CHAUDRONNERIE Sécurité Sécurité au travail
SEQUENCE :
APPROCHE GLOBALE DE LA SECURITE
Sécurité au travail
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L’accident du travail
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1) Définition :
Art. L.411-1 C.Sé[Link]. : “est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident
survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant à quelque titre que
ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprises”.
Les critères de l’accident du travail permettent de le distinguer de :
•la maladie (trouble physiologique) ;
•l’accident de droit commun (aucun lien avec le travail).
2) Exemples d’accidents
2.1) Exemple 1
La victime - chaudronnier, âgé de 28 ans, depuis quatre ans au poste - utilisait une perceuse magnétique
constituée d'une perceuse électrique manuelle montée sur un support à socle électromagnétique, pour
percer un trou de 16 mm dans une tôle de 200 mm posée à plat. Elle dégagea le foret pour lubrifier et
évacuer les copeaux à la main. Alors qu'elle était en train d'enlever les copeaux de la main droite gantée,
la perceuse redescendit sous l'effet de son propre poids. Le foret happa le gant et l'entraîna, provoquant
plusieurs fractures ouvertes aux phalanges et l'arrachement du majeur et de l'annulaire.
2.2) Exemple 2
La victime - chaudronnier chef d'équipe, âgé de 40 ans - avait réalisé divers travaux pour les entreprises et
en avait assuré la pose. Ils consistaient à remplacer la passerelle d'angle, située sous le convoyeur aérien
qui transportait les transmissions sortant du tunnel de séchage de peinture jusqu'au local expéditions. La
passerelle était installée sous le brin-retour de ce convoyeur. Après avoir constaté que la nouvelle
passerelle d'angle était mal positionnée par rapport au convoyeur, il fut décidé de l'avancer. La passerelle
était déjà pointée par soudure électrique. Pour effectuer le déplacement, il a été décidé de couper 20 cm
de la passerelle. La technique utilisée consistait à couper d'abord les cornières inférieures puis à terminer
par les cornières supérieures. Il est supposé que c'est en terminant la coupe de la deuxième cornière
supérieure que la passerelle d'angle a reculé. La victime, tenant de ses deux mains la tronçonneuse à
disque, aurait été déséquilibrée ; elle a fait une chute de 4 m sur le sol de béton, entraînant son décès.
2.3) Exemple 3
La victime - 45 ans, monteur chaudronnier - alors qu'elle installait une tôle au-dessus d'un silo, a perdu
l'équilibre et est tombée dans le silo.
3) La lésion
Un accident du travail résulte “de l’action violente et soudaine d’une cause extérieure provoquant au
cours du travail une lésion de l’organisme humain”.
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Par extension, il est admis que “la brusque survenance d’une lésion physique au temps et au lieu de
travail” constitue par elle-même un accident du travail, sauf si “cette lésion a une origine totalement
étrangère au travail”.
3 Eléments Constitutifs
1° Une lésion corporelle soudaine
Preuve de la matérialité
de l'accident
à la charge du salarié
2° Survenue au temps et au lieu
du travail
3° Par le fait ou à l'occasion Présomption d'origine
du travail professionnelle
au bénéfice du salarié
preuve contraire à la charge
de l'employeur
4) Les temps et lieux de travail
“Le salarié se trouve au temps et au lieu du travail tant qu’il est soumis à l’autorité et à la surveillance
de l’employeur”.
Théorie du déplacement professionnel élaborée par la jurisprudence
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Pour être considéré comme accident du travail, l’accident doit se produire “à l’occasion de la mission”,
c’est-à-dire “pendant tout le temps où le salarié n’a pas recouvré sa pleine indépendance, ni interrompu
sa mission pour un motif indépendant de l’emploi”.
5) L’occasion du travail
Le contenu de ce critère s’articule autour de deux notions :
L’accident ne doit en aucun cas être dû à une cause totalement étrangère au travail ;l’accident doit se
produire à l’occasion d’un acte effectué par le salarié sous la subordination et le contrôle de
l’employeur.
L’utilisation d’un équipement de travail sur le lieu de travail à des fins personnelles ne permet pas, en
cas de blessure à cette occasion, une reconnaissance de l’événement comme accident du travail.
Les tremblements de terre, chute d’aéronef, guerre civile, accident nucléaire n’occasionnent pas
l’accident du travail.
6) La déclaration de l’accident
Chaque salarié doit immédiatement signaler sa blessure à son hiérarchique direct. La blessure doit
être enregistrée sur un registre de déclaration des accidents bénins par un Sauveteur Secouriste du travail
ou par un personnel infirmier.
Le salarié doit établir non seulement la réalité de la lésion mais encore sa survenance au temps et au lieu
de travail. La décision de prise en charge de l’accident comme accident du travail incombe à la caisse
primaire d’assurance maladie. Elle peut, comme l’employeur contester une décision de prise en charge.
7) Les principales causes d’accident du travail
Les causes d'accidents du travail sont le plus souvent d'ordre humain, donc comportemental.
Le comportement dangereux demeure au cœur du problème de la prévention des accidents.
DIX FACTEURS PRINCIPAUX ONT ÉTÉ RECENSES :
- MAUVAISE CONNAISSANCE DU TRAVAIL A EFFECTUER :
Il est donc important de définir clairement :
* la meilleure façon de procéder
* les risques qui peuvent accompagner l'exécution d'un travail
* les moyens de les prévenir
- LES MAUVAISES HABITUDES DU TRAVAIL :
* mauvais apprentissage
* manque d'explications claires
* laisser-aller en face de petites difficultés
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- MÉCONNAISSANCE DES RISQUES :
* Il faut avoir présent à l'esprit que des dangers non prévus peuvent apparaître lors de
l'exécution de travaux effectués même régulièrement.
- LES MAUVAIS EXEMPLES :
* ex : courir, chahuter, imiter ce qu'il ne faut pas faire
- L'INDIFFÉRENCE :
- LE GOÛT DU RISQUE :
- LA FATIGUE OU LES DÉFICIENCES (audition, vue ...)
- LA HÂTE ET L'IMPATIENCE :
* Voir la charge de travail, un seul travail à la fois...
- ÉNERVEMENT ET COLÈRE (surtout face à des machines) :
- PARESSE ET NÉGLIGENCE :
* Application stricte des consignes
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L’accident de trajet
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1) Définition :
L'accident de trajet est défini par l'article L. 411-2 du Code de la sécurité sociale, modifié par la loi
no 2001-624 du 17 juillet 2001 (art. 27) , qui dispose que :
« Est également considéré comme accident du travail, lorsque la victime ou ses ayants droits apportent la
preuve que l'ensemble des conditions ci-après sont remplies ou lorsque l'enquête permet à la caisse de
disposer sur ce point de présomptions suffisantes, l'accident survenu à un travailleur mentionné par le
présent livre, pendant le trajet d'aller et de retour, entre :
1o La résidence principale, une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité ou tout autre lieu
où le travailleur se rend de façon habituelle pour des motifs d'ordre familial et le lieu du travail. Ce trajet
peut ne pas être le plus direct lorsque le détour effectué est rendu nécessaire dans le cadre d'un
covoiturage régulier.
2o Le lieu du travail et le restaurant, la cantine ou, d'une manière plus générale, le lieu où le travailleur
prend habituellement ses repas, et dans la mesure où le parcours n'a pas été interrompu ou détourné pour
un motif dicté par l'intérêt personnel et étranger aux nécessités essentielles de la vie courante ou
indépendant de l'emploi. »
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II.19
Le parcours protégé
Il est caractérisé par
Des extrémités (itinéraire normal) entre le lieu de travail et la résidence principale (et quelques autres
lieux par exception).
Et répond à des liens entre déplacement et emploi (trajet effectué pour les besoins du travail qui va ou qui
vient de s’accomplir)
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Détours et interruptions de parcours protégé
L’accident survenu sur le parcours protégé est pris en charge :
« Dans la mesure où le parcours n’a pas été interrompu ou détourné pur un motif dicté par un intérêt
personnel et étranger aux nécessités de la vie courante, ou indépendante de l’emploi »
Si l’interruption n’est pas justifiée par les nécessités de la vie courante, la protection ne s’applique que
dans la mesure où l’accident survient alors que la victime a repris l’itinéraire normal.
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La maladie professionnelle
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1) Définition :
La définition des maladies reconnues comme étant professionnelles répondent à des exigences rendues
nécessaires par la distinction à faire entre les maladies d'origine professionnelle et les affections
pathologiques ordinaires. C'est pourquoi l'identification d'une maladie professionnelle donne lieu à la
mise en oeuvre d'un mécanisme particulier de prise en charge (CSS, art. L. 461-1 et s.)(D. 31 déc. 1946,
art. 131 et s.).
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La numérotation attribuée aux maladies professionnelles dans les tableaux annexés au décret du
31 décembre 1946 modifié est chronologique (dates des décrets reconnaissant ces maladies comme
professionnelles).
Il est d'usage de classer les maladies par groupes en fonction de leurs origines.
On distingue ainsi sept groupes de maladies professionnelles :
- groupe I : intoxications engendrées par des toxiques minéraux et leurs dérivés. Exemple : le saturnisme
(MP no 1) ;
- groupe II : maladies engendrées par des toxiques relevant de la chimie organique. Exemple : le
benzolisme (MP no 4) ;
- groupe III : maladies engendrées par l'inhalation de poussières. Exemple : la silicose (MP no 25) ;
- groupe IV : maladies engendrées par des agents physiques. Exemple : lésions provoquées par des
travaux dans des milieux où la pression est supérieure à la pression atmosphérique (MP no 29) ;
- groupe V : dermatoses professionnelles. Exemple : les affections causées par le ciment (MP no 8) ;
- groupe VI : maladies infectieuses et parasitaires d'origine professionnelle. Exemple : le tétanos
professionnel (MP no 7) ;
- groupe VII : maladies ne pouvant être classées dans un autre groupe. Exemple : le nystagmus
professionnel (MP no 23).
Exemple :
Regardons le cas du bruit au travail. Il s’agit du tableau n°42 qui permet la reconnaissance d’une maladie
professionnelle dans certains cas bien définis.
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Désignation des Délai Liste LIMITATIVE
maladies de prise des travaux
en charge susceptibles
de provoquer
ces maladies
Déficit 1 an après Travaux exposant aux bruits lésionnels provoqués par :
audiométrique cessation de - les travaux sur métaux par percussion, abrasion ou projection
bilatéral par l'exposition au tels que :
lésion cochléaire risque acoustique * le décolletage, l'emboutissage, l'estampage, le broyage, le
irréversible. Ce (sous réserve d'une fraisage, le martelage, le burinage, le rivetage, le laminage,
déficit est évalué durée d'exposition l'étirage, le tréfilage, le découpage, le sciage, le cisaillage, le
par une d'un an, réduite à tronçonnage ;
audiométrie trente jours en ce * l'ébarbage, le meulage, le polissage, le gougeage par procédé
effectuée de trois qui concerne la arc-air, la métallisation ;
semaines à un an mise au point des * le câblage, (le toronnage) et le bobinage de fils d'acier ;
après cessation de propulseurs, * l'utilisation de marteaux et perforateurs pneumatiques ;
l'exposition aux réacteurs et *la manutention mécanisée de récipients métalliques ;
bruits lésionnels, moteurs - les travaux de verrerie à proximité des fours, machines de
en cabine thermiques). fabrication, broyeurs et concasseurs ; l'embouteillage ;
insonorisée avec - (¨ D. no 95-52, 12 janv. 1995 : JO, 18 janv. 1995)
un audiomètre « le tissage sur métiers ou machines à tisser, les travaux sur
calibré. peigneuses, machines à filer incluant le passage sur bancs à
Cette audiométrie broches, retordeuses, moulineuses, bobineuses de fibres textiles
doit être tonale et » ;
vocale et faire - la mise au point, les essais et l'utilisation des propulseurs,
apparaître au réacteurs, moteurs thermiques, groupes électrogènes, groupes
minimum sur la hydrauliques, installations de compression ou de détente
meilleure oreille fonctionnant à des pressions différentes de la pression
un déficit moyen atmosphérique, ainsi que des moteurs électriques de puissance
de 35 décibels, comprise entre 11 kW et 55 kW s'ils fonctionnent à plus de 2 360
calculé en tours par minute, de ceux dont la puissance est comprise entre 55
divisant par 10 la kW et 220 kW s'ils fonctionnent à plus de 1 320 tours par minute
somme des et de ceux dont la puissance dépasse 220 kW ;
déficits mesurés - l'emploi ou la destruction de munitions ou d'explosifs ;
sur les fréquences - l'utilisation de pistolets de scellement ;
500, 1 000, 2 000 - le broyage, le concassage, le criblage, le sciage et l'usinage de
et 4 000 hertz, pierres et de produits minéraux ;
pondérés - les procédés industriels de séchage de matières organiques par
respectivement ventilation ;
par les - l'abattage, le tronçonnage et l'ébranchage mécaniques des arbres
coefficients 2, 4, ;
3 et 1. - l'emploi des machines à bois en atelier : scies circulaires de tous
Aucune évolution types, scies à ruban, dégauchisseuses, raboteuses, toupies,
de ce déficit ne machines à fraiser,(tenonneuses), mortaiseuses, moulurières,
peut être prise en plaqueuses de chants intégrant des fonctions d'usinage,
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compte après défonceuses, ponceuses, clouteuses ;
l'expiration du - l'utilisation d'engins de chantier : bouteurs, décapeurs,
délai de prise en chargeuses, moutons, pelles mécaniques, chariots de manutention
charge, sauf en tous terrains ;
cas de nouvelle - le broyage, l'injection et l'usinage des matières plastiques et du
exposition au caoutchouc ;
risque. - le travail sur les rotatives dans l'industrie graphique ;
- la fabrication et le conditionnement mécanisé du papier et du
carton ;
- l'emploi de matériel vibrant pour l'élaboration de produits en
béton ;
- les essais et la réparation en milieu industriel des appareils de
sonorisation ;
-les travaux de moulage sur machines à secousses et de
décochage sur grilles vibrantes ;
- la fusion en four industriel par arcs électriques ;
-les travaux sur ou à proximité des aéronefs dont les moteurs sont
en fonctionnement dans l'enceinte d'aérodromes et d'aéroports ;
-l'exposition à la composante audible dans les travaux de soudage
par ultrasons des matières plastiques.
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Les coûts des accidents et des maladies
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1) Les coûts directs
Le coût d'un accident est d'abord un coût humain, une souffrance physique et morale.
Les coûts directs comprennent les soins, indemnités journalières versées, et indemnisations versées en cas
de séquelles.
Il s'agit de la réparation obligatoire.
Pour information,
Coût moyen direct : 30000 à 45000 euros par accident
2) Les coûts indirects
C'est aussi un coût de production. A ce titre, il vient en déduction des marges bénéficiaires
de l'entreprise.
Ils sont estimés entre 1,5 et 3 fois le coût direct.
Il s'agit : le coût du personnel de remplacement ; les pertes de production et arrêt machines ; les dégâts
matériels, réparations, améliorations et modifications ; les pénalités de retards ; les coûts de contentieux ;
les éventuels arrêts de travail pour solidarité ; les pertes de temps de l'entourage, de l'encadrement, des
membres du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail pour porter secours ainsi que pour
enquêter ; la dégradation du climat social, des relations avec la clientèle ou le voisinage, l'éventuelle
multiplication des contrôles de l'administration...
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Les acteurs de la prévention, leurs rôles,
leurs responsabilités
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1) L’employeur
Définit la politique de prévention,
S'assure du respect de l'application de la réglementation.
Article L.230-2 C. Trav.
Mesures générales de prévention et d’organisation
Evaluation des risques.
Assurer la sécurité et protéger la santé des salariés par :
•actions de prévention,
•information et formation,
•organisation et moyens,
•méthodes de travail et de production.
- L'encadrement : Anime la politique de prévention,
Informe et forme son personnel.
Applique et fait appliquer les consignes et procédures de sécurité
SUPPRIMER CE QUI EST
DANGEREUX PAR CE QUI EVITER LES
NE RISQUES
L'EST PAS OU MOINS
EVALUER LES
RISQUES
COMBATTRE
A LA SOURCE
PROTECTIONS
INTEGRATION
COLLECTIVES
DE
PRIORITAIRES
L'EVOLUTION
SUR LES
DES
PROTECTIONS
TECHNIQUES
INDIVIDUELLES
MODIFIER LA
PREVENTION EN ADAPTER
INTEGRANT LE
L'ORGANISATION TRAVAIL A
DU TRAVAIL ET L'HOMME
LIMITER LE
LES CONDITIONS TRAVAIL
DE TRAVAIL CADENCE
ET
MONOTONE
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2) Le salarié
Doit appliquer les règles et consignes de prévention,
Respecte le règlement intérieur de l’entreprise dans laquelle il intervient
Porte les équipements de protection individuels nécessaires,
Signale les incidents et anomalies,
Suggère des améliorations
Obligation de prendre soin de leur sécurité et de leur santé et de celles des autres personnes du fait
de son travail ou de ses omissions au travail.
Obligation de participer au rétablissement des conditions de travail.
Droit d’alerte et droit de retrait en cas de danger grave et imminent.
3) Le CHSCT
Création en 1947, et définit par les lois du 28/12/1982 et loi du 23/12/1982.
A) COMPOSITION
Le chef d'établissement ou son représentant
Un collège constitué par les membres élus dont le nombre est de
3 jusqu'à 199 salariés ( dont 1 cadre ou agent de maîtrise),
4 de 200 à 499 salariés ( dont 1 cadre ou agent de maîtrise),
6 de 500 à 1499 salariés ( dont 2 cadres ou agents de maîtrise)
il n'est pas prévu de suppléant.
Sont consultés :
- le médecin du travail,
- le chef du service sécurité et conditions de travail, ou l'agent chargé de la fonction
- toute personne compétente dans un domaine particulier. (Responsable formation, conseiller du travail,
assistant service social, infirmière)
Sont invités : l'Inspecteur du travail et les agents des services de prévention de la Sécurité Sociale.
B) DUREE : le comité est élu pour 2 ans ( R 236.7 )
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C) CHAMP D'APPLICATION ET ATTRIBUTIONS :
Le CHSCT veille à l’observation des prescriptions légales et réglementaires prises :
•dans les domaines de l’hygiène et de la sécurité ;
•ainsi que pour l’amélioration des conditions de travail.
Contribuer à la protection de la santé et de la sécurité des salariés de l'entreprise, et des salariés
temporaires.
Mission de surveillance :
- veiller à l'observation des prescriptions législatives et réglementaires.( L236-2).
- possibilité de procédures d'alerte dans les cas de danger graves et imminents avec enquête sur "le-
champ" ou réunion exceptionnelle (L 231-8) et (L 231-9).
- mise à disposition des registres réglementaires de vérifications et contrôles (R 236-13)
- information des observations écrites et mises en demeures des Inspecteurs de travail et agents de la
CRAM.
Mission d'inspection :
- s'assurer de la conformité des situations de travail (visite d'atelier).
Mission d'étude :
- Amélioration des conditions de travail, (accord du 17/3/75).
- Organisation matérielle du travail ( charge, rythme, pénibilité )
- Environnement physique de travail ( température, éclairage, bruit, etc. )
- Aménagement des postes et des lieux de travail,
- Aménagement du temps de travail ( nuit, durée, horaire, etc.).
Le CHSCT doit être consulté :
- sur les plans d'adaptation et la mise en oeuvre des mutations technologiques (L 432-2)
- sur décision d'aménagement modifiant les conditions de travail ( L 236-2).
D) FONCTIONNEMENT :
1) Réunions :
- Une fois par trimestre ( ou plus pour les activités à haut risque), soit 4 par an.
- Après tout accident ayant entraîné ou non des conséquences graves.
- Suite à la demande motivée de 2 membres du comité.
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2) Information du comité
- Le Chef d'établissement fournit au CHSCT les informations nécessaires à son
fonctionnement.
- Les membres du comité sont tenus à l'obligation de discrétion pour les informations confidentielles
données par le chef d'établissement et au secret professionnel pour tout
ce qui touche aux procédés de fabrication ( L 236-3 ).
- Un rapport annuel sur les actions menées en matière d'hygiène, de sécurité et conditions de travail et un programme annuel
de prévention des risques professionnels est présenté au moins une fois par an.
- Le comité émet un avis sur le rapport et le programme et peut proposer un ordre de priorité et l'adoption de mesures
supplémentaires.
3) Missions individuelles
- Le CHSCT peut confier une mission à l'un de ses membres.
- Il peut aussi faire appel à un expert lorsqu'un risque grave est constaté.
4) Le service prévention
Conseille la Direction
Contrôle et veille au respect des règles de sécurité,
Anime les formations à la sécurité.
Le service prévention anime la prévention dans l’entreprise et fait prendre conscience aux chaudronniers
des responsabilités dans les gestes et actes au poste de travail.
5) Le médecin du travail
Dispositions de droit commun: Décrets du 20/03/1979 et 16/08/1985
(code du travail R 241-1 à R 243-15 )
La compétence professionnelle est consacrée par le titre de docteur en médecine et par un certificat
d'études spéciales de médecine du travail.
Il est inscrit au tableau de l'ordre comme spécialiste en médecine du travail.
Missions du médecin du travail :
Rôle de conseiller du chef d'entreprise.
Rôle préventif.
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- Amélioration des conditions de vie et de travail dans l'établissement
- Hygiène générale et éducation sanitaire
- Protection contre les risques d'accidents
- Participation aux études et enquêtes,
- Il est informé sur les produits utilisés dans l'établissement (nature et composition)
- Il peut procéder ou faire exécuter des analyses et prélèvements divers
- Il établit chaque année un rapport d'activité et participe aux travaux du CHSCT.
Visites médicales :
Au moins une fois par an avec fréquence plus élevée pour les cas particuliers.
6) L’inspecteur du travail
Il dépend de la Direction Départementale du Travail et de la Main-d'oeuvre.
Les fonctionnaires (Inspecteurs et Contrôleurs) sont:
- Chargés de veiller à l'exécution des dispositions du Code du Travail concernant la réglementation en
matière d'hygiène et sécurité.
- Assurer la mise en place des Comités d'Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).
- Assurer le bon fonctionnement des Services Médicaux du Travail.
Il fait appliquer le code du travail dont les sanctions prévues peuvent être :
•mise en demeure d’agir sous un délai défini
•procès verbal
•intervention du juge des référés
•pénalités
7) La Caisse Régionale d’Assurance maladie
Au nombre de 16, leur rôle est de:
- Développer et coordonner la prévention des AT, et application des règles de tarification des AT et à la
fixation des taux :
- Développer la prévention des accidents du travail et appliquer les règles de tarification,
- Exercer une action sanitaire et sociale,
- Effectuer les enquêtes nécessaires concernant les conditions d'hygiène et la sécurité
- Inviter les employeurs à prendre les mesures nécessaires de prévention,
- Sanctionner par des injonctions, et par des cotisations supplémentaires,
- Subventionner les aménagements ou réalisations assurant une meilleure prévention,
- Informer ou demander l'aide de l'Inspecteur du travail.
- Invitation de l’employeur à prendre les mesures de prévention qu’elle estime nécessaire ;
- Accorder à l’employeur des ristournes sur cotisations suite à la prise de mesures de prévention.
8) L’institut national de recherche en sécurité
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- Prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.
- Etudes techniques, analyses, informations, formation,
- Documentation et publication de revues et enquêtes.
- Recherches scientifiques
- Visas techniques pour les machines dangereuses.
9) La direction régionale industrie recherche et environnement
Les DRIRE dépendent des préfets.
Missions:
Favoriser le développement des PMI pour 3 axes principaux,
- technologique, formation, démarche Qualité.
Préserver l'environnement (application des lois sur l'environnement)
- réduction des nuisances,
- diminution des risques et de la gravité des accidents.
Contrôle et Inspections des Installations Classées.
La loi du 16 juillet 1976, concerne toutes les industries et installations productrices de nuisances.
Elle fixe les dispositions à prendre concernant les installations soumises à :
* Autorisation : dangers ou inconvénients graves,
* déclaration : dangers moindres, mais respect des dispositions générales.
Veiller à la sécurité dans l'industrie
- contrôle technique des produits et procédés,
- conformité des véhicules,
- conformité des appareils à pression, (Risques d'explosion, brûlures, émanation des produits toxiques)
- fiabilité des instruments de mesures.
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Le mécanisme de l’accident
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1) La boîte de dragées
Prenons une boîte de dragées qui contient 300 dragées aux amandes, 30 dragées au poivre, et 1 au
cyanure. Toutes ces dragées sont mélangées dans la même boîte. Vous devez piocher une dragée dans la
boîte : c’est la mission de votre contrat de travail.
Dès la première pioche, vous risquez de tomber sur une dragée classique, une dragée aux amandes. En la
croquant, une peau d’amande peut rester coller sur l’arrière palais. Boire un simple verre d’eau suffira.
C’est l’équivalent en entreprise d’un accident bénin qui nécessite des premiers soins d’infirmerie.
Lors de la pioche suivante, vous risquez de croquer une dragée au poivre. Quelques verres d’eau ne
suffiront pas à vous radoucir la gorge, dans le doute vous souhaiterez vous rendre chez un médecin pour
un contrôle de routine. Au retour de votre rendez-vous, vous reprenez votre poste de travail en atelier.
Il s’agit d’un accident déclaré sans arrêt de travail.
Plus vous piochez des dragées, ce qui équivaut au déroulement dans le temps de votre travail au poste,
plus vous risquez de tomber sur une dragée au poivre, donc plus vous vous approchez de l’accident
déclaré.
La vigilance au poste doit donc être de tout instant.
Au fur et à mesure de piocher, la boîte se vide. Je vais tomber sur la dragée au cyanure (en estimant
qu’elle n’est pas été déjà avalée !). Des effets indésirables sont alors possibles, un arrêt de travail sera
nécessaire, à moins que…. Ma gourmandise soit alors fatale.
Il s’agit donc là d’un accident grave ou mortel.
On constate donc l’accident est toujours possible, ce n’est qu’une histoire de temps. Plus je suis exposé,
plus je risque un jour ou l’autre de croquer une dragée, donc d’être accidenté. Il suffit d’une fraction de
seconde.
Au fait, combien de secondes dans une journée de sept heures au poste ? Et pour le nombre de fractions
de secondes…, à vous de choisir !!
Bien évidemment, j’aurais pu piocher dès la première fois la dragée au cyanure. Ceci signifie qu’il n’y a
pas d’ordre, ni aucune logique dans la gravité d’un accident du travail.
Agir sur la gravité, c’est inutile, c’est même trop tard. On ne pourra que compter sur les compétences des
urgentistes et spécialistes de l’hôpital.
Sécurité au travail
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C’est donc le nombre de fois quand je pioche
une dragée qui compte. Moins je pioche, mieux
je me porte.
C’est le même mécanisme quand vous jouez au
421 : le but est d’afficher 421 en jetant 3 dés.
Si vous sortez le 421, c’est l’accident.
Mais avant d’afficher 421, lors du premier jet,
425 a pu sortir ou 426. C’est à dire qu’on est
proche du résultat, mais qu’il n’est pas encore
atteint.
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Il existe donc des situations de travail sous-jacentes, des situations plus ou moins claires, parfois
partiellement inconscientes qui s’apparentent presque à des accidents (le 425 ou le 426, c’est le 421 à un
dé près).
On appelle cela des presqu’accidents. C’est lorsque on a failli chuter mais on s’est rattrapé à temps.. On
n’en parle à personne et on poursuit son travail.
Or, les presqu’accidents sont les signes annonciateurs des futurs accidents, qu’elle que soit la gravité.
Et, ces presqu’accidents reposent sur des situations dangereuses lors desquelles le chaudronnier (main
d’œuvre) est exposé à des sources de dangers présentes dans les matériels, les matières utilisées ; les
méthodes de travail, ou dans le milieu de travail (présence de bruit, de poussières de fumées etc.).
2) L’iceberg des probabilités
Un statisticien a étudié pendant 7 années les différents évènements dans les entreprises canadiennes. Il a
constaté les ratios suivants, chiffres que confirment aujourd’hui des entreprise françaises.
Un accident grave repose sur 30000 sources de dangers, c’est à dire sur 30000 détails présents dansVAB
la/ vie
d’entreprise de tous les jours. C’est cela, le mécanisme de l’accident.
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Les dangers sont des détails auxquels chaque salarié est exposé.
L’exposition au danger, ici le flexible au sol lors du déplacement dans l’allée de l’atelier, amène une
possibilité de chuter de plain-pied. C’est un risque. VAB/
Il se peut que cela n’arrive que lors de mon 10ème passage au-dessus de ce flexible.
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De plus, si je transporte une caisse de 15 kg et que je ne vois pas ce flexible, c’est dès le premier passage
que je risque de chuter, et cette fois là, la gravité de mes blessures sera plus importante que si j’avais su
conserver mon équilibre en ayant vu ce flexible.
Mais encore une fois, la gravité, c’est TROP TARD.
Agissons sur la cause : le flexible au sol.
3) Objectifs de réduction des risques
Je dois identifier le contexte de mon travail, c’est à dire l’environnement du poste, les dangers liés au
poste, les risques que comporte mon métier.
Le risque est le résultat de l’exposition d’un chaudronnier à des dangers. Cette exposition est plus ou
moins fréquente, plus ou moins longue dans le temps.
Si je supprime des sources de dangers et si je limite les comportements dangereux, je diminue le nombre
de détails qui sont à l’origine possible d’accidents bénins, avec arrêts, graves et mortels.
VAB/
C’est pourquoi, la prévention des risques passe par moi, car je suis tous les jours sur le terrain, dans
l’atelier, sur un chantier, chez un client et, c’est là que les sources de dangers se trouvent.
A moi de les repérer, à moi le regard curieux et la sécurité sur mon poste.
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