Module 104 : Réalisation des plans d'une construction simple ISTA Al Massira
DESSIN DES FAÇADES
1. Définition :
LES FAÇADES sont les vues en élévation des faces extérieures d’un bâtiment.
L’observation des façades d’une habitation est similaire à celle des vues d’un objet (volume),
mais elles sont identifiées par leur désignation.
Echelles couramment utilisées sont : 1 : 100 et 1 : 50.
2. Désignation :
LES FAÇADES sont désignées d’après leur orientation géographique, sauf parfois la
façade principale et arrière.
EXEMPLE : façade Ouest (principale), façade Nord, façade Est (arrière), façade Sud ; ou bien :
façade Sud-ouest, façade Sud-est, façade Nord-ouest, façade Nord-est, pignon gauche, pignon
droit, etc.…
3. Représentation :
LES FAÇADES sont des dessins à caractère essentiellement artistique, elles doivent
permettre de juger l’aspect défini du bâtiment.
On ne figure qu’exceptionnellement sur ces dessins les parties cachées. On indique
parfois sur les façades et par des pointillés limités le niveau des planchers (meilleure
compréhension surtout dans le cas d’habitations à planchers multiples).
Les éléments de couverture et les menuiseries extérieures sont représentés simplifiés.
Les façades permettent de voir les élévations des portes et de fenêtres. Le mode
d’ouverture (voir les pages suivantes) est symbolisé comme il suit :
- Le trait continu signifie :
• Pour les portes – ouverture en poussant ;
• Pour les fenêtres – ouverture vers l’intérieur.
- Le trait interrompu signifie :
• Pour les portes – ouverture en tirant ;
• Pour les fenêtres – ouverture vers l’extérieur.
- La croix en trait continu indique qu’il s’agit d’un châssis à guillotine ou coulissant ;
- La lettre F placée dans un coin indique qu’il s’agit d’un châssis fixe
Cette symbolisation est rarement utilisée sur les plans des façades à l’échelle courante (1 :
100 ou 1 : 50). Elle l’est plutôt sur les plans de détails.
Pour agrémenter la façade et donner une meilleure idée de la taille de l’habitation, on
représente souvent à la même échelle, des personnages, arbres, autres figures ainsi que des
ombres. Cette manière de présenter les façades est appelée «avec rendu ». La représentation de
ces personnages ou végétation est laissée à l’initiative du dessinateur mais doit rester très
graphique et stylisé et n’a pas de but décoratif.
Formateur : Khaldoun Mohammed
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Formateur : Khaldoun Mohammed
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Formateur : Khaldoun Mohammed
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4. Tracé des ombres sur les façades :
Les ombres mettent la façade en valeur et visualisent les différents décrochements.
4.1. CONVENTIONS :
La trace s’exécute suivant le principe des ombres au soleil, c’est-à-dire que la source
lumineuse étant très éloignée, on considère que les rayons lumineux sont parallèles.
Quelle que soit la façade représentée, on considère que le soleil se situe toujours en haut
et à gauche de celle-ci.
Les rayons du soleil, parallèles entre eux, viennent frapper la façade suivant une
inclinaison de 45° par rapport à l’horizontale.
Voir schéma ci-contre qui donne la position du soleil par rapport aux vues de face, de
droite et de dessus.
Remarques :
1) Toute droite de bout se projette à 45° sur un plan frontal.
2) Si une droite est parallèle à un plan, son ombre sur se plan lui sera parallèle.
3) La largeur de toute ombre frontale est égale à la dimension de la saillie la provoquant.
Formateur : Khaldoun Mohammed
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4.2. APPLICATIONS
* OMBRES PROVOQUEES PAR LES RELIEFS DE LA FACADE (corniches et balcons) :
Pour le tracé exacte des ombres sur l’exemple 1 (corniche et balcon à la fois), on a besoin
de trois vues en correspondance ; ceci afin de bien rappeler le principe du tracé. Pratiquement, le
tracé peut se faire en reportant simplement les dimensions puisque la largeur de l’ombre est égale
à la largeur de la saillie la provoquant.
Exemple 1 :
Exemple 2 :
Dans l’exemple 2, ci-dessus, deux ombres portées ont été représentées sur la façade. On
remarque que la largeur de l’ombre portée par l’auvent sur le mur est égale à la dépassée de
l’auvent (cote L1) de même que l’ombre portée par le balcon sur le mur est égale à la dépassée
du balcon (cote L2).
Cela s’explique par l’inclinaison de 45° des rayons solaires et par la présence d’un plan
vertical (façade) sur lequel us se projettent.
Formateur : Khaldoun Mohammed
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* OMBRES PROVOQUEES PAR LES SOUCHES DE CHEMINEE :
Le tracé exacte de cette ombre nécessite une élévation et une vue de profil. Il consiste à
rechercher l’intersection de chacune des arêtes de la souche avec le plan de la toiture.
Dans 1’exempie ci-dessus, on trace d’abord point par point l’ombre portée de la souche
sur la toiture, puis l’ombre portée du couronnement sur la toiture.
Suivre le tracé du rayon qui projette le point A (du couronnement) en A1 (sur la toiture).
* OMBRES PROVOQUEES PAR LES ENCADREMENTS DES BAIES (sur les vitrages)
Dans l’exemple ci-dessus, ont été représentées les ombres portées par les tableaux,
l’appui de fenêtre, le linteau et le meneau sur le vitrage.
Généralement, on ne dessin pas les ombres sur les montants et les traverses des croisées.
Ne pas noircir les bois de la croisée.
Formateur : Khaldoun Mohammed
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4.3. CONSEILS PRATIQUES :
On utilise généralement deux densités pour le tracé des ombres :
• Ombres à l’encre de Chine : Il est d’usage de dessiner à l’encre de Chine les ombres dues
aux petits reliefs de la façade ne dépassant pas 10-20cm (appuis des baies, linteaux,
tableaux, encadrements, bandeaux, soubassements).
• Ombres grisées : Tous les ombres dues aux éléments et reliefs plus importants (auvents,
balcons, décrochements) peuvent être réalisées soit en exécutant des hachures verticales
(procédé long et fastidieux ne souffrant pas de médiocrité), soit en pochant au crayon au
dos du calque ou mieux encore en les représentant à laide de trames adhésives, découpées
au contour de l’ombre et fixées au dos du calque.
Formateur : Khaldoun Mohammed