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Optimisation d'une antenne hélicoïdale S-band

Ce mémoire de projet de fin d'étude présente la conception, la simulation et l'optimisation d'une antenne hélicoïdale d'émission en bande de fréquence S pour des applications spatiales, spécifiquement pour une liaison TT&C d'un satellite à basse orbite. Les simulations ont été réalisées avec le logiciel CST Studio, en évaluant les performances de rayonnement de différentes configurations d'antennes. Sur la base des résultats, une antenne hélicoïdale quadri-filaire a été choisie et ses dimensions optimisées à l'aide d'un algorithme génétique.

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Optimisation d'une antenne hélicoïdale S-band

Ce mémoire de projet de fin d'étude présente la conception, la simulation et l'optimisation d'une antenne hélicoïdale d'émission en bande de fréquence S pour des applications spatiales, spécifiquement pour une liaison TT&C d'un satellite à basse orbite. Les simulations ont été réalisées avec le logiciel CST Studio, en évaluant les performances de rayonnement de différentes configurations d'antennes. Sur la base des résultats, une antenne hélicoïdale quadri-filaire a été choisie et ses dimensions optimisées à l'aide d'un algorithme génétique.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Ecole Nationale Polytechnique

Département Électronique

Mémoire de projet de fin d’étude


Pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en électronique

Conception, simulation et optimisation des


performances d’antenne hélicoïdale d’émission
en bande de fréquence S pour les applications spatiales

Présenté est soutenue publiquement le 08 juillet 2020 par :


CHIHANI Awris
Sous la direction de :
Mme TOUHAMI Rachida Professeur ENP
M IFTENE Essedik Ingénieur Principal CDS

Composition du jury :
Président : M ZERGUI Rachid Maitre Assistant ENP
Examinateur : M MOKRAOUI Amine Maitre de conférences ENP

ENP 2020
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Ecole Nationale Polytechnique

Département Électronique

Mémoire de projet de fin d’étude


Pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en électronique

Conception, simulation et optimisation des


performances d’antenne hélicoïdale d’émission
en bande de fréquence S pour les applications spatiales

Présenté est soutenue publiquement le 08 juillet 2020 par :


CHIHANI Awris
Sous la direction de :
Mme TOUHAMI Rachida Professeur ENP
M IFTENE Essedik Ingénieur Principal CDS

Composition du jury :
Président : M ZERGUI Rachid Maitre Assistant ENP
Examinateur : M MOKRAOUI Amine Maitre de conférences ENP

ENP 2020
Remerciements

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à madame R. TOUHAMI pour m’avoir


encadré, pour ses précieux conseils et orientations.
Je remercie également monsieur E. IFTENE, du Centre de Développement des Satellites
d’Oran, qui m’a co-encadré, pour sa présence et son aide précieuse.
J’adresse également mes sincères remerciements au personnels du Centre de Développement
des Satellites d’Oran ainsi que celui la direction de l’Agence Spatiale Algérienne, Alger. Pour
l’aide apportée durant les différentes étapes de ce projet. En particulier monsieur M. BEKHTI,
monsieur L. HADJ ABDERRAHMANE, monsieur S. BOURKAIB et monsieur T. IFTENE.
Je tiens également à remercier monsieur A. MOKRAOUI pour ses précieux conseils et
orientations qui m’ont été d’une grande aide.
Je remercie sincèrement les membres du jury qui m’ont fait l’honneur d’examiner mon
modeste travail.
Dédicaces

Je dédie ce travail à ma défunte mère, mon père et mes deux frères.


:‫ملخص‬
‫ الهدف من‬.‫ الهيئة العملياتية لوكالة الفضاء الجزائرية‬،‫تم اقتراح مشروع نهاية الدراسة هذا على مستوى مركز تطوير األقمار الصناعية‬
TT&C ‫ مخصص للتطبيقات الفضائية لوصلة‬S ‫هذا العمل هو تصميم ومحاكاة وتحسين هوائي إرسال لولبي يعمل في نطاق الترددات‬
:‫ شرعنا في محاكاة األداء المرتبط باإلشعاع‬CST Studio ‫ تم تنفيذ أعمال المحاكاة باستخدام برنامج‬.‫لقمر صناعي ذي المدار المنخفض‬
‫ هذه الدراسة أجريت بالنسبة لهوائي لولبي أحادي‬.‫ النسبة المحورية ومستوى الفصوص الثانوية‬،‫ زاوية نصف االستطاعة‬،‫معامل الكسب‬
.‫ القطر والطول المحوري) وخصائص المستوى األرضي‬،‫ من خالل تغيير أبعاد الهوائي (عدد اللفات‬،‫السلك وهوائي لولبي رباعي أسالك‬
‫ اخترنا الهوائي رباعي‬،‫ المواصفات والمتطلبات المتعلقة بالتطبيق الذي سيتم استخدام هذا الهوائي من أجله‬،‫بنا ًء على نتائج المحاكاة‬
‫ حددت أبعاد الهوائي اللولبي رباعي األسالك ودائرة إمداد الطاقة الخاصة به وفقًا للمواصفات‬.‫ كما تم تصميم دارة إمداد الطاقة‬.‫األسالك‬
.‫ تم تحسين أبعادها عن طريق الخوارزمية الجينية‬.‫المحددة باإلضافة إلى القيود المرتبطة بالتطبيق‬
.S ‫ نطاق الترددات‬،‫ للمدارات المنخفضة‬TT&C ‫ وصلة‬،‫ هوائي لولبي رباعي السلك‬،‫ هوائي لولبي أحادي السلك‬:‫الكلمات الدالة‬
Abstract:
This graduation project was proposed at the Satellite Development Center, an operational entity of the
Algerian Space Agency. The aim of this work is to design, simulate and optimize an S-band helical
transmitting antenna for space applications for a TT&C link of a low-orbit satellite. The simulations were
performed using CST Studio software. We proceeded to simulate the radiation performances: Gain, half-
power beam width, axial ratio and side-lobe levels. This for the case of a monofilar helical antenna and a
quadrifilar helical antenna, by varying the dimensions of the antenna (number of turns, diameter and axial
length) and the characteristics of the ground plane. Based on the simulation results the specifications and
the requirements related to the application for which this antenna will be used, we have opted for the
quadrifilar antenna. The design of the feed circuit was also carried out. The quadrifilar helical antenna and
its feed circuit have been designed in accordance with the established specifications and the constraints
related to the application. Their dimensions have been optimized using genetic algorithm.
Key words: Monofilar helical antenna, quadrifilar helical antenna, low orbit TT&C links, S-band.

Résumé :
Ce projet de fin d’étude a été proposé au niveau du Centre de Développement des Satellites entité
opérationnelle de l’Agence spatiale Algérienne. Le but de ce travail est de concevoir, simuler et optimiser
une antenne hélicoïdale d’émission en bande de fréquence S destinée aux les applications spatiales pour
une liaison TT&C d’un satellite à basse orbite. Le travail de simulation a été effectué par le biais du
logiciel CST Studio. Nous avons procédé à la simulation des performances liées au rayonnement : Gain,
angle d’ouverture à demi puissance, rapport axial et niveau des lobes secondaires. Ceci pour le cas d’une
antenne hélicoïdale monofilaire et d’une antenne hélicoïdale quadri-filaire, en variant les dimensions de
l’antenne (nombre de spires, diamètre et longueur axiale) et les caractéristiques du plan de masse. En se
basant sur les résultats de simulation, sur le cahier des charges et sur les conditions requises liées à
l’application à laquelle sera destinées cette antenne, nous avons opté pour l’antenne quadri-filaire. La
conception du circuit d’alimentation a également été effectuée. L’antenne hélicoïdale quadri-filaire ainsi
que son circuit d’alimentation ont été dimensionné en accord avec le cahier des charges établi ainsi que
les contraintes liées à l’application. Leurs dimensions ont été optimisées par algorithme génétique.
Mots clés : Antenne hélicoïdale monofilaire, antenne hélicoïdale quadri-filaire, liaisons TT&C basse
orbite, bande de fréquence S.
Table des matières
Remerciements
Dédicaces
Résumé
Liste des figures
Liste des tableaux
Liste des abréviations
Introduction générale 17
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires 20
1.1 Introduction 20
1.2 Architecture générale d’un satellite 20
1.2.1 Plateforme 21
1.2.1.1 Ordinateur de bord et bus de données 21
1.2.1.2 Structure 21
1.2.1.3 Sous-système de contrôle thermique 21
1.2.1.4 Sous-système énergie de bord 21
1.2.1.5 Sous-système de communication TT&C 22
1.2.1.6 Sous-système de contrôle d’orbite et d’altitude 22
1.2.2 Charges utiles 23
1.2.2.1 Les transpondeurs 23
1.2.2.2 Les caméras 23
1.2.2.3 Les antennes 24
1.3. Introduction aux liaison de communication satellite 24
1.3.1. Schémas et principe d’une communication satellite 24
1.3.2. Segment terrestre 24
1.3.3. Segment spatial 26
1.4 Caractéristiques fondamentales des antennes dans les liaisons satellite 26
1.4.1 Le gain 26
1.4.2 Puissance équivalente rayonné isotropiquement (EIRP) 26
1.4.3 La polarisation 26
1.4.4 Le rapport axial 27
1.4.5 Bande passante 27
1.4.6 Diagramme de rayonnement et angles d’ouverture 28
1.4.7 Zone de couverture 29
1.5 Influence de l’environnement spatial sur les performances d’une liaison satellitaire 30
1.5.1 Ceinture de Van Allen 30
1.5.2 Pertes atmosphérique 30
1.5.3 Environnement plasma 30
1.5.4 Rayonnements 30
1.5.5 Météorites et débris orbitaux 30
1.5.6 Le bilan de liaison 31
1.6 Les différents types d’antennes utilisées dans les liaisons satellites 31
1.6.1 Antennes cornets 31
1.6.2 Antennes micro ruban (Patch) 32
1.6.3 Antennes parabolique 32
1.6.4 Antennes dipôle et monopole 33
1.6.5 Antennes hélicoïdales 33
1.7 Conclusion 34

Chapitre 2 : Etude théorique des antennes hélicoïdales monofilaires et 36


multifilaires
2.1 Introduction 36
2.2 Historique sur l’antenne hélice 36
2.3 Antennes large bande et antenne à onde progressive 37
2.4 Structure d’une antenne hélicoïdales monofilaires 37
2.5 Polarisation de l’antenne hélicoïdale monofilaire 38
2.6 Modes de fonctionnement d’une antenne hélicoïdales monofilaires 39
2.6.1 Mode de fonctionnement normal 39
2.6.2 Mode de fonctionnement axial 41
2.7 Autres caractéristiques structurelle de l’antenne hélice 43
2.8 Les antennes hélicoïdales multifilaire 45
2.8.1 L’antenne hélicoïdale bifilaire 45
2.8.2 L’antenne hélicoïdale quadrifilaire résonante 46
2.8.3 L’antenne hélicoïdale quadrifilaire 46
2.9 Circuit d’alimentation des antennes hélice quadrifilaire 48
2.9.1 Diviser de puissance de Wilkinson 49
2.9.2 Coupleurs hybrides 50
2.9.3 Circuit déphaseurs à ligne couplées (déphaseur de Schiffman) 50
2.10 Modèle Excel pour le calcul des caractéristiques d’une antenne hélice monofilaire 51
(Mode Axial)

2.11 Choix de l’antenne hélicoïdale pour la liaison TT&C 52


2.12 Conclusion 53
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale 55
monofilaire
3.1 Introduction 55
3.2. Simulation en mode axial 56
3.2.1. Le nombre de spires 58
3.2.2 La circonférence de l’hélice 60
3.2.3 La séparation entre spires 62
3.2.4 Influence de la longueur et du diamètre de l’hélice sur les lobes secondaires 63
3.2.5 Dimensions et forme du plan de masse 64
3.3 Simulation pour un fonctionnement en mode normal 67
3.4 Conclusion 68
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadri-filaire et de son circuit 70
d'alimentation
4.1 Introduction 70
4.2 Simulation des circuits d’alimentation 70
4.2.1 Diviseur de puissance de Wilkinson 71
4.2.2 Coupleur hybride 180° 74
4.2.3 Coupleur hybride quadratique 77
4.2.4 Déphaseur de Schiffman parallèle double 80
4.2.5 Circuit d’alimentation I 83
4.2.6 Circuit d’alimentation II 85
4.3 Comparaison entre les performances d’une antenne monofilaire et une antenne 87
quadrifilaire

4.3.1 Rapport axial 88


4.3.2 Diagramme de rayonnement 89
4.3.3 Possibilité d’inversion de la polarisation 89
4.4 Etude paramétrique sur les performances d’une antenne quadrifilaire 90
4.4.1 Cahier des charges de l’antenne finale 91
4.4.2 Variation de la longueur axiale de l’antenne 92
4.4.3 Variation du diamètre de l’antenne 94
4.5 Conception finale de l’antenne hélicoïdale quadrifilaire destinées au système 97
TT&C
4.5.1 Détails sur la structure de l’antenne 97
4.5.2 Optimisation par algorithme génétique 97
4.5.4 Courbe et performance de l’antenne finale 98
4.5.5 Alimentation par le circuit dimensionné 100
4.6 Conclusion 101
Conclusion générale 103
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des 106
différentes Structures
3.1 Introduction 106
3.2 Présentation du logiciel 106
3.3 Création d’un projet sur CST 107
3.4 Réalisation du modèle de l’antenne hélice 110
3.4.1 Construction de l’hélice 110
3.4.2 Plans de masse réflecteurs 112
3.5 Point d’alimentation de l’antenne 114
3.6 Variation des différents paramètres qui constitue la structure de l’antenne 115
3.7 Outils utilisés sur CST 116
3.7.1 Le calculateur d’impédance de ligne 116
3.7.2 Calcule du coefficient d’extension de port 116
3.7.3 L’outil schématique de CST 117
Références bibliographiques 118
Liste des figures
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires 20
Figure 1.1 Diagramme en bloc de l’architecture d’un satellite 20
Figure 1.2 Diagramme d’un transpondeur 23
Figure 1.3 Schéma d’une communication satellite 24
Figure 1.4 Diagramme en bloque blocs du segment terrestre 25
Figure 1.5 Types de polarisation 27
Figure 1.6 Exemple d’un diagramme de rayonnement omnidirectionnel 29
Figure 1.7 Paramètres caractérisant un diagramme de rayonnement 29
Figure 1.8 Différents types d’antennes cornets 31
Figure 1.9 Distribution du champ électrique dans une antenne patch 32

Figure 1.10 Différent types d’antenne à réflecteur parabolique 32


Figure 1.11 Structures des antennes dipôle et monopole 33
Figure 1.12 Antenne turnstile 33
Figure 1.13 Antennes hélicoïdales monofilaire et quadri-filaire 34

Chapitre 2 : Chapitre 2 : Etude théorique des antennes hélicoïdales monofilaires 36


et multifilaires
Figure 2.1 Antenne hélicoïdale monofilaire 36
Figure 2.2 Dimensions et structure d’une antenne hélicoïdale monofilaire 37
Figure 2.3 Dépendance entre le sens de l’enroulement l’hélice et la polarisation 38
Figure 2.4 Diagrammes de rayonnement en modes normal et mode axial 39
Figure 2.5 Modèle d’une antenne hélicoïdale en mode normal 39

Figure 2.6 Distribution du courant le long d’une antenne hélicoïdale en mode axial 41
Figure 2.7 Exemple de plans de masse utilisés pour les antennes hélicoïdales 44
Figure 2.8 : Montage d’une antenne hélicoïdale bifilaire 45

Figure 2.9 Antenne quadrifilaire résonante 46


Figure 2.10 Montage d’une antenne hélicoïdale quadrifilaire 47
Figure 2.11 Influence de la progression du déphase des sources sur la polarisation 47

Figure 2.12 Circuit d’alimentation à coupleurs hybrides 48


Figure 2.13 Circuit d’alimentation diviseur de Wilkinson + déphaseur de Shiffman 48
Figure 2.14 Alimentation à base de déphaseur à ligne non couplée 49

Figure 2.15 Diviseur de puissance de Wilkinson 49


Figure 2.16 Configuration de coupleur hybride 90° (A) et 180° (B) 50
Figure 2.17 Différentes configurations de circuit à de déphaseur de Shiffman 50

Figure 2.18 Modèle Excel pour le calcul des performance d’une antenne hélice 51

Figure 2.19 : Trajet d’un satellite basse orbite 52


Figure 2.20 : Diagramme de rayonnement d’une antenne QFH pour les systèmes 53
TT&C
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale 55
monofilaire
Figure 3.1 : Diagramme de rayonnement simulé pour le mode axial 56

Figure 3.2 : Diagramme polaire du rapport axial en dB pour le mode axial 56


Figure 3.3 : Limites du rapport axial satisfaisant une polarisation circulaire 57
Figure 3.4 : Gains RHCP et LHCP du mode axial 57
Figure 3.5 : Influence du nombres de spires du le diagramme de rayonnement 58
Figure 3.6 : Niveau du premier lobes secondaires en fonction du nombre de spires 59
Figure 3.7 : Variation du gain par rapport au nombre de spires 59
Figure 3.8 : Influence du nombre de spires sur l’angle d’ouverture à -3dB 60
Figure 3.9 : Valeurs du gain pour différente circonférence de l’hélice 60

Figure 3.10 : Evolution du rapport axial selon le circonférence de l’hélice 61

Figure 3.11 : Influence de la circonférence sur l’angle d’ouverture 61


Figure 3.12 : Valeurs du gain pour différents pas d’enroulement 62
Figure 3.13 : Impacte du pas d’enroulement sur le rapport axial 62

Figure 3.14 : Influence de la distance entre spires du l’angle d’ouverture 63


Figure 3.15 : Influence du diamètre du plan de masse sur le gain maximal 64
Figure 3.16 : Variation du rapport axial en fonction du diamètre du réflecteur 64

Figure 3.17 : Influence du diamètre du plan de masse sur angle d’ouverture 65


Figure 3.18 : Diagrammes de rayonnement selon le diamètre du plan de masse 65

Figure 3.19 : Diagrammes de rayonnement pour différentes formes du plan de masse 66


Figure 3.20 : Diagramme de rayonnement d’une antenne hélice en mode normal 67
Figure 3.21 : Rapport axial pour le mode normal 67

Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadri-filaire et de son circuit 70


d'alimentation
Figure 4.1 Modèle des lignes micro-ruban utilisées 71

Figure 4.2 Schéma simulé du diviseur de puissance de Wilkinson 71

Figure 4.3 Paramètres S du diviseur de Wilkinson (circuit schématique) 72


Figure 4.4 Phases des deux sorties du diviseur de Wilkinson (circuit schématique) 72

Figure 4.5 Les trois modèles de diviseurs de Wilkinson testés 73

Figure 4.6 Comparaison des S11 des trois modèles 73


Figure 4.7 Coefficients de réflexion avant et après optimisation 73

Figure 4.8 Paramètres S du diviseur de Wilkinson finale 74

Figure 4.9 Schéma simulé du coupleur hybride 180° 74


Figure 4.10 Paramètres S du coupleur hybride 180° (circuit schématique) 75

Figure 4.11 Déphasage entre les sorties du coupleur hybride 180° (circuit schématique) 75

Figure 4.12 Circuit coupleur hybride 180° 76


Figure 4.13 Paramètres S du coupleur hybride 180° réalisé 76

Figure 4.14 Déphasage entre les deux sorties du coupleur hybride 180° 77
Figure 4.15 Schéma simulé du coupleur hybride 90° 77
Figure 4.16 Paramètre S du coupleur quadratique (circuit en blocs) 78

Figure 4.17 Déphasage entre les sorties du coupleur quadratique (circuit en blocs) 78
Figure 4.18 Circuit coupleur quadratique 79

Figure 4.19 Paramètre S du coupleur quadratique 79


Figure 4.20 Déphasage aux sorties du coupleur quadratique 79
Figure 4.21 Schéma du déphaseur de Shiffman 80

Figure 4.22 Schéma de dimensionnement du déphaseur de Shiffman 81


Figure 4.23 Circuit modélisé du déphaseur de Shiffman 81
Figure 4.24 Paramètre S du déphaseur de Shiffman 82
Figure 4.25 Déphasage entre les sorties du déphaseur de Shiffman 82

Figure 4.26 Circuit d’alimentation I 83


Figure 4.27 Paramètres S circuit d’alimentation I 83

Figure 4.28 Variation de la phase des gains transduciques aux sorties du circuit I 84
Figure 4.29 Déphasages entre les sorties du Circuit d’alimentation I 84
Figure 4.30 Circuit d’alimentation II 85
Figure 4.31 Paramètres S circuit d’alimentation II 86

Figure 4.32 Variation des phases des quatre sorties du circuit I 86


Figure 4.33 Déphasages aux sorties du circuit d’alimentation II 87
Figure 4.34 Antennes monofilaire et quadrifilaire à comparer 88
Figure 4.35 Comparaison des rapport axiaux des deux antennes 88
Figure 4.36 Comparaison des diagrammes de rayonnements des deux antennes 89

Figure 4.37 Gain RHCP et LHCP. (A) alimentation sens antihoraire. (B) alimentation 90
sens horaire
Figure 4.38 Digramme de rayonnement conique en forme de selle 90

Figure 4.39 Variation du gain en fonction de la longueur axiale de l’antenne 92


Figure 4.40 Variation de la forme du digramme de rayonnements selon la longueur 93
axiale de l’antenne (en millimètre)

Figure 4.41 Variation du gain en fonction du diamètre de l’antenne 94

Figure 4.42 Variation de la forme du digramme de rayonnements selon diamètre de 95


l’antenne (en millimètre)
Figure 4.43 Prototype finale de l’antenne quadrifilaire 97

Figure 4.44 Diagramme de rayonnement 3D (A), coupe Phi=0 (B) (antenne finale) 98
Figure 4.45 Gain en fonction de l’angle thêta pou Phi = 0 (antenne finale) 99

Figure 4.46 rapport axial en fonction de l’angle thêta pou Phi = 0 (antenne finale) 99
Figure 4.47 Impédance d’entrée du port d’alimentation 100
Figure 4.48 Coefficient de réflexion du port d’alimentation 100
Figure 4.49 Taux d’onde stationnaire 100

Annexe : Présentation du logiciel CST Studio, approche de modélisation des 106


différentes structures.
Figure A.1 : Logo de Dassault Systèmes Simulia 106
Figure A.2 : Choix du domaine d’un projet sur CST 107

Figure A.3 : Choix du type d’antennes 107


Figure A.4 : Choix du type de solveur 108
Figure A.5 : Définition des limites fréquentielles de notre projet 108

Figure A.6 : Fenêtre descriptive d’une projet 109

Figure A.7 : Fenêtre de conception sur CST 109


Figure A.8 : Définition des paramètres d’une courbe d’hélice 110

Figure A.9 : Courbe de l’hélice caractérisant une antenne hélicoïdale 111

Figure A.10 : Transformation de la Courbe d’hélice en structure filaire 111


Figure A.11 Structure finale de l’antenne hélicoïdale monofilaire 112

Figure A.12 Plan de masse circulaire 113


Figure A.13 Plan de masse en forme de coupe 113
Figure A.14 : Etapes de création d’un plan de masse conique 113

Figure A.15 : Plan de masse conique 113


Figure A.16 Calculateur d’impédance de ligne 114

Figure A.17 : Point de contact entre l’antenne et l’alimentation coaxial 114

Figure A.18 : Caractéristiques du port d’alimentation 115


Figure A.19 Fenêtre réservée à la variation des différents paramètres 115

Figure A.20 Outils de calculer d’impédance de ligne 116

Figure A.21 Outils de calcule du coefficient d’extension de port 116


Figure A.22 : Fenêtre de conception schématique 117
Liste des tableaux
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires 20
Tableau 1.1 Bandes fréquentielles utilisées dans la communication satellite 28

Chapitre 2 : Etude théorique des antennes hélicoïdales monofilaires et 36


multifilaires
Tableau 2.1 Comparaison des résultats trouver par le model Excel avec quelques 51
références
Tableau 2.2 Paramètres utilisées dans les références choisies 52

Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale 55


monofilaire
Tableau 3.1 : Variation du niveau du premier lobe secondaire 63
Tableau 3.2 : Performance de rayonnement selon la forme du réflecteur 66

Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadri-filaire et de son circuit 70


d'alimentation

Tableau 4.1 Dimension du circuit déphaseur de Shiffman 81


Tableau 4.2 Performances de déphasage du circuit d’alimentation I 85

Tableau 4.3 Performances de déphasage du circuit d’alimentation II 86

Tableau 4.4 Récapitulatif des performances des deux antennes 89


Tableau 4.5 Cahier de charge contenant les performances à atteindre 91
Tableau 4.6 Angle de rayonnements maximal selon longueur de l’antenne 92
Tableau 4.7 Angle de rayonnements maximal selon le diamètre de l’antenne 94
Tableau 4.8 Influence de la hauteur du support sur le gain 96
Tableau 4.9 Influence du diamètre du support sur le gain 96
Liste des abréviations

TT&C Telemetry, tracking and command


LEO Low earth orbit
EdB Energie de bord
BCR Battery charge regulator
QFH Quadrifilar helical antenna

RHCP Right hand circular polarization


LHCP Left hand circular polarization
AG Algorithme génétique
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale:
Le présent travail a été effectué dans le cadre d’un stage au sein du Département de
recherche en instrumentation spatiale du Centre de Développement des Satellites (CDS) qui est
une entité opérationnelle de l’Agence Spatiale Algérienne.
Lors des missions spatiales, les satellites ont besoin d’une liaison radio bidirectionnelle
appelée TT&C (Tracking, Telemetry and Command), cette appellation désigne trois fonctions
fondamentales qui assurent le contrôle du satellite après sa mise en orbite. Il s’agit du suivi, de la
télémesure et de la commande. Le système TT&C du satellite permet à travers une liaison
bidirectionnelle, l’émission des données recueillies par le satellite (Liaison descendante),
concernant sa position dans son orbite, l’état des différents sous-systèmes de bord et autres
données de télémétrie comme la température à l’intérieur de sa structure ou les niveaux d’énergie
disponibles. Par cette même liaison le satellite va recevoir les différentes commandes pour
déclencher des manœuvres ou ajuster des paramètres en cours de missions (Liaison Montante).
Dans la plupart des systèmes satellitaire à basse orbite (LEO), la liaison TT&C utilise une
bande fréquentielle de fonctionnement allant de 2 à 2.4 GHz, située ainsi dans la bande S. Le
segment spatial devra alors produire une liaison à couverture omnidirectionnelle avec un
digramme de rayonnement en forme de Selle [1], aussi appelée Cardioïde ou conique, permettant
ainsi la transmission des données avec une marge de puissance stable en fonction de l’altitude du
satellite durant son passage au-dessus de la station terrestre, tout en gardant un taux d’erreur
connu. Ceci implique que l’antenne assurant cette liaison doit avoir un gain maximal lorsque le
satellite sera à la frontière de sa période de visibilité, le gain doit alors diminuer progressivement
avec le rapprochement entre le satellite et l’antenne de la station terrestre.
Ces performances peuvent être obtenues en utilisant des réseaux d’antennes monopôles
ou hémisphériques [2-3]. Ces mêmes performances sont réalisables en utilisant une antenne
hélicoïdale quadri-filaire qui offre aussi de meilleures performances en termes de la polarisation
circulaire et du gain avec un processus de conception et de réalisation assez simple. Notre étude
sera donc orientée vers les antennes hélicoïdales, qui sont aussi très largement utilisées dans le
domaine des systèmes de communications satellitaires pour les différentes caractéristiques
qu’elles peuvent offrir. L’objectif de nos travaux sera donc la conception d’une antenne hélice
quadri-filaire destinée à la liaison TT&C d’un satellite LEO à travers des simulations effectuées
sur le logiciel CST Studio.
Le premier chapitre est dédié à une introduction aux systèmes de communication spatiale
et aux liaisons satellites. Nous citerons d’abord les différents sous-systèmes composant un
satellite, en se basant principalement sur le sous-système de communication et de liaison
radiofréquence ce qui va nous conduire aux différentes caractéristiques prises en compte dans la
conception des antennes destinées aux applications spatiales dans le but de maximiser leurs
performances et d’assurer un fonctionnement optimal, ainsi que l’influence de l’environnement
spatial sur ces performances. Pour terminer, les différents types d’antennes utilisées dans le
domaine spatial sont décrits.

17
Introduction générale

Le deuxième chapitre présente une étude théorique sur les antennes hélicoïdales. En
commençant par les antennes monofilaires, nous nous intéresserons à leur structure, leurs
performances et leurs caractéristiques pour un fonctionnement en mode normal et en mode axial,
tout en faisant le lien entre les dimensions de la structure et les performances de l’antenne. Pour
les antennes hélices multifilaires, nous mettrons en valeur le principe de fonctionnement de
chaque type, en montrant ce qu’elles peuvent apporter de plus comme performances par rapport
aux antennes monofilaires, sont étudiées. Puisque nos travaux sont dirigés vers la conception
d’une antenne hélicoïdale quadri-filaire nous nous intéresserons au circuit d’alimentation de cette
antenne et aux différents déphaseurs et diviseurs de puissance utilisés pour produire les signaux
nécessaires à son excitation. Nous terminerons ce chapitre en expliquant pourquoi les antennes
hélicoïdales sont adaptées pour la liaison TT&C après avoir étudié ces caractéristiques de
rayonnement.
La simulation d’une antenne hélicoïdale monofilaire est décrite au troisième chapitre.
Nous commençons par l’étude du mode de fonctionnement axial et de ses caractéristiques de
rayonnement, pour ensuite passer à une étude paramétrique en faisant varier les dimensions
caractérisant la structure de l’antenne, nous pourrons ainsi à travers ces simulations mettre en
évidence l’influence des différents paramètres qui forment cette structure, ce qui nous permettra
de comparer les résultats trouvés avec les équations et les caractéristiques théoriques de
l’antenne hélice. Une analyse du mode de fonctionnement normal et de sa caractéristique de
rayonnement omnidirectionnelle sera effectuée afin de pouvoir le comparer au mode axial et
ainsi déduire pourquoi le mode normal et moins adapté aux applications spatiales, et est donc
souvent remplacée par une antenne quadri-filaire pour des applications à couverture
omnidirectionnelle.
Le dernier chapitre sera dédié aux simulations de l’antenne hélicoïdale quadri-filaire. En
commençant par des simulations sur différents circuits d’alimentation utilisés pour les antennes
multifilaires et les réseaux d’antennes, nous comparerons ces circuits et choisirons le plus adapté
à notre antenne. Puis une brève comparaison des performances entre une antenne monofilaire et
une autre quadri-filaire sera réalisée afin de mettre en valeur les atouts d’une antenne
multifilaire. Aussi, une étude paramétrique sur les dimensions d’une antenne hélice quadri-filaire
sera réalisée. Les données de récoltées par cette étude nous permettrons de dimensionner
l’antenne finale destinée à liaison TT&C pour les satellites à basse orbite.
Une annexe jointe, contient une présentation du logiciel CST Studio, l’interface du
logiciel et les différents éléments clés et outils utilisés durant la réalisation de nos modèles. CST
Studio sera notre environnement de modélisation et de conception en trois dimensions, C’est à
l’aide de ce logiciel que nous allons simuler les antennes hélicoïdales monofilaires et quadri-
filaires, mais aussi étudier celles du circuit d’alimentation d’une antenne quadri-filaire en nous
aidant d’un outil de simulation schématique par blocs pour les circuits et les lignes micro-ruban.

18
Chapitre 1 : Architecture des
systèmes satellite, antennes et
liaisons satellitaires
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.1 Introduction :

Ce premier chapitre est consacré à une introduction à l’architecture générale des satellites
artificiels. Nous passerons en revue brièvement les différents sous-systèmes composant la
plateforme spatiale tout en situant les antennes et le système de suivi, de télémétrie et de
commande dans cette architecture. Nous pourrons ainsi illustrer leurs rôles et leur importance
dans le bon fonctionnement d’un satellite et dans la réussite d’une mission spatiale.

Après avoir abordé l’architecture générale du satellite, nous nous intéresserons à la partie
communication et liaison radiofréquence, afin de définir les différents éléments qui forment une
liaison de communication satellitaire, pour ensuite nous focaliser sur les antennes, en
commençant par présenter les divers paramètres caractérisant les antennes dans le domaine
spatial.

Par la suite nous allons aborder les divers phénomènes influençant les caractéristiques des
antennes dans l’environnement spatial. Nous terminerons ce chapitre en citant les différentes
antennes utilisées dans les plateformes satellitaires ou nous allons passer en revue le principe de
fonctionnement et les différentes caractéristiques de chaque types d’antennes, pour ensuite nous
consacrer aux antennes hélicoïdales dans le chapitre suivant.

1.2 Architecture générale d’un satellite :


Les architectures des satellites sont diverses et varient selon l’application à laquelle est destiné le
système. Cependant tous les segments spatiaux vont avoir un modèle similaire à celui présenté
dans la figure 1.1. Cette architecture est divisée en deux parties, la plateforme qui englobe les
élément principaux d’un satellite qui sont requis pour n’importe qu’elle mission spatiale, la
charge utile qui représente l’équipement spécifique à une mission précise.

Figure 1.1 : Diagramme en bloc de l’architecture d’un satellite

20
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.2.1 Plateforme :
1.2.1.1 Ordinateur de bord et bus de données :
L’ordinateur de bord est l’unité centrale de calcul, de traitement et de stockage de données du
satellite. Son rôle est d’assurer le bon fonctionnement des différents éléments du satellite tout en
atteignant une certaine autonomie en ce qui concerne la détection et la correction d’erreur. Les
Ordinateurs de bord sont munis de circuits électroniques reprogrammables ce qui permet de
reconfigurer les programmes internes du satellite on cas de changement des données de la
mission. Les différents périphériques et capteurs sont reliés entre eux et avec l’ordinateur de
bords à travers des bus de données (CAN, I2C), le type de bus utilisé diffère selon l’application.
1.2.1.2 Structure :
La structure est la base mécanique qui protège le satellite en lui permettant de résister au
différentes agressions et contraintes extérieures comme les rayons du soleil, les radiations
spatiales et les vibrations lors de la mise en orbite.

1.2.1.3 Sous-système de contrôle thermique :


Le système de contrôle thermique a pour rôle de maintenir une température optimale à l’intérieur
du satellite pour garantir le bon fonctionnement des équipements électroniques sensibles aux
variations brusques et extrêmes de la température qui peuvent se produire dans l’espace. Ce
systèmes et composé de :
 Systèmes de refroidissement à fluide bouclé.
 Radiateurs et chauffage électriques.
 Filtres thermiques.
 Tissus isolant multicouches, Miroirs.

1.2.1.4 Sous-système énergie de bord :


L’autonomie représente l’une des caractéristique clé d’un système spatial, ceci est garantie par le
système d’alimentation électrique et de stockage d’énergie. En effet l’objectif principal de ce
système consiste à produire suffisamment d’énergie à tout le reste des sous-systèmes du satellite
d’une manière permanente et stable. Le système EdB se compose des éléments suivants : [4]
 Générateur solaire : Pendant la période d’exposition au soleil le réseau de panneaux
solaire sera la source principale d’énergie électrique qui alimentera les batteries et le
reste du satellite.
 Batteries : Pendant la période d’éclipse les batteries prendront le relais.
 Régulateur de charge de batteries (BCR) : L’espace est un environnement agressif et les
variations de température présentent l’un des problèmes principaux auxquelles font face
les systèmes électriques du satellite. Le BCR est un régulateur de tension et de courant
reliant les batteries et les panneaux solaires. En utilisant des circuits de thermistances le
BCR veille, à réguler l’énergie qui afflue vers le satellite.

21
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

 Module de Conditionnement d’énergie : Ce module est composé de plusieurs circuits à


hacheurs qui serviront à convertir la tension fournie par les sources d’énergie vers
différents niveaux selon les besoins des autres sous-systèmes du satellite.
 Module de distribution de l’énergie : Ce module représente l’ensemble des connexions
liant les différents blocs et unités. Il a alors pour rôle de transporter l’énergie depuis les
sources vers les charges tout en incluant des circuits de protection contre les court-circuit
et les surintensités.
1.2.1.5 Sous-système de communication TT&C :
Le système de suivi, télémesure et télécommande (Tracking, Telemetrie and Command)
représente la partie du satellite qui assure l’envoi des données de mission collectées par le
satellite ce qui servira à maintenir les stations terrestres à jour sur l’état du satellite, sa position
dans son orbite, la température des systèmes, l’état de l’ordinateur de bord et de ses programmes
internes. Ce qui va permettre à la station de contrôler et de commander le satellite après sa mise
en orbite. Le sous-système TT&C est subdivisé en trois parties. [5]
 Télémétrie et surveillance : La télémétrie signifie mesure à distance, cette partie va alors
se charger de recevoir les données émanant des différents capteurs (température,
pression, altitude…etc.). Ces données seront ensuite traitées et codées. Le signal obtenu
sera alors modulé, généralement par des modulation FSK ou PSK, avant d’être envoyé
vers la station terrestre à travers la liaison descendante.
 Suivi : Le système de suivi et de poursuite est utilisé pour connaitre la position exacte du
satellite dans son orbite et si ce dernier n’a pas dévié de sa trajectoire. La connaissance de
la position du satellite nous permet aussi d’orienter les antennes pour avoir une
transmission optimale.
 Commande : La partie commande du système TT&C est responsable de la gestion des
requêtes de contrôle reçues par le satellite allant des simples ajustements de position à la
désactivation complété de tout un sous-système. Les codes de contrôle reçus par le
satellite sont traduits en mot de commande qui seront vérifiés par le satellite et par la
station terrestre. Après cette vérification la station émet une instruction d’exécution et le
satellite la réalisera.
1.2.1.6 Sous-système de contrôle d’orbite et d’altitude :
Au cours de sa durée de vie un satellite peut dévier de la trajectoire de son orbite pendant
différentes manœuvres et étapes de sa mission, sous l’effet des forces de gravitation du soleil, de
la lune et d’autres Corps céleste. Un satellite est alors équipé d’un système contrôle d’orbite et
d’altitude qui va ajustera la position orbitale du satellite et également commander son
orientation.
Ce système est muni de moteurs à propulsion qui permettront de déplacer le satellite et
d’effectuer différentes rotations selon l’axe voulu en utilisant les données reçues par le système
TT&C. [4]

22
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.2.2 Charges utiles :


Les charges utiles embarquées à bord d’un satellite varient en fonction du domaine d’utilisation
du satellite nous allons énoncer dans ce qui suit trois types de charges utiles : les antennes, les
transpondeurs et les caméras.
1.2.2.1 Les transpondeurs :
Un transpondeur est le module qui se charge de la configuration fréquentielle des liaisons
d’émission-réception dans les satellites de télécommunication. Le transpondeur effectue deux
fonctions principales : l’amplification du signal reçu et la translation de la fréquence de ce signal
pour obtenir le signal à émettre. La translation de fréquence a pour but d’éviter les interférences
entre le signal reçu et le signal émis.

Figure 1.2 : Diagramme d’un transpondeur


Puisque le transpondeur est un dispositif qui effectue des traitements sur les signaux d’émission
et de réception alors son système doit inclure un duplexeur qui est une liaison micro-onde
bidirectionnelle. Ils existent deux types de transpondeurs :
 Transpondeur conventionnel : Ce type de transpondeurs reçoit le signal RF et effectue
uniquement la conversion fréquentielle puis l’amplification.
 Transpondeur régénératif : Les transpondeurs régénératifs réalisent en plus une
démodulation du signal reçu pour le régénérer en bande de base avant de le moduler pour
l’émettre à nouveau.
1.2.2.2 Les caméras :
Les caméras satellitaires sont fréquemment utilisées pour diverses applications spatiales, comme
la recherche sur le climat, la météorologie, la cartographie et la surveillance militaire. Elles sont
caractérisées par une haute résolution et une sensibilité très élevée. Puisque ces caméras sont
mises à l’extérieur de la structure du satellite elles doivent être conçues pour résister aux
contraintes de l’environnement spatial.

23
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.2.2.3 Les antennes :


Tout satellite doit être équipé d’antennes sinon ce dernier ne sera qu’une boite métallique flottant
d’une manière incontrôlable indéfiniment dans l’espace. Cependant en plus des antennes
présentes sur la plateforme, les satellites de télécommunication sont équipés d’antennes
supplémentaires.
La conception des antennes est une partie cruciale de la réalisation d’un système satellitaire.
Leurs dimensions, matériaux de construction, formes, emplacement sur la structure,
performances et résistance à l’environnement, tout doit être étudié, analysé et optimisé.

1.3. Introduction aux liaison de communication satellitaires :


1.3.1. Schémas et principe d’une communication satellitaire :
Dans le cas générale d’un système de communication par satellite, illustré dans le schéma de la
figure 1.3, le modèle présente deux composantes essentielles, un segment spatial et un segment
terrestre. Le segment spatial est constitué par le satellite lui-même, qui dispose de dispositifs
d’émission-réception radioélectriques associés à des antennes et des amplificateurs à large bande
et à gain élevé. Le segment terrestre comprend les équipements de transmission, fixes ou
mobiles, situés à la surface de la terre et des équipements auxiliaires. [6]

Figure 1.3 : Schéma d’une communication satellitaire


Le segment spatial sera relié au segment terrestre à travers deux canaux de transmission : la
liaison montante et la liaison descendante. Les canaux de transmissions entre le satellite et les
stations terrestres peuvent être bidirectionnelles ou unidirectionnelles.
1.3.2. Segment terrestre :
Le segment terrestre est composé d’une ou plusieurs stations qui se charge du traitement des
signaux reçus et émis à travers la communication satellitaire. Ces stations terrestres peuvent être
fixe au sol ou en déplacement sur des bateaux ou des avions.

24
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

Figure 1.4 : Diagramme en blocs du Segment terrestre


D’après le schéma fonctionnel de la figure 1.4, on déduit que les stations du segment terrestre
peuvent être divisées en quatre sous-systèmes principaux chacun réalisant une fonction dans le
processus de communication.
 Système de traitement à l’émission : Cette partie se charge du codage de l’information
que l’on désire émettre tout en appliquant des méthodes de correction d’erreur. La
fréquence intermédiaire à la sortie du modulateur sera élevée à l’aide d’un convertisseur
de fréquence, le signal sera ensuite amplifié envoyé à l’antenne.
 Système de traitement à la réception : À la réception le signal collecté sera très faible. Il
sera alors filtré et amplifié à l’aide d’un amplificateur à faible bruit, pour ensuite passé
par des convertisseurs de fréquence pour atteindre le signal en bande de base qui sera
décodé et corrigé.
 Antennes : Les antennes utilisées au niveau des stations terrestres sont des antennes
paraboliques de très grandes taille puisque leur conception n’est pas limitée par des
contraintes de dimensions contrairement aux antennes du segment spatial. Certaines
stations utilisent des réseaux d’antennes pour améliorer les performances des liaisons
satellitaires.
 Système de poursuite et de suivi : Ce système charge du suivie du satellite en assurant
une transmission optimale et un gain maximale, la poursuite et le suivie peut se faire
automatiquement ou manuellement.
On peut aussi classer les stations terrestres en trois catégories :
 Station de Télémesure : Destinées à la collecte des données de fonctionnement du
satellite.
 Station Téléport : Elles assurent l’interface de communication.
 Station radar de suivi et de poursuite : Elle se charge du suivi de l’engin spatial et de la
détermination de sa position.
 Station destinée au missions interplanétaires qui sont caractérisées par des antennes de
très grandes tailles.
25
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.3.3. Segment spatial :


Le segment spatial représente le satellite et tous les sous-systèmes et les charges utiles dont il est
équipé. Puisque notre étude est consacrée à la conception et l’optimisation d’une antenne
hélicoïdale pour les communications satellitaires TT&C, dans cette partie on s’intéressera aux
différents types d’antennes satellitaire, leurs rôles dans les liaisons satellite et l’influence de
l’environnement spatial sur leurs performances.
Une antenne est une structure métallique qui capture ou transmet des ondes électromagnétiques.
En émission quand une antenne est alimentée par un signal électrique ce dernier fait vibré les
électrons ce qui produira une onde électromagnétique qui se propagera jusqu’à son arrivée à
l’antenne réceptrice, le même phénomène va alors permettre de générer le même signal qui a
permis d’exciter l’antenne émettrice.
Il existe différents types d’antennes chacune ayant ses propres avantages, caractéristiques et
inconvénients.

1.4 Caractéristiques fondamentales des antennes dans les liaisons


satellitaires :
Durant cette partie nous allons nous consacrer aux différentes caractéristiques prises en compte
dans la conception des antennes destinées aux applications spatiale dans le but de maximiser les
performances de la liaison établie et assurer un fonctionnement optimal.

1.4.1 Le gain:
 La directivité : C’est le rapport entre l’intensité de radiation d’une antenne quelconque et
celle d’une antenne isotrope de référence qui rayonne en totalité la même puissance que
l’antenne en question.
 Rendement : C’est le rapport entre la puissance totale rayonné par l’antenne et la
puissance qui alimente l’antenne. Ce paramètre est un indicateur des pertes qu’introduit
une antenne au signal qu’elle reçoit.
 Gain : La définition du gain d’une antenne est la même que celle de sa directivité sauf
que le gain prend en compte les pertes introduites par l’antenne. Durant la conception
d’une antenne on prend en considération le gain maximal. [7]
1.4.2 Puissance équivalente rayonné isotropiquement (EIRP) :
C’est le produit entre le gain de l’antenne et la puissance rayonné par cette dernière, ce facteur
et souvent utilisé comme indice de la capacité de transmission d’une station de base.
1.4.3 La polarisation :
La polarisation d’une antenne représente la polarisation de l’onde qu’elle émet et ceci en
champs lointain où elle sera considérée comme onde plane. Cette propriété est décrite par la
variation temporelle du module et de la direction du vecteur champs électrique.

26
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

Il existe trois types de polarisation selon la courbe tracée par l’extrémité de ce vecteur :
linéaire, circulaire et elliptique. [8]

Figure 1.5 : Types de Polarisation


1.4.4 Le rapport axial :
Ce paramètre est principalement utilisé pour la description de l’efficacité de la polarisation
circulaire d’une antenne qui n’est pas toujours parfaite et qui peut tendre vers une polarisation
elliptique. Il est défini comme étant le rapport entre les deux axes d’une polarisation elliptique.
Une polarisation elliptique peut être considérée comme circulaire pour un rapport axial inférieur
à 3 dB. [7]
Si la polarisation est linéaire le rapport axial sera infini car l’une des composantes du champ
électrique sera nulle. Si le rapport axial d’une antenne à polarisation elliptique tend vers 0 dB
alors sa polarisation sera circulaire.
Donc le rapport axial est utilisé pour l’étude des antennes à polarisation circulaire, sachant
qu’une valeur inférieure à 3 dB du rapport axial caractérise une polarisation circulaire. En
général l’étude du rapport axial se fait au niveau du lobe principal ou dans un angle d’ouverture
donné, ceci permet de fixer une limite où une polarisation circulaire quasiment parfaite doit être
atteinte.

1.4.5 Bande passante :


La bande passante et la plage fréquentielle dans laquelle les paramètres de l’antenne ne sont pas
dégradés. Dans le cas des antennes à bande étroite la bande passante est formulée en pourcentage
par l’équation 1.1 :
𝑓𝑚𝑎𝑥 −𝑓𝑚𝑖𝑛
𝐵𝑃% = ∗ 100 (1.1)
𝑓𝑐

Ou fmax et fmin représentent respectivement les fréquences de coupures maximale et minimale de


la bande passante, quant à fc elle caractérise la fréquence centrale de fonctionnement donc celle
de la porteuse. [9]

27
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

Dans des antennes large bande la bande passante va dépasser les 100% alors elle sera
caractérisée par la rapport entre les fréquences maximale et minimale :
𝑓
𝐵𝑃 = 𝑓𝑚𝑎𝑥 (1.2)
𝑚𝑖𝑛

Les bandes fréquentielles utilisées dans les systèmes de communication par satellite sont données
dans le tableau ci-dessus en Giga Hertz :
Désignation de la Etendue fréquentielle de Etendue fréquentielle de
bande fréquentielle la liaison ascendante la liaison descendante
L 0.800 --- 2.150
S 2.025 --- 2.120 2.200 --- 2.300
C 5.925 --- 6.425 3.700 --- 4.200
X 7.900 --- 8.395 7.250 --- 7.745
Ku 14.000 --- 18.100 10.700 --- 12.750
Ka 18.000 --- 31.000
V 36.000 --- 51.400

Tableau 1.1 : Bandes fréquentielles utilisées dans les communications satellitaires


Du fait de la relation de proportionnalité inverse qui existe entre la taille d’une antenne et la
fréquence du signal qu’elle émet et pour optimiser les dimensions des antennes satellite on doit
monter en fréquence alors la plupart des applications spatiales utilisent des transmissions de
l’ordre du Giga Hertz.
Chaque bande de fréquence à un domaine d’utilisation spécifique, par exemple : la bande L est
utilisée pour le GPS et les communications par téléphone mobile. La bande S est utilisée pour les
radar météorologique et les systèmes de commande et de télémétrie. La bande C apparait surtout
dans les applications de diffusion TV quant à la bande X elle possède surtout des applications
dans le domaine militaire. [10]
Ces bandes fréquentielles sont souvent divisées dans le cas des liaisons montantes et
descendantes et ceci pour éviter les interférences entre émission et réception.

1.4.6 Diagramme de rayonnement et angles d’ouverture :


Le diagramme de rayonnement est une représentation des propriétés de rayonnement de
l’antenne en fonction des coordonnées spatiales (coordonnées sphériques). Le diagramme de
rayonnement est une caractéristique du champ lointain où la distribution spatiale de la puissance
rayonnée ne dépend pas de la distance.
En générale l’étude du diagramme de rayonnement se fait dans deux plans perpendiculaires, le
plan d’élévation contenant et le plan azimutal. [7]

28
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

Figure 1.6 : Exemple d’un diagramme de rayonnement omnidirectionnel


Durant l’étude du diagramme de rayonnement nous nous intéressons à quelques paramètres qui
vont caractériser l’antenne :
 Angle d’ouverture à demi puissance (HPBW) : C’est l’angle de part et d’autre de la
direction maximale pour laquelle l’intensité de rayonnement est supérieure à la moitié de
l’intensité maximale.
 Angle d’ouverture au premier nul (FNBW) : C’est l’angle séparant les deux premiers nuls
du diagramme de rayonnement adjacents au lobe principale.

Figure 1.7 : Paramètres caractérisant un diagramme de rayonnement

1.4.7 Zone de couverture :


La couverture d’une antenne représente la gamme de direction sur laquelle les paramètres de
l’antenne respectent certaine spécification. Elle se réfère à la directivité ou au gain et est souvent
exprimée comme l’empreinte terrestre, en projetant la caractéristique de rayonnement de
l’antenne sur la surface terrestre. [11]

29
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.5 Influence de l’environnement spatial sur les performances d’une liaison


satellitaire :
Les antennes sont toujours installées à l’extérieur du satellite ce qui les met en exposition au
différentes contraintes de l’environnement spatial.
1.5.1 Ceinture de Van Allen :
Il s’agit d’un effet causé par le champ magnétique terrestre qui génère deux zones piégeant une
concentration importante d’électrons et de protons, les contraintes électromagnétiques causés par
cette zone peuvent endommager les composants électroniques. [11]
1.5.2 Pertes atmosphérique :
 Effets de l’ionosphère :
Les ondes électromagnétiques échangées entre les stations terrestres et le satellite traversent
l’ionosphère qui est la couche extérieure de l’atmosphère composée de gaz ionisés. Les
contraintes électromagnétiques qu’impose cette couche peuvent énormément influencer le signal
reçu. Elles peuvent notamment causer : une rotation de la polarisation de l’onde, Changement de
fréquences et de phases, variation de la direction d’arrivé du signal, réflexion et dispersion du
signal.
 Effets de la troposphère :
En traversant cette couche de gaz atmosphérique l’onde radiofréquence va subir une atténuation
car une partie de son énergie va être converti en énergie thermique puis réfléchi vers l’espace.
[12]
1.5.3 Environnement plasma :
Les charges mobiles et instables contenues dans le plasma peuvent provoquer des charges
électrostatiques surfaciques dans les engins spatiaux y compris les antennes.
1.5.4 Rayonnements :
Les sources de rayonnement dans l’espace sont multiples et de différents types : Visibles,
Ultraviolet, Rayonnement X et Gamma. En plus de causer un échauffement des équipements de
bords du satellite, ces rayons peuvent causer une dégradation des matériaux qui composent les
antennes réduisant ainsi leurs performances.
1.5.5 Météorites et débris orbitaux :
On comptabilise environ 10000 objets d’une taille supérieure à 10 cm, 200000 objet entre 1 et 10
cm. Ces débris et déchets issus de missions spatiales précédentes peuvent entrer en collision avec
l’un des satellites orbitant autour de la terre et causer des dégâts très lourds. [11]

30
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.5.6 Le bilan de liaison :


Afin d’analyser les performances d’un système de communication il est nécessaire d’évaluer, en
fonction des paramètre internes et externes de notre système, la qualité de la liaison établie. Le
bilan d’une liaison satellitaire est de manière basique la somme des pertes entre l’émetteur et le
récepteur. L’étude du bilan de liaison se fait pour les deux cas des liaisons ascendantes et
descendantes. [12]
Après l’étude des différentes pertes nous calculons la puissance au récepteur qui doit dépasser un
certain seuil pour qu’on puisse considérer la liaison comme réussie. La relation entre la
puissance reçue et la puissance émise est données par l’équation 1.3 :
𝑃𝑟 = 𝑃𝑒 ∗ 𝐺𝑒 ∗ 𝐺𝑟 ∗ 𝐿 (1.3)
Pr et Pe étant respectivement les puissance reçue et émise, Ge et Gr étant respectivement les gains
des antennes d’émission et de réception.
« L » représente le facteur qui inclus toutes les pertes :
 Pertes dues à la propagation en espace libre.
 Pertes dues à la polarisation.
 Pertes atmosphériques.
 Pertes à la réception et à l’émission.

1.6 Les différents types d’antennes utilisées dans les liaisons satellitaires :
1.6.1 Antennes cornets :
Le principe de l’antenne cornet vient de l’ajout d’une ouverture progressive au guide d’onde qui
l’alimente dans le but d’avoir une transition graduelle entre le guide et le milieu de propagation.
Cette transition permet d’avoir une bonne adaptation d’impédance et une meilleure directivité
avec des valeurs de gain pouvant atteindre les 20 dB. [7]
Il existe plusieurs types d’antennes cornets et ceci selon le type d’ouverture :

Figure 1.8 : Différents types d’antennes cornets

31
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.6.2 Antennes micro ruban (Patch) :


Une antenne micro ruban est formée d’un patch métallique, de forme rectangulaire ou circulaire,
monté sur un matériel diélectrique le séparant avec un plan de masse. Le métal aura des
dimensions de l’ordre de la moitié de la longueur d’onde émise.
Lorsque l’antenne est alimentée les ondes électromagnétiques générées vont subir des réfections
entre le plan de masse et le patch puis seront émises par les bords. Les antennes patchs sont
caractérisées par un gain relativement faible qui est compensé par un poids faible et des
dimensions beaucoup moins encombrantes. [7]
Les antennes patchs sont généralement utilisées en réseau d’antennes pour obtenir une meilleure
directivité.

Figure 1.9 : Distribution du champ électrique dans un antenne patch


1.6.3 Antennes paraboliques :
Les antennes paraboliques sont le choix principal dans les applications demandant une directivité
très élevée. Elles sont composées d’un plan de masse passif illuminé par une source placée dans
la direction d’émission. [7]
Il existe quatre types d’antennes paraboliques selon la forme et les dimensions du réflecteur,
mais aussi selon l’emplacement de la source qui sera en générale une antenne cornet :

Figure 1.10 : Différents types d’antennes à réflecteur parabolique

32
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

1.6.3 Antennes dipôle et monopole :


Les antennes dipôle et monopole sont des antennes basiques et très simple à réaliser. Dans le cas
du monopole un seul élément est alimenté l’autre extrémité sera connectée à un plan réflecteur
relié à la terre. Dans le cas du dipôle les deux extrémités seront alimentée.

Figure 1.11 : Structures des antennes dipôle et monopole


Une forme très utilisée des antennes monopole dans le domaine spatial est l’antenne « turnstile »
qui est un réseau de quatre monopoles alimentés en quadrature de phase, offrant une meilleure
polarisation circulaire.

Figure 1.12 : Antenne « Turnstile »


1.6.4 Antennes hélicoïdales :
L’antenne hélicoïdale est une antenne filaire qu’on enroule en forme d’hélice autour d’un axe
central. À sa base l’hélice est reliée à un plan de masse. L’antenne hélicoïdale se caractérise par
une polarisation circulaire très performante plus un gain relativement élevé, ajouté à un design
très simple. [7]
En effet, en jouant sur le nombre de spires, leur diamètre et leur espacement le design de
l’antenne hélicoïdale offre plusieurs possibilités comme des bandes passantes très large. En plus
pour certaines applications on utilise plusieurs fils pour réaliser une antenne hélicoïdale. On aura
alors les antennes bifilaires et quadri filaires qui peuvent offrir de meilleurs caractéristiques.

33
Chapitre 1 : Architecture des systèmes satellite, antennes et liaisons satellitaires

Figure 1.13 : Antennes hélicoïdales monofilaire et quadri-filaire

1.7 Conclusion :
À travers ce chapitre nous avons pu avoir une idée sur l’architecture générale d’un
satellite et le rôle des divers sous-systèmes composant sa structure notamment le système de
suivi, télémétrie et commande et son importance dans le bon fonctionnement du segment spatial.
Les données émises par ce sous-système seront véhiculées à travers la liaison satellitaire à l’aide
des antennes dont est muni le satellite.
Afin de garantir la réussite de la missions spatiale la liaison de communication fournie
par l’antenne doit alors être stable et performante avec des marges de puissance constante même
sous l’effet des différentes agressions du milieu spatial. En effet plusieurs performances des
antennes peuvent être dégradées par effet du champ magnétique terrestre, des pertes
atmosphériques ou des atténuations par rotation de la polarisation.
Nous avons vu les principaux types d’antennes utilisées dans le domaine des
communications par satellite chacune ayant son propre principe de fonctionnement offrant
différentes performances. Selon ses caractéristiques de rayonnement chaque antenne sera
orientée vers une application précise. Dans notre cas on s’intéresse à la conception d’une antenne
hélicoïdales quadri filaire pour la liaison réservée au données de la TT&C et de la charge utile.
Notre antenne doit alors fournir un bilan de puissance constant, ceci à l’aide d’un diagramme de
rayonnement permettant un équilibre entre le gain et la position du satellite ajouté à une
polarisation circulaire. Pour ceci les performances de l’antenne hélice seront étudiées en détail
dans le chapitre suivant.

34
Chapitre 2 : Etude théorique
des antennes hélicoïdales
monofilaires et multifilaires
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.1 Introduction :
Ce chapitre est consacré à une étude théorique des antennes hélicoïdales. Nous allons
passer en revue les différentes caractéristiques propres à ces antennes.
Nous commencerons tout d’abord par la première version de l’antenne hélice l’antenne
hélicoïdale monofilaire. Nous nous intéresserons alors aux différents paramètres et dimensions
qui définissent sa structure, qui auront alors un impact sur ses caractéristiques de rayonnement.
Ensuite en passera aux antennes hélices multifilaire, en commençant par l’antenne
hélicoïdale bifilaire, puis l’antenne hélicoïdales quadri filaire en étudiant le cas particulier de
l’antenne quadri filaire résonante. Nous effectuerons une recherche sur les circuits d’alimentation
des antennes hélicoïdales quadri filaire, en nous intéressant aux diviseurs de puissance et circuit
déphaseurs utilisés.
Un fichier Excel représentant un modèle de calculateur de performance d’antenne hélice
en mode axial sera réalisé pour nous aider lors de l’étude de l’antenne hélice monofilaire durant
nos simulations. Ceci va également nous faciliter la réalisation d’une comparaison entre
l’antenne hélice monofilaire et l’antenne hélice quadri filaire.
Ce chapitre nous permettra de mettre en valeur les caractéristiques des antennes
hélicoïdales et justifier alors l’intérêt qu’elles représentent dans le domaine spatial.

2.2 Historique de l’antenne hélice :


La première antenne hélicoïdale présentée dans la figure 2.1 a été conçue en 1940, par le
physicien Américain John Daniel Kraus, composée d’un fil courbé en forme d’hélice à sept
spires autour d’un axe fixé sur un plan de masse réflecteur. Après plusieurs tests effectués sur
cette antenne, son potentiel et ses nombreuses capacités se sont rapidement dévoilés. Différentes
recherches ont permis d’aboutir à des équations semi-empiriques qui facilitent la de ces antennes
[8].

Figure 2.1 : Antenne Hélicoïdale Monofilaire


À travers leurs développements, les antennes hélicoïdales se sont trouvées au centre de plusieurs
projets et applications dans différents domaines :
 La radioastronomie.
 Les systèmes de communication par satellite.
 Les stations de suivi et les missiles balistique.
 La radio diffusion.
 Les réseaux WLAN.
36
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.3 Antennes large bande et antenne à onde progressive :


L’antenne hélicoïdale est une antenne filaire, large bande à ondes progressives. Les antennes à
ondes progressives sont caractérisées par une structure de guidage non résonante qui véhicule
l’onde à l’entrée tout au long de la structure jusqu’à son atténuation quasi totale à la sortie. Ces
antennes sont caractérisées par un fonctionnement large bande et des taux d’ondes stationnaires
très faibles. Contrairement aux antennes résonnantes qui sont caractérisées par des bandes
fréquentielles étroites ou l’onde est constamment réfléchie dans la structure de l’antenne ce qui
cause des taux d’ondes stationnaires élevés.
Nous pouvons arbitrairement considérer une antenne comme antenne large bande si son
impédance d’entrée et ses caractéristiques de rayonnement restent inchangées sur environ un
octave de la fréquence centrale

2.4 Structure d’une antenne hélicoïdales monofilaires :


Une antenne hélicoïdale monofilaire conventionnelle est conçue en enroulant un fil conducteur
autour d’un axe central en forme d’hélice. La base de l’hélice sera alimentée par l’âme d’un
câble coaxial et fixée à un plan de masse vers lequel afflue le courant présent au niveau de la
tresse du câble coaxial. Le plan de masse peut prendre différentes formes et différentes
dimensions qui ne doivent pas descendre en dessous de l’ordre de trois quart de la longueur
d’onde. L’antenne sera ensuite paramétrée selon les dimensions de l’hélice par rapport à la
longueur d’onde. La structure de l’hélice est représentée dans la figure 2.2, [13].

Figure 2.2 : Dimensions et structure d’une antenne hélicoïdale monofilaire


La géométrie de l’hélice est décrite par les paramètres ci-dessous :
 « S » Distance séparant deux spires successives
 « C » Circonférence de l’hélice est calculé par : 𝐶 = 𝜋 ∗ 𝐷 (2.1)
 « L » est la longueur totale de l’antenne : 𝐿 = 𝑁 ∗ 𝑆 (2.2)
telle que N représente le nombre de spires.
 La longueur totale du fil qui constitue l’antenne est donnée par la relation 2.3 :
𝐿𝑓 = 𝑁 ∗ 𝐿0 , 𝐿0 = √𝑆 2 + 𝐶 2 (2.3)

37
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

L0 étant la longueur du fil composant une spire, l’antenne hélicoïdale est généralement
caractérisée par la relation trigonométrique liant S, C et L0 donnée par l’équation 2.4 dont
découle un nouveau paramètre appelé angle d’inclinaison 𝛼 :

𝑆
𝛼 = tan−1( ) (2.4)
𝐶
Une antenne hélicoïdale peut être considérée comme un hybride de deux différents types
d’antennes, l’antenne dipôle et l’antenne boucle circulaire. En effet si le diamètre de l’hélice tend
vers zéro (𝛼 = 90°) nous serons dans le cas d’une antenne dipôle, et si la distance entre les
spires devient très négligeable devant le diamètre de l’hélice (𝛼 = 0°) nous auront une antenne
boucle circulaire [7].

2.5 Polarisation de l’antenne hélicoïdale monofilaire :


L’une des propriétés principales qui caractérise l’antenne hélicoïdale et sa polarisation. En effet
l’onde émise par l’antenne hélicoïdale et à polarisation écliptique ayant un rapport axial très
proche de l’unité sur une bande fréquentielle relativement large. Cette polarisation écliptique,
quasiment circulaire (rapport axial très faible) donne une liaison très performance et réduit d’une
manière significative les pertes par polarisation. C’est cette propriété qui a mis l’antenne
hélicoïdale en première place dans de nombreux domaine, notamment les communications
satellitaires ou les signaux sont sujet à des rotations de la polarisation en passant par
l’atmosphère terrestre ionisé. Les pertes par polarisation dans le cas des polarisations circulaires
seront largement inférieures à ceux qui occurrent pour des polarisations linéaires, même si
l’antenne réceptrice polarisée circulairement collecte une onde à polarisation linéaire les pertes
seront pratiquement négligeables et pourront être compensé étant de l’ordre de 3 dB [14]. Le
sens de la polarisation dépend du sens de l’enroulement de l’hélice, si l’hélice effectue une
rotation dans le sens direct alors la polarisation sera circulaire gauche, sinon dans le cas contraire
la polarisation sera circulaire droite.

Figure 2.3 : Dépendance entre le sens de l’enroulement de l’hélice et la polarisation

38
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

Pour une hélice ayant des dimensions très inférieures à la longueur d’onde émise, la polarisation
sera écliptique et va tendre vers une polarisation linéaire. Pour améliorer la polarisation, on
utilise les antennes hélicoïdales multifilaires.

2.6 Modes de fonctionnement d’une antenne hélicoïdales monofilaires :


Selon le rapport entre la longueur d’onde à laquelle opère notre antenne hélicoïdale et ses
dimensions respectives, on peut avoir deux modes de fonctionnement différents. Chacun ayant
ces propres caractéristiques et applications. Ces deux modes de fonctionnement, présentés sur la
figure 2.4, sont le mode Normal (Transversal), et le mode Axial (Longitudinal) [8].

Figure 2.4 : Diagrammes de rayonnement en modes normal et mode axial


Le mode de fonctionnement Normal donne un diagramme de rayonnement omnidirectionnel
similaire à celui d’une antenne dipôle ou d’une antenne boucle. Le mode de fonctionnement
Axial génère un diagramme de rayonnement directive similaire à celui d’un réseau d’antenne
longitudinal [8].

2.6.1 Mode de fonctionnement normal :


Le mode normal désigne le cas où le maximum de rayonnement est perpendiculaire à l’axe de
l’hélice. Pour atteindre ce cas les dimensions de l’hélice doivent être très inférieures comparées à
la longueur d’onde (𝐿𝑛 ≪ 𝜆) [7]. Dans ce cas l’hélice pourra être considérée comme une suite de
N antennes boucle de diamètre D mises en série avec N dipôles de longueur S :

Figure 2.5 : Modèle d’une antenne hélicoïdale en mode normal

39
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

Pour une étude du rayonnement en champ lointain la distribution du courant le long d’une hélice
dont les dimensions sont négligeables devant la longueur d’onde, sera uniforme en amplitude et
en phase et sera alors indépendante du nombre de spires. Alors le champ lointain rayonné par
l’hélice sera divisé en deux composante orthogonales représentant les champs rayonnés par une
antenne boucle et un dipôle.
 Champ rayonné par une petite boucle de diamètre D :
𝜂𝑘 2 𝐼0 𝐷 2 −𝑗𝑘𝑟
𝐸𝜑 = ( ) 𝑒 sin 𝜃 (2.5)
4𝑟 2
 Champ rayonné par un dipôle de longueur S :
𝑗𝜂𝑘𝐼0 𝑆
𝐸𝜃 = 𝑒 −𝑗𝑘𝑟 sin 𝜃 (2.6)
4𝜋𝑟
Les deux composantes sont en effet orthogonales car le champ émis par une boucle est à
polarisation linéaire horizontale quant à celui rayonné par un dipôle il sera à polarisation linéaire
verticale. On remarque également que ces composantes sont en quadrature de phase, condition
nécessaire pour une polarisation circulaire ou elliptique. [7]
Nous pouvons alors calculer le rapport axial caractérisant l’onde résultant de la superposition de
ces deux vecteurs qui sera le rapport entre leurs modules à travers la relation 2.7.
|𝐸 | 4𝑆 2𝜆𝑆
𝐴𝑅 = |𝐸𝜃 | = = (2.7)
𝜑 𝜋𝑘𝐷2 (𝜋𝐷2 )

Alors selon les valeurs choisies pour la distance entre les spires (S) et le diamètre on pourra
obtenir différents cas de polarisation omnidirectionnelle. Pour 𝐴𝑅 ≅ 0 on aura une polarisation
linéaire horizontale (antenne boucle), pour 𝐴𝑅 → ∞ on aura une polarisation linéaire verticale
(antenne dipôle). En choisissant les valeurs de S et D de manière à obtenir un rapport axial unité
la polarisation sera circulaire ce qui correspond à la relation 2.8.

𝐶 = √2𝜆𝑆 (2.8)
Dans les autres cas ou 0 < 𝐴𝑅 < ∞ la polarisation sera elliptique.
À cause des dimensions réduites qu’impose ce mode à l’antenne hélicoïdale, sa bande passante
sera étroite et comme toutes les antennes électriquement courte elle aura un gain relativement
faible. Le mode normal est pourtant utilisé dans plusieurs application grâce à sa couverture
omnidirectionnelle et ses dimensions réduites comme les systèmes de communication mobile et
portable dans les bandes HF, VHF et UHF.

40
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.6.2 Mode de fonctionnement axial :


Le mode axial est caractérisé par un maximum de rayonnement parallèle à l’axe de l’hélice. Ce
mode de fonctionnement est actif pour des valeurs précises des dimensions de l’hélice qui
doivent être de l’ordre de quelques fractions de la longueur d’onde. Dans ce cas la distribution du
courant (figure 2.6) [15] le long de l’antenne hélicoïdale n’est pas uniforme car les dimensions
de l’antenne ne sont plus négligeables.

Figure 2.6 : Distribution du courant le long d’une antenne hélicoïdale en mode axial

Les variations de la phase du courant dans chaque enroulement d’une hélice en mode axial,
montre qu’il y a un déphasage de 180° à travers une demi spires, en plus la direction du courant
est inversée à travers une demi spires grâce à la géométrie de l’hélice ce qui va permettre d’avoir
un courant en phase sur deux points opposés sur une spire de l’hélice, ce qui va conduire à des
interférences constructives des ondes rayonnées d’une manière axiale. [13]
Le champ électrique peut être approximé en considérant l’antenne comme un réseau longitudinal
uniforme avec une distance inter élément égale à S, les N éléments (Spires) ayant une
distribution de courant non uniforme mais identique. Le champ total sera obtenu en multipliant le
champ élémentaire par le facteur réseau qui est donné par la relation 2.9 [7] :
𝑁
𝜋 sin( 2 𝛹)
𝐴𝐹 = sin( ) 𝛹 (2.9)
2𝑁 sin( 2 )

𝛹 Étant la phase relative du réseau donnée par l’expression 2.10 :

𝐿0
𝛹 = 𝑘(𝑆 cos 𝜃 − ) (2.10)
𝑝

P représente le rapport entre la vitesse de propagation de l’onde le long de l’hélice et celle dans
le vide.

41
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

A cause de sa longueur relativement importante en mode axial l’antenne hélice est considérée
comme un réseau longitudinal de Hansen-Wood Yard donc si on résout l’équation pour p [13] :
𝜋
𝛹𝜃=0 = −2𝜋𝑚 + (2.11)
𝑁
Nous trouverons que pour m=1 :

𝐿0⁄
𝜆
𝑝=𝑆 2𝑁+1 (2.12)
⁄𝜆+ 2𝑁

En remplaçant on trouve :
2𝑁+1 𝜋
𝛹 = 𝑘 (𝑆 cos 𝜃 − 𝑆 − 𝜆) = 𝑘𝑆 (cos 𝜃 − 1) − 2𝜋 − (2.13)
2𝑁 𝑁

Nous obtiendrons alors le champ électrique total en multipliant le facteur réseau par le
rayonnement d’un seul élément qui est considéré comme étant une boucle circulaire est sera
approximé à 𝐸0 = cos 𝜃.
𝑁
𝜋 sin( 2 𝛹)
𝐸 = sin( ) cos 𝜃 𝛹 (2.14)
2𝑁 sin( 2 )

Pour déterminer les expressions décrivant le gain et autres caractéristiques du rayonnement de


l’antenne un calcul d’intégration très complexe s’impose, cependant il existe des expressions
semi empiriques qui décrivent le rayonnement d’une antenne hélicoïdale avec une précision
assez satisfaisante [16].
Pour atteindre de bonne performance en terme de polarisation circulaire, un nombre de spires
supérieurs à trois, les dimensions de l’hélice seront généralement choisies en respectant les
conditions de 2.15 [8] :
3𝜆 4𝜆
<𝐶< ; 12° < 𝛼 < 15° (2.15)
4 3
Pour des dimensions comprises dans les intervalles ci-dessus les expressions semi empiriques
suivantes déterminent les caractéristiques de l’antenne permettant ainsi sa conception ( 𝐶𝜆 et 𝑆𝜆
étant les valeurs respectives de la circonférence de l’hélice et de l’espacement entre spires normalisé par
la longueur d’onde) [7].

 Impédance :
L’impédance d’entrée de l’antenne hélicoïdale en mode axial est purement résistive et est
donnée par l’expression 2.16.

𝑍 = 140 𝐶𝜆 (2.16)
 Gain :
Ils existent plusieurs modèles pour le gain d’une antenne hélice en mode axial, durant la
conception d’une antenne hélicoïdale la formule donnant le résultat optimal sera choisie.

42
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

- Formules de Kraus : Ces deux équations (2.17, 2.18) ont une marge d’erreur d’environ 3 dB

𝐺 = 15𝑁𝐶𝜆 2 𝑆𝜆 (2.17)

𝐺 = 12𝑁𝐶𝜆 2 𝑆𝜆 (2.18)

La relation 2.18 prend en compte les effets des lobes secondaires.


- Formule de King et Wong : Cette formule est en général beaucoup plus précise :

𝐶 𝑁𝑆 tan 12.5° √𝑁
𝐺 = 8.3( )√𝑁+2−1( )0.8( )2 (2.19)
𝜆 𝜆 tan 𝛼
 Rapport Axial suivant l’axe de l’hélice :

2𝑁+1
𝐴𝑅 = (2.20)
2𝑁
 Angle d’ouverture à demi-puissance en degrés :

-Formule de Kraus :
52
𝐻𝑃𝐵𝑊 = (2.21)
𝐶𝜆 √𝑁𝑆𝜆

- Formule de King et Wong [10]:


2𝑁
52(𝑁+5)0.6 tan 𝛼 √𝑁
𝐻𝑃𝐵𝑊 = ( )4 (2.22)
𝐶 √𝑁 𝑁𝑆 0.7 tan 12.5°
(𝜆)4 ( )
𝜆

 Angle d’ouverture au premier nul en degrés :


115
𝐹𝑁𝐵𝑊 = (2.23)
𝐶𝜆 √𝑁𝑆𝜆

2.7 Autres caractéristiques structurelles de l’antenne hélice :


 Le tube de support :
Dans certaines applications en raison de contraintes mécanique l’hélice est enroulée autour d’un
tube en matériaux diélectrique dans le but est de stabiliser la structure de l’antenne. La
permittivité du matériau constituant ce tube a une influence non négligeable sur la largeur de la
bande fréquentielle de l’antenne. La relation liant ces deux paramètres est inversement
proportionnelle.

43
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

 Caractéristiques du plan de masse :


Nous avons énoncé lors de la présentation de la structure de l’antenne hélicoïdale que cette
dernière est utilisée en étant fixée sur un plan de masse dont la forme peut varier (figure 2.7) et
dont les dimensions ne doivent pas être inférieur un certain seuil. Le plan de masse est utilisé
pour réfléchir et diriger la puissance rayonnée par l’antenne, la plupart des plans de masse vont
ainsi améliorer le gain maximal de l’antenne.

Figure 2.7 : Exemple de plans de masse utilisés pour les antennes hélicoïdales
Dans le cas d’un plan de masse cylindrique en coupe, la valeur de l’élévation h doit être à une
3
valeur proche de 𝜆. Pour un plan de masse conique la valeur idéale du diamètre de l’ouverture
8
est √2.5𝑁𝑆𝜆 𝜆. [5]
Cependant si les dimensions du plan de masse passent en dessous de trois quart de la longueur
d’onde la direction maximale de rayonnement sera inversée, l’antenne sera alors en mode de
rayonnement « Backfire ». Ce type d’antenne hélicoïdale est généralement utilisé comme
alimentation d’une antenne parabolique.
 Adaptation d’impédance à l’entrée :
Dans le cas particulier du mode axial et selon les contraintes limitant les dimensions de l’hélice
l’impédance d’entrée aura une valeur comprise entre 100 et 200 Ohm. Sachant que pour avoir
des performances optimales, le diamètre du fil qui constitue l’hélice doit être compris entre
0.006λ et 0.05λ, alors que l’impédance caractéristique d’un câble coaxial utilisé pour alimenter
l’antenne est de 50 Ohm. On peut remédier à ce problème en utilisant des circuits d’adaptation
mais ceci risque de limiter le fonctionnement large bande de l’antenne hélicoïdale [17].
Une solution plus pratique est utilisée. Elle consiste à remplacer le premier quart de spire reliant
l’antenne à une ligne de transmission ayant une impédance caractéristique Z0, par un micro ruban
de largeur 𝜔, la transition vers l’antenne sera effectuée graduellement. Le micro ruban sera fixé
sur le plan de masse qui sera couvert par une surface diélectrique de permittivité 𝜀𝑟 et
d’épaisseur h exprimé par la relation 2.24 [8].

𝜔
ℎ= 377 (2.24)
−2
√𝜀𝑟 𝑍0

44
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.8 Les antennes hélicoïdales multifilaires :


Dans certains cas de figure, les performances des antennes hélicoïdales monofilaire sont
insuffisantes, ou bien les dimensions nécessaires pour obtenir certaines caractéristiques
présentent des inconvénients à notre système. Alors les antennes hélicoïdales multifilaires
présentent une alternative offrant d’avantages de possibilités en termes de caractéristique et de
conception. Pour les mêmes dimensions d’une antenne monofilaire, on pourra obtenir des valeurs
de gain supérieures tout en minimisant les lobes secondaires. Même le rapport axial sera
amélioré sans augmenter le nombre de tour.
2.8.1 L’antenne hélicoïdale bifilaire :
Une antenne hélicoïdale bifilaire est composée de deux fils conducteurs enroulés autour d’un
même axe et dans le même sens mais décalées de 180°, formant deux hélices à N spires et de
dimensions égales. Les deux hélices sont alimentées par deux sources déphasées de 180°. C’est
pour ceci que dans la plupart de ces applications, l’antenne hélicoïdale bifilaire ne requière pas
l’utilisation d’un plan de masse [18].
Un circuit BALUN (Symétriseur) est souvent utilisé pour assurer un équilibre entre les deux
lignes, dans le but d’avoir une distribution équivalente du courant. Dans l’autre extrémité, et en
considérant des antennes bifilaires électriquement longues (Mode Axial), les deux hélices seront
généralement court-circuitées sans que ceci n’influe sur les performances de l’antenne étant
donné que le taux d’ondes stationnaires dans le cas des antennes à ondes progressives sera très
faible spécialement en étant combiné à une adaptation d’impédance par micro ruban.
Les antennes hélicoïdales bifilaire sont particulièrement utilisées comme antenne d’alimentation
pour les antennes paraboliques, puisqu’elles peuvent fonctionner sans plan de masse en générant
un rayonnement longitudinal inverse caractériser par un gain très élevée, voir figure 2.8.

Figure 2.8 : Montage d’une antenne hélicoïdale bifilaire

45
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.8.2 L’antenne hélicoïdale quadrifilaire résonante :


L’antenne hélicoïdale quadri filaire résonante (figure 2.9) est une antenne à onde stationnaire et
représente le cas où les quatre hélices ne vont pas compléter une tour de spire. Souvent appelée
antenne hélicoïdale quadri filaire à fraction de spires alors N sera inférieur à un. Si la longueur
totale de l’antenne et un multiple pair d’un quart de longueur d’onde alors les extrémités des
quatre fils seront court-circuités sinon dans le cas où la longueur totale est un multiple impaire
d’un quart de longueur d’onde l’extrémité de l’antenne sera en circuit ouvert [19].
La mise en court-circuit ou en circuit ouvert de l’antenne sert à obtenir un maximum (ventre) de
courant au point d’alimentation ce qui va assurer une impédance d’entrée suffisamment faible
permettant ainsi une meilleure adaptation à la ligne d’alimentation.
L’antenne hélicoïdale quadri-filaire, donnée par la figure 2.9, résonante est alimentée par quatre
sources comme le cas de l’antenne quadri-filaire multi spires et ceci peut être réalisé à l’aide de
circuit déphaseur. Cependant une antenne qui assure elle-même le déphasage à l’alimentation
peut être conçue en mettant les quatre fils en deux paires chacune constituant une antenne
bifilaire, l’une des deux antennes sera ajustée pour être inférieur à la longueur de résonance,
étant un multiple d’un quart de longueur d’onde, induisant ainsi un déphasage de -45°, l’autre
antenne étant de longueur supérieur à la longueur de résonance causera un déphasage de 45°. On
aura ainsi un déphasage de 90° entre les deux antennes [20]. L’antenne hélicoïdale résonante
offre d’excellentes performances dans le cas des systèmes de communication demandant une
couverture omnidirectionnelle et à bande étroite.

Figure 2.9 : Antenne quadrifilaire résonante


2.8.3 L’antenne hélicoïdale quadrifilaire :
L’antenne hélicoïdale quadri filaire non résonante aussi appelée multi-spires est constituée de
quatre fils conducteurs identiques fixés sur un plan de masse en quatre points séparés par des
angles de 90°. Ces fils seront chacun enroulés en hélice suivant le même sens de rotation et les
mêmes dimensions. Les quatre hélices seront alimentées par quatre sources déphasées 0°, 90°,
180° et 270° (figure 2.10). Ces quatre sources sont en générale engendrés pas un circuit
déphaseur et diviseur de puissance. [21]

46
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

Figure 2.10 : Montage d’une antenne hélicoïdale quadrifilaire


Le sens de progression du déphasage entre les quatre sources influence la direction maximale de
rayonnement et nous permet ainsi de la contrôler. Par exemple si le sens d’enroulement des
hélices est direct (droit) et que la progression du déphasage entre source alimentant l’antenne à
sa base soit dans le sens positif alors la polarisation sera circulaire droite et le maximum de
rayonnement sera dirigé vers l’ouverture de l’hélice. Dans le cas contraire où le déphasage
d’excitation est inversé, la direction maximale de rayonnement sera inverse. [21]

Figure 2.11 : Influence de la progression du déphase des sources sur la polarisation


Le sens de rotation de la polarisation reste indépendant du déphasage entre source et sera
toujours dans le sens contraire de l’enroulement des hélices. Cependant en combinant le mode
inverse avec un plan de masse, le rayonnement sera réfléchi vers l’ouverture de l’antenne et le
sens de la polarisation inversé. Les antenne quadri filaire peuvent être alimentées à la base ou au
sommet des hélices.

47
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.9 Circuit d’alimentation des antennes hélice quadrifilaire :


L’alimentation d’une antenne hélice quadri filaire est réalisée par la génération de quatre signaux
équivalents en amplitude et déphasés d’un pas de 90°. A travers plusieurs thèses et articles
consacrés à la conception et l’étude des antennes quadri filaire mais aussi des circuits
d’alimentation de réseaux d’antennes, plusieurs méthodes pour la conception d’un circuit
d’alimentation ont été trouvées.
On cite la référence [20] ou une antenne quadri filaire a été alimentée par un circuit composé
d’un coupleur circulaire 180° et de deux coupleurs hybrides 90° (quadratiques) réalisés par ligne
micro ruban, pour en même temps diviser le signal d’entrée et réaliser un déphasage en deux
étages en mettant les coupleurs quadratiques en cascade avec le coupleur 180°, comme le montre
la figure 2.12.

2.12 : Circuit d’alimentation à coupleur hybride


Dans d’autre cas [18] le circuit d’alimentation a été réalisé en utilisant un diviseur de puissance
multicouche introduisant un déphasage de 180° auquel seront reliés deux diviseurs de puissance
de Wilkinson pour obtenir les quatre sorties le déphasage de 90° et ensuite obtenir par une
extension des lignes d’un quart de la longueur d’onde. Cette méthode de déphasage par extension
de ligne par des multiples du quart de la longueur d’onde reste cependant désavantageuse du fait
que la précision du déphasage sera très limitée en termes de bande fréquentielle réduisant ainsi
les performances de l’antenne [20].
Une autre configuration peut être utilisée en combinant des diviseurs de Wilkinson avec des
déphaseurs de Schiffman à lignes couplées permettant d’obtenir de très bonne performance en
termes de largeur de bande [23]. Le déphasage de 180°, du fait du fort couplage, doit être réalisé
entre les deux lignes, comme le montre la figure 2.13.

Figure 2.13 : Circuit d’alimentation diviseur de Wilkinson + déphaseur de Shiffman


48
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

Toujours en utilisant des diviseurs de puissance de Wilkinson, les circuits peuvent être réalisés
en utilisant des déphaseurs non couplés large bande, figure 2.14. [24]

Figure 2.14 : Alimentation à base de déphaseur à ligne non couplé


2.9.1 Diviser de puissance de Wilkinson :
L'objectif du diviseur de puissance de Wilkinson (figure 2.15) est de répartir la puissance de
l'entrée de manière égale entre les deux ports de sortie, idéalement sans pertes. Il peut également
être utilisé dans le sens inverse, comme un combinateur de puissance. Il présente également
d'autres propriétés comme étant un circuit réciproque dont tous les ports sont adaptés, les deux
terminaux de sortie sont isolés l'un de l’autre. [25]

Figure 2.15 : Diviseur de puissance de Wilkinson

49
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.9.2 Coupleurs hybrides :


Les coupleurs hybrides sont des cas particuliers d'un coupleur directionnel à quatre ports qui est
conçu pour une répartition de puissance d’égale entre les deux ports de sortie grâce à un facteur
de couplage de 3 dB. Il existe deux types d'hybrides : les hybrides à 90 degrés ou en quadrature,
et les hybrides à 180 degrés, figures 2.16 [26].

Figure 2.16 : Configuration de coupleur hybride 90° (A) et 180° (B)

2.9.3 Circuit déphaseurs à ligne couplées (déphaseur de Schifman) :


Un circuit déphaseur de Shiffman utilise dans sa forme la plus basique une ligne de référence et
une ligne couplée. Le déphasage entre ces deux lignes sera défini selon le déphasage introduit
par la ligne couplée qui dépend des dimensions de la ligne couplée en se manifestant par le
rapport 𝜌 , et le déphasage dépendant du rapport « k » entre la longueur des deux lignes, 𝜃 étant
la longeur des lignes couplées.
𝜌−tan2 𝜃
∆𝜑 = |𝐾𝜃 − cos −1( )| (2.25)
𝜌+tan2 𝜃

Ils existent d’autre configuration du circuit de Shiffman chacune offrant différente performance,
figure 2.17.

Figure 2.17 : Différentes configurations de circuit à de déphaseur de Shiffman

50
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

2.10 Modèle Excel pour le calcul des caractéristiques d’une antenne hélice
monofilaire (mode axial) :
Ce fichier Excel prendra comme paramètres la fréquence centrale à laquelle sera soumise
l’antenne, les limites sur les différentes dimensions de l’antenne en question seront ensuite
calculées, (nombre de spires, espacement entre les spires et la circonférence de l’hélice) puis
leurs valeurs seront données par l’utilisateur. Les caractéristiques de l’antenne seront alors
calculées, plus le reste des dimensions caractérisant l’antenne :

Figure 2.18 : Modèle Excel pour le calcul des caractéristiques d’une antenne hélice
 Comparaison entre les résultats trouvés par des simulations d’antennes hélices et les
résultats trouvés à l’aide le modèle Excel.

Simulations Modèle Excel


Gain Angle Formule Formule Formule Angle
Références maximal d’ouverture à de Kraus I de Kraus II de King et d’ouverture
(dB) demi-puissance (dB) (dB) Wong (°)
(°) (dB)
[27] 10.75 40-45 12.85 13.80 10.61 40.99
[15] 13.80 25 16.43 17.40 13.12 27.16
[28] 10.5 54 13.01 12.04 10.12 45
[29] 10.6 52 13.28 14.25 11.17 40

Tableau 2.1 : Comparaison des résultats trouver par le modèle Excel avec quelques
références

On remarque que les résultats trouvés par le modèle Excel sont assez proches des données issues
des simulations. La différence est due au fait que les simulations prennent en compte des
paramètre d’optimisation qu’on ne peut pas inclure dans les calculs théoriques comme
l’influence du plan de masse sur la directivité et les problèmes d’adaptation à l’alimentation.

51
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

 Paramètres des antennes simulées :

Référence Diamètre Espace entre Spires Nombre de Spires Fréquence(GHz)


(mm) (mm)
[27] 60.60 43.79 7 1.572
[15] 42 33 12 2.43
[28] 238 168 6 0.4
[29] 31.83 22.2 8 3

Tableau 2.2 : Paramètres utilisées dans les références choisies

On confirme également que les expressions empiriques du gain de Kraus sont beaucoup moins
précises que celle de King et Wong, mais plusieurs modèles de conception les utilisent pour les
calculs de pré optimisation.

2.11 Choix de l’antenne hélicoïdale pour le système TT&C :


Les antennes hélicoïdales multifilaires et monofilaires dominent largement plusieurs applications
spatiales grâce à leurs caractéristiques stables sur large bande passante, mais la raison principale
est la polarisation circulaire. En effet un rapport axial faible (inférieur à 3dB) permet d’obtenir
des mesures précises de la polarisation du signal reçu, car les signaux à polarisation circulaire
sont immunisés aux rotation de Faraday lors de sa propagation à travers l’ionosphère.
Au cours du trajet d’un satellite à basse orbite autour de la terre, la distance séparant le satellite
et la station terrestre de réception va varier et sera minimale quand le satellite sera
perpendiculaire à la station. Ainsi le bilan de puissance variera tout au long de l’orbite rendant le
désigne des systèmes de communication terrestre très contraignant. Les systèmes satellite de
suivi, télémétrie et télécommande travaillent en générale dans la bande S qui s’étend sur la plage
de 2 GHz à 4 GHz. Cette bande de fréquence est largement à la portée des antennes hélicoïdales
multifilaires.

Figure 2.19 : Trajet d’un satellite basse orbite


L’un des paramètres les plus importants requis pour un système TT&C c’est une couverture
omnidirectionnelle. En effet pour son fonctionnement optimale une communication TT&C doit
avoir un bilan de liaison stable c’est-à-dire que l’erreur sur la marge de puissance ne doit pas
dépasser un certain seuil.
52
Chapitre 2 : Etude théorique sur des antennes hélicoïdales monofilaires et multifilaires

Cette propriété peut être atteinte grâce aux longues antennes hélicoïdales quadri-filaires
(Supérieure à une longueur d’onde) qui peuvent être conçues pour générer un diagramme de
rayonnement en forme de Selle (digramme de rayonnement conique) contenant deux maximum
dans les directions latérales et un minimum local selon l’axe central des hélices. Ce qui va nous
permettre d’avoir un bilan de puissance à variations négligeables pendant tout le trajet du
satellite à basse orbite autour de la station terrestre.
Ce diagramme de rayonnement caractérisant les antennes quadri-filaire est représenté sur la
figure 2.20. Nous remarquons les pics de gain à 30° qui représente l’angle de l’horizon, pour une
élévation de 600 Km. Avec cette caractéristique les antennes hélicoïdales longues ou Full Wave,
représentent le meilleur choix en terme de stabilité des pertes par trajectoire. [30]

Figure 2.20 : Diagramme de rayonnement d’une antenne QFH pour les systèmes TT&C

2.12 Conclusion :
Ce chapitre nous a permis d’effectuer une recherche sur les antennes hélicoïdales. Nous
avons étudié les différentes caractéristiques de ce type d’antennes et ce qu’elles peuvent offrir en
termes de caractéristiques de rayonnements, notamment une polarisation circulaire et un gain
élevé, et ainsi déduire pourquoi elles représentent un bon choix pour les applications de
communication satellitaire. En particulier, l’antenne hélicoïdales quadri-filaire qui nous permet
d’obtenir les performances voulue en termes de polarisation circulaire et aussi un digramme de
rayonnement résultant en un bilan de puissance relativement constant en fonction de la position
du satellite par rapport à la stations terrestre. Les informations et les données collectées ainsi que
les équations représentent bien : les caractéristiques de l’antenne hélice, les structures et les
paramètres influençant ces performances et les circuits d’alimentations que nous avons étudiés.
Cette étude nous a permis d’avoir une base théorique avant les simulations. Notamment pour les
simulations de l’antenne monofilaire qui nous permettrons d’étudier encore plus les
caractéristiques de cette antenne mais aussi d’effectuer une comparaison entre une configuration
monofilaire et une configuration multifilaire pour enfin aboutir à la conception de l’antenne
quadri filaire destinée au système satellitaire TT&C.

53
Chapitre 3 : Simulation et
étude des caractéristiques
d’une antenne hélicoïdale
monofilaire
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

3.1 Introduction :
Le but de ce chapitre est d’étudier le fonctionnement d’une antenne hélice monofilaire à
travers plusieurs tests et simulations sur le logiciel CST studio. En nous focalisant
principalement sur les caractéristiques de rayonnement de cette antenne dans la bande S et plus
précisément à la fréquence de 2.233 GHz qui représente la fréquence centrale de la bande de
fonctionnement de l’antenne à concevoir pour la liaison TT&C.
Nous allons nous intéresser à l’étude de l’influence des différents paramètres qui forment
la structure de l’antenne hélicoïdale monofilaire. Ceci nous permettra de comparer les résultats
trouvés avec les équations et les caractéristiques théoriques de l’antenne hélice.
En débutant par le mode axial, nous aborderons les différents aspects qui caractérisent ce
mode à savoir la forme du diagramme de rayonnement et la polarisation. Une étude paramétrique
en fonction des dimensions de l’hélice, tels que la circonférence de l’hélice, le pas d’enroulement
et le nombre de spires puis, nous permettra de simuler les valeurs du gain, le rapport axial et
l’angle d’ouverture à demi puissance et de les comparer aux valeurs théoriques. L’influence du
plan de masse sur les caractéristiques de l’antenne sera aussi étudiée, en prenant en considération
sa forme et ses dimensions.
Ce chapitre se terminera par une simulation de l’antenne hélice monofilaire en mode
normal, qui nous permettra d’aborder brièvement les différents aspects qui caractérisent le mode
normal pour le comparer au mode axial et déduire pourquoi ce type d’antennes hélicoïdales est
peu utilisé dans le domaine des communications par satellite comparer aux antennes en mode
axial ou aux antennes quadrifilaires.

55
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

3.2. Simulation en mode axial :


Pour étudier l’antenne hélice en mode axial, nous devons respecter les limites qui ont été définies
sur les dimensions de l’hélice dans le chapitre 1. Le nombre de spires doit alors être supérieur à
trois et que la valeur de la circonférence de l’hélice soit comprise entre trois quart et quatre tiers
de la longueur d’onde tout en gardant un angle d’inclinaison 𝛼 entre 12 et 15 degrés.
L’espacement inter-spires ou pas d’enroulement doit être proche d’un quart de la longueur
d’onde.
Les diagrammes de rayonnement seront simulés pour une fréquence de 2.233 GHz dans la bande
S qui sera la fréquence de design de l’antenne quadri filaire.

Figure 3.1 : Diagramme de rayonnement simulé pour le mode axial


Le digramme de rayonnement, donné par la figure 3.1, possède un maximum selon l’axe de
l’hélice caractérisant un fonctionnement en mode axial, le gain maximal est de 12.2 dB avec un
angle d’ouverture à demi puissance de 42°. Nous pouvons également vérifier la particularité d’un
rayonnement à polarisation circulaire propre à l’antenne hélice en mode axial, à savoir la
condition d’un rapport axial inférieur à 3 dB dans les limites du lobe principale de rayonnement.
Sur figure 3.2, la coupe du diagramme du rapport axial pour 𝜑 = 0° et 𝜑 = 180° avec 𝜃 allant
de 0° à 180°, nous remarquons que le rapport axial est très faible autour de l’axe de l’hélice

Figure 3.2 : Diagramme polaire du rapport axial en dB pour le mode axial

56
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

Les projections du diagramme en coordonnées cartésiennes donnent les valeurs limites de 𝜃 pour
un rapport axial satisfaisant une polarisation circulaire, voir figure 3.3. Sachant qu’un rapport
axial inférieur à 3 dB peut toujours être considéré comme celui d’une politisation circulaire.

Figure 3.3 : Limites du rapport axial satisfaisant une polarisation circulaire


Nous remarquons que le rapport axial reste inférieur à 3 dB pour une ouverture de 52.8° de
l’angle 𝜃. Une polarisation circulaire est alors maintenue sur tout le lobe principal du diagramme
de rayonnement.
Selon la théorie, le sens de la polarisation circulaire de l’onde émise par une antenne hélice
monofilaire dépend du sens de rotation de l’hélice. Dans ce premier cas, la modélisation d’une
hélice droite donc la polarisation émise devra être circulaire droite [21]. Ceci peut être vérifié à
travers CST en affichant les gains en polarisation circulaire droite et gauche (LHCP gain / RHCP
gain), voir figure 3.4.

Figure 3.4 : Gains RHCP et LHCP du mode axial

Le gain RHCP à une valeur maximale de 12.2 dB alors que le gain LHCP à une valeur maximale
de -2 dB, alors il est évident que la polarisation de cette antenne et circulaire droite.
57
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

3.2.1. Le nombre de spires :


Pour étudier l’influence du nombre de spires « N » sur les caractéristiques d’une antenne
hélicoïdale monofilaire, nous visualiserons d’abord les diagrammes de rayonnement pour
plusieurs valeurs de N pour voir comment ce dernier influence la directivité de l’antenne.

Nous tracerons ensuite des courbes de variation du gain, du rapport axial et de l’angle
d’ouverture à demi puissance, afin de bien voir l’impact de la variation du nombre de spires sur
ces caractéristiques tout en comparant avec les valeurs obtenues par les équations et relations
théoriques, voir figure 3.5.
 Diagrammes de rayonnements :

Figure 3.5 : Influence du nombre de spires sur le diagramme de rayonnement


Nous remarquons que le nombre de spires modifie la largeur du lobe principal de l’antenne
de façon proportionnelle [31]. Cependant l’augmentation du nombre de spires accroit le
nombre de lobes secondaires, la figure 3.5.

58
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

Le niveau du premier lobe secondaire par rapport au lobe principal augmente avec chaque spire
ajoutée comme le montre la figure 3.6. Un compromis devra alors être fait entre le gain maximal
et le nombre de lobes secondaires.

Figure 3.6 : Niveau du premier lobe secondaire en fonction du nombre de spires

 Influence sur le gain :


A travers ces courbes de variation du gain maximal en fonction du nombre de spires, données
par la figure 3.7, nous remarquons que les valeurs trouvées durant les simulations suivent la
même évolution que les données théoriques et conformément à la référence [32]. Le gain
augmente avec le nombre de spires composant l’antenne hélice. Cette augmentation peut être
expliquée par l’effet de l’interférence constructive qui existe entre les éléments du réseau
auxquels est approximé l’antenne hélice.

Figure 3.7 : Variation du gain par rapport au nombre de Spires

59
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

 Influence sur l’angle d’ouverture à demi puissance :


Les courbes de la figure 3.8 montre que le nombre d’enroulements influe sur la directivité de
l’antenne hélice d’une manière similaire à [33], telle que l’augmentation du nombre de spires
réduit l’angle d’ouverture à -3 dB, le lobe principale rayonné sera ainsi plus étroit. Nous notons
également que les résultats de nos simulations sont décrites d’une manière plus précise par la
formule de King et Wong [15].

Figure 3.8 : Influence du nombre de spires sur l’angle d’ouverture à -3dB


3.2.2 La circonférence de l’hélice :
 Influence sur le gain :
La variation du gain de l’antenne est proportionnelle à la circonférence de l’hélice. Nous
remarquons que les résultats sont proche des équations de Kraus [8]. En augmentant la
circonférence, la courbe du gain donnée par la figure 3.9 se rapproche des résultats donnés par la
formule de King et Wong [10].

Figure 3.9 : Valeurs du gain pour différente circonférence de l’hélice

60
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

 Influence sur le rapport axial :


La variation de la circonférence de l’hélice dans les limites du mode axial montre que
l’augmentation de ce paramètre va conduire à une hausse du rapport axial. Néanmoins ce dernier
garde toujours une valeur inférieure selon l’axe de l’hélice, donc la polarisation circulaire est
conservée, figure 3.10.

Figure 3.10 : Evolution du rapport axial selon la circonférence de l’hélice


.
 Influence sur l’angle d’ouverture à demi puissance :
Comme le montre la figure 3.11, l’augmentation de la circonférence de l’hélice réduit l’angle
d’ouverture. Ces résultats sont conformes aux résultats cités dans [8].

Figure 3.11 : Influence de la circonférence sur l’angle d’ouverture

61
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

4.2.3 La séparation entre spires :


 Influence sur le gain :
En analysant les courbes de variation du gain en fonction du pas d’enroulement données par la
figure 3.12, nous remarquons que le gain de l’antenne simulée diminue avec l’augmentation de
l’espacement entre spires. Cette variation est bien mieux caractérisée par la formule de King et
Wong. La diminution du gain peut être expliquée par l’effet d’interférence constructive qui
existe entre les spires de l’hélice. L’interférence diminue avec l’augmentation de l’écart
d’enroulement.

Figure 3.12 : Valeurs du gain pour différents pas d’enroulement


 Influence sur le rapport axial :
Une augmentation du pas d’enroulement réduit le rapport axial et améliore alors la polarisation
circulaire de l’antenne, voir figure 3.13. Ces résultats sont similaires aux résultats présentés dans
[35].

Figure 3.13 : Impacte du pas d’enroulement sur le rapport axial

62
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

 Influence sur l’angle d’ouverture à demi puissance :


Dans les limites du mode axial, une variation du pas d’enroulement n’influence pratiquement pas
sur les résultats simulés. La formule de King et Wong caractérise mieux cette relation. En effet la
formule de Kraus donne des résultats nettement inférieurs aux valeurs simulées, voir figure 3.14.

Figure 3.14 : Influence de la distance entre spires sur l’angle d’ouverture

3.2.4 Influence de la longueur et du diamètre de l’hélice sur les lobes secondaires :


On remarque que l’augmentation du diamètre de l’hélice (Circonférence) et de sa longueur par
augmentation du pas d’enroulement, va augmenter les niveaux des lobes secondaires. Donc il
doit aussi y avoir un compromis entre l’augmentation de la directivité de l’antenne et les
caractéristiques des lobes secondaires. [36]

Diamètre(mm) 40 42 44 47 49

Niveau du lobe -12.4 -12.5 -12 -10.9 -9.7


secondaire (dB)
Pas 29 31 33 34 36
d’enroulement
(mm)
Niveau du lobe -13.4 -12.7 -12.3 -12.1 -11.8
secondaire (dB)

Tableau 3.1 : Variation du niveau du premier lobe secondaire

63
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

3.2.5 Dimensions et forme du plan de masse :


Nous étudierons tout d’abord l’influence du diamètre d’un plan de masse plat circulaire sur les
caractéristiques de l’antenne sachant que le diamètre optimal est de trois quart de la longueur
d’onde. Les résultats obtenus sont comparés pour différentes formes du plan de masse qui seront
un plan de masse en forme de coupe et un plan de masse conique, figure 3.15.
 Influence sur le gain :
En augmentant les dimensions du plan de masse, la puissance réfléchie par sa structure vers
l’avant de l’hélice augmentera ce qui accroitra le gain maximal de l’antenne [31], figure 3.16.

Figure 3.15 : Influence du diamètre du plan de masse sur le gain maximal


Influence sur le rapport axial :
En augmentant les dimensions du plan de masse, la valeur du rapport axial diminue ce qui
améliorera donc les caractéristiques de l’antenne en terme de polarisation circulaire, voir figure
3.16.

Figure 3.16 : Variation du rapport axial en fonction du diamètre du réflecteur

64
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

 Influence sur l’angle d’ouverture à demi puissance :


L’augmentation du diamètre du plan de masse augmente la directivité de l’antenne et rend le
lobe principal plus étroit, voir figure 3.17. Une diminution de l’angle d’ouverture à -3dB est
obtenue.

Figure 3.17 : Influence du diamètre du plan de masse sur angle d’ouverture


 Diagrammes de rayonnements :
Nous remarquons que le diamètre du plan de masse n’affecte en aucun cas le mode de
fonctionnement axial de l’antenne hélice, figure 3.18. Le maximum de rayonnement reste
toujours sur l’axe de l’hélice.

Figure 3.18 : Diagrammes de rayonnement selon le diamètre du plan de masse

65
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

Cependant le plan de masse influence la quantité de puissance rayonnée vers l’avant de l’hélice,
En effet, un plan de masse trop petit créera un rayonnement inverse ou « Backfire ».

 Modification de la forme du plan de masse :

On remarque qu’en utilisant les mêmes dimensions pour la base des trois plans de masse nous
avons pu obtenir de meilleures caractéristiques de rayonnement, en optant pour une structure
conique ou une structure en coupe, voir figure 3.19. Ces résultats sont conformes à ceux de la
référence [33].

Figure 3.19 : Diagrammes de rayonnement pour différentes formes du plan de masse


Les simulations effectuées pour différentes dimensions et formes du plan de masse (voir tableau
3.1) nous permettent de déduire que le réflecteur offre davantage de possibilités en termes de
conception. Notamment les plans de masse en forme conique et en forme de coupe qui
permettent de réfléchir les fuites de rayonnement horizontales à l’axe de l’hélice et de réduire le
niveau des lobes secondaires [34]. Une autre caractéristique du réflecteur conique est le
comportement similaire à celui d’une antenne cornet dont l’ouverture progressive permet d’avoir
un gain plus élevé [34].

Forme du Plan de Gain Maximal Angle d’Ouverture à Rapport Axial


Masse -3dB
Circulaire 12 40.3 1.9
Coupe 12.6 42.7 1.4
Conique 15.1 32.8 0.59

Tableau 3.2 : Caractéristiques de rayonnement selon la forme du réflecteur

66
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

3.3 Simulation en mode normal :


Pour le mode normal, les diagrammes de rayonnements seront simulés pour une fréquence de
1 GHz et non pas pour 2.233 GHz dans la bande S comme pour le mode axial. Car pour obtenir
un mode normal, les dimensions de l’antenne doivent être largement inférieures à la longueur
d’onde, ceci permet d’atteindre plus facilement ces dimensions en baissant la fréquence.

Figure 3.20 : Diagramme de rayonnement d’une antenne hélice en mode normal


Selon la théorie, le mode normal est caractérisé par un diagramme de rayonnement
omnidirectionnel avec un maximum de rayonnement perpendiculaire à l’axe de l’hélice (figure
3.20). Après plusieurs simulations pour des antennes hélice électriquement courtes, la limite de
longueur avant laquelle le diagramme de rayonnement a commencé à se déformer (transition
entre mode normal et axial) est de 0.4 fois la longueur d’onde qui est de 300 millimètre dans ce
cas.
Nous avons pu remarquer aussi que les performances en termes de polarisation circulaire sont
nettement plus inférieures à celles du mode axial avec des valeurs de rapport axial supérieures à
3 Décibels. Cependant selon les équations théoriques pour obtenir un rapport axial proche de
zéro la condition suivante sur les dimensions de l’hélice doit être respecté :

𝐶 = √2𝜆𝑆 (3.1)

Figure 3.21 : Rapport axial pour le mode normal

67
Chapitre 3 : Simulation et étude des caractéristiques d’une antenne hélicoïdale monofilaire

En effet en modifiant les dimensions de l’antenne selon cette condition, on a pu obtenir un


rapport axial de 0.31 dB. Les courbes données par la figure 3.21 représentent le rapport axial
pour deux antennes de longueur de 50 millimètres, avec un pas d’enroulement de 8.33
millimètres. La courbe rouge a été obtenue pour un diamètre 10 millimètres et cette valeur ne
satisfait pas la condition sur la circonférence. En revanche avec un diamètre de 22.5 millimètres
représenté par la courbe verte, on a pu obtenir des valeurs plus faibles du rapport axial car la
condition sur les dimensions de l’hélice a été respectée.
Le mode normal n’est généralement pas utilisé dans le domaine des communications par satellite
en raison d’un gain très faible comparé au mode axial. Même en ce qui concerne la polarisation
circulaire le mode normal montre des caractéristiques qui causeront des liaisons à performances
relativement faibles.

3.4 Conclusion:
Ce chapitre nous a permis d’avoir un aperçu plus avancé sur l’antenne hélicoïdale
monofilaire, sur sa structure et son fonctionnement en mode axial et en mode normal. En effet,
en respectant les conditions sur les dimensions de l’hélice nous avons pu étudié l’antenne dans
ses deux modes de fonctionnements, afin de visualiser les caractéristiques de chaque mode et
pouvoir les comparer. Pour une antenne ayant une longueur inférieure à un multiple de 0.4 fois la
longueur d’onde un diagramme de rayonnement omnidirectionnel a pu être atteint, caractérisant
le mode normal, pour le mode axial un diagramme de rayonnement directionnel avec un lobe
principal suivant l’axe de l’hélice a été généré en respectant les conditions énoncées durant la
théorie.
A travers les variations effectuées sur les différents paramètres qui caractérisent la
structure de l’antenne hélice monofilaire nous avons pu voir l’influence de chacun sur les
caractéristiques de rayonnement de l’antenne et ainsi déduire que plusieurs possibilités sont
offertes durant la conception d’une antenne hélice en mode axial. Chaque paramètre modifie les
performances de l’antenne. On pourra donc faire des compromis et réaliser un modèle
satisfaisant les contraintes sur les dimensions de l’antenne et les performances de la liaison.
Ce chapitre nous a également permis de valider le modèle car les résultats sont conformes
à plusieurs références, et en même temps on a pu vérifier la compatibilité entre les relations
empiriques énoncées dans le second chapitre et les résultats trouvés. On remarque que les
formules de King et Wong décrivent mieux les performances de l’antenne en particulier pour
l’influence du pas d’enroulement [25].
Nous avons aussi pu aborder le mode de fonctionnement normal et ses différents aspects
qui malgré son diagramme de rayonnement omnidirectionnelle qui peut être intéressant pour
plusieurs applications notamment les communications satellitaires, présente des performances en
terme de gain et de rapport axial qui dirige les choix de conception vers des antennes hélicoïdales
en mode axial ou multifilaires. Grace aux données recueillies durant ce chapitre par les
simulations effectuées sur l’antenne hélice monofilaire nous pourrons par la suite dans le
chapitre suivant comparer ses performances à l’antenne quadri filaire et ainsi mettre en avant les
performances de cette dernière et des antennes hélice multifilaire en général.

68
Chapitre 4 : Conception
d'une antenne Hélice
quadrifilaire et de son circuit
d'alimentation
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.1 Introduction :
Ce dernier chapitre sera consacré à la conception d’une antenne quadri-filaire destinée à
la liaison TT&C du segment spatial. Tout d’abord nous effectuerons une étude sur le circuit
d’alimentation de l’antenne, en se basant sur plusieurs travaux sur l’alimentation des antennes
multifilaires ou les réseaux d’antennes. Nous effectuons des tests des performances de différents
circuits utilisés pour produire les quatre signaux nécessaires à l’excitation d’une antenne quadri-
filaire. Nous nous intéresserons à l’équilibre de la répartition de puissance entre les signaux
fournis par ces circuits, à l’isolation entre les différentes sorties mais surtout à la qualité du
déphasage produit. Certains de ces circuits ont déjà été cités et présentés au deuxième chapitre
comme le diviseur de puissance de Wilkinson, les circuits déphaseurs à coupleur hybride et le
déphaseur de Shiffman. En combinant ces structures nous réaliserons le circuit d’alimentation de
l’antenne hélicoïdale quadri-filaire.
Après la modélisation du circuit d’alimentation, une étude comparative entre les performances
d’une antenne hélice monofilaire et une antenne quadri-filaire sera faite afin de montrer que pour
les mêmes dimensions, de meilleures performances en terme de gain et de directivité mais
surtout une amélioration du rapport axial et ainsi une polarisation circulaire plus précise sera
obtenue. Une autre caractéristique de l’antenne quadri-filaire sera étudiée. Il s’agit du contrôle du
sens de polarisation à l’aide de la progression du déphasage de l’alimentation.
Afin de pouvoir dimensionner l’antenne finale qui sera destiné à la liaison TT&C d’un satellite
basse orbite, nous devrons d’abord étudier l’influence des dimensions et de la structure de
l’antenne sur ces performances de rayonnement. A cet effet, nous allons réaliser une étude
paramétrique sur le gain, la direction maximale de rayonnement et la forme du digramme de
rayonnement, en prenant en compte le diamètre et la longueur axiale de l’antenne et visant
d’atteindre un faisceau conique avec une valeur minimale du gain selon l’axe de l’hélice.
Le prototype final sera présenté en ajoutant un support réflecteur et un tube en diélectrique qui va
renforcer la structure de l’antenne. Une optimisation des dimensions de l’antenne par algorithme
génétique en utilisant l’outil « Optimizer » du logiciel CST Studio nous permet d’améliorer aussi
les caractéristiques de notre antenne.

4.2 Simulation des circuits d’alimentation :


Durant l’étude théorique des antennes hélice quadri-filaire, nous avons vu que les quatre fils
formant l’antenne doivent être alimentés par quatre sources identiques déphasées de 90 degrés.
Le but de cette première partie est la simulation de plusieurs configurations et prototypes de
circuits pouvant servir d’alimentation d’une antenne quadri-filaire, en ayant un déphasage et une
amplitude constants à de la fréquence centrale de 2.233 GHz et aux limites de la bande de
fonctionnement de l’antenne quadri-filaire pour la liaison TT&C qui s’étendra de 2 GHz à 2.4
GHz. Les circuits seront réalisés en ligne micro-ruban, ceci nous permettra de les superposer au
plan de masse de l’antenne et obtenir ainsi un circuit compact. Cette méthode et utilisée pour les
antennes quadri-filaire mais aussi pour alimenter les réseaux d’antennes [24], [37].

70
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Les lignes seront déposées sur un substrat FR-4 ayant une permittivité de 4.1 et de 1.6
millimètre d’épaisseur. Conformément à plusieurs références [22-23] et [38], l’épaisseur du plan
de masse et du conducteur seront de 0.1 millimètre, figure 4.1.

Figure 4.1 Modèle des lignes micro-ruban utilisées


4.2.1 Diviseur de puissance de Wilkinson :
Le diviseur de Wilkinson est très largement utilisé dans l’alimentation des réseaux d’antennes
[37] et [39]. Il offre de bonnes performances sur une large bande fréquentielle, notamment un
coefficient de réflexion très faible à la fréquence à laquelle il a était dimensionné mais aussi une
repartions égale de la puissance entre les deux sorties qu’il génère qui seront aussi très bien
isolés, une résistance branchée entre les deux sorties permettra d’obtenir une meilleure
adaptation.
Nous allons d’abord tester le circuit en bloc sur un environnement de conception schématique
pour ensuite passer à sa conception en 3 dimensions. Des blocs pour simuler des lignes micro-
ruban et les ports d’entrée/sorties sont utilisés (figure 4.2).

Figure 4.2 : Schéma simulé du diviseur de puissance de Wilkinson


A partir de la théorie, nous avons réalisé le circuit de diviseur de Wilkinson en ligne micro-
ruban, en utilisant des lignes ayant une impédance caractéristique de 50 Ohm pour l’entrée. Les
sorties, sont reliées par deux lignes quart d’onde ayant une impédance de 50 Ohm multiplié par
la racine carrée de 2. On aura donc deux lignes de 70.71 Ohm séparées par une résistance de 100
Ohm.

71
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Le bloc contenant une flèche (figures 4.2) sert à définir les caractéristiques de la ligne
(dimensions, plan de masse, diélectrique). Pour obtenir ces valeurs la largeur des lignes
principales sera de 2.971 millimétré, les lignes quart d’onde auront une largeur de 1.54
millimètre et une longueur de 19.106.
Les performances de ce circuit seront analysées en visualisant les paramètre S représenter sur la
figure 4.3.

Figure 4.3 Paramètres S du diviseur de Wilkinson (circuit schématique)


Les performances de ce diviseur de Wilkinson sont satisfaisantes. Nous pouvons remarquer que
le coefficient de réflexion à l’entrée S11 est inférieur à -10 dB sur une plage fréquentielle allant
de 1 à 3 GHz avec une valeur de -42.32 dB à la fréquence centrale.
Les gains transduciques des deux ports de sorties S21 et S31 sont parfaitement superposés
offrant deux signaux égaux en puissance et en phase, la phase des deux coefficients est affiché
sur la figure 4.4.

Figure 4.4 Phases des deux sorties du diviseur de Wilkinson (circuit schématique)
L’isolation entre les deux ports de sorties est également satisfaite comme nous pouvons le voir à
travers S32 qui est inférieur à -25 dB sur toute l’étendue de la bande de fonctionnement de
l’antenne. Pour la modélisation du diviseur de Wilkinson en 3 dimensions, trois modèles de
diviseurs de puissance ont été testés en se basant sur les travaux cités dans [23] et [39].

72
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Figure 4.5 Les trois modèles de diviseurs de Wilkinson testés


En tenant en compte des performances en terme de coefficient de réflexion de chaque circuit, le
meilleur circuit a été choisi en considérant le critère compacte, figure 4.6.

Figure 4.6 Comparaison des S11 des trois modèles

Pour améliorer le circuit choisi, une optimisation par algorithme génétique à travers l’outil
« Optimizer » de CST studio a été effectuée en prenant comme paramètre la longueur de la ligne
quart d’onde. Les résultats pour le coefficient de réflexion avant et après optimisation sont
présentés sur le figure 4.7.

Figure 4.7 Coefficients de réflexion avant et après optimisation

73
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

L’optimisation nous a permis de réduire le coefficient de réflexion à la fréquence centrale de 3


dB. La valeur du S11 est alors de -26.8 dB. On peut également vérifier la division de puissance
entre les deux ports par les courbes de S31 et S21 données par figure 4.8 sont parfaitement
superposées. L’isolation est également assurée comme le montre la courbe de S32 où la valeur
reste inférieure à -10 dB dans les limites de fonctionnement d’antenne simulée.

Figure 4.8 Paramètres S du diviseur de Wilkinson finale

4.2.2 Coupleur hybride 180° :


Le circuit du coupleur hybride va d’abord être testé par le circuit en bloc représenté à la figure
4.9, toutes les lignes utilisées sont des lignes quart d’onde: 18.63 mm pour les lignes dont la
largeur et de 2.971 mm (𝑍0 ) et 19.06 mm pour les lignes de 1.54 mm de largeur (√2𝑍0 ), sauf la
ligne reliant le port d’entrée (1) au port (3) dont la longueur et de trois quart de la longueur
d’onde qui sera de 57.18 millimètre :

Figure 4.9 Schéma simulé du coupleur hybride 180°

74
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Les performances du circuit ci-dessus sont visualisées à travers ses paramètres S représentés sur
la figure 4.10. Nous pouvons remarquer que le coefficient de réflexion est en dessous de -10 dB
sur une large étendu fréquentielle y compris la bande de la liaison TT&C avec une valeur à la
fréquence centrale de -41.77 dB assurant ainsi un fonctionnement large bande.

Figure 4.10 Paramètres S du coupleur hybride 180° (circuit schématique)

L’isolation entre les deux sorties est également vérifiée à travers S32 ayant une valeur de -46.75
dB à la fréquence centrale. La répartition de puissance à travers le port (2) et le port (3) est
également équilibrée est sera parfaite autour de la fréquence centrale où S21=S31.
Les données caractérisant les deux gains transduciques des sorties du coupleur ont été trasferées
depuis CST studio vers matlab pour calculer la différence de phase entre ces deux paramétres, le
déphasage est représenté sur la figure 4.11. Un déphasage de 180° est obtenu entre les deux
sorties de 1.6 à 2.78 GHz avec une marge d’erreur de 2° à 3° aux limites.

Figure 4.11 Déphasage entre les sorties du coupleur hybride 180° (circuit schématique)

75
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Nous passons maintenant à la modélisation du circuit. La forme choisie sera un circuit en forme
d’anneau permettant d’avoir une structure relativement compacte [40]. Le circuit réalisé est
illustré sur la figure 4.12.

Figure 4.12 Circuit coupleur hybride 180°


Le port (1) recevra le signal d’entrée, les deux ports (2) et (3) seront les sorties des deux signaux
déphasés. Le quatrième port situé entre les deux sorties sera isolé par une résistance de 50 Ohm
reliée au plan de masse.

Les paramètres S du circuit précédant sont représentés dans la figure 4.13. Nous remarquons que
les caractéristiques trouvées à l’aide du circuit en blocs sont préservées. Le fonctionnement en
large bande est toujours vérifié à travers le paramètre S11 qui sera inférieur à -10 dB et atteint
aussi une valeur de -28.93 dB à la fréquence centrale. L’isolation des deux sorties est aussi
présentée par le paramètre S32. La répartition de puissance est quasiment parfaite à la fréquence
centrale et peut atteindre une différence d’environ 2 dB dans les limites de fonctionnement de
l’antenne simulée.

Figure 4.13 Paramètres S du coupleur hybride 180° réalisé

76
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Le déphasage entre les deux sorties du coupleur est représenté sur la figure 4.14, sur une bande
fréquentielle allant de 1.8 à 2.78 GHz avec un déphasage au voisinage de 180° et avec une marge
d’erreur de 6° aux limites et de 1° dans la bande allant de 2 à 2.4 GHz ce qui est largement
acceptable.

Figure 4.14 Déphasage entre les deux sorties du coupleur hybride 180°

4.2.3 Coupleur hybride quadratique :


Le circuit du coupleur hybride 90° a été testé à travers le circuit en blocs représenté sur figure
4.15.

Figure 4.15 Schéma simulé du coupleur hybride 90°


Toutes les lignes utilisées sont des lignes quart d’onde qui auront une longueur de 18.63
millimètres pour relier les lignes de 50 Ohm et 18.17 millimètres pour les lignes 35.35 Ohm
ayant respectivement des largeurs de 2.971 et 5.17 millimètres.

77
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

De la même manière que pour les circuits précédant nous avons visualisé les paramètre S du
circuit présenté sur la figure 4.16. Nous remarquons que la répartition de la puissance et
l’isolation entre les deux sorties est vérifiée. Mais ceci dans une bande fréquentielle relativement
étroite par rapport au circuit précédant. Le coefficient de réflexion reste inférieur à -10 dB dans
la bande de fonctionnement de notre antenne, permettant ainsi un bon fonctionnement du circuit
à la fréquence centrale de 2.233 GHz.

Figure 4.16 Paramètre S du coupleur quadratique (circuit en blocs)


Le déphasage suit les caractéristiques des paramètres S, donc l’étendue de la stabilité du
déphasage à 90° va être relativement étroite à celle du coupleur 180°. Cependant les valeurs
obtenues restent assez satisfaisantes dans la bande allant de 2 à 2.4 GHz avec un déphasage
pouvant varié de 88° à 91°, (voir figure 4.17).

Figure 4.17 Déphasage entre les sorties du coupleur quadratique (circuit en blocs)

78
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Le circuit du coupleur quadratique a ensuite été modélisé en 3D par des lignes micro-ruban, une
configuration assez simple a été utilisée et est illustrée sur la figure 4.18.

Figure 4.18 Circuit coupleur quadratique


Le circuit modélisé présente des résultats donnés par la figure 4.19 similaires à ceux du circuit
schématique, c’est-à-dire un fonctionnement dans une bande fréquentielle relativement étroite
par rapport au coupleur 180° ce qui va réduire l’étendue fréquentielle ou le déphasage sera
constant et égale à 90°.

Figure 4.19 Paramètre S du coupleur quadratique


La courbe du déphasage présenté dans la figure 4.20 montre que ce circuit garde toujours un
déphasage stable aux limites de la bande de la liaison TT&C avec une marge d’erreur de 3° ce
qui peut être négligeable.

Figure 4.20 Déphasage aux sorties du coupleur quadratique

79
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.2.4 Déphaseur de Schiffman parallèle double :


Un circuit déphaseur de Shiffman a pour principe de créer un déphasage entre deux lignes l’une
étant une ligne de référence et l’autre une ligne couplée. Un autre modèle de ce même circuit
existe où on utilise plusieurs lignes couplées mises en série ou en parallèle.
Le modèle de déphaseur que nous allons étudier est utilisé dans les travaux [23], utilise un circuit
de Schiffman parallèle double combiné à un diviseur de puissance de Wilkinson. Le schéma
fonctionnel du circuit est donné dans la figure 4.21.

Figure 4.21 Schéma du déphaseur de Shiffman


La longeur éléctrique de la ligne couplée connectée au port (2) sera 𝜃0 =90°, celle des deux
lignes couplées paralléles sera de 𝜃1 =56.36° [23]. C’est les longeur des lignes couplées qui
définie le déphasage. La valeur de ce dernier est alors fixée par le rapport entre les impédances
en mode pair et en mode impaire de chaque ligne couplée (équation 4.2) qui dépendent de la
distance entre ces deux lignes.
Le déphasage est exprimé par l’équation 4.1 ci-dessous :
𝜌0 −tan2 𝜃0 𝜌1 −tan2 𝜃1
∆𝜑 = |cos −1( ) − cos −1( )| (4.1)
𝜌0 +tan2 𝜃0 𝜌1 +tan2 𝜃1

Telles que :
𝑍𝑝,𝑖
𝜌𝑖 = ; 𝑍𝑖 = √𝑍𝑝,𝑖 𝑍𝑖𝑚𝑝;𝑖 (4.2)
𝑍𝑖𝑚𝑝;𝑖

𝑍1 = 𝑍0 ; 𝑍2 = 2𝑍0 ; 𝑖 = 1, 2 (4.3)

Après avoir fixé les rapport de couplage des deux lignes à 𝜌0 =1.69 et 𝜌1 =2.606 on pourra
calculer les impédances en mode pair et impair des deux lignes et ainsi déduire la séparation
entre les lignes couplées. Les details sur les dimensions du circuit sont présentées par la figure
4.22 et le tableau 4.1.

80
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Figure 4.22 Schéma de dimensionnement du déphaseur de Shiffman


W1 W2 W3 W4 L1 L2 L3 L4
0.55 0.35 2.7 0.55 29.8 3.5 30.7 7

Tableau 4.1 Dimension du circuit déphaseur de Shiffman

Après avoir simulé le circuit, le déphasage obtenu n’était pas très juste car sa valeur était stable
mais avec un décalage de 10°. Alors pour résoudre ce problème nous avons ajusté les
caractéristiques du circuit et ceci en fixant les dimensions des lignes parallèles et en variant la
longueur de la ligne couplée inférieure à travers L4, jusqu’à l’obtention d’un déphasage de 90° à
la fréquence centrale, ceci ne va en aucun cas influencer la stabilité et les performances du
circuit. La valeur finale atteinte et de 5.65 millimètres. Le circuit final réalisé est représenté sur
la figure 4.22.

Figure 4.23 Circuit modélisé du déphaseur de Shiffman

81
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Les courbes des paramètres S sont alors affichées après simulation du circuit sur la figure
4.24.

Figure 4.24 Paramètres S du déphaseur de Shiffman


A travers les courbes des paramètres S en fonction de la fréquence nous pouvons remarquer
qu’une bonne répartition de la puissance entre les deux sorties est réalisée, ainsi que l’isolation
entre ces deux ports avec la valeur de S32 qui sera inférieure -15 dB sur toute la bande de
fonctionnement allant de 2 à 2.4 GHz.
Le fonctionnement large bande est également assuré avec un coefficient de réflexion S11
inférieur à 10 dB de 1 à 3 GHz avec une valeur de -21.09 dB à la fréquence centrale.
Contrairement au coupleur quadratique qui est caractérisé par des performances en bande
relativement étroite.

Figure 4.25 Déphasage entre les sorties du déphaseur de Shiffman


Le déphasage réalisé par le circuit de Shiffman utilisé est d’exactement 90° sur toute la bande de
fonctionnement de notre antenne c’est à dire de 2 à 2.4 GHz, donnant ainsi des résultats plus
constant que le déphaseur à coupleur quadratique.

82
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.2.5 Circuit d’alimentation I :


Après l’étude effectuée sur les circuits déphaseurs et diviseurs de puissance nous allons passer à
la modélisation du circuit d’alimentation de l’antenne quadri-filaire et ceci en combinant les
différents circuits étudiés précédemment.
Le premier circuit sera réalisé par la mise en cascade d’un coupleur hybride 180° avec deux
coupleurs quadratiques représenté sur la figure 4.26, similaires aux travaux publiés en [17].

Figure 4.26 Circuit d’alimentation I


Les paramètres S de ce circuit sont représentés sur la figure 4.27.

Figure 4.27 Paramètres S du circuit d’alimentation I


Nous pouvons voir que ce circuit ne présente pas un fonctionnement large bande. Dans la bande
de la liaison TT&C, le coefficient de réflexion reste inférieur à -16 dB avec une valeur minimale
de -20.81 dB à la fréquence centrale de 2.233 GHz.

83
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Le point négatif relevé sur la figure 4.27 est dû à l’instabilité de la répartition de puissance entre
les quatre ports avec une marge d’erreur de 1.6 dB dans la bande de fonctionnement de
l’antenne.
Après étude des performances en termes de puissance, nous allons visualiser les performances en
terme de stabilité du déphasage. La figure 4.28 contient les phases des gain transduciques de
chaque port ça nous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur la variation de la phase des quatre
sorties.

Figure 4.28 Variation de la phase des gain transduciques aux sorties du circuit I
Les déphasages entre chaque port successif sont représentés dans la figure 4.29, tels que les
graphiques A, B, C et D contiennent respectivement les déphasages entre les ports (2) et (3), (3)
et (4), (4) et (5), (5) et (1). Les lignes en bleu représentent les limites de la bande de
fonctionnement de notre antenne, les lignes rouges sont les déphasages de 90° et -270°. Les
caractéristiques des déphasages entre port sont présentées dans le tableau 4.2 :

Figure 4.29 Déphasages entre les sorties du circuit d’alimentation I

84
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Nous remarquons que la marge d’erreur pour les ports séparés par le déphaseur de 180° va
légèrement augmenter. Ceci est dû à la mise en cascade de deux circuits déphaseurs dont les
erreurs sont superposées, tableau 4.2.

Déphasage à la fréquence Marge d’erreur sur le déphasage


Ports centrale (2.233 GHz) dans la bande de la liaison TT&C
2/3 90.13 2.1
3/4 91.48 7.9
4/5 -269.75 ≡ 90.25 1.7
5/1 88.12 5.8

Tableau 4.2 Performances de déphasage du circuit d’alimentation I


4.2.6 Circuit d’alimentation II :
On passe maintenant au deuxième circuit d’alimentation qui sera réalisé à l’aide d’un coupleur
hybride 180° qui va nous générer à ses sorties deux signaux identiques déphasés de 180°. Ces
signaux passent par les diviseurs de Wilkinson puis par deux circuits de Shiffman parallèles
double. Nous aurons ainsi les quatre signaux nécessaires à l’alimentation de notre antenne
quadri-filaire, voir figure 4.30.

Figure 4.30 Circuit d’alimentation II


Les paramètres S du circuit d’alimentation II, figure 4.31, présentent le caractère large bande du
déphaseur de Shiffman, contrairement au circuit I qui utilise un coupleur quadratique une bande
de fonctionnement relativement étroite. Le coefficient de réflexion atteint une valeur de -20.96
dB à la fréquence centrale de l’antenne étant inférieur à -14 dB sur tout la bande de
fonctionnement.
Une caractéristique intéressante du circuit II est la stabilité des gains transduciques aux quatre
sorties sur la bande de 2 à 2.4 GHz avec une marge d’erreur maximale de 0.5 dB, garantissant
ainsi une bonne répartition de la puissance à travers ses sorties, voir figure 4.31.

85
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Les variations des déphasages de S21, S31, S41 et S51 sont illustrer dans la figure ci-dessous, les
déphasages seront représentés sur la figures 4.32.

Figure 4.31 Paramètres S du circuit d’alimentation II

Figure 4.32 Variation des phases des quatre sorties du circuit I


De la même manière que pour le circuit I nous relèverons les déphasages à la fréquence centrale,
ainsi que la marge d’erreur maximale sur le déphasage dans le tableau 4.3. Nous constatons alors
que les valeurs du déphasage sont très précises autour de 2.233 GHz, pour ce qui est de la marge
d’erreur elle est légèrement supérieure aux limites de la bande de fonctionnement de l’antenne en
raison de la superposition des erreurs des deux déphaseurs suite à leur mise en cascades.

Déphasage à la fréquence Marge d’erreur sur le


Ports centrale (2.233 GHz) déphasage dans la bande de la
liaison TT&C
2/3 -269.86 ≡ 90.14 1.3
3/4 90.99 7.2
4/5 88.19 2.1
5/1 90.68 5.6

Tableau 4.3 Performances de déphasage du circuit d’alimentation II


86
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Les graphiques A, B, C et D contiennent respectivement les déphasages entre les ports (2) et (3),
(3) et (4), (4) et (5), (5) et (1). Les lignes en bleu représentent les limites de la bande de
fonctionnement de notre antenne, les lignes rouges désignent les déphasages de 90° et -270°.

Figure 4.33 Déphasages aux sorties du circuit d’alimentation II


Après l’étude des caractéristiques des deux circuits d’alimentations que nous avons modélisé
notre choix se porte sur le Circuit II, car ses performances en terme de déphasage restent proche
du Circuit I, la stabilité de la répartition de puissance entre les quatre sorties reste un facteur
important dans la réalisation d’un circuit d’alimentation pour une antenne quadri-filaire et le
circuit II est évidement supérieur sur ce point.

4.3 Comparaison entre les performances d’une antenne monofilaire


et une antenne quadri-filaire :
Pour effectuer cette étude comparative entre une antenne hélice monofilaire et une autre quadri-
filaire, on choisit le modèle d’une antenne monofilaire en mode axial dont la structure est
composée de 6 spires séparées par un pas d’enroulement de 33 millimètres (Longueur totale de
l’antenne 198 millimètres), le diamètre de l’hélice sera de 43 millimètres.
En gardant les mêmes dimensions nous allons réaliser une structure quadri-filaire simuler son
fonctionnement et comparer ses caractéristiques avec celles de l’antenne monofilaire. Nous
pourrons ainsi mettre en valeur les caractéristiques d’une antenne multifilaire et ce qu’elle peut
apporter comme améliorations.

87
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Les deux antennes dont nous allons comparer les performances sont présentées sur la figures
4.34.

Figure 4.34 Antennes monofilaire et quadri-filaire à comparer


4.3.1 Rapport axial :

Figure 4.35 Comparaison des rapports axiaux des deux antennes


La figure 4.35 représente les rapports Axiaux des antennes monofilaire et quadri-filaire de la
figure 4.34 en fonction de l’angle Thêta pour Phi=0. Nous remarquons une nette amélioration du
rapport axial en passant à l’antenne quadri-filaire [21] sachant que sa valeur reste inférieure à 3
dB pour une plage de l’angle thêta de 70.5° qui inclus tout le lobe principal du digramme de
rayonnement. Ceci n’est pas le cas pour l’antenne monofilaire dont le rapport axial reste inférieur
à -3 dB pour une ouverture angulaire de 44.5° qui atteint à peine la valeur de l’angle d’ouverture
à demi puissance.

88
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.3.2 Diagramme de rayonnement :


Les diagrammes de rayonnement des deux antennes sont représentés par la figure 4.36, (A)
antennes quadri-filaire, (B) antennes monofilaire :

Figure 4.36 Comparaison des diagrammes de rayonnements des deux antennes


Nous remarquons que le diagramme de rayonnement de l’antenne quadri-filaire présente une
forme plus uniforme avec des lobes secondaires d’amplitudes nettement inférieures à celles de
l’antenne monofilaire, tout en permettant aussi une augmentation du gain maximal et l’obtention
d’un faisceau principale plus étroit. Les détails sont représentés dans le tableau 4.4 où nous
pouvons voir que le rapport axial de l’antenne quadri-filaire est quasiment nul.
Antennes Gain Maximale Angle Niveau de Rapport Axial
(dB) d’ouverture à premier lobe selon l’axe de
demi puissance secondaire (dB) l’hélice (dB)
Antenne 11.2 45.6 -11.9 0.811
Monofilaire
Antenne Quadri- 13.2 40.9 -15.9 0.003
filaire

Tableau 4.4 Récapitulatif des performances des deux antennes


Nous pouvons déduire de ces résultats que l’antenne quadri-filaire offre des performances
supérieures à celles de l’antenne monofilaire et ceci pour les mêmes dimensions, nous pourrons
donc optimiser et réduire les dimensions d’une antenne quadri-filaire pour remplacer une antenne
monofilaire de dimensions supérieures.
4.3.3 Possibilité d’inversion de la polarisation :
Une autre caractéristique propre à l’antenne quadri-filaire est la modification du sens de la
polarisation circulaire de l’antenne en contrôlant le sens de progression du déphasage entre les
signaux alimentant les quatre fils de l’antenne [21].
Pour une antenne quadri-filaire combiné à un plan de masse, si le sens d’enroulement des hélices
est direct alors une alimentation ayant un déphasage à progression antihoraire donnera une

89
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

polarisation circulaire droite. En inversant les sens du déphasage, la polarisation sera inversée,
néanmoins le gain sera réduit. Cette caractéristique est montrée à la figure 4.37.

Figure 4.37 Gain RHCP et LHCP. (A) alimentation sens antihoraire. (B) alimentation sens
horaire

4.4 Etude paramétrique sur les performances d’une antenne quadri-


filaire :
Durant cette partie, une étude paramétrique sur les performances d’une antenne quadri-filaire
sera effectuée. Ceci nous permettra de voir l’influence de la longueur axiale de l’antenne et de
son diamètre puis des dimensions du plan de masse, utilisé aussi comme support, sur ses
performances de rayonnement, ce qui nous facilitera la conception et l’optimisation de l’antenne
finale.
Après plusieurs simulations nous avons pu atteindre un digramme de rayonnement approchant la
forme en selle voulue (digramme de rayonnement conique) pour une antenne ayant une longueur
axiale de 200 millimètres et un diamètre de 10 millimètres et alimentée par quatre sources ayant
une progression de déphasage dans le sens contraire à celui de la rotation des hélices de l’antenne
sinon le rayonnement sera inversé. Cependant l’antenne ne reproduit pas parfaitement la forme
présentée dans [30].

Figure 4.38 Digramme de rayonnement conique en forme de selle [30]

90
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

L’étude paramétrique se fera alors autour des dimensions de ce modèle, tout en essayant
d’améliorer la forme du diagramme de rayonnement les maximums de rayonnement doivent être
idéalement décalés d’un angle de 60° depuis l’axe de l’antenne. Sachant que nous devons garder
de bonne performance en termes de polarisation circulaire ce qui n’est pas vraiment contraignant
dans le cas des antennes quadri-filaire. Un gain supérieur à 5 dB sera suffisant pour un satellite à
basse orbite (LEO) [30], sachant que la chute de gain selon l’axe de l’antenne doit être d’environ
-10 dB [41]. Tous ces détails sont réunis dans le cahier des charges ci-dessous :

4.4.1 Cahier des charges de l’antenne finale :


Gain maximal (dB) 5 dB
Rapport axial (dB) < 3 dB
Direction des maximums de rayonnement 60°,-60° (Axe de l’Antenne en Reference)
(degrés)
Chute de gain selon l’axe de l’antenne (dB) -10 dB

Diagramme de rayonnement

Tableau 4.5 Cahier des charges des performances à atteindre

91
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.4.2 Variation de la longueur axiale de l’antenne :


 Influence sur le gain :

Figure 4.39 Variation du gain en fonction de la longueur axiale de l’antenne


La figure 4.39 représente deux courbes du gain pour deux diamètres de 10 et 20 millimètres avec
une longueur axiale variante. Nous remarquons que le gain est proportionnel à la longueur. Nous
pourrons ainsi augmenter le gain en jouant sur la longueur de l’antenne, il faut prendre en
compte d’autres caractéristiques de rayonnement et faire des compromis.
 Influence sur l’angle de rayonnement maximal :
Nous pouvons voir grâce au tableau 4.6 que l’angle de rayonnement maximal augmente en
fonction de la longueur de l’antenne et s’oriente à 60° pour une longueur de 180 millimètres.

Longueur 150 170 175 180 185 190 195 200 210 230
(millimètre)
Angle pour D=10 40 55 58 60 63 65 67 69 72 79
mm (°)
Angle pour D=20 54 63 65 67 68 70 72 74 76 84
mm (°)

Tableau 4.6 Angle de rayonnement maximal selon longueur de l’antenne

92
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

 Influence sur la forme du diagramme de rayonnements :

Figure 4.40 Variation de la forme du digramme de rayonnements selon la longueur axiale


de l’antenne (en millimètre)

93
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

La figure 4.40 illustre l’influence de la longueur axiale de l’antenne pour un diamètre de 10


millimètres (A) et 20 millimètres (B). Etant donné que la forme du diagramme de rayonnements
reste le facteur crucial de cette étude, nous remarquons que nous sommes bien limités par la
longueur sachant que la forme voulue est vérifiée pour des valeurs allant d'environ 170
millimètres à 190 millimètres pour (A), sinon il y aura une déformation de la caractéristique
recherchée avec un faisceau de rayonnement dépassant 120°, les résultats seront encore moins
satisfaisants pour (B), [41].
4.4.3 Variation du diamètre de l’antenne :
 Influence sur l’angle de rayonnement maximal :
De la même manière que pour la longueur de l’antenne l’angle de rayonnements maximal va
augmenter avec son diamètre et étant égale à 60° pour un diamètre de 10 millimètres.

Diamètre 8 10 14 18 20 26 30
(millimètre)
Angle pour L=180 59 60 63 66 67 65 74
mm (°)
Angle pour L=200 67 69 71 73 74 79 81
mm (°)

Tableau 4.7 Angle de rayonnements maximal selon le diamètre de l’antenne


 Influence sur le gain :

Figure 4.41 Variation du gain en fonction du diamètre de l’antenne


La figure 4.41 montre que l’augmentation du diamètre de l’hélice diminue le gain maximal et va
aussi causer la déformation du diagramme de rayonnement avec l’obtention d’une forme conique
n’ayant pas de minimum selon l’axe de l’hélice figure 4.42, ces résultats sont conformes à [41].

94
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

 Influence sur la forme du diagramme de rayonnements :

Figure 4.42 Variation de la forme du digramme de rayonnements selon diamètre de


l’antenne (en millimètre)

95
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.4.4 Ajout du plan de masse support et variation de ses dimensions :


Quand l’antenne quadri-filaire sera montée sur la structure du satellite, elle sera habituellement
disposée sur un plan de masse élévateur de forme conique [42]. Ceci permet une séparation entre
l’antenne et le reste des sous-systèmes afin d’éviter les interférences, en particulier avec les
cameras dont disposent les satellites à basse orbite qui peuvent être une source de bruit et
d’erreurs de transmission.
 Hauteur du support réflecteur :
Nous remarquons que la hauteur du support influe légèrement sur le gain de l’antenne (tableau
4.8) avec une variation inversement proportionnelle (sans influence sur la direction maximale de
rayonnement). Cependant la hauteur ne doit pas être inférieure à une certaine limite par risque
d’interférences avec d’autres appareillages.

Hauteur du Support 140 120 100 90


(millimètre)
Gain (dB) 4.91 4.98 4.99 4.99

Tableau 4.8 Influence de la hauteur du support sur le gain


 Diamètre de la base inférieure du support :
Le diamètre choisis pour le support sera de 60 millimètres car il permet d’avoir un gain supérieur
à 5 dB dimensions minimale, cependant diminuer le diamètre en dessous de 60 millimètres
risquerait de fragiliser la structure du point de vue mécanique (tableau 4.9).

Diamètre de la 60 80 100 120 150


base (millimètre)
Gain (dB) 5.16 5.04 4.99 5.04 5.12

Tableau 4.9 Influence du diamètre du support sur le gain

 Ajout d’un tube diélectrique :


Afin de renforcer la structure d’une antenne quadri-filaire, cette dernière est enroulée autour d’un
tube de support en diélectrique [3], [43] le matériau choisi est le PTFE (𝜀 = 2.1). Après
simulation de la structure représentée dans la figure 4.40 qui représente le prototype final de
notre antenne, nous avons pu remarquer que le diélectrique n’avait pas d’influence sur le gain ou
sur la forme du diagramme de rayonnement. Cependant l’angle maximal de rayonnement a été
décalé de 2 degrés.

96
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Figure 4.43 Prototype finale de l’antenne Quadri-filaire

4.5 Conception finale de l’antenne hélicoïdale quadri-filaire destiné


au système TT&C :
4.5.1 Détails sur la structure de l’antenne :
L’antenne finale est disposée sur un support réflecteur conique ayant une base de 60 millimètres
de diamètre et une élévation de 100 millimètres, elle sera enroulée autour d’un tube diélectrique
PTFE ayant une permittivité relative de 2.1. L’antenne est composée de deux spires de 10
millimètres de diamètre, avec une longueur axiale de 180 millimètres. Selon les résultats de
recherche dans [44], pour obtenir la forme de diagramme de rayonnement conique avec un
minimum selon l’axe de l’antenne (forme en selle). Les conditions suivantes sur les dimensions
doivent être réalisées :
Diamètre = 0.1 𝝀 = 13.43 millimètres. Longueur axiale = 1.25 𝝀 = 167.92 millimètres.
Nombre de spires = 1.5.
Nous sommes donc proche des résultats de [44], nous avons augmenté la longueur de l’hélice
afin d’augmenter le gain et d’orienter les maximums de rayonnement vers 60° pour créer un
faisceau de rayonnement de 120° d’ouverture.
4.5.2 Optimisation par algorithme génétique :
Les algorithmes génétiques sont des méthodes de recherche aléatoire basées sur le principe de la
sélection et de l'évolution naturelle. L'utilisation de l’algorithme génétique en conjonction avec
un simulateur électromagnétique pour les conceptions d'antennes est devenue de plus en plus
populaire, offrant beaucoup d'avantages, en outre des convergences rapides, précises en offrant
des solutions fiables pour les structures d'antennes, pour des problèmes d’optimisation ayant
plusieurs paramètres [45] [46].

97
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

Le logiciel CST Studio met à notre disposition un outil d’optimisation « Optimizer » qui compte
l’AG dans ses palettes d’algorithme. Nous l’avons déjà utilisé au début de ce chapitre pour
optimiser le coefficient de réflexion à l’entrée d’un diviseur de puissance de Wilkinson (S11). Il
sera utilisé durant cette partie afin d’améliorer la direction des maximums de rayonnement, qui
ont été décalés après l’ajout du support tube diélectrique. L’optimisation se fera en fonction de la
longueur de l’antenne tout en gardant un gain supérieur à 5 dB sans déformer le diagramme de
rayonnement et ceci en restant dans les limites définies grâce à l’étude paramétrique.
 Valeur initiale de l’optimisation : 180 millimètres
 Valeur finale de l’optimisation : 176.25 millimètres
 Nombre d’itérations : 9
Cette optimisation nous a donc permis de corriger le décalage introduit sur l’angle de maximum
de rayonnement par l’ajout du tube diélectrique tout en gardant une valeur du gain supérieur à 5
dB. Les détails sur les performances de l’antenne finale seront présentés dans ce qui suit.
4.5.4 Courbe et performance de l’antenne finale :
La figure 4.44 montre bien le diagramme de rayonnement omnidirectionnel obtenu grâce à
l’antenne quadri-filaire. En visualisant une section de ce diagramme pour Phi = 0°, nous pouvons
voir que les deux maximums de rayonnement sont orientés selon 60° et -60° donnant ainsi un
faisceau conique de 120° d’ouverture, satisfaisant ainsi la position du rayonnement maximal
selon l’horizon d’un satellite à basse orbite.

(A) (B)
Figure 4.44 Diagramme de rayonnement 3D (A), Coupe Phi=0 (B) (Antenne Finale)

98
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

A travers la figure 4.45 nous pouvons encore vérifier les directions des maximums de
rayonnement mais aussi la valeur du gain maximal 5.1 dB, ainsi que la chute de cette dernière à -
6.075 dB soit une différence de 11.175 dB ce qui satisfait parfaitement notre cahier des charges.

Figure 4.45 Gain en fonction de l’angle thêta pour Phi = 0 (antenne finale)

Figure 4.46 Rapport axial en fonction de l’angle thêta pour Phi = 0 (antenne finale)
La courbe du rapport axial présenté dans la figure 4.46 montre que la valeur du paramètre en
question reste inférieure à 0.21 dB sur toute la plage de 120° du faisceau principal pouvant
atteindre des valeurs minimales de 0.011 dB, ce qui prouve bien que cette antenne génère une
polarisation circulaire très précise et très stable.

99
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.5.5 Alimentation par le circuit dimensionné :


Les courbes illustrées dans les figures 4.47, 4.48 et 4.49 nous permettent de visualiser la
compatibilité entre notre antenne et le circuit d’alimentation conçu, l’impédance est de 51.42
Ohm à la fréquence centrale, le coefficient de réflexion est stable et inférieur à -13 dB dans la
bande de fonctionnement de l’antenne avec une valeur minimale de -15.19 à la fréquence de
2.233 GHz. Le taux d’ondes stationnaires est lui égale à 1.42 ce qui est acceptable compte tenu
des exigences de l’application.

Figure 4.47 Impédance d’entrée du port d’alimentation

Figure 4.48 Coefficient de réflexion du port d’alimentation

Figure 4.49 Taux d’onde stationnaire


100
Chapitre 4 : Conception d'une antenne hélice quadrifilaire et de son circuit d'alimentation

4.6 Conclusion :
La première partie de ce chapitre nous a permis d’étudier et d’analyser les performances
de différents types de circuit de déphasage et de division de puissance, ce qui nous a amené à
modéliser deux circuits d’alimentation pour notre antenne quadri-filaire pour ensuite les
départager selon la qualité du déphasage quadratique entre les quatre sorties et l’équilibre entre
leurs amplitudes. Notre choix s’est porté sur une mise en cascade d’un coupleur hybride 180°
avec deux circuit de Shiffman à lignes couplées introduisant un déphasage de 90° et ceci à
travers deux diviseurs de puissance de Wilkinson.
Ensuite une comparaison des performances entre une antenne hélicoïdale monofilaire et
une antenne quadri-filaire a été effectuée. Nous avons donc comparé les valeurs du gain et de
l’angle d’ouverture à demi-puissance pour voir que pour les mêmes dimensions l’antenne quadri-
filaire offre de meilleures performances. Nous avons aussi remarqué que l’antenne multifilaire
réduit le niveau des lobes secondaires tout en garantissant un diagramme de rayonnement
uniforme. La caractéristique la plus intéressante reste la polarisation circulaire, sachant que
l’antenne quadri-filaire a la possibilité de générer un rayonnement avec une polarisation
circulaire quasiment parfaite ayant un rapport axial très proche de 0 dB.
Afin de pouvoir réaliser l’antenne quadri-filaire destinée à la liaison TT&C d’un satellite
à basse orbite, nous avons dû passer par une étude paramétrique sur les dimensions de l’antenne.
La longueur axiale de l’antenne et son diamètre ont donc été variés, tout en visualisant le
diagramme de rayonnement, le gain maximal et la direction des maximums de rayonnement. Les
résultats que nous avons sont conformes à plusieurs études et recherches effectuées sur l’antenne
quadri-filaire [41] et [44]. Nous avons ensuite complété la structure complète de l’antenne qui
sera monté sur le satellite en ajoutant un support élévateur conique afin de réduire son interaction
avec les sous-systèmes des satellites en particulier la caméra, un tube diélectrique en PTFE (𝜀 =
2.1) [3] [43] est disposé selon l’axe de l’antenne pour renforcer sa structure et empêcher sa
déformation.
Enfin la structure finale de l’antenne a été définie. Elle est donc composée de quatre
hélices qui s’enroules en deux spires sur une longueur de 176 millimètres. L’antenne a un
diamètre de 10 millimètres, le diamètre des fils est de 2 millimètres sachant que ce dernier
n’influe pas sur le gain est les performances de l’antenne. Le support réflecteur conique a une
base de 60 millimètres de diamètre et une élévation de 100 millimètres.
Cette antenne nous a permis d’atteindre les performances fixées dans nos cahiers des
charges. Un rayonnement conique avec une chute de gain de -10 dB à travers l’axe de l’antenne,
avec un faisceau de rayonnement ayant une ouverture de 120° et un gain maximal de 5 dB est
produit par notre antenne, le rapport axial est également inférieur à 0.21 dB avec de faible
variation, garantissant une polarisation circulaire de l’onde émise. En conclusion toutes ces
caractéristiques rendent cette antenne très appropriée à l’établissement d’une liaison TT&C pour
un satellite basse orbite, garantissant une stabilité du bilan de puissance grâce au caractère
adaptatif du gain de l’antenne selon la trajectoire du satellite.

101
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale :
Le but de ce travail est la modélisation et la conception, à l’aide du logiciel CST Studio,
d’une antenne hélicoïdale adaptée à l’établissement d’une liaison TT&C pour un satellite à basse
orbite dans la bande S. Après avoir exposé la théorie qui englobe les antennes hélicoïdales
monofilaire et multifilaire, nos travaux se sont dirigés vers l’antenne hélicoïdale quadri-filaire
grâce à ses performances remarquables, notamment une polarisation circulaire quasiment parfaite
et la capacité de cette antenne à générer un diagramme de rayonnement conique possédant une
valeur de gain minimale selon l’axe des quatre hélices. Ce type de diagramme de rayonnement est
très utile dans les systèmes de communication par satellites à basse orbite car il permet de garder
une marge d’erreur stable sur la puissance reçue par l’antenne de la station terrestre durant la
période de visibilité du satellite.
Pour étudier les caractéristiques des antennes hélicoïdales citées durant le second chapitre,
nous avons effectué des simulations sur CST pour l’antenne hélicoïdale monofilaire. En
s’intéressant d’abord au mode de fonctionnement axial, nous avons étudié son rayonnement ainsi
que les différentes performances qui la caractérisent. Ceci a été effectué à travers une étude
paramétrique suivant les dimensions de l’hélice. Nous avons noté que le nombre de spires et la
circonférence de l’hélice ont une influence sur le gain et l’angle d’ouverture à demi-puissance de
manière proportionnelle ainsi que la directivité de l’antenne. Cependant, cette augmentation
engendre l’apparition de lobes secondaires. Un compromis devra alors être fait durant la
conception d’une antenne monofilaire en mode axial. Concernant la polarisation circulaire, son
sens de rotation est dans le même sens que le sens de l’enroulement de l’hélice. L’antenne
monofilaire en mode axial offre des performances assez satisfaisantes avec des valeurs du rapport
axial inférieurs à 3 dB dans la plage angulaire du lobe principal, l’augmentation de la circonférence
de l’hélice augmentera le rapport axial ce qui réduit la qualité de la polarisation circulaire de
l’antenne contrairement au pas d’enroulement qui va diminuer le rapport axial. Nous avons
également pu prouver, à travers ces simulations, que le plan de masse avait une influence
importante sur les performances de rayonnement de l’antenne soit par ses dimensions ou par sa
forme. Pour finir, les simulations consacrées à l’antenne monofilaire, quelques tests sur le mode
de fonctionnement normal ont été réalisés. Ces tests ont montré que malgré le diagramme de
rayonnement omnidirectionnel généré par le mode normal qui peut être intéressant dans la cas
d’application spatial ayant besoin d’une large couverture non directive, le mode normal reste non
adapté aux système satellite de TT&C en raison d’un rapport axial élevé, donc la polarisation
circulaire ne sera pas atteinte. Introduisant ainsi des pertes par polarisation. Ce qui nous amène à
choisir les antennes multifilaires.
L’antenne hélicoïdale quadri-filaire peut en effet produire une polarisation circulaire, à
travers une large portion de son faisceau de rayonnement. Nous nous sommes intéressés aux
méthodes utilisées pour son alimentation, qui demande quatre signaux équivalents en amplitude et
déphasés de 90°.

103
Conclusion générale

Après une étude des performances des différents circuits déphaseurs, notre choix s’est porté
sur une combinaison d’un coupleur hybride 180° avec deux déphaseur de Shiffman à ligne couplée
utilisant des diviseurs de puissance de Wilkinson. Ce circuit a donné de bonne performances dans
la plage de fonctionnement de l’antenne conçue, en termes de la qualité du déphasage et de
l’équilibre entre la puissance transmise au quatre port de sorties.
Ensuite, une brève comparaison entre les caractéristiques de l’antenne monofilaire et de
l’antenne quadri filaire a été faite afin de mettre en évidence le potentiel de cette dernière. En
comparant ces deux antennes en mode axial nous avons remarqué que l’antenne quadri-filaire
présente de meilleures caractéristiques que l’antenne monofilaire en termes de gain, de l’angle
d’ouverture à demi-puissance, de la réduction des lobes secondaires et surtout un rapport axial très
faible. Ceci prouve que l’antenne hélicoïdales quadri-filaire peut aussi être utilisée dans des
applications demandant un faisceau étroit et directionnel.
La conception de l’antenne destinée à la liaison TT&C a été simulée afin d’atteindre les
performances définies dans le cahier des charges. Ceci a été suivi par une étude paramétrique selon
les dimensions de l’antenne, afin de nous rapprocher des performances voulues tout en ayant une
idée sur l’influence des dimensions de l’antenne. Après nous avons complété la structure de
l’antenne en ajoutant le support élévateur et le tube diélectrique central. Nous avons remarqué que
le diamètre du support influençait le gain maximal sans déformer le rayonnement, Nous l’avons
donc ajusté afin de se rapprocher du gain désiré. Cependant l’ajout du tube diélectrique qui vise à
renforcer la résistance mécanique de l’antenne a décalé l’angle de rayonnement maximal. Ce
problème a été réglé à l’aide d’une optimisation par algorithme génétique sur cet angle selon la
longueur de l’antenne tout en limitant la réduction du gain.
Nous pouvons conclure que ce travail nous a permis de caractériser les antennes
hélicoïdales monofilaire et quadri-filaire du point de vue du rayonnement. De plus cette étude nous
a permis de souligner le fait que ces antennes sont adaptées pour les applications satellitaires, que
ça soit des applications nécessitant une couverture omnidirectionnelle ou bien une liaison à
faisceau directionnel.
En partant de l’étude théorique et des multiples simulations effectuées, nous avons pu
concevoir une antenne hélicoïdale quadri-filaire pour la liaison TT&C utilisée par un satellite à
basse orbite. Par le biais de multiple essaies et d’une optimisation par algorithme génétique nous
avons pu répondre de façon précise au cahier des charges exigées. L’antenne conçue pourra être
intégrée par la suite dans le cadre des prototypes destinés à différents projets pour des satellites
basses orbite ayant des applications diverses telles que la recherche scientifique, l’observation
spatiale, la météorologie, ou encore les satellites de téléphonie et radioamateur.

104
Annexe : Présentation du
logiciel CST, approches de
modélisation des différentes
structures
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

A.1 Introduction :
Cette annexe est consacrée à une présentation du logiciel de simulation CST Studio, telle
que nous l’avons utilisé. Les différentes étapes de création d’un projet sur CST et les choix que
nous avons fait à travers chaque étape sont décrits. Par la suite, nous présentons l’interface du
logiciel et les différents éléments clés et outils utilisés durant la réalisation de nos modèles sur
CST.
Les différentes procédures de créations des différentes formes et structure qui vont nous
servir pour la conception d’une antenne hélice et les différentes formes du plan de masse et
l’alimentation coaxiale sont décrits.
Aussi, d’autres outils de calcul que nous avons utilisés seront présentés, comme le
calculateur d’impédance de ligne, le calculateur de coefficient d’extension de port et aussi
l’interface de conception schématique permettant de réaliser des modèles de circuit. En utilisant
des blocs de composants électroniques et microondes de l’outil schématique, des tests sur les
diverses configurations de circuits d’alimentations à base de déphaseur et de diviseurs puissance
ont été effectué avant de passer à la conception en trois dimensions pour optimiser le temps de
simulation.

A.2 Présentation du logiciel :


CST Studio Suite pour « Computer Simulation Technology » est un logiciel de simulation et
d’analyse en trois dimensions développé par la compagnie française Dassault Systèmes Simulia
[31].

Figure A.1 : Logo de Dassault Systèmes Simulia

Utilisé pour la conception, l’étude et l’optimisation des systèmes et composants


électromagnétiques, ce puissant logiciel donne aux utilisateurs un accès à plusieurs solveurs de
simulation électromagnétique qui utilisent des méthodes telles que la méthode des éléments finis
(FEM), la technique d'intégration finie (FIT) et la méthode de la matrice de ligne de transmission
(TLM). Ces méthodes représentent les solveurs les plus puissants à usage général pour les tâches
de simulation à haute fréquence.
L’utilisation du logiciel CST et communément destinée à l'analyse des performances et de
l'efficacité des antennes et des filtres, la compatibilité électromagnétique et les interférences,
l'exposition du corps humain aux champs électromagnétiques, les effets électromécaniques dans
les moteurs et les générateurs et les effets thermiques dans les appareils de grande puissance.

106
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

A.3 Création d’un projet sur CST :


Après avoir lancé le logiciel en choisissant l’option nouveau projet la fenêtre donnée par la
figure A.2 va apparaitre.

Figure A.2 : Choix du domaine d’un projet sur CST

Après avoir choisi le domaine d’application de notre projet, dans notre cas « Microondes et RF /
Optique » et plus précisément les antennes, nous choisissons le type d’antenne qui sera alors les
antennes filaires, figure A.3.

Figure A.3 : Choix du type d’antennes

107
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

Nous allons choisir le type de solveur et les différentes unités utilisées lors de la paramétrisation
de la structure à étudier et le format de la présentation des résultats. Dans notre cas le solveur
appropriés est « Time Domain » étant compatible avec les structures à caractéristique large
bande pour une meilleure précision et une meilleure convergence des résultats, voir figure A.4.

Figure A.4 : Choix du type de solveur


La figure A.5 présente les valeurs maximales et minimales en fréquence limitant les simulations
à choisir, ainsi que les types d’analyseur utilisés : champs électrique, champs magnétique,
champs lointain, etc…

Figure A.5 : Définition des limites fréquentielles de notre projet

108
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

La dernière fenêtre, figure A.6, à apparaitre va afficher les détails du projet qui sera créé :

Figure A.6 : fenêtre descriptive d’un projet


Après l’ouverture du projet la fenêtre, donnée par la figure A.7, présente essentiellement cinq
parties.

Figure A.7 : Fenêtre de conception sur CST

109
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

 Plan de conception représente la surface destinée à la construction des différentes formes


et structures du modèle à réaliser.

 Fenêtre des erreurs et messages sert à afficher les différents messages d’erreur et
d’avertissement ainsi que l’état d’avancement de la simulation.

 Liste des variables et paramètres donne un tableau contenant les différents paramètres
caractérisant le modèle, à travers ce tableau on pourra décrire ces variables, définir leurs
valeurs ou leurs expressions.

 Arbre de navigation : Cette liste contient les différents composants géométriques qui font
partie du modèle principal, offrant plus de détails sur les diverses formes, courbes et
matériaux utilisés, ainsi que les ports d’alimentation et les signaux d’excitation. C’est à
travers ces arbres qu’on aura accès aux résultats des simulations.

 Les bars d’outils, comme leur nom l’indique ces bars contiennent les divers outils qui
permettent de créer et de modéliser les différentes courbes, surfaces et formes constituant
la structure. Ceci permet d’effectuer des transformations géométriques ou aussi de définir
des dépendances entre les différents composants. On a aussi à notre disposition les outils
de « Post-Processing » qui serviront à réaliser des opérations sur les résultats obtenus par
simulation.

A.4 Réalisation du modèle de l’antenne hélice :


A.4.1 Construction de l’hélice :
On construit tout d’abord la courbe de l’hélice, on passe alors par la liste « Macros », puis la liste
« Construct » et ensuite la liste « Coils ». On choisit alors « 3d Linear Helical Spiral », la fenêtre
donnée par la figure A.8 va alors s’ouvrir.

Figure A.8 : Définition des paramètres d’une courbe d’hélice

110
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

A travers cette fenêtre, on pourra dimensionner l’hélice en définissant son rayon, sa longueur
axiale, le nombre de spires, l’angle d’inclinaison et son sens de rotation. On obtiendra alors la
figure A.9.

Figure A.9 : Courbe de l’hélice caractérisant une antenne hélicoïdale


A partir de ce design, on pourra concevoir le fil qui constitue notre antenne hélicoïdale et on
utilisera l’outil « Sweep Curve », qui signifie balayage de courbe. On dessinera un cercle à la
base de l’hélice qui sera ensuite balayer à travers la courbe de l’hélice pour obtenir un fil
cylindrique enroulé en hélice.
Pour débuter, on déplace l’origine du système de coordonnées local vers la base de l’hélice pour
ensuite dessiner le cercle à cette position. On sélectionne alors le point de base de l’hélice puis
on clique sur « Align Local WCS (World Coordinate System) ». Ayant déplacé l’origine de notre
repère on peut maintenant dessiner un cercle par la commande « Circle » de la liste « Curves »,
voir figure A.10.

Figure A.10 : Transformation de la courbe d’hélice en structure filaire

111
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

Le diamètre du fil qui constitue l’antenne à une influence négligeable sur ses performances.
Néanmoins, on a mentionné dans le chapitre 2 que la valeur du diamètre du fil doit être limitée
par un intervalle de 0.006 à 0.05 la valeur de la longueur d’onde. Donc dans notre cas on se situe
dans le bande S avec une fréquence de travail de 2.233 GHz, un diamètre de 3 millimètres se
situant environ au milieu de l’intervalle limite est choisi.
La commande « Sweep Curve » de la palette d’outils « Shapes » est selectionnée et le profile à
balayer est fixé qui sera le cercle et ensuite la courbe trajectoire qui sera l’hélice. Une petite
fenêtre sera ouverte pour nous permettre de nommer la structure résultante du balayage et le
matériau qui la compose, notre choix de matériaux sera pour le moment un conducteur parfait,
figure A.11.

Figure A.11 : Structure Finale de l’antenne hélicoïdale monofilaire

A.4.2 Plans de Masse Réflecteurs :


Il existe plusieurs types de plans de masse variant selon la forme et les dimensions, l’influence
de leurs caractéristiques sera vu en détails dans la partie dédiée aux la simulations, dans ce qui va
suivre nous allons détailler les étapes de leur modélisation.
 Plan de masse circulaire :
C’est le plus facile à réaliser, on passe juste par la commande « Cylinder » de la palette d’outils
« Shapes », la fenêtre qui va apparaitre nous permettra de choisir le matériau et les dimensions
du plan de masse (figure A.12). On choisit le matériau PEC qui signifie conducteur parfait. Le
diamètre du plan de masse doit être de l’ordre de trois quart de la longueur d’onde,

112
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

Figure A.12 : Plan de masse circulaire Figure A.13 : Plan de masse en forme de coupe
 Plan de masse en coupe :
Pour dessiner la forme d’un plan de masse en coupe (figure A.13), il suffit juste de superposer
deux cylindres, l’un constituant la base et l’autre s’élèvera autour de l’antenne, pour cela on
utilise l’option « Inner radius » qui nous permettra d’obtenir un cylindre creux. On va ensuite
combiner les deux cylindres en un seul composant en utilisant la commande « Add » de la liste
« Boolean ».
Le diamètre de la base doit être de l’ordre de trois quart de la longueur d’onde, quant a
l’élévation elle doit être la moitié du diamètre de la base.
 Plan de masse conique :
Pour réaliser la forme d’un plan de masse conique on doit d’abord former deux disques l’un
représente la base du plan de masse et l’autre l’ouverture au sommet. On connectera ensuite les
deux disques cylindriques par une surface conique latérale en utilisant la commande « Loft »,
après avoir sélectionner les deux faces parallèles de ces derniers.

Figure A.14 : Etapes de création d’un plan de masse conique


Pour enfin obtenir la forme parabolique conique du plan de masse on doit vider la structure
obtenue, on utilise alors l’outil « Shell Solid » de la liste « Shape Tools » on aura alors la forme
donnée par la figue A.15.

Figure A.15 : Plan de masse conique

113
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

A.5 Point d’alimentation de l’antenne :


Les antennes hélice sont communément alimentées par câble coaxial. On va alors dimensionner
un connecteur qui alimente l’antenne par le conducteur interne (l’âme du câble coaxial) et dont la
tresse sera connectée au plan de masse. Les conducteurs du câble coaxial seront considérés
comme conducteurs parfait, le diélectrique utilisé est le Téflon (PTFE) ayant une permittivité de
2.1.
Pour obtenir une impédance caractéristique de 50 Ohm, on utilise l’outil de calcul présent dans
CST « Calculate Analytical Line Impédance », voir figure A.16.

Figure A.16 : Calculateur d’impédance de ligne


Après avoir obtenu les dimensions de la ligne coaxiale, on passe à sa modélisation, on doit
d’abord sélectionner la base de l’antenne et y déplacer l’origine du repère, on réalise ensuite trois
cylindres ayant le même axe, le premier avec un rayon de 0.5 millimètre, le second en PTFE
ayant un rayon de 1.675 millimètre et le troisième un rayon de 2.1 millimètre.
On utilise ensuite la commande « Insert » de la liste « Boolean » pour les insérer l’un à travers
l’autre dans l’ordre ci-dessus, et aussi à travers le plan de masse, voir figure A.17.

Figure A.17 : Point de contact entre l’antenne et l’alimentation coaxial


Après avoir modélisé le connecteur coaxial alimentant l’antenne, on doit à présent configurer le
port : on sélectionne alors la face extérieure de la base du diélectrique du câble coaxial et on
clique sur « WaveGuide Port » dans la fenêtre de simulation, figure A.18.

114
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

Figure A.18 : Caractéristiques du port d’alimentation


1 : Conducteur interne (Ame du câble coaxial).
2 : Diélectrique (Téflon-PTFE).
3 : Conducteur externe.

A.6 Variation des différents paramètres qui constitue la structure de


l’antenne:
Après avoir réalisé le modèle de base, on pourra commencer la simulation tout en variant les
dimensions de la structure à l’aide de la fenêtre « Parameter List ».
Alors pour étudier l’influence des différents paramètres définissant la structure de l’antenne,
nous avons varié le nombre de spires, la circonférence de l’hélice, l’espacement entre les spires
et la taille et le type de plan de masse. Durant chaque étape, on a relevé les résultats sur la figure
A.19, pour ensuite les compare avec les valeurs données par les équations théoriques.

Figure A.19 : Fenêtre réservée à la variation des différents paramètres

115
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

A.7 Outils utilisés sur CST


A.7.1 Le calculateur d’impédance de ligne
Cet outil nous permet de calculer l’impédance caractéristique des différentes lignes utilisées
pendant nos simulations, pour l’alimentation coaxiale de l’antenne hélicoïdale monofilaire, mais
aussi bien pour le design du circuit d’alimentation de l’antenne hélice quadri filaire par ligne
micro ruban. L’outils « Calculate Analytical Line Impédance » (voir figure A.20), permet aussi
de calculer le déphasage introduit par une ligne nous permettant ainsi de vérifier les valeurs
calculées analytiquement pour les longueurs de ligne micro ruban.

Figure A.20 : Outils de calculer d’impédance de ligne


A.7.2 Calcul du coefficient d’extension de port:
Cet outil sert à calculer un coefficient qui permettra de configurer les dimensions du port virtuel
alimentant une ligne micro ruban afin de réduire l’erreur sur l’impédance de la ligne. Ce
coefficient sera multiplié par les dimensions de la ligne pour obtenir les dimensions du port
comme le montre figure A.21.

Figure A.21 : Outils de calcule du coefficient d’extension de port

116
Annexe : Présentation du Logiciel CST, Approches de Modélisation des différentes Structures

A.7.3 L’outil Schématique de CST :


Cet outil est une fenêtre s’ouvrant avec chaque projet CST, elle représente un second
environnent de développement, qui au lieu de proposer des outils de dimensionnement et
d’illustration en trois dimensions, met à notre disposition différent blocs de composants, voir
(figure A.22). Ceci inclu des composants électroniques et des composants microondes comme
des guides d’onde des lignes de transmission. Cet outil sera principalement utilisé pour une
phase de préconception des circuits d’alimentation de l’antenne quadri filaire, les divers circuits
déphaseurs et diviseurs de puissance.
Ces composants ou circuits seront étudiés d’abord en deux dimensions avant de passer à leur
réalisation en trois dimensions. Ceci nous permettra d’avoir une idée sur leurs comportements et
leurs performances et effectuer des corrections si besoin sachant que les simulations à travers
l’outil schématique prennent moins de temps comparé à un modèle en trois dimensions.

Figure A.22 : Fenêtre de conception schématique

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