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Cours 7 Rayons X Productiopn Et Emission

Le document traite de la production et de l'émission des rayons X, en expliquant le fonctionnement des tubes à rayons X, notamment le tube de Coolidge, et les principes d'accélération des électrons. Il aborde également les aspects technologiques, les systèmes d'alimentation nécessaires, ainsi que les mécanismes d'émission des rayons X, tels que l'ionisation et le rayonnement de freinage. Enfin, il présente des relations fondamentales concernant la puissance, le rendement et les paramètres influençant le débit d'exposition des rayons X.

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Cours 7 Rayons X Productiopn Et Emission

Le document traite de la production et de l'émission des rayons X, en expliquant le fonctionnement des tubes à rayons X, notamment le tube de Coolidge, et les principes d'accélération des électrons. Il aborde également les aspects technologiques, les systèmes d'alimentation nécessaires, ainsi que les mécanismes d'émission des rayons X, tels que l'ionisation et le rayonnement de freinage. Enfin, il présente des relations fondamentales concernant la puissance, le rendement et les paramètres influençant le débit d'exposition des rayons X.

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RAYONS X

PRODUCTION ET EMISSION

1-PRODUCTION DES RAYONS X


11-PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN TUBE A RX
Pour produire des rayons X , il faut que les électrons fortement accélérés percutent une cible
métallique. L’appareil de base porte le nom de tube de COOLIDGE .
Les électrons sont produits à partir d’un filament en tungstène porté à haute température par un
courant de chauffage d’intensité Ic de quelques ampères.
Les électrons sont ensuite accélérés grâce à une différence de potentiel de quelques dizaines de
kV qui est maintenue entre le filament porté à un potentiel négatif (cathode) et la cible métallique
(anode) qui se trouve à un potentiel positif.
Pour éviter une divergence trop grande due à la répulsion des électrons entre eux , le filament
est entouré d’un cylindre chargé négativement ; c’est la pièce de concentration ou de focalisation.
L’ensemble du dispositif est placé dans une enceinte de verre ou règne un vide aussi poussé que
possible ( 10-3 à 10 -4 mn de mercure ) afin de ne pas ralentir le mouvement des électrons par collisions
avec les atomes de gaz.
Au déplacement des électrons de la cathode vers l’anode correspond un courant en sens
inverse d’intensité i , encore appelé courant anodique ou milli ampérage car son intensité est est de
l’ordre de quelques milli ampères. i dépend de la différence de potentiel V et de la température du
filament T ; avant d’atteindre pour une température donnée un plateau de courant de saturation is, la
montée en intensité se fait selon la loi de Langmuir.
i = k V 3/2
Le courant de saturation is suit la loi de Richardson.
Is = k’ A T 2 e –b/T
A= représente l’aire du filament ( surface émissaire)
T = est la température
k’ et b sont des constantes .
12-ASPECTS TECHNOLOGIQUES
a-Pour que la résistance d’un fil soit élevée et donc la montée en température aisée , il faut que
le filament ait une section S la plus petite possible puisque :
W= RI2c t avec R = ρ l/s
Mais à l’opposé , il faut que la surface émissive soit élevée , c’est pour cette raison que le filament est
disposé en spires rapprochées.
b- Le filament comme l’anode sont en tungstène (symbole chimique W de son international
wolfram), ses propriétés mécaniques et son point de fusion élevé (Tf : 33700°C) en ont fait le matériau
de choix .
c-Les tubes à rayon X ont de mauvais rendements n’excédant pas 2% ; la chaleur dégagée peut
nuire au fonctionnement de l’appareil , on peut :
-soit sertir la cible en tungstène dans un bloc de cuivre lui-même relié ou non à un système de
refroidissement par circulation de fluide .
-soit répartir toute la chaleur sur une surface plus grande ; c’est le procédé dit de l’anode tournante (w=
3000 tours / mn ) .Les électrons se répartissent sur toute une couronne , mais les rayons X semblent
toujours provenir du même endroit, la chaleur est mieux répartie et le tube présente des possibilités
d’utilisation plus grandes.
La partie émettant les rayons les rayons X est le foyer .Si le foyer est large , on a un grand débit
en rayons X, mais des images radiologiques de qualité moyenne .
Si le foyer est fin , on a un débit plus faible , mais les images radiologiques de meilleur qualité .
13-ALIMENTATION
Problème de base : Un tube à rayon X doit avoir deux systèmes d’alimentation fondamentalement
différents :
-à partir du réseau ( 220V , 50Hz ) , il faut un transformateur sous- volteur pour délivrer dans le circuit de
chauffage du filament un courant de bas voltage d’ intensité élevée ( quelques ampères).
- à partir du réseau , il faut d’autre part un transformateur survolteur permettant de donner une tension
accélératrice de quelques dizaines de kV avec des intensités de l’ordre du mA.
Mais de plus , cette haute tension accélératrice doit être polarisée pour que le filament , sous peine de
fusion , reste toujours à un potentiel négatif et la cible toujours à un potentiel positif.
2-EMISSION DES RAYONS X
Si l’on considère le spectre d’émission d’un tube à rayon X , on constate qu’ il est formé d’un
fond continu sur lequel se superposent des raies ; à cette double composition correspond un double
mécanisme de production : ionisation d’une part , rayonnement de freinage d’autre part .
21-IONISATION
Lorsque des électrons très énergétiques arrivent sur un atome de la cible ,ils vont lui arracher
des électrons .Par exemple si un électron incident a une énergie cinétique supérieure à l’énergie
d’ionisation d’un électron de la couche K , il va l’expulser .L’ atome cible devient instable , il va donc y
avoir réarrangement électronique .
Si un électron de la couche L vient occuper la place laissée libre par l’électron K , l’électron L perd une
énergie émise sous forme de photons hν d’énergie
h ν kα = WL - WK
h ν Kβ = WM - WK
L’ indice K indique la couche d’arrivée
L’ indice α, β…indique si l’électron de remplacement vient de la couche immédiatement
supérieur ou des couches suivantes .
Les niveaux de départ et d’arrivée étant parfaitement définis (quantifiés), il en résulte que les
rayonnements de photons émis sont caractéristiques de l’atome cible .On parle donc de raies
caractéristiques .

Les rayons X émis par ionisation présentent donc un spectre de raies .Les rayons X caractéristiques sont
surtout utilisés dans le domaine scientifique (cristallographie).Ils présentent peu d’intérêt en médecine .
Remarque : il peut se produire dans certains cas une interaction entre le photon X &mis par un atome
et un électron périphérique de ce même atome .Si l’énergie du photon X est suffisante , l’électron peut
être expulsé de l’atome , il porte alors le nom d’électron Auger .
Si par exemple un électron Auger est chassé de la couche M par un photon Kα , son énergie cinétique
sera :
EcAuger = hνKα - WM
d’ ou émission d’électrons monoénergétiques contrairement aux émissions β+et β-.Pour les matériaux
légers , il peut y avoir compétition entre l’émission X et l’émission Auger , mais au-delà de Z =70 ,l’effet
Auger est négligeable.
22-RAYONNEMENT DE FREINAGE

Lorsqu ‘un électron d’énergie cinétique Ec arrive au voisinage d’un noyau , sa trajectoire est déviée et il
subit ;une accélération due à la force attractive d’origine électrostatique .
Or les théories de Maxwell reprises par la mécanique quantique peuvent que toute particule
accélérée rayonne de l’énergie.
L’énergie émise sous forme de rayons X est prélevée sur l’énergie cinétique Ec de l’électron qui poursuit
sa trajectoire avec une énergie cinétique plus faible Ec telle que

Ec’ = Ec - hν
Toutes les distances entre le noyau et la trajectoire de l’électron incident étant possibles ( il n y a
pas de quantification ) toutes les valeurs de hν seront possibles depuis 0 lorsque l’électron passe loin du
noyau jusqu’ au Emax quand toute l’énergie cinétique de l’électron est communiqué au photon X
utilisables en Radiologie.
Remarque : le freinage est donc la conséquence de l’émission du rayonnement X et non la cause
comme on pourrait le supposer d’après le nom affecté a ce phénomène.
3-RELATIONS FONDAMENTALES
31-PUISSANCE D’UN TUBE A RAYONS X
Si l’on ne tient pas compte de l’atténuation par le verre et de l’auto –absorption par l’anode ds
rayons X émis , on obtient un spectre théorique continu et linéaire.
La surface Ф sous la droite représente la puissance en watts fournie en rayons X par le tube .
On démontre que :
Ф=KiZV2
Avec Ф en watts
K constante caractéristique du tube
i en amperes : intensité du courant anodique
Z numéro atomique du matériau –cible (le plus souvent du tungstène donc Z= 74).
V en volts : tension accélératrice .

32- RENDEMENT D’ UN TUBE A RAYONS X


La puissance rayonné étant Ф et la puissance électrique consommée lorsque le tube fonctionne
P= Vi , on en déduit le rendement :
Ф KiZV 2
R= = = KZV
P iV

Il est à noter que ce rendement ne dépend plus de l ‘intensité du courant anodique et qu’ il est très
faible , de l’ordre de 1 à 2 % , l’essentiel de la puissance fournit étant transformé en chaleur.

33-LOI DE DUANE ET HUNT


Au cours de l’émission de rayons X par rayonnement de freinage , si la totalité de l’énergie de
l’électron incident est transformée en rayonnement électromagnétique , on a :

hc
Emax = e V = h ν =
ʎ

hc 1
ʎ =
e
x V

avec h = 6.02 x 10 -34 J x s = constante de Planck


c = 3 x 108 m/s = vitesse de la lumière
e = 1.6 x 10 -19 C = charge de l’électron
1.24
On a la loi de Duane et Hunt ʎ min =
V
en nm en kV

34-PARAMETRES DU DEBIT D’EXPOSITION


A partir des deux relations fondamentales
Ф = Ki Z V 2
1.24
ʎMIN =
V

On voit immédiatement ce qui suit se produit lorsque l’on modifie le kilovoltage (V) ou le milliampérage
(i).
a-Quand V augmente , deux conséquences directes :
-Ф augmente , on augmente donc le nombre de rayons X émis
-ʎMIN diminue , les rayons X sont plus énergétiques , on dit aussi pénétrants
b-Quand i augmente , une seule conséquence :
-Ф augmente, on augmente donc le nombre de rayons X émis , mais ʎ MIN ne change pas.

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