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Chap 5

Ce document traite des concepts de travail, puissance et énergie en mécanique, en introduisant les notions de travail d'une force, tant constante que variable, ainsi que la puissance associée. Il explique également l'énergie cinétique et le théorème de l'énergie cinétique, qui relie la variation de l'énergie cinétique aux travaux des forces extérieures. Des exemples illustrent ces concepts, notamment le travail effectué par le poids d'un corps et par une force de rappel élastique.

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Ce document traite des concepts de travail, puissance et énergie en mécanique, en introduisant les notions de travail d'une force, tant constante que variable, ainsi que la puissance associée. Il explique également l'énergie cinétique et le théorème de l'énergie cinétique, qui relie la variation de l'énergie cinétique aux travaux des forces extérieures. Des exemples illustrent ces concepts, notamment le travail effectué par le poids d'un corps et par une force de rappel élastique.

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Université de Djibouti Travail, puissance et énergies

Faculté d’ingénieur

Travail, puissance et énergies

Introduction
L’étude de la dynamique a permis de tenir compte des forces, auxquelles est soumis un point, pour étudier son
mouvement. Dans ce nouveau chapitre, on va présenter les outils énergétiques utilisés en mécanique pour résoudre des
problèmes à un degré de liberté. En effet, parfois le principe fondamental de la dynamique ne suffit pas ou n’est pas approprié
pour parvenir à bout de la résolution d’un problème.

I. Travail d’une force


Le travail d’une force ⃗𝑭 est l’énergie fournie par cette force pour provoquer le déplacement de son point
d'application. C’est une grandeur physique qui est noté W (qui vient de l’anglais Work) et qui s'exprime en joules (J) dans le
Système international.
Dans un référentiel donné, le travail d'une force 𝐹, quelconque appliquée à un point M, qui se déplace de A à B est
donné par :
⃗ )=𝑭
𝑾𝑨⟶𝑩 (𝑭 ⃗ . 𝑨𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗⃗

I. Travail d’une force constante


Si une force constante 𝐹 (en norme, direction
et sens) est appliquée sur une distance AB rectiligne, le
travail de cette force vaut :
𝑾𝑨⟶𝑩 (𝑭 ⃗ )=𝑭 ⃗ . 𝑨𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐅 . 𝐀𝐁. 𝐜𝐨𝐬 𝛉

Remarque :
1. Le travail d’une force constante ne dépend
pas du chemin suivi.
2. Le signe du travail dépend de cos  :
 cos ≤<⟹W(𝐹)  0 : on ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
dit que le travail est moteur alors le point M
x
reçoit de l’énergie. A 𝑢
⃗𝑥 B
 cos <<≤⟹W(𝐹 ) < 0 : on dit que le travail est résistant alors le point M cède de l’énergie.
 cos =⟹W(𝐹) = 0 le travail est nul. La force F est perpendiculaire à la direction du mouvement et
n'effectue aucun travail (tension du fil d’un pendule, réaction normale d’un support).

2. Travail d’une force variable


Soit M un point soumis à la force variable 𝐹 et décrivant la trajectoire AB non rectiligne. Le travail d’une force
quelconque entre A et B vaut :
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐹 . (AM
𝑊𝐴⟶𝐵 (𝐹) = 𝐹. 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗1 + M
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1 M2 + M2 M3 + ⋯ ) = 𝐹.AM1 + 𝐹. M1 M2 + 𝐹 . M2 M3 + … = 𝐹 . 𝑑OM + 𝐹 . 𝑑OM …

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑊𝐴⟶𝐵 (𝐹) = ∑𝑛 𝛿𝑊 = ∫ 𝛿𝑊 = ∫ 𝐹 . 𝑑OM

AM1, M1 M2 , M2 M3 … sont des distances 𝑀1 𝑀2


infiniment petit et donc des déplacement
élémentaire noté dOM.

Sur un déplacement élémentaire dOM, on peut considérer la force 𝐹 constante et on travail élémentaire 𝛿𝑊 s’écrit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛅𝐖 = 𝐅 . 𝐝𝐎𝐌

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Remarque :
 La notion δ signifie que c’est le calcul d’une variation au cours d’un déplacement, en effet, la plupart du temps, le
travail d’une force entre deux points dépend du chemin suivi entre ces deux points. Nous aurions noté un d s’il
s’agissait d’une différence de grandeurs entre les deux points.
 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sera exprimé en fonction du système de coordonnées choisi.
Le vecteur déplacement élémentaire d𝑂𝑀
 Une intégrale correspond simplement à la somme d’une infinité de termes infiniment proches les uns des autres.

3. Exemples
a. Exemple de travail de force constante : Travail du poids d’un corps
Soit un point M de masse m se déplaçant d'un point A d'altitude zA vers un point B d'altitude zB. Donner l’expression
du travail du poids de M sur le trajet AB puis sur le trajet ACB en fonction de m, g et (ZA-ZC). Conclure.

Z Sur le trajet AB :
A
𝑊𝐴⟶𝐵 (𝑃⃗) = ∫ 𝑃⃗ . 𝑑OM
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ∫ −𝑚𝑔𝑢
⃗ 𝑧 . (𝑑𝑥 𝑢
⃗ 𝑥 + 𝑑𝑦 𝑢
⃗ 𝑦 + 𝑑𝑧 𝑢
⃗ 𝑧 ) = ∫ −𝑚𝑔𝑑𝑧
𝑧𝐵
𝑧
𝑃⃗ θ ⟹ 𝑊𝐴⟶𝐵 (𝑃⃗) = −𝑚𝑔 ∫ 𝑑𝑧 = −𝑚𝑔 [𝑧]𝑧𝐴𝐵 = 𝑚𝑔(𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 )
𝑧𝐴
ou bien encore :
𝑊𝐴⟶𝐵 (𝑃⃗) = 𝑃⃗ . 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑃. 𝐴𝐵. 𝑐𝑜𝑠𝜃 = 𝑚𝑔. 𝐴𝐵. 𝑐𝑜𝑠𝜃 = 𝑚𝑔(𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 )
C B

⃗𝑧
𝑢 Sur le trajet ACB :
O 𝛿𝑊𝐴⟶𝐵 (𝑃⃗ ) = δWA→C (𝑃⃗) + δWC→B (𝑃⃗) = δWA→C (𝑃⃗)
𝑧𝐶
𝑧
𝑊 = −𝑚𝑔 ∫ 𝑑𝑧 = −𝑚𝑔 [𝑧]𝑧𝐴𝐶 = 𝑚𝑔(𝑧𝐴 − 𝑧𝐶 ) = = 𝑚𝑔(𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 )
𝑧𝐴

ou bien : 𝑊𝐴⟶𝐵 (𝑃⃗) = WA→C(𝑃⃗) + WC→B (𝑃⃗) = 𝑃. 𝐴𝐶 = 𝑚𝑔(𝑧𝐴 − 𝑧𝐵 )

Conclusion : Quel que soit le trajet, le travail du poids entre A et B ne dépend pas du
chemin suivi. Le poids est donc une force constante.

𝑙𝐵
b. Exemple de travail de force variable : Travail de la force de rappel élastique d’un ressort
On considère le mouvement d’un point matériel M attaché à un ressort
𝑊de raideur
= 𝑚𝑔(𝑧k. La
−force
𝑧 ) de rappel du ressort
𝐴⟶𝐵 𝐴 𝐵
est donnée par :

⃗𝑥
𝐹𝑟𝑒 = −𝑘. 𝑥. 𝑢 ⃗𝑢⃗𝑥𝑥
𝑢 𝐵 𝐴
Le travail de la force de rappel, quand le point M se déplace entre A et B, est :

𝑥𝐵 𝑙𝐴
𝑥𝐵
1 1
𝑊(𝐹𝑟𝑒 /ℛ)𝐴⟶𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = − ∫ 𝑘. 𝑥. 𝑑𝑥 = − 𝑘[𝑥𝐵2 − 𝑥𝐴2 ] = 𝑘[𝑥𝐴2 − 𝑥𝐵2 ]
= ∫ 𝐹𝑟𝑒 . 𝑑𝑂𝑀
𝑥𝐴 2 2
𝑥𝐴

II. Puissance d’une force


La puissance d'une force ⃗𝑭, notée 𝑃(𝐹), renseigne sur la rapidité avec laquelle le travail de cette force est
effectué. C’est donc une grandeur qui relie le travail fourni et la durée correspondante. Elle se mesure en watts (W) dans le
Système international.

⃗ ) = 𝜹𝑾(𝑭) = 𝑭
Pour un déplacement élémentaire, la puissance instantannée : 𝑷(𝑭 ⃗ .𝑽
⃗⃗ (𝑴)
𝒅𝒕
⃗)
𝐖(𝑭
Pour un déplacement fini, la puissance est dite moyenne : 𝐏(𝐅) =
𝚫𝐭

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Démonstration :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛿𝑊(𝐹) 𝐹 . 𝑑OM
𝑃(𝐹 ) = = ⃗ (𝑀)
= 𝐹. 𝑉
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Remarque :
o Si P > 0 ou W > 0, alors le point M reçoit de l’énergie. La force 𝐹 est motrice. Elle est alors dans le sens du
mouvement.
o Si P < 0 ou W < 0, alors le point M cède de l’énergie. La force 𝐹 est résistante. Elle est alors de sens opposé à celui
du mouvement.
o Si P = 0 ou W = 0, alors la force est orthogonale au mouvement. Elle ne travaille pas. Le point M ne reçoit pas
d’énergie.
o La puissance est une grandeur locale : elle est définie pour une position donnée du point (donc à un instant donnée).
Au contraire, le travail est une grandeur globale définie pour un mouvement entre un point de départ et un point
d’arrivée.

III. Energie cinétique. Théorème de l’énergie cinétique


1. Energie cinétique
L’énergie cinétique d’un système est une forme d’énergie liée à sa vitesse. L’énergie cinétique d’un point matériel
M de masse m animé d’une vitesse 𝑣 par rapport à un référentiel, R, est défini par:

𝟏 𝒑𝟐
𝑬𝒄/𝓡 = 𝟐 𝒎𝒗𝟐(𝑴/𝓡) = 𝟐𝒎 𝑢𝑛𝑖𝑡é ∶ 𝐽𝑜𝑢𝑙𝑒 (𝐽)

2. Théorème de l’énergie cinétique


Enoncé du théorème de l’énergie cinétique (TEC) : Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un
point matériel M de masse m, se déplaçant d'un point A à un point B, est égale à la somme des travaux des forces extérieures
appliquées au point matériel pendant son déplacement du point A au point B. Le TEC s’écrit mathématiquement comme suit :

⃗ 𝒆𝒙𝒕 )
𝑬𝒄 (𝑩) − 𝑬𝒄 (𝑨) = ∆𝑬𝒄 = ∑ 𝑾𝑨⟶𝑩 (𝑭
𝒊

Démonstration :
Soit un point matériel M, de masse m, en mouvement dans un référentiel R. Le PFD donne :
⃗ (𝑀/ℛ)
𝑑𝑉 𝑑𝑣 (𝑀/ℛ) 𝑑 1 2
∑𝐹 = 𝑚 × ⟹ (∑ 𝐹𝑖 ) . 𝑣 (𝑀/ℛ) = 𝑚 . . 𝑣 (𝑀/ℛ) ⟹ (∑ 𝐹𝑖 . 𝑣 ) = ( 𝑚𝑣(𝑀/ℛ) )
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 2
𝑖 𝑖

Soit :
𝑑𝐸𝑐/ℛ
∑ 𝑃⃗𝑖 (𝐹/ℛ) = ⟹ 𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝐶𝑖𝑛é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑇𝑃𝐶)
𝑑𝑡
𝑖

ou encore :
∑ 𝑃⃗𝑖 (𝐹/ℛ) . 𝑑𝑡 = 𝑑𝐸𝑐/ℛ ⟹ ∑ 𝛿𝑊𝑖 = 𝑑𝐸𝑐 ⟹ 𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙′ é𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝐶𝑖𝑛é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑇𝐸𝐶)
𝑖 𝑖

Par intégration :

𝐸𝑐 (𝐵) − 𝐸𝑐 (𝐴) = ∆𝐸𝑐 = ∑ 𝑊𝐴⟶𝐵 (𝐹𝑒𝑥𝑡 )


𝑖

Remarque :
o Le TPC ou TEC n’est rien d’autre qu’une reformulation de la PFD, interprété en termes d’échange
d’énergie et permet donc d’étudier le mouvement d’un point matériel. Mais le PFD donne une relation
vectorielle qui permet d’obtenir trois équations scalaires tandis que le TPC ou TEC ne permet d’obtenir
qu’une seule équation scalaire.

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o Il est préférable de choisir le TPC ou TEC plutôt que la PFD dans les problèmes à un degré de liberté, i.e.
lorsque une seule coordonnée suffit à repérer la position du point matériel.
o Ces théorèmes font disparaitre les forces qui ne travaillent pas.

Exercice d’application 1: Une descente en ski s’effectue sur une pente de longueur L = 100 m entre A et B. La pente est
caractérisée par un angle α. La vitesse initiale est nulle, que vaut la vitesse en B ? On négligera tous les frottements.

IV. Forces conservatives et non conservatives - Energie potentielle


1. Forces conservatives - Forces non conservatives
On peut distinguer deux types de forces :
 les forces conservatives (ou bien à circulation conservative), qui dépendent uniquement de la position du point
M (pas de la vitesse, du temps et de toute autre variable) et dont le travail est le même pour tous les chemins
entre A et B. Exemples de forces conservatives :
A
- le poids
- la force de rappel élastique
- la gravitation
- la force de Coulomb (entre particules chargées)
- les interactions nucléaires
 les forces non-conservatives (ou dissipatives) dont le travail dépend du
chemin suivi. Exemples de forces non conservatives : B
- frottements fluides
- frottements solides
- force magnétique.

2. Energie potentielle d’un point matériel


Si une force est conservative, on peut alors le lui associer une énergie potentielle Ep. La variation de l’énergie
potentielle est égale à l'opposé du travail de cette force. Ainsi, le travail d’une force conservative peut s’écrire :
Pour un déplacement fini AB: ∆𝐸𝑝 = − 𝑊𝐴⟶𝐵 (𝐹𝑐 /ℛ)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Pour un déplacement élémentaire : 𝑑𝐸𝑝 = −𝛿𝑊(𝐹𝑐 /ℛ)𝐴⟶𝐵 = − 𝐹𝑐 . 𝑑𝑂𝑀

 Énergie potentielle de pesanteur 𝑬𝒑𝒑 :

On rappelle que : 𝑃⃗ = 𝑚𝑔 = −𝑚𝑔𝑢


⃗ 𝑧 dans le cas où l’axe 𝑢
⃗ 𝑧 du repère cartésien est dirigé vers le haut.

alors : 𝑑𝐸𝑝𝑝 = − ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑚𝑔⃗𝑢𝑧 × (𝑑𝑥. 𝑢


𝑃. 𝑑𝑂𝑀 ⃗ 𝑥 + 𝑑𝑦. 𝑢
⃗ 𝑦 + 𝑑𝑧. 𝑢
⃗ 𝑧 ) = 𝑚𝑔𝑑𝑧 ⟹ 𝑬𝒑𝒑 = 𝒎𝒈𝒛 + 𝒄𝒕𝒆

 Énergie potentielle élastique d’un ressort 𝑬𝒑𝒆 :

On rappelle que : ⃗⃗⃗ ⃗ 𝑥 , O étant la position d’équilibre alors :


𝐹𝑟 = −𝑘. 𝑥. 𝑢
𝟏 𝟐
𝑑𝐸𝑝𝑒 = − ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −(− 𝑘 𝑥 𝑢
𝐹𝑟 . 𝑑𝑂𝑀 ⃗ 𝑥 ). 𝑑𝑥 𝑢
⃗ 𝑥 ⟹ 𝑬𝒑𝒆 = 𝒌𝒙 + 𝒄𝒕𝒆
𝟐

L’énergie potentielle est une forme d’énergie que possède un système du fait de sa position par rapport au système
avec lequel il est en interaction. C’est l'énergie qu'un système peut transférer sous une autre forme d'énergie, par exemple
en énergie cinétique. L’énergie potentielle de M dans un référentiel R est la somme des énergies potentielles dont dérivent
chacune des forces conservatives.

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Force Energie potentielle

Gravitation m1 m2 m1 m2
𝐹1⟶2 = −𝐺 ⃗
𝑢 𝐸𝑝 = 𝐺
𝑟2 𝑟

Gravitation (au voisinage de la surface de la Terre) 𝐸𝑝 = 𝑚𝑔𝑧


𝑃 = 𝑚𝑔

Raideur d’un ressort ⃗𝑥


𝐹 = −𝑘. 𝑥. 𝑢 1
𝐸𝑝 = 𝑘𝑥 2
2

Force électrique 1 q1 q 2 q1 q 2
𝐹1⟶2 = ⃗
𝑢 𝐸𝑝 = 𝐺
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟

3. Dérivée totale et gradient


Si f(x, y, z) est une fonction à plusieurs variables, alors sa dérivée totale est :
𝛛𝐟 𝛛𝐟 𝛛𝐟
𝐝𝐟(𝐱, 𝐲, 𝐳) = 𝐝𝐱 + 𝐝𝐲 + 𝐝𝐳
𝛛𝐱 𝛛𝐲 𝛛𝐳
Si f(x, y, z) est une fonction scalaire, son gradient est un vecteur défini comme étant :

𝝏𝒇 𝝏𝒇 𝝏𝒇
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒇 =
𝒈𝒓𝒂𝒅 ⃗⃗ +
𝒖 ⃗⃗ +
𝒖 ⃗⃗
𝒖
𝝏𝒙 𝒙 𝝏𝒚 𝒚 𝝏𝒛 𝒛

D’autre part,

𝐝𝐟(𝐱, 𝐲, 𝐳) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐠𝐫𝐚𝐝𝐟. 𝐝𝐎𝐌 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Démonstration :

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 ∂f ∂f ∂f
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ f. dOM
grad ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ( ⃗ + 𝑢
𝑢 ⃗ + 𝑢 ⃗ ) . (𝑑𝑥. 𝑢
⃗ 𝑥 + 𝑑𝑦. 𝑢
⃗ 𝑦 + 𝑑𝑧. 𝑢
⃗ 𝑧 ) = dx + dy + dz = df(x, y, z)
𝜕𝑥 𝑥 𝜕𝑦 𝑦 𝜕𝑧 𝑧 ∂x ∂y ∂z

Exercice d’application 2: Calculer le gradient de la fonction 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 3𝑥 2 𝑦3 𝑧

4. Détermination d’une force conservative


Le travail élémentaire d’une force conservative Fc s’écrit :
𝛿𝑊(𝐹𝑐 /ℛ) = 𝐹𝑐 . 𝑑𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐸𝑝 . 𝑑𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑑𝐸𝑝 = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

d’où
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑬𝒑
⃗ 𝒄 = − 𝒈𝒓𝒂𝒅
𝑭
C’est pourquoi on dit qu’une force conservative dérive d’une énergie potentielle Ep. Dans le cas où la position de M
est repérée par une seule coordonnée (mouvement à un degré de liberté), la formule ci-dessus devient :
𝑑𝐸𝑝 (𝑥)
𝐹𝑐 = − ⟹ 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑟𝑡é𝑠𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠
𝑑𝑥
𝑑𝐸𝑟 (𝑟)
𝐹𝑐 = − ⟹ 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 𝑐𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠
𝑑𝑟
1 𝑑𝐸𝑟 (𝜃)
𝐹𝑐 = − ⟹ 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 𝑠𝑝ℎé𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠
𝑟 𝑑𝜃

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V. Théorème de l’énergie mécanique


1. Définition de l’énergie mécanique
On définit l’énergie totale du point M, appelée énergie mécanique, comme la somme de l’énergie cinétique et de
l’énergie potentielle :
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝
Les énergies cinétique et potentielle dépendent du référentiel, l’énergie mécanique dépend donc du référentiel.

2. Théorème de l’énergie mécanique


Enoncé du théorème de l’énergie mécanique (TEM) : Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie
mécanique d'un point matériel entre deux instants est égale au travail des forces non conservatives qui lui est appliqué :

∆𝑬𝒎 = ∑ 𝑾𝒊 𝒏𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒔


𝒊

Démonstration :
∆𝐸𝑐 = ∑𝑖 𝑊𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑠 + ∑𝑖 𝑊𝑖 𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝 ⇒ ∆𝐸𝑚 = ∆𝐸𝑐 + ∆𝐸𝑝 avec {
∆𝐸𝑝 = − ∑𝑖 𝑊𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑠
donc
𝑑𝐸𝑚
∆𝐸𝑚 = ∑𝑖 𝑊𝑖 𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠 ou encore 𝑑𝑡
= ∑𝑖 𝑃𝑖 𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠

Remarque :
 Si un système n’est soumis qu’à des forces conservatives, on parle de système conservative. Le travail des forces
non conservatives (Wnc =0) étant nul, ΔEm = 0. Cela signifie que l’énergie mécanique reste constante au cours du
temps, il y a donc conservation de l’énergie mécanique.
 L’égalité Em = cte fournit une équation différentielle de premier ordre : intégrale première du mouvement. Il est
souvent beaucoup plus facile d’utiliser le théorème de l’énergie mécanique que le PFD. Comme le TPC ou T.E.C,
le T.P.M permet d’obtenir l’équation différentielle du mouvement. L’intérêt du T.P.M est qu’il nous évite de
calculer le travail des forces conservatives.

Exercice d’application 3: On considère un mobile de masse m sur un plan incliné faisant un angle α avec l’horizontale. A
l’instant t=0, ce mobile possède une vitesse nulle et se trouve à une hauteur h de l’extrémité du plan incliné. Déterminer la
vitesse du mobile au bout de la pente inclinée. On négligera les frottements.

VI. Conditions d’équilibres et stabilité


Soit un point matériel M soumis uniquement à des forces conservatives. On appelle position d’équilibre 𝑥0 toute
position du point M pour laquelle la somme des forces qui lui sont appliquées est nulle ∑ 𝐹 = 0, ce qui correspond à
𝑑𝐸
( 𝑑𝑥𝑝 ) = 0. Une position d’équilibre d’un point M ne subissant que des forces conservatives correspond donc à un minimum
𝑥0

ou un maximum d’énergie potentielle.


En abandonnant M dans une position d’équilibre sans vitesse initiale, il y reste. On distingue deux types positions
d’équilibres :
 Une position d’équilibre est dite stable, si lorsqu’on écarte un système de façon
quelconque dans un voisinage de cette position d’équilibre, alors le système retourne à sa
position d’équilibre. Une position d’équilibre stable 𝑥0 correspond à un minimum
𝑑2𝐸𝑝
d’énergie potentielle ce qui correspond à ( 𝑑𝑥 2 ) > 0 (on parle de puits de potentiel).
𝑥0

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 Une position d’équilibre est dite instable quand sous l’effet d’une petite perturbation les
forces qui apparaissent tendent à écarter le point M de sa position d’équilibre . Une position
d’équilibre instable 𝑥0 correspond à un maximum d’énergie potentielle ce qui correspond à
𝑑2𝐸𝑝
( ) < 0 (on parle de mont de potentiel).
𝑑𝑥 2 𝑥0

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