateurs

Intentions de Bernard Rose (1992)

Bernard Rose semble vouloir utiliser la légende du Candyman pour critiquer les
inégalités sociales et raciales. En montrant Helen comme une figure extérieure qui tente de
comprendre ce monde marginalisé, il explore comment les mythes naissent dans des
environnements marqués par la pauvreté et la violence. Cependant, cette approche reste
assez distante. Le Candyman est vu avant tout comme une figure gothique et tragique, et
les problématiques sociales sont abordées de manière implicite.
Intentions de Nia DaCosta (2021)

Avec sa version, Nia DaCosta (et Jordan Peele) cherche à actualiser la légende du
Candyman pour en faire une métaphore explicite des luttes contemporaines. Le film aborde
de front des thèmes comme la gentrification, les violences policières et l’effacement de
l’histoire afro-américaine. Le Candyman devient ici un symbole de la colère collective et de
la mémoire historique, transmis de génération en génération comme un rappel des injustices
passées.

Contrairement à Bernard Rose, DaCosta place les problématiques raciales au cœur


du récit et donne une voix à la communauté afro-américaine. Cela reflète une volonté de
faire du Candyman un symbole plus pertinent pour le public d’aujourd’hui.

3. Conclusion

Les deux versions de Candyman partagent un thème central : le pouvoir des


légendes et leur lien avec les inégalités sociales. Mais elles adoptent des approches très
différentes. La version de 1992 propose un récit gothique et stylisé, vu à travers les yeux
d’une femme blanche, et aborde les questions sociales de manière subtile et implicite. En
revanche, la version de 2021 est beaucoup plus ancrée dans les problématiques
afro-américaines contemporaines, avec une narration engagée et des choix visuels
modernes. Ces deux visions montrent comment une légende peut évoluer pour refléter les
préoccupations et les luttes d’époques différentes.

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