Notesdecours 1
Notesdecours 1
Figure 1.1 Exemple d’un signal voix dans le domaine temporel [1].
Figure 1.3 (a) Signal à temps continu et (b) représentation à temps discret [2].
- À temps continu :
+∞ T/2
E=∫ | x ( t )| dt= lim ∫ |x ( t )| dt
2 2
−∞ T → ∞ −T / 2
- À temps discret :
+∞
E= ∑ | x [ n ]|
2
n=−∞
- À temps continu :
T /2
1
∫
2
P= lim |x ( t )| dt
T →∞ T −T / 2
- À temps discret :
N
1
∑
2
P= lim |x [ n ]|
N→∞ 2 N +1 n=−N
Un signal est dit à énergie si son énergie E est finie. Il est dit à puissance si sa puissance P est
finie.
Les signaux périodiques sont obligatoirement des signaux à puissance. Leur puissance peut être
calculée sur une période :
T 0 /2
1
∫
2
- À temps continu : P=
T 0 −T / 2
|x ( t )| dt
0
N 0−1
1
∑ |x [ n ]|
2
- À temps discret : P=
N0 n=0
- Signal sinusoïdal
La forme générale d’un signal sinusoïdal à temps continu est donnée par l’équation :
x (t )= A cos ( 2 π f 0 t +θ )
Où A , f 0 et θ sont respectivement l’amplitude, la fréquence et la phase du signal. Un signal
sinusoïdal est périodique de période T 0=1/ f 0.
{
u ( t )= 1 ,t >0
0 ,t <0
{
u [ n ] = 1 ,n ≥ 0
0 , n< 0
- Impulsion rectangulaire
Ce signal est défini par :
{
1 1
1 ,− ≤ t ≤
Π (t)= 2 2
0 , Sinon
- Signal triangulaire
Ce signal est défini par :
{
t+ 1,−1≤ t ≤ 0
Λ ( t )= −t+1 , 0 ≤ t ≤1
0 Sinon
Le signal rectangulaire peut être obtenu en faisant le produit de convolution (opérateur ¿) entre
deux impulsions rectangulaires :
Λ ( t )=Π ( t )∗Π ( t )
{
sin ( πt )
sinc ( t ) = ,t ≠ 0
πt
1 , t=0
{
1 , t> 0
sgn ( t ) = −1 , t< 0
0 , t=0
lorsque n → ∞ . Cette définition est utilisée pour trouver la transformée de Fourier du signal
signum.
- Impulsion de Dirac
Ce signal est défini par :
{
δ (t )= ∞ , t=0
0 ,t ≠0
Le signal delta ou l’impulsion Dirac est une modélisation mathématique pour représenter des
phénomènes physiques qui se produisent dans une durée de temps très courte. Des phénomènes
tellement petits qu’il n’existe aucun appareil de mesure capable de les capter.
L’impulsion de Dirac peut être obtenue en utilisant la limite de certaines fonctions connues :
δ (t )=lim
ϵ →0
1
ϵ
Π
t
ϵ ()
et
δ (t )=lim
ϵ →0
1
ϵ
sinc
t
ϵ ()
Ci-dessous quelques propriétés de l’impulsion de Dirac :
t
5. Le produit de convolution : x (t )∗u (t )= ∫ x ( τ ) dτ
−∞
6. Quelques résultats relatifs aux dérivées successives de la fonction de Dirac :
|
∞ n
∫ δ(n ) ( t−t0 ) ϕ ( t ) dt=(−1 )n dtd n ϕ ( t )
−∞ t =t 0
( n) ( n)
x (t )∗δ ( t ) =x ( t )
1.1.4. Propriétés des systèmes
Un système est une boite noire qui admet comme entrée un signal x et produit une sortie
y=H ( x ). Ce système peut être à temps continu ou à temps discret (voir Figure 1.5).
- Linéarité
Un système est linéaire si la propriété de superposition est satisfaite. Un système H est linéaire si
et seulement si:
H ( α x 1 ( t ) + β x2 ( t ) )=αH ( x 1 ( t ) ) + βH ( x 2 ( t ) )
Pour vérifier la linéarité, les étapes suivantes peuvent être utilisées à partir de la définition du
système:
1. On trouve : y 1 ( t )=H ( x 1 ( t ) )
2. On trouve : y 2 ( t ) =H ( x 2 ( t ))
3. On trouve : y 3 ( t ) =H ( α x 1 ( t ) + β x 2 ( t ) )
4. On compare y 3 ( t ) et α y 1 ( t )+ β y 2 ( t ) . Le système est linéaire dans le cas d’égalité.
1. On trouve : y 1 ( t )=H ( x 1 ( t ) )
2. On trouve : y 2 ( t ) =H ( x 2 ( t )) avec x 2 ( t )=x 1 ( t−τ )
3. On compare y 2 ( t ) et y 1 ( t−τ ). Le système est invariant dans le temps dans le cas
d’égalité.
- Causalité
Un système est causal (on parle aussi d’un système physiquement réalisable) si la sortie ne
dépend que de la valeur actuelle et les valeurs passées de l’entrée.
y ( t 0 )=H [ x ( t ) : t ≤t 0 ]
(∫ )
∞
y ( t ) =H x ( τ ) δ ( t−τ ) dτ
−∞
∞
¿ ∫ x ( τ ) H ( δ ( t−τ ) ) dτ ( propriété de lalinéarité )
−∞
- Propriétés de la convolution
1. Commutative : x (t )∗h ( t ) =h ( t )∗x ( t )
2. Associative : ( x ( t )∗h1 ( t ) )∗h2 ( t )=x ( t )∗( h1 ( t )∗h2 (t ) )
3. Distributive : x (t )∗( h1 ( t ) +h 2 ( t ) )=x ( t )∗h1 ( t ) + x ( t )∗h2 ( t )
h ( t )=0 , ∀ t<0
∫ |h ( τ )|dτ <∞
−∞
- Inverse d’un système LTI :
la sortie d’un système LTI est donnée par : y ( t ) =x ( t )∗h ( t ). L’inverse de ce système permet
d’écrire :
inv inv
x (t )= y ( t )∗h ( t )=x ( t )∗h ( t )∗h ( t )
Soit un système LTI avec une réponse impulsionnelle h ( t ). La réponse de ce système à un signal
j (2 π f 0 t +θ )
sinusoïdal exponentiel à valeur complexe x (t )= A e , produit la sortie :
∞
y ( t ) =x ( t )∗h ( t )= ∫ h ( τ ) x (t−τ ) dτ
−∞
∞
¿ ∫ h (τ ) A e
j (2 π f 0 ( t− τ ) +θ )
dτ
−∞
∞
¿ Ae e
jθ j (2 π f 0 t )
∫ h ( τ ) e− j 2 π f τ dτ 0
−∞
j (2 π f 0 t )
¿ A e jθ H ( f 0 ) e
∞
Avec : H ( f 0 )= ∫ h ( τ ) e
−j2π f 0τ
dτ
−∞
Ainsi, si un signal sinusoïdal est appliqué à l’entrée d’un système LTI, la sortie sera également un
signal sinusoïdal de même fréquence; seule l’amplitude et la phase sont modifiées. Ainsi,
l’objectif de la représentation de Fourier est de décomposer un signal d’entrée en une
superposition de signaux sinusoïdaux. La sortie sera également une superposition de signaux
sinusoïdaux de mêmes fréquences que ceux de l’entrée. La représentation de Fourier dépend de la
propriété périodique d’un signal.
Si ces conditions sont satisfaites, le signal x (t ) peut être représenté dans le domaine fréquentiel
(superposition de signaux exponentiels à valeur complexe) à l’aide des Séries de Fourier :
∞ k
j2 π t
x (t )= ∑ Xke
T0
k=−∞
α +T 0 k
1 −j2 π t
X k=
T0 ∫ x (t) e T0
dt
α
pour un α arbitraire.
k=−∞
2π
α+
ω0
ω0
X k=
2π
∫ x (t )e
− j kω0 t
dt
α
rotation dans le sens antihoraire; alors que le terme e− j kω t représente un phaseur avec une
0
2 cos ( kω0 t ) .
- Série de Fourier dans le cas de signaux à valeur réelle
Dans le cas d’un signal à valeur réelle qui satisfait aux conditions du théorème des séries de
Fourier, on constate :
α +T 0 α +T 0
1 1
X −k =
T0 ∫ x ( t ) e− j 2 π (−k ) f t dt=
0
T0 ∫ x ( t ) e j 2 π kf t dt 0
α α
( )
α+T 0 α+T 0 ¿
1 ) dt= 1
− j 2 π kf t ¿
¿
T0
∫ x (t )( e 0
T0
∫ x (t ) e
j 2 π kf 0 t
dt
α α
¿
Ainsi : X −k =X k
Dans le cas des nombres réels, les coefficients positifs et négatifs de la série de Fourier sont des
conjugués. On peut conclure que l’amplitude des coefficients est paire alors que la phase est
impaire. Cette relation entre les coefficients positifs et négatifs permet trois représentations
équivalentes de la série de Fourier.
Si on note :
ak + jb k
X −k =
2
Ceci implique
¿ ak − j bk
X k =X −k =
2
∞
x (t )= ∑ X k e j2 π kf 0 t
k=−∞
a0 ∞
¿ +∑ [ a k cos ( 2 π kf 0 t ) +b k sin ( 2 π kf 0 t ) ]
2 k=1
∞
¿ x 0 +2 ∑ |X k|cos ( 2 π kf 0 t +θ X k
)
k=1
2
−j k
2
α
α +T 0
2
a k=
T0 ∫ x ( t ) cos ( 2 π kf 0 t ) dt
α
α +T 0
2
b k=
T0 ∫ x ( t ) sin ( 2 π kf 0 t ) dt
α
1
| X k|= 2 √ a2k + b2k
−1 bk
θ X =−tan
k
ak
a0 ∞
x (t )= + ∑ a cos ( 2 π kf 0 t )
2 k=1 k
On peut déduire également que dans le cas d’un signal quelconque à valeur réelle, on a :
x (t )=x p ( t )+ x imp (t )
x (t ) + x (−t )
x p (t )=
2
Et la partie impaire :
x ( t )−x (−t )
x imp ( t )=
2
k=−∞
k =−∞
∞
¿ ∑ X k H ( kf 0 ) e j 2 π kf 0 t
k=−∞
∞
¿ ∑ Y k e j 2 π kf 0 t
k=−∞
∞
Avec : H ( kf 0) =∫ h ( τ ) e
− j 2 π kf 0 τ
dτ
−∞
Ainsi :
Si l’entrée d’un système LTI est périodique de période T 0, alors la sortie est également
un signal périodique de même période fondamentale.
Seules les fréquences qui sont présentes à l’entrée doivent se retrouver dans le signal de
sortie d’un système LTI. L’introduction de nouvelles fréquences à la sortie signifie que le
système n’est pas LTI.
∞
La fonction : H ( f )=∫ h (t ) e
− j 2 πft
dt est appelée réponse fréquentielle (fonction de
−∞
transfert) du système LTI.
- Relation de Parseval
Le développement en série de Fourier se base sur l’utilisation de signaux exponentiels à valeur
complexe. Comme ses signaux sont orthogonaux, ils forment une base. La puissance du signal est
ainsi conservée. La puissance du signal est la somme des puissances de chaque composante de la
série de Fourier :
α+T 0
1
∞
a2 1 ∞
Si ces conditions sont satisfaites, le signal x (t ) peut être représenté dans le domaine fréquentiel à
l’aide de la transformée de Fourier:
∞
x (t )= ∫ X ( f ) e
j 2 πft
df
−∞
∞
X ( f )= ∫ x ( t ) e
− j 2 πft
dt
−∞
∞
X ( f )= ∫ x ( t ) e
− jωt
dt
−∞
⇔
δ (t ) ❑ 1
⇔
1❑ δ ( f )
⇔
Π ( t ) ❑ sinc ( f )
¿
Pour un signal x (t ) à valeur réelle, X ( f ) est hermitienne : X (−f )= X ( f )
θ X (− f )=−θ X ( f )
Largeur de bande d’un signal ∶ la largeur de bande d’un signal représente la gamme de
fréquences présente dans ce signal. Plus la largeur de bande est grande plus la variation
en fréquence est grande dans le signal. La largeur de bande d’un signal à valeur réelle est
définie comme la gamme de fréquences positives qui compose ce signal. Une fois X ( f )
déterminée, la largeur de bande est : BW =W max−W min; où W max et W min représentent
les fréquences maximale et minimale positives dans X ( f ).
F [ α x1 ( t )+ β x 2 ( t ) ]=α F [ x 1 ( t ) ] + β F [ x 2 ( t ) ]
Dualité
Mise à l’échelle
F [ x ( at ) ] =
1
X
|a| a
f
()
Convolution
F [ x ( t )∗h ( t ) ] =F [ x ( t ) ] F [ h ( t ) ] =X ( f ) H ( f )
Modulation
F [ x ( t ) e j 2 π f t ]=X ( f −f 0 )
0
Relation de Parseval
+∞ +∞
E=∫ | x ( t )| dt= ∫ | X ( f )| df
2 2
−∞ −∞
Autocorrélation
+∞
R x ( τ )=∫ x ( t ) x ( t−τ ) dt=x ( τ )∗x (−τ )
¿ ¿
−∞
2
F [ R x ( τ ) ]=| X ( f )|
F
[ d
dt ]
x ( t ) = j 2 πfX ( f )
j d
F [ tx ( t ) ] = X (f )
2 π df
( )
n n
j d
F [ t x ( t ) ]=
n
n
X (f )
2π df
[∫ ]
t
X (f ) 1
F x ( τ ) dτ = + X ( 0) δ ( f )
−∞ j2 πf 2
Les moments
|
∞
∫ t n x ( t ) dt= ( 2 jπ )
n n
d
n
X (f )
−∞ df f =0
∞
x (t )= ∑ X k e j2 π kf 0 t
k=−∞
[ ]
∞ ∞
X ( f )=F ∑ X k e j 2 π kf t = ∑ X k δ ( f −kf 0 )
0
k=−∞ k=−∞
On remarque que la transformée de Fourier d’un signal périodique est une séquence
d’impulsions de Dirac à des fréquences multiples de la fréquence fondamentale. Les poids
de ses impulsions sont les coefficients de la série de Fourier.
La transformée de Fourier du signal de sortie d’un système LTI est le produit simple entre la
transformée de Fourier du signal d’entrée et la fonction de transfert du système LTI.
L’énergie et la puissance d’un signal représentent l’énergie et la puissance délivrées par un signal
lorsque ce dernier est interprété comme une tension ou un courant qui alimentent une résistance
de 1 Ω.
+∞
E x =∫ |x ( t )| dt
2
−∞
T/2
1
∫
2
P x =lim |x ( t )| dt
T → ∞ T −T /2
Un signal est à énergie si E x < ∞ et à puissance si P x < ∞. Un signal ne peut être à énergie et à
puissance en même temps, car P x =0 si l’énergie est finie et E x =∞ dans le cas d’un signal à
puissance. Un signal peut n’être si à puissance ni à énergie. Cependant, la majorité des signaux
d’intérêt sont à énergie ou à puissance. En pratique, les signaux périodiques de période T 0 sont
des signaux à puissance dont la puissance est :
T 0 /2
1
T 0 −T∫/ 2
2
P= |x ( t )| dt
0
+∞ +∞
R x ( τ )=∫ x ( t ) x ( t−τ ) dt= ∫ x (t +τ ) x ( t ) dt =x ( τ )∗x (−τ )
¿ ¿ ¿
−∞ −∞
+∞
À τ =0, nous avons : R x ( 0 )=∫ x ( t ) x ( t ) dt=E x
¿
−∞
+∞ +∞
Dans le domaine fréquentiel (Relation de Parseval) : E x =∫ |x ( t )| dt=∫ | X ( f )| df
2 2
−∞ −∞
2
G x ( f )=|X ( f )| =F [ R x ( τ ) ] représente la densité spectrale d’énergie du signal x (t ) .
−∞ −∞
La fonction d’autocorrélation du signal de sortie d’un système LTI peut être déterminée en
fonction de l’autocorrélation du signal d’entrée et la réponse impulsionnelle. La densité spectrale
de puissance du signal de sortie :
2 2 2
G y ( f )=|Y ( f )| ¿| X ( f )| |H ( f )| ¿ Gx ( f ) Gh ( f )
Comme
G y ( f )=F [ R y ( τ ) ] =F [ R x ( τ ) ] F [ R h ( τ ) ]
Alors :
R y ( τ ) =Rx ( τ )∗Rh ( τ )
1.3.2 Signaux à puissance
D’une manière similaire, la fonction d’autocorrélation d’un signal à puissance peut être écrite de
la façon suivante :
T/2
1
R x ( τ )= lim
T→∞
∫ x ( t ) x ¿ ( t−τ ) dt
T −T /2
On constate que :
P x =Rx ( τ )
Soit S x ( f ), la densité spectrale de puissance (ou le spectre de puissance de x (t ) ) qui est définie
comme la transformée de Fourier de la fonction d’autocorrélation :
S x ( f )=F [ R x ( τ ) ]
+∞
Ainsi, P x =Rx ( 0 )= ∫ S x ( f ) df .
−∞
- Puissance du signal de sortie d’un système LTI pour un signal non périodique
La fonction d’autocorrélation du signal de sortie est donnée par :
¿
R y ( τ ) =Rx ( τ )∗h ( τ )∗h (−τ )
k=−∞
∑ |X k| δ ( f −kf 0 )
2
S x ( f )=
k=−∞
∞
P x = ∑ | X k|
2
k=−∞
∞
∑ |X k| δ ( f −kf 0 )
2 2 2
S y ( f )=|H ( f )| S x ( f )=|H ( f )|
k=−∞
∑ |X k| |H ( kf 0 )| δ ( f −kf 0 )
2 2
¿
k=−∞
∑ |X k| |H ( kf 0 )|
2 2
P y=
k=−∞
1.4.1 Définition
La transformée d’Hilbert n’implique pas un changement de domaine (contrairement aux
transformées de Fourier, Laplace et en Z). Ainsi, la transformée d’Hilbert d’un signal dans le
domaine temporel est un autre signal dans le domaine temporel. De plus, le résultat de la
transformée d’Hilbert n’est pas équivalent au signal original.
La transformée d’Hilbert d’un signal x (t ) est un autre signal ^x (t ) dont les composantes
π
fréquentielles accusent un retard de par rapport aux composantes du signal original x (t ) :
2
{
− j π /2
X ( f )= e j π / 2 X ( f ) , f > 0
^
e X ( f ) f <0
¿− j sgn ( f ) X ( f )
Dans le domaine temporel, la transformée d’Hilbert peut être déterminée en utilisant la table des
transformées inverses de Fourier et celle des propriétés :
+∞
1 1 x (τ )
^x (t )= ∗x ( t )= ∫ dτ
πt π −∞ t−τ
1.4.2 Propriétés
- Inversion de signe
Appliquer une transformée d’Hilbert deux fois de suite à un signal induit un changement de
signe :
^^x (t )=−x ( t )
- Énergie
La transformée d’Hilbert conserve l’énergie du signal :
+∞ +∞ +∞
E ^x =∫ |^
X ( f )| df =∫ |− j sgn ( f ) X ( f )| df =∫ |X ( f )| df
2 2 2
−∞ −∞ −∞
- Orthogonalité
Le signal original et sa transformée d’Hilbert sont orthogonaux :
∞ ∞ 0 ∞
¿
∫ x ( t ) ^x ( t ) dt =∫ X ( f ) [− j sgn ( f ) X ( f ) ] df =− j ∫ |X ( f )| df + j∫|X ( f )| df =0
2 2
−∞ −∞ −∞ 0
Un cas extrême d’un signal passe-bande est un signal sinusoïdal monofréquence de fréquence f c.
La largeur de bande d’un tel signal est nulle. Considérons un tel signal :
x (t )= A cos ( 2 π f c t +θ ) =ℜ ( A e j θ e j 2 π f t ) c
x (t )= A cos ( 2 π f c t +θ )
Supposons maintenant que nous disposons d’un phaseur avec une amplitude et une
phase faiblement variantes dans le temps (par rapport à f c):
j θ (t )
x l ( t )= A ( t ) e
Contrairement au cas statique, une faible variation dans le temps de l’amplitude et de la phase
produit un signal qui contient plusieurs fréquences. Ainsi, la largeur de bande dans ce cas n’est
plus nulle. Cependant, comme la variation de l’amplitude (appelée aussi enveloppe) et de la phase
varient faiblement, les composantes fréquentielles constituent une petite largeur de bande autour
de f c. La Figure 1.6 schématise le spectre dans un tel cas.
Notons que les composantes en phase et en quadrature varient faiblement. Elles représentent des
signaux passe-bas. Il est ainsi possible de représenter un signal passe-bande x (t ) en fonction de
deux signaux passe-bas.
x l ( t )=x c ( t ) + j x s ( t )
A ( t )=|x l ( t )|=√ x 2c ( t )+ x 2s ( t )
xs ( t )
θ ( t )=tan−1
xc ( t )
en fonction de deux signaux passe-bas. Il est possible de l’exprimer à l’aide des composantes en
phase et en quadrature; ou en fonction de l’enveloppe (amplitude) et la phase du signal passe-
bande.
Références
[1] J.G. Proakis, M. Salehi, Fundamentals of Communication Systems, 2ème Ed., Upper Saddle
River : Pearson/Prentice-Hall, 2014.
[2] S. Haykin and B. Van Veen, Signals and Systems, 2ème Ed., John Wiley & Sons, 2005.