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Médias : Types et Évolution Historique

Le terme 'média' désigne les moyens de communication interpersonnelle et de masse, incluant la radio, la télévision, Internet, et la presse. Les médias de masse répondent à une demande d'information d'un large public, souvent en étant contrôlés par de grands groupes industriels, tandis que l'essor d'Internet a favorisé l'émergence de médias alternatifs. Les médias jouent un rôle crucial dans la formation de l'opinion publique et sont souvent qualifiés de 'quatrième pouvoir', nécessitant des normes déontologiques pour garantir leur indépendance et leur responsabilité.

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Médias : Types et Évolution Historique

Le terme 'média' désigne les moyens de communication interpersonnelle et de masse, incluant la radio, la télévision, Internet, et la presse. Les médias de masse répondent à une demande d'information d'un large public, souvent en étant contrôlés par de grands groupes industriels, tandis que l'essor d'Internet a favorisé l'émergence de médias alternatifs. Les médias jouent un rôle crucial dans la formation de l'opinion publique et sont souvent qualifiés de 'quatrième pouvoir', nécessitant des normes déontologiques pour garantir leur indépendance et leur responsabilité.

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Média

moyen de diffusion permettant la


communication

Le terme média désigne tout moyen de distribution, de diffusion ou de


communication interpersonnelle, de masse ou de groupe, d'œuvres, de documents,
ou de messages écrits, visuels, sonores ou audiovisuels (comme la radio, la
télévision, le cinéma, Internet, la presse, les télécommunications, etc.)1. Ce terme est
souvent utilisé comme l'abréviation du terme anglais mass-media ou médias de
masse en français2.

Récepteur radio de 1935 (la radio a


été inventée tout au début du
xxe siècle et s'est développée à partir
du milieu des années 1930).

L'expression médias de masse désigne les médias qui ont acquis une diffusion à
grande échelle pour répondre rapidement à une demande d'information d'un public
vaste, complétée dans de nombreux cas par une demande de distraction. La plupart
des entreprises dites de média emploient des journalistes et des animateurs de
divertissement. Ils recueillent dans un premier temps des informations auprès de
sources d'information, en leur assurant la protection des sources d'information, ce
qui leur permet d'acquérir une audience, et valorisent, dans un second temps, leur
audience par la vente d'espaces publicitaires. À côté de ce modèle dominant, les
chaînes de téléachat et les périodiques ne diffusant que des petites annonces et
publicités sont aussi considérés comme des médias.

Dans les pays industrialisés, où les médias se sont largement développés, ils sont
majoritairement détenus par de grands groupes industriels dont les dirigeants,
proches du pouvoir politique, sont régulièrement critiqués pour instrumentaliser
l'information à des fins partisanes plus ou moins reconnues (thèse de la « fabrication
du consentement »). Mais l'avènement d'Internet, des TIC signe celui des médias
alternatifs (blogs, réseaux sociaux…). L'information n'est plus alors forcément
soumise aux règles déontologiques, notamment celle de la vérification par les faits,
la multiplication et l'ampleur des canulars informatiques inaugurant selon certains
une nouvelle « ère » : l'ère post-vérité.

Étymologie
En latin, media est le pluriel de medium (milieu, intermédiaire). Le mot français est
issu de l’anglais mass(-)media3, mot anglais lui-même formé sur l'usage italien media,
venant aussi de la langue latine.

L'écriture du terme media prête à discussion. Faut-il rajouter un s comme marque du


pluriel sur un substantif déjà au pluriel ? [réf. souhaitée]

Le terme media est maintenant rarement employé selon son orthographe latine,
« Médias » désigne plusieurs supports et « Média » un support unique. Ces termes
consacrés par l'usage commencent à se trouver dans la plupart des dictionnaires
francophones3,4,5. Le Grand dictionnaire terminologique et FranceTerme
recommandent eux aussi « média » pour l’anglais media6.

Médias et communication
Les médias sont des outils de communication. Le choix d'un média dépend
évidemment du type de communication recherché :
Communication unilatérale et
multilatérale
Selon ses caractéristiques techniques propres, l'usage d'un média de masse est
davantage approprié à un certain type de communication : par exemple, le média de
type Presse Écrite (Le Monde, Le Figaro, etc.) semble plus adapté pour communiquer
de manière unilatérale, les médias de type Réseaux sociaux (Facebook, Twitter,
Snapchat, Instagram, etc.) semblent plus pertinents pour communiquer de façon
multilatérale.

Communication mise à
disposition du public
Selon le critère de « mise à disposition du public » employé par les juristes français7,
on distingue :

les médias simples : dont la


consultation par le destinataire est
directe (ex : un journal, une revue, un
livre, une affiche…),
les médias autonomes : dont la
consultation implique la détention
d'un équipement par le destinataire
(ex : magnétoscope, lecteur CD,
micro-ordinateur, téléphone
mobile…),
les médias de télédiffusion : dont la
consultation suppose que le
destinataire soit connecté à des
réseaux de diffusion, dans le cadre
d'une offre n'autorisant qu'un degré
d'interactivité réduit. (ex : réseaux
hertziens terrestres, télédistribution
par câble, satellites de diffusion
directe…),
les médias de télécommunication :
idem que ci-dessus, avec cependant
la possibilité de consulter une offre
présentant un degré d'interactivité
important.
Communication média et hors-
média

communication « média » : en
utilisant des moyens de
communication tels que l'affichage,
le cinéma, la presse, la radio, la
télévision et maintenant les TIC
(dont en particulier le Web).

Les modes de traitement


journalistiques et les
énonciations éditoriales sur le
web
L’apparition d’Internet dans les années 1990 a démultiplié les sources d’information
de presse en ligne. La presse écrite a en effet souhaité s’inscrire dans cette nouvelle
modernité en créant des versions en ligne de ses journaux, mais les médias en ligne
ne sont pas les seules sources présentant l’actualité sur le web, on compte
également les infomédiaires, les blogs et les sites natifs de l’Internet.

Ces différentes sources présentent des disparités dans les modes de traitement de
l’actualité et dans leurs énonciations éditoriales qui sont marquées notamment dans
les articles traitant de l’actualité politique, thème plus ou moins enclin d’être sujet à
controverse. On constate une hiérarchie dans le traitement de l’actualité sur le web
étant donné que tous les sites d’information n’ont pas les mêmes façons de montrer
leur point de vue sur les questions traitées Chaque site d’actualité en ligne se
construit une identité propre qui découle des plus ou moins grandes restrictions qui
sont faites aux auteurs et qui se traduit par différents procédés :

Les médias en ligne et infomédiaires


qui se doivent de respecter les
normes qui régissent leur activité de
journaliste font le choix d’un compte
rendu factuel de l’évènement. Il est
relaté de façon distanciée, ne faisant
en apparence émerger aucune prise
de parti. Le traitement de
l’information peut cependant
grandement différer d’un titre à
l’autre compte tenu des contrats de
communication respectifs des
groupes de presse. L’opinion du
journaliste peut cependant être
exprimée de façon très discrète par
des stratégies de discours.
Les blogs et sites natifs de l’Internet
bénéficient d’une plus grande liberté
quant au fait d’exprimer leur opinion.
Les auteurs de ces sites présentent
en général un engagement plus
marqué se manifestant de diverses
manières.
Les stratégies énonciatives et discursives mises en place par les auteurs des articles
sont les suivantes (non exhaustif) :

Les images illustrant les articles


peuvent être connotées ou non. La
photographie peut être utilisée
comme une simple illustration de
l’article et donc neutre ou bien elle
peut être connotée dans le but de
faire passer un message, émettre
une critique particulière.
Les blogs et sites natifs de l’Internet
qui sont plus libres d’émettre des
prises de positions ne construisent
pas leurs articles de la même façon
que les médias en ligne, ils utilisent
des procédés afin de marquer leur
opinion tels que : de longs
paragraphes argumentés et
agrémentés de nombreux
connecteurs logiques, des adresses
directes au lecteur, du vocabulaire
connoté (mélioratif ou péjoratif)
voire familier. Ils n’hésitent pas à
montrer leur implication en utilisant
la première personne.
Les médias en ligne plus cadrés par
les normes qui dirigent l’activité de
journaliste font passer leurs idées de
façon plus discrète : dans le cas d’un
article qui pourrait susciter les
réactions d’acteurs politiques, le
choix des personnes interrogées est
un marqueur de prise de position si
un parti politique est représenté plus
qu’un autre. Le lexique joue
également un rôle important même
s’il est plus mesuré que dans les
blogs et sites natifs de l’Internet.

Type de supports
On peut distinguer les types de médias suivants :

l'affichage où les professionnels


appliquent des techniques d'écriture
publicitaires ;
la presse écrite où les
professionnels appliquent des
techniques d'écriture
journalistiques ;
la radio où le journalisme utilise
l'écriture radio ;
la télévision par la diffusion de
montages vidéos commentés ;
les nouvelles technologies de
l'information et de la
communication, avec en particulier
le Web, comme système hypertexte
public de contenus numériques
fonctionnant sur Internet. La
sophistication des TIC (Technologies
de l'Information et de la
Communication) (voir les
fonctionnalités du WEB 2.0) autorise
des fonctionnalités très puissantes :
d'identification de la cible,
d'utilisation de cookies,
de personnalisation ou de
configuration du message, et
de collecte d'informations en
ligne.
le cinéma utilise notamment le
cadrage, les jeux de lumières ou
même des bandes-sons pour mieux
faire passer un message ;
la bande dessinée utilise une
juxtaposition de dessins,
accompagnés de textes ;
les médias tactiques (ou média de
proximité). Il s'agit de moyens de
communication alternatifs :
affichage indoor, supports
publicitaires (sac à pain, set de table,
gobelet, boite à pizza…) ;
les jeux vidéo, sur consoles (PS4,
Xbox One, Nintendo Switch, etc.),
mobiles et PC.

« Quatrième pouvoir » et
déontologie
Les médias sont souvent qualifiés de quatrième pouvoir, par allusion aux trois
pouvoirs constitutionnels, dans le processus de la formation de l'opinion publique et
dans l'influence que la révélation de ces faits peut avoir dans les prises de position
des citoyens. Les faits, analyses ou commentaires qu'ils rapportent sont porteurs de
sens, par exemple dans le domaine de la politique, de l'économie ou de la culture. Le
choix des faits rapportés appartient aux responsables nommés par les propriétaires
de ces médias d'où la revendication par les syndicats de journalistes pour obtenir
l'indépendance des rédactions. Le SNJ, le SNJ-CGT, FO, la CFTC, et l'USJ CFDT ont
rédigé à l'automne 2007 la pétition nationale8 pour l'indépendance des rédactions9,
dans le sillage du combat mené par les journalistes des quotidiens économiques Les
Échos et La Tribune, en 200710. Ils demandent que la ligne éditoriale respecte la
Charte de Munich, adoptée par la Fédération européenne des journalistes et
référence européenne concernant la déontologie du journalisme, un texte qui
distingue dix devoirs et cinq droits, en reprenant les principes de la Charte des
devoirs professionnels des journalistes français.

En France, en cas de désaccord avec la ligne éditoriale, le journaliste peut en théorie


demander l'application de la clause de conscience, supervisée par la commission
arbitrale, l'une des cinq grandes commissions qui cogèrent la profession, en vertu du
paritarisme. En pratique, la clause de conscience est très difficile à obtenir, la loi
n'étant pas assez précise.

Publicité et ciblage
Publics cibles

Article connexe : Cible (marketing).


L'influence des médias - à condition de choisir les messages et les supports
pertinents - est généralement conçue et adressée vers celui qui achète (le
consommateur-acheteur). Comme l’indique le sociologue D. W. Smythe, l’audience
est ce que produisent les mass-media11. Cependant, d'autres cibles indirectes sont
régulièrement visées :

le consommateur utilisateur : celui


qui va effectivement consommer,
utiliser le produit final.
le prescripteur : celui qui est réputé
capable de conseiller ou d'influencer
l'acheteur du produit final.
le distributeur : les campagnes
médias en faveur d'un produit final
peuvent contraindre les distributeurs
à référencer un produit fortement
faisant l'objet d'une forte promotion
(difficile de ne pas vendre le produit
connu et demandé par le
consommateur…).

Annonceur et émetteur
L'annonceur désigne l'émetteur d'information qui passe commande à un support pour
réaliser ou diffuser un message en direction d'une cible.

Pour cet annonceur, la politique de communication est l'un des 4 piliers


fondamentaux de son marketing mix.

Les informations peuvent être élaborées :

par l'émetteur lui-même. De ce point


de vue les nouvelles technologies
numériques facilitent la conception
et la diffusion de l'information. Le
recours à des intermédiaires
spécialistes n'est plus obligatoire
quand l'émetteur maîtrise lui-même
les compétences basiques
(rédaction de texte, graphisme,
illustration par du son ou de la vidéo,
utilisation du mode interactif, etc.).
en amont,
par des agences de presse, qui
fournissent les rédactions des
médias abonnés. On compte
trois grandes agences de presse
généralistes dans le monde :
AFP (France) ; Reuters
(Royaume-Uni) ; Associated
Press (États-Unis) ;
par des agences de
communication, qui conçoivent
l'information à transmettre et à
diffuser selon le cahier des
charges élaboré par l'annonceur.

Importance des études médias


Compte tenu de leur efficacité, mais aussi de leur coût, les données médias et leur
analyse sont au cœur des choix d’investissement en communication (environnement
produit, positionnement, stratégie des concurrents, choix des supports, risques pour
le client, impact sur les consommateurs, etc.). Les études médias, réalisées à partir
de mesures d'impact et d'audience.
réalisées a priori, elles permettent
aux annonceurs d'effectuer le choix
du média le plus approprié à la cible
de leur campagne de
communication, l'achat d'espaces de
communication, ainsi que le suivi
des supports de diffusion.
réalisée a posteriori, elles permettent
de vérifier l'efficacité de la
communication et le retour sur
investissement des budgets
engagés.
L'étude des médias ne néglige pas l'analyse qualitative :

elle s'efforce de comprendre


comment mieux segmenter les
clientèles cibles et délivrer les
messages les plus efficaces.
elle intègre de plus en plus l'analyse
des thèmes comme :
les effets de l'image de
l'annonceur et de son produit
les modes de communication
en environnement urbain (la
majorité des consommateurs
résident aujourd'hui dans les
zones urbaines).

Plan média

Article détaillé : Plan média.

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Le plan média d'un annonceur (media planning, en anglais) désigne le choix des
supports, ainsi que le calendrier de mise en œuvre des médias.
Médias et culture
Promoteurs et porteurs de la culture de masse, les médias, écrits d'abord puis
audiovisuels (radios, télévisions), ont été et restent encore des acteurs
incontournables dans la diffusion de la culture et dans la structuration des marchés
culturels, en particulier des produits culturels. Pour ces derniers, aucune offre de
quelque importance ne peut exister sans plan-médias et sans médiatisation réussie.
Le « diktat » des médias peut être décisif dans certains cas et nécessite une
intervention régulatrice des pouvoirs publics (par exemple les quotas de production
de phonogrammes de langue française au Québec, ou d'œuvres audiovisuelles
d'origine européenne sur les télévisions françaises)12.

La plupart des grands groupes opérant dans les industries culturelles sont
également leaders dans le secteur des médias écrits, audiovisuels et d'Internet : AOL
Time Warner, Lagardère, Bertelsmann, Sony, etc. (quand ces médias sont utilisés
conjointement, on parle alors de médias multiplateformes13).

Ces conglomérats financiers que l'on peut qualifier de « médiatico-culturels », ayant


grandi par croissance externe ou fusion, sont présents sur les principaux marchés
des produits culturels éditoriaux (livres, phonogrammes, vidéogrammes, presse
écrite, jeux vidéo…) et des offres médiatiques. Leur stratégie dans le domaine des
médias doit en revanche tenir compte de deux contraintes majeures : les
réglementations publiques, qui dans de nombreux pays contrôlent leur concentration
(respect de l'information…) et la barrière linguistique, frein « naturel » au
développement de certains marchés comme la presse, le livre et tous les contenus
linguistiques. Néanmoins, cet obstacle est de moins en moins fort, en raison de la
prédominance de l'anglais. Les groupes médiatico-culturels (le plus souvent classés
dans le secteur de la communication) sont ainsi les acteurs majeurs de la
concentration financière et de la concentration de l'offre, allant à l'encontre de la
diversité culturelle et de la diversité linguistique12.

Si les médias ont été des acteurs clés de la constitution des « majors » dans les
différents secteurs qui se sont structurés autour d'oligopoles à frange (cinéma,
musique enregistrée…), ils sont aujourd'hui eux-mêmes menacés par le
développement d'Internet et de nouveaux acteurs liés quant à eux aux offres et aux
pratiques sur le Web (Google, Yahoo, Facebook, Twitter, MyMajorCompany…). Ainsi,
dans le secteur de la musique enregistrée, les deux piliers de la concentration, d'une
part le couple star/major et, d'autre part, les réseaux professionnels coopératifs
associant publishing, scène, médias écrits et audiovisuels, sont considérablement
i à l l dé l t d'I t t L'é l ti id d i i
en a résulté (ce que Bernard Stiegler appelle la consom'action) va à l'encontre de
l'exposition traditionnelle des produits et du modèle économique de la
marchandisation à grande échelle sur lequel reposait jusqu'à présent le système
médiatico-culturel14.

Dans de nombreux pays, le secteur des médias relève également du champ culturel,
en particulier pour l'intervention publique ; par exemple en France avec un ministère
de la Culture et de la communication ou au Royaume-Uni avec le Department for
Culture, Media and Sport (DCMS) créé par le gouvernement de Blair en 199612.

Les nouveaux médias permettent l'hyperchoix (décrit par Alvin Toffler dans Le Choc
du futur) et sont hyper-spécialisés, au détriment de ceux qui sont généralistes. Ainsi,
on a eu une baisse de 15 % des ventes de journaux généralistes en 15 ans, et une
augmentation de 15 % de la vente de magazines. (2) Les utilisateurs de média
choisissent désormais ce qu'ils regardent et quand ils le regardent.

On peut s'inquiéter de cet effet « œillère », qui limite de plus en plus l'ouverture
d'esprit du public, ou se réjouir de cette opulence de diversité15.

La théorie de l'hyperchoix reste critiquable, notamment avec le concept de


« circularité de l'information » de Pierre Bourdieu qu'il décrit dans son livre Sur la
télévision. Ainsi, il indique que les médias traitent, dans un grand nombre, des mêmes
sujets, aux mêmes moments, et ceux-ci influencés le plus souvent par les médias
dominants (Le Monde aura plus d'impact que le Midi libre). On n'est bien sûr pas
surpris de savoir que les médias ont toujours eu le pouvoir de persuader l'opinion
publique depuis ces médias dominants. On voit aussi que certaines médias en
particulier tendraient à distraire le public de certains problèmes, crises et
changements gouvernementaux.

« Méta-média » à l’ère
numérique
Les médias de masse sont notamment influencés, voire profondément renouvelés,
par l’époque de numérisation croissante présente.

Déjà en 1984 le théoricien Alan Kay définissait ainsi l’ordinateur comme le « premier
méta-medium », en ce qu’il « est un medium qui peut simuler dynamiquement les
détails de toute autre medium » et, en tant que tel, « il a des degrés de liberté de
représentation et d’expression jamais encore atteints »16 : effectivement l’ordinateur
j d'h i l é d i ê l i f i d édi i
qu’auparavant appartenaient à différents media spécifiques : il est télévision, agenda,
courrier, machine à écrire, etc.

Cette capacité des médias numériques à remédier par une programmation


numérique toutes les médiations antérieures, en le reconfigurant, a été également
soulignée par le philosophe Vilém Flusser, qui désigne celle du numérique comme
une phase de superposition de toutes les précédentes que l’histoire de la culture
humaine a vu passer17.

Une fois posée l’hypothèse d’une numérisation des médias quasiment ubiquitaire à
l’époque contemporaine18 nous pouvons énoncer quelques-unes des principales
caractéristiques de cette situation.

En premier lieu, et comme les Software Studies le remarquent, il y a une croissante


densité et obscurité des appareils utilisés, qui se font toujours plus accessibles et
simples au niveau de leurs interfaces graphiques, et pourtant toujours plus
insondables dans leur fonctionnement profond19, jusqu'au paradoxe des algorithmes
auto-apprenants dont l’intelligence supère celle de leurs ingénieurs20,21 ou, dans les
termes de Bernard Stiegler, d’une hyper-industrialisation qui entraîne une progressive
exclusion de la force de travail intellectuel humaine22.

Certains auteurs ont entraîné à cet égard la notion de gouvernementalité


algorithmique23,24,25.

Les méta-média du numérique opèrent aussi ce que Yves Citton propose de nommer
une « premédiation »26 : dans leur complexité vouée à l’autorégulation, les médias
numériques s’évadent d’une certaine façon de l’intelligence humaine et ils tendent à
pre-médier, voire à anticiper ou bien à fournir des catégories préétablies de ce qu’ils
nous proposent. Cela est évident dans le cas du ciblage commercial effectué par les
algorithmes sur la base des données personnelles27, mais s'observe aussi dans le
cas de la contestée fiabilité de l’information28, qui est souvent politiquement et
économiquement conditionnée ou le résultat d’un calcul algorithmique, comme dans
le cas des tableaux de bord de Facebook.

Plus généralement, la question de la pré-médiation entraine notamment des dangers


au niveau socio-politique, et particulièrement pour ce qui regarde les effets de lock-
in29 – le phénomène pour lequel plus une plateforme compte des participants, plus
les données qu’elle génère sont nombreuses et ses algorithmes sont puissants, plus
elle offre des services efficaces, écrasant la concurrence en une tendance
monopolistique - ou bien la ci-dite vectorialisation, à savoir la monopolisation de
l’information opérée par une classe dominante à travers le contrôle des vecteurs par
lesquels l’information est abstraite que McKenzie Wark revendique dans son
« Hacker Manifesto »30. Cela pourrait nous emmener à l’horizon d’une croissante
asymétrie du rapport au medium entre l’individu et le programme (et celui qui gère le
programme), jusqu’aux perspectives catastrophiques d’une société numérique basée
sur la surveillance et sur la manipulation perpétuelle où il ne reste pas beaucoup
d’espace à l’intelligence et à l’individualité humaines31.

Une autre et essentielle caractéristique des méta-media numériques est


l’interconnectivité32 : désormais tous les outils – et non pas seulement les
Smartphones et les ordinateurs, depuis l’avènement de l’Internet des objets33, sont
connectés, s’envoyant constamment des données entre eux qui enregistrent les
préférences, les activités, les déplacements, les compagnies, etc. dans un grand
réseau virtuel mondial que certains comparent à un « cerveau collectif mondial »34.

Dans le danger d’une croissante standardisation et uniformisation des pratiques et


des produits médiatiques, ou encore d’une colonisation commerciale du milieu
numérique où le monopole des big data appartiendrait à un nombre très restreint de
colosses capitalistes35,36,37, plusieurs auteurs soulignent l’importance de développer
une conscience majeure des enjeux juridico-politiques que l’ère du numérique
entraîne conjointement à un effort de réglementation, et affirment la nécessité de
préserver l’hétérogénéité au sein de l’espace numérique partagé38,39. Dans ce
contexte les actions du hacktivisme s’inscrivent dans une perspective de lutte et de
contestation politique, et d’une particulière éthique de revendication des droits
personnels que le numérique met en danger40,41,42.

Règlementation
dans l'Union européenne, les médias sont notamment réglementés par le règlement
(UE) 2024/1083 du 11 avril 2024 établissant un cadre commun pour les services de
médias dans le marché intérieur et par la directive-règlement européen 2010/13/UE
sur la liberté des médias43.

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plusieurs listes. Le texte gagnerait à
être rédigé sous la forme de
paragraphes synthétiques. Les listes
peuvent demeurer si elles sont
introduites par une partie rédigée et
sourcée, de façon à bien resituer les
différents éléments (mars 2024).

Afrique

Médias en Algérie
Médias au Bénin
Médias au Cameroun
Médias au Congo
Médias en Côte d'Ivoire
Médias en Érythrée
Médias en Éthiopie
Médias à Madagascar
Médias en ligne à Madagascar
Médias au Mali
Médias au Maroc
Médias en République centrafricaine
Médias en république démocratique
du Congo
Médias au Sénégal

Asie

Médias en Azerbaïdjan
Médias en Corée du Nord
Médias au Pakistan
Médias dans la région autonome du
Tibet
Médias en Iran

Amérique

Médias au Canada :
Médias au Québec
Médias à Cuba
Médias aux États-Unis :
Médias à Détroit
Médias à Maurice
Médias au Venezuela

Océanie

Médias en Australie
Médias aux Fidji
Médias aux Tuvalu

Europe

Médias en Belgique
Médias en Écosse
Médias en France :
Médias en Alsace
Médias de Caen
Médias à Limoges
Médias en Lorraine
Médias à Marseille
Médias en Nouvelle-Aquitaine
Médias en Islande
Médias en occitan
Médias en Russie
Médias russophones
Médias en Ukraine

Critiques

Article détaillé : Critique des médias.


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Notes et références

1. « Définitions : média, médias (http


s://www.larousse.fr/dictionnaires/f
rancais/m%C3%A9dia_m%C3%A9d
ias/50085) [archive] », sur
larousse.fr (consulté le 13 janvier 2019)

2. « MÉDIA : Définition de MÉDIA (htt


p://www.cnrtl.fr/definition/m%C3%
A9dia) [archive] », sur cnrtl.fr
(consulté le 13 janvier 2019)
3. Entrée média (http://cnrtl.fr/definiti
on/academie9/m%C3%A9dia) [arc
hive] de la neuvième édition du
dictionnaire de l'Académie
française.

4. Informations lexicographiques (htt


p://www.cnrtl.fr/lexicographie/m%
C3%A9dia/0) [archive] et
étymologiques (http://www.cnrtl.f
r/etymologie/m%C3%A9dia/0) [arc
hive] de « média » dans le Trésor de
la langue française informatisé, sur
le site du Centre national de
ressources textuelles et lexicales

5. Définition du Larousse (http://ww


w.larousse.fr/dictionnaires/francai
s/m%C3%A9dia_m%C3%A9dias/5
0085) [archive]
6. « media (https://vitrinelinguistique.
oqlf.gouv.qc.ca/redirection/ficheui
d/17009002) [archive] », Grand
Dictionnaire terminologique, Office
québécois de la langue française
(consulté le 15 juillet 2012)

7. cité par F. Balle et G. Emery, in Les


nouveaux médias, coll. « Que sais-
je ? » no 2112, PUF, Paris 1990

8. Dépêche AFP du 4 octobre 2007 [1]


(http://www.google.com/hostedne
ws/afp/article/ALeqM5iWWZt04G
AzO3glVidUlhyodub8Ww) [archive]

9. Site Internet de la CFTC-Paris [2] (h


ttp://www.cftc-paris.fr/index.php?o
ption=com_content&task=view&id
=261) [archive]
10. "Presse économique: "semaine
noire", selon les syndicats de
journalistes", dépêche AFP du 8
novembre 2007 [3] (http://www.go
ogle.com/hostednews/afp/article/
ALeqM5hJ8URL7SvFQzH2He919Fl
0eI64JQ) [archive]

11. The audience is the primary


commodity of the mass media.
(« Communications: Blindspot of
Western Marxism », 1977, rééd.
1994, p. 268)
[réf. incomplète]
12. Mario d'Angelo, Les
groupes médiatico-culturels face à
la diversité culturelle, éd. Idée
Europe, Paris, rééd. 2002
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droite ?, Syllepse, Paris, 2008.

Articles connexes

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