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Chapitre 1

Le traitement d'images numériques englobe des techniques visant à améliorer la qualité des images ou à en extraire des informations. Ce domaine, en pleine expansion depuis les années 60, utilise des concepts tels que l'échantillonnage et la quantification pour numériser les images. Divers formats d'enregistrement, comme .tif, .gif, .jpeg et .png, répondent à des besoins spécifiques et peuvent avoir des implications sur la qualité et la compression des images.

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Chapitre 1

Le traitement d'images numériques englobe des techniques visant à améliorer la qualité des images ou à en extraire des informations. Ce domaine, en pleine expansion depuis les années 60, utilise des concepts tels que l'échantillonnage et la quantification pour numériser les images. Divers formats d'enregistrement, comme .tif, .gif, .jpeg et .png, répondent à des besoins spécifiques et peuvent avoir des implications sur la qualité et la compression des images.

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Chapitre 1

INTRODUCTION AU TRAITEMENT
D’IMAGES NUMERIQUES

1. INTRODUCTION
Le traitement d'images numériques est l'ensemble des techniques permettant de
modifier une image numérique dans le but d'améliorer sa qualité ou d'en extraire des
informations et ses caractéristiques.
Le traitement d'images est une discipline jeune (les années 60 du siècle dernier)
qui évolue très rapidement. Elle est en pleine expansion et donne lieu à l'apparition de
nouveaux travaux de recherche et de nouvelles applications technologiques et
industrielles (médicine, télécommunication, météorologie, jeux vidéo, cinéma, …).

2. DEFINITIONS
Définition 1 : une image numérique est une fonction à support discret et borné, et à
valeurs discrètes. Le support est multidimensionnel, en général 2d ou 3d. Les valeurs
peuvent être scalaires (images noir et blanc ou en niveaux de gris), ou bien
vectorielles (images couleur).

Définition 2 : une image numérique est associée à un pavage. Le pavage est une
discrétisation (ou un maillage) de l'espace. En général, le pavage est rectangulaire
mais ils existent d'autres pavages qui peuvent être mieux adaptés à la nature de
l'image (hexagonal, triangulaire, …).

Pavage rectangulaire Pavage hexagonale Pavage triangulaire


Figure 1

Définition 3 : on appelle pixel (picture element) un élément du pavage associé à


l'image numérique.

1
Figure 2

Par convention, le pixel (0,0) est en haut à gauche.


Un pixel (i,j) possède une valeur I(i,j) qui peut être un scalaire représentant la
valeur du niveau de gris du pixel (dans le cas des images noir et blanc ou des images
en niveaux de gris), ou un vecteur représentant la valeur du vecteur couleur du pixel
(dans le cas des images couleur).
Les images dites en noir et blanc sont composées de pixels binaires noirs ou
blancs (deux valeurs possibles pour les pixels : la valeur 0 pour le noir et la valeur 1
pour le blanc). Ainsi, un pixel est codé sur 1 bits.
Les images en niveaux de gris sont composées de pixels de valeurs scalaires
représentant la luminosité. En général les valeurs sont entières variant entre 0 (le noir)
et 255 (le blanc). Dans ce cas, le pixel est codé sur un octet (on disposera ainsi de
28=256 couleurs en niveaux de gris).
Les images couleur sont composées de pixels dont les valeurs sont en général des
vecteurs. En effet, on peut citer parmi les formats les plus utilisés pour représenter la
valeur du pixel, le triplet (R,G,B) où R, G et B sont respectivement les valeurs des
composantes rouge, verte et bleue du pixel. Chaque composante du triplet est
représentée par un entier variant entre 0 (absence de la composante) et 255 (intensité
maximale). Le triplet (0,0,0) correspond au noir, (255,0,0) au rouge, (255,255,0) au
jaune et (255,255,255) au blanc. Dans ce cas, le pixel est codé sur trois octets.

Image en niveau de gris Image couleur

2
3. NUMERISATION DES IMAGES
3.1. Echantillonnage
L'échantillonnage est l'une des deux opérations permettant la numérisation des
images. Il consiste à représenter une image par un nombre fini de ses valeurs. Cela
repose sur une discrétisation spatiale de l'image (pavage) associant à chaque zone
rectangulaire (pixel) une unique valeur.

Lorsqu'on diminue le nombre d'échantillons d'une image déjà échantillonnée, on


parlera alors de sous-échantillonnage.

512×512 256×256 64×64

L'échantillonnage doit tenir compte du contenu informationnel de l'image à


a n a l y s e r .

Exemple 1

3
Image originale Image sous-échantillonnée
Exemple 2

Dans l'exemple 1, le signal échantillonné ressemble à une sinusoïde 8 fois plus


faible que le signal d'origine.

Dans l'exemple 2, l'image sous-échantillonnée présentent des rayures dont le sens


est opposé à celui de l'image d'origine. Ce phénomène s'appelle "aliaising" est peut
être expliqué par l'exemple suivant.

(a) Image d'origine

(b) Echantillon adapté (c) Sous-échantillon

Dans (b) on préserve l'information de l'image originale (a).

Dans (c) apparait une structure différente (bandes verticales).

L'échantillonnage doit respecter le théorème de Shannon-Nyquist qui stipule qu'on


peut reconstruire le signal continu original à partir d'une version échantillonnée de ce
signal si et seulement si la fréquence d'échantillonnage est au moins le double de la
plus grande fréquence contenue dans le signal original, "donc la période

4
d'échantillonnage doit être plus petite que la moitié de la plus petite période dans le
signal".

3.2. Quantification
La quantification désigne le nombre de valeurs que peut prendre chaque pixel. Ces
valeurs sont appelées niveaux de quantification de la luminance. En général, le
nombre de ces niveaux de quantification est égal à 256.

Un octet : 256 niveaux de 4 bits : 16 niveaux de 1 bit : 2 niveaux de


quantification quantification quantification

4. Les principaux formats d’enregistrement d’images


Il est possible de sauvegarder les images sous de nombreux formats. Néanmoins
chacun d’entre eux répond à des spécificités et des usages particuliers. Il est donc
fondamental de procéder au bon choix dès le début du projet car certains formats ne
permettent pas de revenir en arrière.
Certains formats sont destructeurs (font de la compression avec perte
d'informations) et limitent les couches d’informations contenues dans le fichier.

4.1. Le format .tif (Taged Image File Format : format d’image balisé) : a été mis
au point en 1987 par la société Aldus (appartenant désormais à Adobe). Il est
généralement utilisé en PAO (Publication Assistée par Ordinateur). Il peut
être employé pour sauvegarder des images au trait (noir et blanc), des images
ne niveaux de gris et des images couleur RGB. Il réalise une compression
sans perte.
4.2. Le format .gif (Graphic Interchange Format : format d’échange graphique) :
a été conçu par la société Compuserve en 1987 pour le transfert d’images par
internet, c’est donc un type de fichier très léger. Il est généralement utilisé
pour les logos et les images synthétiques. Il est adapté aux images 8 bits et
réalise une compression sans perte. Le format GIF supporte l'animation, c.à.d.
la superposition de plusieurs images, chacune "défilant" de manière limitée
dans le temps. On peut ainsi créer un petit dessin animé grâce à ce format.
Les images constituant le "dessin animé" sont toutes exportées en GIF.
4.3. Le format .jpeg (parfois .jpg) (Joint Photographic Experts Group : groupes
d’experts photographiques associés) : ce format a été officiellement adopté en
1992. Il est un peu différent des autres car il est à la fois un format d'image et
un mode de compression destructeur (c.à.d. avec perte). C'est le format de
compression à perte le plus couramment utilisé. Il permet de gérer le taux de
compression de l’image sur une échelle de 1 à 12 (dans Photoshop).

5
Attention: si vous retravaillez plusieurs fois sur le même document et que
vous enregistrez toujours en .jpg, votre document sera recompressé à chaque
cycle d’enregistrement. Ce type de compression est donc à utiliser en fin de
cycle de retouche d’image.
4.4. Le format .png (Portable Network Graphics, ou format Ping) est un format
mis au point en 1995 afin de fournir une alternative libre au format gif. Il tient
à la fois du jpeg (pour le nombre de couleurs supportées), du gif (pour la
transparence) et même mieux.

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