3.
Procédures d’audit des immobilisations :
Immobilisations en non-valeur
1. Obtention de la liste des immobilisations en non-valeurs
Demander le grand livre des comptes des immobilisations en non-valeurs.
Obtenir la balance des comptes correspondants.
Vérifier la concordance entre les données comptables et les états financiers.
2. Vérification de l'existence et de la justification
Examiner les documents justificatifs liés aux frais enregistrés en immobilisations en
non-valeurs (frais de constitution, frais de recherche et développement, frais
d’émission d’emprunt, etc.).
Vérifier que ces frais sont réellement engagés et qu’ils correspondent à des dépenses
nécessaires pour l’entreprise.
S’assurer que l’enregistrement en immobilisations en non-valeurs est justifié et
conforme aux normes comptables applicables.
3. Vérification des enregistrements comptables
S’assurer que les immobilisations en non-valeurs sont enregistrées dans les bons
comptes et ne sont pas confondues avec des charges.
Vérifier les écritures comptables liées à ces immobilisations (date, montant,
contrepartie).
S’assurer que les amortissements et/ou reprises de charges sont bien enregistrés
conformément aux règles comptables.
4. Vérification de l’évaluation et de l’amortissement
Vérifier si les immobilisations en non-valeurs sont correctement évaluées selon leur
nature.
S’assurer que les frais amortissables (ex. : frais de constitution) sont amortis sur la
durée prévue par la réglementation.
Vérifier si des charges doivent être passées en charges exceptionnelles en cas
d’irrécouvrabilité ou d’obsolescence.
5. Vérification des mouvements et variations
Examiner les nouvelles immobilisations en non-valeurs enregistrées durant
l’exercice.
Vérifier les écritures de retraitement ou de sortie des immobilisations en non-valeurs
(ex. : passage en charges).
S’assurer que les dotations aux amortissements sont bien calculées et
comptabilisées.
6. Vérification des tests de perte de valeur
Vérifier si l’entreprise a réalisé un test de perte de valeur sur les immobilisations en
non-valeurs.
Examiner les méthodologies utilisées pour justifier leur maintien à l’actif.
S’assurer que les dépréciations nécessaires ont été comptabilisées si ces frais ne
génèrent plus d’avantages économiques futurs.
7. Vérification de la présentation et de l’information en annexe
Vérifier la correcte présentation des immobilisations en non-valeurs dans le bilan et
les notes annexes.
S’assurer que les informations sur la nature, le montant et le mode d’amortissement
sont bien divulguées.
Vérifier la conformité avec les principes comptables applicables et les exigences
légales.
Immobilisations incorporelles
Procédures d’audit des immobilisations incorporelles
1. Obtention de la liste des immobilisations incorporelles
Demander le grand livre des comptes des immobilisations incorporelles.
Obtenir la balance des comptes des immobilisations incorporelles.
Vérifier la concordance entre les données comptables et les états financiers.
2. Vérification de l'existence et de la propriété
Examiner les documents justificatifs des immobilisations incorporelles (brevets,
licences, logiciels, marques, fonds de commerce, frais de recherche et
développement).
Vérifier que ces actifs sont bien détenus par l’entreprise (contrats d’acquisition,
certificats de propriété, contrats de cession).
S’assurer que les droits associés (exploitation, usage) sont valides et non expirés.
3. Vérification des enregistrements comptables
S’assurer que les immobilisations incorporelles sont enregistrées dans les bons
comptes et respectent les critères d’activation définis par les normes comptables.
Vérifier que les acquisitions sont correctement comptabilisées (date, montant,
contrepartie).
Examiner les écritures comptables pour détecter des erreurs ou omissions.
4. Vérification de l’évaluation
S’assurer que les immobilisations incorporelles sont enregistrées au coût
d’acquisition ou de production, conformément aux normes comptables.
Vérifier si les immobilisations incorporelles générées en interne respectent les
critères de reconnaissance comptable (ex. : séparation entre phase de recherche et
phase de développement).
Comparer les montants comptabilisés avec les valeurs marchandes ou les valeurs de
référence (brevets, licences, etc.).
5. Vérification des amortissements et des tests de dépréciation
Vérifier si les immobilisations incorporelles sont amorties selon leur durée d’utilité et
les règles en vigueur.
S’assurer que les tests de perte de valeur (impairment tests) sont réalisés, en
particulier pour les actifs à durée de vie indéterminée (ex. : goodwill, marques).
Examiner les calculs de dépréciation et leur justification en cas de baisse de valeur.
6. Vérification des mouvements et variations
Examiner les nouvelles acquisitions d’immobilisations incorporelles (contrats d’achat,
justificatifs de paiement).
Vérifier les cessions et sorties d’immobilisations incorporelles et s’assurer que les
plus-values ou moins-values sont bien enregistrées.
S’assurer que les revalorisations éventuelles sont justifiées et conformes aux normes
comptables.
7. Vérification de la présentation et de l’information en annexe
Vérifier la correcte présentation des immobilisations incorporelles dans le bilan et les
notes annexes.
S’assurer que toutes les informations exigées (méthodes d’évaluation, durée
d’amortissement, tests de dépréciation) sont bien divulguées.
Vérifier la conformité avec les principes comptables et les normes applicables.
Immobilisations corporelles :
1. Obtention de la liste des immobilisations corporelles
Demander le grand livre des comptes des immobilisations corporelles.
Obtenir la balance des comptes des immobilisations corporelles.
Vérifier la concordance entre les données comptables et les états financiers.
2. Vérification de l'existence et de la propriété
Examiner les documents justificatifs des immobilisations corporelles (factures
d’achat, actes de propriété, contrats de location-financement, certificats
d’immatriculation).
Effectuer une inspection physique pour s’assurer que les immobilisations corporelles
existent réellement.
Vérifier que les biens appartiennent bien à l’entreprise et ne sont pas loués ou pris
en crédit-bail, sauf mention spécifique en annexe.
3. Vérification des enregistrements comptables
S’assurer que les acquisitions sont enregistrées dans les bons comptes et à la bonne
période.
Vérifier que les coûts d’acquisition incluent les frais accessoires (transport,
installation, droits de douane).
Examiner les écritures comptables des immobilisations pour détecter des erreurs
d’imputation.
4. Vérification de l’évaluation
S’assurer que les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût
d’acquisition ou de production, conformément aux normes comptables.
Vérifier si des réévaluations ont été effectuées et si elles respectent les règles
comptables en vigueur.
Comparer la valeur nette comptable avec les valeurs de marché pour identifier
d’éventuelles dépréciations non enregistrées.
5. Vérification des amortissements et des tests de dépréciation
Vérifier que les amortissements sont calculés correctement selon la durée de vie
estimée de chaque actif.
S’assurer que les méthodes d’amortissement appliquées sont conformes aux
principes comptables.
Examiner les tests de perte de valeur pour les immobilisations corporelles en cas
d’indicateurs de dépréciation (obsolescence, sous-utilisation, sinistre, etc.).
6. Vérification des mouvements et variations
Examiner les nouvelles acquisitions d’immobilisations corporelles (contrats d’achat,
factures, paiements).
Vérifier les cessions et sorties d’immobilisations corporelles et s’assurer que les plus-
values ou moins-values sont bien enregistrées.
S’assurer que les immobilisations mises hors service sont correctement retraitées
comptablement.
7. Vérification de la présentation et de l’information en annexe
Vérifier la correcte présentation des immobilisations corporelles dans le bilan et les
notes annexes.
S’assurer que toutes les informations exigées (méthodes d’évaluation, durée
d’amortissement, engagements liés aux biens) sont bien divulguées.
Vérifier la conformité avec les principes comptables et les normes applicables.
Immobilisations financières :
1. Obtention de la liste des immobilisations financières
Demander le grand livre des comptes des immobilisations financières.
Obtenir la balance des comptes des immobilisations financières.
Vérifier la concordance entre les données comptables et les états financiers.
2. Vérification de l'existence et de la propriété
Demander et examiner les documents justificatifs des immobilisations financières
(contrats d’achat, certificats de propriété, relevés bancaires, titres de participation,
contrats de prêt).
Effectuer une circularisation auprès des tiers (banques, entreprises détenues,
partenaires financiers) pour confirmer l’existence et la propriété des investissements.
Vérifier la présence de ces investissements dans les rapports de gestion et registres
d’investissement.
3. Vérification des enregistrements comptables
S’assurer que les immobilisations financières sont enregistrées dans les bons
comptes (comptes d’immobilisations financières et non en actif circulant).
Vérifier si les acquisitions et les cessions sont correctement comptabilisées (date,
montant, contreparties).
Examiner les écritures comptables liées aux intérêts générés par ces immobilisations.
4. Vérification de l’évaluation
S’assurer que les immobilisations financières sont comptabilisées au coût
d’acquisition ou à la juste valeur selon la réglementation en vigueur.
Vérifier les ajustements éventuels de dépréciation en analysant les indicateurs
financiers des entreprises détenues.
Comparer la valeur des titres cotés aux cours de bourse et analyser les éventuelles
différences.
5. Vérification des cessions et mouvements
Examiner les documents relatifs aux acquisitions récentes (contrats, relevés
bancaires).
Vérifier les cessions d’immobilisations financières en s’assurant que les paiements
ont été reçus et enregistrés correctement.
S’assurer que les plus-values et moins-values de cession sont bien comptabilisées.
6. Vérification des tests de dépréciation
Vérifier si l’entreprise a réalisé un test de perte de valeur pour ses investissements
financiers.
Examiner les méthodologies utilisées et leur conformité aux normes comptables.
Vérifier si des provisions pour dépréciation ont été enregistrées en cas de perte de
valeur.
7. Vérification de la présentation et de l’information en annexe
Vérifier la correcte présentation des immobilisations financières dans le bilan et les
notes annexes.
S’assurer que toutes les informations exigées (méthodes d’évaluation, risques
financiers, transactions avec les parties liées) sont bien divulguées.
Vérifier la cohérence entre les états financiers consolidés et individuels concernant
les participations.
Risque liés à l’audit des immobilisations :
Risque des immobilisations en non valeur :
Risque de non-respect des critères d’activation
Certaines dépenses peuvent être enregistrées en immobilisations alors qu’elles devraient
être comptabilisées en charges, faussant ainsi la présentation des états financiers.
Risque de surévaluation des actifs
Immobiliser des frais qui ne remplissent pas les critères d’activation peut gonfler
artificiellement les actifs de l’entreprise, ce qui peut induire en erreur les utilisateurs des
états financiers.
Risque d’amortissement incorrect
Si les immobilisations en non-valeurs ne sont pas correctement amorties, cela peut entraîner
une surévaluation des actifs dans les états financiers, faussant ainsi l’image fidèle de la
situation financière de l’entreprise.
a Risque de non-conformité fiscale
Certaines immobilisations en non-valeurs ne sont pas déductibles fiscalement de la même
manière qu’elles sont comptabilisées, ce qui peut entraîner des erreurs dans la déclaration
fiscale de l’entreprise.
Risque de manque de documentation justificative
L’absence de documents probants pour justifier les dépenses immobilisées peut mener à
une non-conformité des enregistrements comptables et à une remise en cause de la validité
des actifs.
Risque de l’immobilisation incorporelle :
Rsique de mauvaise classification
Certaines dépenses peuvent être classées à tort en immobilisations incorporelles alors
qu’elles devraient être considérées comme des charges, par exemple, les frais de publicité
ou les frais de recherche non capitalisables.
Risque de surévaluation des actifs
La comptabilisation d'immobilisations incorporelles surévaluées, comme des marques ou des
droits d’auteur sans valeur future certaine, peut conduire à une présentation incorrecte des
actifs de l'entreprise.
Risque de non-activation des immobilisations incorporelles admissibles
Certains actifs incorporels, comme les logiciels développés en interne ou les brevets,
peuvent ne pas être correctement capitalisés, ce qui peut sous-estimer les actifs de
l'entreprise et fausser les résultats financiers.
Risque d’amortissement incorrect ou inexistant
L’absence d’amortissement ou l’amortissement incorrect des immobilisations incorporelles
(par exemple, amortissement excessivement long pour des actifs à durée de vie limitée) peut
entraîner une surévaluation des actifs et une surestimation du résultat net.
Risque de non-dépréciation des immobilisations incorporelles
Ne pas tester ou ne pas comptabiliser la dépréciation des immobilisations incorporelles
lorsque leur valeur recouvrable devient inférieure à leur valeur comptable peut fausser
l’image fidèle de la situation financière de l'entreprise.
Risque d’absence de preuve de l'existence et de la valeur des actifs incorporels
La difficulté de prouver l'existence réelle ou la valeur des immobilisations incorporelles (ex :
goodwill, brevets) peut remettre en question leur validité et leur fiabilité comptable.
Risque de non-respect des critères de capitalisation des coûts de développement
Les coûts de recherche et développement peuvent être mal capitalisés, en particulier si les
critères de faisabilité technique ou de rentabilité future ne sont pas remplis.
Risque de l’immobilisation corporelle :
Risque de mauvaise classification des actifs
Certaines immobilisations corporelles peuvent être mal classées, par exemple, une dépense
qui devrait être classée en charge (ex : entretien courant) est enregistrée en immobilisation,
faussant ainsi les états financiers.
Risque de non-enregistrement de certaines immobilisations
Il existe un risque que certaines immobilisations corporelles n'aient pas été comptabilisées
dans les livres, soit par erreur, soit en raison d’une gestion inappropriée des inventaires.
Risque de surévaluation des immobilisations corporelles
Certaines immobilisations corporelles peuvent être comptabilisées à des valeurs supérieures
à leur valeur réelle, en particulier dans le cas de réévaluations non justifiées ou d’erreurs
dans les estimations de valeur des actifs.
Risque de non-dépréciation des actifs
Ne pas procéder à un test de dépréciation sur certaines immobilisations corporelles lorsque
leur valeur recouvrable est inférieure à leur valeur comptable peut entraîner une
surestimation des actifs de l’entreprise.
Risque de non-respect des durées d’amortissement
L’amortissement incorrect (durées trop longues ou trop courtes) des immobilisations
corporelles peut fausser l’image fidèle de la situation financière de l’entreprise en exagérant
ou en minimisant les charges d’amortissement.
Risque d’erreurs dans le suivi des acquisitions et cessions
Les acquisitions, cessions ou destructions d’immobilisations corporelles peuvent ne pas être
correctement enregistrées, ce qui peut entraîner des erreurs dans le calcul des
amortissements ou des plus-values/pertes sur cession.
Risque d’oubli dans l’évaluation des coûts accessoires
L’évaluation des immobilisations corporelles doit inclure tous les coûts accessoires
directement liés à l’acquisition ou à la mise en état de fonctionnement de l’actif (frais de
transport, installation, etc.). Le risque est que ces coûts soient omis, entraînant une sous-
évaluation des actifs.
Risque d’absence de justificatifs pour les immobilisations corporelles
L’absence de documents justificatifs tels que factures, contrats ou bons de livraison pour
certaines immobilisations corporelles peut compromettre la validité des enregistrements
comptables.
Risque de fraude ou d’usurpation d'immobilisations corporelles
Certaines immobilisations corporelles peuvent ne pas exister ou avoir été détournées sans
enregistrement adéquat, ce qui peut entraîner des erreurs dans les états financiers et un
risque de fraude.
Risque de l’immobilisation financière :
Risque de mauvaise évaluation des titres
Les titres de participation ou autres immobilisations financières peuvent être mal évalués,
par exemple, en raison de l’utilisation de méthodes inappropriées pour déterminer leur
valeur juste (ex : valeur de marché ou valeur comptable incorrecte).
Risque de non-comptabilisation des titres
Certaines immobilisations financières, telles que les participations ou les prêts à long terme,
peuvent être omises ou oubliées dans les états financiers, ce qui peut fausser la présentation
des actifs de l’entreprise.
Risque de non-dépréciation des titres
Si la valeur d’un titre de participation ou d’un prêt diminue de manière significative, il est
nécessaire de comptabiliser une dépréciation. Ne pas procéder à cette dépréciation lorsque
nécessaire constitue un risque majeur de surévaluation des actifs financiers.
Risque de mauvaise classification des immobilisations financières
Certaines immobilisations financières peuvent être classées de manière incorrecte dans les
états financiers, par exemple, une créance à long terme peut être classée à tort en créances
à court terme, faussant ainsi la présentation du bilan.
Risque de non-respect des règles de consolidation
Si l’entreprise détient des participations importantes dans d'autres sociétés, il existe un
risque de non-respect des normes de consolidation (notamment IFRS ou normes locales) et
de non-intégration des comptes des filiales dans les états financiers consolidés.
Risque d’absence de documentation justificative
L’absence de documents justificatifs pour certaines immobilisations financières, tels que les
contrats de prêt, les actes de cession ou les preuves de détention de titres, peut entraîner
des irrégularités ou des erreurs dans les enregistrements comptables.
Risque lié à la gestion des intérêts et dividendes
Les intérêts sur les prêts ou les dividendes sur les titres de participation peuvent ne pas être
correctement comptabilisés, entraînant une mauvaise présentation des produits financiers
dans les comptes.
Risque de non-comptabilisation des revenus financiers
Les revenus générés par les immobilisations financières, comme les intérêts sur les prêts ou
les dividendes reçus, peuvent être omis ou mal comptabilisés, ce qui affecte le résultat
financier de l’entreprise.
Risque de non-conformité avec les normes comptables et fiscales
Il peut y avoir un risque de non-respect des normes comptables locales (par exemple, PCG
marocain) ou des normes internationales (IFRS) pour le traitement des immobilisations
financières, notamment en matière de classification, d’évaluation et d’amortissement.