0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
81 vues13 pages

Biodiversité Et Urbanisme

Le document traite de la relation entre biodiversité et urbanisme, soulignant l'importance de cohabiter avec la nature dans un contexte de crise écologique. Il retrace l'évolution du concept de biodiversité, ses définitions et les impacts anthropiques sur celle-ci, tout en mettant en lumière la nécessité d'une prise de conscience collective et d'actions concrètes. Enfin, il aborde la biodiversité en milieu urbain et les défis associés à son intégration dans les espaces anthropisés.

Transféré par

eryne.dautain
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
81 vues13 pages

Biodiversité Et Urbanisme

Le document traite de la relation entre biodiversité et urbanisme, soulignant l'importance de cohabiter avec la nature dans un contexte de crise écologique. Il retrace l'évolution du concept de biodiversité, ses définitions et les impacts anthropiques sur celle-ci, tout en mettant en lumière la nécessité d'une prise de conscience collective et d'actions concrètes. Enfin, il aborde la biodiversité en milieu urbain et les défis associés à son intégration dans les espaces anthropisés.

Transféré par

eryne.dautain
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Biodiversité et urbanisme : Aménager avec

la nature à l’heure de la crise écologique


Environnement : un monde vivant avec lequel on est amené à cohabiter, à vivre ensemble 
l’aménagement n’est plus seulement pour les humains, quelle place fait-on aux autres formes
de vie ?
I. La biodiversité : histoire d’un concept et de son essor
Préoccupation tardive, c’est seulement au cours du XIXe s qu’on s’intéresse au
fonctionnement du monde vivant : la place du vivant avait été uniquement abordé Par le
prisme de la nature, selon les traditions philosophiques. Dans la conception aristotélicienne,
la nature est un élément immuable, éternel qui ne change pas. Représentation reprise par le
christianisme : immuable parce que création divine. Reprise aussi dans les théorises des
premiers naturalistes qui vont tenter de montrer cela scientifiquement. Cette notion de nature
fixe est peu source de préoccupation, de cette manière elle peut être plus facilement exploitée.
Puis, nouvelle vision : La nature est un équilibre harmonieux : culture occidentale.
Exemple : le Roi Lion, montre un équilibre parfait entre les espèces
Mais idée questionnée par Darwin, travaux des biologistes : remise en question de la fixité et
de l’équilibre de la nature. Le vivant est un objet qui évolue se transforme dans le temps  la
variation du nombre d’espace est le résultat de compétition entre espèce, et qui ne se régule
pas par miracle.
Exemple : évolution génétique de la girafe – évolution adaptative
Cette prise de conscience percutée par un constat nouveau : l’impact anthropique sur ces
environnements et sur le monde vivant  l’activité humaine conduit à la transformation des
milieux, des sols. Activité industrielle ont un impact sur les lieux, la faune, les cycles à
l’instar du cycle du Carbonne ou de l’azote.
Carson, Printemps silencieux (1962) : au travers d’enquête elle montre la corrélation entre
la disparition d’un certain nombre d’oiseau dans les milieux agricoles et l’utilisation de
pesticides.
 Conduit au Rapport Meadows (1972), qui s’inscrit dans le courant malthusianisme :
- La qualité de l’environnement diminue
- La quantité d’espèce diminue
- Les causes sont multiples mais cause uniquement anthropique.
Les biologistes vont essayer de voir comment faire réagir les pv publiques, les citoyens :
1986 – naissance du concept de biodiversité, fabrication scientifique pour l’action publique.
Construit à partir du terme de biology et diversity. Préserver les qualités du vivant dans sa
diversité.
- Nomme un problème
- Précise les victimes et les coupables
- Propose des actions (Zittou, 2014)
« On commence à parler de biodiversité lorsqu’on prend conscience des dangers qui la
guettent » (Maris, 2010)
Le concept de biodiversité : fruit de 3 changements de vision (Bradel et Verdier 2014)
- De la collection d’individus à une vision systémique  il faut aussi penser leur
interaction entre eux, l’interaction avec le vivant = le milieu vivant est dynamique
avec des transformations possibles
- De la biodiversité exceptionnelle à la biodiversité ordinaire : on pense toute la
biodiversité, même les espèces ordinaire  la biodiversité dans sa diversité
- D’une vision statistique à une vision dynamique

II. Définir la biodiversité : un concept pour (ré)agir


Plusieurs définitions ;
« La variabilité des êtres vivants de toute origine incluant entre autres,
les écosystèmes terrestres et aquatiques et les complexes écologiques
dont ils font partie cela comprend la diversité au sein des espèces, ainsi
que celle des écosystèmes » (art.2 de la Convention sur la diversité biologique-1992)

« La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants ainsi que les


écosystèmes dans lesquels ils vivent. Ce terme comprend également les
Interactions des espèces entre elles et avec leurs milieux » (OFB, 2020)

3 niveaux dans la biodiversité :


1. Biodiversité des écosystème (échelle géographique) : la diversité des milieux de vie
qui existent
2. Biodiversité spécifique (échelle des individus)  à l’échelle mondiale on peut
observer la distribution de cette biodiversité sur la planète :
- la bande la plus riche se trouve entre les tropiques
- les zones les plus densement habité concentre une forte biodiversité végétale =
cohabitation importante
 répartition inégale sur la planète de la biodiversité végétale et animale = 17 pays
détiennent à eux seuls 70% de la biodiversité spécifique mondiale
3. Biodiversité génétique (échelle interne aux individus)  indispensable au processus
de domestication
Exemple : sélection et hybridation du mais
Exemple : Le cas de la phalène du Bouleau : dérive génétique et sélection naturelle –
progressivement le genre du papillon noir a remplacé au court du XIXe s le genre du
papillon blanc. Le papillon noir correspond à l’industrialisation massive de
l’environnement est la présence de suie  les papillons blancs plus visible, donc on
moins survécus.
- Biodiversité fonctionnelle : Considérer que ces différentes biodiversités sont en
mouvement, en interaction avec les espèces – les espaces vont avoir des variations
liées à leur environnement, aux autres espèces. Il faut aussi préserver les milieux pour
maintenir les espèces.
Exemple : le Castor contribue à maintenir les courts d’eaux mais aussi l’entièreté des
espèces du milieu  il faut préserver la fonction du roseau pour maintenir les berges
ou le castor pour réguler son flux.

Ou sont les humains dans tt ça ?


Il faut que les humains soient un vecteur d’action.
Descola a travaillé sur cette dichotomie entre nature est culture/ Baptiste Morizot/ Bruno
Latour  Les philosophes ont du requestionner la place de l’humain dans ces milieux vivant
si on veut continuer à habiter l’espace terrestre en tant qu’humain il faut repenser notre
utilisation de l’espace.
La position aristotélicienne était très anthropocentrée. On passe ajd à un biocentrisme,
considérant qu’on fait partie du cercle du vivant  mais difficulté de se détacher de cette
posture très extérieure.
Ce biocentrisme repose sur les chiffres :
- Si on quantifie le poids de l’humanité : la biomasse, masse carbone permet de calculer
le poids du vivant sur la planète  Cf schéma ppt
o Les plantes pèsent le plus lourd : 450 Gt C
o Les bactéries : 70 Gt C
o Les animaux : 2 Gt C
 Être humain seulement 0,06 Gt C
 Arthropodes 1 Gt C
Les humains qui ne représentent que 0,01% de la biomasse terrestre
sont responsables de la 6e extinction de masse : sur le long terme la
planète a connu différentes extinctions du vivant – ajd on est rentrée
dans une 6e extinction potentielle mais qui contrainte aux précédentes
qui étaient dû à des causes externes, celle la aurait pour cause l’espèce
humaine.

III. Crise écologique : chiffres, causes, conséquences


Prise de conscience tardive du mauvais état de la biodiversité :
9 limites planétaires (Richardson) : la terre est un milieu physique avec des limites à ne pas
dépasser si on veut que la planète continue de fonctionner correctement. La limite de qualité
de la biodiversité a été dépassée depuis 2009 : au-delà de ces limites les transformations sont
irréversibles, et on ne sait pas ce qu’il va se passer au de là. Aujourd’hui on a déjà dépassé 6
limites.
Il faut attendre 2019 et le rapport de l’IPBES (La Plateforme intergouvernementale
scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) qui constate un
effondrement de la biodiversité :
- Entre 500 000 et 1 million d’espèces menacées
- Depuis 200 ans, les extinctions d’espèces sont 10 à 1 000 fois plus rapides que le
rythme naturel
- Perspective : à ce rythme-là perte de 75% des espèces en 500 ans
Comment ça se caractérise ?
- Destruction des milieux :
o 75% des milieux terrestres sont altérés de façon significative
o 85% des zones humides ont été détruite
o 66% des milieux marins sont détériorés
- Erosion de la biodiversité animale :
o Entre 1970/2016 : 68% des populations de vertébrés ont disparu (indice
planète vivante)
o Depuis 30 ans, la masse d’insectes diminue de 2,5%/ an
o Etude écrasement des insectes sur les pare-brises sur le trajet Montpellier/
Paris  entre 1997 et 2017 80% des insectes ont disparus.
- Erosion de la biodiversité végétale : mais incertitude puisque chaque année on
découvre 2000 espèces de plantes
o 22% des espèces végétales sont menacées d’extinction
o Le nombre d’extinctions connues de plantes est 2 fois plus élevé que celui des
mammifères, oiseaux, amphibiens réunis
o Les plantes à graines disparaissent jusqu’à 500 plus vite qu’à l’époque
préindustrielle
Exemple : la situation en île de France
Reprendre EPI
!!! Biais taxonomique : tendance à étudier plus certaines espèces que d’autres  dans travax
scientifiques sur représentation de certaines espèces
5 facteurs directs d’érosion de la biodiversité (IPBES, 2019) :
Pression anthropique =facteurs de stress d’origine humaine provoquant des perturbations, des
dommages, ou la perte d’un ou de plusieurs composantes d’un écosystème, de manière
temporaire ou permanente
Ces pressions peuvent être :
o Physiques
o Chimiques (azote)
o Biologique : perturber les équilibres biologiques, transformations génétiques
1. Changement d’usage des sols ou destruction d’habitat :
- Isolement spécifique et génétique, affecte la reproduction et la survie des espèces
- Fragmentation des milieux, réduction des surfaces, chute de la richesse spécifique
(Fisher et Lindenmayer)
- Homogénéisation génétique
- Effet de bordure : quand fragmentation on crée des milieux avec un linéaire de limite
plus important par rapport à la surface du milieu  la limite fragilise le milieu car est
en contact avec un autre milieu, susceptible de le transformer/  Courant d’air plus
fort en limite (Exemple : les haies)
2. Surexploitation des ressources : destruction de milieux/ pollution
o 60 milliards de tonne/an de ressources consommées dans le monde
o Métabolisme urbain (Barles) : dépendance des villes à des ressources
extérieures à l’espace urbains
Planète finie : au-delà de la date, on consomme tt ce que la Terre aurait pu
nous offrir. En 2023 – le 2 aout/ 2024 – le 1er aout.
3. Changement climatique :
- Les villes sont responsables de 70% des émission de GES
IPBES montre avec le GIEC le lien entre les deux enjeux « biodiversité et
changement climatique » 2021  Pointe du doigts les problématiques croisées.
4. La pollution (plastiques, chimiques mais également sonores, lumineuses) : on a
produit des substances qu’on ne sait plus nous même dégrader.
Exemple : on a retrouvé des plastiques en haut de l’Everest
Exemple : pollution lumineuse/ sonore perturbe la qualité génétique de certaines
espèces d’oiseaux qui étaient pértirbé par un niveau de stresse trop important.
5. Les espèces menaçantes de la biodiversité (EEE et ESOD) :
- EEE (Espèce exotiques et envahissantes) : espèce sintroduites par les humaisn,
volontairement ou par accident, dans une aire qui n’est pas son aire de répartition
naturelle
Exemple : le frelon dit asiatique, la renouée du Japon, les punaises de lit
- ESOD (Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts) = espèces indigènes ou
introduites pouvant provoquer des déséquilibres écologiques dans les populations set
les milieux
o Incidence de ces espèces sur la biodiversité, l’environnement : chats,
ragondins, sanglier (argument pour la chasse)
o …mais incidence aussi des moyens de lutte chimique
o « Exotiques », « nuisibles », « indésirables » : des catégorisations qui font
débat  les ONG ont montré que c’était des terres souvent empreintes
d’idéologie très forte. De plus devient politique : négociation avec les élus et
les chasseurs pour faire rentrer les espèces dans ces catégories (exemple :
renard)
Facteurs indirects : perte de lien avec la nature (crise socio-écologique), cette dégradation
serait un des facteurs indirects de la perte de biodiversité.
On est plus susceptible de connaître des marques que des animaux (étude américaine) :
montre que notre regard est plus exercé à reconnaitre des symboles anthropique que de la
biodiversité ordinaire.
Phénomène de distanciation analysé par différents courants scientifiques : à partir de années
1950, des biologistes de la renaturation, « extension de l’expérience de nature » (Pyle) :
phénomène à partir duquel dans le monde occidental les individus font de moins en moins
l’expérience de nature  éloignement culturel car le milieu est de moins en moins habité par
d’autres espèces animales/ végétales, et elle est dégradé – on y prête moins attention. Etude
générationnelle pour montrer comment les jeunes urbains sont de moins en moins en contacte
avec la nature, ce qui impacte l’aménagement : la moitié des enfants interrogés n’ont pas
passé une moitié de journée seule dans la nature, plus de jeu dehors. Ce phénomène de
distanciation, s’aggrave dans le temps. En 1997, les enfants passaient 40 min de temps dehors
en moyenne/ En 2017 c’est plus que 15 minutes de temps dehors.
Voir EPI statistiques
 Les études en psychologie montrent que c’est durant notre enfance qu’on fonde
notre conscience environnementale
// Expérience : les enfants étaient d’avantage capable de nommer les pokémons que des
animaux mais aussi de comprendre les jeux d’interactions entre les espèces.
// Représentation de la nature dans les films de Disney : montre que entre Blanche Neige (38)
et Zootopie le nombre d’espèces a drastiquement diminue :
- 22 espèces dans Blanche Neige
- 1 dans les indestructibles
= dans le temps on est de moins en moins sensibilisés au vivant  P. Kahn parle d’amnésie
environnementale générationelle : la nature qui a toujours été perçue comme une ressource
et donc connue comme dégradée, on juge l’état de la biodiversité à travers cette première
perception  de génération ne génération les pêcheurs ne voyaient pas la disparition des
espèces, car pour eux a toujours été ainsi => on a pas le recul nécessaire
Syndrome de Déficit de nature (Louv, 2010) : on a pu mesurer que être moins en contact
avec les milieux naturels a un impact sur notre concentration, notre niveau intellectuel, notre
santé physique et conscience environnementale.
Le cercle vicieux de la crise de la biodiversité : reprendre schéma EPI

IV. La biodiversité de la ville : qu’est ce qui vt en milieu urbain ?


Comment cohabiter avec la biodiversité ?
La ville : espace anthropisée, conçue, produite par l’humain et à son échelle.  la biodiv à
peu ca place. Mais elle reste présente en ville.
La biodiversité urbaine (Clergeau et Machon, 2014) présente sous deux formes :
- La biodiversité domestiquée (Robert et Goulaze, 2021) : utilité fonctionnelle pour la
vie urbaine
- La biodiversité sauvage/spontannée (Lizet, 1989 ; Aggéri et Donadieu, 2003)
La biodiversité domestique :
Besoin du vivant dans le milieu urbain :
- Pour se nourrir présence d’espace de culture depuis toujours – les travaux
archéologique ont pu montrer que même à travers les villes fermées les espaces
portagés ont toujours été important et cohabitaient avec les espaces de vies (important
par exemple dans le cadre des sièges). Encore prégnante dans la toponymie des villes
(exemple le quartier du Marais à Paris – référence à la culture de la terre/ Quartier de
Saint Germain els Près). Développement des jardins ouvriers au milieu du 19e s du à
l’exode rural (ils ont emportés leurs pratiques de la terre dans les villes)– instrument
qui permettait la subsistance de ces populations. La culture est particulièrement
prégnante ajd avec les enjeux de résilience (agriculture urbain est ajd une forme
alternative de production mais qui ne susbstitue pas au grosse exploitation) 
développement de dispositis :
o Dispositifs mains vertes : dispositifs pour dveloppemebt des jardins collectifs
parisien
o Les Parisculteurs : programme en faveur de l’agriculture urbaine

Les jardins : Lieu d’hybridation génétique : mise de plante exotique par exemple ce qui
enrichie la flore jardinière
- Présence d’animaux dès le MA (Michel Pastoraux)
Exemple : le cochon domestique – un roi est mort en étant renversé par un cochon
Vision négative de l’animal qui se poursuit au 19e s : pour une raison hygiéniste not
- Pour se déplacer : présence de chevaux très importante au sein des villes car étant le
mode favori de transport. L’aménagement de la ville à été pensé en fonction du
cheval.
- Ajd tntative de mieux prendre en compte la question anime en ville : reconnaitre
l’intérêt du travail animal. On tente de réintroduire des chevaux (ex : la ville de Paris
pour l’élagage des arbres)/ On mobilise pas mal d’élevage de moutons pour gérer les
espaces verts (logique de ville durable).
- Utilisation du végétal pour l’agrément : à Paris grands travaux Haussmannien
construit la capitale à travers un réseau d’espace vert, améliorer le cadre de vie (19 e s).
La ville est un lieu de démonstration de la biodiversité, un iue de la démonstration
des avancées notamment dans le domaine de l’horticulture (fleur qui résiste en milieu
urbain, présence de couleur pour appréciation sociale)// Les animaux vont être
également monté dans les villes à travers des Jardins zoologiques, le Jardin
d’acclimatation par exemple à Paris.
Cette notion revient ajd
Mais ajd présence d’une biodiversité sauvage :
 « mauvaises herbes » spontanées
Toujours présent mais prise de conscience qui apparait tardivement. La ville constitue par sa
structure une diversité d’habitat qui peut générer des microclimats par endroits, des effets
d’ilots de chaleur, absence de lumière, stockage de l’eau, de substrats propices au
développement d’espèces animales ou végétales :
- Plantes adventices pionnières, rudérales (des plantes qui apprécie les espaces les plus
dégradées) et espèces urbanophiles – qui colonisent les espaces urbains en dépit d’un
sol extrêmement pauvre, elles se développent spontanément
J. Vallot, a recensé la flore sauve dans « Pavé de Paris »  repris par l’étude « Sauvages de
ma rue » : cette nouvelle analyse observe que les plantes fourragères ont massivement
disparues. En revanche apparition de nouvelles espèces MAIS aussi de nouvelles plantes
spontanées
- Les friches urbaines : réservoirs de biodiversité en ville
En île de France particulièrement marquant avec la désindustrialisation : on voit le
nombre de friche augmenter de près de 35% en milieu urbain dans les années 90.
Travaux sur les friches urbaines et la biodiversité : différente biodiversité entre les
friches (plus d’espèces) par rapport à celle des squares (plus riches).

- Des animaux commensaux aux « nuisibles » :


Commensal : qualifie une espèces animale qui se nourrit des déchets produits par une autre
mais sans causer préjudice à cette dernière
Différents niveaux :
Antropophobique : ceux qui ont peur des humains  peu présent
Synantrophique : qui vont vivre e cohabitation avec les humains, leurs milieux se
sont transformés et eux n’ont pas bougé, ils se sont adaptés
Exemple : Merle, mésange
Antropohiles : à force d’habiter les espaces anthropisés, partage les ressources avec
l’humain.
Exemple : les Corneilles vont se nourrir des restes de prod humain, le Milan Noir
réccupère les cadavres des animaux écrasés sur les routes
Anthropodépendants : espèces qui ont fait du milieu anthropique leur nouvel espace
de vie – espèce
Exemple : le Rat, les blattes, le pigeon, l’hirondelle rustique qui trouve dans l’architecture
urbaine des espaces parfaits par fabriquer ses nids – la ville est un espace plus propice que
son habitat naturel
MAIS des espaces domestiquées qui sont redevenues sauvages : exemple les pigeons pour le
courrier, pour la chasse, pour la culture (fiente)  moins d’élevage ajd car moins apprécié
Conflit d’usage :
La présence du rat à Paris : toujours présent en milieu urbain mais en fonction des époques
plus ou moins de tolérance. Il subit un imaginaire (la grande Peste). Mais jusqu’au 19e s le rat
était très utile dans les égouts : consommait les déchets organiques évitant que les égouts se
bouchent.
Effet de la pandémie sur la biodiversité : arrêt des activités humaines, retour des espèces
sauvages en ville  montre qu’on partage un même milieu avec ces espèces
V. Prise en compte de la biodiversité dans les documents d’urbanisme
 Approche réglementée dans les documents d’urbanisme
 Depuis plusieurs années, approche plus naturaliste dans les documents d’urbanisme
Echelle UE :
Passage d’une vision de protecetion des espèces :
Directive Oiseau (1979) :
- Identification de 194espèces menacées
- Interdiction des activités les menaçants
- Création des ZPS
Directive Habitats (1992) :
- Identification de plus de 2000 habitats remarquables ou menacés de disparition
- Création des ZSC
= permettent la constitution du réseau Natura 2000 : vise à spécifier des lieux clés à
préserver pour leur qualité environnementale
- Définition de prescriptions de protection
- Favoriser l’accroissement des investissements en faveur de la biodiversité
- Suivi de l’état de la biodiv
- Développement de programme de sensibilisation et de communication
En France :
Le réseau Natura 2000 couvre (12,9%) de la surface terrestre métropolitaine 34% de la
surface marine
Les ZNIEFF (1982) : Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique
- Inventaire floristique et faunistique
- Visent à décrire, identifier et favoriser la protection et de conservation dans les projets
d’aménagement.
= construire des socles de connaissance à l’échelle euro
Limites :
- Pas de portée juridique propre – pas de portée normative sur les procédures de
protection
Echelle nationale :
Différents types d’aire protégées (Code de l’environnement) :
- 11 parcs nationaux
- 359 réserves naturelles nationales ou régionales
- 58 parcs naturels régionaux (PNR)
- Site des conservatoires (espace naturel, littoral)
- Arrêtés de protection (arrêté de biotope)
- Espaces naturels sensibles (ENS)
Passage à une approche transversale qui s’incarne dans plusieurs stratégies nationales pour la
biodiversité (SNB) à partir de 2011  Répond aux orientations posées par le sommet de la
Terre de Rio
20 objectifs :
- Action de préservation du vivant
- Actions d’investissement éco
- Actions de mise ne cohérence des politiques de protection
- Actions de mobilisation sociale (médiation, sensibilisation, communication)
Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 aout 2016 :
affirme cette volonté de mettre en cœur de l’espace publique cet enjeu de redonner une place
à la biodiversité
Cccl :
- Passage d’une protection des espèce sà une protection des espaces
- Approche ciblant les espèces et les milieux exceptionnels à une approche élargie,
ciblant les espace anthropisés et les espèces ordinaires
- Passage d’une logique de protection été de conservations strictes à des mesures et des
actions transversales
Echelle de la ville : 3 familles de politiques urbaines pour la biodiversité
1. Réglementation pour faire la ville avec la biodiv :
Années 2000, loi SRU : institue la mise ne place du SCOT et des PLU  encadre le
développement urbain en faveur des zones agricoles et naturelles, renforcer la cohésion
sociales des territoires et la densification urbaine – limiter l’étalement urbain.
Lois Grenelles (2009/2010) : pense l’environnement comme un milieu de vie fonctionnel,
nécessité d’un rapport équilibré quand on aménage. 2 choses :
- Les trames vertes et bleues
Mais aussi trame brunes, trame noire (pollution lumineuse), trame blanche
- Les plans Ecophyto 1 et 2 : réduction de 50% des produits phyto sanitaire dans
l’espace publique, privé et les espaces agricoles
Loi ALUR, 24 mars 2024 : première mention de la biodiversité  coefficient de biotope,
outil d’aide à la prise de décision pour les acteurs d’aménagement : définit la proportion des
surfaces favorables à la nature (dites surfaces éco-aménagées) par rapport à la surface totale
de votre parcelle. Egale à 0 quand espace pas fav à la biodiversité et égale à 1 quand parcelle
très favorable.
Loi NOTRe, 7 aout 2015 : propose des outils de planification à l’échelle régionale pour
inscrire les Trames verte et bleues dans la SRADET.
- Pose une définition de la biodiversité dans le code de l’environnement : « On entend
par biodiversité
- Principe du 0 perte nette de biodiversité (Aucune Perte Nette – APN) qui repose sur la
séquence ERC, gradation de l’impact que l’on va pouvoir avoir sur l’environnement :
o Eviter de perturber l’environnement
o Si le projet d’aménagement ne peut pas être éviter, tenter de réduire au
maximum la nature de l’impact ou sa durée
o Compensation : si impact, mise en place de mesure de compensation –
amélioration d’un autre milieu soit création ex nihilo d’un milieu
limites : utilisés par les acteurs de l’aménagement pour justifier la
destruction des milieux.

2. Valorisation : mettre ne valeur la biodiv telle qu’elle existe dans la ville


Atlas de la biodiversité communale (ABC) depuis 2010 = faire connaitre, sensibiliser sur
l’état de la biodiversité, la cartographier, connaitre les enjeux. Soutenu par l’office français de
la diversité
- Ecologisation des pratiques d’aménagement à l’échelle locale
- Valeur écologique des territoires reconnues comme ressource
Concours Capitale française de la biodiversité : dessert à une collectivité un label, valorise
des projets locaux, des actions spécifiques
Exemple : Rouen « Ça sent le sapin »
Parc Naturel urbain : la biodiversité comme vecteur de développement  identifier la
biodiversité urbaine sous l’angle du patrimoine et le valoriser
Exemple : Parc Naturel Urbain de Strasbourg
// Ville et village fleuri : instauré pour valoriser le tourisme rural d’abord pour un critère
esthétique – mais à muter pour prendre en compte un enjeu da biodiversité
3. Incitation : tente de réintroduire, d’augmenter la place faites à la biodiv en milieu
urbain
Stratégie de développement de la biodiversité urbaine : il ne s’agit plus seulement de
préserver mais trouver des leviers de développement urbain pour introduire la biodiversité
Exemple :
Mise en place d’un Plan Biodiversité Métropolitain (2022) par la métropole du grand
Paris:
- Objectif d’aménagement
- Ambition pédagogique
- Communication
80 millions d’euro pour des projets d’investissements en faveur de la biodiversité. Sert à
porter des projets dont la Métropole du Grand Paris pourra être maitresse d’ouvrage
Mise en place d’outils techniques pour par exemple recenser les friches urbaines
Financement d’actions
Mise en œuvre de projets de renaturation
Politiques de transformation des espaces publics en faveur de la biodiv :
désimperméabilisassions, de renaturation
Inciter à la végétalisation citoyenne et au jardinage urbain : Permis de végétaliser qui
permettent d’obtenir le droit d’intervenir dans l’espace publique pour végétaliser. Dispositifs
modestes car la puissance publique les réguler. Mais sensibilisation des Parisiens à la
biodiversité at pas forcément seulement par la communication mais en les rendant acteurs.

VI. Aménager la ville avec la biodiversité : de la végétalisation au réensauvagement :


Différentes stratégies : du plus artificiel au plus naturel
Désimperméabilisation (CF tableau EPI)
Différents niveaux dans le sol, les différentes strates d’activité et de vie :
- Pavé au dallage enherbés : espace pratiqué mais qui reste poreux
- Cour d’école débitumée
- Noue plantée : des fossés comme milieu éponge pour absorber les eaux
Végétalisation : vient de l’ingénierie écologique, introduire des végétaux dans un milieu
anthropisé – on peut parler de « verdissement » mais peut être utilisé pour des action squi ne
relèvent pas de l’aménagement.
- Hors sols ou en pleine terre
Exemple : La rue Jardin Kléber à Bordeaux - transformation de rue en jardin qui date de
2016. S’inscrit dans le programme de requalification du centre ancien, volonté d’agir sur
les espaces publiques sur le plan urbain, social et écologique en essayant de végétaliser
cet espace très minéral. La rue continue à avoir sa fonction mais on y insert de la
végétation au sein de cette fonction.
Différents niveaux de l’introduction de la biodiv : Fosses linéaires et pavés enherbés/
Jardinière hors-sol/ Fosse de plantation en pleine terre
Les habitants sont impliqués dans le projet comme acteur d’entretien
Critique : disparition des places de parking au profit de la revégétalisation/ Maintien
d’un milieu très anthropisés avec une végétation très contrôlée
Renaturation : terme qui vient d’ingénierie écologique qui a pour obj de restituer les
fonctionnalités écologiques à un milieu. Des mesures souvent mise à l’œuvre pour des
ouvertures de rivières ou de ruisseaux.
Exemple : Wagon Landscaping – Asphalte Jungle + Jardin Joyeux – Aubervilliers
2015: comment en utilisant le moins de matière possible reconquête du milieu urbain
par la nature. Projet qui s’inscrit sur un temps long : retire la croute d’asphalte, laisser
les débris sur place et encourager le développement de strates végétales. Demande un
suivi important mais ne coute rien en entretien, en arrosage  repose uniquement sur
les dynamiques naturelles
Réensauvagement : recoloniser des milieux anthropisés – à condition de l’arrêt complet des
activités humaines.
Exemple : Natupark Sudgelande – Schoneberg (Berlin) 2000

MAIS :
En juin dernier le plan phyto a été suspendu : l’état à plier face aux acteurs agricoles
// au niveau européen
= la biodiersité face aux crises économiques, aux guerres elle ne fait pas le poids et elle peine
à prendre le premier plan alors même que tt le monde est conscient de cette dépendance à la
diversité. La COP16 s’ouvre à Kali lundi prochain.

Vous aimerez peut-être aussi