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Poly TP MDF

Le document présente des travaux pratiques en mécanique des fluides à l'Université Mohammed V, incluant des expériences sur l'impact d'un jet sur un obstacle, des méthodes de mesure de débit, et les pertes de charge. Chaque TP décrit les objectifs, le dispositif expérimental, les calculs nécessaires, et les procédures de mesure. Les résultats expérimentaux doivent être comparés aux valeurs théoriques pour analyser les écarts.

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UNIVERSITE MOHAMMED V

ECOLE MOHAMMADIA D’INGENIEURS

DEPARTEMENT GENIE MECANIQUE


LABORATOIRE DE MECANIQUE DES FLUIDES

TRAVAUX PRATIQUES
DE MECANIQUE DES FLUIDES

TP 1 : Impact d’un jet sur un obstacle


TP 2 : Etude des méthodes de mesure de débit
TP 3 : Pertes de charge linéaires et singulières

1
TP1
IMPACT D’UN JET SUR UN OBSTACLE

Le fonctionnement de divers dispositifs de propulsion et de sustension ainsi que celui de certaines


turbomachines (Turbine Pelton) peut être expliqué par simple application du théorème de quantité de
mouvement ou "théorème d’Euler".
Un moyen de produire un travail mécanique à partir d’un fluide sous pression est d’utiliser cette
pression pour accélérer le fluide sous forme d’un jet à grande vitesse. Ce dernier dirigé sur les augets
d’une roue de turbine l’entraîne en rotation, la force d’entraînement étant due à la variation de quantité
de mouvement se produisant à la rencontre du jet et des augets.

I- BUT DE LA MANIPULATION
- Calcul et mesure des forces engendrées par un jet d’eau frappant un aubage.
- Importance de la forme géométrique de l’aubage.

II- DISPOSITIF EXPERIMENTAL


Le dispositif expérimental comprend essentiellement :
- Un réservoir d’alimentation muni d’une pompe est relié à une tuyère verticale, celle-ci produit un jet
d’eau de vitesse moyenne V0quifrappe un augeten forme de disque ou d’hémisphère avec une vitesse
→ →
U 1 . Le jet est dévié de sorte que le fluide quitte l’aubage avec une vitesse U 2 inclinée d’un angle
 par rapport à l’axe vertical (Figure 1.1).
- Tuyère et aubage sont enfermés dans un cylindre transparent; à la base de celui-ci l’eau est recueillie
et envoyée dans le réservoir de mesure de débit.
- Trois vis permettent de régler la position de la tuyère pour que le jet rencontre l’aubage en son centre.
- Un dispositif de mesure des forces engendrées par le jet. Ce dispositif comprend un levier coudé

maintenu sensiblement horizontal par un ressort réglable. La force F exercée sur l’aubage est
compensée par l’action d’une masse mobile M qu’on déplace le long du bras de levier devant une
graduation centimétrique pour établir l’équilibre horizontal du levier.

x’ x’


  U1
U1 U2

h U2

V0 V0

x x

Figure 1.1

2
III- CALCUL DES FORCES
En choisissant un volume de contrôle autour de l’obstacle et en appliquant le théorème de quantité de
mouvement pour un écoulement permanent et incompressible, on obtient :


→ → →
 →

  V  v . n  ds =  F
→ → →
m U 2 − m U 1 = F

Débit de quantité de Débit de quantité de


mouvement sortant mouvement entrant

m : débit massique.
- On néglige les variations de cote et de pression dans le jet pendant son contact avec l’obstacle ainsi
que les pertes par frottement visqueux.
- On suppose que le jet arrive perpendiculairement à l’obstacle suivant son axe et qu’il le quitte
tangentiellement.
- La vitesse U1est inférieure à la vitesse V0 car le jet est décéléré par l’effet de la pesanteur, elleest
donnée par :
U 12 = V02 − 2 gh

IV- REGLAGES ET MISE EN SERVICE


- Fixer un des obstacles au levier-balance (ne pas oublier le disque destiné à recouvrir l’ouverture de
la partie supérieure, livrant passage à l’obstacle).
- Placer le curseur en position zéro sur le levier et régler le ressort de soutien de telle sorte que le
levier soit horizontal. Pour cela on observe le petit cylindre suspendu sous ce levier. Il doit traverser
le plan de base supérieure du cylindre protecteur par l’orifice prévu et les deux anneaux tracés sur
lui doivent être vus l’un au-dessous, l’autre au dessus du plan de base.
- Régler la verticalité de la tuyère en appréciant à l’œil sa position par rapport à des lignes verticales
qui l’entourent comme la tige support de l’obstacle.
- Mettre la pompe en marche.
- Ouvrir la vanne dans une position déterminée, le levier-balance se lève, rétablir la position
d’équilibre en déplaçant le curseur.
- Vérifier qu’en passant du débit maximum à un débit nul et en ramenant le curseur à zéro le levier
revienne à sa position initiale d’équilibre.

V- MESURES
Il est plus commode de placer le curseur dans une position déterminée et d’agir sur la vanne de réglage
du débit pour rétablir le levier-balance dans sa position initiale d’équilibre.
Pour différentes positions x du curseur sur le levier, mesurer le débit volumique d’eau(Q) traversant la
tuyère en mesurant le temps (t)nécessaire pour recueillir un volume déterminé d’eau dans le réservoir
de mesure du débit du banc hydraulique placé à la base de l’appareil.

3
DONNEES
- Diamètre de sortie de la tuyère : d0= 1 cm
- Distance entre la tuyère et le plan d’impact : h = 3,5 cm
- Masse du curseur : M = 0,6 Kg
- Distance de l’axe de l’obstacle à l’axe de rotation du levier-balance : x0= 15 cm
- Masse volumique de l’eau :  = 1000 kg/m3
- Accélération de la pesanteur : g = 9,81 m/s2

VI- COMPTE RENDU


1-Calculerpour chaque point de mesure et pour les deux obstacles :
- le débit volumique Q traversant la tuyère,
- la vitesse moyenne V0 du fluide à la sortie de la tuyère,
- la vitesse moyenne du jet U1 au moment où il touche l’obstacle,
- la force F exercée par le jet sur l’obstacle.
2- Tracer sur le même graphe la force F en fonction du débit de quantité de mouvement ( m U1) pour
les deux obstacles.
Commenter les résultats.
3- Comparer les résultats expérimentaux aux valeurs calculées théoriquement.
Expliquer les écarts.
4- Si on suppose que le jet d’eau ne quitte pas le disque horizontalement mais sous un angle de 1°
(Figure 1.2), quel est l’effet sur la force calculée théoriquement?

Figure 1.2

4
TP2
ETUDE DES METHODES DE MESURE DE DEBIT

I- INTRODUCTION
Les débitmètres sont des appareils que l’on intercale sur une conduite de manière à y créer une section
contractée Sc, donc une accélération du fluide et par conséquent une chute de pression. Si S désigne la
section de la conduite, où la vitesse est supposée avoir une valeur uniforme V, et si Vc est la vitesse
dans la section contractée Sc on a d’après l’équation de conservation de la masse:
ScVc = S V
L’équation de Bernoulli permet d’écrire dans le cas d’un fluide parfait incompressible :
2( p − pc )
Vc2 − V 2 =

Si l’on mesure p et pc on peut calculer Vc et par voie de conséquence le débit massique  ScVc.
A l’aval de la section contractée du débitmètre l’écoulement est décéléré. Cette décélération est
génératrice de pertes de charge et l’équation de Bernoulli n’est plus valable. C’est donc à l’amont et au
droit de la section contractée qu’il faut effectuer les mesures de pression et non à l’aval.

II- DESCRIPTION DE L’APPAREIL


L’appareil d’étude des méthodes de mesure de débit est représenté schématiquement par la figure 2.1.
L’eau pénètre dans l’appareil par un débitmètre à venturi en plexiglas, équipé de prises de pression à
son entrée (A), à l’étranglement (B) et à la sortie (C). L’eau s’écoule ensuite dans un divergent puis
dans une conduite droite, avant de passer dans un diaphragme en laiton monté entre deux brides de
plexiglas, percées de prises de pressions E et F. Après le diaphragme, l’eau passe dans un rotamètre
constitué d’un tube en verre conique calibré, et d’un flotteur. L’écoulement de l’eau maintient le
flotteur dans le tube à une certaine hauteur indiquée par des graduations correspondant à un certain
débit. A la sortie de l’appareil, l’eau est recueillie dans le réservoir de mesure de débit du banc
hydraulique.
Rotamètre

Prises de pression Flotteur


D E F
A C
B

26 mm 16 mm 26 mm 51 mm 20 mm
Ecoulement
Venturi
Elargissement
Diaphragme Coude
brusque

Figure 2.1 : Schéma de principe de l’appareil d’étude des méthodes


de mesure de débit

5
III- RAPPELS THEORIQUES
1- Venturi
C’est un organe comportant une partie convergente et un col suivi d’une partie divergente (Figure 2.1).
Si SA est la section d’entrée du convergent et SB la section de l’étranglement,on aura :
V A2 p A VB2 p B
+ = + (Equation de Bernoulli)
2 g g 2 g g
VASA= VBSB (Equation de conservation de la masse)
d’où :
2g  p A − pB 
VB =  
 S   g
2

1 −  B 
 SA 

et par conséquent on peut déterminer le débit volumique ou massique si l’on connaît la valeur mesurée
de (pA-pB).
Si on veut tenir compte des pertes de charge dans le venturi, on pourra remplacer VB par V B' :
V B' = KvVB
2-Diaphragme
Un diaphragme est un disque dans lequel est percé un orifice, et constitue donc une résistance locale
par étranglement brusque de la veine fluide. Cet appareil ne permet pas de déterminer avec une grande
précision les vitesses à partir des prises de pression E et F. Cette perte de précision est prise en compte
dans la formule donnant le débit en écrivant :
2g  pE − pF 
VF = K D  
 S F   g
2

1 −  
 SE 

oùKD est le coefficient de perte de charge qui dépend de la géométrie de l’appareil et qui est déterminé
par étalonnage.
Comme pour le venturi, on peut déterminer le débit volumique ou massique si l’on connaît la valeur
mesurée de (pE– pF).

3-Rotamètre
rt

rf


rf

r
t

l

Figure 2.2 : Schéma d’un Rotamètre

6
Dans le Rotamètre, le flotteur est maintenu en équilibre dans le tube sous l’action des forces
hydrodynamiques et du poids du flotteur. Chaque position d’équilibre correspond à un débit bien
déterminé.
Des considérations physiques amènent à penser que la surface de la section droite Sd traversée par le
fluide sur le périmètre du flotteur doit être proportionnelle au débit. Si on note rf le rayon du flotteur et
rt le rayon du tube dans une section droite (Figure 2.2) on a :
rt = r f +   rt 2 = r f2 + 2r f  +  2
En se limitant aux infiniment petits du premier ordre par rapport à , on aura :
S d = rt 2 − r f2 = 2r f 
Or le débit Q est proportionnel à "Sd", donc à "" puisque le terme 2rf est constant.
Pour le tube conique, on trouve que  = l (Figure 2.2) avec "l" la hauteur où le flotteur est en
équilibre. Ceci montre que le débit est aussi proportionnel à la hauteur "l" en première approximation.

IV- MODE OPERATOIRE


L’appareil étant relié à un banc hydraulique.
- Vérifier que les tubes manométriques indiquent une différence de pression nulle.
- Mettre la pompe en marche et ouvrir complètement la vanne de commande du banc.
- Régler l’ouverture de la vanne aval pour avoir un débit maximum dans le circuit.
- Relever les valeurs indiquées par les manomètres (HA, HB, HE et HF).
- Relever la position du flotteur du Rotamètre (IR).
- Mesurer le débit volumique(Qmes)en chronométrant le temps nécessaire pour recueillir un volume
déterminé d’eau dans le réservoir de mesure de débit du banc hydraulique.
- Refaire ces mesures pour dix débits différents obtenus en fermant peu à peu la vanne aval.

V- COMPTE RENDU
1- Pour chaque point de mesure, calculer le débit obtenu par :
- Venturi QV.
- Diaphragme QD.
2-Tracer sur le même graphe les courbes : QV = f(Qmes) et QD= f(Qmes).
- Déterminer le coefficient du venturi KV et du diaphragme KD.
- Commenter les résultats.
3- Tracer la courbe des indications du Rotamètre en fonction du débit mesuré : IR = f(Qmes).
En déduire l’équation d’étalonnage du Rotamètre.
Commenter les résultats.
4- En considérant un des essais (une certaine ouverture de la vanne); déterminer la perte de charge
V2
dans le venturi et le diaphragme et exprimer la en pourcentage de la charge dynamique ( ).
2g
5- Conclusion.

7
TP2
Etude des méthodes de mesure de débit
Tableau de relevé des mesures

Position du flotteur Temps pour


Hauteurs Piézométriques Débit volumique
Points de du Rotamètre recueillir
(mm d’eau) Qmes (l/s)
mesure IR ± ΔIR (mm) 15 L d’eau (s)
HA ± HB ± HE ± HF ±
ΔHA ΔHB ΔHE ΔHF

10

8
TP3
PERTES DE CHARGE
LINEAIRES ET SINGULIERES

I- INTRODUCTION
L’un des problèmes les plus courants en mécanique des fluides est celui du calcul des pertes de charge.
Le banc d’essais permet de mesurer les pertes de charge provoquées par les composants des circuits
hydrauliques de faibles diamètres que l’on utilise dans les installations de chauffage.

II- DESRIPTION DE L’APPAREIL


L’appareil, représenté schématiquement à la figure 3.1, est composé de deux circuits hydrauliques
comprenant chacun un certain nombre d’éléments. Les deux circuits sont alimentés par le même banc
et comprennent les éléments suivants :
a- Circuit bleu foncé :
- Une conduite droite (A).
- Un coude à angle vif à 90° (B).
- Uncoude rondà 90° (C).
- Une vanne à diaphragme (D).
b- Circuit bleu clair :
- Un élargissement brusque (E).
- Un rétrécissement brusque (F).
- Trois coudes de rayon de courbure différent : (G), (H) et (J).
- Une conduite droite (L).
- Une vanne à pointeau (K).

Les pertes de charge, dans ces éléments sont mesurées par des tubes piézométriques remplis d’eau,
sauf dans les deux vannes où elles sont mesurées par des manomètres à mercure à tube en U.

III- DONNEES TECHNIQUES


Les deux circuits hydrauliques sont des assemblages d’éléments normalisés en cuivre fin.
a- Diamètre interne des conduites :
- Conduite droite (A) : 13,7 mm.
- Conduite droite (L) : 26,4 mm.
- Elargissement brusque (E) : 13,7/26,4 mm.
- Rétrécissement brusque (F) : 26,4/13,7 mm.
b- Rayon de courbure des coudes :
- Coude à angle vif à 90° (B) : 0 mm.
- Coude (C) : 12,7 mm.
- Coude (G) : 50,8 mm.
- Coude (H) : 101,6 mm.
- Coude (J) : 152,4 mm.
La distance entre les prises de pression placées sur les conduites droites et de part et d’autres des
coudes : 0,914 m.

9
Figure 3.1 : Schéma du banc d’essai

Identification des tubes manométriques

Eléments N° des tubes manométriques


Coude (C) 1-2
Conduite droite (A) 3-4
Coude à angle vif (B) 5-6
Elargissement brusque (E) 7-8
Conduite droite (L) 8-9
Rétrécissement brusque (F) 9-10
Coude(H) 11-12
Coude (J) 13-14
Coude (G) 15-16

IV- RAPPELS THEORIQUES

10
L’Ecoulement d’un fluide incompressible dans une conduite circulaire (Figure 3.2) est régi par les
deux équations suivantes :
Equation de conservation de la masse :
Q = V1 A1 = V2 A2 (3.1)
Equation de Bernoulli :
2 2
P1 V1 P V
+ + Z1 = 2 + 2 + Z 2 + h f1− 2 (3.2)
g 2 g g 2 g
Q : débit volumique (m3/s).
V : vitesse moyenne (m/s).
A : section de la conduite (m2).
Z : hauteur par rapport au niveau de référence (m).
P : pression statique (N/m2).
hf : pertes de charge (m).
  masse volumique de l’eau (1000 kg/m3).
g : accélération de la pesanteur terrestre (9,81 m/s2).
2

V2
Q V1 Z2 P2
Z1
P1 A2
A1
Niveau de référence

Figure 3.2 : Ecoulement dans une conduite

1-Pertes de charge
Les pertes de charge dans un circuit sont de deux types :
a-Pertes de charge linéaires : dues aux frottements visqueux sur toute la longueur du circuit.
b-Pertes de charge singulières : dues à des obstacles, des changements de sections ou des coudes.
La perte de charge totale est en général une combinaison des pertes de ces deux catégories. Lorsque
plusieurs éléments sont montés en série sur une même conduite, il se produit un phénomène
d’interférence qui a pour conséquence d’entraîner une perte de charge total en général supérieure à
celle calculée en faisant la somme des pertes de charge de chacun des éléments composant le circuit.

2- Pertes de charge linéaire


La perte de charge dans une conduite droite linéaire de longueur L et de diamètre d est donnée par
l’expression :
V2 L
hf = f (3.3)
2g d
f est le coefficient de perte de charge (sans dimension) fonction du nombre de Reynolds de
l’écoulement (Re) et de la rugosité () de la surface interne de la conduite :
 
f =   Re ,  (3.4)
 d
3- Pertes de charge singulière
a- Elargissement brusque :

11
A2
A1
V1 V2

Figure 3.3 : Elargissement brusque

La perte de charge dans un élargissement brusque est donnée par l’expression :

hf =
(V1 − V2 )
2
(3.5)
2g
b- Rétrécissement brusque :

A1
A2
V2
V1

Figure 3.4 : Rétrécissement brusque

La perte de charge dans un rétrécissement brusque est donnée par l’expression :


2
V
h f = kr 2 (3.6)
2g
kr est un coefficient sans dimensions, fonction du rapport de contraction déterminé par les expériences
et dont les valeurs sont données dans le tableau ci-dessous. Ces valeurs s’appliquent pour des nombres
de Reynolds assez élevé (Re>105).

A2/A1 0 0,10 0,20 0,30 0,40 0,60 0,80 1,00


kr 0,50 0,46 0,41 0,36 0,30 0,18 0,06 0

Coefficients de pertes de charge pour les rétrécissements brusques

c- Coudes :
La perte de charge dans un coude est donnée par l’expression :
2
V2
h f = kc (3.7)
2g
kc est un coefficient sans dimension, fonction du rapport du rayon de courbure moyen du diamètre de
la conduite et de l’angle du coude.

Remarque : La valeur donnée par l’expression ci-dessus n’est pas en fait la perte totale due au coude,
mais la perte supplémentaire à ajouter à celle due à une conduite droite de longueur égale à la longueur
de l’axe du coude.

12
d- Vannes :
La perte de charge due à une vanne est donnée par l’expression :
2
V
h f = kv 2 (3.8)
2g
kv est un coefficient dont la valeur dépend du type de la vanne et de son degré d’ouverture.
Le tableau ci-dessous donne les valeurs types des coefficients des vannes.

Type de vanne kv
Vanne à pointeau ouverte totalement 10,0
Vanne à diaphragme ouverte totalement 0,2
Vanne à diaphragme ouverte à moitié 5,6

V- PRINCIPE DE MESURE DES PERTES DE CHARGE


1- Manomètre à eau
1

P1
Volume d’air
à la pression p

Z
x

2
P2

Figure 3.5 : Manomètres pressurisés à eau pour la mesure des


pertes de charge entre deux points de niveaux différents

En appliquant l’équation de Bernoullientre les points 1 et 2, on peut écrire :


2 2
p V p V
Z + 1 + 1 = 2 + 2 + h f (3.9)
g 2 g g 2 g
Sachant que V1= V2 cela entraîne :
p − p2
hf = Z + 1 (3.10)
g
Dans les tubes piézométriques, la pression p est telle que :
p = p1 + g (Z – (x + y)) (3.11)
et p = p2 - gy (3.12)
Cela permet d’écrire :
p − p2
x=Z+ 1
g (3.13)
En comparant les équations (3.10) et (3.13) on établit que :
hf= x (3.14)

13
2- Manomètre à mercure à tube en U

Eau

x
0 0
y Mercure

2 1

p2 p1

Figure 3.6 : Tube en U contenant du mercure pour la mesure


des pertes de charge dans les vannes

Les points 1 et 2 (figure 3.6) sont sur un tuyau de même diamètre et sont au même niveau, ces
conditions entraînent :
p − p2
hf = 1 (3.15)
 eau g
Les deux points des deux branches du tube en U qui sont au niveau 0 sont à la même pression, on en
déduit que :
p2 + eaug(x + y) + hgx = p1 - eaugy (3.16)
ceci entraîne que :
p1 - p2= xg (hg − eau) (3.17)
p1 − p 2
d’où : = x( s − 1) (3.18)
 eau g
 hg
avec : s= = 13.6 (3.19)
 eau
en comparant les équations (3.15) et (3.18) on établit que :

hf= 12,6 x (3.20)


hg : masse volumique du mercure.

VI- MODE OPERATOIRE


L’appareil étant relié à un banc hydraulique.
- Vérifier que les tubes piézométriques indiquent une différence de pression nulle et que les deux
tranches des manomètres à mercure sont remplies d’eau.
- Vérifier que les vannes à pointeau et à diaphragme sont fermées, mettre la pompe en marche et
ouvrir complètement la vanne de commande du banc hydraulique.

14
a- Circuit bleu foncé
- La vanne à pointeau étant fermée, ouvrir complètement la vanne à diaphragme pour avoir un débit
maximum dans le circuit bleu foncé.
- Relever les valeurs indiquées par les tubes piézométriques et le manomètre à mercure du circuit
bleu foncé.
- Mesurer le débit Q en chronométrant le temps nécessaire pour recueillir un volume déterminé d’eau
dans le réservoir de mesure du débit du banc hydraulique.
- Refaire ces mesures pour 7 débits différents obtenus en fermant peu à peu la vanne à diaphragme.
b- Circuit bleu clair
- Fermer la vanne à diaphragme et ouvrir complètement la vanne à pointeau.
- Recommencer une série de 7 mesures sur le circuit bleu clair en procédant de la même façon que
sur le circuit bleu foncé.
Avant d’arrêter la pompe fermer lesvannesà diaphragme età pointeau. Ceci évite d’introduire de l’air
dans les circuits et permet ainsi de garder l’appareil préparé pour la manipulation suivante.

VII- COMPTE RENDU


1- Pertes de charge linéaires dans la conduite A
- Déterminer,pour chaque point de mesure, les pertes de charge linéaires hf.
- Tracer la courbe : log hf=f(log Q).
- Pour les écoulements turbulents hf est proportionnelle à Qn, avec 1,75 n2.
- Déterminer l’exposant n, et comparer le avec la valeur de n donnée.
- Calculer le coefficient de frottement f en fonction du nombre de Reynolds Re.
- Représenter f en fonction de Re sur le diagramme de Moody.
- Commenter les résultats.
2- Pertes de charge singulières
a- Elargissement brusque
- Calculer la différence de pression statique en cm d’eau en tenant compte des pertes de charge.
- Représenter graphiquement l’augmentation de pression statique mesurée en fonction de celle
calculée.
- Commenter les résultats.
b- Rétrécissement brusque
- Calculer la différence de pression statique en cm d’eau en tenant compte des pertes de charge.
- Représenter graphiquement l’augmentation de pression statique mesurée en fonction de celle
calculée.
- Commenter les résultats.
c-Coudes
- Calculer le coefficient kc pour les cinq coudes.
- Représenter kc en fonction de R/d avec R le rayon de courbure du coude.
- Commenter les résultats.
d-Vannes
- Calculer le coefficient des pertes de charge kv en fonction de Q pour les deux vannes.
- Représenter sur le même graphe la variation de kv en fonction de Q/Qmax pour les deux vannes.
Qmax étant le débit maximum qui correspond à l’ouverture totale de la vanne.
- Commenter les résultats.
3-Conclusion.

15
TP3
Pertes de charge linéaires et singulières
Tableau de relevé des mesures pour le circuit bleu foncé

Pression du
Hauteurs Piézométriques tube en U Temps
Points de (mm d’eau) (mm de pour Débit
mesure mercure) recueillir volumique
Conduite 15 L Q (l/s)
Coude C Coude B Vanne à d’eau (s)
linéaire A
diaphragme (D)
1 2 3 4 5 6

16
TP3
Pertes de charge linéaires et singulières
Tableau de relevé des mesures pour le circuit bleu clair

Pression
du tube
Hauteurs Piézométriques (mm d’eau) en U
Points Temps
(mm de
pour
de mercure) Débit
recueillir
mesure t
Elargis Rétrécis t volumiqu
Coude Coude 15 L d’eau
brusque brusque Coude (G) Vanne à e Q (l/s)
(H) (J) (s)
(E) (F) Pointeau
(K)
7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

17

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