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Histoire et Usages du Papier

Le papier est un matériau fabriqué à partir de fibres végétales, utilisé principalement pour l'écriture et l'impression, mais aussi dans de nombreux autres domaines comme l'emballage et les arts. Son histoire remonte à 2000 ans en Chine, avec des évolutions significatives grâce à l'imprimerie et à l'industrialisation au XIXe siècle. Cependant, la production de papier a un impact environnemental, entraînant une consommation importante de ressources naturelles et des préoccupations liées à la durabilité.

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Histoire et Usages du Papier

Le papier est un matériau fabriqué à partir de fibres végétales, utilisé principalement pour l'écriture et l'impression, mais aussi dans de nombreux autres domaines comme l'emballage et les arts. Son histoire remonte à 2000 ans en Chine, avec des évolutions significatives grâce à l'imprimerie et à l'industrialisation au XIXe siècle. Cependant, la production de papier a un impact environnemental, entraînant une consommation importante de ressources naturelles et des préoccupations liées à la durabilité.

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Généralités

Usages graphiques

Emballage
Nettoyage et hygiène
Arts du papier

Technique

Économie

Impact environnemental
Métiers et formations
Médias

Annexes

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Papier

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Pour les articles homonymes, voir Papier (homonymie).

Pile de feuilles de papier.


Le papier est un matériau en feuilles minces fabriqué à partir de fibres végétales.
C'est un support d'écriture et de dessin avec de nombreuses autres applications. On
appelle carton un papier épais et rigide.

L'usage du papier est attesté il y a 2 000 ans en Chine. Il s'y fabrique à partir
de plantes riches en cellulose. L'invention de la xylographie au VIIIe siècle en
augmente l'usage et la fabrication. À la même époque, il se diffuse dans le monde
musulman, où les fabricants utilisent le chiffon, puis en Occident où on lui ajoute
de la colle pour l'adapter à l'écriture à la plume. L'imprimerie en absorbe de
beaucoup plus grandes quantités à partir du XVIe siècle. À partir du XIXe siècle le
papier se fabrique industriellement à partir de pâte de bois.

Les usages du papier dépassent sa destination initiale pour l'écriture et


l'imprimerie. Le carton et le papier servent à l'emballage ; ils entrent dans la
fabrication de matériaux composites. Les produits d'hygiène et de nettoyage, ainsi
que les filtres utilisent les propriétés absorbantes du papier ; traité pour
devenir transparent ou pour résister aux hautes températures et à l'humidité,
imprégné de produits pharmaceutiques ou chimiques, recouvert d'abrasifs, il
s'utilise dans des applications techniques. Il sert enfin pour des activités
récréatives et artistiques.

La production de papier pèse sur les ressources naturelles par sa consommation de


bois — d'importance contestée —, d'eau et d'énergie et par les rejets d'effluents
chimiques du fait du traitement de la matière première.

Généralités
Le papier a été conçu comme support d'écriture et d'image, privilégiant la rapidité
de communication sur la pérennité. Dans les cas où la résistance de l'image ou du
texte dans le temps s'imposait, on a préféré des supports plus solides. La peinture
qui doit durer s'est faite à l'huile sur bois ou sur toile, les inscriptions
fondamentales sont « gravées dans le marbre » ou coulées dans le bronze. Deux ou
trois siècles après l'adoption du papier, les documents légaux originaux
s'écrivaient encore sur parchemin, résistant mieux à l'eau et aux insectes.

L'imprimerie, en permettant de produire rapidement des quantités de textes et


d'images identiques, a développé un moyen d'assurer la pérennité d'un document.
Quand de nombreux exemplaires sont dispersés dans des archives séparées, la
probabilité d'une destruction accidentelle diminue. L'imprimerie a créé une forte
demande de papier, aboutissant à l'industrialisation de sa production.

Structure microscopique des fibres d'une feuille de papier.


Le procédé papetier se définit par l'usage de fibres végétales ; mais presque tous
les procédés destinés à l'écriture ou à l'imprimerie comportent une colle, qui
améliore la cohésion de ces fibres, rend la feuille plus lisse et propre à
l'écriture, facilite la production, et confère au papier, avec d'autres additifs,
d'utiles propriétés mécaniques. Cette colle et ces additifs, employés depuis
l'origine, peuvent être d'origine minérale (argile, chaux), végétale (colophane) ou
animale (gélatine).

La définition du papier, comme celle de tous les objets de la vie courante, ne


donne pas à la catégorie « papier » une limite bien exacte ; ce qui permet des
controverses sur son origine, et un usage au sens large pour de nouveaux produits.
Il est difficile de faire la différence entre un « papier fort » et un carton ;
l'usage prévu et l'habitude décident.

Les formes que prend le papier sont innombrables comme ses usages. Les industriels
distinguent en général le papier du carton, et les usages comme support graphique,
comme emballage, et pour la propreté et l'hygiène, qui exigent des propriétés
différentes1.

Papiers et cartons
Papiers et cartons sont des feuilles de fibres de cellulose agglomérées. Ils
diffèrent par le traitement et par l'épaisseur. Une norme française préconise de
n'appeler carton que des feuilles d'une masse supérieure à 224 g/m22 ; ce qui
n'empêche que des feuilles de papier aquarelle atteignent 300 g/m2.

Le carton est le plus souvent fabriqué avec des fibres moins blanchies ; s'il doit
être imprimé, il est couché, c'est-à-dire qu'une couche superficielle lui donne
l'aspect recherché.

Histoire

Moulage du papier en Chine ancienne


Article détaillé : Histoire du papier.
Une tradition chinoise controversée fait de Cai Lun l'inventeur du papier, au début
du IIe siècle. Il a expliqué les procédés de fabrication et proposé des
améliorations. Les Chinois fabriquent le papier à partir de fibres de lin, de
chanvre ou d'écorce de mûrier à papier. La xylographie augmente la production de
papier, qui se diffuse aux pays voisins, notamment au Japon. Les Arabes installent
à Samarcande des papetiers chinois prisonniers de guerre au milieu du VIIIe siècle
et cette ville devient un centre de production. L'utilisation de chiffons mis au «
pourrissoir » (cuves) où ils macéraient pendant plusieurs semaines avant leur
pilonnage par la pile à maillets dans des moulins à eau, l'encollage puissant,
adapté pour l'usage du calame, viennent de la papeterie arabe3.

Les techniques arabes se diffusent en Europe occidentale, par l'Espagne musulmane


et par l'Italie commerçante. Au XIIIe siècle des marchands de Fabriano commencent à
produire par leurs propres moyens. Malgré la résistance des institutions, dont les
maîtres préfèrent le parchemin, les moulins à papier prolifèrent, et la collecte du
linge usagé, qui en est la matière première, devient l'occupation des chiffoniers.
La pile à maillets raffinea les chiffons en un à trois jours. Les papetiers
italiens introduisent le filigrane et expérimentent avec de nouvelles matières, le
chiffon se faisant rare au regard de la demande croissante de papier, avec la
diffusion de l'imprimerie.

Indépendamment, les civilisations mésoaméricaines utilisaient un support graphique


similaire au papier avant la conquête européenne, fabriqué à partir de fibres
végétales sans passer par la pâte, que les historiens appellent le papier d'amate.

La Hollande ne possède que des moulins à vent, pas assez puissants pour mouvoir les
pilons des moulins. Ils inventent au XVIIe siècle une déchiqueteuse de chiffons en
continu, la pile hollandaise ou « cylindre hollandais », bien plus efficace. Un
cylindre de bois serti de lames de métal qui frottent sur une platine constituée de
lames fixées au fond de la cuve déchiquette les chiffons à leur passage. Le
pourrissoir n’est plus nécessaire et le défibrage se fait en trois ou quatre
heures. À la fin du XVIIIe siècle, un Français met au point une machine capable de
fabriquer le papier en continu, au lieu de feuille à feuille. Ce procédé sera
perfectionné en Angleterre, où la révolution industrielle produit ses éléments
mécaniques essentiels, et Canson l'améliorera en France.
Papier de 1991, dont des morceaux de bois visibles prouvent la qualité inférieure.
Jusqu’au XIXe siècle, la matière première est exclusivement le chiffon de lin, de
chanvre et ultérieurement de coton. La chimie apporte des procédés de blanchiment,
et bientôt une méthode permettant de séparer la cellulose, partie du bois utile
pour le papier, de la lignine. Le papier au chiffon, plus cher, conserve une part
limitée du marché.

Le prix réduit du papier entraîne dans la deuxième moitié du XXe siècle un usage
accru, non seulement comme support graphique — lequel la presse en consomme chaque
jour des centaines de tonnes, mais aussi pour l'emballage et l'hygiène, au service
desquels l'industrie papetière produit de nouvelles qualités de papier adaptés à
ces usages.

Après presque deux siècles, le procédé au bois montre ses faiblesses : sa propre
acidité détruit le papier. Tandis qu'on s'efforce de retirer l'acide du papier des
archives, le papier neuf incorpore des charges neutralisantes, pour l'éviter à
l'avenir. Le papier, mis en cause pour des raisons environnementales, est plus
souvent recyclé.

Usages graphiques
Support d'écriture

L'expression « les papiers » désigne par métonymie le travail administratif.


Le papier est d'abord le support de l'écriture, ce pourquoi il fut probablement
pour la première fois utilisé, il y a environ 2 000 ans. On retrouve de nos jours
le papier en imprimerie, en bureautique, dans les arts graphiques, dans l'affichage
ou comme support d'images publicitaires de différentes formes.

En ce qui concerne la papier comportant des repères pour faciliter l'écriture en


Europe, pendant la première moitié du XIXe siècle av. J.-C., il semble qu'il ait
été simplement ligné. Le quadrillage, obtenu initialement par impression de plaques
gravées rendant aléatoire l'assemblage des carreaux sur les grandes surfaces, sera
réalisé ensuite par un cylindre quadrillé en 5 mm subdivisé en petits carrés de 1
mm ayant une teinte plus claire que celle des traits qui forment le quadrillé
(papier millimétré)b. Les proportions du quadrillé et le format du papier peuvent
varier, pour servir en sciences, comme support de graphiques, ou à l'école, pour
faciliter l'acquisition d'une écriture régulière. Le cahier à petits carreaux
semble avoir fait son apparition vers 1870-1890. Le quadrillage à « grands carreaux
» — un carré de 0,8 cm de côté découpé horizontalement en quatre espaces de 0,2 cm
de haut — s'impose à la veille de la première Guerre mondiale dans l'enseignement
français4.

Piles de journaux sur le pavé.


Les journaux publiés à grande échelle sont composés de papier journal, léger et
moins cher que les papiers classiques. À l’inverse, le papier couché, qui peut être
utilisé en photographie, présente une qualité et un poids nettement supérieurs.

Le papier destiné à la bureautique a connu une croissance accélérée depuis le XXe


siècle. Le papier à lettres sert à l'écriture à la main dans des usages privés.

Le papier carbone, un papier léger couché sur une face d'encre grasse, permet
l'écriture sur deux feuilles ou plus à la fois. Le papier thermique est couché sur
une face avec un enduit qui noircit au chauffage.

Le papier-monnaie incorpore des procédés pour rendre difficile la falsification :


filigrane, inclusions, etc.

Arts
Le papier sert pour les arts graphiques depuis aussi longtemps qu'il sert pour
l'écriture. On fabrique pour les beaux-arts des qualités spécialement adaptées aux
techniques picturales : crayon, plume aquarelle, lavis, peinture à l'huile.

Le papier calque servait surtout en dessin technique. Il était reproduit par


contact en diazographie ou autre procédé similaire.

Certains objets décoratifs sont entièrement ou principalement en papier, comme les


lampions, les éventails, les ombrelles, décorés le plus souvent. On peut aussi
citer le papier marbré. Le papier sert, avec une armature légère, à fabriquer
ombrelles, lampions, éventails et cerfs-volants, souvent peints.

L'affiche requiert un papier qui résiste bien à l'encollage, sans trop changer de
dimensions.

Architecture d'intérieur
Le papier peint couvre et décore les murs intérieurs en Occident. En architecture
japonaise et coréenne il sert à fabriquer les panneaux des habitations
traditionnelles : les Shōji5.

Ces papiers partagent la plupart de leurs caractéristiques avec les papiers


graphiques.

Emballage
L'emballage des marchandises est un des usages les plus anciens du papier. On
utilise la plupart du temps des papiers peu coûteux ; mais pour les produits de
luxe, toutes les qualités de papier peuvent servir. La mise en œuvre du papier
d'emballage est considérée au Japon comme un art.

Le carton lisse et le carton ondulé sont en général spécialement destinés à cet


usage, tout comme le papier kraft, les papiers de soie et mousseline, le papier
cadeau décoré. Les cartons et papiers forts servent aussi pour des produits
industriels comme le papier de verre ou émeri, pour lesquels ils peuvent
difficilement être remplacés, à cause de leurs propriétés mécaniques et de leur
résistance à la chaleur.

Nettoyage et hygiène

Papier toilette.
Le papier non encollé, mais résistant bien à l'humidité, sert pour le buvard et
pour le papier-filtre, aussi bien que pour une quantité de produits d'hygiène et de
nettoyage. Le moderne essuie-tout et les autres produits tissue, le papier
toilette, le mouchoir, remontent aux premiers siècles de l'existence du papier en
Chine et au Japon. Les papetiers extrayaient les fibres de paille de riz ou de blé,
donnant un papier cotoneux6.

Le non-tissé est un voile de fibres dont la structure est celle du papier, un


entremêlement de fibres. Le papier lui-même sert en médecine, par exemple pour
couvrir par une couche à usage unique un lit d'examen, ou pour certains types de
pansements adhésifs. Il était souvent utilisé, au XVIIe siècle en Angleterre, en
tant que support médical afin d'appliquer des onguents…7. Le papier d'Arménie et
d'autres papiers imprégnés de produits repoussant les insectes sont un vestige de
ces usages.

Le papier à cigarettes, parmi les plus légers, doit obéir à des règles d'hygiène.

Des papier traités comme le papier sulfurisé servent en cuisine.

Arts du papier
Pliage et découpage
Articles détaillés : Papier découpé, Origami, Kirigami, Paperolles et Livre animé.
Originaire de Chine et très populaire au Japon, l’origami est l’art du pliage du
papier. L’origami utilise une feuille, en général carrée, que l’on ne découpe pas.
Les modèles d’origami commencent souvent par une même succession de plis de base,
suivis par une succession de plis à exécuter pour parvenir au modèle final.
L’origami peut prendre des formes aussi simples qu’un chapeau ou qu’un avion de
papier, ou aussi complexes que la tour Eiffel ou un animal.

Papier découpé chinois


Papier découpé chinois

Grue en papier
Grue en papier

La jeune fille en rouge, Paperolles de Rémy Ryan Richards, 2012.


La jeune fille en rouge, Paperolles de Rémy Ryan Richards, 2012.

Le Voyage du petit peintre, de Lothar Meggendorfer (1891).


Le Voyage du petit peintre, de Lothar Meggendorfer (1891).
Le kirigami est l’art du coupage du papier. Le papier découpé chinois produit des
motifs d'animaux, des fleurs, ou d’autres formes, découpées aux ciseaux ou avec un
couteau. Les papiers-découpés chinois servant essentiellement à l’ornementation des
portes ou des fenêtres, ils sont aussi appelés fleurs de fenêtres ou silhouettes
découpées. Le papier (ou le carton) découpé, plié et collé est également utilisé
comme matériau dans la réalisation de modèles en papier en volume.

Le pop-up, en français « livre animé », est un ouvrage qui tire parti des
propriétés mécaniques du papier. Quand on l'ouvre, le papier fort se déplie en
volume. Cet art remonte à la fin du XVe siècle8 et fut popularisé à partir de la
seconde moitié du XVIIIe siècle grâce à son inclusion dans des livres anglais
destinés à la jeunesse9. Il obtient un regain d'intérêt dans les années 1950 par le
biais d'ouvrages de l'auteur tchécoslovaque Vojtěch Kubašta, qui le remit au goût
du jour8. Cet art atteint son apogée dans les années 19708.

Le quilling, en français paperolles, est une forme artistique alliant l'art du


collage et l'art sculptural. C'est une discipline basée sur l'enroulement de bandes
de papier pour former boucles, cercles et autres navettes, lesquelles sont collées
sur l'arête d'un support pour constituer un sujet en trois dimensions. Elle fut
surtout pratiquée pendant la Renaissance par des organisations pauvres pour vénérer
Dieu, embellir les messages sacrés et ainsi promouvoir leurs croyances10. À partir
du XVIIIe siècle, le genre se démocratise dans certains pays d'Europe où cette
discipline devient populaire en s'installant dans le domaine de la décoration10.
Aujourd'hui les paperolles bénéficient d'un regain d'intérêt en tant que loisir
créatif mais aussi en tant qu'Art11.

Modelage
Article détaillé : Papier mâché.
Le papier mâché est une forme de modelage, qui se pratique souvent avec des
lambeaux de vieux journaux trempés dans l'eau, que l'on peut aussi malaxer et
battre pour obtenir une sorte de pâte à papier, plaqués sur une armature légère.
Une fois sec, le papier mâché est le plus souvent peint. Avant cette peinture, qui
participe à la consolidation de l'ouvrage, le modèle a une couleur grisâtre, du
fait des restes d'encre, d'où l'expression « avoir une mine de papier mâché ».

Cet art ancien, pratiqué notamment en Chine, a donné l'expression « tigre de papier
», désignant un danger apparent, mais sans consistance12.

Festivités
Confettis
Le papier est peu cher, c’est sans doute ce qui en a fait un matériau très présent
dans le domaine de la fête : serpentin, confettis, costumes de papier crépon.

Technique
Typologie
Le « papier », au sens générique du terme, désigne à la fois le papier et le
carton13. Le carton se caractérise généralement par un grammage ou une rigidité
plus élevés.

On distingue les types de papiers par rapport à leur utilisation14 :

les papiers à usage graphique


ce sont les supports de la communication, de la littérature, de la connaissance et
de l’information. On distingue le papier journal et magazine d’une part, et les
papiers d’impression-écriture d’autre part (utilisés dans l’édition, la publicité,
la bureautique, la correspondance, etc.) ;
les papiers et cartons d'emballage et de conditionnement
ils sont destinés à contenir, protéger et conserver les produits de grande
consommation autant que les articles de luxe, si besoin de manière décorative. On
distingue les papiers pour ondulé qui servent à la fabrication du carton ondulé,
les papiers d’emballage souple et les cartons plats ;
les papiers d'hygiène
également dénommés papiers tissue, ils entrent dans la fabrication du papier
toilette, de l’essuie-tout, des mouchoirs, des couches et sont destinés à l’hygiène
de la personne comme au maintien de la propreté ;
les papiers industriels et spéciaux
ils désignent les papiers et cartons qui n'entrent pas dans les catégories ci-
dessus. ils font généralement appel à des techniques de fabrication de pointe pour
différents types d’usage, tels les usages fiduciaires (papiers d’identité, billets
de banque, etc.), les usages graphiques spécifiques (papiers transferts, papier
calque, etc.), les usages industriels (papiers pour stratifié, papiers abrasif,
etc.), et d’autres usages spécifiques (Papier à cigarettes, filtre, etc.).
Les papiers et cartons peuvent être caractérisés par de multiples paramètres
mécaniques, physiques, chimiques, etc.

Élaboration de la pâte à papier


Article détaillé : pâte à papier.

Défibreur à chaînes et meule circulaire


Pâte vierge
La pâte à papier est le matériau de base. Elle peut être produite à partir de
différents composants15 incluant notamment : le bois et d’autres matières ligno-
cellulosiques (bagasse de canne à sucre, paille) ; le papier (dans le cas du
recyclage) ; les plantes fibreuses comme le chanvre ou le lin ; le tissu (chiffons
de coton) ; et le crottin (de cheval ou d'éléphant par exemple)16.

Le tissu est trié, lavé et mis à pourrir pendant plusieurs semaines. Les chiffons
sont ensuite découpés et effilochés dans plusieurs moulins munis de pile à maillets
à clous. La rareté relative du textile a conduit à l’utilisation du bois. Le bois
est écorcé puis défibré (les rondins sont « râpés » à l’aide d’une meule à laquelle
on ajoute beaucoup d’eau). Les particules sont alors filtrées et nettoyées dans
plusieurs bains successifs afin d’obtenir une pâte homogène. La pâte à papier
moderne, elle, est généralement un mélange de fibres de bois et de papier auquel
est ajouté un liant afin d’améliorer la résistance des feuilles produites.

Procédé naturel : utilisation de la cellulose contenue dans les excréments


d’herbivores non ruminants. En 1841, M. Tripot de Paris déposa un brevet pour
fabriquer du papier « à partir de la fiente de tous les animaux herbivores ».
Marcellin Jobard, directeur des Arts et Métiers de Bruxelles reprit cette idée. Il
estimait que la paille et le foin avaient déjà subi une première trituration sous
la dent et dans l’estomac des chevaux. « Le crottin, écrit-il, est en grande
abondance : on peut obtenir de chaque cheval un kilogramme de papier par 24
heures ; une seule caserne de cavalerie suffirait à la consommation du Ministère de
la guerre. Il est étonnant que l’on n’ait pas songé plus tôt à cette matière…16 ».

Un peu plus tard une usine située aux Portes de Paris fabrique du papier et du
carton avec le fumier des chevaux des écuries impériales. Certains papiers « bulle
» en pâte demi-blanchie qui sortaient de ces ateliers étaient appréciés, paraît-il,
pour envelopper la pâtisserie17. Depuis 1995, le moulin à papier de Brousses-et-
Villaret, dans l’Aude18, fabrique du papier avec la cellulose du crottin des
éléphants de la réserve africaine de Sigean.

Pâte à papier recyclé


Le papier fabriqué à base de tissus, majoritairement de chanvre (qui, en Europe, a
été le seul type de papier utilisé jusqu’au milieu du XIXe siècle19) était déjà
constitué de matières recyclées : vieux linges, cordages, filets de pêche
déchiquetés. On appelle d’ailleurs ces papiers, toujours utilisés dans l’estampe
par exemple, des papiers « torchon ». Le carton, quant à lui, est fabriqué à partir
de papier récupéré depuis le XVIIIe siècle.

Le papier recyclé est devenu une nécessité pour préserver l’environnement, aussi la
valorisation des déchets papiers est-elle de plus en plus importante : en 2006, 6,9
millions de tonnes de papiers et cartons ont été récupérées en France, sur une
consommation apparente de 10,7 millions de tonnes20. La pâte à papier recyclée est
élaborée selon un procédé particulier. Les vieux papiers (issus en général de
journaux, magazines et cartons) sont triturés (déchiquetés) dans un pulpeur avec de
l'eau, la pâte ainsi obtenue est épurée (filtrée) puis stockée dans des cuves. Le
désencrage reste facultatif, mais il est possible de retirer l’encre de la pâte en
lui faisant subir plusieurs nettoyages successifs, avec du savon, de l’air, voire
des dissolvants chimiques (les dissolvants pouvant être très polluants, ils doivent
être utilisés le moins possible). Ces opérations de lavage et de traitement
nécessitent beaucoup d'eau (au total 130 l pour fabriquer 500 feuilles de papier
recyclé, contre seulement 51,1 l pour 500 feuilles produites à partir de bois).
Mais le bilan de matières premières et le bilan énergétiques sont en faveur du
papier recyclé21.

Le papier recyclé peut être utilisé pour la majorité des travaux d’impression ;
d’ailleurs, les imprimeurs ont maintenant l’habitude de travailler avec ces papiers
de plus en plus demandés. Des grammages allant du 45 g au 350 g sont ainsi
facilement disponibles. La qualité d’impression sur ce type de papier est
excellente, y compris pour les photos, et les journaux sont essentiellement
d’origine recyclée.

Le papier peut être recyclé en contenants : boîtes à œufs et à chaussures.

Production des feuilles

Le papetier au XVIe siècle, gravure Jost Amman.


Dans un premier temps, on a utilisé un cadre de bois recouvert d’un tamis d’abord
végétal et non fixé (c’est toujours le cas en Orient) puis métallique à partir de
1275 en Italie. Cet ensemble s’appelle une forme et sert à puiser la pâte dans une
cuve où elle a été diluée en fonction du grammage du papier à fabriquer. Après
égouttage, on peut transférer la feuille sur un feutre. Différentes couches de
feutres et de feuilles peuvent être pressées afin de retirer l’excédent d’eau,
avant un séchage définitif à l’air libre dans un étendoir. En Orient, on continue
dans certains endroits à utiliser la forme comme un moule et à faire sécher la
feuille sur son moule. On utilise ainsi autant de formes que de feuilles
fabriquées.

La production s’effectue à l’aide de gigantesques machines dépassant souvent 100


mètres de long et jusqu’à 10 m de laize (largeur). La feuille est produite à une
vitesse pouvant aller jusqu’à 1 800 m/min. On peut diviser la fabrication en deux
étapes : la préparation de la pâte à papier et la fabrication du papier lui-même.
La pâte à papier arrive très diluée (environ 1 %) dans la caisse de tête et passe
entre deux « lèvres » afin d’avoir un jet bien uniforme. La solution est déposée
sur une « table de formation » (tamis roulant) composée d'une toile et d'organes
d'égouttage. L’eau utilisée pour le transport des fibres s’égoutte à travers les
mailles de la toile, d’abord par simple gravitation. L’égouttage est complété par
des racles (foils) dont la forme aérodynamique engendre une aspiration avec la
vitesse de la toile et/ou la rotation de pontuseaux, rondins placés sous la toile
pour la soutenir et dont le mouvement rotatif provoque une aspiration. Les fibres
retenues par la toile commencent à former un tapis de plus en plus dense, il
devient nécessaire d’éliminer l’eau par succion à l’aide des caisses aspirantes
disposées sous la toile après les racles ou pontuseaux.

Les sécheurs sont des cylindres creux placés les uns à la suite des autres.
Un cylindre égoutteur est éventuellement situé en travers de la toile entre deux
caisses aspirantes et peut être revêtu d’une fine toile métallique et d’un motif
soudé sur ce fond. Le motif marque la feuille encore humide et sera ainsi visible
par transparence lorsque la feuille sera sèche. C’est ainsi que l’on obtient
filigranes, vergeures, grains fantaisie. L’eau d’égouttage qui contient des fibres
non retenues par la toile est recyclée. Deux cylindres exerçant une pression sur la
feuille ainsi formée à la fin de la table l'essorent avant son séchage. À la sortie
de ces presses, la feuille a perdu de son épaisseur et sa teneur en eau n’est plus
que d’environ 60 %. Elle est suffisamment solide pour quitter le support de feutre
et entrer directement en contact avec les sécheurs : de gros cylindres chauffants
dont la température augmente progressivement, jusqu’à atteindre 120 °C, ce qui
évapore l'eau restant dans la feuille. De cylindre en cylindre la température
redescend progressivement. En fin de fabrication, le papier a une teneur en eau
comprise entre 5 et 10 %.

Traitements complémentaires

La presse encolleuse est utilisée pour le traitement complémentaire du papier.


On peut alors ajouter des traitements de surface pour améliorer son imprimabilité
en faisant passer la feuille dans une « size-press » (papier photo par exemple). La
size-press, appelée « presse encolleuse », est placée avant les derniers sécheurs.
Deux rouleaux disposés côte à côte horizontalement forment une cuvette que l’on
alimente avec la sauce voulue. Le papier passant entre les deux rouleaux est enduit
de sauce colorée pour teinter le papier par exemple.

Certains papiers reçoivent un collage de surface dans le but d’assurer la cohésion


extérieure de la feuille, afin de maintenir les fibres de surface susceptibles de
se relever inopinément. Ces morceaux de fibres qui adhèrent mal peuvent encrasser
les caractères des machines à écrire, accrocher la plume lors de l’écriture
manuelle ou provoquer des imperfections dans les aplats imprimés. C’est ainsi que
certains papiers sont colorés en surface, ou que le papier couché reçoit une
première préparation.

La feuille, une fois séchée, peut subir le calandrage, qui consiste à presser de
nouveau la feuille entre plusieurs lourds rouleaux afin de rendre le papier bien
lisse. On parle alors de papier glacé ou calandré. Afin d’en améliorer
l’imprimabilité, on peut déposer à la surface du papier sur une seule face (papier
étiquettes) ou sur les 2 faces (papier pour impression) une couche pigmentaire, on
parle alors de papier « couché ». Ces couches pigmentaires sont principalement
constituées de charges minérales (carbonates et kaolins principalement) ainsi que
de latex synthétiques (styrènes butadiènes ou styrènes acryliques) et sont déposées
au moyen de machines appelées « coucheuses ». Elles ont pour objectif de régler
l’absorption des encres afin de conserver leurs pigments en surface. En sortie de
la coucheuse le papier est d’aspect « mat » ou « semi mat » mais, après une
opération de calandrage il peut être rendu « brillant ». On obtient alors une
bobine qui est tronçonnée à la taille voulue à la bobineuse. Les bobines de papier
peuvent être utilisées telles quelles (impression sur presse rotative) ou
reconditionnées sous forme de feuilles de formats divers.

Les couches pigmentaires et les apprêts (les « sauces ») sont fabriqués la plupart
du temps dans un atelier séparé (la « cuisine »), comprenant broyeurs et
mélangeurs. Les sauces une fois prêtes à l'emploi sont stockées en réservoirs, puis
envoyées par canalisations directement sur les cylindres d'application.

Unités de quantité de feuilles


la rame : 500 feuilles. Pour les petits formats (A4, A3), on parle souvent d'une «
ramette ».
la main : 25 feuilles
le doigt correspond à 5 feuilles.
Ces unités découlent de la visite manuelle des feuilles de papier dans les
anciennes salles de triage ; les ouvrières comptaient les feuilles de papier et les
tenaient sur la main à raison de cinq par doigt.

Mesures de qualité du papier

Papier de bureautique vu au microscope électronique. Les bandes sont des fibres de


cellulose ; la "grille" est un résidu d'arbre ; les reliefs rugueux sont de la
colle pour tenir les éléments du papier ensemble, le rendre plus blanc et lui
donner sa texture. Avril 2021.
Propriétés mécaniques
L’épaisseur (le papier à lettres a par exemple une épaisseur de 110 micromètres)
Le grammage, on parle aussi de force (en grammes au mètre carré, par exemple le
papier à cigarette pèse 20 g/m2 en moyenne et le papier à lettres 80 g/m2)
L'humidité en % par rapport au grammage ou en poids d'eau
La main : rapport épaisseur/grammage
Le bouffant qui mesure l’épaisseur moyenne du papier en pile (le papier type Bande-
dessinée est très bouffant, alors que le papier bible a un bouffant très faible),
c’est le quotient de l'épaisseur moyenne sur 5 feuilles par le grammage
La rugosité, qui est la profondeur moyenne des reliefs, se mesure en µm quand elle
est mesurée directement par contact
Le lissé est l'inverse de la porosité Bekk (s) : temps d’écoulement d’un volume
d’air en surface du papier
La porosité Bekk, ou perméabilité à l’air : flux d’air à travers un papier
La rigidité : la mesure du module de Young en continu sur la machine à papier
permet de régler les paramètres de fabrication au fil de la production (cette
opération peut être automatisée)
La résistance à la traction (MPa ou N.m−2) : contrainte maximale que le papier peut
supporter par étirement avant rupture. C'est donc la contrainte appliquée au point
de rupture. Elle est égale au rapport de la force de traction mesurée à la rupture
et de la surface normale à cette force
La longueur de rupture BL ("Breaking Length"), en km : elle correspond à la
longueur que la bandelette, suspendue par une extrémité, peut supporter sans se
fissurer sous son propre poids22,23. Elle est reliée à la résistance à la traction
σmax, à l'épaisseur du papier e (mm) et à son grammage g (g.m−2) selon l'équation
suivante24 :
B
L
=
102
×
σ
m
a
x

e
g
{\displaystyle BL=102\times {\frac {\sigma _{max}\cdot e}{g}}}
La résistance au pliage (FE, « Folding Endurance ») est un test de fatigue du
papier. La mesure consiste à soumettre une bandelette de papier à la fois à une
contrainte de pliage et à une charge. Pour cela, l’éprouvette est pliée autour d’un
axe dans un sens puis dans l’autre jusqu’à sa rupture. La résistance s’exprime en
nombre de double plis jusqu’à la rupture, ou plus généralement avec le logarithme
de cette valeur pour les nombres élevés25. La résistance au double pli est depuis
longtemps considérée comme une des mesures permettant le mieux d’estimer la
fragilité du papier, par exemple pour les documents d’archives et de
bibliothèques26,23, mais aussi pour les billets de banque, les cartes
géographiques, ou encore pour certains papiers d’emballage23
Le coefficient de friction du papier par rapport à un autre matériau (papier,
métal, caoutchouc…)
La cohésion d’un papier : propriété constitutive du papier traduisant l’homogénéité
de sa tenue interne (cohésion des fibres et des liaisons hydrogène)
Propriétés visuelles et optiques
La blancheur (réflectance mesurée à 457 nm)
La brillance : mesurée généralement à 20, 60, 75 et 85°
L’opacité : rapport, exprimé en pourcentage, des facteurs de réflectance d'une
feuille sur fond noir et d'une feuille sur fond blanc27 ou d'une grande quantité de
feuilles28.
L'épair : aspect interne observé par transparence
La teinte ou couleur : L (luminosité), a (axe rouge(+)/vert(-)), b (axe
jaune(+)/bleu(-))
Grammages selon l'utilisation
Article détaillé : Grammage.
Papier à cigarette : entre 12 et 25 g/m2
Papier mousseline : entre 18 et 30 g/m2
Papier journal : 42 g/m2
Impression - écriture : 65-80-90 g/m2
Cartonnette : 120 g/m2
Photographie 10×15 archive : 175 g/m2
Photographie 10×15 qualité : 250 g/m2
Couverture de livre : 240-250 g/m2
Aquarelle : 300-600 g/m2
Dessin : 90-150 g/m2
Économie
Article détaillé : Industrie papetière.
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Production mondiale
Les plus grands producteurs de papier et carton en 201429
Pays Production
(en Mt)

% mondial Évolution
2005/2014 (%)

1 Chine 104,880 26,2 +177


2 États-Unis 73,093 18,3 -10
3 Japon 26,626 6,7 -13
4 Allemagne 22,540 5,6 +17
5 Corée du Sud 11,622 2,9 +15
6 Canada 10,775 2,7 -46
7 Suède 10,419 2,6 -6
8 Finlande 10,408 2,6 -21
9 Brésil 10,368 2,6 +33
10 Inde 10,247 2,6 +150
10 Indonésie 10,247 2,6 +46
12 Italie 8,648 2,2 -8
13 France 8,096 2 -18
14 Russie 8,023 2 +27
15 Espagne 6,036 1,5 +12
16 Autriche 4,865 1,2 +6
17 Mexique 4,855 1,2 +18
18 Thaïlande 4,525 1,1 +33
19 Royaume Uni 4,397 1,1 -32
20 Pologne 4,278 1,1 +58
Total monde 399,571 100 +9,5
Les plus grands producteurs de papier et de carton en 2005
Rang Pays Production
(en Mt)
Les principaux pays producteurs de papier
Rang Pays Production
(en Mt)
1 États-Unis 80,8 11 Brésil 7,8
2 Chine 37,9 12 Indonésie 7
3 Japon 30,5 13 Royaume-Uni 6,5
4 Canada 20,1 14 Russie 6,3
5 Allemagne 19,3 15 Espagne 5,4
6 Finlande 13,1 16 Autriche 4,6
7 Suède 11,1 17 Inde 4,1
8 Corée du Sud 10,1 18 Mexique 4,1
9 France 9,9 19 Thaïlande 3,4
10 Italie 9,4 20 Pays-Bas 3,3
Source : Handelsblatt, Die Welt in Zahlen, 2005.
Villes de production
Allemagne : Dassel (production haute gamme de papiers pour les beaux-arts, de
papiers couché pour l'impression à jet d'encre, et de papier de filtration ; usine
en activité)
Canada : Grand-Mère, usine Laurentide, papier supercalandré, AbitibiBowater,
Clermont (AbitibiBowater), Kénogami (Abitibibowater), Baie-Comeau (Abitibibowater),
Amos (Abitibibowater), Trois-Rivières (usines Wayagamack et Kruger Inc.), usine de
pâte et papier AbitibiBowater de Dalhousie (usine fermée), Québec (usine Stadacona
appartenant à Papiers White Birch), Rivière-du-Loup (usine F.F. Soucy appartenant à
Papiers White Birch), Kingsey Falls, Cascades, Port-Cartier, Lebel-sur-Quévillon
(usine Nordic Kraft).
États-Unis : Newark, Curtis Paper Mill, (usine désaffectée), Ashland (usine Bear
Island).
Finlande : Kuusankoski, Valkeakoski (siège de l’entreprise UPM)
France : Annonay, Arches (Munksjö (sv), production de papier aquarelle, papier
support abrasif et papier décor pour stratifiés décoratifs ; usine en activité),
Biganos (papier kraft ; papier pour cartons), Boissy-le-Châtel (production de
papiers, usine démantelée), Grand-Couronne (production de papiers, usine en
activité), Jouy-sur-Morin (production de papier monnaie et document de sécurité,
usine en activité), Nersac (production de pâte à papier ; activité arrêtée), Golbey
(Norske Skog, production de papier journal ; usine en activité), Étival-
Clairefontaine (production de papiers; usine en activité), Strasbourg (LANA,
production de papiers spéciaux, haut de gamme ; usine en activité), Wardrecques
(Cartonneries de Gondardennes, production de plaques de carton ondulé à base de
pâte 100 % recyclée, usine en activité).
Japon : Fuji.
Entreprises papetières
Allemagne : Hahnemühle
Canada : Produits forestiers Résolu, Kruger, Cascades, Papiers White Birch, Domtar,
Papiers Fraser.
France : Antalis (distribution de papier), ArjoWiggins, Aussedat, Canson, Inapa
(distributeur de papier), Clairefontaine, Norske Skog (Golbey), LANA Papiers
Spéciaux.
Autres pays :
Sappi, Afrique du Sud
International Paper, États-Unis
M-real, Finlande
Stora Enso, groupe finno-suédois
UPM, Finlande
Tendances des marchés du papier
Papiers graphiques
La concurrence des supports d'information numérique, portée par la démocratisation
de l'usage d'internet et la multiplication de terminaux mobiles (liseuses
électroniques, smartphones, tablettes, ordinateurs portables et fixes, etc.), a de
fortes conséquences sur la consommation de papier. Elle ouvre des perspectives de
marché pour les supports d'impressions grâce à la multiplication des imprimantes
personnelles, mais la lecture sur écran permet à l'inverse de se passer du support
papier. En conséquence, la consommation et la production de papiers graphiques
subit une forte décroissance depuis plusieurs années sur les marchés matures tels
que l'Amérique du Nord et l'Europe.

Les papiers journaux et papiers pour magazines sont les principaux types de papiers
négativement impactés par cette tendance relativement nouvelle. L'instantanéité de
la transmission de l'information et l'interactivité des supports numériques offrent
des avantages que ne permet pas les supports de lecture imprimés.

Papiers et cartons pour emballages


La consommation de papiers et cartons pour emballages est notamment portée par
l'intensité des échanges et donc la croissance économique. En effet, les
marchandises sont souvent transportées dans des emballages en carton, en
particulier en carton ondulés.

La croissance du commerce en ligne induit également une consommation accrue de


papiers et cartons d'emballage.

Les politiques environnementales en faveur de la réduction des déchets et de


limitation du recours aux ressources fossiles offrent des opportunités
d'augmentation de la consommation d'emballages en papier et en carton. En effet,
ces matériaux présentent l'avantage d'être produits à partir de ressources
biologiques renouvelables, ils sont aisément recyclables et ils peuvent se
substituer à d'autres matériaux, notamment aux plastiques.

Papiers d'hygiène
La consommation de papiers d'hygiène est relativement inélastique et augmente avec
la croissance démographique. Bien que des alternatives non-jetables existent, les
couches, les mouchoirs, les papiers absorbants restent difficilement substituables.
L'avantage écologique des produits réutilisables par rapport aux produits papiers à
usage unique est discutable puisqu'ils impliquent une grande consommation d'eau et
de détergents pour leur lavage30.

Impact environnemental
Article détaillé : Impact environnemental du papier.
Le papier étant l'un des principaux semi-produits, et sa consommation accompagnant
la croissance de l'espèce humaine à proportion de celle de l'économie, son impact
environnemental est un sujet de préoccupation.

Le papier est un moyen de stocker le carbone, mais cela ne veut pas dire
nécessairement qu'il réduise la teneur en dioxyde de carbone dans l'atmosphère, gaz
à effet de serre qui contribue à la crise climatique. Ce point est contesté.

La fabrication et le recyclage du papier consomment une importante quantité d'eau


et d'énergie. Ce point n'est pas contesté. Les processus industriels brûlent les
déchets de papier et les parties inexploitables du bois afin d'amoindrir la
consommation d'énergie. Ils mettent en œuvre des produits chimiques, dont le rejet
dans l'environnement a aussi des conséquences, qu'il faut évaluer.

Enfin, le papier est rarement un produit fini : il est le plus souvent imprimé, ce
qui pose le problème de l'impact environnemental de l'imprimerie et de ses encres.

Métiers et formations
L'école internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux
(Pagora), située à Grenoble, forme de futures ingénieurs au métier de génie
papetier et à la fabrication d'emballages31.

Médias
Symboles et expressions
Le papier sert dans plusieurs synecdoques du langage courant :
support de l'écriture et du dessin, il désigne la théorie, le plan, le projet, en
tant que différent de la réalité matérielle ou de la pratique, dans l’expression «
sur le papier » ;
le journaliste appelle « papier » le travail qu'il livre à la rédaction ;
matériau construction de décors et de marionnettes, le papier désigne une
apparence, une illusion dans l’expression chinoise « tigre de papier ».
« Être dans les petits papiers » d'une personne signifie que celle-ci vous
favorise.
Un « sans-papiers » désigne un étranger en situation irrégulière, dépourvu de titre
de séjour.
Les noces de papier symbolisent trente-sept ans de mariage dans le folklore
français32.
Allusions
Serge Gainsbourg composa la chanson Les P'tits Papiers33.
Ray Bradbury publia, en 1953, un roman baptisé Fahrenheit 451, en référence à la
température d’auto-inflammation du papier dans l’air, en degrés Fahrenheit (soit
environ 233 °C)34. La température avancée par Bradbury est cependant sujette à
caution, car les diverses sources scientifiques ne s'accordent pas sur une
température unique, et indiquent que la température d'auto-inflammation du papier
dépend de nombreux facteurs et varie grandement (de plusieurs dizaines de degrés)
selon la composition de papier, et ses éventuels additifs (notamment les
retardants)35.
Musées et ateliers artisanaux consacrés aux métiers du papier
Belgique
Une partie des collections de l'ancien Musée du papier de Malmedy se trouve
aujourd'hui exposée dans l'atelier papier du Malmundarium, espace touristique et
culturel de la ville de Malmedy36.
La maison de l'Imprimerie et des Lettres de Wallonie, à Thuin37.
Canada
Boréalis, centre d'histoire de l'industrie papetière, Trois-Rivières, Québec38.
Papeterie Saint-Gilles, Économusée du papier, Saint-Joseph-de-la-Rive, Charlevoix,
Québec39.
France
Le musée des papetiers Canson et Montgolfier, situé à Annonay, dans le département
de l’Ardèche (France), retrace l’histoire de la fabrication artisanale du papier.
Il est le seul musée à présenter une machine à papier animée grandeur nature40.
Le moulin du Got de Saint-Léonard-de-Noblat dans la Haute-Vienne, construit à la
fin du XVe siècle. Il présente la mémoire de cinq cents ans d'activités papetières
en Limousin. Il abrite également un atelier d'imprimerie traditionnelle.
Le musée historique du papier, Moulin de Richard de Bas, situé à Ambert, dans le
département du Puy-de-Dôme (France), est un musée vivant[Quoi ?]. Le musée est
inauguré le 3 juillet 1943 en présence de Georges Henri Rivière, directeur du Musée
national des Arts et traditions populaires41. Il permet d’assister à la fabrication
du papier-chiffon, suivant une méthode ancienne42.
Le musée du Papier Peint, de Rixheim, dans le département du Haut-Rhin (France),
est consacré au papier peint43.
Le moulin à papier de Brousses-et-Villaret dans l’Aude, ouvert au public 363 jours
par an18.
Le moulin à papier de Pen Mur situé à Muzillac dans le département du Morbihan,
France. Ouvert à la visite de la fabrication du papier chiffon44.
Le moulin du Verger à Puymoyen, fondé au XVIe siècle et inscrit à l'inventaire des
Monuments Historiques depuis 1991. Ouvert au public.
Le musée du papier d'Angoulême.
Le moulin à papier de la Rouzique est situé en Périgord à Couze, c'est un écono-
musée du papier45.
Le musée du papier de Pont-à-Mousson en Meurthe-et-Moselle, qui retrace l'histoire
du papier mâché via des œuvres d'art et du mobilier ancien.
La papeterie artisanale de Pérouges, dans l'Ain, est un atelier d'artisanat d'art
où l'on fabrique du papier fait main, à base de fibres de lin, de coton et de
chanvre notamment.
La papeterie artisanale Pasdeloup, à Moutier d'Ahun, dans la Creuse46.
Le moulin à papier de la Tourne est situé au cœur du Parc naturel de la Chartreuse,
à la frontière de la Savoie et de l'Isère, au hameau de Saint André(près de
Chambéry). Au milieu du vignoble d’Apremont un maître imprimeur y a reconstruit un
moulin à papier.
Le moulin de Kéréon, situé à Saint-Sauveur, dans le Finistère. Créations de papier
artisanal, reliure et restauration de livres et papiers.
Le Grand-Moulin, situé dans le village de Sainte-Suzanne, en Mayenne. Il retrace
les étapes de fabrication du papier à l'ancienne.
Le moulin du Liveau, à Gorges (44) est un musée consacré à la fabrication du
papier.
Le moulin à papier de la Fontaine de Vaucluse.
Suisse
Le moulin à papier de Bâle (Basler Papiermühle) est aussi un musée de l’histoire du
papier, de l’écriture et de l’impression. Il permet au visiteur de s’initier à la
fabrication d’une feuille de papier et à l’impression traditionnelle d’un
document47.
Annexes
Sur les autres projets Wikimedia :

Papier, sur Wikimedia Commons


papier, sur le Wiktionnaire
Bibliographie
Lucien Xavier Polastron, Le Papier : 2000 ans d'histoire et de savoir-faire,
Imprimerie nationale éditions, 1999
Kay Teschke et al., « L'industrie du papier et de la pâte à papier », dans Bureau
international du travail, Encyclopédie de sécurité et de santé au travail, c. 1999
(lire en ligne [archive])
François de La Lande et J. E. Bertrand (édit. 2° edition), Art de faire le papier,
Paris, Moronval/ réé[Link], 1820/2011 (1re éd. 1761), 188 p. (ISBN 978-84-9761-
902-8 et 84-9761-902-1, lire en ligne [archive]).
Marie-Ange Doizy et Pascal Fulacher, Papiers et moulins : des origines à nos jours,
Éd. Technorama, 1989, 277 p. (ISBN 2-904918-09-4).
Camille Palandjian, L'invincible papier, Éditions du Palio, 2021, (ISBN 978-2-
35449-105-5)
Articles connexes
Cahier numérique
Carton (matériau)
Cellophane, Celluloïd
Dégradation du papier
Dématérialisation
Distribution de papier
Farde
Filigrane
Format de papier
Kirigami
Machine à papier
Maquette en carton
Origami
Ouate de cellulose
Papeterie Ce lien renvoie vers une page d'homonymie
Papier découpé
Papier mâché
Papyrus
Parchemin
Pâte à papier
Reliure
Techniques papetières et graphiques
Terre-papier
Valorisation des déchets en papier et en carton
Centre technique du papier
Liens externes
Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et cellulose (COPACEL)
[archive].
(fr + nl) Association des fabricants de pâtes, papiers et cartons de Belgique
(Cobelpa) [archive].
(fr + nl) Paper Chain Forum [archive], Plate-forme d'information et de
communication sur le papier en l'environnement regroupant tous les acteurs de la
filière papier en Belgique.
(fr + en) Grenoble INP-Pagora [archive], École internationale du papier, de la
communication imprimée et des biomatériaux.
(en) Confederation of European Paper Industries (CEPI) [archive], Confédération
européenne des industries du papier.
Ressource relative à la santé : Medical Subject Headings
Ressource relative aux beaux-arts : Grove Art Online
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica
[archive]Den Store Danske Encyklopædi [archive]Dictionnaire historique de la Suisse
[archive]Gran Enciclopèdia Catalana [archive]Larousse [archive]Store norske
leksikon [archive]Universalis [archive]
Notices d'autorité : BnF (données)LCCNGNDJaponIsraëlTchéquie
Notes et références
La Lande et Bertrand 1820/2011, p. 47-48 appelle effilochage le défibrage, première
étape de la transformation des chiffons en pâte, et emploie indifféremment affinage
et raffinage pour la phase suivante.
Brevet déposé par Alexandre Reichmann le 14 mars 1846 à Paris — Description des
machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le
régime de la loi du 5 juillet 1844, T. VI, Paris, Imprimerie Nationale, 1851.
Polastron et 1999 166.
Polastron et 1999 164.
Polastron 1999, p. 90.
Bibliothèque municipale de Lyon, « Le Guichet du Savoir [archive] », 15 novembre
2005, citant Nos cahiers d'écoliers, 1880-1968, Paris, Ed. des Arènes, 2002, qui
indique que Jean-Alexandre Seyès avait déposé le brevet du quadrillage grands
carreaux le 16 août 1892.
(en) Shouji [archive], Japanese Architecture and Art Net Users System, 2001.
Polastron 1999, p. 24.
(en) Papering the household: paper, recipes and technologies in Early Modern
England [archive], Elaine Leong, Blog The Recipes Project, 15 mars 2016
« Pop-ups » et livres animés [archive], Les Arts Décoratifs
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Ek, Monica, editor. Gellerstedt, Goran. Henriksson, Gunnar, 1965- editor., Paper
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Anne Pandolfi, « École d'ingénieurs, fibre, cellulose, papier, matériau biosourcé,
chimie verte, électronique imprimée, communication pluri-media, apprentissage
[archive] », sur Grenoble INP - Pagora (consulté le 24 avril 2022)
37 ans de mariage : Noces de papier [archive]
Dutronc, Birkin, Gainsbourg : Les petits papiers, clip Muzik F HQ [archive],
Dailymotion [vidéo]
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[Link], 22 avril 2009
(en) Richard E. Mark, Charles C. Habeger, Jr., Jens Borch et M. Bruce Lyne,
Handbook of Physical Testing of Paper, p. 406 : « Typical Results. The ignition
temperature of paper is about 450 °C, but it is somewhat dependent upon the paper
quality. »
Site du Malmundarium de Malmedy [archive]
Site de la Maison de l'Imprimerie et des Lettres de Wallonie a.s.b.l. [archive]
Boréalis - Centre d'histoire de l'industrie papetière - Trois-Rivières [archive]
Papeterie Saint-Gilles - Économusée du papier - Saint-Joseph-de-la-Rive [archive]
Site [Link] [archive], nécessite l’extension Flash.
Christian Faure, Le Projet culturel de Vichy [archive], Folklore et Révolution
nationale 1940-1944, coédition Presses Universitaires de Lyon - Éditions du CNRS,
1989, 336 p.
Site du Musée historique du papier, Moulin Richard de Bas, Ambert d’Auvergne
[archive]
Site du musée du Papier Peint [archive]
Site du moulin à papier de Pen Mur [archive]
Site du moulin à papier de La Rouzique [archive]
« Fabrication de papier fait main par des artisans papetiers [archive] » (consulté
le 16 juillet 2021).
(de + fr + en) Moulin à papier de Bâle et Musée Suisse du papier, de l'écriture et
de l'impression [archive]
[afficher]
v · m
Matériaux dérivés du bois
[afficher]
v · m
Papiers
[afficher]
v · m
Les 20 plus grandes entreprises de fabrications de papiers et de cartons par tonnes
produites (2015)1
[afficher]
v · m
Outils de dessin technique manuel
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