Corrigé concours X
filière universitaire internationale 2017
CORRIGÉ CONCOURS X FILIÈRE UNIVERSITAIRE INTERNATIONALE
DE FORMATION FRANÇAISE 2017 SESSION AUTOMNE
Exercice 1.
(1)
(a) Puisque X et Y sont indépendantes, on a :
P ((X, Y ) = (0, 0)) = P (X = 0 et Y = 0)
= P (X = 0) P (Y = 0)
1
=
16
(b) De même par indépendance de X et Y et puisque :
3
[
(X = Y ) = (X = i et Y = i)
i=0
où les évènements (X = i et Y = i), i ∈ J0, 3K sont deux à deux incompatibles, on a :
3
X
P (X = Y ) = P (X = i et Y = i)
i=0
X3
= P (X = i) P (Y = i)
i=0
4 1
= =
16 4
(2)
(a) On a clairement puisque X et Y suivent la même loi ;
3
P (B) = P (A) = 1 − P (X = 3) =
4
(b) On a :
P (A ∩ B) = P (A) + P (B) − P (A ∪ B)
3
= − P (A ∪ B)
2
3 1
> −1=
2 2
(c) On a clairement
A ∩ B ⊂ (|X − Y | 6 2)
et donc :
1
0< 6 P (A ∩ B) 6 P (|X − Y | 6 2)
2
(3)
(a) Il est clair que l’univers-image de Z est bien {0, 1, 2, 3}.
Soit k ∈ {0, 1, 2, 3}.
— Si k ∈ {0, 1}, l’évènement (Z = k et X ∈ {0, 1}) = (X + 2 = k et X ∈ {0, 1}) est impossible, donc
P (Z = k et X ∈ {0, 1}) = 0
1
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donc :
P (Z = k) = P (Z = k et X ∈ {2, 3})
= P (X − 2 = k et X ∈ {2, 3})
= P (X = k + 2 et X ∈ {2, 3})
®
P (X = 2) si k = 0
=
P (X = 3) si k = 1
1
=
4
— Si k ∈ {2, 3}, l’évènement (Z = k et X ∈ {2, 3}) = (X − 2 = k et X ∈ {2, 3}) est impossible, donc :
P (Z = k et X ∈ {2, 3}) = 0
et dans ce cas :
P (Z = k) = P (Z = k et X ∈ {0, 1})
= P (X + 2 = k et X ∈ {0, 1})
= P (X = k − 2 et X ∈ {0, 1})
®
P (X = 0) si k = 2
=
P (X = 1) si k = 3
1
=
4
— Il s’ensuit bien que Z suit la loi uniforme de {0, 1, 2, 3}.
(b) Il est clair que l’évènement |X − Z| = 2 est certain donc que l’évènement |X − Z| < 2 est impossible donc
que
P (|X − Z| < 2) = 0
(c) Puisque l’évènement |X − Z| = 2 est certain, l’évènement (|X − Z| = 0) = (X = Z) est impossible.
Raisonnons par l’absurde en supposant que X et Z soient indépendantes, alors par la question 1.b. :
0 = P (|X − Z| = 0)
= P (X = Z)
1
=
4
Ce qui est absurde, donc X et Z ne sont pas indépendantes.
Exercice 2.
(1)
(a) On a clairement :
n
X n
X
f (x) = xi f (ei ) = λi xi ei
i=1 i=1
(b) Puisque B est orthonormée, on a :
n
X
q (x) = hx|f (x)i = λi x2i
i=1
(c) D’après la question précédente, on a :
n
X
q (x) 6 max λi x2i = λ1 kxk2 = λ1
i
i=1
(2)
(a) Soit F une droite vectorielle engendrée par le vecteur ε1 qu’on peut choisir de norme 1, alors la question
précédente prouve que :
q (ε1 ) 6 λ1
et la propriété est donc vraie lorsque r = 1.
(b) Il est clair que Vs est de dimension n − s.
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(c) On a dim (F + Vs ) 6 n, donc par la formule de Grassmann :
dim F ∩ Vs = dim F + dim Vs − dim (F + Vs )
>s+1+n−s−n
>1
et F ∩ Vs n’est donc pas réduit à {0}.
(d) Soit y ∈ F ∩ Vs de norme 1 dont l’existence est assurée par la question précédente et soit (ys+1 , ys+2 , . . . , yn )
les coordonnées de y dans la base (orthonormée) (es+1 , es+2 , . . . , en ) de Vs , alors comme à la question 1. :
n
X n
X
q (y) = hy|f (y)i = λi yi2 6 λs+1 yi2 = λs+1 kyk2 = λs+1
k=s+1 i=s+1
(e) F est un espace euclidien pour la restriction du produit scalaire à F × F . Désignons dans cet espace
euclidien par G l’orthogonal de H ⊂ F , alors :
F = H ⊕ G et ∀x ∈ G, hx|yi = 0
Il est clair que G est de dimension s puisque F est de dimension s + 1 et H de dimension 1.
(f) Par hypothèse de récurrence, il existe une base orthonormée (ε1 , ε2 , . . . , εs ) de G telle que :
∀i ∈ J1, sK , q (εi ) 6 λi (1)
Posons alors εs+1 = y, alors puisque H ⊕ G = F avec H et G orthogonaux, (ε1 , ε2 , . . . , εs+1 ) est une base
orrhonormée de F et par (1) et la question 2.d. :
∀i ∈ J1, s + 1K , q (εi ) 6 λi
(g) Ce qui clôt la preuve par induction.
(3) Posons pour tout i ∈ J1, nK, fi = en+1−i et µi = −λn+1−i . Il est clair que B ′ = (f1 , f2 , . . . , fn ) est une base
orthonormée de vecteurs propres de l’endomorphisme −f qui est clairement auto-adjoint. De plus :
∀i ∈ J1, nK , (−f ) (fi ) = (−f ) (en+1−i ) = −λn+1−i en+1−i = µi fi
avec :
µ1 > µ2 > . . . > µn
On déduit alors de la question 2., l’existence pour tout sous-espace vectoriel F de E de dimension r > 1,
l’existence d’une base orthonormée (ε1 , ε2 , . . . , εr ) de F tel que :
∀i ∈ J1, rK , hεi | (−f ) (εi )i 6 µi = −λn+1−i
Donc :
∀i ∈ J1, rK , −q (εi ) 6 −λn+1−i
ou encore :
∀i ∈ J1, rK , q (εi ) > λn+1−i
Exercice 3.
Partie A
(1) Prouvons par récurrence que pour tout n ∈ N, xn ∈ ]0, 1]. La propriété est clairement vérifiée pour n = 0, soit
n ∈ N vérifiant la propriété, alors xn ∈ ]0, 1] mais ]0, 1] ⊂ 0, π2 et la fonction sin est donc strictement croissante
sur ]0, 1], d’où :
xn+1 = sin xn ∈ ]0, sin 1] ⊂ ]0, 1]
Ce qui clôt la preuve par induction.
On sait que pour tout x ∈ R+ , sin x 6 x (inégalité de convexité ou accroissements finis ou étude de la fonction
x 7−→ x − sin x) et donc par ce qui précède :
∀n ∈ N, xn+1 = sin xn 6 xn
et (xn ) est donc décroissante.
(2) Puisque (xn ) est décroissante et minorée par 0, on en déduit qu’elle est convergente.
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(3) Soit ℓ la limite de (xn ), on a vu que :
∀n ∈ N, 0 < xn
et en passant à la limite pour n → +∞, on obtient :
ℓ>0
De plus :
∀n ∈ N, xn+1 = sin xn
Passant de nouveau à la limite pour n → +∞, on obtient :
ℓ − sin ℓ = 0
et on vérifie immédiatement que la fonction f : x 7−→ x − sin x est strictement croissante sur R+ donc :
∀x ∈ R∗+ , f (x) > f (0) = 0
d’où on déduit, puisque ℓ ∈ R+ vérifie f (ℓ) = 0, que ℓ = 0.
(4) On a vu que pour tout n ∈ N, xn > 0 et la suite (yn ) est donc définie à tout rang et par la question précédente
diverge vers +∞. De plus pour n → +∞, on a puisque (xn ) converge vers 0 :
1
yn = 2
xn
1
=
sin2 xn−1
1
= 3 2
x 3
xn−1 − n−1 6 + o xn−1
1
= 2
x2n−1
x2n−1 1 − + o x2n−1
6
x2n−1
1+ 3 + o x2n−1
=
x2n−1
1
= yn−1 + + o (1)
3
(5) Soit ε > 0, il existe n0 ∈ N∗ tel que :
ε
∀n > n0 , |un | <
2
Donc pour tout N > n0 :
N n0 −1 N
1 X 1 X 1 X
un 6 un + |un |
N n=0 N n=0 N n=n
0
nX
0 −1
1 (N − n0 + 1) ε
< un +
N n=0
2N
nX0 −1
1 ε
6 un + (2)
N n=0
2
n0 −1
1 X
Mais n0 étant fixé, on a lim un = 0 et il existe donc n1 ∈ N∗ , qu’on peut toujours choisir vérifer
N →+∞ N
n=0
n1 > n0 , tel que :
n0 −1
1 X ε
∀N > n1 , un < (3)
N n=0 2
et donc par (2) et (3) :
N
1 X
∀N > n1 , un < ε
N n=0
On a donc montré :
N
1 X
∀ε > 0, ∃n1 ∈ N∗ , ∀N > n1 , un < ε
N n=0
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ce qui prouve que :
N
1 X
lim un = 0
N →+∞ N
n=0
et donc que pour N → +∞ :
N
X
un = o (N )
n=0
(6) Par la question 4., il existe une suite (un ) convergent vers 0 tel que :
1
∀n ∈ N∗ , yn − yn−1 = + un
3
Donc pour n → +∞ et par la question précédente :
1
yn − 2 = yn − y0
x0
Xn
= (yk − yk−1 )
k=1
n
n X
= + uk
3
k=1
n
= + o (n)
3
donc :
1 1 n
= 2 + + o (n)
x2n x0 3
n
= + o (n)
3
d’où :
1
x2n = n
3+ o (n)
3
=
n (1 + o (1))
3 (1 + o (1))
=
nÅ ã
3 1
= +o
n n
et puisque xn > 0, on a pour n → +∞ :
Å ãã1/2
3 1
Å
xn = +o
n n
√ −1
= 3n /2 (1 + o (1))
√ −1 Ä −1 ä
= 3n /2 + o n /2
√
D’où le résultat avec k = 3 et β = − 21 .
Partie B
+
(1) Il est clair que pour x → 0 , on a :
f (x) − x ∼ −axα < 0
Il esiste donc k ∈ ]0, 1] tel que :
∀x ∈ ]0, k] , f (x) − x < 0
ou encore :
∀x ∈ ]0, k] , f (x) < x
(2) ..........................................