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Liberté Publique

Le document traite des libertés publiques, un concept né au 18e siècle et devenu central dans les politiques publiques après la Seconde Guerre mondiale, notamment en Afrique dans les années 90. Il explore la définition des libertés publiques, leur distinction par rapport aux droits de l'homme et aux droits fondamentaux, ainsi que les sources idéologiques et juridiques qui les influencent. Enfin, il souligne l'importance des libertés publiques dans le cadre du droit public et leur impact sur diverses branches du droit.

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Le document traite des libertés publiques, un concept né au 18e siècle et devenu central dans les politiques publiques après la Seconde Guerre mondiale, notamment en Afrique dans les années 90. Il explore la définition des libertés publiques, leur distinction par rapport aux droits de l'homme et aux droits fondamentaux, ainsi que les sources idéologiques et juridiques qui les influencent. Enfin, il souligne l'importance des libertés publiques dans le cadre du droit public et leur impact sur diverses branches du droit.

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Libertés publiques

Introduction

Né au 18e siècle, le concept de libertés publiques a eu une place


prépondérante dans les politiques publiques dès la fin de la 2e guerre
mondiale.
Après les tragédies des 2 guerres mondiales, la vie de l’ordre mondial prend
un autre tournant. Précisément en Afrique la notion de libertés publiques a
pris corps à partir des années 90 et 91.
La notion n’a pas fait l’objet de définition objective et précise dans les
dispositifs législatifs et réglementaires. Par ailleurs, dans la doctrine, les
auteurs eux-mêmes ne sont pas unanimes sur une définition objective de la
notion de libertés publiques.
Par contre le petit Robert retient des notions proches des libertés publiques
comme le droit de l’homme, les droits fondamentaux, le droit de la personne
humaine…
En effet, le point de départ commun de ces concepts est la notion de liberté
dans son acceptation intellectuelle. Du point de vue historique, la liberté est
la quête de l’homme la plus précieuse, celle dont le maintien rend nécessaires
les efforts sans cesse renouvelés.
La notion de liberté est susceptible de plusieurs définitions.
D’abord au sens strict, elle fait allusion à une personne qui n’est pas sous la
dépendance absolue de quelqu’un, elle s’oppose ainsi à la notion d’esclavage
et de servitude.
Ensuite au sens large elle signifie la capacité d’agir sans contrainte.
Enfin au sens politique et social elle implique la faculté d’agir au sein d’une
société organisée selon sa propre détermination dans la limite de son
encadrement juridique.
Ainsi on passe de l’état de liberté au sens philosophique de libre arbitre à
l’existence de libertés encadrées par des règles c’est-à-dire par le droit.
Hors les notions de liberté publique et des droits de l’homme ne se
comprennent qu’à travers le prisme du droit. En effet les libertés publiques
sont celles qui sont reconnues par un Etat et par le droit.
De ce fait il convert d’apporter une réflexion sur la distinction de la notion de
libertés publiques des autres précédemment évoquées, notamment le droit
de l’homme.
1. Définition des notions
Dans le langage courant de libertés publiques on parle indifféremment de
libertés publiques de droit de l’homme des droits fondamentaux.
Même si ce sont les mêmes approches communes, ces expressions peuvent
être distinguées.
D’une part on peut faire la distinction entre liberté publique et droit de
l’homme, ensuite libertés publiques et droits fondamentaux et enfin le terme
libertés publiques en elle seule.
1.1 Droits de l’homme et libertés publiques
Les droits de l’homme se définissent comme des prérogatives gouvernés par
des règles de droit que la personne détient dans ses relations avec les
particuliers et le pouvoir.
En substance les droits sont la source des libertés. Parler des libertés
publiques évoque le droit public, par conséquent elle implique une
intervention de l'État et du droit.
En outre, il convient de clarifier des situations qui nécessitent l’intervention
des libertés privées. Les premiers concerneraient les rapports avec l'État
alors que les seconds concernent les rapports entre particuliers.
En réalité, toutes les libertés intéressent l'État et le droit, y compris le droit
privé.
Les libertés sont publiques parce qu’elles sont reconnues et protégées par le
droit quelque soit l’objet de la liberté, par exemple la liberté syndicale.
C’est donc l’intervention du droit positif, élément de la traduction de la
reconnaissance par le pouvoir, l’état et le droit font d’une liberté une liberté
publique.
Ça prend en compte.
1.2 Libertés des libertés publiques et droits fondamentaux
Dans la discipline du droit constitutionnel comparé on retiendra que
l'expression droits fondamentaux en liberté publique qualifie les droits et
libertés protégés que l'exécutif ou le législatif s’approprient en vertu des
textes constitutionnels et internationaux, et souvent le juge constitutionnel
ou le juge international.
Par ailleurs l’expression libertés publiques désigne essentiellement des
libertés protégées en vertu d’une loi par le juge administratif ou judiciaire.
1.3 Définition des libertés publiques
Le concept ne renvoie pas à une expression telle les libertés privées. Dans le
cas des libertés publiques, la constitution ou le législateur protège les droits
et libertés contre une intervention trop grande de l’État, mais protège aussi
les droits et les libertés des individus par rapport à des groupes ou des
individus qui seraient oppressifs à leur égard.
Les libertés publiques peuvent être comprises avec une acceptation plus
stricte et plus ou moins large.
Dans une définition stricte, les libertés publiques seraient celles affirmées par
la constitution. Alors que dans une définition plus large les libertés publiques
seraient certes affirmées par la constitution mais aussi à d’autres niveaux de
la pyramide des normes juridiques comme la loi.
C’est d'ailleurs le sens ou la conception traditionnelle des libertés publiques
par la loi sous la 3e République.
2. Intérêt du cours
Discipline juridique, ce cours se situe dans le déroulement des études du droit
dont elle est transversale.
D’abord on peut affirmer que les libertés publiques sont une branche du droit
public. Elles concernent le droit constitutionnel et les institutions politiques en
ce qu’elles mettent en cause le pouvoir, terme qui évoque l’état et donc
légitimement le droit public.
L’état est à la base des théories des libertés publiques qui sont le fondement
des régimes libéraux. Le législateur, le gouvernement et le juge sont
directement concernés par la garantie de libertés d’où le lien premier avec le
droit constitutionnel.
Par le rôle des diverses autorités administratives les libertés publiques
intéressent aussi le droit administratif.
Par champ d’application des libertés publiques, il y a des limitations à
l’exercice de celle-ci dans un but d’intérêt général.
Le pouvoir ne doit pas porter atteinte aux libertés, même en les
réglementant, le droit administratif doit protéger les libertés.
Ne concernant pas uniquement le droit public, l'étude, les libertés publiques
touche toutes les branches du droit.
- Le droit pénal
Dans la mesure où les atteintes aux libertés publiques sont fréquemment
réprimés par le droit pénal ( sanctions pénales, principes fondamentaux du
droit pénal )
- Procédure pénale ( la garantie des droits de la défense )
- Procédure civile (le droit d’agir en justice)
- Le droit privé ( droit de la personne, droit de propriété et des biens,
droit des sociétés et droit des assurances… )
- Le droit social ( droit du travail, sécurité sociale, droit syndical et droit
de grève )
D’une manière générale on peut affirmer que les libertés publiques sont
d’une manière pluridisciplinaire dans la mesure où elle s’intéresse à toutes les
branches du droit.
Au-delà de l’intérêt juridique de ce cours, il agira également de démontrer
d’autres approches notamment sociologiques et même philosophiques étant
donné que les questions de libertés publiques concernent également les
questions d’ordre social et même de civilisation.
Le présent cours comprend 2 parties, d’une part il sera question de
développer les théories générales des libertés publiques et d'autre part leur
régime juridique.

Première partie : Théorie générale des libertés publiques

À partir de son affirmation par la démonstration, nous pouvons nous poser la


question de savoir d’où viennent les droits et libertés ? Comment sont-ils
devenus ? Quelles en sont les sources ?
Pour répondre à ces questions il convient d’aborder les fondements
idéologiques des libertés publiques ( chapitre I ) et sa reconnaissance (
chapitre II ).
Chapitre I : les sources idéologiques des libertés publiques
Les droits des libertés publiques ne viennent pas du néant, ils sont le
processus ils sont le produit d’un processus historique et d’une maturation
intellectuelle.
À cet effet on distingue 2 sources idéologiques ayant influencées les libertés
publiques à savoir les sources philosophiques ( section I ) et les sources
juridiques ( section II ).
Section I : les sources philosophiques des libertés publiques
Dans l’histoire des libertés publiques 3 courants philosophiques ont
largement dominé la matière. Il s’agit d’abord des sources issues des écoles
du droit naturel, la théorie du contrat social et enfin l’influence de la religion
notamment celle du christianisme.
Paragraphe I : les écoles du droit naturel
C’est un courant de pensée plus qu’une école qui puisent ses racines dans
l’histoire des idées, les théories du droit naturel sont multiples et remontent
aux philosophes du grec classique.
Cependant on distingue l’école du droit naturel objectif et celle subjective.
On rencontre le droit naturel objectif chez Aristote et Saint Thomas D'aquin.
C’est un lieu commun de la pensée antique et médiévale d’appréhender le
droit à travers le concept de justice.
Pour Aristote la nature obéit à un ordre rationnel, aussi la loi doit découler
non du sentiment intérieur mais d’une observation intelligente d’ordre naturel
supposée naturel.
Plus loin Saint Thomas D'aquin a entériné la théorie d'Aristote en
christianisant sa pensée, donne tout son relief à la théorie du droit naturel
distinguant la loi divine révélée, la loi naturelle et ce que les hommes
comprennent par raison, et le droit positif.
Pour le philosophe et le théologien forts de ces fondements, l’homme doit
rechercher les ajustements possibles de la matière suivante :
- A côté de la loi divine
II y’a une loi naturelle d’ordre divin.
Le droit naturel de type moderne est subjectif si la nature n’est plus
cosmique, elle est individuelle et laïcisée.
Selon cette école, la conception du droit naturel est une conception qui
entend se libérer de l’emprise théologique.
Elle rejette l’idée d’un droit à découvrir dans la nature. En substance la liberté
implique l’indépendance de sa volonté par rapport à la raison.;
Ce n’est plus la raison qui gouverne la volonté mais plutôt la volonté qui
gouverne la raison

Au profit de cette souveraineté ( le Léviathan 1651 ). Le contrat social est


alors perçu comme restrictif de l’exercice incontrôlé de l’individualisme.
La finalité du pacte social est d’obtenir la sécurité collective. Pour John Locke
dans son essaie intitulé “l’origine, l’extension est la fin d’un gouvernement
civil” en 1669 pense que le passage obligatoire par un contrat social organise
mieux la vie en société et n'aboutit qu' à supprimer les libertés et les droits
fondamentaux, notamment la propriété et la sécurité.
Cependant de nombreux auteurs ont fait évoluer les mentalités et permis la
révolution. Pour Montesquieu dans son ouvrage intitulé l’esprit des lois ( 1748
) s'est affiché comme un véritable théoricien sur la séparation des pouvoirs,
mais également sur les questions des libertés publiques.
D’ailleurs la déclaration universelle des droits de l’homme de 1789 en fait un
dogme essentiel à l’organisation du pouvoir : une société dans laquelle la
garantie des pouvoirs n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs
déterminés n’a pas de constitution.
Voltaire avec “les lettres philosophiques” et le “dictionnaire physique” met en
avant la tolérance et le respect de l’autre, la liberté de conscience, la
condamnation de la peine de mort, de la torture et l’arbitraire.
Pour Jean Jacques Rousseau dont la pensée a eu l’une des plus grandes
influences avec le contrat social de 1762 sur l’avènement moderne des droits
de l’homme et les libertés fondamentales.
Le livre commence par : “l’homme est né libre partout où il est dans les faits.
Tel se croit le maître des autres qui ne laisse pas plus esclave qu’eux”.
La déclaration de 1789 reprend la même idée dans son article 1er “les
hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.
Pour Rousseau le passage au contrat social est une nécessité pour parvenir à
la création d’une société.
Paragraphe III : Les influences religieuses
Dans la théorie occidentale la bible propose la conception de tradition de la
valeur inaliénable de l’être humain. Les influences religieuses sur les droits de
l’homme et des libertés fondamentales ont été ignorées compte tenu du rôle
joué par les révolutions dans l’élaboration des droits de l’homme.
On ne saurait également négliger que ces principes sont inséparables de la
religion chrétienne.
De tout le temps, l’église catholique a rejeté la
Philosophie des droits de l’homme perçue comme un universalisme
concurrent de la même manière que les autres religions monothéistes pour
lesquelles, les droits de l’homme ne peuvent venir que de Dieu.
La philosophie chrétienne traduit l’essence de la limitation temporelle du fait
de l’importance de Dieu. Elle donne tout son sens à la fameuse citation : “à
César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu” .
C’est aussi fondement que repose le principe de subsidiarité que l’on retrouve
dans le droit communautaire. Selon l'Église, le Christ à une conception
structurée de la dignité de la personne humaine créée par Dieu à son image.
Comme le soulignait Jean Livero, cette pensée a été une source indirecte
d’inspiration.
Il estime que : “si donc la déclaration n’a rien emprunté de l’église chrétienne,
du moins lui doit-elle l’essentiel, la formation des mentalités qui rendait
possible”.
Jacques Maritain avait fait le rapprochement du droit naturel et de la religion
chrétienne non pas dans ces apparences mais dans sa substance : “… une
société dans laquelle les valeurs humaines de l'évangile nous a fait prendre
conscience de la dignité et des droits de la personne”.
Section II : Les sources juridiques des libertés publiques
L’approche des droits de l’homme par le biais du droit se veut une démarche
réaliste et non idéaliste. De telles conceptions à l’immense avantage de poser
concrètement les problèmes et de dégager les solutions, les conceptions
juridiques participent à cette approche.
En effet l’essence des conceptions juridiques des libertés publiques repose
sur les théories du positivisme juridique ( paragraphe I ) et le positivisme
sociologique ( paragraphe II ).
Paragraphe I : Le positivisme juridique
Selon cette théorie le droit naturel n’existe pas; les droits de l’homme non
plus d’une certaine manière ne peuvent que correspondre aux libertés
publiques à travers des lois en vigueur.
Plusieurs auteurs ont contribué au développement de ce positivisme,
notamment Hans KELSEN, Carré de MALBERG.
Pour le premier l’état de droit se ramène à un ordre hiérarchique des normes,
à une pyramide composée de niveaux superposés subordonnés les unes aux
autres.
Il s’agit d’une vision formaliste du droit “une norme est une norme juridique
en tant qu’elle appartient à un ordre juridique”. Pour le second le droit n’est
autre chose que l’ensemble des règles imposées aux hommes sur un territoire
déterminé par une autorité supérieure capable de commander avec une
puissance efficace, de détermination et de contrainte irrésistible.
Hors cette autorité n’existe que dans l'État.
Pour les tenants du positivisme juridique la question de provenance des
normes, donc de leur substance n’ont pas d’importance.
Maurice HAURIOU pour sa part ne manque pas de dénoncer les risques pour
la liberté. Selon lui, le climat de la liberté est remplacé par celui de l’ordre et
de l’autorité.
La maxime fondamentale n’est plus “tout ce qui n’est pas défendu est
permise jusqu'à la limite” “elle est tout ce qui n’est pas conforme à la
constitution est sans valeur juridique”.
Paragraphe II : positivisme sociologique
II rejette aussi l’approche métaphysique du droit et fait recours au droit
naturel. II considère que : “le droit serait le produit spontané de la
conscience collective, autrement dit le pur produit d’un déterminisme social”.
Léon Duguit est à l’origine de cette théorie et considère que le droit est avant
tout une création psychologique de la société.
Ainsi les lois ne sont pas le simple volontarisme de la puissance publique mais
la concrétisation juridique d’une forme de demande ou de conscience sociale.
Incontestablement le positivisme sociologique paraît très séduisant car il
semble résoudre en partie la question de la provenance des droits de
l’homme et des libertés fondamentales.
Il est d’ailleurs largement utilisé par les juges internationaux des droits de
l’homme mais aussi par les juges constitutionnels.

Chapitre II : La reconnaissance des libertés publiques

La première façon de savoir si les libertés publiques existent au moins


formellement dans un pays, c’est de se reporter à ces textes fondamentaux
notamment la constitution.
Au-delà de la constitution, les conventions internationales régionales
consacrent des droits et libertés fondamentales qui ont vocation à
s’appliquer dans l’ordre interne d’un pays ( section I ), mais également des
mécanismes de classification ( section II ).
Section I : La consécration juridique des libertés publiques par les États
Paragraphe I : Au niveau international
L’assemblée générale de l’ONU a adopté un certain nombre d’instruments
juridiques afin de protéger les droits et les libertés de la personne humaine.
Ces instruments peuvent avoir une vocation générale ou s’appliquer à des
domaines précis ou à des catégories particulières de personnes. Il s'agit
entre autres :
- De la DUDH du 10 décembre 1948.
- Le pacte international relatif au droit civil et politique le 19 novembre
1966.
- Le pacte international relatif au droit économique social et culturel le
19 décembre 1966
- La convention pour la prévention et la dépression du crime et du
genocude ( le 21/12/1948 )
- La convention internationale sur l’élimination de toute discrimination
raciale ( 21/12/1966 )
- La convention sur la torture ou autres peines ou traitements cruels
inhumains ou dégradants le 10 décembre 1984
- La convention sur toute forme de discrimination à l’égard des femmes
( 18 décembre 1979 )
- La convention relative au droit de l’enfant
Paragraphe II : Au niveau régional
La démarche d’internationalisation et de mondialisation des droits de
l’homme et des libertés fondamentales mets pas seulement un processus des
nations unies.
On évoque le terme régionalisation des droits de l’homme pour qualifier un
phénomène qui concerne soit un continent, soit une zone du monde.
Il s’agit entre autres de l’Europe, l’Amérique, l’Afrique et le monde
arabomusulam.
Le conseil de l’Europe a adopté la convention européenne de sauvegarde des
droits de l’homme et des libertés fondamentales entres en vigueur le 3
septembre 1953.
Cette cibentiin se préoccupe d’une part de la proclamation des droits, et
d’autres parts d’une orhanisatii juridictionnelle de leur défense pour les
victimes de violation.
En Amerique l’ensemble des États disposent d’une organisation spécifique de
qui la charge dite de Bogota du 30 avril 1948. Cette organisation représente
une solidarité de bon voisinage entre l’ensemble du continent américain.
Ces états adoptèrent la convention américaine relative aux droits de
l’homme. Les droits fondamentaux qui y sont énoncés comprennent au mieux
des droits civils et politiques que les droits économiques et sociaux.
Le monde arabo musulam a adopté à travers le conseil de la ligue des États
arabes tenus au Caire le 15 septembre 1994 la charte arabe des droits de
l’homme.
Lappriche relogieuse ou dogmatique des droits de l’homme en terme d’Islam
induit une relative incompatibilité avec les instruments internationaux de
proclamation qui ont été élaborés dans un esprit souvent laïque ou au moins
non religieuse.
Cela explique que beaucoup d’états arabo musulmans, soit n’ont pas ratifiés
ces textes soit ont émis de grandes réserves avant de procéder à sa
ratification.
En Afrique après la décolonisation et l’indépendance des États, une charte
dite Addis Abeba a été adoptée le 25 mai 1963 pour organiser l’unité
africaine.
À l’occasion de cette charte les Etats africains ont posé un certain nombres
de principes jugés essentiels :
- L'affirmation de l’indépendance des États et du droit des peuples à
disposer d’eux-mêmes
- Le rejet du colonialisme
- La garantie des droits de l’homme
- L'intangibilité des frontières
- Légalité souveraineté des États
À partir de 1981 les droits de l’homme et les libertés fondamentales
deviennent plus déterminants à reconnaître et à partager.
C’est ainsi que fut adoptée lors de la conférence de Nairobi le 25 juin 1981 la
charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Entre en vigueur le 21 octobre 1986 ce texte est une synthèse entre plusieurs
approches de la problématique des droits de l’homme et des libertés
fondamentales.
Paragraphe III : Au niveau national
La constitution ainsi que les lois et règlements reconnaissent les principales
libertés publiques au Mali. Les dispositions constitutionnelles relatives aux
droits et libertés ressortent des principaux instruments juridiques
internationaux.
D’ailleurs le préambule de la constitution du 25 février 1992 proclame que le
peuple souverain du Mali souscrit à la déclaration universelle des droits de
l’homme de 1789 et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Le titre 1er de la constitution est consacré aux droits fondamentaux de la
personne humaine. Il comprend 24 articles qui se répartissent les principales
catégories des droits de l’homme :
- Droit civil et politique d’une part
- D’autre part le droit économique social et culturel
Auxquels on pourrait ajouter quelques droits de la solidarité.
Section II : Classification des libertés publiques
La classification permet de mieux comprendre de quoi on parle, cela est
naturellement valable pour les droits de l’homme. Mais néanmoins si elle est
nécessairement un aspect artificiel, la classification est indispensable pour
cerner la complication des droits et libertés fondamentaux.
Deux critères peuvent être utilisés : l’objet ( paragraphe I ) et la hiérarchie (
paragraphe II ).
Paragraphe I : Classification par objet
Si on se réfère à l’objet des droits et libertés, on peut observer dans la
doctrine 2 types de classification : une bipartite et une tripartite.
Cette diversité d’approche mérite là encore une complexité et la recherche
des droits et libertés.
Le classement en 2 grandes parties est préféré par Laurent RICHET et Yves
MADIOT qui distinguent les libertés individuelles et les libertés collectives.
Paragraphe II : Classement par hiérarchie
Elle pose des nombreuses questions théoriques fondamentales aussi bien que
dans l’ordre juridique interne que l’international.
En effet il est difficile de considérer que tous les droits et libertés sont
identiques, mais il est aussi difficile d’établir une hiérarchie incontestable

Paragraphe I : Le droit à la vie à la sécurité et à l’intégrité de la


personne
L’article 1er de la constitution du 25 février 1992 dispose que “la personne
humaine est sacrée et inviolable”. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à
la sécurité et à l’intégrité de sa personne.
Le droit à la vie est un droit fondamental dont la garantie permet l’exercice
des droits et libertés fondamentaux. À ce droit fondamental est lié un
principe fondateur à savoir : la dignité de la personne humaine.
Cette consécration constitutionnelle du droit à la vie est une réaction justifiée
du constituant face au crime et autres violations qui peuvent entraîner la fin
de la vie.
Le droit de disposer de son corps et le droit à l’intégrité physique découlent
du droit de la vie. Étant les plus fondamentales des libertés physiques, elles
ont pour point commun de reconnaître à la personne humaine la maîtrise de
son corps en lui permettant la libre disposition, et la seconde en interdisant
de lui porter atteinte.
Paragraphe II : La liberté de la presse d’entreprendre d’aller et de
venir
L’article 7 de la constitution du 25 février 1992 dispose que : “la liberté de
presse est garantie et reconnue. Elle s’exerce dans les conflits fixées par la
loi”.
À travers cette disposition la presse doit être observée sous l’angle d’une
liberté pour le journal comme pour le journaliste, la liberté de publication et
de diffusion.
La loi n00-046 du 7 juillet 2000 portant régime de presse détermine les
conditions d’exercice de la liberté de presse. Elle concerne
- la liberté de création des journaux
- la liberté de collecte de l’information directement ou par l’entremise
d’une agence de presse
- la liberté de l’exercice de la profession journalistique
Le régime juridique de la liberté de presse est relativement simple. Il repose
sur le principe de la décision préalable auprès du procureur de la république
afin de donner des informations sur plusieurs éléments essentiels :
- le titre du journal et son mode de publication
- le nom et la demeure du directeur de publication
- l’indication de l’imprimerie
S’agissant de la liberté d’entreprendre elle est garantie par l’article 14 de la
constitution de 1992. Il s'agit des SARL, SA, SNC, SCS, GIE
Cette liberté trouve sa particularité dans l’acte uniforme de l’OHADA.
Enfin la liberté d’aller et de venir est une composante de la liberté
individuelle reconnu par l’article 5 de la constitution de 1992.
Elle comporte la liberté de mouvement sur son propre territoire national, sans
avoir besoin des autorisations de déplacement.
Paragraphe III : La liberté de pensée, les consciences, de religion,
d’opinion et d’expression
L’article 4 de la constitution de 1992 dispose que : “toute personne a droit la
liberté de pensée, de conscience de religion du culte d’opinion d’expression…
dans le respect de la loi”.
La liberté d’opinion et d’expression sont des libertés fondamentales dans une
démocratie en général, elle emporté plusieurs conséquences notamment par
les pouvoirs publics.
Elle suppose d’abord une mentalité de l'État et de ses représentants face à la
diversité des opinions sauf si elle vise par exemple à remettre en cause de
manière non démocratique les fondements de la république.
Elle exige le respect des opinions de chacun des citoyens même si des
compromis sont à rechercher pour des citoyens qui sont des agents publics.
Chaque personne est libre de croire à la religion de son choix; ce qui implique
la possibilité de changer et de l’exprimer publique ou en privé sous
différentes formes pour qu’elle soit réelle il est logique que l’état soit en
position de neutralité en permettant l’expression des choix individuels ou
collectifs.
Pourtant les relations entre les États et les religions n’ont jamais été simples.
Il existe une gamme de relations allant d'État religieux à des États laïques en
passant par des religions d'État.
La place de la religion dans les états demeure souvent une source importante
d’incompréhension, voire de conflit.
La liberté d’expression est au cœur de la liberté d’opinion dans la mesure où
elle permet d’exposer une opinion pour la partager et la discuter avec autrui.
L’épanouissement de cette liberté est essentielle au fonctionnement de la
démocratie

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