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Mali

Le document présente une synthèse des potentialités pastorales du Mali, soulignant l'importance de l'élevage dans l'économie nationale. Il aborde les défis liés à la sécheresse, la transhumance, et les stratégies de développement intégrées entre agriculture et élevage. La publication vise à fournir des informations essentielles pour la planification et le développement du secteur élevage au Mali.
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Mali

Le document présente une synthèse des potentialités pastorales du Mali, soulignant l'importance de l'élevage dans l'économie nationale. Il aborde les défis liés à la sécheresse, la transhumance, et les stratégies de développement intégrées entre agriculture et élevage. La publication vise à fournir des informations essentielles pour la planification et le développement du secteur élevage au Mali.
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Nadio Mamadou. 1988. La république du Mali : physionomie générale. L'orohydrographie In : Élevage et potentialités
pastorales sahéliennes. Synthèses cartographiques. Mali. Mali = Animal husbandry and sahelian pastoral potentialities.
Cartographic synthesis. Mali. CIRAD-IEMVT - FRA. Wageningen : CTA-CIRAD-IEMVT, 1. ISBN 2-85985-121-6 ;
2-85985-123-2

PREFACE
Nous tenons tout d'abord à saluer ici l'excellente initiative du Centre de Coopération Technique
Agricole qu i a choisi de faire réaliser par I'IEMVT cette synthèse des potentialités pastorales
sahéliennes.
Cette publication apparaît à un moment crucial de notre évolution économique. Il est en effet de
première importance qu'éleveurs et agriculteurs puissent prendre conscience des efforts mis en
œuvre par notre gouvernement dans l'intérêt de notre politique nationale et internationale.
Le Mali est enclavé au cœur de l'Afrique de l'Ouest. Pour une superficie de 1,2 million de km2, il
compte presque 8 mil lions d'habitants dont 80 p. 100 sont des ruraux. Son économie est
essentiellement agricole et l'élevage y tient une place primordiale pu isqu'i l représente 17 p . 100 du
produit intérieur brut et 30 p. 100 de nos exportations en valeur.
En 1986, les effectifs du cheptel qui sont détaillés ci-dessous représentaient un capital de
425 milliards de F CFA.

EFFECTI FS VALEURS
ESPÈCES
(milliers de têtes) (milliards de F CFA)

Bovins 4 676 280,6


Ovins 5500 68,0
Caprins 5500 43,2
Équins 62 6,2
Camelins 241 18, 1
Porcins 58 1,4
Volailles 15 000 7,5

Notre élevage se répartit inégalement dans trois grandes zones écologiques conditionnées par des
degrés pluviométriques d'importance variable. Il se caractérise par des grands mouvements de
transhumance qui s 'effectuent au rythme des fluctuations saisonnières. Depuis la sécheresse de
1972-1 973, la tendance est au reflux vers les zones favorables du sud.
A la suite de cette calamité, le plan 1974-1978, pour ce qui concerne le secteur élevage, a mis
l'accent sur la reconstitution du cheptel à son niveau de 1972 ; l'amélioration et la sécurisation du
revenu des éleveurs ainsi que la satisfaction des besoins nationaux en protéines d 'origine animale à
concu rrence de 31 kg de viande par habitant et par an, dont 27 kg de bœuf et de mouton .
Le plan 1981-1985 a repris une pa rtie des orientations du précédent. Il s'est caractérisé par plus de
réalisme dans les prévisions et par l'accroissement du financement des opérations de dévelop-
pement rural. Ainsi en matière d 'embouche bovine par exem ple, les prévis ions ont été ramenées à
2 500 têtes en début de plan et à 7 500 têtes en fin de plan. D'autre part 78 p. 100 du financement du
secteur élevage ont été consacrés aux opérations de développement rural. Il faut souligner qu'une
priorité a été accordée aux études traitant de l'hydraulique pastorale pour assurer la sécurité et
l'ouverture des zones sous-exploitées.
Parall~lement, l'agriculture doit se développer pour assurer l'auto-suffisance alimentaire à
l'ensemble de nos concitoyens et constituer une source importante de devises pour notre pays.
Mais ces deux secteurs clé de notre économie sont souvent concurrents pour l'occupation de
l'espace alors qu'ils devraient chercher à se com pléter. L'intégration de ces deux secteurs, qui
reste un de nos objectifs fondamentaux, n'est pas une utopie mais est, au contraire, souvent citée
en exemple en Afrique de l'Ouest. Les projets de développement .intégré sont de plus en plus
nombreux; les projets agricoles ont tous des volets Élevage; les projets d 'élevage mettent l'accent
sur la gestion d es terroirs agropastoraux.
Le gouvernement de la république du Mali, riche des enseignements qu'il a pu recueillir dans la
mise en œuvre des plans précédemment cités, s'est doté d'instruments effic aces de planification
permettant la mise au point de programmes cohérents ainsi que le suivi de leur exécution.
Les Journées Nationales de Réflexion sur le secteur Élevage du Mali organisées du 16 au
19 décembre 1986 ont abouti à la défi nition des stratégies de développement du secteur.
Les stratégies retenues sont : la protection, le développement et l'exploitation rationnelle des
ressources (naturelles, humaines, matérielles et financières); l'amélioration de la productivité du
bétail et son exploitation rationnelle ; l'intégration des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux
pour une utilisation maximale des ressources et des technologies.
La présente publication fait une synthèse des principales connaissances que nous avons sur
l'élevage tout en mettant en lumière les principales c ontraintes auxquelles il a à faire face et
notamment celles portant sur les ressourc es fourragères. Elle se révèle donc de première
importance et permet à nos techniciens de trouver dans un unique volume un maximum de
renseignements indispensables pour établir des plans d 'interventions efficaces.
C'est en cela que la publication de cet ouvrage est un événement capable d'influencer de manière
non négligeable l'orientation du développement de l'élevage sur l'ensemble de notre territoire.

El Hadj umar TALL


Ministre des Ressources
Naturelles et de l'Élevage
Le CTA (Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale) , créé en 1983 par la seconde Conven-
tion de Lomé , a pour tâche d'assurer les échanges d'information entre les États membres afin de
permettre le développement agricole et rural.
Dans les grands objectifs et les grandes priorités qui ont été assignés au Centre figure, en bonne
place, l'élaboration de synthèses et d e mises au point des connaissances à partir des éléments dis-
ponibles et, très souvent, dispar3tes.
La question s'est alors posée de savoir quelles synthèses seraient le plus rapidement utiles ?
En 1983, la sécheresse sévissait t oujours en Afrique et frappait particulièrement les pays sahéliens .
Dans ce contexte , il fallait se donner les moyens d 'élaborer de nouvelles stratégies de développe-
ment, voire de survie. Cela plaidait en faveur de la rédaction d'un document simple mais exhaustif
synthétisant les connaissances sur les pâturages sahéliens.
La désertificati on semblait continuer sa progression rapide et de grandes zones de végétation se
trouvaient profondément modifiées, voire anéanties.
Devant de tels changements, une synthèse cartographiq ue était-elle utile et pourq uoi avoir réalisé
cet ouvrage ?
Plusieurs arguments o nt sous-tendu notre décision . Le premier découle de l'hypoth èse que le Sahel
n'est pas irrémédiablement condam né. La sécheresse. dont on doit b1en entendu tenir compte dans
les stratégies de développement et de gestion rationnelle des parcours, ne continuerait pas à sévir.
Des épisodes humides et secs alterneraient comme par le passé. Par hypothèse, cela signifie que
l'état et la productivité des pâturages fluctueraient entre des valeurs élevées les bonnes années et
des valeurs basses, voire très basses, les mauvaises années.
La probabilité d'avo ir des valeurs hors de cette fourchette reste alors très fa ible.
La nécessité d e synthétiser les co nn aissances acquises antérieure ment constitue le deuxième ar -
- gu ment . La stratégie à élaborer doit , à l'évidence, tenir compte des expériences préexistantes.
Certes, il reste de nombreuses lacunes dans la connaissance, il y aura des difficultés lors de leur ac-
tualisation mais la recherche du perfectionnisme doit être momentanément écartée car elle est un
trop grand frein à la diffusion de l'information. C'est d'ailleurs le sort de tous les ouvrages de ce
genre de se démoder. Le dessin , la carte figent les situations souvent instables mais ont le mérite
de faire ressortir les lacunes et d 'offrir une base pour les travaux qui viendront les combler ou pour
ceux qui tendront à améliorer et perfectionner l'existant.
Le troisième argument pris en compte est la grande utilité de l'ouvrage pour les planificateurs malgré
les modifications constatées de certains facteurs écologiques. Ainsi, deux valeurs ont été retenues
en ce qui concerne la productivité des pâturages.
Il est alors apparu que des thèmes connexes devaient être abordés pour permettre de replacer les
pâturages dans le contexte plus que rural de l'élevage et pour préc iser la manière dont les éleveurs
les utilisent, compte tenu des différentes contraintes liées à l'environnement. L'IEMVT pour faire ces
synthèses thématiques s'est adressé à des personnalités extéri eures qu i o nt une connaissance in-
discutable du pays, aux personn alités des services maliens ayant à s'occuper d'élevage et à des
agents de I' IEMVT qui o nt eu l'occasion de travailler longuement au Mali ·.Que tous ici soient remer-
c iés pour avoir bien voulu partic iper à la rédaction de cette synthèse.

Après le Tchad, le Niger et le Burkin a Faso, la République du Mali constitue le 48 chapitre de la


publication intéressant les 6 pays sahéli ens de l'Afrique de l'Ouest.
INTRODUCTION
Avec ses 1 300 000 km2 de superficie et un axe nord/ sud long de 1 600 km, le territoire malien
comprend plusieurs zones climatiques. Deux d 'entre elles intéressent particulièrement l'élevage. Il
s'agit des régions nord de types sahélien et sahélo-soudanien au-dessus de l'isohyète 600 mm
(normale 1931-60) où se perpétuent les traditions de déplacements saisonniers des troupeaux, su r-
tout ceux de la zone sahélo-soudanienne située au-dessus de cette même isohyète où l'élevage
rencontre l'agriculture . Il faut également noter l'importance du delta intérieur du Niger qui offre aux
éleveurs de multiples possibilités d'utilisation au rythme des flu ctuations saisonnières.
Le gouvernement malien a fait réaliser par ses structures de recherche des études approfondies
sur les potentialités pastorales du territoire dans le cad re d'une réorganisation de l'élevage à partir
de nouvelles données issues de la période de sécheresse dont les conséquences ont encore été
dramatiques en 1984. Les résultats de ces travaux figurent dans la présente publication et confi r-
ment, dans les grandes lignes . ceux recueillis par les chercheurs de I'IEMVT. Nous nous félicitons
d'ailleurs de l'excellente participation malienne qui fai t ainsi la preuve de sa maturité scientifique
face à un diffic ile exercice de synthèse intég rant les diffé rents thèmes composant l'élevage .
En botanique il apparaît que certaines rég ions du Mali restent mal connues malgré les travaux des
agropastoralistes d e I'IEMVT qui ont recueilli plus de 10000 échantillons do nnant lieu à la déter-
mination de 1 740 espèces.
La cartographie des potentialités pastorales à 1/500000 permet de localiser des types dominants
dé végétation. La légende qui l'accompagne met en évidence la variabil ité de localisation des
espèces con sommables dominantes. On constate une contracti on du couvert végétal lié à un
appauvrissement floristique généralisé dont il convient de tenir compte pour la planification à venir.
Les résultats présentés ici seront indispensables pour l'élaboration d 'une stratégie adaptée aux
aléas de la pluviosité. Ainsi l'exploitation du potentiel eaux/ pâturages ne pourra être assu rée qu'en
améliorant la prod uction fourragère autour des points de résid ence de saison sèche.
L'étude de la composition des fourrages a révélé de nettes carences en phosphore, en zinc et en
cuivre particulièrement sur les pâturages sahéliens où une complémentation minérale s'impose
dans le cad re d' une intensification des productions animales.
Les ressources en eaux souterraines du Mali sont importantes et doivent permettre d'alimenter l'en-
semb le de la population rurale et du cheptel ainsi que la grand e majorité des centres urbains d 'ici
· à 1995, g râce à la planification p révue par les instances gouvernementales. D'autre part . il faut
recherch er une harmonisation entre la valeur des pâturages et la distribution des points d 'abreu-
vement.
L'utilisation des terres par les éleveurs a fait l'objet, dans le cadre de cette publication, d'un certain
nombre d 'arti cles consacrés à l'examen de diverses situations traversées par l'élevage malien au
cours de la dernière décennie.
L'ensemble révèle les grandes difficultés rencontrées par les eth nies nomades accu lées à des
solutions extrêmes au cours d es périodes de g rande sécheresse.
L'importance du cheptel malien est une étude statistique définissant un indice de cheptel qui est
le rapport entre le nombre des unités de bétail et l'importance chiffrée de la population rurale. Une
représentation cartog raphique donne à l'utilisateur une idée relativement précise des diverses
situations au niveau des rég ions et d es c ercles .
Les types d'élevage bovin sont d'une g rande diversité. Afin d'offrir au lecteur un panorama
significatif, certains cas typiques ont été présentés en englobant les systèmes paysans sédenta-
risés et l'exploitation par le nomadisme traditionnel.
Ce dernier aspect a nécessité une cartographie des déplacements traditionnels d u cheptel à une
échelle générale qui offre une idée d'ensemble d'un intérêt certain pour la p lanification .
L'importance tout à fait particulière pour l'élevage du Delta intérieur du Niger est sou lignée par un
chapitre spécial illustré c artographiquement.
L'évolution récente du cheptel malien apparaît à travers les chiffres recueillis depu is les années
ving t jusqu'en 1985. Ce document donne des informations préc ieuses q ui constituent une base de
données indispensable aux développeurs.
Les déplacements de d étresse face aux aléas de la pluviosité constituent le dernier volet de cette
publication sur l'utilisation pastorale. Ce texte fait le point de la situation en 1985 après un histo-
rique qui permet au lecteur de se rendre compte de l'ampleur des difficultés auxquelles les éle-
veurs se sont trouvés confrontés, souvent dramatiq uement, surtout lors de la dernière décennie.
L'élevage, avec u'l cheptel à majorité de zébus, taurins et de croisement zébus-taurins, continu de
représenter une ressource essentielle pour le Mal i. C'est pourquoi l'évolution des effectifs au
rythme des aléas climatiqu es fait l'objet d'un suivi attentif de la part du gouvernement. Des pertes
importantes ont été infligées aux troupeaux pendant la sécheresse de 1984. Les estimations effec-
tuées en 1986 n'ont pas permis de constater une amélioration de la situation malgré une augmen-
tation de la pluviosité en 1985.
La lutte contre les glossines a fait l'objet d'une étude commencée en 1985 qui est toujours en
cours. Elle a permis de noter une réduction de l'aire de répartition de certaines espèces due en
grande partie à la sécheresse. Le gouvernement étudie actuellement la mise en place d'un plan
de protection des zones récupérées sur l'onchocercose afin de préveni r les effets d'une remontée
de la pluviosité favorable à la multiplication des insectes.
Comme pour les 11ouches, la distribution géographique des tiques est liée étroitement aux oscil-
lations de la pluviosité qui conditionnent elles-mêmes l'état du couvert végétal. Ce thème a fait l'ob-
jet de plusieurs enquêtes générales se situant surtout au sud d u 16e parallèle. Ces travaux ont per-
mis de présenter un bilan des recherches, indispensable pou r compléter le volet parasitologie de
la présente publication .
Depu is 1983, le Laboratoire Central Vétérinaire malien a mené une série d 'enquêtes sur les helmin-
thes . Son premier bilan le conduit à recommander un sy stème d'interventions préventives par
zones géographiques définies à partir des climats, en tenant compte de la nature de l'élevage pra-
tiqué. Le schéma sur l'infrastructure vétérinaire qui clôture habituellement chaque chapitre est inté-
gré cette fois à la cartographie conçue par la Division Aménagement et Hyd rau lique Pastorale
(DAHP) du Mali et se superpose au thème traitant des potentialités pastorales.
Nous nous félicitons d'ailleurs que l'abondance et la qualité de la collaboration malienne aient
obligé les coordirateurs de l'ouvrag e à modifier la présentation adoptée jusqu 'ici.
Il faut souhaiter maintenant que cette somme de connaissances pu isse être actualisée périodique-
ment en poursuivant la même collaboration fructueuse entre I'IEMVT et les structures maliennes .
A partir de confrontations de données sélectionnées par les différents spécialistes, il serait pessible
d'envisager la réalisation de nouvelles synthèses plurithématiques. Cet axe de recherche doit
conduire à la création de documents q ui traduiront les véritables potentialités régionales et qlfi
manquent actuellement aux décideurs et aux planificateurs .
LA RÉPUBLI
Q UE DU MALI
L, OROHYDROG
R APHIE
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La République du Mali s'étend entre le 1 et le 25° degré de latitude Nord, sur une superficie de
12400oo· km:>. Lors du recensement de 1976 on a dénombré 6308320 habitants et plus
récemment près de 8 millions.

Un relief caractérisé par sa monotonie et sa platitude

Le relief a été formé au précambrien : raboté ensuite par l'érosion. il s'est transformé en
pénéplaines recouvertes de roches sédimentaires.
Ses princi paux éléments sont constitués de plateaux latéritiques peu accidentés (maximum
500 m) qui surplombent de vastes plaines sablonneuses. Les altitudes los plus marquées se
situent à la péri phérie : au Suci -O uest et à l'Ouest. les contreforts du Fouta-Djalon. le mont
Mandinq dans le corc:lo cie Koulikoro l mnximum n 4 rn) r t los monts du BRmbouck dans le cercle
cio Kit a :à l'Est. do Bandiagara à Hombori. des falaises (1 150 m à Hornbori) qu1sont les rot)ords
des plateaux dogons. c l à l'extrême Nore!. I'Acirar dos Iforas prolongeant le ma.ssif sahmien du
Hoggar (somme! 890 rn).
Ainsi, le Mali est formé de deux vastes étendues triangulaires opposées par leur sommet, l'une au
Nord-Est couverte de sable saharien et l'autre au Sud-Ouest. composée de latérite ; entre elles
s'étend la zone alluviale du Delta intérieur du Niger. vaste marécage inondé par la crue
se1isonnière du fleuve.

Un climat chaud et sec

La situation en latit ude et la continentalité agissent sur les éléments du c limat et font du Mali un
pays intertropical à caractère soudano-sahélien.
En hiver (janvier). les basses pressions équatoriales no dépassent guère le golfe de Guinée ; le
Mali est alors balayé par le souffle de l'anticyclone de haute pression di rigé sur le Sahara :
l'Harmattan. un vent du Nord-Est ; celui -ci a un effet desséchant et accentue en avril-mai l' effet
des températures élevées qui règnent sur l'ensemble du pays.
En été (juillet). les basses pressions intertropicales se situent autour du 20· degré de latitude nord :
le Mali. à l'instar du reste de l'Afrique Occidentale. est soum is à l'Alizé austral issu de l'anticyclone
établi sur l'Atlantique sud. Cet Alizé austral entre on conflit avec l'air continental boréal. à la fois
chaud et sec, sur un front appelé par !es climatologues : le Front Intertropical (FIT). Le FIT atteint le
Sud du Mali au mois de mai (début de la saison cles pluies) et continue sa progression vers le nord
jusqu'au 20·· ou 21 ·· degré de latitude Nord en juillet.

Des températures élevées et des pluies aléatoires

Les moyennes mensuelles sont comprises entre 26 et 30 C avec deux maximums. l'un fortement
marqué en avril-mai. l' autre en octobre. alternant avec des minimums do décembre-Janvier :hiver
boréal et août sous l'influence de la plus grande nébulosité.
L'amplitude thermique croît avec la latitude · 5 à 6" Cà Sikasso au Sud du pays, 16" Cà T essalit
au Nord.
Deux grandes saisons se partagent l'année : la saison sèche dont la longueur varie de 9 mois au
Nord à 5 ou 6 mois au Sud. et la saison humide (ou hivernage) de mai à octobre au Sud. de juillet à
septembre au Nord.
Les précipitations diminuent en latitude : plus de 1 500 mm/ an au Sud de Sikasso et moins de
100 mm / an à la latitude de Tessalit. Cette distribution sensiblement identique à celle de l'humidité
relative : plus de 80 p. 100 en août au Sud de Sikasso, moins de 40 p. 100 à Tes salit à la même
période est à l'inverse de celle de l'évapotranspiration : moins de 1 700 mm / an au Sud de
Sikasso, plus de 2 ;lOO mm / an à Tessalit. Le nombre de jours de pluie décroît aussi en latitude:
101 jours à Bougouni au Sud, 22 jours à T essai il au Nord.
En définitive, on distingue du nord au sud. trois zones climatiques caractérisées par la durée de
l'hivernage. le Delta intérieur présentant une nuance régionale particulière :
- au Nord. le désert (50 p. 100 du territoire), chaud et sec (32 à 35" C) avec des écarts de
température considérables. Les précipitations (< 200 mm / an) sont irrégulières et violentes :
- au Centre. la zone sahélien ne au Nord d'une ligne Kayes-Ségou-Mopti. Elle occupe 27 p.1 00
du territoire et reçoit 400 mm de pluies annuelles. L'hivernage dure 3 à 4 mois (de juin à
août-septembre) ;
- au Sud. la zone sou danien ne (23 p. 100 du territoire) recevant entre 700 et 1 500 mm de
pluies annuelles (fin mai. début octobre). Les températures restent élevées 28" C.
Le Delta intérieur du Niger (30000 km?). en agissant sur les températures et en donnant naissance
à des vents locaux (brises de delta et brises de bordure) possède un microclimat particulier. Les
températures moyennes annuelles de Mopti sont inféri eures à celles des stations méridionales et
septentrionales : Mopti 27''7, Sa n 28°3, Tombouctou 29°1 et Hombori 3û''C.
Les conditions climatiques planétaires ont évolué.au cours des temps géolog iques et il est acquis
que les phénomènes c limatiques qui ont marqué la fin du Quaternaire ont fait alterner des
périodes humides et sèches sur les marges du Sahara. Au Mali. la désertification qui frappe une
grande partie du pays est due à une tendance climatique d'aridification. mais aussi à une
exploitation excessive de la nature (méthodes culturales. fortes pressions sur la terre par
surpâturage etc.). provoquant la dégradation des écosystèmes.
En particulier, les années 1983-84 ont été plus redoutables que les années 1968-73. la zone
soudano-guinéenne humide n'ayant elle-même pas été épargnée. Les conséquences sont
dramatiques : déboisement massif. réduction de l'écoulement et baisse du niveau de la nappe
souterraine. modifications des pratiques quotidiennes des populations. décalage des isohyètes
vers le sud. etc.

Un réseau hydrographique dépendant des précipitations annuelles

L'essentiel du réseau hydrographique est constitué par les fleuves Niger et Sénéga l qui prennent
leurs sources sur le versant nord du Foula Djalon en Guinée et dont les régimes se trouvent
fortement conditionnés par le climat tropical à longue saison sèche qui sévit dans les régions
traversées.
- Le Niger (4200 km) coule au Mali sur 1 700 km :il reçoit à droite. aux environs de Kangaba. le
Sankarani, grossi du Ouassouloubalé. De Ségou à Kabara. le fleuve coule dans une plaine à faible
pente :le Delta intérieur. A Mopti. le Niger reçoit le Bani (900 km). formé du Baoulé et du Bagoé. A
Diafarabé. le Niger se divise en doux bras : le bras occidental (Diaka) rejoint le Débo. et l'oriental
(lssaka) va à la rencontre du Bani à Mopti. Ces bras du Niger confluent au Lac Débo retenu par un
barrage dunaire. C'est avec difficulté que les émissaires du lac traversent cet erg de Niafounké
jusqu'à Tombouctou, alimentant de nombreux lacs sur les deux rives. Ces lacs s'allongent
souvent dans le sens d'orientation des dunes entre lesq uelles ils s'insèrent (Est-Ouest) : Niangaye
(350 km:') Do (130 km 2). Faguibine (630 km::- ). etc.
Ayant perdu la moitié du débit d'aval dans la traversée du Delta intérieur et des lacs. ie fleuve
dessine une vaste boucle ct reprend un cours unique vers le sud. marqué par lAs rapides de
Labbezanga.
- Le Sénégal (1 700 km) dont environ la moitié borde le sud-ouest malien. reçoit sur sa droite. le
Bakoye, grossi par le Baoulé en aval de Toukoto. et en aval de Kayes. le Kolimbiné et son affluent
le Ouadou, puis le Karakoro. Sur sa rive droite. en amont de Bakel. il reçoit la Fa lémé qui forme la
frontière avec la République du Sénégal.

Le régime des crues est complexe

Ces deux fleuves ont des régimes compliqués car leur crue saisonnière ost alimentée de façon
irrégulière par les pluies d'hivernage.
Le maximum de la crue du Niger a lieu en amont, en septembre-octobre pour Bamako, décembre
à Kabara et fin janvier à Gao pour la Boucle.
Le régime est très irrégulier comme le montre quelques chiffres de débits moyens :
en étiage aux hautes eaux
Koulikoro 64 5 180
Mopti 60 3 160
Di ré 50 2 170
Quant au Sénégal, son débit moyen à Galoubo est de 669 m3 /s ; en période d'étiage (mai}, il n'est
que de 15 m3 / s, et atteint 2800 m:Jfs environ en période de crue (septembre).
Le Mali fonde beaucoup d'espoir sur ses fleuves pour développer son agriculture traditionnelle et
moderne (Office du Niger), améliorer la pêche, l'élevage et la navigation grâce à ses barrages
hydro-électriques (Sélingué sur le Sankarani, Manantali sur le Bafing et Sotuba).

Sols et couvert végétal

En zone souda nienne (1 0' ' et 13" parallèles), la végétation est constituée par la forêt clai re (une
dégradation de la forêt dense), par la forêt galerie le long des cours d'eau et par la savane arborée
(karité, néré baobab) remplacée progressivement par la savane herbeuse au Nord. Cette savane
herbeuse est formée de graminées vivace (Andropogon gayanus) et annuelles (A ndropogon
pseudapricus) . Dans la plupart des cas cette savane résulte dos feux de brousse allumés par les
chasseurs. pasteurs et agriculteurs. Les sols, généralement latéritiques, laissent parfois apparaître
des cu irasses ferrugineuses pauvres (Fouga ou Bowé). Cependant, des sols limona-sableux
fertiles se rencontrent dans les vallées fluviales et dans les bas-fonds des plateaux.
En zone sahélienne (13''-16'' parallèles), lo. formation végétale est discontinue dans l'espace et
fugitive dans le temps. Elle correspond à celle de la steppe avec c=~rbustes à épineux. Le tapis
herbacé (souvent maigre) est formé de graminées pérennes dont une souche souterraine
subsiste pendant la longue sa1son sèche. La strate buissonnante est dominée par Boscia
senegalensis et Guiera senegalensis. Les ligneux comptent beaucoup d'épineux : Acacia
raddiana. Acacia senegalensis et Acacia seyai
Dans les plaines d'inondation comme dans le Delta intérieur, une savane particulière et dense est
constitu ée de différentes espèces selon la durée de la crue. Dans les cuvettes les plus profondes,
le bo urgou ost constitué d'herbes particulièrement nutritives dont les principales sont des
Echmochloa.
Peu épais et sableux. les sols sont très sensibles à l'érosion par le ruissellement dans les zones
mal protégées
En zone aride (au Nord du 17•· parallèle), la sécheresse accentuée par le vent et l'évaporation
constitue le facteur limitant. En dehors des oasis. toute forme de végétation disparaît. sauf
quelques plantes constituant un pâturage éphémère après les courtes pluies. désigné sous le
nom d'acheb. Faute de matières organiques et d'eau. les sols sont inexistants ou squelettiques
dans ces conditions sahariennes.

Une vie rurale soumise aux variations climatiques

Au Mali. 83,20 p.100 de la population vivent en milieu ru ral où les systèmes de production sont
tributaires des conditions climatiques. A une époque très recul ée (3 500 avant J -C. ), le Sahara.
moins aride, connaissait un élevage prospère et pratiquait une certaine forme d'agriculture et do
pêche. Les phénomènes migratoires des éleveurs on direction du sud. observés actuellement en
réact1on à l'assèchement temporaire du climat, s'inscrivent dans la longue histoire de ces
fluctuations phéhistoriques et historiques.

L'agriculture dominée par la céréaliculture

Elle se concentre surtout au Sud du 14'' parallèle où l'agriculture est moins aléatoire et oü vit plus
de la moitié de la population.
Le sorgho qui demande au moins 700 mm de pluies annuelles et le mil, plus de 400 mm. son t
cultivés de pair ou en alternance avec l'arachide et le coton dans toute IR zone soudanienne du
Sud et du Centre du Mali. Le mil s'accomode bien des sols sableux à bonne rétention hydrique
jusque dans la zone sa hélienne. Le mais en plein champ est localisé dans les régions
méridionales.
La production de ces différentes cultures céréali ères (m il-sorg t1o-maïs) a été.de 1 449 390 t en
1985-86 contre 594 800 t en 1984-85.
Les riz fl ottants (Oryza glaberrima) sont cultivés le long de la vallée du Niger ct dépendent de la
crue fluviale. Les riz cultivés sous pluies sont limités au Sud du Mali dans les terres humides de
fonds de marigots. La production nationale, riz de paddy, a été do 187 190 t en 1985 -86 contre
103 400 t en 1984-85.
Le fonio (29 828 t en 1985-86) est une céréale de soudure qui se contente de sols épuisés. Le blé
(3 496,5 t en 1985-86) n'est cultivé que dans quelques cuvettes de la région des lacs.
Les tubercules et légumineuses, ignames, patates douces, man ioc, hari cots, voa ndzou,
jouent, selon les régions. un rôle important dans l'équili bre alimentaire des populations. Résistant
mieux aux sécheresses que les céréales. ces plantes mériteraient d'être l'objet d'une recherche
agronomique plus active.
Les légumes (piments, gombo , tomate) cultivés dans les jardins de case constituent des
assaisonnements et une source de vitamines.
Les manguiers produisant le fruit national. et le karité fournissant le beurre végétal traditionnel
constituent des parcs dans les champs de la zone soudanienne.
Parmi les cultures de rente, l'arachide est principalement cultivée dans les cerc les de Kolokani,
Bafoulabé. Ségou. etc. ; sa production a été de 67 090 t en 1985-86 contre 37 600 t en 1984-85.
Elle a perdu beaucou p de son importance, les huileries de Kita (SEPAMA). et Koulikoro (SEPOM )
fonctionnant en dessous de leur capacité.
Le coton est surtout cultivé dans les régions méridionales du pays (Bougouni. Koutiala. Sikasso.
Dioïla) ; sa production est de 176 080 t en 1985-86 contre 144 700 t en 1984-85. Les graines sont
traitées à la SEPOM de Kouli koro.
La canne à sucre est c ultivée uniquement à l'Office du Niger (Dougabougou, Séribala) dans le
cadre du complexe sucrier du Kala supérieur (SUKALA) . La production de sucre est de 18 392 t
en 1985-86, soit une augmentation de 40,70 p.1 00 par rapport à la campagne 1984-85.
Le thé de Farako (95 t en 1985-86) ne couvre pas les besoins nationaux.
La promotion du tabac est assurée par l'Opération Haute-Vallée. La production, qui était de 376 t
en 1985-86, contre 372 t en 1984-85, alimente la manufacture de cigarettes (SONA TAM) sise à
Bamako.
La culture de dah relève surtout de la Compagnie Malienne des Textiles (CMDT) et la SOMASAC
de San en ost l'usine de traitement. La production est estimée à 2 000 t en 1979.
Le maraîchage se développe dans la région de Bamako : poivrons (700 t) et jus de fruits de la
conserverie de Baguineda (1 000 t) font l'objet d'un commerce vers l'Europe.

L'élevage

Le Mali est un pays à forte trad ition pastorale. L'élevage y ost pratiq ué un peu partout, mais surtout
dans les régions sahéliennes. En 1985. le c heptel est estimé à 4 344 000 bovins. 9 91 7 000
ovins/ caprins et 1 53 616 carnelins montrant sa reconstitution après les pertes occasionnées par
les sécheresses successives : 1972-1 980. -
Au Nord du 16·· parallèle désertique, les camelins constituent 95 p 100 du cheptel. L'élevage se
caractérise par de longs déplacements permanents à la recherche de l'eau et des rares
pâturages. Ce grand nomadisme mobilise toute la famille qui vit surtout des produits de l'élevage.
En zone sa hélienne (1 2·· et 16' parallèles). l'élevage transhumant domine. Dans le cas du Delta
intérieur les an1maux vont en transhumance dans le Néma-Dioura ou vers le Sahel mauritanien
accompagnés d'un ou deux bergers par troupeau. Cette zone sahélienne concentre plus de la
moitié du cheptel bovin du pays.
Ces deux formes d'élevage (nomade et semi-nomade) sont surtout pratiquées par les Maures. les
Kel Tamackeq ct los Peuls, soit environ 426 326 personnes.
Enfin, au Sud du 12·· parallèle. en zone soudanienne. l'élevage séciontaire (et même de case) est
pratiqué de plus en plus par les paysans utilisant surtout dos espèces trypanotolérantes.

La pêche

Elle est pratiquée le long des axes fluviaux. dans les mares et lacs par plus de 90 000 pêcheurs
dont 78 p.100 de Bozo et Sornono. La production annuelle est cie l'ordre de 90000 t dont plus des
deux tiers sont pêchés dans la zone inondée du Delta et à Sélingué (lac de retenue du barrage du
même nom).
Malgré l'apport de nombreux produits de ramassage (graines, baies. fruits sauvages). malgré les
produits tirés de l'élevage et de la pêche. l'a~tosuffisance des besoins alimentaires est loin d'être
réalisée et le Mali est contraint d'importer des denrées alimentaires. Le Mali compte plus d'une
vingtaine d'Opérations de Développement (O DR) qui n'ont pu éviter à l'agriculture les problèmes
qu ·elle connaît. Actuellement, la nouvelle orientation consiste à mettre l'accent sur la formation du
monde rural. à repenser le système d'encadrement de manière à mieux responsabiliser les
paysans pour une prise en main de leur propre développement Peut- on rétablir sous une forme
plus moderne les anciennes 3Ssociations de travail que furent les ,, ton ,, villageois ?
Le Mali : un pays enclavé

La pauvreté rurale et le croit démographique alimentent l'exode rural. Cette fuite vers les villes s'est
accentuée à partir de la sécheresse de 1973 qui a affecté tous les pays du Sahel. Bamako et sa
région apparaissent comme le seul ensemble industriel structuré et largement diversifié (75 p.1 00
des unités industrielles du pays : industries alimentaires. textiles. etc.) . (1) Dans le reste du pays.
on rencontre quelques unités dispersées et sans rapport entre elles.
La continentalité. les distances et le manque d'infrastructures rendent difficile le transport (l'effort
sur ce plan a été porté sur les régions méridionales et centrales). Le Niger n'est navigable. à
l'échelon international. que sur 350 km (Bamako-Kouroussa). Le seul accès commode à un
débouché maritime est le c hemin de fer Dakar-Niger (1 288 km dont 645 km au Mali).
Les villes du Centre et du Nord (Ségou-Mopti et Gao) ont abrité les réfug iés de la sécheresse de
1972 et de 1983-84. La route récente de Mopti à Gao relie plus efficacemen t désormais la région
orientale longtemps isolée.

( 1) Il existe au Mali une Cinquantaine d'entrerrises inc1ustric llcs 1mpor1antes (40 p.1 00 étRnt des soc18tes d'Etat ou
m1xtos. 60 p.100 des sociétés privées).

BIBLIOGRAPHIE
1. Atlas du Mali- Ed. Jeune Afrique Paris. 1980.
2. Diarra Bibi - Le recensement des nomades et semi-nomacles : méthodologie utilisée lors du
recensement de 1976 au Mali_ Ministère du Plan. Division Population_ Janvier 1983.
3. Gallais J. - Le Delta Intérieur du Niger. Etude de géographie régionale. Tomes 1et Il. Dakar. 1967.
4. Lecaillon J., Morrisson C. - Politiques économiques et performances agricoles : le cas du Mali
1960-1983. Paris, OCDE. 1986
5. Ministère de l'Agriculture du Mali - Rapport annuel campagne agricole 1985-86.
6. Ministère des Ressources Naturelles et de l'Elevage - Journées Nationales de réflexion sur le
secteur Elevage. Documents annexes. Bamako. 16.17.18.19 décembre 1986.
7. Ministère du Plan - Projet du Plan Ouiquonnal de Développement Economique et Social 1981-
1985. Mali. Juin 1981 .
8. Nadio N. - Evolution du Delta Intérieu r du Niger 1956-1980. Thèse 3·· cycle. Université de Haute-
Normandie, Rouen. 1984.
9. Ouaïdou N.G. - Situation démographique des Etats membres du CILSS. Etudes des travaux de
I'USED n'· 1. 1984
CET OUVRAGE, FINANCÉ PAR LE CENTRE TECHNIQUE
DE COOPÉRATION AGRICOLE ET RURALE- CTA *
A ÉTÉ RÉALISÉ PAR
L'INSTITUT D'ÉLEVAGE ET DE MÉDECINE VÉTÉRINAIRE
DES PAYS TROPICAUX- IEMVT **

Le texte du chapitre traitant des ressources en eau de la République


du MALI et son illustration cartographique ont été réalisés avec le
concours et l'appui documentaire du BUREAU DE RECHERCHES
GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES- BRGM ···

RÉDACTION

G. Boudet - Agropastoraliste IEMVT.


M. Clair - Entomologiste IEMVT.
Bréhima Diallo - Division de l'Aménagement et de l'Hydraulique Pastorale (OAHP).
Aligui Djiteye - Entomologiste médical - Laboratoire Central Vétérinaire Bamako.
Adou Doumbia - Zootechnicien ·- OMBEVI Bamako.
J. Gallais - Professeur à l'Université de Haute-Normandie.
M. Georges - Hydrogéologue BRGM.
H. Guérin - Nutritionniste IEMVT.
Boubackar Kouyate - Parasitologue - Laboratoire Central Vétérinaire Bamako.
G. Lamarque - Ingénieur cartographe IEMVT.
J.-P. Lebrun - Botaniste IEMVT.
Almouzar Maïga - Directeur général de I'OMBEVI Bamako.
P.-C. Morel - Parasitologue IEMVT.
Mamadou Nadio - Géographe O. N. C. Bamako.
D. Planchenault - Généticien !EMVT.
D. Richard - Nutritionniste IEMVT.
Amadou Samba Sidibé - Directeur du Service de l'Élevage (ONE) Bamako.
G. Tacher - Adjoint au directeur de I'IEMVT.
1. de Zborowski - Cartographe IEMVT.

Exploitation des images issues des satellites Landsat et réalisation de la maquette


de la carte des potentialités pastorales à 1/500 000 : 1. de Zborowski .

ÉLABORATION DES MAQUETTES A PARTIR DE L'ATLAS DU PIRT PAR :


MM . Macalou
Sidibé coordination : Bréhima Diallo
Mme. Traoré
avec l'appui de G. Godet (Cellule du FAC).

La conception de la carte des potentialités pastorales a été assurée par la Division


de l'Aménagement et de l'Hydraulique Pastorale (DAHP) dirigée par A.A. Diallo.
RÉALISATION DES MAQUETTES ET DES CARTES
P. Dubois

N. Fontaine
cartographes IEMVT
L. Renvoisé

1. de Zborowski

Traitements photographiques ·
R.Lacotte

COORDINATION TECHNIQUE
G. Lamarque

• Centre Techniq ue de Coopération Agricole et Rurale " De Rietkampen "• Galvanistraat 9, EDE
Adresse postale: Postbus 380, 6700 AJ WAGEN INGEN, PAYS-BAS
Téléphone : 08380-20484 - International 31 -8380·20484- Telex : 30169

** Institut d'Élevage et de Médecine Vét érinaire des Pays Trop icaux


Département Élevage et Médecine Vétérinaire du CIRAD (1)
10, rue Pierre Curie, 94704 MAISONS· ALFORT Cedex
Télépho ne: (1) 43 68 88 73 - Télex IEMVT 26201 7 F

··• Bureau de Recherc hes Géolog iques et Minières


Servi ce Géologique National
BP 6009, 45060 ORLÉANS Cedex - Télépho ne : (38) 64 34 34

(1) Cl RAD : Centre de Coopération lnternotionélle on Recherche Agronomique pour le Développement.

Les fonds topograph i q u es partiellement actualisés de la car te


des po ten tialités pastorales à 7/500 000 ont été réalisés à partir de s
pu b lications de 1'1 nstitut Géographiqu e National {1 CN) 2) avenue Pasteur
94160 Saint- Mandé (France ).
L e tracé des frontières figurant s ur les cartes n'a pas de
valeur ;uridique et ne saurait engager la responsabi lité des aute urs .
La toponymie adoptée est celle des fe uilles à 71200 000 e t
à 7/7 000 000 d e 1'/ CN .

NOTE AUX UTILISATEURS : Cette synthèse sur l'élevage en République du Mali est lequatnème chapitre de l'ouvrage géné-
ral regroupant six pays : Tc had, Niger , Sénégal. Mali . Burk ina Faso et Mauritanie (durée des travaux d 'édition : trois ans).
Le degré de précision et l'importance quantitative des renseignement s fournis sont variables selon les thèmes et les pays en
fonction de la nature des documents de base existants et des connaissances acquises dans chaque domaine.
SOMMAIRE

MALI: PHYSIONOMIE GÉNÉRALE- M. Nadio ................................................................... ......... 1


Texte - 1 carte en couleurs

BOTANIQUE - J.-P. Lebrun ............ ................................ ................................................................. 2


Texte - Illustration

POTENTIALITÉS PASTORALES - G. Boudet .... .... .... ... ..... .. .. .. .. ... ... .. .. .. ... .... .... ....... .... ... ...... .. ... .... 3
Texte - 1 carte en co uleurs

POTENTIALITÉS PASTORALES - G. Boudet ....................................... ......................................... 4


Texte (fin)

CARTOGRAPHIE AGROPASTORALE ET TÉLÉDÉTECTION - G. Lamarque, 1. de Zborowski . 4


Texte - 1 carte en couleurs - Index

LÉGENDE DE LA CARTE DES POTENTIALITÉS PASTORALES ................ ................... ............. 5


Feuille de: TOMBOUCTOU à 1/500000 .. ...... ........................................................................ 6
Feuille de: GAO à 1/500 000 ...... .. ........ ... ..... ........................................................ 7
Feuille d' : ANSONGO à 1/5 00000 ..... ........ .. ...... ... ........ ........ .......................... .............. 8
Feuille d' : ANDERAMBOUKANE à 1/500 000 .. ... ........ ............................ ... ........... ......... ...... ..... ... .. 9
Feuille de: NARA-KAYES à 1/500 000 . .. .. .. .. .. ... .... .... ... ..... .. .. .... .. .. .. .... ..... .. .. .. .. .. . ...... .. ........ 10
Feuil le de : MOPTI à 11500 000 . .. .. . .. .. . ... .. . .. .. . .. . .. .. . .. . ... . . .. . ... . . .. .. .. . .. . ... .. .. . ... .. .. . .. . ... . . 11
Feuille d' : HOMBORI à 1/500000 ... .. ...................... ................ ....................... .............. 12

AMÉNAGEMENT PASTORAL . . . . . . . . . . . .. . .. . ... .. .. . ... .. .. . .... . .. . ... .... . .. . .... . .. . ... .. .. . ... . ... .... . ... ... .... . ... .... . .. . .. 13
Politique et stratégie de l'aménagement pastoral au Mali - A.-S. Sidibé
Texte
Us et coutumes relatifs à l'utilisation des terres à pâturages au Mali - A. Diallo
Texte
Évolution du cheptel au Sahel malien (1965-1985)- A. Maïga, A. Doumbia
Texte

~MÉNAGEMENT PASTORAL (suite) .. ............................................................................................. 14


Evolution du cheptel au Sahel malien {1965-1985) -A. Doumbia, A. Maïga
Texte (fin)
Notices explicatives de la carte des potentialités pastorales des infrastructures et
des mouvements des éleveurs à 1/1 600 000

Notice A : Potentialités pastorales - DAH P


Texte

CARTE DES POTENTIALITÉS PASTORALES, DES INFRASTRUCTURES


ET DES MOUVEMENTS DES ÉLEVEURS - DAHP-IEMVT ........................................................ ... 15
1 ca rte en cou leurs à 1/ 1 600 000

AMÉNAGEMENT PASTORAL (fin) .. .. .. .. .......... .... ... ............. .......... .. .. ........................... .... ............. 16
Notice B : Infrastructures - DAH P
Texte
COMPOSITION MINÉRALE DES FOURRAGES - H. Guérin, D. Richard, V. Heinis ................... 17
Texte - Il lustration

COMPOSITION MINÉRALE DES FOURRAGES - H. Guérin, D. Richard, V. Heinis ................... 18


(fin) - Carte en cou leurs à 1/2 750 000

HYDROGÉOLOGIE - M. Georges .......................... .... .. .. ........... ....................... ........ ....................... 19


Texte - Carte en couleurs

UTILISATION PASTORALE. 1. Importance du cheptel malien- J. Gallais ............................... 20


Texte - Carte en couleurs à 1/2 500 000

UTILISATION PASTORALE. 2. Les types d'élevage bovin - J. Gallais ..... ... .............................. 21
Texte - Carte en couleurs à 1/2 500 000

UTILISATION PASTORALE. 3. Déplacements traditionnels du cheptel- J. Gallais ................ 22


Texte - Carte en cou leurs à 1/2500000

UTILISATION PASTORALE. 4. Le Delta intérieur du Niger:


plaque tournante de l'élevage malien - J. Gallais ....................................................................... 23
Texte

UTILISATION PASTORALE. 4. Le Delta intérieur du Niger- J. Gallais .............................. 23 bis


Texte - Carte en cou leurs à 111 000 000

UTILISATION PASTORALE. 5. Évolution récente du cheptel malien- J. Gallais .................... 24


Texte - Carte en cou leurs à 1/2 500 000

UTILISATION PASTORALE. 6. Déplacements de détresse et recherche d'alternatives


chez certains éleveurs sahéliens - J. Gallais ............................................................................... 25
Texte - Carte en couleurs à 1/ 2 500 000

L'ÉLEVAGE - D. Planchenault ........................................................................... .............................. 26


Texte - Bibliographie

L'ÉLEVAGE - (suite) - D. Planchenault .......................................................................................... 27


Bibliographie

L'ÉLEVAGE - (suite) - D. Planchenault .......................................................................................... 28


Carte en couleu rs à 1/2 750 000

L'ÉLEVAGE- (fin) - D. Planchenault .... .. ........................... ............................................................. 29


Carte en couleurs à 1/2 750 000

LES GLOSSINES- M. Cl air, A Djiteye ........ .................................. ................................................. 30


Tex te - 3 cartes

LES GLOSSINES - M. Clair, A Djiteye ........................................................................... ................ 31


Texte (fin) - carte en couleurs

LES TIQUES - P.-C. Morel ...............................................................·............................................... 32


Texte - Carte en cou leurs à 1 /3 000 000

LES HELMINTHES - B. Kouyaté, T. Galvin, S. Tembely ............................................................... 33


Texte - Illustrations

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