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Ce mémoire de fin de cycle vise à étudier l'élaboration de projets de budget au sein des établissements de santé en Algérie, en se concentrant sur le cas de l'EPH d'AZAZGA. Il aborde les enjeux du financement des établissements publics de santé, les sources de financement et les contraintes rencontrées, tout en proposant une analyse de l'application du logiciel 3COH pour le calcul des coûts de prise en charge des malades. L'étude met en lumière la nécessité d'une réforme globale du financement de la santé en Algérie afin d'assurer la viabilité des établissements publics de santé.

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Ce mémoire de fin de cycle vise à étudier l'élaboration de projets de budget au sein des établissements de santé en Algérie, en se concentrant sur le cas de l'EPH d'AZAZGA. Il aborde les enjeux du financement des établissements publics de santé, les sources de financement et les contraintes rencontrées, tout en proposant une analyse de l'application du logiciel 3COH pour le calcul des coûts de prise en charge des malades. L'étude met en lumière la nécessité d'une réforme globale du financement de la santé en Algérie afin d'assurer la viabilité des établissements publics de santé.

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Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou

Faculté des sciences Economiques, Commerciales


et des Sciences de Gestion
Département : Sciences Economiques

Mémoire de fin de cycle


En vue de l’obtention d'un diplôme de Master en Sciences économiques
Spécialité : Economie de la Santé

Thème
L’élaboration de projet de budget au sein
des établissements de santé en Algérie
Cas : EPH d’AZAZGA

Réalisé par : Encadré par :


Mr.: BOUHINI ZOUHIR Mr.: ACHIR Mohamed
Mlle : SEMMANI SIHEM
Devant le jury composé de :
Président : Mr. OULIKENE Slim, Professeur / FSECSC / UMMTO
Examinateur : Mr. ABIDI Mohamed, MCB/ FSECSC / UMMTO
Rapporteur: Mr. ACHIR Mohamed, MCB / FSECSC / UMMTO

Promotion 2021
Remerciements

Au terme de notre travail nous remercions, le bon dieu de nous avoir donné la
force et le courage pour réaliser ce travail dans les bonnes conditions.

Au premier lieu nous tenons à exprimer nos vifs remerciements et notre


profonde gratitude à Mr, ACHIR, pour avoir dirigé notre travail en manifestant
un grand intérêt, et aussi pour son aide précieux et ses encouragements et ses
conseils.

Nos remerciements également à l’ensemble du personnel de l’EPSP d’AZAZGA


d’avoir mis à notre disposition tous les documents nécessaires à notre
recherche, ainsi que pour son suivi et ses recommandations.

Nos sincères considérations et remerciement sont également exprimés aux


membres de jury, qui nous ont honorés par leur présence et par le temps
consacré pour examiner ce travail et l’évaluer.

Enfin nos remerciements, s’adressent à tous les enseignants du département des


sciences commerciales, et à toutes les personnes qui ont contribué de près ou de
loin à la réalisation de ce travail.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail ;

A ma très chère mère


Quoi que je fasse ou que je dise, je ne saurai point te remercier comme il se doit. Ton
affection me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes côtés a toujours été ma
source de force pour affronter les différents obstacles.

A la mémoire de mon cher père,

Ce travail est dédié à mon très cher père décédé trop tôt qui m’a toujours soutenue pousser et
motiver dans mes études. J’espère que du monde qui est sien maintenant il apprécie cet
humble geste comme preuve de reconnaissance de la part de sa fille qui a toujours prié pour
le salut de son âme que le dieu tout-puissant l’accueille dans son vaste paradis. Je t’aime
papa je sais que tu serais fier de moi si t’étais présent à mes côté paix à ton âme.
Que ce travail traduit ma gratitude et mon affection

A mon frère : Hocine,


Et mon très cher frère Rachid, sa femme Fahima et leurs enfants Eline et Aksil.
A mes chères sœurs : Hassiba et Naouel.
Une spéciale dédicace pour ma très chère grand-mère Zohra qui m’a aidé et qui m’a
encouragé tous le temps, et à qui je souhaite bonheur, paix et longue vie.

A ma meilleure cousine : Lynda.


A mon cher fiancé : Mouloud . T
A ma meilleur amie Katia ainsi que tous mes ami(e)s qui m’ont toujours aidé, et à qui je
souhaite plus de succès.

Une spéciale dédicace pour mon binôme Zouhir et sa famille.


A tous mes enseignants.
En fin, je le dédie chaleureusement à tous ceux qui me connaissent et m’aiment.

SIHEM
Dédicaces

Je tiens à dédier ce travail


A ma très chère mère qui m’a soutenue et veillé sur ma bonne éducation et ma
réussite dans la vie, je lui présente toute ma reconnaissance, un profond amour et
respect.
A mes très chers frères

A mes très chères sœurs

A toute la famille,
A ma binôme Sihem et sa famille.
Sans oublier tous ceux qui ont aidé de près ou de loin pendant mon parcours
universitaire.

ZOUHIR
Liste des abréviations

APC : Assemblé populaire communale

ATIH : Agence Technique de l’information sur l’Hospitalisation

B : Actes de biologie médicale

C.A.I.M.E.D : Centre for Administrative Innovation in the Euro-Méditerranéen Région

CHU : Centre Hospitalo-Universitaire

CMD : Catégories majeures de diagnostic

CNAS : Caisse Nationale d’Assurance

Cont. Mal : Contribution des Malades

D : Actes de radiologie médicale

DEM : Draa El Mizan

D.M.I : Dispositifs médicaux implantables

DMS : Durée Moyenne de Séjours

E.F.P.M : Ecole de formation paramédicale de la Wilaya de Mascara

EHS : Etablissements Hospitaliers Spécialisés

EPA : Etablissement public à caractère administratif

EPH : Etablissement Public Hospitalier

EPS : Etablissement Public de Santé

EPSP : Etablissement Public de Santé de Proximité

FMI : Fond Monétaire International

G.H.M : Groupes Homogènes de Malades

G.H.S : Groupes Homogènes de Séjours

H.A.D : Hospitalisation à Domicile

MCO : Médecine, Chirurgie et Obstétrique

M.I.G.A.C : Missions d’Intérêt Général et d’aide à la Contractualisation


MSPRH : Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière

NBR : Nombre

Nbr. J. Hos : Nombre de Journée d’Hospitalisation

Nbr. Mal. Adm : Nombre de Malade Admis

NGAP : La Nomenclature Générale des Actes Professionnels

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique

OMS : Organisation Mondiale de Santé

OSS : Organismes de Sécurité Sociale

Part-Etat : Participation de l’Etat

Part-SS : Participation de la Sécurité Sociale

PAS : Programme d’Ajustement Structurel

PASS : Programme d’appui au secteur de la santé

PIB : Produit Intérieur Brut

PMSI : Programme de médicalisation du système d’information

SF : Sources de Financement

SNMG : Salaire National Minimum Garanti

T2A : Tarification à l’activité

TOM : Taux D’Occupation Moyen

TRL : Taux de Rotation des Lits


Sommaire
Sommaire

Introduction Générale ................................................................................................ 01

Chapitre I : Généralités sur le financement des établissements publics de


santé......................................................................................... 07
Introduction ....................................................................................................................... 07

Section1: Définition des concepts de bases ............................................................... 08

Section2: Évolution du financement des établissements public de santé dans le


monde ..................................................................................................................................... 11

Section3: Historique du financement des établissements publics de santé en


Algérie ......................................................................................................... 17
Conclusion ........................................................................................................................... 21

Chapitre II : Organisation et Ressources Financières d’un établissement


public de santé en Algérie ...................................................... 22
Introduction ....................................................................................................................... 22

Section 1 : Etablissements publics de santé en Algérie : Statut, missions et


organisation ............................................................................................................................... 23

Section 2 : Dispositions financières d’un établissement public de santé en Algérie 27

Section 3 : Les Sources et les contraintes de financement des établissements


publics de santé ....................................................................................................................... 32

Conclusion .......................................................................................................................... 41

Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH


AZAZGA ................................................................................... 42
Introduction ....................................................................................................................... 42

Section 1 : Présentation du cadre méthodologique de l’étude .................................. 43

Section 2 : Evolution et mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière au


sein de l’EPH AZAZGA ............................................................................................... 51

Section 3 : L’application du système 3COH dans le calcul des coûts de prise en


charge des malades au sein de l’EPH d’AZAZGA ............................................ 61
Conclusion......................................................................................................................

Conclusion générale .....................................................................................81


Introduction
Générale
Introduction Générale

La santé joue un rôle primordial dans le développement économique et social de toute


nation, de gouvernement l’a reconnue et l’a retenue comme secteur prioritaire et a engagé le
renforcement du système national de santé afin de le rendre plus performant.

Par ailleurs, le financement de la santé constitue le nerf de la gestion pour


l’ensemble des pays et fait l’objet de plusieurs débats dans le monde. En Algérie, le problème
du financement de la santé se pose avec une extrême acuité et devient une préoccupation
majeure des pouvoirs publics et de la population.1

Selon la Banque Mondiale, la société Algérienne a subi plusieurs mutations. D’abord


l’allongement de l’espérance de vie à la naissance est passé de 42 ans en 1950 à 75 ans en
2014. En plus de ces facteurs, la baisse de la fécondité est passé de près de 7 enfants par
femme en 1950 à moins de 2 enfants en 2014 ont conduit au développement des maladies
chroniques, nécessitant une prise en charge longue et coûteuse.

De ce fait, le système de santé Algérien se trouve contraint de faire face à des coûts de
prise en charge importants, mais surtout doit adapter son offre de soins à la nouvelle demande
en termes de personnel et de structures sanitaires.2

Le financement des établissements publics de santé est annuellement établi dans le cadre
de la loi des finances avec une contribution de l’état, une contribution de la caisse nationale
d’assurances sociales et enfin, par une participation des usagers qui peut varier d’une année
à l’autre.

Le financement public des établissements publics de santé est partiellement aménagé


à partir de la deuxième moitié des années 80. En1984, l’Algérie a remis en cause partiellement
la gratuité de soins, à cet effet les responsables ont décidé de faire participer les usagers au
financement des établissements publics de santé à travers le payement d’un ticket modérateur
et d’assumer les frais des examens radiologiques, les analyses médicales et les explorations
fonctionnelles, calculés sur la base de la nomenclature des actes qui remonte à 1987.

1
ZIANI, Zoulikha., ZIANI, Farida. Colloque international sur « Le financement de la santé en Algérie » 03 et
04 /12/2012, Université de Bejaïa, p.24.
2
www.ons.dz : Office National des Statistiques.

1
Introduction Générale

L’idée du financement des services de soins par le recouvrement des coûts des
prestations auprès des malades est apparue au début des années 80 et fut officiellement lancée
par l'OMS en septembre 1987. Son postulat de base était que le malade serait prêt à payer une
somme raisonnable pour sa santé, à condition qu'il puisse trouver un service et un personnel
de qualité, adapté à sa demande.

Néanmoins, la profondeur de la crise économique a hypothéqué largement les chances


de succès d’une telle initiative. La baisse du budget de l’Etat alloué à la santé, emporté par le
remboursement de la dette extérieure, s’est accompagnée d’une baisse du revenu moyen des
ménages (mais aussi par une hausse des disparités au sein des populations).

Aujourd’hui, l’allocation des ressources au secteur de la santé est confrontée à de


multiples contraintes induites par la crise économique et sociale que vît le pays. Les mécanismes
de mobilisation et les sources traditionnelles de financement ne peuvent continuer à
fonctionner selon le rythme actuel.

L’Etat, tenu par des engagements internationaux et vivants un contexte budgétaire de


tassement, est contraint à limiter sa contribution, pour cela le financement gratuit de la santé
pour lequel l’état a réservé une dépense allant jusqu'à 6% du PIB dans les années 80 est revue
à une baisse sensible avoisinant les 3,6 % en 2000 comme prévu dans les quelque année de
finances, il a la charge des sujétions publiques, à savoir la prévention, la formation et la
prise en charge des démunis.3

En 1995, l’Algérie a instauré la contribution forfaitaire d’accès aux soins. À cet effet
les ménages ont vu s’exercer sur eux une forte tendance à la participation au financement des
prestations qui leur sont fournies. Toutefois, leurs revenus sont déjà érodés par le
renchérissement des prix des biens et services. Mais la baisse du pouvoir d’achat, la pratique
de la vérité des prix, la stagnation des salaires et l’accroissement des différentes charges
locatives, d’énergie et autres ne permettent plus aux ménages de dégager des excédents pour
participer davantage au financement de la santé.

Le problème du financement des établissements publics de la santé en Algérie interpelle


les décideurs pour une refonte globale de la politique et des mécanismes de financement de ce
secteur. Si le débat actuel est focalisé autour de la recherche de nouvelles

3
Assistance sociale dans la région méditerranéenne, Algérie, C.A.I.M.E.D (center of Administration
Innovation in the Euro-Méditérranean Région, 2004.

2
Introduction Générale

sources de financement, il serait sans aucun doute plus opportun d’accorder la priorité au
redéploiement et à la rentabilisation des moyens existants (définition de nouveaux critères
d’affectation des ressources disponibles).

Un axe majeur de la réforme concernera en particulier le rôle futur de la sécurité


sociale en tant que principal bailleur de fonds, pour cela le principe d’une contractualisation
visant à rémunérer les prestataires de services en fonction des actes réellement accomplis est
évoqué depuis le début des années 1990 exactement la loi de finance de 1993 sans toutefois
avoir encore abouti.4 Cela supposerait de mieux identifier le montant des acte médicaux,
d’actualiser la nomenclature des actes et surtout de définir qui paie quoi ? Cette méconnaissance
des composantes économiques de la santé va jusqu’à l’absence de comptes nationaux de la
santé.5

Problématique

Le financement des établissements publics de santé en Algérie est scindé en trois


sources, la première source émane de l’état à travers le budget globale, la deuxième source
émane de la sécurité sociale à travers le forfait hôpital enfin la troisième source émane des
ménages à travers la contribution forfaitaire d’accès aux soins (consultation de médecine
générale 50 DA, consultation de médecine spécialisé 100 DA). À cet effet, notre
problématique s’articule autour de la question principale suivante :

La contribution des malades au financement des établissements publics de santé en


Algérie est-elle suffisante pour leurs équilibres ?

Hypothèses de recherche

Pour cerner la problématique de notre thème, il est important d’énoncer les hypothèses
sur lesquelles nous fonderons notre champ d’analyse :

- La contribution des malades devient de plus en plus prépondérante ;


- Les frais de soins constituent un frein d’accès aux soins.

4
PERROT, Jean., Eric de Roodenbeke (éd). La contractualisation dans les systèmes de santé pour une utilisation
efficace et appropriée. Paris : karthala, 01/11/2005,p.576.
5
Assistance sociale dans la région méditerranéenne, Algérie ; C.A.I.M.E.D (center for Administration
Innovation in the Euro-Méditérranean Région ; 2004.

3
Introduction Générale

Objet de l’étude

Il s’agit dans ce travail, d’étudier le financement des établissements publics hospitalier


en Algérie et en particulier la contribution des malades au financement des établissements
publics hospitaliers et le problème de leurs équilibres financiers.

Concernant les hôpitaux, on s’intéresse principalement aux établissements publics


hospitaliers, du fait, que le cœur du système de santé est occupé principalement par les EPH,
qui représentent plus de la moitié des structures sanitaires concernant les infrastructures avec
33665 lits fonctionnels par rapport aux CHU qui regroupent seulement 13042 lits, les EHS
10475 lits, et les EH représentent 608 lits6.
Afin d’approfondir et de mieux illustrer ce travail, on s’est appuyé sur un cas pratique
au niveau d’un établissement public hospitalier, qui est celui d’AZAZGA. Ce choix est motivé
par la principale raison : l’EPH d’AZAZGA est considéré comme l’une des plus importantes
structures hospitalières en matière de capacités litières (254 lits), de couverture sanitaire et
d’effectif au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou. Sachant qu’en Algérie, les services de
soins de santé consomment une importante fraction du budget de l’état, de la sécurité sociale et
des ménages.

Méthodologie de la Recherche

Notre méthode de recherche consiste en une recherche documentaire sur les ouvrages,
articles se rapportant à notre thématique de recherche, complétée par un entretien :

- L’exploitation des documents qui traitent des sujets liées au financement des
établissements publics de santé en Algérie ;
- L’exploitation des travaux universitaires, des séminaires qui traitent le financement
des établissements publics de santé en Algérie ;
- L’exploitation des thèses de Doctorat, Magister, de l’Université d’Oran, de Tlemcen
ainsi que les mémoires de Master de l’Ecole National de Management et
d’Administration de Santé en Algérie.

6
Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière : statistiques sanitaire, Alger, 2009,
P.10.

4
Introduction Générale

Pour la collecte de données du terrain, nous avons adopté une méthode quantitative qui
vise à répondre à notre problématique à travers une étude d’analyse de donnée.

Pour les outils de la recherche on a fait recourt à la recherche documentaire et


bibliographique.

En ce qui concerne la collecte de données du terrain nous avons fait recours aux
entretiens non directifs afin de répondre aux hypothèses de recherche par le biais d’une
analyse statistique, il s’agit de l’analyse des données statistiques de l’établissement public
hospitalier (EPH) d’AZAZGA.

Motifs de choix de sujet de recherche

Le choix du thème de recherche n’est pas fortuit, il est motivé par deux motifs
Objectifs et Subjectifs:

Motifs Objectifs

- Le manque de travaux universitaires rapportant à la question ;


- Le thème d’étude est lié directement à notre spécialité économie de la santé ;
- La contribution des malades au financement des établissements publics de santé en
Algérie est une préoccupation majeure des autorités.

Motifs Subjectifs
- C’est un thème d’actualité vu la situation économique actuelle du pays.
- Rareté des sujets traités sur la contribution des malades au financement des
établissements publics hospitaliers.

5
Introduction Générale

Plan de Restitution

Le plan de notre recherche comporte trois chapitres, chacun est subdivisé en trois
sections.

Le premier chapitre est consacré à donner les généralités sur le financement des
établissements publics de santé. Ce chapitre comporte trois sections : la première section est
consacrée à donner quelque définitions de concepts de bases, la deuxième section traite
l’évolution du financement des établissements publics de santé dans monde, enfin dans la
troisième section on a donné un aperçu historique sur le financement des établissements
publics de santé en Algérie.

Le deuxième chapitre nous conduira à décrire l’organisation et les ressources financières


d’un établissement public de santé en Algérie. Ce chapitre comporte trois sections : dans
la première section on a abordé le statut et les missions ainsi que l’organisation d’un
établissement publics de santé en Algérie, la deuxième section est consacré à donner les
dispositions financières d’un établissement public de santé en Algérie, dans la troisième
section on a abordé les sources et les contraintes de financement des établissements publics de
santé en Algérie.

Le troisième chapitre consiste à illustrer ce travail par un cas pratique, il sera tenté
d’effectuer une analyse statistique des données au niveau d’un établissement public
hospitalier en Algérie.
Le troisième chapitre, qui est consacré à une étude pratique, dans laquelle nous allons faire une
analyse du nouveau système de triple comptable hospitalière sur le calcul des coûts de prises en
charge des malades dans les établissements de santé en Algérie. Nous tenterons d’appuyer notre
recherche par une étude de cas en sein de l’EPH d’AZAZGA, avec une série d’entretiens avec le
personnel de l’établissement hospitalier.

6
Chapitre I :
Généralités sur le
financement des
établissements publics
de santé
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

Introduction

Le financement des établissements publics de santé en Algérie est un sujet récurrent


de l’économie de la santé, Il prend des aspects particuliers en Algérie depuis des années. En
effet, dans ce pays se développent des systèmes de paiements par les usagers pour compléter
le financement étatique qui est insuffisant.

Les établissements publics de santé sont financés surtout au moyen des budgets
globaux qui octroient, à chaque hôpital, un montant forfaitaire annuel fondé sur les dépenses
historiques en vue du traitement des patients.7

La question du financement révèle la difficulté relativement récente du secteur de la


santé. Elle est significative des changements apparus dans les relations : d’une part entre le
système de la santé et le système économique, d’autre part entre le système de santé et la
population qui rend légitime son existence.8

7
Jerôme, Dumoulin. , Miloud, Kaddar. Sciences sociales et santé, année 1993, volume 11, numéro2, p.81-p.119.
8
KADDAR.M, Le financement de la santé au Maghreb : données et problèmes actuels .p.1.
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

Section 1 : Définition des concepts de bases

I.1- Le système de santé


Le système de santé est une organisation des services de santé, en traçant les principes
à suivre et les objectifs à atteindre (prévention, soins, éducation sanitaire, etc.) 9. Le choix d’un
système de santé traduit les conceptions de l'état dans le domaine sanitaire et social (système
de santé libéral, socialiste ou mixte). Il se définit par :

• La structure et les caractères du système de soins, de l’appareil producteur et distributeur de


biens et services de santé ;

• Les institutions de gestion et de financement.

Selon la loi n° 85-05 du 16 février 1985, le système national de santé se définit comme
l'ensemble des activités et des moyens destinés à assurer la protection et la promotion de la
santé de la population. Son organisation est conçue afin de prendre en charge les besoins de la
population en matière de santé, de manière globale cohérente et unifiée dans le cadre de la
carte sanitaire.10

I.2- L’établissement public de santé

a- L ‘établissement public de santé (EPS) est une structure définie par un statut légal, et dont
les missions sont fixées par le code de la santé publique. Ces missions (soins, prévention,
recherche médicale, enseignement) sont exécutées dans le cadre d'un système de valeurs et
d'obligations de service public (égalité d'accès aux soins, continuité du service...). La
compétence de ces établissements peut être de nature communale, intercommunale,
départementale, régionale, interrégionale ou nationale.

b- Les établissements de santé constituent un ensemble de structures qui se différencient par


leur statut juridique, leurs missions et activités, ainsi que par leurs modes de financement.

c -Les établissements publics de santé sont des personnes morales de droit public dotés d'une
autonomie administrative et financière, c'est-à-dire qu'ils sont gérés par un Conseil

9
CABANNE, C. et alii : Lexique de géographie humaine et économique, Ed. Dalloz, 1984, P. 387.
10
Loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé, p.122.

8
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

d'administration et qu'ils disposent d'un budget propre, ils assurent une mission de service
public et sont soumis au contrôle de l’état (autonomie de gestion)11

I.3- L’établissement public hospitalier

a- Sont des hôpitaux qui n’ont pas de fonction universitaire, ils sont équipés pour faire face
aux besoins d’hospitalisation de la population. Ils regroupent au moins quatre services
cliniques de base (chirurgie, gynécologie-obstétrique, médecine interne), un plateau technique
(Il est entendu par la notion du plateau technique, toute l’activité qui concerne la radiologie,
l’exploration fonctionnelle, le laboratoire et le bloc opératoire) et des consultations.

b- Selon le décret exécutif N° 07-140 portant la création, l’organisation et le fonctionnement


des établissements publics hospitalier ce dernier est définit comme un établissement public à
caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est
placé sous la tutelle du wali. Il est constitué d’une structure de diagnostic, des soins,
d’hospitalisation et réadaptation médicale couvrant la population d’un ensemble de
commune.12

I.4- Le financement de l’établissement public de santé

Par financement des établissements de santé on entend la façon dont les ressources financières
sont générées, affectées et utilisées.12

I.5- Budget Global

Budget Global (La budgétisation) est un mode de financement applicable aux établissements
hospitaliers et se définie comme un ensemble de procédures qui visent à fixer le niveau de
revenus et de dépenses que devra respecter chacun des établissements durant un exercice
financier donné.13

11
Université médicale virtuelle francophone 2014.
12
www.who.int consulté le 25 /06/ 2021.
13
Larousse médicale, 2003, édition Larousse VDEF, Paris, P, 46.
9
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

I.6- Le ticket modérateur (ou coassurance) :

Constitue la forme la plus simple des frais modérateurs. Dans ce type de tarification, le patient
est forcé de débourser chaque fois un pourcentage fixe (100 Da la nuit) du coût des services
qui lui sont dispensés. En conséquence, plus le coût du service n’est élevé, plus le montant à
débourser est important. Les grands utilisateurs sont désavantagés, car ils doivent contribuer
proportionnellement plus que les autres au remboursement des frais engagés.14

I.7- Le prix de journée d’hospitalisation:


Le financement sur la base d'un prix de journée assure aux hôpitaux un montant forfaitaire par
lit occupé. Cette formule était essentiellement appliquée dans les systèmes fondés sur un
financement public et associant prestataires publics et prestataires privés.15

Selon le dictionnaire Larousse, le prix de journée d’hospitalisation est la somme réclamée au


malade ou à son tiers payant pour chaque journée d'hospitalisation. Il peut également se
définir comme « le tarif appliqué à un malade pour une journée d'hospitalisation, dans un service
déterminé, médecine, chirurgie générale, chirurgie spéciale, maternité etc. ». Le prix de
journée découle des prévisions de dépenses nécessaires à l'établissement pour assurer une
journée d'hospitalisation.16

14
www.santé.dz consulté le 25/06/2021
15
KARA, TERKI Assia. La régulation de l’offre dans le nouveau système de soin public.
Thèse de doctorat. Sciences économique. Option gestion, Tlemcen : Université Abou Bekr de Tlemcen,
2009/2010, p.574.
16
Le dictionnaire Larousse.

10
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

Section 2 : Évolution du financement des établissements publics de santé


dans le monde

Il est intéressant de voir comment le financement des hôpitaux a évolué depuis sa


définition en tant qu’un établissement de soin. Jusqu’au 1984, les établissements publics et
privés à but non lucratif étaient financés par des prix de journée.17 Ce modèle fortement
inflationniste ne correspondait à aucune pertinence dans la prise en charge des patients, les
structures ayant intérêt à les garder plus longtemps que nécessaire.

À partir de 1984, les prix de journée ont été remplacés par une dotation globale, qui
reconduisait quasi mécaniquement les budgets année après année. Certes, ce système permet
de maîtriser l’enveloppe de dépenses, mais il présente des inconvénients majeurs comme
l’immobilisme ou absence d’adaptation des activités hospitalières aux besoins de santé sur le
territoire.

Pour pallier les défauts des systèmes antérieurs, la loi de financement de la sécurité
sociale en 2004 a introduit la tarification à l’activité(T2A). La France a ainsi rejoint une majorité
de pays occidentaux qui, tout en appliquant des modèles variables, ont adopté le principe de
tarifs, correspondant chacun à un paiement forfaitaire par type de séjour donné et en
complément des dotations pour des missions spécifiques (soins d’urgences, etc.) Trois
effets principaux étaient attendus de la réforme : la transparence, l’équité et l’efficience. Or,
ce système complexe a imposé une « révolution culturelle » au sein des hôpitaux avec des
conséquences contrastées.

Le grand intérêt de cette tarification a été d’intégrer le coût de la santé dans la pratique
médicale. La santé n’a pas de prix, mais à un coût, cette donnée est inhérente à toute politique
de santé publique et permet de distinguer la qualité de la prise en charge de la quantité
d’actes réalisés ou de la durée du séjour. Toutefois, les écueils sont nombreux : le financement
repose sur la maladie et l’acte et non sur le patient et la spécificité de son parcours de soins ce
qui peut générer des surconsommations d’actes techniques.

17
COMET, Paul., PIGANIOL, Raymond. L’hôpital public. Troisième édition .5, rue Auguste-Comete, 75006
PARIS : BERGER-LEVRAULT, p. 194.

11
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

Le financement est similaire entre le secteur privé et public alors que les contraintes
pesant sur ces derniers sont insuffisamment prises en compte.

On assiste à un nivellement des activités vers un coût standardisé des prises en charge
alors que les disparités sont fortes (médecine/chirurgie) ou entre établissement situés dans ou
hors zone urbaine avec des coûts de fonctionnement très différents. Puis, cette tarification
peut avoir un impact sur l’exercice des praticiens. Ils peuvent intégrer dans leur relation au
patient, la valorisation financière qu’ils peuvent générer.

Or, l’évolution des problématiques de santé publique contraint de moduler le système


actuel. Le développement des pathologies chroniques, qui touchent aujourd’hui quinze
millions de Français, rend nécessaire une évolution de la prise en charge des patients, d’autant
que de nombreuses hospitalisations, en particulier de personnes âgées, sont évitables. Un double
objectif doit être poursuivi: améliorer la qualité et maîtriser les dépenses.

Il s’agit également de repenser un parcours global de santé, qui créée les conditions
d’une coordination entre les professionnels de santé, qu’ils exercent en libéral ou en
établissement. Cette orientation exige de reconcevoir le principe de la T2A, en se recentrant
sur le malade et ses particularités plus que sur la maladie.18

I.1- Qu’est ce qu’une tarification à l’activité (T2A) ?

La tarification à l’activité (T2A) est un mode de financement des établissements


de santé fondé sur le paiement à l’activité réalisée. Mise en place en 2004, elle fut
programmée pour monter en puissance progressivement jusqu’en 2008.

Une classification des différentes prestations hospitalières est nécessaire pour déterminer
quel sera le montant du paiement à l’établissement et repose sur la distinction par groupe
homogène de malades (GHM). Il existe plus de2 000 GHM, répartis en vingt-huit
catégories majeures de diagnostic (CMD).Chaque GHM est lui-même traduit en groupe

18
GROLIER, Jacques Gestion Financière et Pilotage Médico-Economiques pôle hospitaliers, édition de l’école
des hautes études en santé publique, 2013, p .243.

12
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

homogène de séjour (GHS) de manière à prendre en compte les spécificités de certains séjours
hospitaliers.

À chaque GHS est associé un tarif. Cette tarification est prospective, et fixée à une
périodicité annuelle par le ministère de la santé dans le cadre de la loi de financement de la
Sécurité sociale.19

La T2A peut aussi être définit comme étant un système de financement des
établissements de santé qui associe le paiement à l’activité réalisée, celle-ci étant définie par
des épisodes de soins deux éléments fondamentaux président à la T2A. Premièrement, l’activité
hospitalière est définie et décrite à travers des groupes homogènes de malades (GHM)
plutôt que selon les disciplines de services hospitaliers (ou spécialités). Par exemple,
l’établissement reçoit un paiement pour un patient à qui l’on a posé une prothèse de la hanche
plutôt que pour un patient soigné dans le service d’orthopédie. Les GHM, comme leur nom
l’indique, identifient les différentes prestations de soins offertes à un même profil de patients.
Le principe de base est de payer le même prix pour les mêmes prestations, à condition que
l’on puisse fournir une description clinique correcte des patients pris en charge et des différentes
prestations délivrées par les établissements de santé. Deuxièmement, les prix des GHM sont
définis à l’avance (paiements prospectifs). Ces prix peuvent être fixés au niveau national,
comme c’est le cas en France, ou au niveau local. Il existe différents principes et mécanismes
pour fixer les prix.

Malgré ces éléments communs à tout système de T2A, la mise en application de ces
deux principes de base (définition des GHM et fixation des prix) varie largement d’un
système à l’autre, ce qui a des répercussions importantes sur l’efficience individuelle des
établissements ainsi que sur le fonctionnement du marché hospitalier dans sa globalité.20

19
G.SAINT-PAUL, Réflexion sur l’organisation du système de santé, France, direction de l’information légale et
administrative, décembre 2012.
20
ZEYNEP, Or., RENAUD, Thomas. Principes et enjeux de la tarification à l’activité à l’hôpital (T2A)
Enseignements de la théorie économique et des expériences étrangères, Paris, Mars 2009.
www.IRDES.FR.

13
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

I.2- L’objectif de la tarification à l’activité

L’objectif de la tarification à l’activité est de dynamiser la gestion des établissements


de santé en les faisant financer par l’assurance maladie sur la base de leur activité et en
mettant sous tension ces financements. En 2011, l’enveloppe financière à laquelle elle
s’applique est de 54 Md€.

La Cour des comptes a déjà consacré des travaux importants à cette réforme, introduite
à partir de 2004 dans les établissements prodiguant des soins de médecine, chirurgie et
obstétrique (MCO). Elle a notamment présenté dans le RALFSS 2009 un bilan à mi-parcours
de la mise en œuvre de cette réforme majeure. Elle concluait que les grands espoirs placés
dans la tarification à l’activité (T2A) n’avaient pas encore été tous concrétisés et invitait à
poursuivre les travaux de fond.

Deux ans plus tard, dans ce même esprit, la cour examine plus particulièrement le lien
entre la tarification à l’activité et la convergence entre secteurs public et privé, ainsi que la
contribution apportée à cet égard par l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation
(ATIH), opérateur spécifiquement créé en 2000 par le ministère de la santé dans la
perspective de la mise en œuvre de la T2A. Rendue possible par l’amélioration de la
connaissance des coûts hospitaliers, la T2A telle qu’elle a été mise en œuvre déconnecte
néanmoins, les tarifs des coûts de production, sans faciliter la maîtrise de la dépense hospitalière.
La poursuite de la convergence tarifaire entre secteurs public et privé accentue cette tendance,
ce qui impose d’en définir rapidement et clairement l’objectif et les modalités pour respecter
les échéances fixées à cet égard par le parlement.

I.3- Les modalités de financement de la T2A

En vue de permettre aux établissements de santé de faire face à l’hétérogénéité des


patients et éviter les problèmes et comportements stratégiques rencontrés avec un système de
tarification à la pathologie pur comme dans MEDICARE, la Tarification à l’activité met enjeu
cinq modalités de financement, trois d’entre elles sont directement liées à l’activité réalisée et
observée sur la base de la transmission des données P.M.S.I. :

14
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

− Le paiement d’un tarif par séjour des activités d’hospitalisation avec ou sans hébergement.
Les types de séjours sont classés par Groupes Homogènes de Séjours (G.H.S.) pouvant
correspondre à un ou plusieurs Groupes Homogènes de Malades (G.H.M.) ;

− Le paiement d’un tarif par prestation pour les activités de consultations et d’actes externes
(seulement dans les établissements publics car les établissements privés travaillent avec des
médecins libéraux dont les honoraires sont facturés en sus), d’urgence, de prélèvements
d’organes et l’Hospitalisation à Domicile (H.A.D.) ;

− Le paiement de certains consommables en sus des tarifs de prestation, notamment certains


médicaments onéreux, dont les molécules onéreuses de chimiothérapie, ou certains dispositifs
médicaux implantables (D.M.I.) comme les prothèses de hanche.
En revanche, il existe une modalité particulière de financement mixte. En effet, un
forfait annuel sera versé aux établissements pour financer les coûts fixes d’une activité
comme les urgences ou les prélèvements d’organes qui peuvent être fort conséquents.

Enfin, une partie du financement ne sera pas fondée sur la Tarification à l’Activité
mais relèvera de la dotation : ce sont les Missions d’Intérêt Général et d’aide à la
Contractualisation (M.I.G.A.C.).21

I.4- Les avantages principaux de la T2A :

On peut citer trois avantages principaux de la T2A :

La T2A vises à améliorer la transparence: elle assure en effet une plus grande transparence
dans le financement des soins hospitaliers en liant le financement à la production des soins.
Elle est également perçue comme un mécanisme « équitable » dans la mesure où on paie le
même prix pour un même service pour tous les fournisseurs de soins. Cette équité dépend
toutefois de la fiabilité de la classification de l’activité en groupes tarifaires : il est impératif
que cette classification soit suffisamment fine, et les groupes suffisamment homogènes, pour
que les établissements qui attirent systématiquement les patients les plus lourds ne soient pas

21
LAFFITTE, Fabien. Un nouveau mode de financement du service public hospitalier en France le passage à la
tarification à l’activité dans le plan hôpital 2007.mémoire magister, Lyon : Université Lumière Lyon II,
Septembre2005, p. 103.

15
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

pénalisés. Il faut également bien prendre en compte les facteurs exogènes liés au contexte
local et que les établissements ne contrôlent pas, car ils peuvent influencer fortement les
coûts.

La T2A vise également à améliorer l’efficience, à la fois de chaque établissement


individuellement et de l’ensemble du marché : elle introduit en effet une forme de compétition
stimulant l’efficience dans un contexte où ces pressions compétitives étaient inexistantes.
Ceci suppose toutefois que les prix reflètent correctement les coûts des producteurs les plus
efficients.

À ce stade, il faut bien distinguer les objectifs politiques poursuivis à travers une T2A
de ceux qu’elle peut réellement atteindre, étant donné les caractéristiques inhérentes à ce
mécanisme de financement. Souvent, dans les discours politiques en France comme dans les
autres pays, on attribue à la T2A des missions qui sont loin de sa vocation, telle que celle
d’améliorer la qualité, l’équité d’accès et la couverture optimale des soins.

En effet, la T2A comme mode de paiement n’a aucune vocation à assurer une couverture
optimale des besoins ni à améliorer la qualité des soins. Au contraire, il est nécessaire
de prévoir des mécanismes régulateurs additionnels pour garantir la qualité des soins et un
accès territorial équitable, comme cela a été fait aux États-Unis.

D’autre part, les incitatifs fournis par une tarification basée sur les coûts moyens sont
théoriquement neutres sur le niveau d’optimalité de la couverture de soins (à condition qu’ils
reflètent bien les coûts réels des établissements). 22

I.5- Les inconvénients de la T2A

L’application d’une T2A peut induire des effets non souhaités au départ. À cet égard,
un contrôle des coûts affaibli : puisque chaque patient est lié à un accroissement de revenu, les
hôpitaux sont incités à multiplier le nombre de cas pris en charge et ainsi à accroitre leur

ZEYNEP, Or., RENAUD, Thomas. Principes et enjeux de la tarification à l’activité à l’hôpital (T2A)
22

Enseignements de la théorie économique et des expériences étrangères, Paris, Mars 2009.


www.IRDES.FR.

16
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

budget. Les payeurs qui souhaitent contrôler leur budget annuel ont recours soit à la fixation
du budget de l'acheteur, à la diminution des tarifs au-delà du niveau d’activités attendu ou à la
tarification liée aux coûts marginaux d’activités.

Une durée de séjour plus courte : le fait que les hôpitaux sont incités à traiter plus de
patient va induire une diminution de leurs durée de séjour afin d’augmenter leur capacité
d’accueil annuelle, ceci peut devenir un problème dans le cas où la rapidité des congés met en
péril la qualité des soins prodigués. Pour prévenir les sorties d’hôpitaux trop rapides, les
payeurs peuvent refuser de payer pour les ré hospitalisation à l’intérieur d’un délai donné.23

Section3 : Historique du financement des établissements publics de santé en


Algérie

Depuis l’indépendance et jusqu’à 1974, le financement des hôpitaux publics se pratiquait


sur la base du mode de rémunération appelée " prix de journée " déterminée conjointement
en termes de négociation entre les départements (wilayas) et les organismes de sécurité sociale.

Les recettes des hôpitaux étaient constituées par les paiements effectués par :

Les organismes de sécurité sociale pour les assurés sociaux et leurs ayant droits ;
L’état et les collectivités locales (Trésor et Caisse de Solidarité des Départements et
Communes) pour les patients indigents détenteurs d’une carte d’indigence ;
Les particuliers (couches aisées et les professions libérales).

L’hôpital est une entité de production de soins qui se fait rémunérer sur la base d’un
système de tarification, ses recettes dépendent de cette activité et les gestionnaires disposaient
de toute l’autonomie de gestion et sont tenus par le principe de l’obligation de résultats.

23
Jean- Marie, Fessler., Pierre, Frutiger. La tarification hospitalière à l’activité éléments d’un débat nécessaire et
propositions, Paris, éditions Lamarre l’avenue Édouard-Belin 92500 Rueil-Malmaison, 2003. P173.

17
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

A partir de 1974 et en vertu de l’institutionnalisation de la médecine gratuite,


Ordonnance73-65 à la 28/12/73 portante gratuité de soins dans l’ensemble des services
publics. Le décret du 1er janvier 1974 a instauré la gratuité des soins dans tout l’établissement
public de santé. Progressivement, les personnels hospitalo-universitaires et des structures
parapubliques (cliniques et CMS) sont rattachés au secteur public.24 Les hôpitaux sont
financés selon une nouvelle procédure appelée " Budget Global ". La budgétisation vient se
substituer au mode de rémunération de prix de journée.

Au fil des années, cette gratuité a, malheureusement, connu une déviation de son noble
objectif initial, notamment, par son application indiscriminée, sa gestion et les gaspillages
observés. Pour leur fonctionnement, les hôpitaux reçoivent un budget global préalablement
réparti selon la nomenclature budgétaire (titres, chapitres, articles).

A l’origine et pendant toute la décennie 70, les sources de ce financement étaient au


nombre de cinq (Etat, Sécurité Sociale, Collectivités Locales, Pharmacie Centrale Algérienne
(PCA) et les Ressources Propres).

A la fin de cette décennie, deux sources ont été totalement abandonnées: les Collectivités
Locales pour la limitation de leurs moyens et la PCA pour raison de dissolution et
restructuration en cinq entités autonomes.

Depuis le début des années 80, les hôpitaux sont financés selon deux principales sources
: l’Etat à travers une contribution d’origine fiscale et la Sécurité sociale à travers une
participation (appelée forfait hôpitaux) sur ses recettes de cotisations sociales. Les ressources
propres sont négligeables et ne méritent aucun commentaire.

Le financement socialisé des hôpitaux allait être partiellement aménagé à partir de la


deuxième moitié des années 80. En plus de la décision de 1984 de ne plus distribuer les
médicaments gratuitement pour les soins ambulatoires. L’année 1986 est caractérisée par la
remise en cause de la gratuité des soins et l’instauration du ticket modérateur dans les
établissements publics de santé pour cela il fut décidé de faire participer les usagers à raison

24
OUCHEFOUN, A., HAMOUDA, D. Bilan de vingt-huit années de politique sanitaire en Algérie. In Cahiers du
CREAD N° 35/36, 3ème et 4ème trimestre 1993.

18
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

de 20% (Ticket Modérateur) pour les examens radiologiques, les analyses médicales et les
explorations fonctionnelles, calculés sur la base de la nomenclature des actes de 1981.

Cette politique avait pour objectif :

- Parer aux dépenses vertigineuses des secteurs sanitaires,


- Sensibiliser le citoyen et de le faire participer aux dépenses de soins.

En effet Certaines catégories de malades y compris les malades hospitalisés ont été
dispensées de ces mesures. En vertu d’un arrêté interministériel pris en janvier 1995, les usagers
des services publics de santé et en dehors de certaines catégories de populations qui en sont
dispensées, sont tenus de participer définitivement et sans remboursement au financement des
prestations. Des estimations grossières font état d’une représentation de 5% de cette source
par rapport aux dépenses globales des établissements publics de santé.

Conjuguée à la crise économique des années 1990, celle-ci a conduit les pouvoirs publics à
engager la révision des modalités de financement des établissements de santé.
C’est ainsi que le concept de contractualisation a pris naissance à partir de 1992.

En 1994, l’Algérie s’est soumise officiellement aux exigences du programme


d’ajustement structurel (PAS) imposé par le FMI en raison des difficultés économiques
auxquelles elle était confrontée. En matière de politique de santé, les objectifs du programme
d’ajustement structurel (PAS) sont :

• Sur le plan interne, la compression des dépenses de soins.

• Sur le plan externe, la réduction des importations de médicaments et d’appareillages


médicaux d’une part et la réduction de la prise en charge des soins à l’étranger d’autre part.
La poursuite du PAS et les mesures de stabilisation économique tentent de limiter les déficits
publics et donc la réduction des dépenses de l’Etat. Cette politique se traduit essentiellement
par une double action :

• Action de limitation du secteur public et de la gratuité des soins rendue responsable de la


hausse des coûts.

• Action d’extension de la privatisation de l’exercice de la médecine.

19
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

Cependant, les mesures prises à cet effet n’ont pas répondu à l’objectif fixé, mais au
contraire ont abouti à une augmentation des charges financées sur ressources collectives, sans
que l’efficacité n’ait suivi. En effet, depuis 1995 et sous les recommandations de la Banque
Mondiale qui préconise la réduction des coûts, la gratuité totale des soins a laissé place :

- Au paiement des consultations et actes médicaux dont les tarifs officiels sont largement en
deçà des honoraires réellement perçus par les médecins.
- Une contribution forfaitaire aux frais d’hospitalisation de 100 DA par jour, non
remboursables.25

Après publication du décret N° 01-12 du 21 janvier 2001 fixant les modalités d’accès
aux soins en faveur des démunis non assurés sociaux, texte indispensable pour la poursuite du
processus, le dossier est relancé par la mise en place d’un comité chargé de l'élaboration des
modalités de mise en œuvre de la contractualisation des relations entre les établissements
publics de santé et les organismes de sécurité sociale , installé le 16 mars 2002. Le comité remet
un rapport d’étape le 31 décembre 2002 :

- Il propose la réalisation d’une simulation de la facturation basée sur le coût moyen de


la journée d’hospitalisation par type d’établissement.

En 2002, un Arrêté Interministériel fait obligation aux non assurés sociaux et en


dehors des personnes démunies à payer les prestations reçues dans les établissements publics
de santé selon une tarification définie. Cet Arrêté est gelé.26

Elle témoigne aussi l’augmentation des prix du pétrole, ce qui va engendrer une
amélioration des ressources des hôpitaux, grâce à une augmentation des allocations

25
OUFRIHA, Fatima Zohra. Ajustement structurel, privatisation et dépenses de santé en Algérie. In cahiers du
CREAD N° 41, 3ème trimestre 1997, P. 89.
26
CHAOUCHE, Ali, Colloque international sur les politiques de santé : Le financement du système de santé, 18
& 19 janvier 2014, Hôtel Aurassi, Alger, p.13.
27
Rapport NABNI, « Cinquantenaire de l’indépendance : enseignements et vision pour l’Algérie de 2020 », le
troisième thème : santé, 2013, p.12.

20
Chapitre I Généralités sur le financement des établissements publics
de santé

budgétaires, aussi bien en termes de budgets de fonctionnement que de budgets d’équipement.


Ainsi, un certain nombre de dispositions réglementaires ont été prises, aussi bien dans
le domaine de l’organisation de santé, que de celui du médicament. Par exemple, la mise en
place depuis janvier 2007 d’une nouvelle hiérarchisation des soins portant sur la séparation
entre EPSP, EPH, CHU et EHS:

- Création des EPSP (Etablissement Public de Santé de Proximité) ;

- Création des EPH (Etablissement Public Hospitalier) ;

- Le maintien des CHU (Centres Hospitalo-universitaires);

- Création de structures hautement spécialisées, les EHS (Etablissements Hospitaliers


Spécialisés).27

Conclusion

Dans le présent chapitre introductif, l’évolution du financement des hôpitaux publics


en Algérie à montrer que depuis l’indépendance et jusqu’à 1974, le financement des hôpitaux
publics se pratiquait sur la base du mode de rémunération appelée « prix de journée », à partir
de 1974 les hôpitaux sont financés selon une nouvelle procédure appelée " Budget
Global "donc la budgétisation vient se substituer au mode de rémunération de prix de
journée. Par contre dans le monde jusqu’au 1984, le financement des hôpitaux publics se
pratiquait sur la base du mode de rémunération appelé le prix de journée à partir de 1984, ce
dernier a été remplacé par une dotation globale, en 2004 la loi de financement de la sécurité
sociale a introduit la tarification à l’activité (T2A).

21
Chapitre II :
Organisation et
ressources financières
d’un établissement public
de santé en Algérie

22
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Introduction

L’établissement public de santé en Algérie est dirigé par trois structures, le conseil
d’administration organe délibérant dont la majorité de ces membres sont nommé par la tutelle,
la direction, organe exécutif à sa tête un directeur et le conseil médical, organe consultatif
composé de professionnel de santé. Au sein de chacune de ces structures les intérêts
divergent.

L’établissement public de santé est confronté à de multiples contraintes et


dysfonctionnement qui font que le rôle de l’établissement public de santé est quelquefois
mitigé en raison de contrainte interne (absence de choix des priorités des actions…….) et
externes (liées aux problèmes de financement…).Cette situation a amené le gouvernement à
inscrire la réforme hospitalière parmi ses priorités d’action. L’objectif prioritaire des réformes
hospitalières28 est de rechercher avec l’ensemble des acteurs concernés, les solutions les plus
adéquates qui permettent une meilleure organisation et un financement pertinent de ces
établissements.

En effet, le financement des établissements publics de santé revêt une particularité


spéciale, du fait qu’il est basé sur une contribution forfaitaire de l’état, de la sécurité sociale,
et celle des ménages, d'où un modèle de financement mixte qui tire ses ressources d’une part
par la fiscalité nationale, et d’autre part des cotisations sociales.

L’hétérogénéité des Sources de financement des établissements publics de santé reste


grande malgré les progrès récents d’unification et d’uniformisation de certaines d’entre elles,
dont le poids dans l’intervention n’est pas le même29

Il est clair que la question du financement des établissements publics de santé en Algérie
est très complexe. Cependant, il nous parait évident que les modalités de financement
inflationnistes actuelles ne peut assurer la pérennité ces établissements de garantir l’équité
d’accès des plus démunis 30

28
Rapport préliminaire du conseil national de la réforme hospitalière en Algérie, les préalables et les actions
urgentes.
29
OUFRIHA, Fatima Zohra et Collaborateur. Un Système de santé à la croisé des chemins, 2006, Alger :
édition CREAD, 2006.
30
OUFRIHA, Fatima Zohra. Cette chère santé : Une analyse économique du système de soins en Algérie,
Alger : Office des publications universitaires d’Alger, 1992.

23
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Section 1 : Les établissements publics de santé en Algérie : Statut, Missions


et Organisation

II.1- Statut d’un établissement public de santé

L’établissement public de santé est un lieu destiné à prendre en charge des personnes
atteintes de pathologie et de traumatisme trop complexe pour pouvoir être soignées à
domicile ou dans un cabinet de médecin. L’établissement public de santé comporte des
structures dotées de lits d’hospitalisation et de structures qui ne remplissent pas la fonction
d’hébergement des patients. En effet, l’établissement public hospitalier est un établissement
public à caractère administratif(EPA), doté de la personnalité morale et de l’autonomie
administrative et financière afin de remplir une mission d'intérêt général. Il est placé sous la
tutelle du wali. Il est constitué d’une structure de diagnostic, de soins, d’hospitalisation et de
réadaptation médicale couvrant la population d’une ou d’un ensemble de communes. La
consistance physique de l’établissement public hospitalier est fixée par arrêté du ministre
chargé de la santé. 31

II.2- Missions d’un établissement public de santé

L’établissement public de santé a pour mission de prendre en charge, de manière


intégrée et hiérarchisée, les besoins sanitaires de la population. Dans ce cadre il a, notamment
pour tâches :

d’assurer l’organisation et la programmation de la distribution de soins curatifs, de


diagnostic, de réadaptation médicale et d’hospitalisation ;
d’appliquer les programmes nationaux de santé ;
d’assurer l’hygiène, la salubrité et la lutte contre les nuisances et les fléaux
sociaux ;
d’assurer le perfectionnement et le recyclage des personnels des services de santé ;

31
Décret exécutif n° 07-140 du 2 Joumada El Oula 1428 correspondant au 19 mai 2007 portant création,
organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers et des établissements publics de santé de
proximité.

24
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Ainsi l’établissement public hospitalier peut servir de terrain de formation médicale


et paramédicale et en gestion hospitalière sur la base de conventions signées avec
les établissements de formation.

II.3- L’Organisation d’un établissement public hospitalier


L’organisation d’un établissement public de santé est profondément marquée par
l’évolution globale de la société et par ces aspects politiques, économiques et sociologiques,
comme l’évoque l’arrêté interministériel32 du 3 moharrem 1431 correspondant au 20
décembre 2009. Cette organisation comprend :

La sous-direction des finances et des moyens ;


La sous-direction des ressources humaines ;
La sous-direction des services de santé ;
La sous-direction de la maintenance des équipements médicaux et des équipements connexes.

II.3.1- La sous-direction des finances et des moyens

La sous-direction des finances et des moyens comprend trois bureaux, remplissant


chacun une mission particulière.

- Le bureau du budget et de la comptabilité est chargé des prévisions budgétaires et de


l’établissement du projet de budget pour l’EPH, ainsi que l’élaboration des comptes financiers
et la tenue de tous les documents relatifs à la comptabilité hospitalière ;

- Le bureau des marchés publics est chargé de veiller sur le bon déroulement des
approvisionnements et des processus sous-traitance avec les fournisseurs et partenaires
sociaux de l’EPH ;

- Le bureau des moyens généraux et des infrastructures est chargé de la mise à la disposition
des différents services administratifs et médicaux des moyens généraux indispensable à leur
fonctionnement, organise les services hôteliers, assure la bonne marche des magasins et des
services généraux.

32
Arrêté interministériel du 3 moharrem 1431 correspondant au 20 décembre 2009 portant organisation interne
des établissements publics de santé. Application de l’article 22 du décret exécutif N°07-140 du 19 Mai 2007.

25
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

II.3.2- La sous-direction des ressources humaines

La sous-direction des ressources humaines est composée de deux bureaux chargés


respectivement de :

- Le bureau des ressources humaines et du contentieux est chargé de la gestion des


carrières des personnels de l’EPH, de la gestion prévisionnelle des emplois et des
Compétences ainsi que de la gestion des conflits et de la commission paritaire ;
- Le bureau de la formation est chargé de mettre en œuvre la politique de formation et
de perfectionnement des personnels selon les besoins exprimés par les différends
services et de veiller au bon fonctionnement de l’annexe de formation paramédicale.

II.3.3- La sous-direction des services de santé

En plus des services d’hospitalisations qui y sont rattachés, la sous-direction des


services de santé regroupe trois bureaux à savoir :

- Le bureau des entrées est chargé essentiellement de l’accomplissement de six tâches :


accueil et admissions des patients hospitalisés, gestion de l’état civil en collaboration
avec les services concernés de l’APC, l’établissement des statistiques relatives au
mouvement de la population hospitalière via le logiciel patient33, la facturation, la
tenue de la caisse et pour finir la gestion des archives ;

- Le bureau de calcul des coûts ;

- Le bureau de l’organisation, du suivi et de l’évaluation des activités de santé est


chargé de l’établissement du bilan d’activité annuel des services de santé ainsi que du
canevas statistique pour la tutelle, d’établir des plans d’action sanitaire en
collaboration avec les services de santé et le suivi ainsi que la coordination des
activités médicales et paramédicales.

33
Logiciel de gestion du parcours du patient fonctionnant en réseaux.

26
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

II.3.4- La sous-direction de la maintenance des équipements


médicaux et des équipements connexes

La sous-direction de la maintenance des équipements médicaux et des équipements


connexes comprend deux bureaux :

- Le bureau de la maintenance des équipements médicaux ;


- Le bureau de la maintenance des équipements connexes. 34

II.4- L’Organisation d’un établissement public de proximité

Selon l’arrêté interministériel du 3 moharrem 1431 correspondant au 20 décembre


2009, l’organisation des établissements publics de proximité comprend :

La sous-direction des finances et des moyens ;


La sous-direction des ressources humaines ;
La sous-direction des services de santé ;
La sous-direction de la maintenance des équipements médicaux et des équipements connexes.

La sous-direction des services de santé comprend trois bureaux :

- Bureaux de la prévention et de l’hygiène du milieu ;

- Bureaux des entrées, de contractualisation et du calcul des coûts ;

- Bureaux d’organisation, du suivi et de l’évaluation des activités de soins.

La sous-direction des ressources humaines comprend deux bureaux :

- Bureau de gestion des ressources humaines et des contentieux ;

- Bureau de la formation.

La sous-direction des finances et des moyens comprend trois bureaux :

BENCHIKHA, Fatima Zohra. Le Management Hospitalier : Etude Du Cas Du Secteur Sanitaire d’Arzew.
34

Mémoire magister en management, Option stratégie, Oran : université d’Oran ,2011 /2012, P.181.

27
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

- Bureau du budget et de comptabilité ;

- Bureau des marchés ;

- Bureau des moyens généraux et des infrastructures.

La sous-direction de la maintenance des équipements médicaux et des équipements


connexes comprend deux bureaux :

- Bureau de la maintenance des équipements médicaux ;

- Bureau de la maintenance des équipements connexe.

Section2 : Dispositions financières d’un établissement public de santé en


Algérie

II.1- Présentation du budget d’un établissement public de santé


La nomenclature budgétaire des établissements publics de santé est fixée par arrêté
conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé des finances.
Le budget des établissements publics de santé comporte un titre de recettes et un titre
de dépenses.

Les recettes comprennent les subventions de l’état, les subventions des collectivités
locales, les recettes issues de la contractualisation avec les organismes de la sécurité sociale
au titre des soins prodigués aux assurés sociaux et à leurs ayants droit, les mutuel, les
entreprises et les établissements de formation, les dotations exceptionnelles, les dons et legs,
les recettes diverses, toutes autres ressources liées à l’activité de l’établissement et les
remboursements des assurances économiques au titre des dommages corporels.

Les dépenses comprennent les dépenses de fonctionnement, les dépenses


d’équipement et toutes autres dépenses nécessaires à la réalisation de son objet. 35

35
Idem , P.24

28
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

En effet, les recettes et les dépenses définitives de l’Etat, fixées annuellement par la loi
de finances et réparties selon les dispositions législatives et réglementaires en vigueur,
constituent le budget général de l’état. Ce dernier apparaît à l’intérieur de la loi de finances et

contient les prévisions de recettes et les autorisations de dépenses de fonctionnement et


d’équipements publics à caractère définitif. Ces recettes et dépenses figurent sur des états
annexés à la loi de finances :

• L’état «A» portant évaluation des recettes définitives applicables aux dépenses
définitives du budget général de l’état ;

• L’état «B» portant répartition par département ministériel des crédits ouverts au titre
du budget de fonctionnement ;

• L’état «C» portant répartition par secteur des dépenses d’équipement à caractère
définitif au titre du budget d’équipement.

Après la promulgation et la publication de la loi de finances, le gouvernement procède


à la distribution des crédits budgétaires. Ces derniers sont répartis et mis à la disposition des
départements ministériels pour les dépenses de fonctionnement, des opérateurs publics ayant
la responsabilité d’exécuter les programmes d’équipements publics financés sur concours
définitifs et des bénéficiaires des dépenses en capital pour les dépenses d’équipement à
caractère définitif.

Les crédits budgétaires sont affectés et spécialisés, conformément à la nomenclature


budgétaire, par chapitre budgétaire pour les dépenses de fonctionnement et, conformément à
la nomenclature des investissements publics, par sous-secteur, pour les dépenses
d’équipement à caractère définitif.

Les moyens financiers sont octroyés aux hôpitaux selon les prévisions d’activités
telles que le nombre d’hospitalisation, le taux d’occupation moyen, les consultations externes
et les entrées directes et indirectes.
Lors de l’élaboration du budget les différents services expriment leurs besoins sans
aucune connaissance journées du coût réel de leur activité à cause de l’absence d’une
comptabilité analytique, les ressources budgétaires sont alors attribuées généralement en
fonction de celles de l’exercice précédent.

29
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

II.1.1- L’exécution du budget général de l’état

La procédure d’exécution du budget général de l’état est soumise à l’ensemble des


règles de la comptabilité publique.

L’exécution du budget général de l’état est assurée, au regard du principe de séparation


des ordonnateurs et des comptables, par deux catégories de fonctionnaires, statutairement
séparées les ordonnateurs, les comptables publics.

L’exécution du budget général de l’état est réalisée en matière de recettes, par des
actes de constatation, de liquidation et de recouvrement et en matière de dépenses, par des
actes d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement (ou de mandatement) et de paiement.

A. L’exécution des dépenses publiques :


Les dépenses publiques comprennent, notamment les dépenses de fonctionnement,

les dépenses d’équipement à caractère définitif.

L’exécution des dépenses publiques est réalisée en deux phases, la première phase est
administrative : elle comporte les actes d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement (ou
mandatement) de la dépense et incombe aux ordonnateurs et la deuxième phase est
comptable: elle se conclut, après la phase administrative, par le paiement des sommes dues, à
la diligence du comptable public.

B. L’exécution des dépenses de fonctionnement

L’octroi des crédits budgétaires, l’élaboration et, le cas échéant, l’approbation des
«budgets» (ou «fascicules budgétaires») autorisent l’exécution des dépenses de
fonctionnement et permettent tout à la fois de les engager et de les régler.

L’exécution des dépenses d’équipement à caractère définitif ne peut être autorisée


qu’après accomplissement de deux opérations essentielles : l’élaboration et la notification de
la décision-programme par le ministre des finances ; l’individualisation du projet par le
responsable compétent.

30
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Le paiement est effectué par le comptable public qui procède au règlement de la dépense
d’équipement à caractère définitif sur la base de décisions portant répartition des crédits de
paiements. 36

II.2- Les insuffisances du budget

La mise en place d’un budget global était censée résoudre l’étranglement financier des
hôpitaux induit par les retards de paiement des factures et par les difficultés de
recouvrement des créances auprès des administrations et des organismes de sécurité
sociale avant 1974. La budgétisation est une contrainte majeure dans la mesure où :

o L’ouverture de crédits définitifs pour une année est en soi une contrainte
budgétaire du fait que l’ordonnateur est tenu, quelques soient les circonstances
médicales ou autres, de dépenser dans la limite des crédits ouverts ; ceci lui ôte
toute capacité de gestion, c’est-à-dire l’allocation optimale des ressources
disponibles,

o Les crédits affectés à l’hôpital se font d’une manière aléatoire, forfaitaire ne


tenant pas compte des problèmes de santé à résoudre mais juste de l’effectif
budgétaire arrêté d’ailleurs de façon aussi administrative ; globalement la
répartition des crédits entre les hôpitaux est empirique et subjective n’utilisant
aucun critère scientifique censé l’orienter.

o Les procédures de transferts de crédits de titre à titre sont une contrainte


majeure pour toute gestion optimale ; consolidé la masse des crédits alloués à
certains hôpitaux n’est jamais consommée totalement et au niveau de certains
hôpitaux on enregistre un endettement important et aussi au sein même d’un
hôpital on trouve la situation paradoxale de coexistence d’un solde positif pour
certains titres (notamment personnel) et de dettes pour d’autres titres, cette
situation est anormale.

36
AIT MOKHTAR, Omar. L’évolution de la politique des dépenses publiques dans le contexte de la
mondialisation. Thèse de doctorat en science économique, Tlemcen : Université Abou Bakr Belkaid
Tlemcen2013/2014, p.362.

31
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

La participation de la sécurité sociale au financement du budget de fonctionnement


des établissements publics de santé sous forme de " forfait hôpitaux " présente
d’innombrables insuffisances :

o L’allocation de ce forfait se fait d’une manière aléatoire et ne prend pas en


compte un niveau de soins particulier à dispenser aux assurés sociaux, nul ne sait
si ce montant couvre les besoins ou non des assurés sociaux et de leurs ayant
droit ;

o L’effet majeur de cette procédure est la déresponsabilisation à la fois des


gestionnaires des établissements publics de santé et des responsables de la
sécurité sociale. Les premiers sont en fait de simples dépensiers et les seconds ne
suivent pas et ne contrôlent pas l’usage qui en est fait des ressources
allouées ;

o Aucun partenaire santé/sécurité sociale n’est incité ou motivé à maîtriser les


dépenses de santé.

Globalement, la nature des sources de financement, les procédures et les modalités de


financement ne laissent point de place à une autonomie de gestion :

o Les gestionnaires sont réduits au simple rôle de dépensiers et n’assurent point


de fonction de véritables gestionnaires.

Le Conseil d’Administration n’est pas impliqué ni dans la détermination des


prévisions budgétaires ni dans le contrôle de leur exécution, ainsi les services ne
fonctionnent pas selon un budget prévisionnel destiné à identifier le volume d’activités
prévu et contrôler le niveau d’activités réalisé ; l’allocation des moyens au service
devient subjective et relève de la relation de la direction avec le chef de service
concerné.

32
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Section3 : Les Sources et les contraintes de financement des établissements


publics de santé

Figure n°01: Les Sources de financement des établissements publics de santé

Financement

des établissements
publics de santé

D’où vient l’argent

La Sécurité Sociale L’Etat Les Ménages

Forfait Hôpitaux Le Budget Ticket Modérateur

Source : Figure réalisée par moi-même on utilisant les informations reçu de l’EPH de
Draa El Mizan37

37
Informations reçu de l’EPH d’AZAZGA.

33
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

II.1- Les sources de financement

II.1.1- L’Etat :

Il participe au financement des établissements publics de santé selon la modalité d’un


budget annuel global, forfaitaire et préétabli, et tout seul à l’encadrement de la politique de
santé, de la formation médicale et paramédicale, de la recherche. L’Etat alloue annuellement
un volume de crédits destiné à financer le budget de fonctionnement des établissements
publics de santé en milliards de DA.

Les avantages de la méthode de financement par budget globale

Le contrôle des coûts est certainement l’avantage le plus important et généralement


reconnu dans la littérature du financement des services publics de santé, ajoute que cette
qualité est l’un des facteurs expliquant qu’elle a été la forme prédominante du financement
durant de nombreuses années, le deuxième avantage est la simplicité de calcule c'est-à-dire si
le budget à calculer n’est le premier depuis l’apparition de l’établissement public de santé, le
calcul du nouveau montant est relativement simple, le dernier avantage est que le budget globale
plus équitable pour la population, pour cela la banque mondiale considère le financement par
budget globale comme la forme la plus équitable du point de vue de la population. En effet,
la distribution des montants disponibles facilitent une meilleure répartition des services aux
patients eus égard aux facteurs démographique, épidémiologique
et socioéconomique. 38

II.1.2- La Sécurité sociale

Le forfait hospitalier constitue la contribution de la sécurité sociale au financement des


établissements publics de santé. Ce forfait a été mis en œuvre en 1973 avec l’instauration de
la gratuité des soins, son montant est déterminé à partir de1980 par la loi de finances,
conformément à la réglementation en vigueur, le forfait hôpitaux versé par les caisses de
sécurité sociale était destiné à couvrir tous les frais encourus à l’hôpital (visites médicales)

38
CASTONGUAY, Joanne. Analyse comparative des mécanismes de financement des hôpitaux, Montréal Mrs
2013, p. 176.

34
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Depuis 1974 et en vertu de l’institutionnalisation de la médecine gratuite en Algérie, la


sécurité sociale est sollicitée par la loi à contribuer au financement des budgets de
fonctionnement des établissements publics de santé à travers une participation forfaitaire fixée
annuellement dans le cadre de la loi de finances. Cette disposition budgétaire est appelée
« forfaits hôpitaux», cette obligation est supposée venir en compensation des prestations de
santé servies aux assurés sociaux et leurs ayants droit.

Depuis son institution en 1973, le forfait hôpitaux a augmenté d’une manière soutenue.
En effet, nous constatons un accroissement du montant du forfait hospitalier qui est passé de
120 millions de DA en 1973 à 38000 millions de DA en 2011, ce montant a été multiplié par
316,66 en l’espace de 38 ans.

Cette augmentation du forfait hospitalier est due d’une part au désengagement progressif
du budget de l’état qui ne concourt qu’à 24 % de ses dépenses en1989 et de l’autre part au
problème lié à la détermination du montant réel des prestations fournies aux assurés sociaux et
leurs ayants droit en matière d’hospitalisation et de soins prodigués.

A partir de 1992, les lois de finances successives disposent que la contribution des
organismes de la sécurité sociale aux budgets de fonctionnement des établissements publics
de santé doit être mise en œuvre sur la base des relations contractuelles.

Les limites du forfait hôpitaux

Le forfait hôpitaux Caractérisé par des imperfections dans sa mise en œuvre et dans
ses procédures d’application, le forfait hôpitaux comme mode de financement montre
aujourd’hui des limites certaines.

La disproportion constatée entre l’augmentation continue de ce forfait et la régression


du niveau des activités des établissements hospitaliers exige une révision des mécanismes et
des modalités d’affectation des ressources disponibles. Ces affectations doivent correspondre
à des niveaux d’activités (rapport coût / rendement).

En effet, il a été constaté que le taux d’occupation des lits est en régression continue
depuis 1990 (51% en 1995), une proportion de plus en plus élevée d’explorations, d’analyses

35
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

médicales, et de médicaments prescrits aux malades hospitalisés dans les établissements


publics, est effectuée dans le secteur privé et donne lieu à un remboursement par la sécurité
sociale enfin l’augmentation du personnel médical généralement non spécialisé de santé
publique compensant les départs des hospitalo – universitaires entraînant une augmentation de
lamasse salariale sans contrepartie en matière d’activités. 39

Aussi, les véritables inconvénients liés à ce mécanisme sont contenus dans les faits
suivants :

L’absence des références médicales et tarifaires :

La participation de la sécurité sociale est faite forfaitairement, c'est-à-dire que les


montants prélevés annuellement n’obéissent à aucune base tarifaire. Les textes ne prévoient ni
un pourcentage ni une somme clairement définie qui revient à la sécurité d’y participer c’est à
dire manque de la nomenclature des actes médicales.

Gratuités totales des actes médicaux :

Il faut juste rappeler que la loi sur la médecine proclamée gratuite, a fait que tous les
actes prodigués dans les établissements publics de santé sont fournis sans aucune discrimination
pour toutes les catégories de personnes.

L’absence des tarifs de soins a créé d'abord le problème de la connaissance des coûts
de soins en milieu hospitalier qui peuvent servir de référence et de contrôle de gestion. Aussi
il est devenu très difficile de connaître les dépenses que couvre réellement ce forfait en
matière de soins, le résultat est une désarticulation totale entre les sommes allouées et les
services de santé réellement prodiguée aux assurés sociaux et leur ayants droits.

La détérioration de la qualité des soins à obliger beaucoup d'assurés de se tourner vers


le secteur privé, ce qui a créé un double financement pour l’organisme de la sécurité sociale ;

39
LAMRI, LARBI. Problématique du financement de la santé en Algérie, édition savoir et compétence
n°2.L’E.F.P.M. de MASCARA, p.110.

36
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

le premier pour les établissements publics de santé et le second pour le remboursement des frais
des assurés auprès du secteur privé.

Enfin la situation financière de la CNAS est devenue plus critique après 1993 où les
pouvoirs publics ont affiché une volonté politique de réformer le financement de la santé.

Cette réforme signifie clairement que l'état ne peut plus continuer à prendre en charge
les nombreuses actions liées à la prévention, la formation, la recherche et la santé des
personnes nécessiteuses. 40

II.1.3- Les ménage

Les ménages contribuent au financement de la santé en réglant aux établissements de


santé les frais de soins et de séjours prodigués, en tout ou une partie. La participation des
ménages peut prendre différentes formes principalement: le ticket modérateur, forfait hospitalier
et dépassement d’honoraire.

Le ticket modérateur correspond à la partie des dépenses de santé qui reste à la charge
de l’assuré (du ménage) après le remboursement de l'Assurance Maladie.

Les paiements directs des ménages sont des paiements versés directement parle patient
au prestataire de santé ; les fonds ne sont donc pas centralisés par un intermédiaire
financier. La participation financière des usagers dans les établissements publics de santé sont
une forme de paiement direct des ménages. Les co-paiements qui sont versés par les membres
d’un régime d’assurance maladie lorsque celui-ci ne rembourse que partiellement les services
de santé payés par ses membres sont une autre forme de paiement direct. Enfin, des paiements
directs sont aussi versés aux prestataires de santé privés par les individus qui ne sont couverts
par aucune forme d’assurance maladie.

La participation des ménages au financement sont aussi les paiements directs pour des
soins et services de santé soit pour la totalité des coûts des soins soit sous forme de ticket
modérateur (tout ce qui n’est pas pris en charge par les régimes de couverture médicale), ce

40
LARBI, Lamri. Le système de sécurité sociale en Algérie une approche économique, édition office des
publications universitaires (OPU), 2001, p.63

37
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

qui contribue au recouvrement d’une partie des coûts financiers des prestations publiques et
privées.

II.1.3.1- Inflation et effets sur le ticket modérateur

Depuis 1974, date de promulgation de la médecine gratuite, les taux de


remboursement étaient pratiquement inexistants d'une part, la domination du secteur public
dans la distribution des soins caractérisés par la gratuité totale des actes de soins et de
prévention, d'autre part le nombre de praticiens privé était très réduit et les services qu'ils
offraient aux clients était très limitée regroupant principalement les services de consultation et
de soins généraux.

L'ouverture du secteur privé « officiellement » à travers les textes de 1982, s'est


traduite par une orientation d'une large demande de soins du secteur public vers le secteur privé.
Cette demande est qualifiée d'abord « d'importante » par le nombre d'actes de soins demandés
et « rémunérée » parce qu'elle est prise en charge financièrement par les individus eux-mêmes.
Dans cette situation, au moment même où les principaux facteurs économiques affichent des
difficultés de financement, l'état institut par la loi du 12 juillet 1983, un ticket modérateur de
20 % à la charge des assurés sociaux sur l'ensemble de soins.

En d'autres termes, la sécurité sociale rembourse 80 % des dépenses des actes


professionnels et des médicaments. Ce taux est considéré comme une contribution financière
des assurés aux dépenses médicales, l'objectif est triple :

D'abord, essayez de maintenir le rythme de la croissance globale des dépenses à un certain


niveau, par ce que les chiffres expriment déjà une croissance vertigineuse pour lesquelles
l'état et la sécurité sociale mobilisent des sommes considérables.

Puis agir sur les dépenses privées des soins (limiter le recours au secteur privé) pour
atténuer la consommation même des ménages, et agir sur le phénomène de la
« Demande induite ».

En effet, comme toute procédure publique, des exonérations du ticket modérateur sont
prévues pour certains actes professionnels, pathologie, catégories de personnes …etc.

38
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

Actes professionnels :

Parce qu'ils sont considérés comme très coûteux et dont le remboursement risque de
traduire des effets financiers dangereux pour le compte de la sécurité sociale.

Ils sont donc exonérés du ticket modérateur, les personnes ayant subi des actes
suivants :

- Les actes professionnels affectés d'un coefficient égal ou supérieur à K50.

- Les frais engagés suite à la fourniture du sang, plasma ou de leurs dérivés.

- Frais de placement des enfants prématurés en couveuses.

- Lorsque la durée d'hospitalisation est supérieure à 30 jours.

- Frais concernant les grands appareillages d'orthopédie, de réadaptation


professionnelle... Etc.

- Les frais médicaux engagés au-delà du quatrième mois d'interruption de


travail lorsque le traitement nécessite une cessation de travail supérieur à un trimestre.

Les affections particulières :

Il s'agit des affections qui sont souvent de longue durée, ces types de maladies sont
définis par les textes de la sécurité sociale, par exemple : les maladies cancéreuses, les
hémopathies, la tuberculose ...Etc.

Les situations particulières des assurés et de leurs ayants droits

Ils sont donc exonérés du ticket modérateur les catégories suivantes :

- Les titulaires d'une rente d'accident de travail ou de maladies professionnelles


dont le taux d'incapacité est égal ou supérieur à 50 % ;

- Les titulaires d'une pension d'invalidité ou de retraite substituée à une pension


d'invalidité égale ou inférieure au S. N. M. G ;

39
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

- Les titulaires d’une pension de retraite de réversion dont le montant est


égal ou inférieur au SNMG ;

Il est clair que le ticket modérateur a un rôle de régulateur, mais au fil des années, son
application a démontré qu’il n’a pas rempli pleinement son rôle dans le système d’assurance
Algérien et des limites économiques sont à dévoiler :

Limites économique :

La question est de savoir aujourd'hui si les 20 % sont une proportion suffisante aux
remboursements (des médicaments surtout) vu la cherté des prix d’une part et en rapport avec
le taux de cotisation des assurés d’autre part. Autrement dit, puisque la demande de
remboursement s'accélère pour des raisons très variables ; démographique, pathologique …
Etc., le problème est de savoir si le taux de cotisation est suffisant pour couvrir l'ensemble des
demandes, surtout que la base « de cotisation » a nettement régressé par l'effet des privatisations
des entreprises publiques.

II.2- Les contraintes et dysfonctionnements au sein des établissements


publics de santé

Les établissements publics de santé en Algérie présentent des contraintes et


dysfonctionnements communes aux différentes catégories d’établissements (CHU, EPH, EHS,
EPSP), certains sont spécifiques aux EPH. Ces contraintes et dysfonctionnements font que le
rôle de l’hôpital est quelquefois mitigé en raison de contraintes internes (mauvaise gestion….)
et externe (liées aux problèmes de financement….). Les contrainte et dysfonctionnements
cités ci-dessous ont été tirés du rapport préliminaires du conseil national de la réforme
hospitalière41.

41
Ministère de la santé, de la population et de la Réforme Hospitalière, «Rapport préliminaires du conseil
national de la réforme hospitalière : Les préalables et les actions urgentes », 10 novembre 2014, www.santé.dz.

40
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

II.2.1- Les contraintes et dysfonctionnements liés au financement

Les questions liées au financement sont sans doute parmi les plus importantes
notamment en matière de santé, car la santé n’a pas de prix mais il a un coût.

Le système de santé en Algérie souffre de nombreux dysfonctionnements dus au


manque de moyens financiers. En effet, Les budgets des établissements publics de santé n’ont
pas cessé de baisser depuis 1987. Cette baisse sensible des ressources s’est traduite par une
dégradation importante des conditions de fonctionnement des structures de santé.

De plus, l’établissement public de santé doit répondre à toutes les dépenses de


fonctionnement et d’investissement en puisant dans les budgets alloués par la tutelle. Les
dysfonctionnements et les contraintes subies en conséquence de cette situation peuvent être
résumés comme suit :

Allocation et répartition des ressources financières inadaptées et insuffisantes ;


Budgets des hôpitaux non négociés, ces derniers sont fixés proportionnellement aux
budgets des années précédentes ;
Endettement important ;
Absence de maitrise des coûts et des dépenses.

Afin de remédier à ces dysfonctionnements, le ministre de la santé a inscrit la réforme


hospitalière parmi ses plans d’action prioritaire. Le MSPRH dans le cadre d’un partenariat
avec l’Union Européenne a inscrit un mouvement de réformes dont certains axes sont au stade
de l’étude.
Le partenariat Algéro-Européen baptisé : programme d’appui au secteur de la santé
abrégé en « PASS», a pour objectif général de soutenir le Ministre de la Santé, de la
Population et de la Réformes Hospitalière « MSPRH » dans ses efforts visant à améliorer les
instruments de pilotage du secteur de la santé en Algérie.

41
Chapitre II Organisation et ressources financières d’un établissement public de santé
en Algérie

CONCLUSION

La participation des différentes sources de financement des établissements publics de


santé, a sensiblement changé depuis les années 70, dont on constate une régression de la
participation de l’Etat en faveur de la sécurité sociale en première position, et en faveur des
ménages qui se voient contraints de payer une partie de plus en plus importante des frais de
leurs soins de santé, à ce stade un problème d’équité commence à être soulevé en Algérie en
matière d’accès aux soins.

En effet chaque année, la contribution de la sécurité sociale est fixée par le ministère
des finances de façon forfaitaire, sans prise en compte du coût pour les établissements lié à la
prise en charge de patients assurés sociaux.

En réalité, les modalités de partage du financement entre l'Etat et la sécurité sociale


tiennent essentiellement compte des besoins de financement, tels qu’exprimés par les
établissements de soins, et des capacités contributives de chacun des deux financeurs. Ceci
explique que l'on observe des variations importantes au cours du temps sans lien avec
l'évolution des effectifs couverts par les deux financeurs.

Le partage du financement est rendu encore plus complexe et opaque par le fait
qu’une partie des démunis sont pris en charge par la CNAS moyennant une cotisation forfaitaire
versée par l'Etat.

A cet effet le financement des établissements publics de santé a aujourd’hui


d’avantage besoin d’engager une réforme profonde dont le contenu devrait être
essentiellement lié aux sources de financement des soins.

42
Chapitre III
L’application du logiciel 3COH au
sein de l’EPH AZAZGA

1
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Nous avons pu voir et présenter dans les chapitres précédents le cadre théorique et
conceptuel de système triple comptabilité hospitalière dans les établissements publics de
santé en Algérie, ainsi que son organisation et son fonctionnement.

Au cours du présent chapitre, nous allons se focaliser en particulier sur le système


triple comptabilité hospitalière en Algérie. Nous avons choisi dans le cadre de ce travail
l’établissement publique hospitalier d’AZAZGA (EPH d’AZAZGA). L’étude menée au
sein de l’EPH et plus exactement au niveau de centre de calcul des coûts de
l’établissement, nous a permis de faire une confrontation avec la réalité de la pratique du
logiciel 3COH au sein de ce dernier dont nous avons essayées de vérifier nos objectifs,
de tirer les limites et les dysfonctionnements de l’étude, ainsi de répondre et de valider la
problématique énoncée au départ.

Ce chapitre est structuré en 03 sections qui se découlent comme suit :

Section 01 : Présentation du cadre méthodologique de l’étude.

Section 02 : Evolution et mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière au sein


de L’EPH d’AZAZGA.

Section 03 : L’application du système 3COH dans le calcul des coûts de prise en charge
des malades au sein l’EPH d’AZAZGA.

80
44
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-1 Présentation du cadre méthodologique de l’étude :

La présente section portera sur la présentation de cadre méthodologie de recherche. De


ce fait nous allons faire un rappel sur la structure de notre travaille et les objectifs, ainsi une
présentation de l’étude qui sera basé sur l’EPH d’AZAZGA dont son organisation et ses
effectifs…etc.

III-1-1 Méthodologie de recherche :

Pour mieux appréhender et expliquer l’intérêt de mettre en place le système de triple


comptabilité hospitalière basé sur le logiciel « 3COH » dans le calcul et l’analyse des coûts
au niveau des établissements de santé en Algérie, nous avons utilisé la méthode qualitative
de recueille et d’analyse des données. Ce dernier est définit comme : «La recherche
qualitative est parfois définie en référence ou en opposition à la recherche quantitative. Elle
ne cherche pas à quantifier ou à mesurer, elle consiste le plus souvent à recueillir des
données verbales (plus rarement des images ou de la musique) permettant une démarche
interprétative. C’est un terme générique qui regroupe des perspectives diverses en termes

de bases théoriques, méthodes, techniques de recueil et analyse des données»1

Notre recherche est de nature qualitative se base sur des notions théoriques fondées sur
des recherches bibliographiques, ainsi des données collectées sur le terrain par la méthode
d’étude de cas. Dans cette recherche nous avons adopté une visée compréhensive et
descriptive, dans le but d’atteindre notre objectif de recherche.

Pour une bonne validité de l’étude nous avons choisir la méthode d’étude de cas
réaliser au sein de L’EPH d’AZAZGA. Cette méthode peut être définit comme suit : « le
terme étude de cas, traduit de l’anglo-saxon, case study, est utilisé en France dans des sens
différents selon le contexte. En science humains et sociales. Il renvoie à une méthode
d’investigation à visée d’analyse de et de compréhension qui consiste à étudier en détail
l’ensemble des caractéristiques d’un problème ou d’un phénomène restreint et précis tel
qu’il s’est déroulé dans une situation particulière, réelle ou reconstituée, jugée

représentative de l’objet à étudier »2.

1
AUBIN-AUGER, Isabelle. MERCIER, Alain et al. Introduction à la recherche qualitative. La revue
française de médecine générale, 2008, Vol. 19, N° 84, p143.
2
DAHAK, Abdennour. kARA, Rabah. Op.Cit,p, 88.

81
45
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Notre travail consiste à essayer de comprendre l’intérêt de mettre en place le


système de triple comptabilité hospitalière basé sur le logiciel « 3COH » dans le calcul
et l’analyse des coûts au niveau des établissements de santé en Algérie.

III-1-1-1 Le choix de recueil des informations :

La collecte des données s’est déroulée sur deux niveaux : le cadre conceptuel et le
cadre empirique, qui nous permettrons d’obtenir un maximum des informations. Les données
recueillies ont été transcrites et traitées à l’aide d’une analyse de contenu, qui nous
permettrons de déceler les causes plausibles du problème, et de les analyser, elle nous
permettons aussi de comprendre et de d’écrire notre thème.

Cette analyse « est une technique indirecte d’investigation scientifique utilisée sur des
productions écrites, (…), provenant d’individus ou de groupe, dont le contenu ne se présente
pas sous forme chiffrée, qui permet de faire un prélèvement soit quantitatif, soit qualitatif en

vue d’expliquer, de comprendre et de comparer»1.

III-1-1-2 Le choix de l’outil

Afin d’attendre notre objectifs de recherche nous avons choisir de réaliser des
entretiens dit non-directif, qui sont défini comme suit : « l’entretien non directif a ceci de
caractéristique que l'enquêteur ne pose à la personne qu'il interroge qu'une seule question
directe, "la consigne" ; le reste de ses interventions a seulement pour but d'encourager la
personne interviewée à enrichir et approfondir sa réponse. L'appellation "entretien non
directif" vient de Carl Rogers et de la pratique thérapeutique qu'il a mise au point, le
counseling4 • Mais la technique, elle, a été élaborée lors de l'enquête de la Western electric,

une "recherche-action" qui visait à accroître la productivité dans cette entreprise »2.

1
Ibid ,p ,125
2
Ibidem

82

46
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-1-2 Présentation de l’EPH AZAZGA

L’hôpital MEGHENEM LOUNES D’AZAZGA, en structure stable est d’une capacité de


259 lits, conformément à l’arrêté Ministériel N° 73 du 10.05.2015 portant création des
services et leurs unités constitutives au sein de l’établissement hospitalier d’AZAZGA. Il
est classé à la catégorie B.

III-1-2-1 Circonscription géo-sanitaire :

L’établissement est Situé sur la route nationale N°12 ; axe routier desservant les
Wilayas : Béjaia, Sétif, jijel et Bordj-Bou Arreridj. Il est à une distance de 45 km du chef
lieu de la wilaya de tizi -ouzou et a une altitude de 600m par rapport au niveau de la mer.

Superficie: 26 622m2, Surface bâtie : 4835m2

III-1-2-2 Couverture sanitaire :

L’établissement public hospitalier d’AZAZGA couvre 03 daïras soit 185 453 habitants

✓ Daïra d’AZAZGA : répartie sur 05 communes ;


✓ Daïra de BOUZEGUENE : répartie sur 04 communes ;
✓ Daïra de MEKLA : répartie sur 03 communes ;
✓ Daïras limitrophes: (AZZEFOUN-ADEKAR- OUAGUENOUN).

III-1-2-3 Capacité de l’établissement :

L’établissement public hospitalier MEGHENEM LOUNES est d’une capacité de 259


lits technique dont 194 lits organisés, implanté dans la commune d’AZAZGA et doté de :

✓ 04 services d’hospitalisations ;
✓ 01 Service urgences médico-chirurgical ;
✓ 01 SERVICE de néphrologie et d’hémodialyse ;
✓ 01 laboratoire central ;
✓ 01 PTS ;
✓ 01 service radiologie ;
✓ 01 bloc opératoire doté de 4 salles opératoires dont une salle réservée aux
urgences.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-1-2-4 Services hospitalisations :

III-1-2-4-1 Le service de médecine interne :


D’une capacité de 60 lits est doté de 04 unités fonctionnelles :
✓ Unité Femme d’une capacité d’hospitalisation de 30 lits dont 4lits sont
destinés à l’Unité pénitentiaire ;
✓ Unité Homme d’une capacité d’hospitalisation de 30 lits ;
✓ Unité d’exploration fonctionnelle comprenant :
- Salle d’endoscopie digestive ;
- Salle d’endoscopie bronchique et EFR ;
- Salle d’Echo cardiologie et ECG ;
- Salle d’hématologie → n’est pas encore opérationnelle.
✓ Unité d’Oncologie Médicale → n’est pas encore opérationnelle faute
d’espace.

Par ailleurs le service de médecine occupe une place importante dans l’activité
hospitalière au sein de l’établissement. Il prend en charge une multitude de pathologies
chroniques et relevant souvent de la gériatrie.

III-1-2-4-2 Service de pédiatrie :


D’une capacité de 38 lits, est doté de 02 unités: pédiatrie, et
Néonatalogie qui prend en charge les pathologies suivantes :
✓ Diabète ;
✓ Affections neurologique chez l’enfant ;
✓ pathologies pulmonaires (aigues et chroniques) ;
✓ cardiopathies ;
✓ Ictère ;
✓ Convulsion ;
✓ IRA ;
✓ Infection rénale (GEA….) ;
✓ Gastro-entérologie ;
✓ Infection néonatalogie ;
✓ Prématurité ;
✓ Souffrance fœtale.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-1-2-4-3 Le service de chirurgie :


D’une capacité de 50 lits, est doté de 02 unités, hommes et femmes, ainsi
qu’une unité de traumatologie orthopédie; il prend en charges les pathologies
suivantes :
✓ Chirurgie viscérale :

- Chirurgie Abdominale (vésicule, Hernies…etc.) ;


- Urgences chirurgicales (perforation d’Ulcère, occlusion, appendicite, …etc.)
:
- Brûlures ;

✓ Chirurgie orthopédique et traumatologie (urgences et froid)


✓ Neurochirurgie (urgences et froid)
✓ CCI (urgences et froid)
✓ ORL
✓ Petite chirurgie.
III-1-2-4-4 Le service gynéco –obstétrique :
D’une capacité de 50 lits, est doté de 02 unités maternité et gynécologie; il prend
en charges les pathologies suivantes :
✓ Unité obstétrique :
- Salle prés travail : Accouchement/les urgences obstétricales, Les
césariennes d’urgences, ERCF / les échographies
- Poste Partum : Vaccination à la naissance, Contraception en poste partum.
✓ Unité de gynécologie :
- Les urgences gynécologiques : ABRT, infection gynécologique, menace
ABRT, MAP...ect.
- Poste opératoire (césariennes, ADF, kystoctomie, Myomectomie…)
✓ Consultation de Gynécologique Obstétrique :

A raison de quatre(04) fois par semaine, assurées au niveau du service .

- Obstétrique :
• suivi de grossesses en collaboration avec polyclinique ;
• suivi de GHR ;
• préparation des malades à programmer.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

- Gynécologie :
• les différentes affections gynécologiques : troubles du cycle ;
• Manométrique ;
• préparation des malades à programmer pour kyste ;
• fibrome, ADF ;
• infections gynécologues ;
• contrôle du poste opératoire après 01 mois.

III-1-2-4-5 Unité d’urgences médico- chirurgicales :

D’une capacité de 12 lits, est dotée de 02 unités: urgence de chirurgie et urgence de


médecine; elle prend en charge toutes les urgences médicales et chirurgicales. On peut citer
les plus fréquentes :

✓ Les urgences médicales :

- Douleurs ;

- Pic hypertensif et complication à savoir l’OAP ;

- Syndrome coronarien aigu(angine de poitrine, IDM) ;

- Décompensations cardiaques ;

- Détresses respiratoire ;

- Etat de chocs, état comateux ;

- AVC (Accident vasculaire cérébral) ;

- Diabète et ses complications ;

- Effets secondaires de la chimiothérapie (déshydratation, dénutrition…) ;

- Urgences d’hématologie ;

- Urgences pédiatriques ;

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

✓ Les urgences chirurgicales :


- Appendicite ;
- Péritonite ;
- Abcès ;
- Pneumothorax.
✓ Les urgences de traumatologie :
- Poly traumatismes ;
- Fractures du col du fémur.
✓ Les urgences neurochirurgicales :
- Traumatisme crânien avec complication ;
- AVC hémorragiques.
✓ Les urgences gynécologiques :
- Métrorragie sur grossesse ou autres ;
✓ Les urgences Néphrologiques :
- Etat d’urémie ;
- Insuffisances rénales chroniques ;
- Insuffisances rénales aigues ;
- Infection du tractus urinaire ;
- Maladies rénales.

III-1-2-4-6 Service néphrologie et hémodialyse :

Est d’une capacité de 14 lits, et dotée de 14 générateurs; elle prend en charges :

✓ Dialyses ;
✓ Insuffisance rénale chronique au stade terminale ;
✓ Insuffisance rénale aigue secondaire à différentes pathologies ;
✓ Pose des abords vasculaires centraux (KT Fémoral, KT jugulaire, KT en sous-
clavière).
✓ Surveillance des fistules artério-veineuse ;
✓ Surveillance biologique périodique des malades dialysés ;
✓ Prélèvements d’urgences afin de décider d’éventuelles séances d’urgences ;
✓ Consultations spécialisées des malades en insuffisances rénales au stade
préterminal (en moyenne 10malades/jour).

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

✓ Consultation spécialisée des malades en urgence relevant de la pathologie


néphrologique (syndrome néphrotique, néphropathie-lupique, néphropathie-
diabétique…etc.). Ces malades sont adressés au CHU pour une ponction biopsique
rénale afin de continuer la prise en charge thérapeutique, au retour ces malades sont
hospitalisés au niveau de service de médecine interne de l’EPH.

III-1-2-5 Plateau techniques :

III-1-2-5-1 Laboratoire central :

Prend en charge les examens suivants :

✓ Hématologie ;
✓ Sérologie ;
✓ Bactériologie ;
✓ Biochimie.

III-1-2-5-2 Poste de transfusion sanguine :

✓ Unité de collecte ;
✓ Distribution intra-hospitalière ;
✓ Distribution extrahospitalière.

III-1-2-5-3 Radiologie :

Prend en charge les examens :

✓ Radiologie fonctionnel ;
✓ Echographie ;
✓ Scanner.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-2 Evolution et mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière


au sein de L’EPH AZAZGA

Dans cette section, on présente l’évolution du système 3COH depuis sont installation à
l’EPH d’AZAZGA à nos jours (de l’année 2012 à 2017) , et après on exposera les conditions et
les étapes de mise en œuvre du système 3COH suivant un ordre bien précis à travers la
présentation du service « centre de calcul », ces équipements notamment la sensibilisation des
personnels et leurs programmes de formations .

III-2-1 Evolution d’exploitation du système 3COH :

L’EPH d’AZAZGA a adopté le système informatisé de comptabilité de gestion 3COH


depuis le 1èr janvier 2011, date de la mise envergure de ce système.

En effet, le parcoure de déploiement de ce système peu être résumé par les grandes lignes
suivantes :

➢ 25/08/2010 : envois de la DSP du courrier N°0522 émanant du MSPRH du 18/08/2010 relatif


à la comptabilité de gestion pour exécution et application stricte de son contenu, dans lequel
on trouve 8 annexes :
- Présentation du projet ;
- Liste des 300 établissements concernés ;
- Les spécifications du centre de calcul ;
- Les spécifications techniques du matériel informatique ;
- Données à préparer en vue du démarrage du système ;
- Planning de formation ;
- Document relatif à l’explication de la triple comptabilité hospitalière ;
- Fiche relative au groupe de projet.
➢ Septembre 2010 :
- Achats des équipements informatiques demandés (un montant estimé de
1 414 046.08 DA), a pour objet l’installation du centre de calcul avec un réseau
informatique locale ;
- Définition de l’équipe de projet ;

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

- Travail de sensibilisation et d’explication du projet aux services concernés par la


gestion de l’hôpital (économat, pharmacie, services financiers, services comptables…)
;
- Début de la collecte des informations nécessaire à la réalisation du bilan de
l’établissement, et à la création d’une base de données informatique ;
- Début de la formation de l’équipe de projet par les consultants PRESENCE
INTERNATIONAL ;
- Installation du système informatique 3COH et la création le centre de calcul (8 postes
au départ) ;
- Fin des opérations d’importation des données relatives aux stocks et bilan financier
de l’établissement dans le système.
➢ 01 janvier 2011 :
- Début de saisie des opérations de stock (entrées/sorties+factures) des différents
services au centre de calcul ;
- Préparation fichier d’inventaires pour l’importation dans le système ;
- Pendant ce temps la pharmacie travaille sur deux systèmes EPIPHARM au niveau de
la pharmacie et 3COH au centre de calcul.
➢ 30 mars 2011 :
- Envoie du courrier du MSPRH pour des recommandations pour assurer la pérennité
du projet et dans lequel figure un point sur l’abandon des applications informatiques
obsolètes.
➢ 04 avril 2011 :
- Envoie d’un courrier rectificatif par rapport au point de l’abondant des applications
obsolètes cités précédemment.
➢ 12 janvier 2012 :
- Envoie d’un autre courrier pour adoption du système 3COH module relatif à la
gestion des produits pharmaceutiques et place du logiciel EPIPHARM ;
- Décentralisation des postes de la pharmacie au nombre de 03 et travail à temps réel;
arrêter de travailler avec l’application EPIPHARM.
➢ Mars 2012 :
- Importation du fichier d’inventaires validé après une grande opération de réforme ;
- Travail complet du système à temps réel.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

➢ En 2015 :
- début du contrat de maintenance avec le consultant à la charge de l’établissement.
➢ En 2016 :
- Exploitation du module PERSONNEL pour la gestion des congés et mouvements du
personnel ;
- Création un poste de surveillance informatique du logiciel 3COH.
En 2017 : L’application des modules suivant du logiciel 3COH

- Gestion des stocks des services (pharmacie décentralisée du centre de calcul) ;


- Gestion des achats et suivis des dettes ;
- Gestion des consommations ;
- Gestion des immobilisations ;
- L’inventaire complet des équipements de l’établissement est recensés et introduit dans
le système, il est gérée actuellement par une informaticienne au centre de calcul dans
l’attente la création d’un bureau des inventaires ;
- Comptabilité analytique (poste décentralisé) ;
- Vente régie.
- Comptabilité budgétaire (paiements et mandatements avec un poste décentralisé au
bureau de l’économat) ;
- Comptabilité générale ;
- Système paye (constatations sous forme d’OD uniquement) ;
- Ressources humaines (gestion des congés et mouvements du personnel) ;
- Tableau de bord.
➢ Septembre 2017 :
- Envoie de courrier de redynamisation du système. L’EPH d’AZAZGA fait parti des
sites pilote ; un renforcement de l’équipe de travail a été instauré par le directeur pour
combler le retard de certaines opérations notamment celles relatives aux opérations
budgétaires.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-2-2 Les conditions de mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière :

III-2-2-1 Présentation du service « centre de calcul » :

Le centre de Calcul de l’EPH d’AZAZGA a été mis en place en Septembre 2010.

C’est est un nouveau service adopté dans l’organigramme des hôpitaux, ce dernier est mis en
place sous la responsabilité du directeur. Le centre de calcul est une salle spécialement
aménagée et équipée des équipements informatique et un serveur dans lequel le logiciel 3COH
est installé.

Le centre comporte un serveur ; six (06) postes de travail ; un poste de saisie destiné aux
opérations de la pharmacie ; un poste de travail aux opérations de gestion des stocks, un poste
pour produits pharmaceutiques ; un poste de travail attribué aux services comptabilités ; un
poste de travail mis à la disposition de la comptabilité analytique (calcul des coûts) ; un poste
destiné à la gestion et à la maintenance du réseau informatique et un poste alloué à la direction
de l’établissement pour consultation du tableaux de bord de l’établissement.

le centre de calcul appelé aussi le centre de traitement des données est un espace géré par
une équipe, composée d'au moins de trois personnes ,sous la responsabilité du chef d'équipe
ayant des connaissances requises en matière de gestion (gestionnaire), un comptable et un
informaticien, désignés par le directeur de l'établissement.

L'accès au centre de traitement des données doit être sécurisé et limité, seules les
personnes autorisées ont le droit d’accéder aux fonctionnalités déterminées auparavant. Les
opérations de saisie et de transfert des données vers le centre de traitement des données peuvent
s'effectuer à partir des services et/ou structures producteurs des données de base.

L’équipe de projet est constituée au moins de 3 personnes :

➢ Le gestionnaire :

C’est le contrôleur, il doit veiller au respect de la réglementation et des procédures , dans


la mission principale consiste à maintenir le lien de communication permanent avec la direction
générale et les services utilisateurs.

C’est le premier responsable de la gestion permanente du fonctionnement du système.


Il doit assurer les taches suivantes :

92
56
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

- Définir des procédures de communication avec les services utilisateurs ;


- Organiser et animer au moins une fois par semaine, une séance de travail avec les
membres de l’équipe de projet, pour exposé tous les dysfonctionnements au niveau des
services et la recommandation des solutions ;
- Remettre chaque fin de la semaine au directeur un compte rendu détaillé, comporte
tous les éléments sur état d’avancement des travaux au niveau du centre de calcul ;
- Assurer la bonne transmission des données des différente services vers les services
utilisateurs ;
- Organiser, et éventuellement animer, des séances de formation au profit des services
utilisateurs ;
- Maintenir un contact permanent avec les services utilisateurs et s’enquérir de leur
degré de satisfaction ;
- Veiller à maintenir des bonnes relations avec les fournisseurs des outils de gestion du
système d’information : matériel, logiciel et autres accessoires
- Assurer la visite périodique de ces fournisseurs dans le cadre d’une gestion préventive
des incidents
- Vérifier, en collaboration avec les autres membres de l’équipe de projet, le respect par
le logiciel 3COH des termes du « décret exécutif n0 09-110 du 7 avril 2009 fixant les
conditions et modalités de tenue de la comptabilité au moyen de SI ».
- Prendre toute mesure utile pour faciliter la communication entre les différents acteurs
du système d’information : Direction Générale, services utilisateurs, équipe de projet,
personnel affecté à la saisie des données, concepteur du logiciel, fournisseurs de
matériel et d’autres logiciels.
➢ Le comptable :

Le comptable est charger principalement de contrôler la cohérence et la fiabilité des


données et dans le cadre du nouveau système de comptabilité informatisée de gestion, le rôle
des comptables de l’établissement va changer de façon importante, la majorité des tâches
routinières et répétitives étant maintenant prises en charge par le logiciel.

93
57
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

La mission du comptable, membre de l’équipe de projet, consistera à :

- Réaliser quotidiennement le contrôle sur la cohérence des données gérées par le


système ;
- former les utilisateurs, notamment les membres du service de la comptabilité, aux
principes des méthodes du nouveau système comptable;
- vérifier la conformité du paramétrage du système (plan comptable, journaux, plan
budgétaire) avec les spécificités propres de l’établissement et la réglementation en
vigueur ;
- gérer, au profit des services utilisateurs, les fichiers des tiers (clients, fournisseurs,
salariés) ;
- Assurer du non redondance des données ;
- Procéder, à chaque fin de mois, à la centralisation des journaux auxiliaires ;
- Production des états de synthèse de chaque mois ;
- Transmission des documents de synthèse dûment validé une copie au Directeur
général, une autre copie au niveau des services comptable ;
- Signaler à l’informaticien tout disfonctionnement d’ordre technique du système.

➢ L’informaticien :

Devenu maintenant « gestionnaire du système d’information » qui doit assurer sécurité et


confidentialité des données tout en veillant à optimiser les performances des outils matériels et
logiciels.

- Assurer le bon fonctionnement du système et du matériel dans des conditions


optimales de sécurité et de confidentialité des données ;
- Installation des versions mises à jour du logiciel ;
- Gestion du profil des usagers (noms, droits d’accès) dans le système 3COH : Cette
gestion doit être faite avec la participation des autres membres de l’équipe de projet,
l’identification des usagers et de leurs habilitations devront être communiquées au
Directeur Général et doit être révisées périodiquement (au moins une fois par mois)
;
- Définir avec les autres membres de l'Equipe, les procédures de travail manuel en
cas de panne majeure du système ;

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58
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

- Identifier les utilisateurs du système et communiquer leurs autorisations au chef de


l'Etablissement ;
- Prendre en charge les problèmes techniques ;
- Tenir à jour un registre des incidents techniques et/ou un support informatique
dans lesquels seront consignés ces incidents ;
- Résoudre les problèmes techniques n'ayant aucune incidence sur l'organisation ou
la fiabilité de la base de données ;
- Identifier, en collaboration avec les autres membres de l'Equipe, les besoins

nouveaux des services et/ou structures utilisateurs1.

III-2-2-2 Les équipements :

Lors du stage pratique, on a constaté que tous les moyens matériels sont actuellement
disponibles. Ainsi, le Centres de Calculs de l’EPH d’AZAZGA dispose de plusieurs ordinateurs
connectés à un serveur général (sous la responsabilité du chef de Centre de Calcul). Le directeur
aussi dispose d’un ordinateur connecté directement au Centre de Calcules, ce qui est facilite le
suivi de l’état d’avancement de la phase de mise en œuvre du système 3COH, ainsi qu’une
bonne vision de l’état réel de l’hôpital à tous moment (notamment le suivi de la situation
financière).

III-2-2-3 La sensibilisation :

A propos du degré de sensibilisation du personnel, le rapport du constat de l’EPH montre


qu’il y a une grande volonté du personnel pour améliorer leurs connaissances dans la maîtrise
de ce système, ainsi que un environnement de communication et le partage des informations et
le savoir-faire entre les personnes est favorable, ce qui permettre de la création une base de
données fiable, ainsi que de développé un système d’information indispensable pour l’EPH.

III-2-2-4 La formation du personnel :

La formation du personnel (informaticien, le comptable et le gestionnaire) est repartie en


3 cycles de quelques jours pour chacun. La durée est insuffisantes pour la métrise du

1
Arrêté interministériel du 6 Moharram 1436 Correspondant au 30 octobre 2014 fixant les modalités
d'application du système informatisé de comptabilité de gestion au sein des Etablissements publics de
santé ainsi que la liste des Etablissements concernés par la mise en œuvre de ce système. p28

95

59
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

logiciel avec toutes ces composantes dans un laps de temps, il aurai due de former le personnel
avant la mise en œuvre de ce système.

III-2-3 Les étapes de mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière :

III-2-3-1 La collecte des données :

Dans cette étape, le centre de calcul est chargé de collecter l’ensemble des transactions
effectuées au sein de l’EPH dans les différents services administratifs et médicaux. Dans une
première étape, le chef du centre de calcul va demander aux chefs des autres services
l’inventaire physique qui est l’état des stocks réels en quantité et en valeur de la fin de l’année
2016 c.-à-d. la situations arrêtée au 31 décembre 2016, l’administrateur clôture tous les modules
afin d’établir les différents états de l’exercice en cours pour commencé l’exercice de l’année
2017 .

III-2-3-1-1 Le module gestion des stocks :

Dans cette étape le centre s’occupe de la Production des états (pour chaque magasin,
famille, et sous-famille) :

-L’état des stocks (en quantité et en valeur) ;

-La liste des articles et journaux et distribution comptable associées.

A la fin de la production il faut procéder à la Validation (cachet et signature du chef de service)


des états produits.

III-2-3-1-2 Le module achats :

-Production des états relatifs aux dettes : la balance fournisseurs ; le tableau nominatif des dettes
et le grand livre des fournisseurs ;

-Production des journaux : les commandes ; les réceptions (éventuellement par fournisseur) et
l’achat avec distribution comptable ;

-Etats relatifs aux achats : l’achat par article et famille d’articles ;

-Validation (cachet et signature) par les responsables des services concernés.

69
60
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-2-3-1-3 Le module budget :

-Production des états : l’état budgétaire sommaire détaillé ; l’état des engagements ; l’état des
liquidations et l’état des mandatements ;

-Validation par le service contrôle et finance (ou équivalent).

III-2-3-1-4 Le module facturation régie :

-Production des états : le journal des ventes au comptoir ; l’état des prestations par service et
l’état des encaissements ;

-Validation par le service concerné.

III-2-3-1-5 Le module consommation :

-Production des états : la consommation par service et unité ; la consommation par famille
d’articles ;

-Validation par le service fournisseur.

Lorsque le centre de calcul a terminé le traitement de cette période, passe la deuxième étape
consistant a la collecte des transactions du premier trimestre de l’année 2017.

Chaque transaction est saisie par un usager et elle alimente un journal. Une telle transaction
possède toujours les caractéristiques suivantes :

-La date (d’enregistrement), la saisie dans le système ;

- Un numéro unique pour chaque transactions ;

-Le numéro de la pièce justificative qui a donnée naissance a la transaction saisie à partir d’un
document qui est une « pièce justificative » ;

-L’identification de l’utilisateur qui est à l’ origine de chaque opération saisie dans le système.

III-2-3-2 L’enregistrement des données :

Dans cette étape le centre de calcul réalise des taches suivantes pour chaque opération
de transaction enregistrée : la saisie, la mise à jour, la validation et la centralisation.

97
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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-2-3-2-1 La saisie :

Cette tache consiste à saisir des données dans le système 3COH a partir d’un support
papier qui est une pièce justificative (Facture,…etc.)

III-2-3-2-2 La mise à jour :

De temps à autre, PRÉSENCES introduit des nouvelles fonctionnalités dans le système


qui sont nécessaire pour l’amélioration des performances du logiciel « 3COH ».On mis à jour
la base de données du système.

III-2-3-2-3 La validation :

La validation d’une transaction est l’enregistrement de celle-ci définitivement dans le


logiciel. Cela confirme que la transaction est réalisée dans la réalité, elle sera importée à l’étape
de centralisation, où elle ne peut plus être modifiée.

Il est toujours possible que l’utilisateur fait des erreurs au moment de la saisie d’une
transaction, le système 3COH offre la possibilité de corriger (de mettre à jour) toute transaction
avant qu’elle soit validée. Mais pour des mesures de sécurité et de répondre aux questions liée
a la fiabilité des données l’usager ne peux plus modifier les données d’une une opération de
transaction une fois que cette dernière a été validé. En revanche pour la rectification des erreurs
validées le directeur de l’établissement de santé doit contacter le MSPR afin de pouvoir
déverrouiller le module de la saisie validé pour réalisé des rectifications, cela prendre
généralement beaucoup de temps est entraine un retard dans l’avancement de travail.

III-2-3-2-4 La centralisation :

Une fois que toutes les données des différentes services, sont saisie et validées dans les
modules du logiciel 3 COH, le centre de calcule permettre de faire la centralisation de ces
dernières.

Le système donne d’une manière automatique les états de synthèse qui serve un tableau
de bord pour les dirigeants des établissements de santé. Le directeur dispose d’un accès a tous
les modules du système 3 COH, ce qui lui permettre de voir la situation de l’établissement, et
d’utilisé les résultats de synthèse dans les future décisions.

98

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

L’application du logiciel 3COH dans le système de calculer des coûts de soins en


Algérie est mis en place suite a l’instruction N°0522 émanant du MSPRH du 18/08/2010
relatif à la comptabilité de gestion. Cela constitue un système de réception des charges entre
les différents services de l’établissement de santé, dans le but la détermination le coût réel
de chaque service fournie au patient.

Néanmoins, la démarche méthodologique introduite a connu une exécution stricte de


son contenu dans les modalités de mis en œuvre de ce système de calculer des couts de santé
au niveau de l’EPH de AZAZGA.

A cet effet, il est important d’étudier et d’analyser les différents résultats statistiques
obtenus par l’application de logiciel triple comptabilité hospitalière des différents services,
au sein de l’EPH d’AZAZGA.

En outre, d’après les recherches effectuées au sein d’EPH d’AZAZGA, des questions
semble importante et nécessite des études plus profonde a savoir l’affectation des charges de
cet établissement ; et l’étude de calcul de coût d’une journée d’hospitalisation.

Tout cela, conduira a analysé le système triples comptabilité hospitalière appliquée en


Algérie, et de faire ressortir ses limites.

III-3 L’application du système 3COH dans le calcul des coûts de prise en charge des
malades au sein l’EPH d’AZAZGA :

Dans le cas pratique en applique La comptabilité analytique puisque elle offre au


gestionnaire des informations plus fines, en particulier les charges par destination et lui
donner des résultats telles que :

✓ Les charges de personnel de chaque service ;


✓ La valeur des médicaments consommés par chaque service ;
✓ Le coût de chaque acte médical ;
✓ Le nombre d’hospitalisations du mois dernier ;
✓ Le taux moyen d’occupation des lits de tel service;

99
63
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Ces divers résultats sont obtenus, d’une part à partir des éléments enregistrés en
comptabilité générale et, d’autre part, à partir de données saisies au niveau du module de la
comptabilité analytique : en général, les valeurs proviennent de la comptabilité générale,
alors que les quantités (nombre de journées d’hospitalisation, nombre d’actes réalisés par
service,…) sont saisies au niveau du module analytique.

Ce dernier est normalement utilisé à la fin de chaque mois, lorsque toutes les données de

la comptabilité générale ont été saisies, validées et centralisée dans logiciel 3 COH.

III-3-1 Paramétrage préalable :

La comptabilité analytique fait appel à un certain nombre de notions nouvelles qui


prennent la forme de paramètres nouveaux.

Avant de pouvoir exploiter le module ANALYTIQUE du logiciel 3COH, il est donc


nécessaire de fixer les valeurs de ces paramètres.

III-3-1-1 Les unités d’œuvre :

Dans le cas pratique on mesurera l’activité de chaque service en nombre de journées


d’hospitalisation ou en nombre de séances de consultation ou en nombre de repas servis.

Par convention, les unités d’œuvre ont un code, souvent constitué d’une lettre (lettre
clé). Exemple

✓ K est l’unité d’œuvre des activités de chirurgie ;


✓ D est l’unité d’œuvre de la stomatologie ;
✓ B correspond aux opérations de radiologie ;
✓ JH désigne les journées d’hospitalisation.

100
64
Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Figure N°02 : Table des unités d’œuvre

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA 2017

III-3-1-2 Les actes :

La production des services médicaux et médico-techniques prend la forme d’actes


(consultations, radiographies, examens,…etc.), Ces actes sont regroupés en spécialités
(Chirurgie, ophtalmologie, orl,…etc.), Le module analytique permet de visualiser ces actes.

Figure N°03: Table des actes

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA 2017

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

La partie gauche de la fenêtre présente les différentes spécialités (actes de la sage


femme, actes infirmiers,…etc.), chaque spécialité étant elle-même subdivisée en sous-
spécialités : dans l’exemple ci-dessus, la spécialité chirurgie cardiaque (de code 16) a deux
sous-spécialités : chirurgie cardiaque et chirurgie interventionnelle.

Chaque sous-spécialité comporte un certain nombre d’actes proprement dits affichés


à la droite de la fenêtre.

III-3-1-3 Les centres de responsabilité :

Dans le système 3COH le centre de responsabilité (ou « section d’analyse ») est


constitué de un ou de plusieurs services et de une ou de plusieurs unités dans ces services
(les notions de service et d’unités sont définies dans le module clients et redevables).

Un centre de responsabilité est sous l’autorité d’une seule personne, dans de nombreux
cas, centre de responsabilité et service sont confondus ; autrement dit, un centre de
responsabilité correspond à un service et à l’ensemble de ses unités.

Figure N°04 : Centre de responsabilité

Source : PRÉSENCES INTERNATIONAL, Projet 3COH: Guide de l’utilisateur, février


2010, page245.

Les charges sont imputées directement aux unités au moment de la saisie de l’opération
dans les modules de la comptabilité générale.

Exemple : la consommation de médicaments au service cardiologie, unité hommes sera


imputée à cette unité au moment de l’enregistrement de la livraison (module consommation)
des médicaments par la pharmacie à cette dite unité, il s’agit d’une charge directe, la
destination (l’unité) étant connue au moment de la saisie de la pièce.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Les charges dont la destination n’est pas connue exemple : les charges de téléphone
ou d’électricité) seront imputées à une section fictive, dite section commune.

III-3-1-4 Les classes de charge :

Elle représente la classification des charges enregistrées au niveau de la comptabilité


générale, chaque classe correspondra à une colonne du tableau de répartition des charges.

On peut définir autant de classes de charges, généralement on retrouve les classes


suivantes :

✓ Charges du personnel ;
✓ Consommation de médicaments ;
✓ Consommation de produits alimentaires ;
✓ Achats ;
✓ Autres charges.

III-3-1-5 Les tables de ventilation :

La répartition des charges peut se faire selon l’un des modes définis au niveau des
classes de charges :

➢ Au prorata des charges directes : une section A ayant consommé deux fois plus de
charges qu’une autre section B, absorbera deux fois plus de charges secondaires que la
section A
➢ Au prorata des repas consommés : Cette méthode s’applique unique aux
consommations de produits alimentaires (servant à la composition des repas), la valeur des
charges affectées à une section sera proportionnelle au nombre de repas consommés par cette
section.
➢ Selon la table de ventilation : Une table de ventilation détermine les pourcentages
de répartition à affecter à certaines sections concernées par des charges spécifiques, prenons
par exemple le cas de la consommation des gaz médicaux qui ne concernent que certaines
sections, pour cette charge, il faudra créer une table de ventilation dans laquelle figureront
les seules sections consommatrices de gaz médicaux, a chaque section, on associera un
pourcentage de la consommation globale, s’il n y a que deux telles sections A et B et que la
première consomme 80% de la consommation globale, on créera une table qui indiquera (A,
80%) et (B, 20%).

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-3-2 La saisie des données variables :

Pour procéder au calcule des couts le centre de calcule de EPH d’AZAZGA collecte
chaque fin du mois les données liées à l’activité de l’établissement à savoir :

✓ Les effectifs des services par corps à la fin du mois ;

✓ Les repas consommés pendant le mois ;

✓ La production des services médio-techniques (examens, radiographies, …) ;

✓ La production (en actes) des services médicaux.

III-3-2-1 Les effectifs des services :

Le but de la saisie des effectifs est de permettre la production de quelques résultats


relatifs aux effectifs du personnel.

Figure N°05 : Mouvement du personnel (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-3-2-2 Consommation des produits alimentaires (repas) :

Il est constitué des repas consommés pendant le mois qui vient de se terminer, les repas
peuvent être consommés par les malades, les garde-malades, le personnel de garde ou
d’autres personnes (invités, par exemple), pour chaque (service, unité).

Les pièces justificatifs de la consommation des produits alimentaires sont collectées


chaque fin du mois au niveau du service des dépenses.

Figure N°06 : Consommation de repas (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

• Les couts moyen du repas = les charges alimentaires de la période/ nombre total de
repas de la même période

Dans ce cas pratique le coût moyen du repas de mois d’octobre 2017 est de 208,82 DA.

Ce dernier calcul uniquement le coût des matières premières, il est variable d’une période a
une autres.

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III-3-2-3 Admissions et hospitalisations :

Les données des admissions et d’hospitalisations saisie sur le système 3COH sont
collectées au niveau du bureau des admissions sous formes des pièces justificatifs, le système
détermine, pour chaque unité, 2 importants paramètres de l’activité hospitalière pour chaque
mois :

Nombre de journées d’hospitalisation


DMS = × 100 Nombre des admissions

Dans l’exemple si dessus la DMS de mois d’octobre 2017 est égale à 4,82

L’interprétation de ce chiffre est de 5 jours c'est-à-dire durant le mois octobre chaque


malade hospitalisé à rester approximativement 05 nuits à l’hôpital, ce résultat varie
chaque mois.

Nombre de journées d’hospitalisation


TOM = × 100
Nombre de lits × 365 jours
Dans l’exemple si dessus la TOM de mois d’octobre 2017 est égale à 78,93 %

Cet indicateur nous indique que le pourcentage d’utilisation des lits disponibles durant le
mois d’octobre 2017 est de 78,93%.

Figure N°07: Activités d’hospitalisation (octobre 2017)

Source : logiciel 3coh de l’EPH AZAZGA

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Le système 3COH permet aussi d’avoir Les résultats annuels qui sont visibles dans le
tableau ci-dessous :
Figure N°08: Activités d’hospitalisation annuelle (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

III-3-2-4 La production des services médico-techniques :

Les services médicaux et médico-techniques produisent des actes dans leurs spécialités
(CHIRURGIE, ORL, STOMATOLOGIE,…etc.).

Pour chacune de ces sections, cette production doit être saisie mensuellement, La
procédure la plus simple consiste à demander de renseigner son bordereau des activités
mensuelles (BAM) qui service de pièce justificative de la saisie.

Pour saisir cette production, il faut d’abord sélectionner la section dans le combo box
« section » (LABORATOIRE) dans l’exemple ci-dessous, le système affiche à la droite de
la fenêtre la liste des actes susceptibles d’être produits par cette section.

A l’EPH AZAZGA existe 05 services médico-techniques : radiologie, bloc


opératoire, exploration fonctionnelle, laboratoire et les Collectes de sang.

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Figure N°09: Saisie des activités des sections médico-technique (octobre2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

III-3-2-5 La production des services médicaux :

Elle correspond à la production des services médicaux saisie mensuellement à partir


du bordereau des activités mensuelles.

Dans cette rubrique il faut saisir tous les actes médicaux fournis par les différents
services de l’EPH (chirurgie générale, gynécologue...Etc.

Dans la figure suivante, on trouve les différents services médicaux de l’EPH


AZAZGA, chaque acte fournis par ces dernier devrai être saisie a partir des pièces justificatif
colletées par le service des dépenses dans tout les services de l’établissement de santé.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Figure N°10: Saisie des activités principales (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

III-3-3 La répartition des charges :

Après avoir saisi tous les données dans le système 3COH :

- Effectifs des services par corps ;

- Admissions et hospitalisations ;

- Consommation de produits alimentaires ;

- Production des services médico-techniques ;

- Production des services médicaux.

Il faut procéder à la répartition des charges, Le tableau de cette dernière se présente


sous la forme d’une grille ayant pour colonnes les classes de charges et pour lignes les
centres de responsabilité.

La répartition consiste à ramener la totalité des charges aux sections principales


(productrices de soins aux malades).

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Cette « répartition » se fait en 2 étapes :

III-3-3-1 La Répartition primaire :

Elle consiste à transférer les charges communes (charges imputées à la section


« commune ») à l’ensemble des sections principales et secondaires, cette répartition se fait
selon le principe du prorata des charges directes, Autrement dit, si une section A à accumulé
2 fois plus de charges directes qu’une autre section B, cette section A absorbera 2 fois plus
de charges communes que la section B.

Figure N°11: Tableau de la Répartition primaire (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-3-3-2 La répartition secondaire :

Elle répartit les charges des sections auxiliaires sur les sections principales. Le mode
de répartition est défini au niveau de la classe de charges :

✓ La répartition des charges de personnel : Elle se fait au prorata de l’effectif de


chaque corps. Ainsi si, dans le corps médical, la section A à un effectif double de celui de la
section B, cette première consommera 2 fois plus de charges de personnel que la seconde.
✓ La répartition selon le nombre de repas : Ce mode s’applique à la classe « Charges
d’alimentation.
✓ Au prorata des charges directes.
✓ Selon table de ventilation : la répartition se fait selon les centres et les taux qui
figurent dans la table de répartition liée à la classe de charge, ce mode sera par exemple
utilisé pur la consommation des gaz médicaux : dans la table de ventilation figurent
uniquement les unités consommatrices de gaz médicaux avec un pourcentage de la
consommation totale pour chacune.

A la fin de ce processus, la totalité des charges sera absorbée par les sections principales.

Figure N°12: Tableau de la répartition secondaire (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-3-4 Le sommaire des charges :

Normalement toutes les charges constatées en comptabilité générale devraient être


ventilées en comptabilité analytique. La dernière ligne du tableau de répartition donne le
total des charges pour chaque classe de charges, le sommaire des charges donne les totaux
des charges par classe en les extrayant de la comptabilité générale ; c’est-à-dire sans tenir
compte du paramétrage de la comptabilité analytique, ces deux montants devraient être
égaux, si cela n’est pas le cas, il faudra revoir le paramétrage du système de comptabilité
analytique (unités non réparties ou réparties plus d’une fois sont les erreurs usuelles).

Le total des charges des classes constatées en comptabilité générale devrait


correspondre au total général des charges dans le tableau de répartition des charges pour la
même période, de la même manière le total de chaque classe de charge (exemple
39707243,04 pour les charges de personnel) devrait être égal au total de la colonne
correspondante du tableau de répartition.

Figure N°13: Sommaire des charges (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-3-5 Les résultats analytiques :

La phase finale est la production des résultats analytiques pour la période courante pour
chaque section primaire :

- Le total des charges accumulées pendant la période ;

- L’unité d’œuvre de la section ;

- Le nombre d’unités produites ;

- Le coût de l’unité d’œuvre (total des charges / volume de production).

Figure N°14: les Résultats analytique (octobre 2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Dans l’exemple ci-dessus pour le mois d’octobre 2017 (section STOMATOLOGIE), on


note que :

- La production (nombre d’unités produites) a été de 2585 D correspondant à 624


actes.

- Le cout de l’unité d’œuvre est de 135,28

On peut obtenir les résultats de l’année en cours, pour une section spécifique ou pour
l’ensemble des sections :

- Valeur de la production ;

- Volume (nombre d’unités d’œuvre) ;

- Coût de l’unité d’œuvre.

Figure N°15: les résultats analytiques annuels (2017)

Source : Logiciel 3COH de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

On peut aussi obtenir les résultats sous forme graphique.

Exemple l’évolution des couts globale ; évolution du volume d’activités ; évolution du cout
d’unité d’ouvre pour l’année 2017 :

Figure N°16: les Résultats analytiques pour le service médecine interne pour l’année 2017

Source : logiciel 3coh de l’EPH AZAZGA

Le logiciel donne aussi les résultats pour l’ensemble des activités des services ce forme
de graphique.

Ce graphe met en évidence l’évolution des charges totales en celui du nombre de


journées d’hospitalisation.

Dans la figure suivante, on trouve les résultats analytique globale de tous les services de
durant l’année 2017.Ce dernière constitue l’un des éléments du Tableau de Bord de l’EPH
d’AZAZGA.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Figure N°17: les résultats globaux de l’année 2017

Source : logiciel 3coh de l’EPH AZAZGA 2017

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

III-3-6 Les limites du système 3COH et les recommandations :

Durant notre stage pratique réalisé au sein de l’EPH d’AZAZGA. Nous avons constaté
des limites liées à l’application du système 3COH, et en parallèle, on a essayé de proposer
quelques recommandations pour chaque limite :

➢ La comptabilité, en effet la clôture de l’exercice ne se fait jamais à temps réel à cause


du retard des opérations budgétaires dans le système, le recours à la période complémentaires
est nécessaire dans l’attente du paiement et la réception des facture, afin de pouvoir validé
la transaction dans le système.
Afin de remédier ce problème le logiciel doit accepter temporairement les factures
non payées en attendent la réception de ces dernières.
➢ Absence des outils de rectifications des erreurs par l’usager, après validation des
transactions dans le système.
Afin de résoudre ce problème on recommande de créé une rubrique qui permet de
rectifié des erreurs saisie par les usagers dans le système.

➢ Incohérence du système par rapport aux opérations des engagements ; en effet une
opération porte sur les conventions entre l’établissement et le fournisseur, par contre le
système engage les facture préformât les bons de commandes.
➢ Lenteur des opérations liée à la paye, le système accepte la transaction seulement si
les opérations de paiement des fonctionnaires a été effectué.
Dans ce cas le problème ne réside pas dans le système 3COH, il est dû au retard des
opérations de règlement des comptes qui doit être faite à temps.
➢ la comptabilité budgétaire, le travail à temps réel est difficile à atteindre.
Pour régler cette contrainte la tutelle doit assurer la disponibilité des fonds nécessaire
pour assuré le bonne fonctionnent des établissements de santé.

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

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Chapitre III : L’application du logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA

Conclusion du chapitre III :

Nous avons exposé dans ce chapitre les principaux résultats de la recherche, pour
répondre à l’intérêt de la mise en place du système triple comptabilité hospitalière dans le
calcul et l’analyse des coûts au niveau de L’EPH de AZEZGA.

Nous avons subdivisé nos résultats de recherche en trois axes, dans le premier, nous
avons vérifié les conditions de mise en œuvre du système 3COH au niveau d’EPH d’
AZEZGA. Dans le second axe, nous avons tenté d’identifier les nouveautés du tableau de
bord apportées par le système 3COH, c’est-à-dire l’information que le personnel de
l’établissement utilise au quotidien dans leurs décisions opérationnelles.

En effet, nous avons détailler les principales étapes d’affectation des charges par le
système 3COH dans le module analytique afin de calculer les différents coûts de prise en
charge des patients (couts du repas, DMS,TO, le couts de chaque unité d’œuvre).

Malgré, les multiples avantages qu’il procure le système 3COH, aussi bien pour le
gestionnaire de l’hôpital que pour les usagers , il permet ainsi la détermination des coûts des
services administratifs, économiques, médico-techniques et de soins à partir des états de
synthèse.

Toutefois, l’étude de cas réalisée dans l’EPH d’AZEZGA confirme l’existence de


plusieurs contraintes et dysfonctionnements dans la mise en œuvre du système.

Donc, pour assurer le bon fonctionnement du système la tutelle doit veiller à mettre en
place un dispositif correctif aux différentes critiques apportées à ce système.

83
84
Conclusion
Générale
Conclusion générale

L’objectif principal de cette étude est de déterminer l’apport des malades au

financement des établissements public de santé au niveau de l’EPH d’Azazga.

Dans l’objectif d’apporter des éléments de réponses à cette question nous nous
sommes appuyés en premier lieu sur une revue littérature où nous avons donnés un aperçu
historique sur le financement des établissements publics de santé en Algérie, puis nous avons
présenté l’organisation et les ressources financière d’un établissement publics de santé

En deuxième lieu, nous avons confronté notre étude à la réalité du terrain dans le but
d’approfondir. Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur une étude qualitative par le biais
d’un entretien non directif réalisés avec l’économe, le régisseur de l’EPH, l’agent du service
de calcul des coûts au sein de l’EPH d’Azazga ensuit nous avons adopté une étude quantitative
à travers laquelle on a reçu des données statistiques sur les activités hospitalières ainsi les
ressources financières de l’EPH.

Il est clair qu’aujourd’hui en Algérie, l’Etat seul ne peut pas assurer le financement
des soins et les bénéficiaires doivent donc y participer. Cette participation doit cependant être
équitable en tenant compte de la capacité à payer. Il serait illusoire de penser qu’en se
focalisant uniquement sur les ressources locales pour faire face au sous-financement des
services de santé, à l’insuffisance des équipements, des infrastructures et du personnel,
l’accessibilité financière serait améliorée dans le district de santé .

En effet, le financement des établissements publics hospitalier doit permettre la


mobilisation des ressources nécessaires à la mise en place de mesures de prévention et de
prise en charge médicale répondant aux besoins des populations, à force est de constater que
les ressources mobilisables auprès des ménages, des pouvoirs publics ou d'un tiers-payant
sont très insuffisantes. Leur accroissement est un objectif prioritaire, qui ne peut toutefois se
concevoir qu'en lien avec une amélioration de l'offre de soins, seule à même de susciter
l'envie de se faire soigner.

En Algérie, le financement des établissements publics hospitalier est très insuffisant,


les dépenses de santé sont, en outre, en grande partie à la charge des ménages et seule une
faible part de ces dépenses est socialisée.

83
Conclusion générale

Ce système profondément inégalitaire a des conséquences sanitaires et économiques


importantes pour les ménages, les amenant à renoncer aux soins ou à les différer.

L'augmentation de la part des ressources publiques en faveur du secteur de la santé a


d'ailleurs été amorcée récemment, dans le cadre des annulations de dettes et à la suite de
réallocations de ressources entre secteurs, mais l'augmentation des ressources ne suffit pas.

La gestion défaillante des financements disponibles, et plus généralement la mauvaise


gouvernance des systèmes de santé, compromettent souvent l'efficacité de la dépense. Dans
beaucoup d’établissements publics de santé, l'Etat ne remplit pas son rôle en matière de
hiérarchisation des objectifs, de planification des besoins financiers, de gestion et d'allocation
des ressources et de garantie d'équité dans l'accès aux soins.

On peut conclure à partir de notre analyse que le financement de l’établissement


public hospitalier est assuré à concurrence de 87% par la participation de l’état qui est une
part importante contre seulement 4% de la contribution des ménages qui est faible et enfin la
sécurité sociale est de 9% mais ces coûts ne reflète pas la réalité, car les coûts réelles
supporté par le patient sont très important. mais malgré tout cela le financement reste insuffisant
par rapport aux besoins de santé de la population influencés par une démographie galopante et
l’émergence des nouvelles maladies.

Par ailleurs les ménages malgré leur état de pauvreté demeurent la principale source
de financement des établissements publics hospitalier.

Les établissements publics hospitaliers font face à des problèmes majeurs telle que :

Les moyens financiers des établissements publics de santé ont stagné en valeur
constante, alors que la population et les besoins sanitaires ont augmenté.

Au manque de moyens s’ajoutent les problèmes liés au vieillissement des


équipements et des infrastructures. L’inadaptation des modalités de financement se reflète dans
l'augmentation de la contribution directe des ménages aux dépenses de santé. Cette situation
limite l'accès aux soins pour de larges couches de la population.

Comme toute recherche, notre travail souffre de certaines limites dont nous citerons
les principales :

84
Conclusion générale

- Les principales difficultés rencontrées tournent autour de la disponibilité des données


financières de l’établissement hospitalières et de leur validité. cette absence de données
financières nous a empêchés de faire une observation sur une période beaucoup plus
longue.

En effet, des difficultés liées à la fiabilité et à la validité des données trouvées à la

direction de l’établissement public hospitalière sont aussi à noter ;

- L’indisponibilité des documents qui sont en relation avec notre sujet ;

- Le Manque des textes réglementaire sur le financement des établissements publics de


santé en Algérie en particulier la contribution des malades ;

- Difficulté dans la collecte de certaines données qui concerne les bilans d’activités

Hospitalières.

Une analyse critique de la politique de la maîtrise des dépenses de santé adoptée en Algérie
nous permet de conclure que malgré toutes les réformes menées notamment depuis 1990, le système
de santé algérien se caractérise par la coexistence de deux logiques de régulation des dépenses de
santé : l’une « dirigiste » et l’autre « de type libéral ». En vue de réguler la demande et l’offre de
services de santé et de rationaliser les dépenses, l’Algérie s’est appuyée de 1974 à 1995 sur des
approches fondées essentiellement sur une gestion étatique centralisée, pour s’orienter
progressivement vers des mécanismes de marché. La combinaison des deux logiques se perpétue à
ce jour. Pour cause, des exécutions tardives ou partielles de réformes successives.

En ce qui concerne l’activité hospitalière, l’État restera dans l’expectative, pendant plus d’une
décennie avant de s’engager dans la voie de « la gratuité des soins » et pendant plus de trois
décennies depuis l’indépendance pour opter pour la « contractualisation ». Les principaux
changements introduits dans le mode de régulation se limitent au remplacement d’un financement
basé sur un système de « tarification à l’activité » par un autre fondé sur le « forfait hospitalier ».
L’Algérie a également entrepris, à titre expérimental, une nouvelle forme de gouvernance des EHU ;
adoption d’un mode de gestion qui devrait inciter les gestionnaires à tenir compte des impératifs de
rentabilité.

85
Conclusion générale

Aujourd’hui, en dépit des dispositions prises en vue d’une meilleure gestion des ressources au
niveau des hôpitaux, les leviers dont dispose l’Algérie pour contenir les dépenses hospitalières se
limitent à l’imposition d’un plafonnement des dépenses dans le cadre du budget alloué aux
établissements publics de santé.

Enfin, pour résoudre le problème de financement de l’établissement public de santé


en Algérie il est nécessaire d’opter pour le système de contractualisation qui va offrir, une
meilleure transparence dans le financement. Ce qui permettra de connaître qu’elle est la part
de chacun des contributeurs au financement, ainsi la mise en place de la facturation.

Parmi les mesures urgentes proposées, on retrouve ; la nécessité de la mise à jour de la


nomenclature des actes médicaux ou bien l’actualisation de la tarification des actes, de
budgétiser les recettes générées.

86
Références

Bibliographiques
Références Bibliographiques

Ouvrages
1- CABANNE, C. et alii : Lexique de géographie humaine et économique, Ed. Dalloz, 1984 ;
2- COMET, Paul., PIGANIOL, Raymond. L’hôpital public. Troisième édition.5, rue Auguste-
Comete, 75006 PARIS : BERGER-LEVRAULT ;

3- DAHAK, Abdenour ; KARA, Rabah. LE MEMOIRE DE MASTER : DU CHOX DU SUJET A


LA SOUTENANCE .N. Ville Tizi-Ouzou : Editions EL-AMEL, 2015 ;

4- GROLIER, Jacques. Gestion Financière et Pilotage Médico-Economiques pôle


hospitaliers, édition de l’école des hautes études en santé publique, 2013 ;
5- G.SAINT-PAUL, Réflexion sur l’organisation du système de santé, France, direction de
l’information légale et administrative, décembre 2012.

6- Jean-Marie, Fessler., Pierre, Frutiger. La tarification hospitalière à l’activité éléments d’un


débat nécessaire et propositions, Paris, éditions Lamarre 1, avenue édouard-Belin 92500
Rueil-Malmaison, 2003. P173.

7- OUFRIHA, Fatima Zohra. Cette chère santé : Une analyse économique du système de
soins en Algérie, Alger : édition Office des publications universitaires d’Alger, 1992 ;

8- PERROT, Jean., Eric de Roodenbeke (éd). La contractualisation dans les systèmes de


santé pour une utilisation efficace et appropriée. Paris : Karthala, 01/11/2005 ;

9- LARBI, Lamri. Le système de sécurité sociale en Algérie : Une approche économique.


Édition office des publications universitaires (OPU), 2001.

Revues et Périodiques
10- Jérôme, Dumoulin., Miloud, Kaddar. Sciences sociales et santé, année 1993, volume 11,
numéro 2.

Dictionnaires
11- Larousse médicale, 2003, édition Larousse VDEF, Paris.
Références Bibliographiques

Colloque et Séminaire

12- CHAOUCHE, Ali, Colloque international sur les politiques de santé : Le financement du
système de santé, 18 & 19 janvier 2014, Hôtel Aurassi, Alger ;

13- OUFRIHA, Fatima Zohra et Collaborateur. Un Système de santé à la croisé des chemins,
2006, Alger : édition CREAD, 2006 ;

14- OUFRIHA, Fatima Zohra. Ajustement structurel, privatisation et dépenses de santé en


Algérie. In cahiers du CREAD N° 41, 3ème trimestre 1997 ;
15- OUCHEFOUN, A., HAMOUDA, D. Bilan de vingt-huit années de politique sanitaire en
Algérie. In Cahiers du CREAD N° 35/36, 3ème et 4ème trimestre 1993 ;

16- ZIANI, Zoulikha, ZIANI, Farida, Colloque international sur, Le financement de la santé en
Algérie, 03 et 04 /12/2012, Université de Bejaïa.
THESES ET MEMOIRES
17- AIT MOKHTAR, Omar. L’évolution de la politique des dépenses publiques dans le contexte
de la mondialisation. Thèse de doctorat en science économique, Tlemcen : Université
Abou BakrBelkaidTlemcen2013/2014 ;
18- BENCHIKHA, Fatima Zohra. Le Management Hospitalier: Etude Du Cas Du Secteur Sanitaire
d’Arzew. Mémoire magister en management, Option stratégie, Oran: université d’Oran,
2011 /2012 ;
19- KARA, TERKI Assia. La régulation de l’offre dans le nouveau système de soin public. Thèse
de doctorat. Sciences économique. Option gestion, Tlemcen : Université Abou Bekr de
Tlemcen, 2009/2010 ;

20- LAFFITTE, Fabien. Un nouveau mode de financement du service public hospitalier en France
le passage à la tarification à l’activité dans le plan hôpital 2007. Mémoire Magister, Lyon :
Université Lumière Lyon II, Septembre 2005.
Références Bibliographiques

RAPPORTS ET DOCUMENTS

21- Assistance sociale dans la région méditerranéenne, Algérie ; C.A.I.M.E.D (center for
Administration Innovation in the Euro-Méditérranean Région, 2004 ;
22- CASTONGUAY, Joanne. Analyse comparative des mécanismes de financement des hôpitaux,
Montréal Mars 2013 ;
23- CROMMELYNCK, Anja., DEGRAEVE, Katelijn ., LEFEBVRE, David. L’organisation et le
financement des hôpitaux, Paris, septembre 2013.Format PDF, disponible sur le site :
https://www.mc.be/.../mc-informations_253_fiche-info-hopitaux_tcm377-130594
24- LAMRI, LARBI. Problématique du financement de la santé en Algérie, édition savoir et
compétence n°2.L’E.F.P.M. de MASCARA. Format PDF, disponible sur le site:
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25- Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, statistiques
sanitaire, Alger, 2009 ;
26- Ministère de la santé, de la population et de la Réforme Hospitalière, «Rapport
préliminaires du conseil national de la réforme hospitalière: Les préalables et les actions
urgentes »,10 novembre 2014,www.santé.dz ;
27- NABNI. Cinquantenaire de l’indépendance : enseignements et vision pour l’Algérie de
2020, le troisième thème sur la santé, 2013 ;
28- Rapport préliminaire du conseil national de la réforme hospitalière en Algérie, les
préalables et les actions urgentes. L’hôpital (T2A) Enseignements de la théorie économique et
des expériences étrangères, Paris, Mars 200 ;
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29- SAKHRI, AHMED. 700DA pour une nuit d’hospitalisation, 12 décembre 2015.
Textes réglementaires
30- Arrêté interministériel du 3 moharrem 1431 correspondant au 20 décembre 2009 portant

organisation interne des établissements publics de santé .Application de l’article 22 du décret


exécutif n°07-140 du 19 Mai 2007 ;

31- Décret exécutif n° 07-140 du 2 Joumada El Oula 1428 correspondant au 19 mai 2007
portant création, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers et
des établissements publics de santé de proximité ;
Références Bibliographiques

32- Journal Officiel de la République Algérienne n°33, Joumada El Oula1428, 20 mai 2007,

33- Loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé.

Webographie :
34- www.who.int
35- www.ons.dz
36- www.santé.dz
Références Bibliographiques
Références
Bibliographiques
Références Bibliographiques

Ouvrages

1- CABANNE, C. et alii : Lexique de géographie humaine et économique, Ed. Dalloz, 1984 ;

2- COMET, Paul., PIGANIOL, Raymond. L’hôpital public. Troisième édition.5, rue Auguste-
Comete, 75006 PARIS : BERGER-LEVRAULT ;
3- DAHAK, Abdenour ; KARA, Rabah. LE MEMOIRE DE MASTER : DU CHOX DU
SUJET A LA SOUTENANCE .N. Ville Tizi-Ouzou : Editions EL-AMEL, 2015 ;
4- GROLIER, Jacques. Gestion Financière et Pilotage Médico-Economiques pôle
hospitaliers, édition de l’école des hautes études en santé publique, 2013 ;

5- G.SAINT-PAUL, Réflexion sur l’organisation du système de santé, France, direction de


l’information légale et administrative, décembre 2012.

6- Jean-Marie, Fessler., Pierre, Frutiger. La tarification hospitalière à l’activité éléments d’un


débat nécessaire et propositions, Paris, éditions Lamarre 1, avenue édouard-Belin 92500
Rueil-Malmaison, 2003. P173.

7- OUFRIHA, Fatima Zohra. Cette chère santé : Une analyse économique du système de
soins en Algérie, Alger : édition Office des publications universitaires d’Alger, 1992 ;

8- PERROT, Jean., Eric de Roodenbeke (éd). La contractualisation dans les systèmes de


santé pour une utilisation efficace et appropriée. Paris : Karthala, 01/11/2005 ;
9- LARBI, Lamri. Le système de sécurité sociale en Algérie : Une approche économique.
Édition office des publications universitaires (OPU), 2001.

Revues et Périodiques
10- Jérôme, Dumoulin., Miloud, Kaddar. Sciences sociales et santé, année 1993, volume 11,
numéro 2.

Dictionnaires
11- Larousse médicale, 2003, édition Larousse VDEF, Paris.
Références Bibliographiques

Colloque et Séminaire
12- CHAOUCHE, Ali, Colloque international sur les politiques de santé : Le financement du
système de santé, 18 & 19 janvier 2014, Hôtel Aurassi, Alger ;

13- OUFRIHA, Fatima Zohra et Collaborateur. Un Système de santé à la croisé des chemins,
2006, Alger : édition CREAD, 2006 ;

14- OUFRIHA, Fatima Zohra. Ajustement structurel, privatisation et dépenses de santé en


Algérie. In cahiers du CREAD N° 41, 3ème trimestre 1997 ;
15- OUCHEFOUN, A., HAMOUDA, D. Bilan de vingt-huit années de politique sanitaire en
Algérie. In Cahiers du CREAD N° 35/36, 3ème et 4ème trimestre 1993 ;

16- ZIANI, Zoulikha, ZIANI, Farida, Colloque international sur, Le financement de la santé
en Algérie, 03 et 04 /12/2012, Université de Bejaïa.

THESES ET MEMOIRES

17- AIT MOKHTAR, Omar. L’évolution de la politique des dépenses publiques dans le
contexte de la mondialisation. Thèse de doctorat en science économique, Tlemcen :
Université Abou BakrBelkaidTlemcen2013/2014 ;
18- BENCHIKHA, Fatima Zohra. Le Management Hospitalier: Etude Du Cas Du Secteur
Sanitaire d’Arzew. Mémoire magister en management, Option stratégie, Oran: université
d’Oran, 2011 /2012 ;
19- KARA, TERKI Assia. La régulation de l’offre dans le nouveau système de soin public.
Thèse de doctorat. Sciences économique. Option gestion, Tlemcen : Université Abou Bekr
de Tlemcen, 2009/2010 ;
20- LAFFITTE, Fabien. Un nouveau mode de financement du service public hospitalier en
France le passage à la tarification à l’activité dans le plan hôpital 2007. Mémoire Magister,
Lyon : Université Lumière Lyon II, Septembre 2005.
Références Bibliographiques

RAPPORTS ET DOCUMENTS
21- Assistance sociale dans la région méditerranéenne, Algérie ; C.A.I.M.E.D (center for
Administration Innovation in the Euro-Méditérranean Région, 2004 ;
22- CASTONGUAY, Joanne. Analyse comparative des mécanismes de financement des
hôpitaux, Montréal Mars 2013 ;
23- CROMMELYNCK, Anja., DEGRAEVE, Katelijn ., LEFEBVRE, David. L’organisation et
le financement des hôpitaux, Paris, septembre 2013.Format PDF, disponible sur le site :
https://www.mc.be/.../mc-informations_253_fiche-info-hopitaux_tcm377-130594
24- LAMRI, LARBI. Problématique du financement de la santé en Algérie, édition savoir et
compétence n°2.L’E.F.P.M. de MASCARA. Format PDF, disponible sur le site:
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25- Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, statistiques
sanitaire, Alger, 2009 ;
26- Ministère de la santé, de la population et de la Réforme Hospitalière, «Rapport
préliminaires du conseil national de la réforme hospitalière: Les préalables et les actions
urgentes »,10 novembre 2014,www.santé.dz ;
27- NABNI. Cinquantenaire de l’indépendance : enseignements et vision pour l’Algérie de
2020, le troisième thème sur la santé, 2013 ;
28- Rapport préliminaire du conseil national de la réforme hospitalière en Algérie, les
préalables et les actions urgentes. L’hôpital (T2A) Enseignements de la théorie économique et
des expériences étrangères, Paris, Mars 200 ;
www.idres.fr

29- SAKHRI, AHMED. 700DA pour une nuit d’hospitalisation, 12 décembre 2015.

Textes réglementaires
30- Arrêté interministériel du 3 moharrem 1431 correspondant au 20 décembre 2009 portant
organisation interne des établissements publics de santé .Application de l’article 22 du décret
exécutif n°07-140 du 19 Mai 2007 ;
31- Décret exécutif n° 07-140 du 2 Joumada El Oula 1428 correspondant au 19 mai 2007
portant création, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers et des
établissements publics de santé de proximité ;
32- Journal Officiel de la République Algérienne n°33, Joumada El Oula1428, 20 mai 2007
Références Bibliographiques

33- Loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé.

Sitographie :
34- www.who.int
35- www.ons.dz
36- www.santé.dz
Annexes
Annexes

Annexe n°1 : Décret exécutif n° 07-140 du 2 Joumada El Oula 1428 correspondant au 19


mai 2007 portant création, organisation et fonctionnement des
établissements publics hospitaliers et des établissements publics de santé
de proximité.
Annexes
Annexes
Annexes
Annexes

Annexe n°2 : La Quittance

Quittance

Wilaya de Tizi Ouzou Draa El Mizan le ...…/..…/……..

Etablissement public Hospitalier de Draa El Mizan Participation des patients aux frais d’hospitalisation

Billet de Salle N° ………………………………………………………………….

Nom : ……………………………. Prénom : ……………………………… Date d’Entrée : ...…/...…/…………

Adresse du Malade : …………………………………………………………….. Date de Sortie : ...…/..…/….………

Service d’Hospitalisation : ………………………………………………...... Nombre de Journée d’Hospitalisation …………….

Arrêté le présent Décompte à la Somme de …………………………………... Totale : ………………………………………………

Le préposé
Annexes

Annexe n°3 : Etat des frais d’hospitalisation

ETAT DE FRAIS D’HOSPITALISATION

N° d’Admission Nom Prénom Date D’entrée Date de sortie Nombre de journée Montant
d’Hospitalisation
Table des Matières
Table des matières

Remerciements
Dédicaces
Résumé
Liste des abréviations
Sommaire

Introduction Générale…………………………………………………………... .......... 01

Chapitre I : Généralités sur le financement des établissements publics de


santé ........................................................................................ 07
Introduction ................................................................................................................... 07

Section 1 : Définitions des concepts de base................................................................... 08

I.1- Le système de santé .................................................................................................. 08


I.2- L’établissement public de santé ................................................................................. 08
I.3- L’établissement public hospitalier .............................................................................. 09
I.4- Le financement de l’établissement public de santé .................................................... 09
I.5- Budget globale ...................................................................................................... 09
I.6- Le ticket modérateur ............................................................................................... 10
I.7- Le prix de journée d’hospitalisation............................................................................ 10

Section 2 : Evolution du financement des établissements publics de santé dans le monde


............................................................................................................................................ 11

Introduction .................................................................................................................. 11
I.1- Qu’est ce qu’une tarification à l’activité (T2A) ...................................................... 12
I.2- L’objectif de la tarification à l’activité .................................................................. 14
I.3- Les modalités de financement de la T2A ............................................................... 14
I.4- Les avantages principaux de la T2A .................................................................... 15
I.5- Les inconvénients de la T2A ................................................................................ 16
Table des matières

Section 3 : Historique du financement des établissements publics de santé en Algérie ... 17

Conclusion....................................................................................................................... 21

Chapitre II : Organisation et Ressources Financières d’un établissement


public de santé en Algérie .......................................................22

Introduction .................................................................................................................... 22

Section 1 : Les établissements publics de santé en Algérie : Statut, Missions et


Organisation ............................................................................................ 23

II.1- Statut d’un établissement public de santé ................................................................ 23


II.2- Missions d’un établissement public de santé........................................................... 23
II.3- L’Organisation d’un établissement public hospitalier .............................................. 24
II.3.1- La sous-direction des finances et des moyens ................................................. 24
II.3.2- La sous-direction des ressources humaines .................................................... 25
II.3.3- La sous-direction des services de santé ........................................................... 25
II.3.4- La sous-direction de la maintenance des équipements médicaux et des
équipements connexes............................................................................................. 26
II.4- L’organisation d’un établissement public de proximité ........................................... 26

Section 2 : Dispositions financières d’un établissement public de santé en Algérie ...... 27

II.1- Présentation du budget d’un établissement public de santé .................................... 27


II.1.1- L’exécution du budget général de l’Etat ....................................................... 29
II.2- Les insuffisances du budget .................................................................................... 30

Section 3 : Les Sources et les contraintes de financement des établissements publics de


santé.............................................................................................................. 32

II.1- Les sources de financement ...................................................................................... 33


II.1.1- L’Etat ........................................................................................................... 33
Les avantages de la méthode de financement par budget globale .................. 33
II.1.2- La sécurité sociale .......................................................................................... 33
Les limites du forfait hôpitaux .................................................................... 34
II.1.3- Les ménages .................................................................................................... 36
II.1.3.1- Inflation et effets sur le ticket modérateur ........................................... 37
Table des matières
II.2- Les contraintes et dysfonctionnements au sein des établissements publics de
santé.... 39
II.2.1- Les contraintes et dysfonctionnements liés au financement .................................... 41
Conclusion .................................................................................................................... 42
Chapitre III : L’application du l’logiciel 3COH au sein de l’EPH AZAZGA ............... 43

Introduction du Chapitre III .......................................................................................................... 44


III-1 Présentation du cadre méthodologique de l’étude ........................................................ 45
III-1-1 Méthodologie de recherche.............................................................................................. 45
III-1-1-1 Le choix de recueil des informations ................................................................... 46
III-1-1-2 Le choix de l’outil..................................................................................................... 46
III-1-2 Présentation de l’EPH AZAZGA ................................................................................... 47

III-1-2-1 Circonscription géo-sanitaire ................................................................................. 47

III-1-2-2 Couverture sanitaire ................................................................................................. 47


III-1-2-3 Capacité de l’établissement .................................................................................... 47
III-1-2-4 Services hospitalisations ......................................................................................... 48
III-1-2-4-1 Le service de médecine interne .................................................................... 48
III-1-2-4-2 Service de pédiatrie ......................................................................................... 48
III-1-2-4-3 Le service de chirurgie ................................................................................... 49
III-1-2-4-4 Le service gynéco –obstétrique .................................................................... 49

III-1-2-4-5 Unité d’urgences médico- chirurgicales..................................................... 50


III-1-2-4-6 Service néphrologie et hémodialyse............................................................ 51

III-1-2-5 Plateau techniques .................................................................................................... 52


III-1-2-5-1 Laboratoire central .......................................................................................... 52
III-1-2-5-2 Poste de transfusion sanguine ....................................................................... 52
III-1-2-5-3 Radiologie ......................................................................................................... 52
Table des matières

Table des matières

III-2 Evolution et mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière au sein


de L’EPH AZAZGA........................................................................................................................... 53
III-2-1 Evolution d’exploitation du système 3COH ................................................................ 53
III-2-2 Les conditions de mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière .... 56

III-2-2-1 Présentation du service « centre de calcul » ....................................................... 56


III-2-2-2 Les équipements ........................................................................................................ 59
III-2-2-3 La sensibilisation ....................................................................................................... 59
III-2-2-4 La formation du personnel ...................................................................................... 59
III-2-3 Les étapes de mise en œuvre du système triple comptabilité hospitalière ............ 60
III-2-3-1 La collecte des données ........................................................................................... 60
III-2-3-1-1 Le module gestion des stocks........................................................................ 60
III-2-3-1-2 Le module achats ............................................................................................. 60
III-2-3-1-3 Le module budget ............................................................................................ 61
III-2-3-1-4 Le module facturation régie........................................................................... 61
III-2-3-1-5 Le module consommation .............................................................................. 61
III-2-3-2 L’enregistrement des données ................................................................................ 61

III-2-3-2-1 La saisie .............................................................................................................. 62


III-2-3-2-2 La mise à jour ................................................................................................... 62
III-2-3-2-3 La validation...................................................................................................... 62
III-2-3-2-4 La centralisation ............................................................................................... 62

III-3 L’application du système 3COH dans le calcul des couts de prise en charge des
malades au sein l’EPH d’AZAZGA .............................................................................................. 63
III-3-1 Paramétrage préalable ..................................................................................................... 64
III-3-1-1 Les unités d’œuvre .................................................................................................. 64
III-3-1-2 Les actes .................................................................................................................... 65
III-3-1-3 Les centres de responsabilité ................................................................................ 66
III-3-1-4 Les classes de charge.............................................................................................. 67
III-3-1-5 Les tables de ventilation ........................................................................................ 67

III-3-2 La saisie des données variables ..................................................................................... 68


Table des matières

III-3-2-1 Les effectifs des services ....................................................................................... 68


III-3-2-2 Consommation des produits alimentaires (repas) ............................................ 69

III-3-2-3 Admissions et hospitalisations ............................................................................. 70


III-3-2-4 La production des services médico-techniques ................................................ 71
III-3-2-5 La production des services médicaux ................................................................. 72

III-3-3 La répartition des charges............................................................................................... 73


III-3-3-1 La Répartition primaire .......................................................................................... 74
III-3-3-2 La répartition secondaire ....................................................................................... 75
III-3-4 Le sommaire des charges................................................................................................ 76
III-3-5 Les résultats analytiques ................................................................................................. 77
III-3-6 Les limites du système 3COH et les recommandations .......................................... 81

Conclusion du chapitre III ............................................................................................................. 82

Conclusion générale.................................................................................................. 84
Références bibliographiques
Annexes
Tables des matières
Résumé
Le financement de la santé en Algérie est essentiellement basé sur le paiement direct
des services par les familles. Les ménages contribuent en majorité pour 4%, les recettes
publiques à travers le budget national représentent 88%, la sécurité sociale part icipent à
hauteur de 7% et les systèmes d’assurance existants ne profitent pas aux démunis.

Durant leur séjour à l’hôpital, les malades hospitalisés bénéficiant gratuitement de la


majorité des prestations de soins disponibles à l’hôpital, avec une prédominance des
spécialités chirurgicales. Néanmoins, certains d’entre eux doivent payer des soins liés aux
analyses biologiques, à l’imagerie médicale, aux médicaments… Les coûts de ces prestations
s’élèvent à des sommes dépassant leurs capacités financières, les obligeant parfois à renoncer
aux soins.

L’indisponibilité de certains médicaments et dispositifs médicaux ainsi que les


ruptures de stocks y afférentes, ont de ce fait nui à l’accessibilité de soins prodigués aux
malades. Ces contraintes sont donc à surmonter en vue d’améliorer l’accès gratuit aux soins
de santé pour des pans entiers de la population.

Les dépenses de santé au profit des malades, quant à elles, sont en nette augmentation
mettant en difficulté les bailleurs de fonds ou les apporteurs de capitaux. Le recours au
recouvrement des facturations liées à l’activité du régime se pose avec acuité.

Mots Clés : Etablissement public hospitalier, Gratuité des soins, Contribution des malades,
Financement des établissements publics hospitaliers.

Summary

Funding for health in Algeria is mainly based on the direct payment of services by
families. Households contribute the majority to 4%, public revenues through the national budget
account for 88%, social security for 7%, and existing insurance systems do not benefit the poor.
During their stay in hospital, inpatients benefiting from the majority of the care
available at the hospital, with a predominance of surgical specialties. Nevertheless, some of
them have to pay for care related to biological analyzes, medical imaging, medicines ... The
costs of these benefits amount to exceeding their financial capacities, sometimes forcing them
to give up care.
The unavailability of certain medicines and medical devices, as well as the related
stock-outs, has hampered the accessibility of patient care. These constraints must therefore be
overcome in order to improve free access to health care for whole sections of the population.
Spending on health care for the sick, on the other hand, is in marked increase, putting
the donor or the capital providers in difficulty. Recourse to the collection of invoices related
to the activity of the scheme is acute.

Keywords: Public hospital, Free care, Patient contribution, Financing of public hospitals.

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