Techniques de négociation en GIRE
Techniques de négociation en GIRE
Manuel de formation
Juillet 2008
Réseau international pour le
renforcement de capacité dans la
gestion intégrée des ressources en
eau
Remerciements
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau (ii)
Table des matières
Introduction ............................................................................................................................................. 4
1. La crise mondiale de l’eau .................................................................................................................. 4
2. Une crise de gouvernance .................................................................................................................... 5
3. La gouvernance des eaux transfrontalières......................................................................................... 6
4. La gestion intégrée des ressources en eau .......................................................................................... 6
Références................................................................................................................................................ 6
Module1: Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et résolution de conflits ........................ 7
1.1 Qu’est ce que la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)? .................................................... 7
1.2 Les principes de la GIRE et les critères de base ........................................................................... 10
1.3 Points de basculement pour le conflit … la coopération ................................................................... 12
1.4 GIRE et gestion des conflits .............................................................................................................. 17
Références.............................................................................................................................................. 21
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau (iii)
Aperçu – Pourquoi ce manuel?
Etant donné l'importance centrale des ressources en eau à toutes les communautés
humaines, il est normal que des conflits naissent en ce qui concerne l'accès, la
répartition, le développement et la gestion de la ressource. Il est également clair,
cependant, que la nécessité est non seulement la mère de l'invention, mais
également la base aux activités de coopération élargies au sujet de la gestion des
ressources en eau. Ainsi, les comportements conflictuels et coopératifs - à travers le
temps et l'espace et à tous les niveaux d'organisation sociale humaine - constituent
la norme où des ressources en eau sont concernées.
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2006). Une préoccupation importante demeure la manière dont les États souverains
règleront le problème des pénuries croissantes d’eau dans les bassins fluviaux
partagés (pénurie saisonnière, absolue, normale, du fait de l’homme). On pense que
la géographie peut jouer un rôle important, de même que l'emplacement dans le
bassin (en amont/en aval) et l’environnement (écosystèmes arides/semi-arides)
comme facteurs clé dans les conflits sur l'eau à l’avenir. On pense également que le
réchauffement climatique peut créer des défis particuliers aux sociétés et aux
communautés en manque d’eau et qui devront développer des mécanismes
d’atténuation et d'adaptation afin de survivre. Au niveau national, des questions
importantes se sont posées au sujet de l'utilisation optimale des ressources limitées.
Des discussions et des conflits surviennent de plus en plus maintenant entre les
différents types d'utilisateurs (par exemple, urbain/rural ; industrie/agriculture ;
personnes/environnement, riches/pauvres), entre les lignes de partage des eaux, les
écosystèmes, les bassins, les juridictions politiques et les villes de plus en plus
peuplées.
Etant donné la diversité des besoins et des intérêts autour de l'eau, il est normal
d’enregistrer des différends et conflits sur la ressource, c'est-à-dire, qu’il faut s’y
attendre. Mais ce ne sont pas tous les différends qui mènent au conflit, et tous les
conflits ne tournent pas à la violence. Certaines s'infectent perpétuellement en
dessous et, comme avec l'accès limité à l'eau potable dans beaucoup de zones
urbaines, certains différends font partie des relations sociales arrangées. Cependant,
un changement de contexte - tel qu'une période de sécheresse ou une inondation
inattendue, ou un changement de la politique gouvernementale - peut faire resurgir
des griefs longtemps camouflés.
L'ADR se situe dans le cadre plus grand de la gestion intégrée des ressources en
eau (GIRE) maintenant considérée comme un cadre important pour l’utilisation et la
gestion durable de la ressource. Dans le cadre de la GIRE, le Cap-Net, entre autres
institutions, groupes et réseaux, a facilité un certain nombre d'ateliers sur le
règlement des conflits et la négociation au profit des gestionnaires de l'eau en
prévision des conflits imminents et/ou de plus en plus récurrents sur la ressource.
Nous avons tous été impliqués - travaillant seul ou en groupe, et en tant qu'élément
d'une plus grande équipe - dans la planification et l'exécution de plusieurs de ces
ateliers au niveau national (par exemple avec le Partenariat national de l’eau de
l’Ethiopie), au niveau régional (par exemple avec SADEC, Nile-GIREnet) et au
niveau mondial (avec les régions et les pays). Nous avons distillé nos expériences à
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d’autres à un niveau inférieur dans ce manuel de formation qui sera d’une ressource
facile d’utilisation dans le domaine du règlement des conflits et de la négociation
pour la GIRE.
Références
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Introduction
1. La crise mondiale de l’eau
L'eau est cruciale pour le développement humain. La capacité de collecter des
ressources en eau pour l'usage humain a permis la montée de civilisations
complexes. Globalement, l'utilisation nationale globale de l'eau varie directement en
fonction du revenu national brut et des valeurs d'indice du développement humain.
L'eau est un produit commun et précieux. Elle existe en abondance mais n'est pas
toujours disponible au bon endroit ni au bon moment pour nous les humains. Bien
sûr, nous n’avons pas toujours contribué à faciliter les choses. Pour la plus grande
partie de l’histoire humaine, nous avons eu un impact
limité sur les ressources autour de nous. Avec le En c ad ré 1: R é al ité s de l a c r is e
changement technologique et social rapide au cours de l’ e au
des 500 dernières années, nous avons marqué
l’environnement à tel point que nous sommes Seulement 0,4% de la quantité totale de
l’eau du monde est disponible pour les
aujourd’hui face au plus grand défi de la civilisation
humains.
humaine qui se présente sous forme de réchauffement Aujourd’hui plus de 2 milliards de
climatique. Là où il est question de ressources en eau, personnes sont affectées par le manque
d’une situation d’utilisation limitée mais variée avec peu d’eau dans plus de 40 pays.
d’impacts, nous avons maintenant atteint un point où, 263 bassins fluviaux sont partagés par
au moins deux nations.
dans la plupart des pays du monde, des utilisations 2 millions de tonnes de déchets humains
cumulées des ressources des cours d’eau ont non sont déversés dans les cours d’eau.
seulement des impacts au niveau local, mais aussi au La moitié de la population des pays en
niveau des bassins et au niveau régional. Le résultat développement est exposée aux sources
d’eau polluées, ce qui augmente
est que les ressources en eau dans beaucoup de l’incidence des maladies.
bassins sont entièrement ou presque engagées pour 90% des catastrophes naturelles dans
des utilisations multiples, aussi bien dans les cours les années 1990 sont liées à l’eau.
d’eau que dans les endroits les plus reculés ; la qualité L’accroissement démographique de 6 à 9
de l’eau se dégrade; les écosystèmes qui en dépendent milliards sera très déterminant dans la
gestion des ressources en eau au cours
sont menacés ; et la demande toujours élevée entraîne des prochaines 50 années.
une concurrence intense, et parfois des tensions. Source: WWDR/2, 2006
(Svendsen, Wester and Molle, 2004: 1)
Ainsi, aujourd'hui il est généralement reconnu que nous sommes confrontés à une
crise mondiale de l'eau.
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2. Une crise de gouvernance
Si la compréhension des questions des ressources en eau, de leur dynamique et
limite d’exploitation est considérée essentielle pour permettre l’élaboration de
stratégies durables en matière de gestion de l'eau, il est généralement reconnu que
les problèmes d'aujourd'hui et de demain sont autant une conséquence de la
mauvaise gouvernance que de la pénurie absolue (voir, UN WWDR2, Chapitre 2
pour plus d’informations).
La gouvernance, c’est aussi bien les résultats que le processus, prenant en compte
une série d'acteurs légitimes et dotés de pouvoir de décision. Comme résultat, il
reflète les relations sociales établies. Si la gouvernance est bonne, elle suggère une
approbation sociale – voir universelle - de ses pratiques. La bonne gouvernance ne
peut jamais atteindre un point final; en tant que processus elle dépend de la
répétition des activités qui renforcent la confiance.
‘La gouvernance de l’eau renvoie à la série des systèmes politique, social, économique et
administrative qui sont mis en place pour développer et gérer les ressources en eau et
l’approvisionnement des services d’eau à différents niveaux’ (Rogers and Hall, 2003).
Selon les auteurs du rapport 2 des Nations unies sur le développement des ressources en eau dans
le monde, la gouvernance de l’eau comprend quatre dimensions:
Une dimension sociale qui s’occupe de « l’utilisation équitable »;
Une dimension économique qui s’occupe de « l’utilisation efficiente »;
Une dimension environnementale qui s’occupe de « l’utilisation durable »; et
Une dimension politique qui s’occupe des « opportunités démocratiques égales».
Chacune de ces dimensions est `ancrée dans des systèmes de gouvernance à travers trois niveaux :
gouvernement, société civile et secteur privé'. Pour réaliser la gouvernance efficace, le rapport de
l'ONU propose une liste de contrôle qui prend en compte ce qui suit :
La participation;
La transparence;
L’équité;
L’effectivité et l’efficacité;
La règle de droit;
La responsabilité;
La cohérence;
La bonne réaction;
L’intégration; et
La considération d’ordre éthique.
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3. La gouvernance des eaux
transfrontalières
Ce qui complique d’avantage la question est que la majeure partie de la population
de la planète vit sur les 300 bassins fluviaux partagés par deux états ou plus (Milich
et Varady, 1999). Ces bassins couvrent plus de 45% de la surface de la terre, et des
145 états occupant les bassins fluviaux internationaux, presque deux tiers (92) ont
au moins la moitié de leur territoire national se trouvant dans un bassin international,
et plus d'un tiers (50) ont 80 pour cent ou plus du territoire national dans un bassin
international' (Conca, 2006). Étant donné que les États souverains s’arrogent le droit
d’exploiter les ressources situées dans leur territoire, et étant donné le caractère
fugitif de l'eau – qui ne se conforme pas aux frontières politiques internationales – et
considérant l'augmentation de la demande en eau des communautés, des Etats et
des secteurs, la probabilité de conflits sur l’eau est élevée.
Références
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1
Objectifs spécifiques
décrire le sens et les grands principes GIRE et démontrer sa pertinence pour la
résolution de conflits.
décrire les différents points de basculement pour le conflit et la coopération sur
les ressources en eau.
Résultats
Le participant aura une claire compréhension de:
La relation entre GIRE, conflit et résolution de conflits; et
La pertinence des techniques de gestion de conflits.
Techniques
Le participant sera en mesure de:
Identifier les éléments pertinents pour une analyse systématique de son
contexte spécifique à travers une vision GIRE; et
Percevoir la résolution de conflits sous l’angle du Règlement Extrajudiciaire des
Conflits (ADR).
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1
La gestion est prise dans son sens le plus large. Elle soutient que nous mettons l’accent
pas seulement sur le développement des ressources en eau, mais que nous devons
gérer consciencieusement l’exploitation de l’eau de sorte à assurer sa disponibilité pour
une utilisation durable à long terme pour les générations futures.
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1
La GIRE prend en compte non seulement les coûts et les avantages financiers et
économiques et ceux liés aux décisions sur la gestion de l'eau, mais également les
coûts et les avantages sociaux et environnementaux. Ignorer ces fonctions dans les
décisions sur la gestion de l'eau peut avoir des impacts importants sur les
économies, l'environnement et les moyens de subsistance.
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1
Une approche qui reconnaît les différentes composantes de même que les
liens entre elles, et dont la perturbation d’un point dans le système affecte les
autres parties du système.
Seulement 3% de l'eau de la planète est eau douce tandis que 97% est eau
de mer (salée). De ces 3% d’eau douce, 87% n'est pas accessible puisque
étant constitué de glace/glacier pour la plupart du temps dans les régions
polaires. Cela signifie que les ressources d'eau douce accessibles pour
l'usage sont seulement de 0,4% de la quantité totale.
L'eau est un sujet dans lequel chacun est acteur. La vraie participation a lieu
seulement quand les acteurs sont impliqués dans le processus de prise de
décision. Le type de participation dépendra de la dimension spatiale
concernant la gestion de l'eau et les décisions d'investissement particulières.
Elle sera également affectée par la nature de l'environnement politique dans
lequel de telles décisions sont prises. L’approche participative est le meilleur
moyen pour réaliser un consensus durable et un accord commun.
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1
L'eau doit être gérée de sorte à refléter sa valeur économique dans tous ses
usages, à commencer par adopter une tarification des services de l'eau pour
refléter le coût de sa disponibilité. Selon ce principe, il est essentiel d'identifier
d'abord le droit fondamental de tous les êtres humains à l'accès à l'eau
potable et à l'assainissement à un prix accessible. La gestion de l'eau en tant
que bien économique est un moyen important pour atteindre les objectifs
sociaux tels que l'utilisation efficace et équitable, la promotion de la
conservation et de la protection des ressources en eau.
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L’évaluation de l’eau
L'eau n'est pas simplement un facteur des processus de production, bien
qu’elle soit trop souvent traitée de cette façon. En plus de sa valeur
économique, l'eau dans toutes ses utilisations a une valeur sociale,
environnementale et culturelle. En même temps, pendant que le monde
devient de plus en plus urbain, et à mesure que la demande en nourriture
augmente, le coût économique des systèmes d’approvisionnement – quelque
soit l’usage et quelque soit la valeur – justifie le point que même si l’eau de
pluie tombe gratuitement,les canalisations d’eau coûtent de l'argent. La
tarification de l'eau doit également refléter les questions d’équité, mais aussi
prendre en compte les besoins de l'environnement, des pauvres et des
groupes vulnérables. Des études ont montré que les consommateurs sont
disposés à payer pour les services de l'eau - mais ces prestations doivent être
accessibles et surtout, fiables. Pris ensemble, ces faits démontrent la
nécessité d’une prise de décisions sur les meilleures pratiques et une
utilisation sage, respectueuse des valeurs culturelles, sociales, économiques
et environnementales: sûrement une recette pour le conflit !
Les mêmes diagrammes prouvent également que les Etats coopèrent sur les
mêmes questions – créant la base pour la prévention des conflits et la
sauvegarde des avantages mutuels. L'adoption d'une approche de planification
et de gestion basée sur la GIRE et à l’échelle des bassins poura encourager la
coopération et permettra un partage des bénéfices sur un certain nombre
d'intérêts partagés :
Partage équitable des ressources des cours d’eau pendant les
périodes de soudure;
Partage des données et des connaissances sur la prévision des
inondations;
Gestion des bassins versants;
Production d’énergie hydro-électrique;
Augmentation des débits pendant les périodes de soudure ;
Coopération dans la gestion des inondations;
Coopération dans les systèmes de navigation;
Contrôle des infiltrations, de la sédimentation et des autres pertes ;
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Contrôle de la pollution transfrontalière; et
Coopération lors des sessions de formation sur les cours d’eau.
Ce qui a animé une grande partie de la recherche conduite sur les eaux transfrontalières, pendant la dernière
décennie ou à peu près, c’est le sentiment persistant que l'eau sera `le pétrole du futur' et qu’elle sera la cause
des « futures guerres». Gleick (2000) montre qu’à travers l'histoire l’eau a été utilisée dans les conflits comme :
outil politique ou militaire, cible militaire, objet de terrorisme, partie d'un conflit de développement, et objet de
contrôle.
Cependant, selon Wolf et al (2005 : 84), [N] des états sont allés en guerre spécifiquement à cause des ressources
en eau depuis que les villes-états de Lagash et d'Umma se sont combattues dans le bassin de Tigris-Euphrate en
2500 BC. En plus, selon l'Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, plus de 3 600 traités
sur l'eau ont été signés de 805 AD à 1984'.
En conclusion d’une étude empirique menée par Gleditsch et Toset (204 : 17, 22), l'auteur cite: « alors que les
conflits aigus sur les fleuves non partagés sont rares, la présence d'un grand bassin fluvial partagé engendre
beaucoup plus de conflits… Cela n’est pas justifié pour les « guerres de l’eau», mais les ressources en eau
partagées peuvent susciter des conflits inter états à un niveau inférieur. Cela n’exclut nullement la coopération, et
en effet ce type de conflit peut être une incitation importante pour plus de coopération. Cependant, cette relation
reste à être examinée'.
Selon Wolf et al, 2005:84 - 85, `l'incidence d’un conflit aigu sur les ressources en eau internationales est dominée
par le niveau de coopération' ; « en dépit de la rhétorique ardente des politiciens… la plupart des actions prises
sur l'eau sont tempérées' ; il y a plus d'exemples de coopération que de conflit' ; et `malgré l’absence de violence,
l'eau agit comme irritant et rassembleur'. En conclusion, ils disent que, `l’histoire montre que les conflits
internationaux sur l’eau sont toujours résolus, même entre des ennemis, et même si les conflits éclatent pour
d’autres questions. Certains des ennemis les plus bruyants du monde ont négocié des accords sur l'eau ou sont
en cours de le faire, et les institutions qu'ils ont créées s'avèrent souvent résistantes, même lorsque les relations
sont tendues' (Wolf et al 2005:85).
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1
Rép. de l'ensem ble des évènem ents Interactions couplées-pays par type de
conflictuels par zone de problèm e problème de Conflit Extrême (BAR
Echelle – 6)
Questions
frontalières Qualité
Infrastructure
2% 4%
25%
Irrigation
1% Infrastructure
10%
Gest.
conjointe
4%
Lutte c.
inondation
1% Quantité Quantité
Navigation Hydroélectrici 60% 90%
1% té
2%
Selon le deuxième Rapport des Nations Unies sur le Développement Mondial portant
sur l’Eau (2006: 17), ‘l’Humanité s’est embarquée dans un projet très important
d’ingénierie écologique mondial, avec peu ou aucune préconception, ou en fait,
aucune connaissance actuelle des conséquences … Dans le secteur de l’eau,
l’obtention de la fourniture fiable et sûre de l’eau pour la santé et l’alimentation, les
besoins en processus de production industrielle et énergétiques, et le
développement de marchés à succès pour les terres et l’eau ont fortement changé
l’ordre naturel de plusieurs fleuves à travers le monde’.
Nous serons maintenant en prise avec l’énormité des problèmes que nous nous
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1
sommes nous même créés par la manipulation non consciente de la nature à des
fins particulières. Le besoin de changement est indéniable. Avec le changement,
vient le défi et avec le défi viennent aussi bien les menaces que les opportunités. Il y
a des menaces sur le pouvoir des gens et des menaces à leur sens, sur eux même
en tant que professionnels. La GIRE requiert que des plateformes soient
développées pour permettre à toutes les différentes parties prenantes, souvent avec
apparemment aucune différence non conciliable de travailler ensemble d’une façon
où d’une autre.
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Lié à la Session 2: Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) et Conflits sur l’Eau et
Coopération
Les participants devraient être organisés en 4-6 groupes (selon le nombre de participants avec
le nombre optimum de participants par groupe fixé à environ 5). La façon la plus facile
d’organiser les groupes et d’éviter que ne se forment des cliques auto organisées, est de
numéroter les participants en faisant un compte répétitif de 1-2-3-4-5-1-2-3-4-5-etc et de
regrouper tous les numéros 1, les numéros 2, ainsi de suite.
Ayant fourni aux participants de nombreux exemples au cours de la présentation formelle, cet
exercice leur permet de comparer et de contraster leurs positions et d’échanger des idées sur
les différentes façons et les différents moyens d’aborder des problèmes communs. Cet exercice
établira aussi rapidement des rapports entre les participants car ils verront qu’ils sont
embarqués sur le même bateau’
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1
Documentation de la Session: Ci-dessous se trouve un exemplaire de documentation de Session qui
devrait être rempli avant l’atelier pour chaque activité d’une session. Celui ci-dessous est lié à la
présentation formelle par les facilitateurs de ce Module (Annexe 3)
Justification Les conflits liés aux ressources en eau prennent plusieurs formes – du simple
désaccord aux menaces et actes de violence physique. Il est généralement admis
que de nombreuses parties du monde – dont l’Afrique Australe – font ou feront
bientôt face à une situation de rareté de l’eau. L’on pense que la rareté pourrait
conduire à différents types de conflits: causés par la fourniture; par la demande; ou
structurellement provoqués. La GIRE est un processus qui vise à gérer ces conflits,
entre autres en, changeant la façon dont la ressource est actuellement utilisée;
changeant le processus par lequel les décisions concernant l’allocation et l’usage
sont prises; et fournissant de nouvelles façons de penser sur la ressource pour
qu’une utilisation équitable, efficiente et durable soit atteinte. En bref, la GIRE est une
sorte d’outil pour la Gestion et la Résolution de conflits.
Objectifs Illustrer les différents ‘outils’ fournis par la GIRE en prévenant, gérant et résolvant les
conflits lies à l’eau; pour illustrer les probables points de basculement pour la
coopération et/ou pour le conflit sur l’eau.
Littérature d’appui Mostart, E., Conflict and Cooperation in the Management of International Freshwater
Resources: a global review, (UNESCO-IHP #19) disponible sur
www.unesco.org/water/wwap/pccp)
Références Van der Zaag, P., 2005. Integrated Water Resources Management: irrelevant
buzzword or key concept? Physics and Chemistry of the Earth 30, Elsevier, 867-871
Wolf, A., M. Stahl, M. Macomber, 2003. Conflict, Cooperation and University Support
for Institutions in International River Basins’, document présenté à la rencontre
annuelle de l’ISA, à Portland, Oregon.
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Références
1. Cap-Net (2005), Tutorial on Basic Principles of Integrated Water Resources
Management-Version 2.
2. Cap Net tutorial: http://www.cap-net.org/iwrm_tutorial/mainmenu.htm
3. Cap-Net and GWP (2006). CD containing Cap-Net E-library Water resources
management, GWP Toolbox, and Cap-Net IWRM Tutorial.
4. Chowdhury, J.U., 2005. Basic Principles and Concept of Integrated Water
Resources Management. Training Material from Cap-Net on Conflict Resolution
and Negotiation Skills for IWRM. 1-5 August, 2005. Dhaka, Bangladesh.
5. Falkenmark, M. and J. Rockstrom, 2004. Water for Nature Water for People.
London: Earthscan.
6. Gleditsch, N.P., T. Owen, K. Furlong and Bethany Lacina, 2004. ‘Conflict over
Shared Rivers: resources wars or fuzzy boundaries’, 2004, available at:
http://www.prio.no/files/file45233_isa_proceeding_14244.pdf
7. Gleick, P., 2000. ‘Environment and Security: Water Conflict Chronology – Version
2000’, in P. Gleick, The World’s Water 2000-1, (California: Island Press).
8. Global Water Partnership (GWP) Technical papers: available at:
http://www.gwpforum.org/servlet/PSP?iNodeID=231&iFromNodeID=102olbox:.
http://gwpforum.netmasters05.netmasters.nl/en/
9. Global Water Partnership-Technical Advisory Committee, 2000. Integrated Water
Resources Management, Technical Paper No.4, GWP, Gland.
10. Homer-Dixon, T., 1994. ‘Environmental Scarcities and Violent Conflict: evidence
from cases’, International Security, 19:1 available at:
http://www.library.utoronto.ca/pcs/evidence/evid1.htm
11. Mostart, E., Conflict and Cooperation in the Management of International
Freshwater Resources: a global review, (UNESCO-IHP #19) available from
www.unesco.org/water/wwap/pccp)
12. United Nations, 2006, Water: A Shared Responsibility. World Water Development
Report 2. New York and Geneva: UNESCO and Berghahn Books.
13. Wolf, A., A. Kramer, A. Carius and G.D. Dabelko, 2005. ‘Managing water conflict
and cooperation’, World Watch Institute, State of the World.
14. Wolf, A., M. Stahl, M. Macomber, 2003. Conflict, Cooperation and University
Support for Institutions in International River Basins’, paper presented at the
annual meeting of the ISA, Portland, Oregon.
Lecture suggérée
Document d’Aperçu Thématique sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau et le
sous-secteur de l’eau domestique, Par: Patrick Moriarty (IRC) et John Butterworth
(NRI) et Charles Bachelor, disponible à:
http://www.irc.nl/content/download/11479/168383/file/GIRE Final.pdf
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Module 2: Approches dans la gestion
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des conflits
Objectifs spécifiques
Mettre en lumière les différentes méthodes de Gestion de conflits.
Souligner l’utilité des techniques de Règlement extrajudiciaire de conflits (ADR),
aussi appelées Gestion extrajudiciaire des conflits (ACM) ou Règlement
extrajudiciaire de différends (ACR).
Elaborer la méthodologie de Règlement des Différends et de Gestion des
Conflits.
Résultats
La connaissance de l’ADR comme composante nécessaire à une Gestion
intégrée des ressources en eau (GIRE) réussie.
Techniques
Application d’outils particuliers pour l’analyse systématique des causes
fondamentales des conflits comme point de départ nécessaire à sa gestion.
Avec son accent proactif, l’approche de la Gestion des Conflits utilise aussi des
méthodes qui impliquent la négociation, la médiation, la conciliation et l’atteinte de
consensus.
C’est donc un processus en cours dans lequel les parties prenantes travaillent
constamment à créer les conditions qui découragent le conflit dysfonctionnel et
encourage les processus de résolution de conflits qui facilitent les résultats “gagnant-
gagnant”.
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En relation avec ce qui est ci-dessus mentionné, il y a la distinction entre les
symptômes et les causes sous-jacentes d’un conflit. Dans les cas complexes, il est
difficile de faire la distinction entre les deux et les gens sont involontairement
poussés à croire qu’un certain conflit ait été efficacement résolu quand en réalité ce
ne sont que des symptômes que l’on se soit occupé sans toucher aux causes bien
enracinées. Pour une solution à long terme des conflits, il est nécessaire d’identifier
les causes à la base et de bien les aborder.
La procédure judiciaire
En dehors de la coercition et de la violence physique, l’ultime mécanisme
formel de résolution de conflits est le recours au système juridique du pays.
Dans une action judiciaire, les parties en conflit sont entendues par un tribunal
qui prend une décision sur l’affaire, sur la base des lois existantes en vigueur
dans le pays. Dans plsusieurs cas, c’est la seule façon de résoudre un conflit
mais dans plusieurs autres cas, il ne devrait pas en être ainsi. Ceci est
particulièrement vrai dans le contexte de la GIRE où:
Plusieurs conflits impliquent l’utilisation d’une ressource commune sur
laquelle aucune partie n’a une revendication supérieure juridiquement
claire;
Les règles juridiques empêchent les parties de porter une affaire devant
les tribunaux si elles n’ont pas un droit qui a été directement violé;
Les règles juridiques pourraient aussi empêcher une partie ayant une
doléance d’avoir accès au tribunal même pour plaider son cas; et
Les questions procédurières et juridiques étroites ont la priorité sur les
questions de principe, n’arrivant donc pas à résoudre le problème réel
entre les parties en cause.
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2
Pour surmonter les
limites des procédures Encadré 2.2: A la recherche du juste milieu
judiciaires, les Les Etats Unis d’Amérique sont généralement perçus comme une société
techniques du hautement litigieuse, c'est-à-dire que les gens laisseraient plutôt les
règlement tribunaux décider des résultats de litiges spécifiques que d’essayer de les
extrajudiciaire des régler par eux-mêmes. Dans certains cas, cela reflète le respect de la loi
différends (ADR) ont dans une démocratie mûre. Dans d’autres cas, cependant, cela reflète
aussi une préférence culturelle pour les solutions ‘du vainqueur emporte
été développées dans tout’. Dans de nombreuses parties du monde, la loi n’est pas aussi
l’Ouest au cours du respectée. Dans plusieurs cas, c’est perçu comme un outil développé par
siècle dernier et sont de puissants acteurs pour servir leurs propres intérêts.
fréquemment
Même là où la loi est très respectée, trop souvent les pauvres en
appliquées avec particulier manquent de connaissances et de moyens financiers pour
succès dans plusieurs recourir aux tribunaux pour que leur droit soit dit sur un tort perçu – par
juridictions. Les exemple, là où une entreprise textile en amont pollue une ressource
techniques d’ADR, halieutique en aval avec un impact très négatif sur les moyens de
avec leur accent sur la subsistance des gens qui y sont. Le premier outil qu’ont les pauvres
urbains et ruraux est l’action de masse.
recherche du
consensus trouvent un A Cochibamba, en Bolivie, les gens sont sortis dans les rues pour
écho dans plusieurs manifester leur forte désapprobation du processus de privatisation des
societés traditionnelles. systèmes de fourniture d’eau. L’ADR recherche un juste milieu–entre le
‘vainqueur emporte tout’ et l’action de masse. Dans les deux cas, les
Nous ferons une revue
griefs tendent à persister et le conflit demeure latent.
rapide de ces
techniques
La négociation
La négociation est un processus par lequel les parties en désaccord se
rencontrent pour parvenir à une solution mutuellement acceptable. Il n’y a pas
de facilitation ou de médiation par une tierce partie: chaque partie représente
ses propres intérêts. Les différends importants sur la politique publique sont de
plus en plus résolus par l’utilisation de processus basés sur la médiation et la
négociation, auquel l’on se réfère couramment comme l’établissement de
règles négociées ou négociation réglementaire. Les représentants des parties
intéressées sont invités à participer aux négociations pour s’accorder sur les
règles régissant les questions telles que les normes de sécurité industrielle et
la pollution environnementale à partir de sites produisant des déchets.
La facilitation
La facilitation est un processus dans lequel un individu impartial participe à la
conception et la conduite de rencontres pour la résolution de problèmes afin
d’aider les parties à faire un diagnostic conjoint, créer et appliquer des
solutions conjointes. Ce processus est souvent utlisé dans des situations
impliquant plusieurs parties, problèmes et parties prenantes, et où les
problèmes ne sont pas clairs. Les facilitateurs créent les conditions où tout le
monde est capable de parler librement mais il n’est pas attendu d’eux qu’ils
avancent leurs propres idées ou qu’ils poussent activement les parties vers un
accord. La facilitation pourrait être la première étape dans l’identification d’un
processus de résolution de conflits.
La médiation
La médiation est un processus de résolution de conflit dans lequel une partie
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
25
extérieure supervise la négociation entre les deux parties en conflit. Les parties
choisissent un mediateur acceptable pour les guider dans la conception d’un
processus et pour parvenir à un accord sur des solutions mutuellement
acceptables. Le médiateur essaie de créer un environnement sûr pour les
parties, pour partager les informations, aborder les problemes sousjascents et
2
évacuer leurs émotions. Elle est plus formelle que la facilitation et les parties
partagent souvent les coûts de la médiation. Elle est utile quand les parties se
retrouvent dans une impasse.
L’arbitrage
L’arbitrage est génaralement utlisé comme une alternative moins formelle que
la procédure judiciaire. C’est un processus dans lequel une partie externe
neutre ou un panel rencontre les parties en conflit, écoute les arguments de
chaque partie et rend un jugement. Pareille décision peut ou ne pas avoir force
obligatoire en fonction des accords trouvés entre les parties avant le debut
formel des auditions. Les parties choisissent l’arbitre par consensus et peuvent
établir les règles qui régiront le processus. L’arbitrage est souvent utlisé dans
le monde des affaires et dans les situations où les parties recherchent une
solution rapide à leurs problèmes.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
26
Figure 2.1: Continuum des approches de la gestion de conflits
Coercition accrue et
probabilité de résultat
gagnant-perdant
Il n y a pas longtemps, différents outils de modélisation interactive ont été très utiles dans le
processus de concertation. Ces modèles produisent un outil de simulation que s’approprient les
parties qui est manipulé et utilisé de façon visuelle. Dans la mesure où les parties prenantes
créent le modèle, elles ont plus de volonté à s’engager dans des analyses de scénarii. Les
meilleures applications de modélisation tentent de donner aux parties, une image globale de la
situation et de mettre la situation de conflit sur l’eau dans un contexte. Une vision partagée peut
aussi être utile pour commencer à illustrer la façon dont des bénéfices peuvent être générés par
la coopération et commencer ainsi à pousser les parties à mettre l’accent sur le partage des
bénéfices, plutôt que sur le simple partage des cours d’eau. Il y a plusieurs exemples de
Forums de Bassins Fluviaux établis suite à la résolution pacifique d’un conflit ou d’un différend
qui aurait suscité des passions.
La modélisation peut aussi être assistée à travers l’utilisation de nombreux Mécanismes d’aide
à la décision (DSM) – les outils innovants tels que les photos SIG de séries chronologiques
pour montrer les changements du couvert végétal avec le temps, et les simulations des débits
de base dépendants de la consommation d’eau pour les cultures sont deux de ces DSM. Des
informations précises sont une clé pour la résolution durable des différends. Dissiper les mythes
et établir la confiance sont des aspects clés de l’ADR, chacun pouvant être souvent assisté par
l’utilisation des DSM.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
27
Tableau 2.2 Techniques de résolution de conflits
Technique Procédure judiciaire Négociation Médiation Arbitrage
Résultat recherché Jugement du tribunal Accord mutuellement acceptable Accord mutuellement acceptable Sentence arbitrale
Volontaire/Involontaire
Force obligatoire-non-
Involontaire
Force obligatoire
Volontaire
Accord applicable sous forme de
Volontaire
Accord applicable sous forme de contrat
Volontaire
Force obligatoire 2
obligatoire contrat
Privé/Public Public Privé Privé Privé
Participants Juge et parties Parties seulement Médiateur et parties Arbitre et parties
Implication d’une tierce Aucune Les parties communiquent directement Médiateur, choisi par les parties, facilite le processus Arbitre
partie de négociation
Premières étapes Une partie initie l’action en Flexible Les parties s’accordent sur la médiation et désignent Les parties s’accordent sur l’arbitre et le
justice le médiateur désignent
Approche Formel Généralement informelle et non Flexible Moins formel
/Méthodologie
Structuré par des règles structurée Généralement informelle et non structurée Règles procédurières et règles
prédéterminées Amiable Amiable juridiques de fond pouvant être établies
Confrontation par les parties
Avantages L’application des règles Plus rapide et moins chère Plus rapide et moins chère Plus rapide et moins cher que la
juridiques peut aider à traiter
des déséquilibres de pouvoir Les parties gardent le contrôle sur la Permet de trouver des solutions créatives procédure judiciaire
politique et les résultats Peut résoudre les conflits sur les questions de Les parties peuvent concevoir la
Les parties travaillent ensemble à politiques et/où il y a absence de droits/devoirs procédure sur mesure en fonction de
trouver des solutions gagnant- clairs légaux leurs besoins
gagnant Les parties gardent le contrôle sur le processus Les parties peuvent choisir des experts
Les décisions peuvent être conçues et les résultats en la matière comme arbitres
sur mesure en fonction des besoins Les parties travaillent ensemble à trouver des
des parties solutions gagnant-gagnant
Les accords sont plus susceptibles Les questions d’importance de fond pour les
d’être appliqués et les futurs parties peuvent être abordées
problèmes résolus à l’amiable
Les décisions peuvent être conçues sur mesure
en fonction des besoins des parties
Les parties peuvent contribuer directement pour
des compréhensions d’expert et en expertise
Accords plus susceptibles d’être appliqués et
les futurs problèmes résolus à l’amiable
Peut restaurer la communication entre les
parties en rupture et surmonter les impasses
Conflict Resolution and Negotiation Skills for Integrated Water Resources Management
28
Technique Procédure judiciaire Négociation Médiation Arbitrage
Inconvénients Lent et cher Cette méthode pourrait ne pas être Le déséquilibre des pouvoirs pourrait se Les parties renoncent au contrôle sur la
Peut conduire à une autre utile dans des affaires de grande renforcer décision finale
procédure envergure et complexes Un accord pourrait ne pas être trouvé Le succès dépend de la compétence des
Décision restreinte dans L’échec à appliquer l’accord pourrait L’échec à appliquer l’accord pourrait nécessiter arbitres
des paramètres juridiques nécessiter son application par les son application par les tribunaux Aucun appel de la décision
étroits tribunaux
Conflict Resolution and Negotiation Skills for Integrated Water Resources Management
29
2.3 Les conditions d'une résolution de
conflit réussie 2
L’élaboration d’options
Un aspect important d'un processus de résolution de conflit est l'élaboration
d'options et des solutions possibles. Une troisième personne impartiale peut
être d'un grand apport pour le processus étant donné qu'elle peut proposer
des idées et des suggestions à partir d'une position impartiale.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
30
capables de conclure et mettre en œuvre un accord.
Selon Engel et Korf (2005), « L’ADR est un processus complexe et itératif qui peut
connaître des reculs ou des avancées soudaines. Le processus peut être subdivisé
en quatre principales étapes cruciales et dix étapes clé, chacune ayant ses propres
activités spécifiques. Ces étapes forment la carte du processus - conçue comme un
outil pour aider les facilitateurs et médiateurs dans l’ADR à garder le fil et à faire
avancer le processus vers de résultats satisfaisants.
Comme indiqué à la page 32, la Carte de Processus est constituée de dix étapes et
de quatre étapes clé (voir Engel et Korf, 2005 pour un traitement détaillé). Les quatre
premières étapes portent sur l'analyse du conflit, d'abord par le médiateur/facilitateur
et ensuite par les parties en conflit avec l'aide du médiateur/facilitateur.
Le reste du module 2 met l'accent sur les techniques de l'analyse des conflits (Etape
3) et l'élargissement de la participation des acteurs (étape 4). Dans le module 3 nous
nous intéresserons aux étapes 5-10.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
31
Encadré 2.4 : La Carte du processus
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
32
Intra-personnel (qui naît en nous-mêmes);
Interpersonnel (qui naît entre deux ou plusieurs personnes);
Intra-groupe (qui naît au sein d'un groupe); et
Intergroupe (qui naît entre deux ou plusieurs groupes). 2
Les conflits d’eau peuvent naître à tous ces niveaux. Devrais-je prendre un
bain ou une douche, quand je sais que le bain nécessite beaucoup plus d'eau
mais c’est ce que j'aurais préféré vraiment? Un tel conflit devient
interpersonnel quand la disponibilité en eau est limitée - où l'eau est vraiment
un stock, ou en quantité limitée, de sorte que ma première utilisation réduise
la quantité disponible pour vous ou toute personne qui l'utiliserait après moi.
Un exemple si simple peut être ramené plus haut au niveau du groupe et
intergroupe où, à des cas extrême des états se menacent par l'action militaire
si des interventions particulières sur l'eau - construction de barrages; des
aménagements de transfert interbassin - ont lieu.
Les intérêts conflictuels sont également une source courante de conflit. Mais
les intérêts varient également selon le type.
Ils peuvent porter sur les procédures (par exemple comment se fait-il
que vous venez prendre le contrôle de telle ressource ou décider de
l'utilisation de la ressource?);
Ils peuvent être psychologiques (par exemple où un des acteurs croient
être victime(s) d'un traitement injuste pour des raisons de préjugés; ou
Qu'un groupe ne croit pas aux données concernant l'approvisionnement
en eau et continue à estimer que les acteurs en amont cachent la vérité);
ou
Ils peuvent être de fond (par exemple où un utilisateur en amont dépend
de l'écoulement courant pendant toute l'année pour l'énergie hydro-
électrique tandis que les actions des grands fermiers et des petits
propriétaires en aval occasionnent des pénuries saisonnières).
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
33
Encadré 2.5 : Types de conflit (voir également le cercle de conflit ci-dessous) :
Compromis:
Les deux parties gagnent
et perdent quelque chose
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
34
Figure dérivée de Kilmann et de Thomas, "Comportement de Gestion de
Le problème survient
En terme d'utilisation de l'eau, l'élément catalyseur d'un conflit peut
être quelque chose d'aussi simple comme un changement de la
politique gouvernementale, ou l'annonce par un gouvernement de son
intention de changer une pratique passée. L'introduction des fontaines
d'eau en milieux périurbains, et la décision par le conseil municipal de
céder l'approvisionnement en eau aux entreprises privées constituent
deux exemples de ces éléments catalyseurs. Trop souvent les
populations ne sont pas associées à ces prises de décisions si bien
que les « populations cibles » de ce changement de pratique
considèrent souvent la décision comme une menace pour leurs
moyens de survies.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
35
La rupture du dialogue
L'information est échangée n'importe comment entre les parties. En
cas de grandes disparités de force (par exemple gouvernement
central et les populations rurales), la communication est souvent
sporadique même au meilleur des périodes. Les malentendus sont
courants, et la communication prend une tournure de plus en plus
hostile. La période choisie et les méthodes utilisées par les agents
pour impliquer le public peuvent être inadaptées au regard des 2
développements du conflit. Les rencontres publiques peuvent être trop
marquées d'hostilités pour permettre d'atteindre des résultats positifs
aux premières heures du conflit. Bien que les gens aient pu dialoguer
et échanger leurs points de vue, à un moment donné du processus,
les discussions publiques se transforment en débats publics. Les
gens sont frustrés par la situation et fâchés les uns contre les autres.
Ils rejettent tout autre point de vue et ne s'intéressent à aucune autre
perspective que la leur. Le dialogue est rompu entre les parties, et
l'information devient une arme pour favoriser une position ou pour
gagner un point. L'information qui pourrait permettre la résolution du
différend ne circule plus entre les parties.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
36
rapports entre les parties deviennent ouvertement hostiles. Des
menaces sont échangées. Les gens n'aiment pas être menacés, de
sorte que les menaces deviennent des problèmes dans le conflit lui-
même et sont souvent interprétées comme des attaques personnelles.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
37
envers les autres. Les parties à un conflit ne se rendent pas souvent
compte que leurs propres perceptions d'elles-mêmes et de leurs
adversaires changent et qu'elles supportent progressivement des
risques et des coûts qui auraient paru inadmissibles au début du
conflit. Beaucoup de conflits commencent par une question que l’on
peut résoudre et se développent au delà de l'espoir de la résolution 2
parce qu'ils ne sont pas traités dès le début, ou parce qu'ils ont été
mal traités.
La communication est
Le problème éclate
Le conflit déborde la
communauté
engagées
interrompue
déformées
surface
Plus l'analyse est bien faite, plus il y a des chances que le médiateur soit en
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
38
mesure d'aider à trouver une méthode porteuse à la résolution durable du 2
conflit et à élaborer un plan de gestion de conflit à long terme. Plus l'analyse
du médiateur/facilitateur présente des insuffisances, cependant, plus il ou elle
contribuera à ou aggravera probablement le conflit.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
39
EXERCICE 4 -
Je sens un conflit
En rapport avec la session 3 - analyse du conflit
2
C'est un exercice personnel pratiqué avec les partenaires de classe assis autour d'une
table. Demander aux participants de prendre environ cinq minutes à réfléchir sur un
conflit de leur connaissance - ou qu'ils ont connu personnellement ou à travers les
médias. En réfléchissant ou en pansant à ce conflit ils devraient prendre des notes à
son sujet s'ils le souhaitent.
(Une autre méthode ici consisterait à présélectionner une séquence vidéo d'une ou de
plusieurs situations de conflit qui appartiennent à un ou plusieurs des catégories ci-
dessus et puis utiliser les exemples visuels pour traiter le type de conflit et le mode de
gestion. La décision d'utiliser l'une ou l'autre méthode, cependant, dépend du niveau de
contrôle de la conduite de l'exercice que les facilitateurs souhaitent exercer.)
L’animateur devrait alors se renseigner sur le type de conflit dont il s'agissait (garder à
l'esprit cette information pour les rencontres prochaines portant sur les discussions sur
« le cercle de conflit »).
L’animateur devrait alors interroger les mêmes personnes dans le groupe sur la
manière dont le conflit a été géré:
Les parties en conflit ont-elles cherché à l'éviter d’abord?
Ont-elles cherché à tout prix le règlement?
Ont-elles fait des compromis par rapport aux objectifs?
Était-ce à travers le Principe du "tout ou rien" et si oui par quel moyen?
Les parties en conflit ont-elles essayé d'atteindre le gain mutuel?
Demander aux participants en classe de prendre des notes sur de petits bouts de papier
carrés de couleur différente avant de répondre aux questions suivantes :
Comment était le conflit?
Comment a-t-il été senti?
À quoi ressemblait-t-il?
Quel en était son retentissement?
Comment a-t-il senti?
Après que chaque question ait été répondue, le facilitateur devrait rassembler les
réponses. Les cartons peuvent être rassemblées et postés sur un mur pendant
l'exercice ou pendant la prochaine pause. Le but de cet exercice est d'amener les
participants à s'imprégner des aspects sensibles du conflit. Les types de réponses qui
sont souvent donnés font ressortir des aspects tels que « goût amer », « répercutions
forte, fracassante ». Les participants choisissent souvent de se focaliser sur les pires
scénarios de cas de conflit, plutôt que sur tous les nombreux autres conflits mineurs qui
se sont résolus ou qui ont finalement abouti à un dénouement "gagnant-gagnant" avec
le temps. L'enjeu c'est de les amener à comprendre que ces sortes de conflits ne sont
qu'un aspect extrême de conflit - un extrême que nous souhaitons tous éviter - et ce
qu’on attend d’eux c'est de commencer à se rendre compte que la le règlement
extrajudiciaire de résolution de conflit est un moyen de canaliser de telles énergies
négatives vers un résultat positif.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
40
EXERCICE 5 -
Pas dans mon arrière-cour !
En rapport avec la session 3 (analyse de conflit) et la session 4 (Eau et Conflit)
Dans la présentation pratique sur Eau et Conflit, l'animateur mettra en lumière les différentes
manifestations du conflits liés à l'eau mettant l'accent sur le quoi (la question spécifique), le où
(local, national, bassin, international), le pourquoi (approvisionnement, demande, conducteurs
structuraux), le quand (soudain et inattendu ; saisonnier ; prévisible ; impliquant un horizon à court
temps) ; et le comment (menaces, manifestation, violence ouverte).
L'exercice se rapporte directement à ces deux présentations: L'analyse des causes profondes est
fondamentale pour la réussite des négociations et la résolution du conflit. Cet exercice porte
spécifiquement sur cette phase préparatoire dans la négociation et la résolution du conflit.
Il faudrait repartir les participants en 4-6 nouveaux groupes. Ces groupes devraient être différents
dans leur composition que ceux précédemment constitués. Si vous constitué des groupes de tailles
différentes que ce fut le cas du premier exercice (préciser, augmenter les groupes de 5 à 6
personnes dans chaque groupe), alors une méthode de décompte semblable peut être utilisée pour
réaliser une autre combinaison des participants.
Les animateurs peuvent choisir l'un ou l'autre des groupes pour donner à chaque groupe une étude
de cas préalablement préparée d'un conflit simple de l'eau (par exemple, un conflit local pas trop
compliqué; ou une question bien connue comme l'Accord de distribution de l'eau entre les pays du
Bassin du Nil; ou quelque chose liée aux ressources tel que les conflits liés à la pêche, ou suite à la
décision de mettre fin à la gratuité de l'eau en milieu périurbains et de déployer des bornes
fontaines) ou permettre au groupe de choisir leur propre cas au sein de leur communautés. Les
membres du groupe doivent analyser le conflit(s) donné en termes de ce qui suit :
Zone du conflit (intra/interpersonnel ; intra/intergroupe) ;
Analyse du problème à l’aide du cercle de conflit ;
Mode de gestion en termes de la matrice du mode de gestion ; et
Analyse d'acteur à l'aide de la cartographie du conflit et de la méthode de l'oignon
Chaque groupe devrait être doté de marqueurs indélébiles (différentes couleurs), et de tableau de
conférence avec plusieurs feuilles de papier. Chaque groupe devrait se choisir un modérateur pour
l'exercice d'analyse de conflit. La visualisation est une étape importante dans l'analyse des causes
profondes. Les participants devraient être encouragés à représenter graphiquement leur étude de
cas en termes de la zone physique et de l'endroit des acteurs du conflit. Les acteurs peuvent être
représentés par les signes semblables (par exemple des cercles ou des triangles), mais leur
puissance relative pourrait être reflétée graphiquement dans la taille de ces signes. Chaque groupe
devrait également présenter son analyse globale de la même méthodologie (à l'aide par exemple de
la méthode de l'oignon pour marquer des besoins, les intérêts et les positions des différents
acteurs).
Quatre-vingt-dix minutes devraient être accordées pour cet exercice, et trente minutes pour la
restitution du groupe. Pendant la phase d'organisation de l'exercice, les animateurs devraient se
déplacer de groupe en groupe et apporter une assistance en cas de besoin. Il est conseillé
d'accompagner l'exercice par une pause, de préférence après la première heure. Cette pause peut
être utilisée pour repasser en revue tous les problèmes rencontrés par les groupes. Par exemple, un
ou plusieurs groupes peuvent essayer de faire trop, par exemple, en se concentrant sur plusieurs
cas comme signe de la courtoisie parmi des membres de groupe. Les animateurs devraient rassurer
le recadrage: le cas n'est pas aussi important que le processus d'utilisation d’outils de résolution de
conflit. Après la pause, les groupes devraient bénéficiés de trente minutes additionnelles pour
conclure leur exercice d'analyse de conflit. Juste après ceci devrait intervenir la restitution des
groupes.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
41
Figure 2.4: Types de conflit
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
42
Figure 2.5: Le cercle du conflit
Le cercle du conflit est un outil analytique utile pour l’examen des conflits et pour dévoiler les racines
d’un comportement conflictuel. En examinant le conflit et en l’évaluant selon les cinq catégories —
Relations, données, intérêt, structure et valeur — nous pouvons commencer à déterminer: ce qui a
causé le différend et continue de l’entretenir; identifier quel secteur est primordiale; et estimer si la 2
cause est une incompatibilité réelle d’intérêts ou des problèmes de perceptions des parties impliquées.
Cette perspicacité nous aidera à concevoir une stratégie de résolution qui aura une plus grande
probabilité de réussite qu’une approche qui relèverait plus du tâtonnement. (Moore, 1986).
DIFFICULTES
RELATIONNELL
ES
PROBLEMES DE
DIFFERENCES DONNEES
DE VALEURS
PROBLEMES
STRUCTURELS
INTERETS
DE FOND
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
43
La cartographie du conflit
Donner aux participations la documentation au début de l’exercice. Cela permettra à l’animateur de se servir
de la documentation comme une aide visuelle dans l’explication de l’outil une fois que le groupe a choisi un
cas. Les participants peuvent opter d’utiliser un cas de conflit qu’ils avaient déjà identifié dans une précédente
séance ou bien d’un conflit qu’ils avaient traité dans le passé. D’une manière générale, l’outil devrait s’adapter
au cas et non l’inverse.
L’outil est utile pour la plupart des conflits interpersonnel, intragroupe, et intergroupe. Lorsqu’on analyse des
conflits au sein d’une organisation, on devrait faire attention pour ne pas dessiner la structure
organisationnelle seulement, mais aussi indiquer les rapports personnels et la structure des pouvoirs (qui a
quelle étendue de pouvoir au sein du système). D’autres enjeux tels que les rapports familiaux peuvent être
introduits comme un élément de l’outil avec un symbole supplémentaire au besoin pour la compréhension du
cas. En outre, des questions clés entre les parties devraient être indiquées dans la carte.
2
Often alliances and close relationships are difficult to distinguish. An alliance is a co-operation entered into
for strategic reasons. A close relationship is a good and personal relation between parties. The map is naturally
Cartographie du Conflit
drawn from the perspective and (Suite)
with the perceptions of the case-giver. Her/His role should be indicated as
well.
Il est souvent difficile de faire la distinction entre les alliances circonstancielles et les rapports étroits. Une
alliance
If est une coopération
the participants signéeencourage
hesitate to start, pour des theraisons stratégiques.
case-giver to start Un rapport the
visualizing étroit est uneparties
different bonneand
relation
their
personnelle entre des
relationship towards parties.
each other.La cartographie
The visualizationest naturellement
can be developed dessinée dans une perspective et avec les
step by step.
perceptions de celui qui donne le cas. Son rôle devrait être clairement indiqué.
Exploring all the involved parties can be very difficult at times, depending on how complex the situation is. To
Si les participants
further the processhésitent à commencer,
the facilitator should encourager celui rather
ask questions, qui donne
than legive
cas suggestions.
à commencerPossible
à visualiser les
special
différentes parties
relationships mightetoffer
leuropenings
rapport réciproque.
for an entryLa visualisation peut être développée point par point.
point.
Explorer
Entry toutes here
points les parties
refer toimpliquées peut être
relationships très difficile
or issues on the parfois,
map selon
wherela ‘working’
complexitéondethe
la situation. Pour
conflict more
faire avancer le
constructively processus,
might start mostl'animateur devrait
promisingly. poser
In an desresolved
already questions, plutôt
case, it isque de faire
important to des
ask suggestions. Les
what the solution
rapports spéciaux possibles pourraient offrir des ouvertures pour un point d'entrée.
was and to see whether the group comes up with further or alternative entry points. These could still be
valuable in retrospect for the case-giver.
Les points d'entrée ici se rapportent aux rapports ou questions sur la carte où « un travail » constructif sur le
conflit
In the pourrait
end it iscommencer de façon
useful to indicate prometteuse.
that conflicting Dans
partiesuncan
casalso
déjà apply
résolu,the
il est
toolimportant de demander
separately, quel
to clarify their
était la solution
different et voirItsican
perceptions. le groupe
also befait ressortirby
exercised deonly
nouveaux ou d'autres
one party from their points d'entrée.
perception Ceux-ci
adding the pourraient
assumed
encore êtreofutiles
perception dans party.
the other la rétrospection pour celui qui expose le cas.
À
At lathe
fin,very
il est
endutile
of d'indiquer que les
the sub-group partiesask
session, en how
conflit
thepeuvent également
case-giver appliquer
feels about la méthode
the process and séparément,
whether the
pour éclaircir
inputs leurs were
of the group différentes
helpful perceptions. Elle peut également
for better understanding the conflictêtre appliquée par seulement une partie à
case.
partir de sa perception ajoutant la perception supposée de l'autre partie.
À la fin de la session des sous-groupes, demander au présentateur du cas de donner ses impressions sur le
processus et si les contributions du groupe ont été utiles pour mieux comprendre le cas conflictuel.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
44
La Carte du Conflit
Description
La cartographie vise à représenter graphiquement un conflit en positionnant les parties par rapport au
problème et les uns par rapport aux autres. Elle permet d'identifier les points d'entrée possibles pour agir sur le
conflit.
But 2
Améliorer la compréhension de la situation.
Identifier les rapports entre les parties impliquées dans le conflit.
Comprendre les rapports de forces entre les parties.
Trouver des points d'entrée pour une éventuelle intervention.
Relier les différents cercles en utilisant diverses lignes reflétant la qualité des rapports entre eux. Des
exemples pour chaque ligne seront donnés ci-dessous.
Porter sur la carte tout problème clé que vous pouvez identifier dans les rapports entre les acteurs.
Réfléchir sur votre position vis-à-vis des parties et essayer d'identifier les alliances, contacts proches, rapports
rompus et confrontations ouvertes.
Penser aux rapports qui permettent de travailler sur ce conflit. Projeter les premières étapes d’une intervention.
Commentaires
Il est souvent utile de répéter la cartographie d'une situation de conflit à partir de plusieurs perspectives afin de
comprendre comment les différentes parties perçoivent la même situation.
En plus de la méthode de la cartographie, on peut utiliser celle de l'oignon (page 46) pour approfondir la
compréhension des questions clés identifiées.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
45
Figure 2.6: Les exemples clés
Partie Partie
A. B.
Partie Enjeu
C. clé
La Méthode de l’oignon
La méthode de l’oignon peut être combinée avec la cartographie du conflit (page
47), également appelé TRIANGLE - ABC-. Le sous-groupe pourrait avoir identifié un
rapport important, peut-être l'élément clef du conflit. La méthode de l’oignon peut
alors aider à mieux appréhender cette relation.
But de l'exercice
Le but est d'explorer un terrain d’entente derrière les positions affichées par les
parties, probablement au niveau de leurs intérêts ou besoins fondamentaux. Par
exemple, un gouvernement souhaite construire un barrage sur le cours d'eau d'un
fleuve pour les besoins de développement économique. Certains attendent avec
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
46
intérêt un approvisionnement en eau sécurisé, mais le souci des gens en aval est
qu'il y aura des pénuries d'eau qui menaceront leurs moyens de survies.
Souvent, il est également difficile de faire la part des choses entre la position et
l'intérêt. Dans un conflit houleux, les parties peuvent oublier ce qui est à la base de
leur première prise de position, par exemple la discussion porte seulement sur
l'intervention proposée: Un Barrage ! Pas de Barrage ! L'outil peut être utilisé par
les parties en conflit pour éclaircir différentes perceptions et peut-être pour revoir
leurs positions.
Figure 10.7: Une façon d’analyser ce que les diverses parties en conflit veulent
POSITIONS:
Ce que nous disons que nous voulons
INTERETS:
Ce que nous voulons
réellement
BESOINS:
Ce que nous devons
avoir
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
47
Description
Une méthode d’analyse de ce que les parties en conflits veulent.
But
L’exercice devrait procéder comme si on épluchait de l’oignon : du fonctionnement
extérieur vers l’intérieur. Commencer par les positions, en allant vers les intérêts et
les besoins. Ceci ouvre la possibilité d'éplucher autant de couches possible afin
d’identifier les besoins réels des différentes parties.
Commentaires
La différence entre les positions et les intérêts devrait être complètement explorée
parce que les parties en conflit commencent souvent à assimiler leur position à leurs
intérêts. Au-delà de la participation on oublie souvent quels intérêts et besoins ont
motivé une position prise au départ.
L'outil peut être utilisé pour comprendre la dynamique d'une situation de conflit en
vue de faciliter le dialogue, ou en tant qu'élément d'un processus de médiation. Il est
également utile pour les parties qui sont impliquées dans les négociations de clarifier
leurs propres besoins, intérêts et positions.
Références
1. Barnett, T. and J.S..Monay, 1995. ‘Enhancing Negotiation Skills and Results’.
Working Session. Conflict Management Institute, Washington D.C,
2. Cap-Net and UNDP, 2005 "Integrated Water Resources Management Plans",
Training material.
3. Engel, A. and B. Korf, 2005. Negotiation and mediation techniques for natural
resource management. Rome: Food and Agriculture Organisation of the United
Nations (FAO).
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
48
4. Fisher, R. W. Ury, B. Patton. 1991. Getting to Yes: negotiating an agreement
without giving in. Toronto: Penguin Books.
5. Kilmann, A., and H. Thomas, 1975. ‘Interpersonal conflict-handling behavior as
reflections of Jungian personality dimensions’.Psychological Reports. Vol. 37:
971-980 2
6. Moore, C.W., 2003. The Mediation Process: practical strategies for resolving
conflict. San Francisco, Calif.: Jossey Bass Wiley.
7. Mostart, E. n.d. Conflict and Cooperation in the Management of International
Freshwater Resources: a global review, (UNESCO-IHP #19) available from
www.unesco.org/water/wwap/pccp .
8. Schmid, A. 1998. Thesaurus and glossary of early warning and conflict
prevention terms (abridged version), London: Fewer. Available from
www.womenwarpeace.org/issues/prevention/docs/thes.pdf.
9. Shamsul Huda, ATM 2005 "understanding water conflicts & conflict
management” TOT on conflict Resolution & Negotiation skills, Dhaka.
10. Warner, M. 2001. Complex problems, negotiated solutions: tools to reduce
conflict in community development. London: ITDG Publishing.
11. Warner, M. 2000. Conflict management in community based natural resource
projects: experiences from Fiji and Papua New Guinea. ODI Working Paper No.
135. London: Overseas Development Institute.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
49
Module 3: La négociation pour la
résolution de conflits
Résultats
La connaissance de la complexité des dispositions de négociation.
Reconnaissance de la difficulté de réaliser des accords et d’atteindre une
voie de sortie négociée.
Techniques
En sa qualité de médiateur / facilitateur, le participant devra avoir une
compréhension claire des manières d'utiliser la négociation raisonnée pour
accompagner les efforts des protagonistes vers un accord négocié
mutuellement avantageuse.
En tant que négociateur, le participant devra avoir une compréhension claire
de la façon de déterminer la meilleure solution de rechange (BATNA) et
comment un facilitateur /médiateur peut être utile pour le processus.
3.1 La négociation
Que vous le vouliez ou non, vous êtes un négociateur. La négociation fait partie de
la vie. Tout le monde est quotidiennement engagé dans une négociation donnée. De
plus en plus de situations exigent la négociation. Chacun veut participer aux
décisions qui l’affectent. Moins ou peu de gens accepteront des décisions qui leur
sont imposées. Autant les gens sont différents, autant ils utilisent des moyens
différents pour faire face à leurs différences. Que ce soit en affaires, en politique, ou
en famille, la plupart des décisions sont prises suite à des négociations.
Les gens se retrouvent souvent dans un dilemme. Ils voient deux manières de
négocier: douce et dure. Le négociateur usant de la manière douce veut éviter le
conflit personnel et fait ainsi de grandes concessions aisément afin de trouver un
accord. Elle /Il veut une résolution amicale; pourtant il finit souvent par se rendre
compte qu’il est victime d’une exploitation sévère. Le négociateur voit toute situation
comme une opposition de volontés dans laquelle le camp qui prend les positions plus
extrêmes et plaçant haut la barre s’en sort mieux. Il / elle veut gagner ; et il finit
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
50
souvent par donner une réponse également dure, qui l’épuise lui et ses ressources et
détériore ses rapports avec l'autre camp. D'autres stratégies de négociation standard
existent entre la stratégie dure et douce, mais chacune implique un essai
d’harmonisation entre ce que l’on veut et ne pas ignorer les autres.
Il n'y a une troisième manière de négocier, ni dure ni douce, mais plutôt dur et douce.
La méthode de la négociation raisonnée élaborée par le Projet de Négociation de 3
Harvard (Fisher et autres, 1991) est de trancher les questions sur leurs mérites plutôt
que par un processus de marchandage basé sur ce que chaque partie dit vouloir
faire ou pas. (cf. illustration du tableau 3.1.)
La négociation raisonnée
Les négociations sont différentes les unes des autres, mais les éléments de
base restent invariables. On peut recourir à la négociation de raisonnée s'il y
a une ou plusieurs issues; deux ou plusieurs parties; ou en cas de
prescription d’un rituel, comme dans la négociation collective, ou une mêlée
générale impromptue, comme en parlant avec des pirates de l'air. La
méthode s'applique si l'autre camp est plus expérimenté ou moins, un
médiateur dur ou amical. La négociation raisonnée est une stratégie
polyvalente. À la différence de presque toutes autres stratégies, si l'autre
camp apprend ceci, il ne devient pas plus difficile à utiliser, il devient plus
facile.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
51
Toute méthode de négociation peut être bien jugée par trois critères :
(i) Elle devrait permettre d'atteindre un accord judicieux (si l'accord est
possible);
(ii) Elle devrait être efficace; et
(iii) Elle devrait améliorer ou ne pas au moins détériorer les rapports entre
les parties.
3
Un accord judicieux est un celui qui respecte, autant que possible, les intérêts
légitimes de chaque parties, qui concilie les intérêts divergents de façon juste,
durable, et tient compte des intérêts de la communauté (Fisher et autres,
1991).
De façon figurée si non littérale, les participants devront voir par eux-mêmes
en travaillant côte à côte, l'attaque du problème, et non s’attaquer entre eux.
D'où la première proposition : Séparer les gens du problème.
Une position de négociation cache souvent ce que vous voulez vraiment. Des
compromis de positions ont peu de chance d'aboutir à un accord, qui prendra
réellement en compte les besoins humains qui ont amené les gens à prendre
ces positions.
Vous pouvez faire face à ces contraintes, en choisissant une période indiquée
pour penser à une gamme variée de solutions possibles qui contribuent aux
intérêts mutuels et réconcilient les intérêts divergents. D'où le troisième point
essentiel: Avant toute tentative de signer un accord, élaborer des options
pour un gain mutuel.
Vous pouvez contrecarrer un tel négociateur en insistant sur le fait que son
simple "dire" n'est pas suffisant que l'accord doit refléter une certaine justice
de norme indépendamment de la volonté seule de l'un ou l'autre camp. Ceci
ne signifie pas insister sur le fait que les termes soient basés sur la norme
que vous avez choisie, mais seulement que certaines normes justes telles
que la valeur marchande, l'avis d'expert, la coutume, ou la loi déterminent les
résultats.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
52
Les quatre propositions de la négociation raisonnée sont appropriées à partir
du moment où vous commencez à penser à la négociation jusqu'à ce que le
temps ou un accord soit conclu ou vous décidez d'interrompre le processus.
Que la période peut être divisée en trois étapes: analyse, planification, et
discussion.
Pendant l'étape de planification vous traitez les mêmes quatre éléments une
deuxième fois, émettant des idées et décidant de quoi faire. Comment
proposez-vous de gérer les problèmes de personnes? De vos intérêts, que
sont les plus importants ? Et quels sont quelques objectifs réalistes ? Vous
voudrez élaborer des options additionnelles et des critères additionnels pour
choisir parmi eux.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
53
Encadré 3.1 : Outils de négociation raisonnée et éléments procéduraux : Une liste de
contrôle
Étape 1 : Analyse
I. Pré Négociation
Problème: Symptômes/Situation actuelle
Buts/situation souhaitée
Diagnostique: Causes possibles; obstacles internes et externes
Étape 2 : Planification
II. Pré Négociation 3
Stratégies: Emettre une gamme variée d'idées au sujet de ce qui peut être fait;
Brainstorming sur ces approches; Les prioriser
Développer votre BATNA
Emettre des hypothèses sur les solutions de rechange et les manières d'examiner
empiriquement leur impact
Identifier et évaluer les rapports: Actuels? Souhaités?
Établir qui sont les parties concernées
Identifier les questions à traiter
Articuler les intérêts: les Nôtres? Les Leurs ? Autres ?
Identifier les options
Établir les critères pour un accord acceptable et légitime
Étape 3 : Discussion
III. Négociation
Planifier la rencontre (but, produit, processus, les gens, etc.)
Planifier le dialogue (faire recours à des compétences en matière de communication)
S'engager dans la négociation
IV. Exécution/Évaluation
Signer les accords
Évaluer et suivre l'effet des décisions conjointes
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
54
3.2 Approche et méthodes de négociation
La facilitation
Aide dans la préparation de la rencontre.
Contribue à cadrer la rencontre
Clarifie et accepte la communication des parties à la négociation.
Accepte et reconnais les sentiments.
Formule le problème d'une manière constructive.
Suggère des procédures pour l'atteinte de l'accord.
Récapitule et éclaire la direction.
S'engager dans le test de consensus aux points appropriés.
Un bon facilitateur ne devra pas juger ou critiquer; avancer ses propres idées;
prendre des décisions procédurales significatives sans concertation; ou
prendre le temps du groupe avec de longs commentaires.
La médiation
La médiation est flexible, sans cérémonie, confidentielle et non contraignante.
Le médiateur n'a aucun intérêt direct dans le conflit ni dans son
aboutissement. Le médiateur n'a aucun pouvoir de décision. Le médiateur
recherche des solutions de rechange basées sur les faits et les mérites du
cas.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
55
et interventionniste à la méthode plutôt passive. Dans tous les cas,
pour être efficace un médiateur doit :
Être prêt et disposé à recourir aux compétences d'un expert et/ou à
utiliser les instruments d'aide à la décision ;
Rencontrer les parties offusquées en groupe et séparément; et
Recueillir des idées des deux camps.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
56
Entre autre, le médiateur//facilitateur cherche à découvrir les intérêts au sein
des parties qui peuvent en fait être conciliables. Des intérêts, une fois
identifiés, peuvent être associés (les parties ont certains intérêts en commun,
mais sont fondamentalement opposées sur d’autres), mutuellement exclusifs,
ou non opposés. C'est le dernier type d'intérêt que nous souhaitons faire
ressortir et sur le quel il faut bâtir. Par exemple, où des acteurs peuvent être
engagés dans une discussion du type « un barrage/ pas de barrage», l'intérêt
fondamental partagé peut en fait être l'approvisionnement en eau prévisible
pour la production d'aliments. 3
Rôles et responsabilités
Les communicateurs efficaces sont également conscients des divers rôles et
responsabilités en rapport avec les parties à un conflit. Par exemple, on peut
confier à un acteur l'autorité d'agir dans le sens de la meilleure protection des
intérêts du groupe; ou Il/elle peut avoir la responsabilité de poursuivre des
buts spécifiques du groupe. Un communicateur efficace ne confondra
également pas la cordialité avec le « se frayer un chemin ». Des acteurs
peuvent ne pas être personnellement investis dans les résultats, et sont ainsi
peu disposés à travailler vers des résultats mutuellement avantageux. La
cordialité peut simplement refléter le fait qu'une partie au conflit reste campée
sur sa position.
Une fois que les parties en conflit ont approché un facilitateur/médiateur, la tierce
partie neutre devrait se poser plusieurs questions essentielles:
Concernant le conflit :
Est-il persistant? (par exemple concernant l'accès à l'utilisation de la
ressource)
Est-il intermittent? (par exemple, saisonnier ; une fois tous les 5-8 ans)
Est-il inattendu? (par exemple, par une partie seulement)
Est-il inattendu? (par exemple, par toutes les parties)
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
57
Est-elle hypothétique? (un acte que quelqu'un pourrait poser)
Le BATNA est la norme par rapport à laquelle tout accord proposé devrait
être évalué. C'est la seule norme qui peut protéger une partie contre
l'acceptation de termes qui sont trop défavorables et de rejeter les termes
qu'il serait de leur intérêt d'accepter.
Si tous les camps ont des BATNA attrayants, les meilleurs résultats de la
négociation pour toutes les parties peuvent ne pas être l'atteinte d'accord.
Dans ces cas-ci une négociation réussie est celle dans laquelle les parties
découvrent amicalement et efficacement que la meilleure manière de
défendre leurs intérêts respectifs est pour chacun de regarder ailleurs et à ne
pas essayer d'avantage de conclure un accord.
Disposer d’un BATNA peut vous aider à négocier sur les mérites. Vous
pouvez convertir de telles ressources dont vous disposez en pouvoir de
négociation efficace en développant et en améliorant votre BATNA. Investir
des compétences, du temps, de l'argent, des personnes, les relations, et des
esprits dans la conception de meilleure solution pour vous, indépendamment
du consentement de l'autre camp. Plus vous avez la possibilité de vous retirer
des négociations avec aisance et sans désagrément, plus grande est votre
capacité d'en affecter les conclusions.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
58
Encadré 3.2 : La meilleure solution de rechange (BATNA)
Le but de la négociation est de produire quelque chose de meilleur que ce qui aurait été obtenu
sans négociation. Un résultat qui a été réalisé sans négociation, ou après que la négociation ait
échoué, s'appelle la meilleure solution de rechange.
Examiner le conflit
3
Quelles sont les questions centrales dans ce conflit ?
Qui est impliqué ?
Quel genre de résultat est-ce que j'espère réaliser ?
Quelles actions m'aideraient à atteindre au mieux cet objectif ?
Que serait :
le meilleur résultat ?
le résultat minimal ?
le pire résultat ?
Renforcer le BATNA
Que puis-je faire pour satisfaire mes intérêts ?
Y a-t-il les ressources additionnelles qui peuvent être exigées ?
Est-ce que j'aurai besoin de temps supplémentaire ou d'aide financière ?
Considérer les BATNA des autres parties
Selon moi quel serait leurs principaux intérêts?
Que pourraient-elles faire si nous ne concluons pas un accord ?
Après avoir produit une série d’options aboutissant à l'articulation des BATNA
de toutes les parties en conflit, le médiateur/facilitateur aura réalisé l'étape
clé B de la carte de processus : des acteurs sont maintenant disposés à
participer à une négociation.
L’étape 6 exige une préparation adéquate pour la négociation par toutes les
parties, y compris par le facilitateur/médiateur. Les parties espérant réaliser
des résultats avantageux pour les deux parties pour les solutions durables
par la négociation devraient adhérer aux directives procédurales particulières
dans les phases de pré-négociation et de négociation :
Recenser les intérêts de fond, procéduraux et psychologiques dont
vous espérez que ce serait satisfait par la négociation ;
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
59
Se poser les questions pourquoi et comment concernant les besoins qui
sont importants pour vous ;
spéculer sur les motifs d'autres négociateurs ;
commencer les négociations instruisant les uns et les autres sur les
intérêts ;
Prenez le problème comme étant soluble à travers les approches
« gagnant-gagnant » ;
Recenser les critères généraux qui doivent être présents dans n'importe
quel règlement acceptable ;
produire des options multiples ;
utiliser les techniques de production d’options intégratrices;
séparer la production d'option du processus d’évaluation ; et
de vers l’accord -
travailler à la conclusion d’accord, recenser les domaines d’accord,
reformulez-les et mette-les à l’écrit 3
La conclusion d'accord
La tâche principale du médiateur/du facilitateur lors de l’étape 8 est d’aider
les parties à concevoir un accord acceptable pour tous. Les accords revêtent
plusieurs formes : certains sont très faibles et demandent très peu des parties
en conflit. D'autres sont très stricts et exigent des dispositions très détaillées
de suivi. Dans tous les cas, une convention satisfaisante devrait être durable.
La durabilité, ne signifie donc pas que ce devrait être une convention forte. En
effet, suivant les indications du module 4 ci-dessous, les conventions de l'eau
les plus durables conclus par des acteurs multiples avec des intérêts
multiples, tous voyant la ressource elle-même différemment, sont des accords
qui sont formulés en termes très généraux, laissant la place à davantage de
négociation et d’accord, et à la résolution à l’amiable des conflits. Il revient
aux parties elles-mêmes de décider si elles veulent des clauses d’accord
définitives, ou des clauses qui sont partielles, temporaires et contingentes.
L'étape clé C aura été atteinte quand l’accord a été formellement élaboré et
acceptée par toutes les parties.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
60
Encadré 3.4 : Caractéristiques d'un accord durable
Est-il honnête ?
Basé sur la meilleure information disponible et conjointement élaborée ?
Établi sur des considérations réalistes de la capacité et des coûts ?
Ayant l'assurance de tous les acteurs qu'ils mettront en application leur part des clauses ?
Elaboré avec la pleine participation de tous les principaux acteurs ?
Est-il acceptable ?
Solutionne-t-il les griefs qui ont provoqué le conflit ?
Reconnaît-il les problèmes passés et les traite-t-il ?
Satisfait-il aux intérêts et besoins fondamentaux des principales parties prenantes?
3
Conclu par un processus perçu comme juste par et pour tous ?
Est-il réalisable ?
Donne-t-il des avantages (stimulants) à toutes les parties le mettant en œuvre?
Ne désavantageant pas une partie exclue ?
Reconnaissant les problèmes ou changements possibles à l'avenir, et comprenant des mécanismes
pour traiter ces derniers, ou reconnaissant les besoins de renégociation ?
Etablissant des relations de travail entre des parties à travers sa mise œuvre?
Source: Godschalk et al, 1994
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
61
Encadré 3.5 : Le défi de la carte de processus
Identifier un conflit lié à l’eau dans votre propre pays. Comment est-ce qu'on l'a résolu ?
Comparer le processus à celui identifié dans la carte de processus, identifiant
soigneusement des actions entreprises de l’étape 1 à l’étape 10. Pensez-vous que la carte de
processus soit un outil utile pour un médiateur ou un facilitateur entrant dans la scène d’un
conflit ?
EXERCICE 6 -
Appel et réponse
Lié à la session 6 (instruments pour la résolution de conflits et la négociation)
EXERCICE 7 -
Vous parlez ma langue ?
Lié à la session 7 - communication efficace
Si la base pour une négociation réussie est que nous comprenions exactement ce que l’autre vise, alors la
langue constitue un élément important de ce processus. MAIS très souvent, nous utilisons les mots qui
signifient différentes choses pour différentes personnes.
Dans cet exercice court, le facilitateur demande aux apprenants d'écrire leur définition d'un terme spécifique
sur les cartes. Notre expérience nous enseigne qu’il y a deux mots qui suscitent des discussions des plus
animées parmi les participants : ‘le développement`; et le ‘genre`' mais libre au facilitateur de choisir le mot
ou le concept.
Immédiatement ci-dessous, nous fournissons une définition idéale du genre pour servir de référence par
rapport à laquelle évaluer toutes les réponses (voir ci-dessous). Donner 5 ou 10 mn aux participants pour la
formulation de leurs définitions, puis rassembler toutes les cartes. Il n'y a aucun besoin de discussion à ce
moment. Afficher toutes les cartes y compris celle contenant la définition type idéale pendant une pause café
et laisser simplement les participants les lire et les discuter entre eux.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
62
Encadré 3.6 : Qu’est-ce que le genre ' ? Une définition
À la différence du sexe, le genre se rapporte au comportement et aux attentes socialement instruits qui
distinguent la masculinité et la féminité. Alors que l'identité biologique du sexe est déterminée en se référant
aux caractéristiques génétiques et anatomiques, le genre socialement instruit est une identité acquise. Nous
apprenons, par la socialisation culturellement spécifique, comment être masculins et féminins et assumer les
identités d’hommes et de femmes. C'est la société qui décide ce qui est masculin et ce qui est féminin et
quelles valeurs attacher à chacune de ces catégories dans un endroit et un moment particulier. Par exemple,
les hommes ne sont pas vus comme `moins masculins' en Afrique quand ils se tiennent la main en marchant.
En Amérique du Nord, quand des hommes se tiennent la main en marchant, ils ne sont pas seulement
considérés comme non masculins mais efféminés et donc un tabou social. Les formes spécifiques de
masculinité et de féminité et l'ampleur de l'inégalité entre les hommes et les femmes varient nettement avec le
3
temps et à travers des cultures.
Tandis qu'il peut être vrai que la féminité tende à refléter quelques caractéristiques communes à la plupart
des femmes, et la masculinité à quelques hommes, les hommes et les femmes peuvent manifester une partie
de l'une ou l'autre de ces caractéristiques à divers temps et endroits. Les hommes peuvent s'inquiéter et
entourer de soins ; les femmes peuvent combattre.
Le féminisme argue du fait que des femmes ne devraient pas être réduites à un ensemble de stéréotypes -
doux, faible, vulnérable, entourant de soins, s'inquiétant - qui prédéterminent leur place dans l’ordre social. De
même, le féminisme argue du fait que les hommes ne devraient pas être sujets à un tel ‘déterminisme
biologique'. C'est une erreur donc de conclure que c’est parce que seules les femmes ont la capacité de
donner naissance qu'elles devraient rester dans la maison. De même, c'est une erreur de dire que c’est
parce que les hommes ont la force physique supérieure que c’est eux seuls qui devraient être des soldats qui
meurent sur le champ de bataille. Le fait que (la plupart) des femmes donnent naissance à un enfant
plusieurs fois au cours de leur existence n'est pas une raison de les confiner à la cuisine. La biologie n'est pas
une fatalité.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
63
EXERCICE 8 -
Amont-Aval
Lié à la session 7 – Une communication effective
Cet exercice implique un sketch préétabli à exécuter par deux des participants de l'atelier. C'est une façon très
simple pourtant extrêmement efficace de démontrer l'importance de la communication efficace dans la
négociation. Il devrait être réalisé dans un espace ouvert entre les tables qui sont disposées sous forme
rectangulaire/circulaire.
Les personnes choisies devraient être des volontaires, mais il est utile de les sélectionner sur la base de critères
spécifiques pour aider à démontrer les aspects souvent non spécifiés de la négociation. Plus spécifiquement, les
volontaires devraient être choisis pour souligner des à priori traditionnelles fondées l'âge, les rôles de genre,
même la taille physique et la manière de s’habiller.
Le sketch est une manière très utile pour penser aux sortes de disparités de pouvoir et d'accès aux ressources
existant dans la plupart des bassins fluviaux, le long de beaucoup de cours d'eau du monde, dans les bureaux
et dans les services gouvernementaux.
3
Un participant jouera l'enfant plus âgé (de préférence un grand, plus vieux, et le mâle).
Un participant jouera l'enfant plus en bas âge (de préférence un plus petit, plus jeune, et la femelle).
Si deux hommes ou deux femmes sont utilisés, la taille et l'âge devraient toujours faire transparaître l’à priori
concernant le pouvoir.
C'est un événement préétabli, sans improvisation de dialogue. Il exige également que le comité d’organisation
achète un sac de bonbons (assez gros pour être distribué suivant le sketch).
Le cadre : les « enfants » se font face. «l’enfant » plus âgé flânant vers «l’enfant » plus jeune. Il a de toute
évidence deux ou trois bonbons dans sa bouche.
Fin du sketch
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
64
EXERCICE 8 -
Processus
Le facilitateur devrait alors faire un compte rendu aux participants sur au moins ce qui suit :
1. Le conflit se rapportait à quoi ? (la ressource)
2. Qui a eu l'avantage de l’information sur la ressource ?
3. Que dire de l'accès à la ressource ?
4. Quel était le degré d’ouverture des canaux de communication entre les parties en conflit ?
5. Quelles étaient les dynamiques du pouvoir dans le conflit ?
6. Dans le premier round de négociations, y avait-il une incitation pour que le garçon partage 3
la ressource ? (appel à la moralité, à l’équité, au sens de la justice)
7. Comment la négociation s'est-elle résolue ?
8. Quels sont les résultats probables de ce conflit ?
9. Qu’est ce qui peut être fait pour assurer une issue équitable ? Qu’est-ce qui pouvait être
fait pour assurer un résultat initial juste et peut-être éviter le conflit ?
En même temps, c'est un amusement. Il implique une situation à laquelle presque chacun peut
se rapporter (dynamiques d’enfants plus âgés à leurs frères ou sœurs plus jeunes). Et cela
implique une récompense (bonbons) pour tous les participants.
Note aux facilitateurs : Au fur et à mesure que le sac est passé après le sketch, observer
comment les assistants au cours se partagent la ressource - ceci fournit habituellement une
opportunité de davantage accentuer l’idée selon laquelle un contrôle en amont de la ressource
entraîne un bénéfice disproportionné de la ressource.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
65
EXERCICE 9 -
Jeu du bassin fluvial
Lié à la session 8 - la négociation
Cet exercice suit la présentation formelle sur les ressources en eau de négociation où le facilitateur a
discuté une synthèse de la négociation, la négociation de principes, les étapes de la négociation,
comprenant quand le moment est venu pour la négociation, les approches et les méthodes de négociation.
La toile de fond pour la simulation est le fait que le changement peut induire le conflit. Parfois le
changement est soudain et est le résultat d'un stimulus externe. Là où les conditions locales changent
également, un changement si soudain peut déclencher des conflits qui couvaient dans les rapports entre
acteurs dans le bassin.
Le bassin fluvial change à travers des dynamiques sociales. Soudain, une décision gouvernementale
ramène des griefs latents à la surface. L'autorité locale est chargée de gérer les résultats. Les participants
doivent être répartis en groupes d’acteurs et seront chargés d’élaborer leur BATNA à la lumière des
solutions de rechange proposées par le gouvernement et de participer aux séries de négociations élargies 3
menant finalement à l’accord (les participants devraient utiliser la liste de contrôle des étapes de
négociation fournie ci-dessous).
La valeur de l'exercice est de placer les participants dans un contexte modérément compliqué de prise de
décision et de vérifier les outils mis à leur disposition ces derniers jours. Le temps réparti pour l'exercice est
de 3,5 heures qui comprenant un débriefing de 30 mn.
Durée
Introduction - 15 mn
Préparer l'argumentation - 30 mn
Présenter les arguments - 30 mn
Round de négociation - 60 mn
Présentation des résultats - 30 mn
Discussion et réflexion - 30 mn
Objectifs
Exposer les participants à une situation d'intérêts conflictuels
Appliquer les techniques de négociation à un cas
Appliquer les concepts GIRE
Stimuler le travail d'équipe
Le cas
La bassin versant en question est situé dans l'intérieur. C'est un affluent d'un grand fleuve qui coule vers la
mer. Les aménagements dans le bassin ont entraîné des changements spectaculaires dans les formes
d'utilisation de l'eau et plus tard à la surexploitation des ressources en eau.
Dans un passé relativement récent, le bassin fluvial était couvert pour plus de 60% de forêt primaire, le
reste étant utilisé pour l'agriculture extensive. Maintenant interdite mais précédemment permise, la coupe
de bois a eu des impacts graves sur l'écosystème et les conditions hydrologiques de la zone. Les activités
d'exploitation minière en amont ont détérioré la qualité de l'eau. Les développements de tourisme extensif
ont exercé une pression forte sur la disponibilité de l'eau et les agences d'approvisionnement en eau de la
communauté ont des difficultés pour fournir assez d’eau tandis que des investissements lourds doivent être
réalisés pour assurer de l’eau d’une qualité fiable à des fins d'usage domestique.
Une interdiction de l’exploitation forestière, et des activités minières à fortes intensités de capital et
touristiques ont contribué à un taux de chômage élevé dans la zone. L'écoulement insuffisant d'eau de
surface a conduit les éleveurs pratiquant l’élevage extensif en aval à rechercher l'eau dans une autre partie
du bassin. Les autorités locales sont non seulement préoccupées par la qualité et la quantité de l'eau, mais
aussi par le nombre de personnes sans emploi et sous-employées- en particulier la jeunesse – en exode
vers les zones urbaines.
Note aux facilitateurs : Il est utile d'esquisser cartes actuelles les' et de `de `de passé récent' du bassin pour
faciliter la visualisation du réglage.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
66
Les problèmes
Pénurie d'eau
L’approvisionnement en eau ne suffit pas pour faire face à des demandes croissantes en raison de la croissance
démographique et du développement du tourisme.
La sédimentation apparaît en raison de la déforestation et par conséquent l’érosion mène à des volumes réduits.
Qualité de l'eau
Les décharges de l'exploitation minière en amont ont détérioré la qualité de l'eau en aval.
L’élevage des bestiaux associé à la perméabilité du sol ont fait baisser la qualité des eaux souterraines.
Le jeu
En raison de la disponibilité réduite et de la pollution accrue des ressources en eau, les autorités ont décidé (a) de
réduire l’allocation de l’eau de 1/3 ou (b) de doubler le prix pour réduire le prélèvement et le gaspillage de l'eau et
pour stimuler l'utilisation efficace de l'eau.
Rôles
Les autorités locales
Les petits éleveurs
Les O.N.G. environnementales
L’approvisionnement en eau de la Communauté
Les industries/mines
L’agence de tourisme
Comme indiqué, le groupe est divisé dans six groupes d'intérêt. On donnera à chaque groupe une description brèves
des questions pertinentes relatives à leur groupe (utilisation de l'eau, des problèmes principaux, l'interaction avec
d'autres groupes, des alliés naturels et des concurrents) et ils seront chargé d’exprimer leurs besoins, intérêts et
leurs positions aussi bien que de l’élaboration de leur BATNA. Ils défendront alors leur cas, de ce qui convient le
mieux à leur BATNA. Ils ne doivent pas voir les descriptions des autres groupes.
Les groupes préparent leur argument et réponse de départ à la proposition du gouvernement. On donne trois min à
chaque groupe pour présenter son cas.
Dans le round de négociation suivant, les groupes peuvent former des coalitions et renforcer leurs positions. Les
négociations sont informelles et peuvent être faites en public ou en privé avec des alliés. Après le round de
négociation, les groupes ou les coalitions des groupes font une restitution à la session plénière pour convaincre les
autorités des intérêts de leurs groupes. Les autorités élaborent un protocole d’accord comme base de politique
acceptable pour tous.
Discussion et réflexion - après que le jeu ait été joué, le groupe discutera en session plénière :
Jusqu’où le cas est-il proche de la réalité ?
Quelles sont les principales leçons de cette situation de jeu ?
La négociation et la concertation mène-t-elles nécessairement à la meilleure décision pour une utilisation
durable des ressources en eau ?
Le résultat aurait-il été meilleur s'il y avait eu un facilitateur désigné et acceptable pour tous, plutôt que l'action
d'autorités locales dont l’impartialité est compromise par le fait qu’ils doivent soutenir une politique du
gouvernement ?
Qui devrait prendre la décision et comment ?
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
67
Groupe 1 : Petits éleveurs
Utilisation de l'eau :
Eau potable pour du bétail
Eau potable pour l’utilisation domestique
Interactions avec :
tous les groupes excepté les O.N.G. environnementales
Alliés naturels :
Les autorités locales
Concurrents naturels : 3
Sociétés d'extraction
Les agences de tourisme
Approvisionnement en eau de la Communauté
Les ONG environnementales
BATNA:
Utilisation de l'eau :
pour maintenir le fonctionnement de l'écosystème
pour prévenir la dégradation et la destruction des écosystèmes, il est important d'avoir assez
d'eau de bonne qualité et avec la bonne variabilité saisonnière
Interactions avec :
Tous les groupes
Alliés naturels :
Les agences de tourisme
L’approvisionnement en eau de la Communauté
Les autorités locales
Concurrents naturels :
Les compagnies d'extraction
Les petits éleveurs
BATNA:
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
68
Groupe 3 : Approvisionnement en eau de la Communauté
Utilisation de l'eau :
Prélèvement de l'eau pour l'approvisionnement en eau domestique.
Interactions avec :
Les petits éleveurs
Les autorités locales
Les agences de tourisme 3
Alliés naturels :
O.N.G. environnementales
agences de tourisme
autorités locales
Concurrents naturels :
petits éleveurs
compagnies d'extractions
BATNA
Utilisation de l'eau :
L’autorité locale dans ce jeu n'est pas un utilisateur de l'eau en tant que tel mais de facto un
médiateur du fait qu’il est en charge de l’élaboration de politiques saines en matière d'eau et
d’assurer leur bonne mise en œuvre.
Interactions avec :
tous les groupes
Alliés naturels :
potentiellement tous les groupes
Concurrents naturels :
potentiellement tous les groupes
BATNA :
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
69
Groupe 5 : Compagnies d'extraction
Utilisation de l'eau :
Grande utilisation pour l’exploitation de la mine.
Interactions avec :
Les autorités locales
Les O.N.G. environnementales 3
Alliés naturels :
Les autorités locales
Les petits éleveurs
Concurrents naturels :
Les O.N.G. environnementales
L’approvisionnement en eau de la Communauté
Les agences de tourisme
BATNA:
Utilisation de l'eau :
Casino/hôtel
Activités récréatives liées à l’eau
Eau potable
Terrains de golfe
Interactions avec :
L’approvisionnement en eau de la Communauté
Les ONG environnementales
Les autorités locales
Alliés naturels :
Les ONG environnementales
L’approvisionnement en eau de la Communauté
Les autorités locales
Concurrents naturels :
Les industries/les mines
Les petits éleveurs
BATNA:
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
70
Encadré 3.7 : Les étapes de la négociation
Une liste de contrôle à être utilisée comme guide pour des participants dans le jeu du
bassin fluvial
Evaluer et sélectionner une stratégie pour guider la résolution de problèmes
Etablir le contact
Rassembler et analyser les données historiques
Concevoir un plan détaillé pour la négociation
Etablir la confiance et la coopération
Ouvrir les négociations
Définir les enjeux et fixer l'ordre du jour
Dévoiler les intérêts cachés
Produire des options pour le règlement
EXERCICE 10 -
Alors, quel est le problème ?
Lié à la session 9 (sortie de terrain - étude de cas locale) et
Session 10 (suivant la carte de processus) :
Le but de la sortie de terrain est de ramener tout cela à la réalité : un problème réel nécessitant une
réponse réelle en temps réel. Etant donné la série illimitée de conflits liés à l’eau, les organisateurs
devraient arranger la sortie sur un cas qui n'est pas trop compliqué (par exemple le profil
d'utilisateur est limité), dans un contexte physique gérable (par exemple le long d'un petit affluent ;
ou dans un contexte urbain ou périurbain voisin), où les organisateurs estiment qu'avec l'aide de la
facilitation ou de la médiation la situation pourrait être améliorée. 3
Une brochure de terrain devrait être préparée avec les cartes et les photos adéquates. On devrait
respecter la limite de sept heures de terrain (de 0800 à 1500 heures) si vous désirez disposer de
temps pour un débriefing et des exercices en classe à la fin. Quelque soit la situation, les
organisateurs devraient prévoir retourner dans la salle de classe à partir de 1600 heures pour un
exercice de 60-90 min.
Tout au long de la journée, on devra encourager les participants au cours à utiliser la méthode de
l’oignon et la carte de conflit afin de prendre en main l'étude de cas. Quelles sont les positions qui
sont prises ? Par qui ? Quels sont leurs intérêts ? Leurs besoins ? Quels rapports y a-t-il entre et
parmi les acteurs ? Des réponses à ces questions peuvent être glanées par les sessions de
questions et réponses avec les diverses parties prenantes sur le terrain. Les participants savent
maintenant que la résolution du conflit réussie dépend d’une saine analyse du conflit.
Ils devraient également se rendre compte du fait que les médiateurs ou les facilitateurs peuvent
parfois involontairement
(i) aggraver les tensions ; (ii) donner de la légitimité aux gens qui peuvent détériorer le processus ;
(iii) saper des valeurs de paix ; (iv) favoriser l'intolérance ; et/ou (v) renforcer l'influence d’acteurs
plus puissants. Ils devraient alors être encouragés à être sensibles au contexte, à poser des
questions ouvertes, et à s'abstenir de faire des jugements ou des suggestions. Un
médiateur/facilitateur est impartial et neutre : il manage le procédé, mais n'est pas impliqué dans la
teneur des négociations. Ce qu'ils doivent faire est de s'engager en tant qu'auditeurs actifs. De
retour dans la salle de classe, le facilitateur devrait diriger un débriefing autour de ces questions.
EXERCICE 11 -
Session 10 : Suivant la carte de processus
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
Lié à session 9 Sortie de terrain--étude de cas locale 71
Pendant la sortie sur le terrain et son débriefing des participants auront été sensibilisés aux questions clés et
suivi la carte de processus de l’étape 1 (préparation de l'entrée) à l’étape 2 (l’entrée dans la scène de conflit) et
s’arrêtant à l’étape 3 : (analyse du conflit). Ils auront beaucoup d'idées concernant la façon de résoudre les
EXERCICE 11 -
Session 10 : Suivant la carte de processus
Lié à session 9 Sortie de terrain--étude de cas locale
Pendant la sortie sur le terrain et son débriefing des participants auront été sensibilisés aux questions
clés et suivi la carte de processus de l’étape 1 (préparation de l'entrée) à l’étape 2 (l’entrée dans la
scène de conflit) et s’arrêtant à l’étape 3 : (analyse du conflit). Ils auront beaucoup d'idées concernant
la façon de résoudre les conflits principaux dans l'étude de cas et sont peut-être un peu déçus du fait
qu'ils n'ont pas eu la chance d'aller plus loin. Dans cet exercice ils peuvent faire juste cela : suivre la
carte de processus jusqu’à la sortie.
Le facilitateur devrait disposer le groupe selon les parties prenantes identifiées dans l'étude de cas.
Les participants doivent se comporter selon les rôles qu’on leur a attribués. Deux ou trois personnes
devraient également être nommées comme facilitateurs/médiateurs au conflit. Chaque groupe
d’acteurs devrait préparer son BATNA avec l'aide des facilitateurs (étape 4). Les options devraient être
évaluées (étape 5). Les préparations pour la négociation (étape 6) devraient alors être engagées, suivi
d'une négociation facilitée parmi tous les parties prenantes (étape 7). Un accord devrait être conçu
(étape 8) à la satisfaction de toutes les parties prenantes, et des dispositions de suivi devraient être
3
articulées (étape 9). L’étape finale 10 prépare à la sortie: Toutes les parties sont-elles satisfaites? Cet
accord durera-t-il ? Comment pouvons-nous être sûrs que tous les acteurs respecteront l’accord ?
Références
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
72
Module 4 : Les accords sur l’eau et
les dispositions de gestion
Les résultats
le participant acquerra des connaissances des tendances générales dans
des conventions de l'eau et des dispositions de gestion dans le monde.
Techniques 4
Avoir la capacité de trouver des points d'entrée pour la coopération.
Montrer les résultats de la négociation sur les questions clés sur l’eau à
différents niveaux sur le plan spatial.
Identifier exactement les goulots d'étranglement de la mise en œuvre des
politiques.
Avoir la capacité de traduire les tendances en travers des cas afin de
poursuivre les pratiques chez soi.
4.1 Introduction
Dans beaucoup de bassins fluviaux l’utilisation de l'eau pour des besoins humains
par des investissements dans des infrastructures de l'eau pour le développement
urbain, industriel, et agricole approchent ou dépasse la quantité d'eau renouvelable
disponible' (Molle et autres, 2006:585). La GIRE met un grand accent sur la création
d'un environnement propice pour traiter de ces questions. En particulier, il y a un
accent important mis sur les cadres juridiques, institutionnels et de politique à
l'échelle du bassin pour l’utilisation et la gestion durables des ressources en eau. Ce
n'est pas pour dire que la durabilité dépend des institutions et des processus au de
niveau seulement. En effet, beaucoup de ces problèmes aussi bien que les solutions
des questions d’eau se trouvent au delà et au-dessus du niveau du bassin.
Le territoire couvert par ces bassins est estimé à 45% de la surface terrestre
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
73
comprenant 145 pays dont environ la moitié ont 80% ou plus de leur territoire et
deux-tiers ont plus de 50% de leur territoire dans des bassins fluviaux internationaux.
Les eaux partagées ont amené beaucoup d’états à signer des accords les uns avec
les autres.
Diverses approches dans l’utilisation des cours d'eau partagés ont évolué
avec le temps, par exemple :
(i) La souveraineté territoriale absolue (la doctrine de Harmon)
La souveraineté territoriale absolue : Un état a droit à la pleine
utilisation de toute l'eau dans ses frontières légales (favorise le riverain
en amont).
(ii) Intégrité nationale absolue (ou théorie des droits des riverains)
Intégrité nationale absolue : Un état a le droit à l'écoulement sans
entrave et naturel d'un fleuve (favorise le riverain en aval).
(iii) La souveraineté/intégrité territoriales limitées
La souveraineté/intégrité territoriales limitées : Un état a le droit à
l'utilisation des eaux d'un fleuve partagé à condition que son utilisation
ne compromette pas la capacité d’un co-riverain à utiliser également
l'eau.
(iv) La Communauté d'intérêts
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
74
La Communauté d'intérêts : Les frontières des états' devraient être
ignorées et le bassin drainant devrait être considéré comme une entité
économique et physique. Là où une intervention est prévue, elle devrait
être faite en consultation avec tous les acteurs du bassin.
À mesure que la pression augmente sur une ressource limitée, les états se
démarquent graduellement de l'une ou l'autre des deux premières positions,
et suivent maintenant la plupart du temps (formellement ou officieusement) la
doctrine de la souveraineté/d'intégrité territoriales limitées. En attendant, il 4
continue d’y avoir beaucoup de débats autour des positions de la
communauté d'intérêts et d’utilisation équitable.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
75
significatifs :
(i) La Résolution de 1961 de Salzbourg qui s'est focalisée l’utilisation de
`des eaux maritimes internationales' ; et
(ii) Helsinki 1966 stipule que la plupart ont notamment établi le principe
du droit de ‘état’ de disposer d’une part raisonnable et équitable de
`dans l'utilisation avantageuse des eaux d'un bassin de drainage
international'.
Les données indiquent qu’entre 1874 et 1996, 150 Accords ont été conclus
au sujet de 52 fleuves. Il y a eu 111 conventions depuis seulement 1980,
avec 33 signées dans la période entre le Sommet de terre de 1992 à Rio et le
sommet mondial pour le développement durable (WSSD) de 2002 à
Johannesburg. De ces conventions, 88% sont bilatéraux.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
76
sont en conflit sur les questions similaires : projets d'approvisionnement en
eau et d'infrastructure d'approvisionnement en eau.
Le fleuve du Nil, à 6.700 kilomètres, est le plus long fleuve au monde. Avec
une superficie de bassin de 3 millions de km2, il draine dix pour cent de
l'Afrique ; il embrasse dix pays et environ 160 millions de personnes. A n’en
pas douter, le Nil constitue un atout naturel et environnemental riche, dont le
capital naturel a formé le fondement d’un riche patrimoine culturel.
Aujourd'hui, cependant, la gestion des eaux du Nil connaît d’importantes
difficultés :
La pauvreté généralisée : Beaucoup de pays de bassin du Nil sont
parmi les plus pauvres du monde
Une histoire d'instabilité
Une croissance démographique rapide : devra doubler en 25 ans
La dégradation environnementale ; et
La variabilité climatique augmentant donc la pénurie physique,
temporelle et sociale de l'eau
L'initiative de bassin du Nil (NBI) a été lancée en 1999 par les états riverains
avec l'aide de la communauté internationale des bailleurs afin de renverser
les tendances négatives dans l’utilisation de la ressource et le potentiel de
conflit de l’hégémonie hydraulique de l’Egypte. Il est régi par le Conseil des
Ministres en charge de l'eau du bassin du Nil et a son secrétariat à Entebbe,
Ouganda. Le NBI poursuit une stratégie à voie multiple avec un accent sur le
développement.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
77
La préparation aux inondations ;
L’interconnection pour le transport d'énergie entre l'Ethiopie et le
Soudan ;
L’irrigation et le drainage ; la planification de sous-bassin ; et
La gestion des bassins versants.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
78
L'article 4 décrit un certain nombre de Dispositions spécifiques:
4.1a et b se focalise sur la nécessité de fournir des informations et de
donner un avis préalable à propos de toutes mesures prévues.
4.1g. (ii) Les consultations et les négociations seront conduites sur la
base que chaque Etat doit de bonne foi accorder une considération
raisonnable aux droits et intérêts légitimes des autres Etats.
4.2. concerne la protection et la conservation de l'environnement et met
l’accent sur les écosystèmes, la pollution, les espèces étrangères, et les
environnements aquatiques, pour n’en citer que ceux-ci.
3. discute de la gestion d’aspects tels que l’écoulement, la construction
d’ouvrages de régulation, décrit le besoin de prévention et de réduction
des conditions néfastes dues aux causes naturelles ou humaines. Il
décrit également le besoin de gestion coordonnée des déchets.
Évidemment, l'accord n'est pas parfait. Par exemple, l'Article 6.1 mentionne
spécialement que les activités antérieures ne sont pas soumises à l'accord,
écartant ainsi tous les travaux hydrauliques controversés du dispositif de la
Division des Eaux de la SADC. Il est important de noter que le Protocole
fournit une base solide pour les acteurs régionaux afin qu’ils traitent l’eau
comme bien public régional dont la gestion devrait être fait pour le bien de
tous.
4
Inévitablement, des conflits vont surgir. L'Article 7 porte sur le Règlement des
Conflits et stipule que les Etats de la SADC doivent s’efforcer de résoudre les
conflits à l’amiable (7.1). Tout conflit non réglé à l’amiable sera renvoyé
devant le Tribunal (7.2) ; et là où la SADC décide d'agir contre un Etat
membre, cet état peut demander ` un avis consultatif ' (7.3).
Les barrages polyvalents, les canalisations, les puits tubés, les systèmes d'irrigation,
l'eau potable et les systèmes d'assainissement à flot ont conduit à des avantages
innombrables pour plusieurs personnes dans la population mondiale. Cependant,
tous ces exemples qui consiste à ` régenter les fleuves' (Conca, 2006) ont provoqué
d’innombrables externalités négatives : sociale, économique, écologique et
intergénérationnelle aussi bien que tous les usages nombreux et variables `
dépendant du même cycle hydrologique '(Molle et al, 2007 : 607). Par ailleurs, les
conséquences de ces actions et tentatives récentes visant à les surmonter – par une
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
79
seule ou une série d'augmentation de l'approvisionnement, une conservation de
ressources, ou une réallocation d'utilisation – ont provoqué de nombreux conflits
parmi les utilisateurs.
Quand les bassins sont proches de la fermeture, par exemple, les acteurs
s'engagent dans ce que Molle et al appellent ` une course à l'appropriation 'où les
plus grands perdants ` dans ce jeu à somme nulle sont le milieu naturel et les
pauvres. La GIRE est une initiative qui cherche, en partie, à donner une structure
institutionnelle à ces contestations de sorte qu'elles deviennent des situations dans
les quelles un meilleur usage conduit à des résultats gagnant-gagnant. Le bassin
fluvial est réputé être l'unité appropriée pour la gestion des ressources
interdépendantes ayant trait à la terre et à l'eau.
4
Tableau 4.3 Fonctions essentielles pour la Gestion du Bassin Fluvial
Fonction* Définition
Planifier Formulation de plans à moyen et à long terme pour la gestion et le
développement des ressources en eau dans le bassin
Construire des Activités menées pour la conception et la construction de l'infrastructure
infrastructures hydraulique
Maintenir les Activités menées pour maintenir l'état de fonctionnement de l'infrastructure
infrastructures hydraulique dans le bassin
Répartir l'eau Mécanismes et critères par lesquels l'eau est répartie entre différents
secteurs d'utilisation, y compris l'environnement
Distribuer l'eau Activités menées pour s'assurer que l'eau répartie atteigne son point
d'utilisation
Suivre et renforcer la Activités menées pour suivre les niveaux de pollution et de salinité de l'eau
qualité de l'eau et pour s'assurer qu'ils restent au niveau ou au dessous des normes
admises
Préparation aux Alertes aux inondations et à la sécheresse, prévention des inondations, et
catastrophes liées à développement des travaux d’urgence, préparation contre la sécheresse, et
l'eau les mécanismes d’adaptation
Résoudre les Conflits Fourniture d'espace ou de mécanismes pour la négociation et les
procédures
Protéger les Priorités et actions pour protéger les écosystèmes, y compris les
écosystèmes campagnes de sensibilisation
Coordonner Harmonisation des politiques et actions entreprises dans le bassin par les
acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux en matière de gestion
des terres et de l'eau
* Les fonctions énumérées ici englobent les fonctions telles que la collecte de données et la
mobilisation de ressources, qui ne sont pas des fins en elles-mêmes, mais elles facilitent plutôt
les fonctions de niveau plus élevé qui sont énumérées
Source: Molle et al, 2007: 608
Les réformes relatives à l'eau qui sont entreprises au niveau national dans le monde
en voie de développement incluent principalement:
(i) Le développement d'une vision nationale sur l'eau;
(ii) La création ou la mise à jour d'une stratégie nationale sur l'eau;
(iii) La création et/ou la révision de la loi nationale sur l'eau;
(iv) La révision des structures institutionnelles existantes et/ou la création de
nouvelles structures institutionnelles avec le bassin fluvial comme unité
primaire de gestion.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
80
institutionnel fournissent la base juridique/administrative et des stimulants pour créer
un environnement favorable à la gestion participative '.
La collaboration est définie comme étant le processus qui ` amène des personnes
qui ont des intérêts divers à travailler ensemble pour atteindre des résultats
mutuellement satisfaisants… Des résultats destructifs ont comme conséquence le
dommage et engendrent l'exploitation et la coercition. Un résultat constructif stimule
la communication, la résolution des problèmes et des rapports améliorés (Engel et
Korf, 2005: 8).
Engel et Korf (2005: 154ff) fournissent une liste de contrôle courte mais importante
sur certaines des conditions préalables qui doivent être en place pour que la gestion 4
participative des ressources naturelles fonctionne.
(i) Les besoins essentiels : Là où les conditions de vie de base font défaut aux
populations (par exemple la nourriture, l’abri, la santé), la nécessité de
satisfaire ces besoins de base dépassera toute autre considération. Dans une
grande partie du monde, les populations rurales vivent avec seulement une
petite barrière contre les résultats désastreux, ainsi tout effort visant à
collaborer avec eux au niveau de la ressource va être entravée par une
capacité limitée.
(ii) Le soutien politique et juridique d'un gouvernement compétent : Des
politiques cohérentes et intégrées traduites en programmes et en législation
où les droits d'accès sont clairs et confirmés et la responsabilité du
gouvernement de poursuivre des avantages économiques et sociaux à
grande échelle fondant ces actions est un produit de base politique à la fois
nécessaire et rare en particulier dans le monde en voie de développement.
(iii) Des marchés qui créent des opportunités et la confiance : Les circonstances
économiques et financières peuvent créer ou encourager la concurrence et
révéler des conflits nouveaux ou cachés à propos des ressources. En Afrique
Sub-saharienne, par exemple, où les lois coutumières et modernes se
chevauchent, les choses telles que les ‘permis d’eau ` modernes créent des
difficultés dans les zones rurales où les dispositions traditionnelles de gestion
sont basées sur des pratiques coutumières. Etant donné le lien étroit entre
l'eau et le développement économique, la plupart des décisions concernant
son utilisation ont eu tendance à favoriser des activités susceptibles de
générer le plus de capital au détriment de leurs impacts environnementaux et
sociaux.
(iv) Ajustement culturel : Dans plusieurs régions du monde, des acteurs sont
dépourvus de pouvoir pour des raisons culturelles particulières. Les
structures de prise de décision sont fortement sujettes à la question du genre,
elles favorisent souvent des classes et des groupes ethniques particuliers, et
sont hiérarchisées, limitant ainsi les points d'accès des citoyens aux
décideurs.
Chercher à savoir si la GIRE peut même aborder ces questions, encore moins de
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
81
façon simultanée, est une question à remettre pour un autre jour. Ce qui est
cependant clair, c’est que les modèles historiques d’accès à l'eau, la répartition,
l'utilisation et la gestion ont eu comme conséquence des résultats non durables,
inéquitables et inefficaces. Néanmoins, ces résultats ont leurs bénéficiaires. Changer
ces modèles d'utilisation et de gestion aura inévitablement comme conséquence des
litiges et finalement un conflit social. Pour cette raison, le développement des
mécanismes de résolution de conflit et de règlement de différends dans le processus
de réforme de l'eau est primordial.
Pour que les accords relatifs aux bassins versants, au niveau national/local
fonctionnent à l'avantage de tout individu qui dépend de la ressource, il est
impératif que ces acteurs qui exercent une autorité légitime soient à
impliqués. Sans leur appui, il est peu probable que le moindre accord soit mis
en application ou confirmé pendant longtemps. Il reste certainement
vulnérable à une annulation par les plus hautes autorités. Ceci étant dit, on
doit également reconnaître que les petits accords sur des questions
particulières peuvent servir de composantes nécessaires à des décisions et
accords plus larges et plus substantiels. En termes de gestion de l'eau, une
chose aussi simple qu’un accord général pour se rencontrer et discuter des 4
préoccupations de tous les utilisateurs d'une ressource en eau particulière
peut constituer un pas important en avant, dans le sens d’un plus large
partage des avantages liés à la ressource.
Cependant, se réunir pour mettre sur le tapis les griefs, les préoccupations,
les besoins et les intérêts n’est simplement qu’une première étape et parfois
peut empirer les relations entre les acteurs. Il est ainsi impératif de s’engager
dans une petite activité donnée où le profit est presque immédiat afin
d’amoindrir la méfiance parmi les acteurs.
Une de ces activités pourrait être la mise en place d'un comité d’écoulement
fluvial soutenu par le gouvernement. Ce comité pourrait réunir les
représentants des parties prenantes au niveau du bassin pour aider à la
construction et au suivi des stations de jaugeage simples afin de mesurer le
débit du cours d’eau. Là où les fleuves sont éphémères, des projets de
réhabilitation des berges et des lits de rivières conjointement entrepris
peuvent établir la confiance. Là où les petits et grands fermiers dépendent de
l'eau de surface pour l'irrigation, la réparation collective des canaux
d'irrigation peut servir d'exercice important dans l’établissement de la
confiance et la formation du capital social.
Là où des accords de gestion positifs et durables sur l'eau ont été conclus, on
peut dire qu'un certain nombre de principes généraux les sous-tendent.
(i) Les acteurs partagent une ressource commune pour laquelle il n'y a
aucune alternative prête.
(ii) Les comportements des acteurs sont interdépendants et ceux-ci vivent
en conséquence des actions de chacun d’entre eux.
(iii) Là où un problème surgit, les différentes solutions ne fonctionnent
pas, ou sont de courte durée, ou conduisent à des résultats gagnant-
perdant, semant ainsi des griefs et les germes d’un conflit latent.
(iv) Les acteurs font face à un problème commun dont les impacts
peuvent être inégalement ressentis mais considérés comme
problématiques par toutes les parties.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
82
(v) Les acteurs partagent un intérêt commun.
(vi) Les acteurs ont des besoins à la fois partagés et différents mais dont
la satisfaction dépend d'une ressource commune.
(vii) Les conditions (physiques, sociales, économiques, politiques) qui sont
en mutation sont généralement reconnues comme présentant un
besoin de réponse, dont le caractère présentera à la fois des menaces
et des opportunités.
(viii) Les mécanismes en place visant à traiter des variations dans la
ressource en eau ont perdu leur capacité adaptative et conduisent à
des comportements sociaux problématiques.
(ix) Les nouveaux défis ont une dimension spatio-temporelle qui crée une
conjoncture favorable pour une adaptation réussie.
(x) Là où les défis sont prévisibles mais accablants, l'aide d’un tiers peut
faciliter une adaptation réussie.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
83
unité d’aménagement. A l’intérieur de la Namibie, le fleuve Kuiseb coule des
hautes terres orientales à la mer, à l'ouest.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
84
Étude de Cas : Une gestion de facto sans établissement de confiance –
le Bassin-versant de Chalimbana, Zambie
Les lois, les politiques et les institutions sont cependant à diverses étapes de
développement. Les processus de gestion de l'eau sont également limités par
des contraintes humaines, financières et techniques. Bien qu'il y ait un
Conseil de Développement de l'Eau, chargé de la répartition de l'eau, il n'y a
aucun mécanisme de règlement de différend en place pour traiter les conflits
imminents et récurrents. Plusieurs intervenants dans le bassin versant ont été
réunis dans une opposition mutuelle au terrain de golf proposé pour être
construit sur une partie de l'emplacement de la forêt primaire, en particulier
ses probables impacts négatifs sur l'environnement. Il y a eu des tentatives
dans le sens de réunir leurs préoccupations avec les préoccupations et les
besoins des communautés des petites exploitations situées en aval. En
l'absence de mécanismes fonctionnels de règlement de différend, les
intervenants en aval ont développé leur propre structure ‘de gestion’ avec le
propriétaire du barrage immédiatement en amont : face à un manque d'eau
prolongé, les villageois se réunissent chez le fermier et menacent dans la
violence jusqu'à ce qu'il approuve et libère l'eau de sa retenue vers ceux qui
se trouvent en aval. Les villageois veillent au processus jusqu'à ce qu'ils
soient satisfaits des résultats et retournent alors à la maison. Après qu'ils
soient partis, le fermier ferme les vannes. C'est un processus itératif qui
fonctionne à la satisfaction de toutes les parties. Cependant, un tel processus
ne réussit jamais à établir la confiance parmi les intervenants, ce qui est
nécessaire pour un investissement à long terme et le développement du
capital social qui est, après tout, la base pour une gestion durable, équitable
et efficace des ressources. Qu’est-ce qui pourrait changer cette situation de
gagnant-perdant à celle de gagnant-gagnant?
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
85
Étude de cas : Le développement d’un cas de conflit dans un cadre
urbain- Pollution dans le bassin versant d’Akaki -Ethiopie
Le petit fleuve Akaki prend sa source aux alentours de Gullele, dans le côté
Nord-Ouest d’Addis-Abeba (la capital de l'Ethiopie), dérivant de petits
affluents en aval des pentes de la montagne de Wechacha traversant la
partie occidentale de la ville d’Addis-Abeba et à travers la ville d'Akaki
jusqu’au lac Aba Samuel.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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La cause et l'effet du niveau croissant de la pollution des fleuves d'Akaki est
une préoccupation majeure à l’intérieur et autour de la ville d'Addis-Abeba et
d'Akaki. Ce problème s’étend également en aval aux communautés de bassin
d’Aba Samuel et d’Awash.
Les centres de santé déversent également des déchets tels que les
objets et les médicaments infectieux, pathologiques et pointus. Sur les
24 hôpitaux d’Addis-Abeba, la plupart est située le long du Grand Akaki.
En outre, les produits agrochimiques (les pesticides et les engrais
provenant des champs agricoles) et les stations-services/garages (les
batteries usées, les effluents de lavage de voiture et les huiles usées)
déversent également des déchets dans les fleuves d'Akaki.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
87
Les déchets solides non traités provenant de tous les secteurs et qui
réussissent à se déverser dans les cours d’eau à cause du
déversement direct et par le ruissellement sont les principaux
responsables de ce problème. On estime que 765 tonnes/jour de
déchets solides sont produits dans la ville (avec une population estimée
à 3,035 millions) où plus des ¾ des déchets proviennent des ménages.
De ces déchets solides produits dans la ville, 25% sont déversés en
plein air, dans les canaux et les fleuves. 54 à 65% des déchets solides
seraient collectés mais il est très fréquent que les poubelles débordent,
faisant ainsi qu’on déverse les déchets dans les cours d’eau s’il n y a
pas de collecte à temps. La ville d'Addis-Abeba manque de services
adéquats de collecte de déchets solides même avec une tendance
récente à la privatisation de ce service. Une forme de déchets solides
choisie comme ayant des dommages significatifs dans les 4
communautés vivant en aval constitue les sachets en plastique.
Puisqu'ils ne se dégradent pas facilement, ils causent des dommages
tels que l'ingestion par les animaux, causant ainsi le blocage de leurs
tubes digestifs. Ils causent également le blocage des infrastructures de
canalisation, entrave l'infiltration des eaux de pluie et l'aération du sol
affectant principalement les horticulteurs.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
88
L'hésitation à accepter les principes environnementaux comme le
principe pollueur- payeur.
Manque d'application des lois, des normes, des règlementations
formulées etc...
Impacts sociaux dus aux problèmes de santé des humains et des
animaux, impact sur l'éducation et la participation au travail.
Impacts économiques liés aux effets sur la santé des hommes et des
animaux.
Impacts environnementaux, particulièrement sur le lac Aba Samuel et
les nappes souterraines peu profondes.
L'eau du fleuve qui est utilisée pour l'irrigation qui va faire pousser la
végétation à Addis-Abeba et les communautés vivant en aval affectent à la
fois les communautés rurales et urbaines avec une forte concentration de 4
métal lourd dans les légumes vendus dans les villes. Le sol est également
contaminé avec des produits chimiques alors que les eaux souterraines peu
profondes d'Addis-Abeba et celles aux alentours ne sont pas bonnes pour la
boisson.
Les causes du problème et des conflits peuvent être récapitulées comme suit:
Infrastructure faible (système d'égouts) ;
Absence d’infrastructures de traitement ;
Bas niveau de prise de conscience sur la gestion des déchets ;
Mécanisme d'application faible quant à la prévention et au contrôle de
la pollution ;
Utilisations de technologies désuètes ; et
Faible niveau de revenu des habitants de la ville
Initiatives Récentes
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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a) Vision partagée pour les ressources du bassin versant d'Akaki
Les parties prenantes apprécient le problème et ont exprimé leur
bonne volonté à collaborer.
Une approche holistique de gestion des ressources naturelles du
bassin-versant basé sur une approche de la GIRE.
Les consultations des acteurs ont été tenues et les acteurs ont
accepté de mettre en place le Comité du Bassins Versant d'Akaki.
b) Approches participatives
Les principaux organes gouvernementaux de régulation (l’Autorité
Fédérale de Protection de l'Environnement (APE), l’APE d’Addis-
Abeba et l’APE d’Oromia) ont la première responsabilité
Les parties prenantes ont été identifiées et une analyse fai
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
90
Certains aspects qui sont considérés pour une gestion durable des
ressources en eau et de la résolution des conflits par les acteurs :
Approche de gestion de la ressource englobant tout le bassin ;
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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EXERCICE 12 –
Question et Réponse
Lié à la Session 11 – Accords relatifs à l'eau et aux dispositions de gestion
La session 11 comprend une série d’exposés formels. Un premier exposé fait par le
facilitateur devrait donner une vue d'ensemble des problèmes décrits dans le Module 4 où
plusieurs études de cas ont été assemblées.
Le facilitateur peut soit utiliser ces cas, ou travailler la présentation pour qu’elle convienne à
ses besoins et aux besoins des participants au cours. 15-20 minutes devraient être réservées
pour les questions et réponses.
Après cette session, il y aura plusieurs exposés faits par des personnes ressources, au
niveau local, abordant tant les questions locales et nationales, régionales et mondiales à
partir des perspectives locales. Chacune de ces sessions d'une heure devrait donner du
temps suffisant pour le feedback des participants
Références
Lecture suggérée
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
92
Module 5: Implications pour la
gestion intégrée des ressources en
eau
Objectifs spécifiques
Identifier les conditions préalables nécessaires pour une résolution de conflit
et un règlement de différends durables à tous les niveaux de gestion de l'eau.
Lier les mécanismes de résolution de conflits aux voies et moyens de réaliser
un changement positif pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau
(GIRE).
Résultats
Le participant va prendre connaissance des meilleures pratiques et avoir des
idées sur les pratiques de gestion appropriées, y compris les points d'entrée
pour la coopération et la résolution de conflits.
Techniques
La capacité d'analyser avec succès la propre situation du participant,
d’identifier des solutions alternatives aux pratiques non durables. 5
Pou identifier les indicateurs de troubles et les points de basculement
pour le conflit/coopération et pour poursuivre des politiques
appropriées qui mènent vers un gain mutuel et s’écartant des conflits
persistants.
5.1 Introduction
LA GIRE s’efforce à travailler dans le sens des résultats en Trois E. Douze- Treize
domaines de changement ont été identifiés. Beaucoup de conflits liés à l'eau sont le
résultat de politiques et de pratiques économiquement inefficaces, socialement
inéquitables et non durable du point de vue de l’environnement – beaucoup,
résultant de structures de prise de décision non démocratiques. Comment alors aller
de l’avant ? Ce module met l’accent sur une douzaine de questions clés que les
responsables chargés de l'eau doivent considérer en traitant à la fois la question des
différends liés à l'utilisation des ressources et les plans de gestion des ressources.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
93
5.2 Questions clés
Le conflit
Ubiquité -- Les conflits se trouvent partout et c’est un fait inévitable de
la vie.
Prévisibilité -- Les conflits voyagent le long des voies prévisibles,
fournissant ainsi la possibilité pour l'action et la préparation.
Procédure judiciaire -- Le recours à la loi pour régler les différends et
les conflits doit être le dernier recours et doit être évité à tout prix.
Paix -- L'absence de conflit ouvert n'est pas synonyme d’un contexte
paisible. Les griefs, différends et les conflits peuvent bouillonner juste
au-dessous de la surface.
Points d'Entrée -- La GIRE ne peut pas être réalisée dans l’immédiat ;
les conflits non plus ne peuvent être résolus en une seule tentative. Il
est donc impératif que le responsable chargé de l'eau sonde
continuellement des points d'entrée appropriés qui sont les plus
susceptibles de produire des avantages immédiats.
Négociation
Des individus se trouveront souvent en position de partie lors d’une
négociation.
5
Flexibilité
Le dogmatisme et l’obstination, souvent déguisé en ‘principe'. Le
gestionnaire doit être flexible et ouvert dans son approche quant aux
décisions de gestion et d'utilisation des ressources.
Structure : Les conflits éclatent pour des raisons très différentes. Ils peuvent
être en réponse à la demande accrue d'une ressource limitée ; ou un
approvisionnement réduit en cette même ressource ; ou ils peuvent être le
résultat d’inégalités structurelles dans l'accès à la ressource. Ces questions
structurelles viennent sous différentes formes et ampleurs, et peuvent refléter
des inégalités liées à la classe, la race, l'appartenance ethnique, le genre, ou
l’emplacement géographique dans un bassin. Les conflits résultant des
questions structurelles ne sont pas facilement résolus et exigent ainsi de bons
plans à court, moyen et long terme.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Adaptation : Des institutions émergent en réponse aux besoins perçus dans
le temps et une fois établies, elles changement seulement très lentement.
Peu importe la façon dont un responsable et son équipe sont flexibles et
adaptables, si la structure institutionnelle est rigide il ne pourra pas répondre
avec succès aux nouvelles situations. Il est impératif que de nouvelles
institutions chargées de la gestion de l'eau et les plateformes développées
pour la participation des participants soient formées avec un besoin de
changement à l'esprit.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
95
EXERCICE 1 3 –
Session de brainstorming
Lié à la session 12 : Implications pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau
Les experts du monde en matière d'eau se réunissent régulièrement pour réfléchir sur ce nouvel ordre du
monde de l'eau et pour réfléchir sur des réponses positives et des moyens durables. Tous conviennent
que beaucoup de conflits peuvent être tout à fait évités avec une bonne planification et une bonne gestion.
Bien que le règlement de différends, la résolution de conflits et la négociation soient des techniques
importantes, ceux/celles qui prennent part au cours savent que la chose la plus importante c’est un
environnement propice.
Comment le cadre peut-il être changé de sorte que les résultats gagnant-gagnant soient plus probables
que ceux d’un seul gagnant ? Puisqu’on ne peut pas tout faire à la fois, où peut-on faire maintenant des
interventions progressives qui vont mener à des résultats positifs maintenant?
Le but de cette session est d'amener ceux/celles qui prennent part au cours à mener une réflexion autour
des priorités pour une gestion durable, équitable et efficace des ressources en eau. Alors que nous
croyons tous à la GIRE, qu’est-ce qui peut être fait pour en faire une réalité ?
Le facilitateur devrait structurer la session autour des 12 points sur lesquels l’accent a été mis dans le
module 5 (page 82) et en termes de liste de questions concernant les questions clés pour la GIRE et la
gestion des conflits 5
Temps imparti: 2 heures
Références
Lectures suggérées:
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Annexe 1: Echantillon du programme
de cours
Temps Sujet Contenu/Objectif
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Temps Sujet Contenu/Objectif
1000-1030 Exercice 3
(Dans mon pays) :
30 minutes
1030-1100 Pause Café: 30 minutes : Pendant la pause café, les facilitateurs doivent passer en
revue et afficher tous les commentaires faits dans
l'exercice 1 et encourager les participants à les regarder.
1100-1130 Restitution de
l’exercice 3 : 30 minutes
1130-1230 L’analyse du conflit Les conflits constituent un fait normal de la vie. Nous
Session 3 (Durée : 1 heure) avons tous une expérience des conflits : en nous-mêmes ;
avec d’autres ; ou en tant que membre d'un groupe. La
plupart de ces conflits sont mineurs et se résolvent
généralement à l’amiable. Parfois, cependant, les choses
sont hors de contrôle, pour des raisons pas toujours
évidentes. Le point central de cette session est de fournir
à ceux/celles qui prennent part au cours une
compréhension structurée des conflits, de sorte qu'ils/elles
puissent mieux être disposés à ` savoir les causes
profondes’ de tels problèmes si et quand ils surgissent
dans leurs propres cadres personnels et professionnels.
1130-1200 Exercice 4
(Je sens un conflit) :
20-30 minutes
1200-1230 Présentation formelle : Dans cette partie de la session, le facilitateur donne une
Sur les conflits (par les structure formelle à la discussion via l'utilisation des aides
facilitateurs) : 30 visuelles comme représentée dans la Partie A, Section 3
minutes : ci-dessus. Ici, le facilitateur passera en revue : (i) le lieu du
conflit ; (ii) l’analyse du problème de conflit par une
discussion du Cercle de conflit ; (iii) discussion des styles
de traitement (du fait d'éviter à la coopération). L’exposé
passera alors à la discussion: (iv) analyse des
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Temps Sujet Contenu/Objectif
Pause déjeuner
1330-1630 L'eau et les conflits Les conflits liés à l'eau apparaissent sous différentes
Session 4 (durée : 2.5 heures) formes et ampleurs. Le point central de cette session et de
commencer à amener ceux/celles qui prennent part au
cours à réfléchir sur les conflits auxquels ils sont familiers
(peut-être mais pas nécessairement d'une expérience
personnelle) d'une manière systématique de sorte que
certains des outils des sessions précédentes puissent être
déployés de manière analytique sur un exemple spécifique
d'utilisation et de gestion des ressources en eau. Comme
dans les sessions antérieures, l'accent est mis ici est sur
le partage d'une expérience personnelle et le déploiement
d’outils analytiques de résolution de conflit, de manière
structurée. A la fin de cette session, ceux/celles qui
prennent part au cours pourront utiliser les outils
traditionnels d'analyse de conflit à des fins constructives.
1530-1630 Conclusion de
l’Exercice 5 et
Restitution des groupes :
30 minutes
1630-1700 Récapitulatif de la
Session 5 journée 1
(30 minutes)
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Heure Sujet Contenu/Objectif
Jour 2
0830-0930 Instruments pour la La plus grande partie de la journée 1 est consacrée à
Session 6 résolution de conflit et la l’analyse du conflit. Au 2ème jour nous passons aux
négociation méthodes de résolutions de tels conflits en se focalisant
(Durée: 1 heure): particulièrement sur les techniques de Règlement
extrajudiciaire de différends (ADR) et la négociation
raisonnée.
1030-1040 Exercice 7
Parles – tu ma langue?:
10 minutes
Pause Café
1100-1130 Présentation formelle
(30 minutes)
1130-1200 Exercice 8
(Amont- aval):
30 minutes
Pause déjeuner
1300-1730 La négociation: La plupart des gens savent qu’on n’arrache pas quelque
Session 8: (Durée: 4.5 heures) chose à une négociation en tapant du point sur la table.
Cependant certaines formes de négociations reviennent à
taper du point sur la table. Cette session introduit en détail la
négociation raisonnée. Elle met en contraste différentes
formes de négociations et met l’accent sur le rôle central du
facilitateur (le plus utile où il y a plusieurs acteurs avec des
pouvoirs inégaux) et du médiateur (le plus utile où il y a
plusieurs acteurs dotés de pouvoir relativement égaux) dans
l’ADR. Elle détermine les étapes à suivre dans une
négociation et les stratégies de négociations utiles que les
parties devraient utiliser, y compris la préparation du BATNA
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
100
– i.e. la meilleure solution de rechange. Les participants
auront alors l’opportunité d’éprouver ces de négociations
dans une négociation simulée.
(30-60 minutes)
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
101
Heure Sujet Contenu/Objectif
Jour 3
0800-1500 Sortie sur le terrain: La Règlement extrajudiciaire de différends (ADR) fondée sur la
Session 9 Etude du cas local négociation raisonnée décourage l’empressement à faire recours à
la procédure judiciaire. Il dit aussi que le processus de négociation
est aussi important que les objectifs. Si l’utilisation de l’eau doit
passer à des pratiques plus durables, plus efficaces et efficientes,
elle doit aussi s’efforcer d’appliquer des processus similaires. Ceci
signifie réutiliser des approches de gestion adaptatives centrées
sur les acteurs, encourageant la concertation pour la prise de
décision. Pendant les deux premières journées du cours, on a
remis aux participants les outils de l’ADR, on leur a donné des
exemples de comment, où, quand, et pourquoi ils peuvent être
utilisés, et ils ont entrepris eux-mêmes des négociations simulées.
Le but de cette sortie sur le terrain est de redonner vie à tout ceci :
un problème réel exigeant une réponse réelle en temps réel. Etant
donné les nombre illimité des disputes liées à l’eau, les
organisateurs devront préparer la sortie autour d’un cas qui n’est
pas très compliqué (ex : le profil de l’utilisateur est limité), dans un
cadre physique gérable (ex : le long d’un petit affluent ; ou dans un
contexte urbain ou péri- urbain proche), où les organisateurs
pensent qu’avec l’aide de la facilitation et de la médiation la
situation pourrait s’améliorer. Une brochure de terrain devrait être
préparée avec les cartes et les photos appropriées.
Pause Café
1530-1700 Ainsi quel est le
Exercice 10 problème?
60-90 minutes
A partir de 1900: DINER DE GROUPE
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
102
Heure Sujet Contenu/Objectif
Jour 4
0830-1030 Suivre la carte de Avec la sortie sur le terrain, les participants auront été
Session 10 processus: sensibilisés sur les problèmes majeurs et auront suivi la
(Durée: 2 heures ou plus): carte de processus depuis l’étape 1 (préparation de
l’entrée) à l’étape 2 (l’entrée dans la scène du conflit) et
s’arrêtant à l’étape 3: (l’analyse du conflit). Ils auront
beaucoup d’idées sur la manière de résoudre les conflits
majeurs dans l’étude de cas et sont peut être un peu déçus
qu’ils n’aient pas eu la chance d’aller plus loin. Dans cet
exercice ils ne peuvent juste faire cela: suivre la carte de
processus jusqu’à la sortie.
PAUSE CAFE
1100-1600 Accords sur l’eau les La gestion durable des ressources d’eaux exigent une base
Session 11 dispositions de gestion ferme de règles et procédures établies largement
(Durée: 4 heures) acceptées, comprenant les moyens de règlement de
différends et de négociation opérationnels. Les droits et les
devoirs doivent être clairement articulés et doivent avoir le
soutien de la loi – fut-elle coutumière ou moderne,
devraient être appliquées. Là où il y a incertitude, il y’aura
un conflit, dont la résolution est imprévisible. Tout au long
de l’histoire, on n’est parvenu à des accords sur l’eau et à
des dispositions de gestion entre une grande variété
d’acteurs pour un grand variété d’objectifs sur un grande
variété de ressources en eau.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
103
1530-1630 Présentation Une personne ressource locale pourrait être invitée pour parler de
formelle ce sujet, laissant du temps pour l’interaction avec les participants
(La coopération
nationale/locale)
(1 heure)
1630-1700 Débriefing formel
(30 minutes)
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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HEURE Sujet Contenu/Objectif
Jour 5
0800-1200 MATINEE LIBRE
PAUSE DEJEUNER
1300-1500 Session 12: Implications Le monde de l’eau est en mutation. Les demandes sont en
pour la Gestion Intégrée augmentation. L’offre se dégrade. Les conflits doivent être
des Ressources en Eau gérés. L’objectif de cette session est de mener une
(Durée: 2 heures) réflexion autour de questions majeures concernant les
voies et moyens de réaliser la GIRE et de gérer avec
succès l’eau et les conflits liés à l’utilisation de la ressource.
PAUSE CAFE
1530-1730 Les perspectives L’objectif de cette session est d’amener la réunion à une fin
Session 13 (Durée: 2 heures): concluante en laissant le temps aux organisateurs locaux
pour faire des présentations, de discuter des moyens d’aller
de l’avant avec cette formation et avec d’autres exercices
formation, d’évaluer le cours et de célébrer une semaine
de dur travail.
1530-1550 Présentation par les
Comités d’organisation et
autres: 20 minutes
1550-1620 Discussion sur les
perspectives: 30 minutes
1620-1650 Evaluation: 30 minutes
1650-1730 Remise des Attestation set
Clôture officielle:
40 minutes
A partir de 1730: RECEPTION
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
105
Annexe 2: Quelques idées pour les
formateurs
Avoir un départ lancé
Vous devriez vous rappeler que dans la gestion de vos propre cours, vous utilisez
quelques techniques de négociations et de résolution de conflit traitées dans le
programme. Par exemple, en regroupant 25-35 personnes de professions
différentes, de différents départements du gouvernement, de différents pays, vous
rencontrez le défi de créer un climat de confiance et d’obtention d’un engagement
pour un cours réussi avec tous les participants – facilitateurs comme participants.
Pour faire cela, les gens doivent être activement engagés dès le début.
La gestion du temps
Les facilitateurs ne doivent pas être esclave de la montre; ni ignorer
complètement l’heure, par exemple, laisser les gens continuer ‘encore et encore’
tout simplement parce qu’il semble poli de les laisser faire ainsi. Cependant, il est
extrêmement important de respecter l’heure tout le long de la sortie sur le terrain
et pendant les évènements prévus en dehors du site de formation.
Le goût local
Les études de cas locaux, les experts invités, les invités, la nourriture, les
évènements hors-site sont des moyens importants de rendre l’apprentissage
intéressant et d’enrichir l’expérience de tout un chacun à l’atelier.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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supports audio-visuels sont en bon état, sont disponible à temps; et qu’il y’a le
personnel technique à portée de main au cas où quelque chose irait mal.
Pompe et cérémonie
Quoiqu’inévitable, ces genres d’activités devraient être gardées au minimum et
réservées en particulier pour la fin, quand il faudra délivrer des attestations de
participation et de le compléter avec des CD-ROM élaborés pendant le
déroulement de la réunion.
La session d’ouverture
L’intérêt des gens doit être engagé dès le début. Tout en restant sensible aux
spécificités culturelles, le nombre de discours formels doit être limités et très bref.
Vous disposez seulement d’un temps très court pour obtenir des informations
importantes de manière efficace- ne perdez pas du temps dans le cérémoniel.
Les organisateurs devraient prendre un bon nombre de photos et avoir nommé quelqu'un pour
charger ces derniers dans un dossier d'images pour être distribué après à tous les participants.
C'est également une bonne idée de faire défiler ces photos en diaporama pendant les pauses.
En outre, les facilitateurs devraient rassembler tout le travail écrit du travail de groupe et
l’afficher dans à une place centrale autour de laquelle les gens peuvent se réunir pour discuter
ce qu'ils ont écrit.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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ayez accusé un retard de trente minutes à une heure dans le programme. Mais
ne vous inquiétez pas, on a incorporé du temps pour une telle éventualité.
La gestion du temps est cruciale pour une réunion réussie et ceci comprend le
reconnaître et se préparer pour les pertes de minutes ici et là. Les éléments
organisationnels (mettre les participants en groupes; les faire mettre par écrit
leurs idées d’une manière succincte; faire arrêter les éléments du groupe de
travail) boufferont le temps, ainsi au lieu d’être esclave du programme, nous
pouvons utiliser le temps prévu comme un rappel constant pour garder tout le
monde à peu près à l’heure.
Il est aussi important de ne pas surcharger le programme, essayer d’en faire trop,
particulièrement au premier jour quand tout le monde est entièrement motivé. La
grande partie de ce programme sera nouveau, et il y’a beaucoup à assimiler pour
les participants, ainsi le mieux serait de procéder à un rythme mesuré.
Des boîtes à lunch et des casse-croûtes devraient être aussi prévus – tout en
s’assurant qu’il y’a assez de boissons et de fruits pour une journée entière.
N’oubliez pas d’incorporer suffisamment de pauses santés bien situées. Une
journée longue et chaude sur le terrain qui pourrait inclure quelques participants
avec des limites physiques est une recette pour un conflit qui peut être
partiellement géré par une bonne planification et une bonne exécution. A moins
que vous ne souhaitiez utiliser la sortie sur le terrain comme une leçon dans la
résolution de conflit et dans la négociation (ce qui n’est pas du tout une mauvaise
idée), vous devriez vous assurer ensuite que les points ci-dessus sont réglés.
Sept heures sur le terrain (de 0800 à 1500 heures) constituent la durée maximale
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
108
si vous voulez avoir toujours du temps pour un débriefing et pour les exercices
dans la classe à la fin. Quelque soit ce qui va se décider, les organisateurs
devraient se fixer pour objectif d’être de retour en classe avant 16:00 heures pour
un exercice de 60-90 minutes.
Si vous incorporer une soirée libre, il est conseillé que vous considérez comment les participants
choisissent de dîner, où ils le font et qui payera la facture. Certains employés de l'État participent et
bénéficie de per diem qu’ils pourront utiliser pour couvrir ces dépenses. D’autres, les fonctionnaires
moyens et d’autres qui participent à leur premier atelier/courte formation auront prévu que les
organisateurs prendront tout en charge. Les organisateurs devraient alors prendre une décision sur
la meilleure façon de procéder. Une manière utile de résoudre le problème est de faire une
annonce avec le choix suivant. Si vous choisissez de prendre votre repas au lieu de la formation
(Centre de conférences/hôtel) les organisateurs pourront couvrir les frais (si c'était la procédure).
Au cas où les participants choisiraient de prendre leur repas ailleurs, ce sera à leurs propres frais.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
109
une gestion minutieuse du temps) est une bonne variation de l’idée d’une ‘
matinée libre’
Au cours d'une réunion de cinq jours il devrait y avoir un temps pour que les personnes sortent de
l'hôtel pour visiter des sites locaux. On doit également prévoir du temps pour un dîner formel
embelli avec une activité culturelle donnant ainsi ‘une saveur locale’ à la réunion.
Notre expérience a montré qu’un un dîner de groupe hors de l'hôtel la deuxième nuit, une soirée
libre la troisième nuit (suivant la longue sortie sur terrain), et un matin libre le dernier jour semble
fonctionner mieux. Ceux-ci naturellement sont entremêlés de repas de groupe au site de la
réunion. Une telle variété imprime l'expérience de l’atelier dans la mémoire des participants et
d’une façon indirecte imprime aussi (une partie de) l'information échangée pendant toute la
semaine.
Résolution de conflits et techniques de négociation pour la gestion intégrée des ressources en eau
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Acronymes
ACM Gestion extrajudiciaire de conflit
ACR Règlement extrajudiciaire de différends
ADR Règlement extrajudiciaire de conflits
ArgCapNet Le Réseau de renforcement de capacité d’Argentine
BATNA La meilleure solution de rechange
DOB Demande en Oxygène Biologique
DRFN Fondation de recherche sur la désertification de Namibie
DSMs Mécanismes d’aide à la décision
EPA l’Autorité fédérale pour la protection de l’environnement
(Ethiopie)
FAO Organisation pour l’alimentaire et l’agriculture des Nations
unies
GNI Revenu National Brut
GWP Partenariat mondial de l’eau
OG Organisations gouvernementales
IDH Indice du développement humain
GIRE Gestion intégrée des ressources en eau
LA-WETnet Réseau de renforcement de capacité en matière d’eau et
d’éducation d’Amérique latine
NBI Initiative du bassin du Nil
Nile IWRM-net Réseau de renforcement de capacité du bassin du Nil pour
la GIRE
NOSR Organisation néerlandaises pour la recherche sociale
OMD Objectifs du millénaire pour le développement
ONG Organisation Non Gouvernementale
REDICA Réseau de renforcement de capacité de l’Amérique
centrale
SADC Communauté de développement de l’Afrique australe
UN Les Nations Unies
UNESCO Organisations des Nations Unies pour l’Education, la
Science et la Culture
UNESCO-IHE L’institut pour l’éducation en matière d’eau
WSSD Sommet mondial pour le développement durable
WA-Net Réseau de renforcement de capacité de l’Afrique de l’Ouest
WWDR Rapport mondial sur le développement de l’eau
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