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Hiérarchie des normes en droit français

Le document traite de la hiérarchie des normes en droit français, qui se divise en niveaux national et supranational, avec un système de subordination entre normes supérieures et inférieures. Il décrit les différentes sources nationales du droit, notamment le bloc de constitutionnalité, l'ordre législatif et l'ordre réglementaire, ainsi que les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Enfin, il aborde les sources internationales du droit et le principe de primauté du droit conventionnel international sur le droit interne.

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Hiérarchie des normes en droit français

Le document traite de la hiérarchie des normes en droit français, qui se divise en niveaux national et supranational, avec un système de subordination entre normes supérieures et inférieures. Il décrit les différentes sources nationales du droit, notamment le bloc de constitutionnalité, l'ordre législatif et l'ordre réglementaire, ainsi que les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Enfin, il aborde les sources internationales du droit et le principe de primauté du droit conventionnel international sur le droit interne.

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Thème 3 : la hiérarchie des normes du droit français.

Toutes les règles de droit ne se situent pas au même plan. Pas de même niveau donc
hiérarchie.

En quoi consiste cette hiérarchie ? qu’est-ce qu’elle suppose ?

Niveau selon l’autorité d’où elle émane :

-niveau national, autorités françaises rattachées au pouvoir législatif et au pouvoir exécutif.

-niveau supranational, s’applique en France mais provient d’autorité internationale (les traités par
exemple + depuis l’entrée dans la communauté européenne)

Kelsen : Il y a entre les normes supérieures et normes inférieures une relation. Cette relation
s’exprime sur le fondement de l’idée de la hiérarchie, donc sur l’idée de l’existence d’un rapport
supériorité/subordination. La norme inférieure est subordonnée, sa validité repose sur sa conformité
à la norme supérieure : elle est valable parce qu’elle respecte les normes imposées par la supérieure.
C’est la norme supérieure qui règle la création de la norme inferieure. La norme supérieure est la
source de légitimité de la norme inférieure.

 Edifice à plusieurs étages : image de la pyramide des normes.

+ norme supérieure n’a pas besoin d’être justifiée parce qu’émane déjà d’un pouvoir supérieur.

Section première : les sources nationales du droit.

Cette hiérarchie des sources nationales du droit est fixée depuis longtemps, particulièrement
depuis 1789. Toutes présentent une nature écrite, il n’y a plus de texte de nature juridique qui
s’applique s’il n’est pas écrit, avant le droit français était un droit coutumier donc non écrit ; bien que
hiérarchisé. Maintenant il y a un principe de territorialité, il s’applique à tout le territoire français,
avant cela changeait selon les régions, aujourd’hui il y a un seul et même droit pour tous les habitants
de la république française.

I- Le bloc de constitutionnalité

Au somment de la hiérarchie : le bloc de constitutionnalité.

Bloc : fait référence à différents types de droit. + on intègre la constitution du régime (cinquième
République)

A) Texte constitutionnel et ses révisions


1- Qu’est-ce qu’une constitution ?

Constitution, ce mot doit se définir dans un double sens : matériel puis formel.

Matériel : prise en compte du contenu du texte.

 Dans ce sens elle comprend et énonce l’ensemble des règles qui sont relative à la dévolution
et à l’exercice du pouvoir.
Formel/organique : prise en compte de sa forme, aspect extérieur, processus qui a permis de
l’instaurer.

 Dans ce sens, elle complète la précédente, la Constitution sentant des règles qui ont reçue
une forme spécifique et distincte des autres règles que l’on appelle Constitution écrite, et qui
a été édictée par un pouvoir particulier, spécifique qu’on appelle le pouvoir constituant (ni
exécutif, ni législatif, ni judiciaire). C’est aussi un texte qui provient d’un organe spécifique
qu’on appelle une Assemblée Constituante. Une fois le texte formé, ce groupe disparait. Ce
texte est donc formé d’une façon spécifique. C’est un texte qu’on ne peut également réviser
qu’en vertu d’une procédure spécifique que l’on appelle une révision constitutionnelle : c’est-
à-dire réunir le parlement ou le Sénat ou soumettre au referendum.

C’est un texte suprême car :

-ne ressemble à aucun autre

-permet de fixer la manière dont tous les autres textes vont pouvoir être produit, source des
mécanismes de production de autres règles. Source d’où chaque autorité puise sa légitimité

-énonce et contient les règles qui forment le projet de société voulu par les constituants en 1958.

La Constitution commence par rappeler que le peuple français est attaché aux droits de
l’homme, au principe de la souveraineté nationale, selon les principes qui ont été déclarés en 1789
(DDHC) et selon les principes contenus dans le préambule de la Constitution de 1946 (Constitution de
la quatrième République). En vertu de cela, l’état français s’efforce d’offrir à chacun des normes
juridiques fondées sur un ordre commun des principes de liberté, d’égalité et de fraternité. La
Constitution dit également que la France est une république, indivisible, laïque, démocratique et
sociale ; elle assure légalité devant la loi pour tous les citoyens.

Son principe : gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

 Défini le projet global de société.

B) Les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

L’existence de ces principes ne découlent pas directement de la Constitution car ils ne sont
pas écrits noir sur blanc, ils ont été découverts par le Conseil Constituant. Le Conseil Constituant est
donc venu ajouter ces principes, compléter la Constitution par ces principes.

Ce travail a commencé dans les années 1970, avec une décision du 16/07/1971.

-> le 23/06 le parlement à voté une loi par laquelle il a décidé de renforcer le contrôle
étatique en matière de création d’association. Il a décidé que ce simple dépôt ne suffisait pas mais
qu’il faut obtenir le droit de l’état, par le préfet, donc instauration d’un contrôle.
L’opposition a donc porté la loi devant le Conseil Constitutionnel, qui a rendu le 16/07/1971
la décision que cette loi était contraire à la Constitution car contraire à la liberté d’association.
Cependant ce principe n’est pas formulé dans la Constitution mais dans deux autres textes auxquels
la Constitution fait référence : la DDHC et le préambule de la Constitution de 1946, et ces deux textes
reconnaisse cela.

Depuis 1971, le Conseil Constitutionnel ne s’est pas arrêté là, il a reconnu : le principe
d’enseignement, le principe des droits de la défense, le principe d’indépendance des professeurs
d’université, droit de la justice pénale des mineurs…

Ces règles ne sont pas un ensemble fixe, il suffit que le Conseil Constitutionnel reconnaisse un
nouveau principe fondamental.

 Norme suprême

II- l’ordre législatif

Ensemble des règles produites par le parlement (Sénat + Assemblée Nationale) donc le pouvoir
législatif (article 34). En dehors, le gouvernement peut intervenir par normes et décrets.

A) Les lois organiques

Lois dont l’objet est particulier : viennent préciser le contenu de la Constitution, c’est-à-dire la
manière dont vont fonctionner les différents organes prévus par la Constitution. En effet, ce texte est
succinct et peu détaillé donc pour savoir comment vont marcher les choses, il a fallu des lois
organiques. -> précision des trois pouvoirs.

Elles ont une valeur inférieure à la Constitution car elle la précise : valeur infra
constitutionnelle.

B) Les lois ordinaires

Lois qui proviennent du pouvoir législatif, dont on entend parler quotidiennement. Ces règles
ont une valeur infra constitutionnelle aussi. Par rapport aux lois organiques elles sont inférieures.

Le parlement peut prendre l’initiative de faire une loi, on parle alors d’une proposition de loi.
Lorsque c’est le gouvernement qui propose, c’est un projet de loi. Dans les deux cas, la loi est discutée
avant d’être acceptée ou rejetée.
ATTENTION : Exception : 49.3, par le gouvernement, il fait donc adopter la loi sans vote du parlement,
le gouvernement engage sa responsabilité devant le parlement = soit accepté, soit motion de censure
donc le gouvernement qui se dissout ou l’Assemblée Nationale qui est détruite.

C) Les ordonnances
L’ordonnance est un texte dont la procédure est prévue à l’article 38 de la Constitution.
Quand pouvoir exécutif veut faire une loi dans le domaine du Parlement (article 34), c’est une
procédure qui permet au parlement d’autoriser temporairement le gouvernement à venir légiférer
dans le domaine du Parlement dans un domaine précis sur une durée déterminée (maximum 6 mois).

Après que le texte soit élaboré il est présenté à l’Assemblée Nationale qui le ratifie et alors
devient un loi ordinaire, sinon rejeté et alors l’ordonnance reste un texte du gouvernement donc
reste un texte réglementaire et donc inférieur à la loi ordinaire. Ces ordonnances, si elles sont
transformée en lois ordinaires elles portent la même valeur qu’une lois ordinaire.

III- l’ordre réglementaire

A) Définition

Un règlement est un texte avec une portée générale et abstraite qui provient et est produit
par toutes les autorités rattachées au pouvoir exécutif qui détiennent une part de pouvoir exécutif :
Président, préfet, maire… Le domaine du règlement est en dehors du domaine de l’article 34.

Détient la plus grande partie du pouvoir réglementaire = le premier ministre

B) Les décrets du 1er ministre

Généralement, c’est le premier ministre qui détient cette partie si elle n’est pas confiée à un
autre. Dans tous les cas, il peut faire deux sortes de texte :

-les décrets d’applications : prends un texte (règlement) pour mettre en application des lois.
Interviennent dans le domaine législatif, mais ne précise que la façon dont une loi va s’appliquer.
Valeur inférieure à la loi ordinaire, il doit être conforme à la loi exécutée.

-les décrets autonomes : interviennent dans le domaine où le gouvernement est autonome, libre de
légiférer : toutes les matières qui se situent en dehors du domaine législatif, en dehors de l’article 34.
Le premier ministre y est donc libre.
Valeur infra constitutionnelle.

C) Les décrets du Président de la République.

La Constitution reconnait au Président le droit de produire une sorte de décret : les décrets
du Président de la République pour les textes délibérés en conseil des ministres. Cependant sa
signature ne suffit pas, il doit être contre-signé par le premier ministre et le/les ministres concernés
par le texte. Donc on dit que le Président de la République détient un pouvoir règlementaire
d’exception.
D) Les arrêtés

Textes réglementaires qui sont pris par des autorités rattachés au pouvoir exécutif qui sont
pris sur le territoire : préfet (arrêtés préfectoraux) et maire (arrêtés municipaux).

E) Les circulaires

La circulaire n’a pas de valeur dans la hiérarchie des normes, c’est un texte interprétatif, elle
permet à différents supérieurs hiérarchiques de service de l’état ou administration ou ministre de
faire connaitre leur interprétation d’un texte que leurs agents doivent mettre en œuvre. Ce texte a
comme seule valeur celle du chef. Donc la circulaire ne peut lier personne.

S’il y a une résistance de la part de l’administration, le juge pourra donner un sens au texte
différent ou contraire à la circulaire.

La circulaire réglementaire : elle va avoir une valeur dans la hiérarchie des normes, celle d’un
règlement. Celui qui l’interprète va au dela de l’interpretation, on dit qu’il ajt du droit. Cela ouvre les
actions en excès de pouvoir q d il y a des ajouts.

Section 2 : les sources internationales du droit.

(…)

I – le droit international général et le droit conventionnel international.

Droit international : ensemble des règles écrites ou non écrites qui énoncent les principes
selon lesquels les états doivent se comporter sur la scène internationale. Ces règles de droit st des
principes généraux reconnus par les nations civilisées. La France y reconnait une valeur importante
notamment au niveau du préambule, aliéna 14 de la constitution de 1946, qui stipule de la
république frcs respecte le droit international.

II- le principe de primauté du droit conventionnel international sur le droit interne.

Droit conventionnel car provient de convention s’ensuivant des traités ou des accords
internationaux que la France conclu ac d’autres état.

Pricipe de primauté : les accords rédigés st supérieur à la loi frcs, ils primes sur la
constitution : article 55, les traités ou accords ont une valeur supp aux lois. Cela pose néanmoins des
conditions :

-la publication : doivent être portés à la connaissance de tous

-la réciprocité : tous doivent l’appliquer.

A) La question de la ratification ou de l’approbation des traités.

On parle de ratification/ approbation pour désigner les différentes manières par lesquels la
fr/un état donne son accord à l’entrée en vigueur d’un traité.
-article 52 -> prsdt qui a le pv de ratifier, approuver et signer les traités. Sa signature vaut
approbation, il lie la France et le traite ente en vigueur. Le prsdt ratifie tt les traités sauf qql uns qu’il
ne peut pas ratifier seul, cad ceux qui entre le périmètre de l’article 53.

-article 53 -> les traités de paix, de commerce…. Doivent être ratifier par le Parlement également qui
va voter une loi et dire « ok le traité peut s’appliquer ». Les concernés sont majeurs et portent sur des
questions fondamentales. Dans ce cadre-là, le parlement peut soumettre le traité au conseil
constitutionnel.

-> Quel relation s’établit donc entre le traité et la constitution ? a-t-il une valeur supérieure ou
inversement ?

B) La question de la conformité des traités à la constitution.

-peut se poser le contrôle de constitutionnalité.

(…)

Que faire lorsqu’il y a un conflit entre les conventions internationales et la loi ordinaire ?

C) La question du conflit entre les conventions internationales et la loi ordinaire.


1- Le refus du contrôle par le conseil constitutionnel de la conformité des lois aux
engagements internationaux.

Pour faire ce contrôle on peut estimer 3possibilités :

-le conseil constitutionnel : a refusé de contrôler la conformité des lois aux engagements
internationaux ; 15/01/1975, le cc s’est déclaré incompétent pour effectuer le contrôle de
constitutionnalité, a estimé que cela n’était pas son rôle, marche pour la constitutionnalité, pas la
conventionnalité.

-le conseil d’état, juridiction administrative suprême : déclarée incompétente en 1968

-la Cour de cassation, juridiction judiciaire suprême déclaré incompétente en 1931

-> plus personne de compétent en 1975 dc regards tourné vers les deux autres juridictions : la
Cour de cassation et le conseil d’été, obligés de revoir leur position.

2- La position des juridictions judiciaires et administratives.

Il faut distinguer le cas où la loi est antérieure au traité. Les juges appliquent donc le principe selon
lequel le traité postérieur remplace la loi antérieure. Et il y a le cas où la loi est postérieure au traité.

Selon l’article 55, le traité de Rome de 1957, doit l’emporter sur l’article 95 du code des douanes bien
que le dernier texte soit postérieur au traité. La Cour de cassation s’est alors révélée compétente.

Finalement, le conseil constitutionnel s’occupe de la constitutionnalité des lois et des traités et le


Conseil d’état et la Cour de cassation s’occupent de leur conventionnalité.

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