Guide Amiante Version Dfinitive 3
Guide Amiante Version Dfinitive 3
MARS 2015
A L’ATTENTION DES
DONNEURS D’ORDRE
SOMMAIRE ET PRÉSENTATION
3
5 - La gestion des déchets Nature des déchets p 35
Conditionnement et étiquetage p 36
Transport des déchets p 37
Elimination et valorisation p 37
Documents relatifs à l’élimination des déchets p 38
Ce guide a été élaboré pour rendre accessibles les évolutions réglementaires « amiante » de 2011 à
2013 et accompagner les donneurs d’ordre dans leur mise en œuvre.
Différents encadrés apporteront des précisions sur :
Les sigles suivis d’un astérisque (*) dans le texte sont explicités dans le glossaire en fin de document.
4
PRÉAMBULE
Avant tous travaux ou interventions impliquant le personnel d’entreprises extérieures ou leurs propres
salariés, les donneurs d’ordre doivent prendre en compte les exigences définies dans les codes :
• de la santé publique ;
• du travail ;
• de l’environnement ;
• de la construction et de l’habitation.
Le donneur d’ordre1 , c’est-à-dire la personne physique et/ou morale qui commande les travaux, doit informer
les intervenants et occupants sur le risque « amiante » lié au marché de travaux.
Il porte la responsabilité d’organiser la prévention, notamment du risque « amiante », pour tous les
travaux concernant des opérations de déconstruction, de démolition, de réhabilitation, de rénovation,
d’aménagement, d’entretien, de maintenance :
• sur des équipements mis en service avant le 1er janvier 1997 ;
• sur des bâtiments dont la date de délivrance du permis de construire est antérieure au 1er juillet 1997.
Afin de maîtriser les risques encourus par les intervenants concernés par ces opérations, il est nécessaire de
prendre en compte au plus tôt, dès le lancement des études de faisabilité du projet, les prescriptions règle-
mentaires concernant les travaux sur des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante (MSCA).
ATTENTION
Depuis le 01/01/1997, sont interdites la fabrication, la vente, l’importation, la mise sur le marché
national, l’exportation, la détention en vue de la vente, l’offre, la vente et la cession à quelque
titre que ce soit2 de toutes variétés de fibres d’amiante, que ces substances soient ou non
incorporées dans des matériaux, produits ou dispositifs.
Dans un premier temps, les donneurs d’ordre rechercheront, dans le périmètre des travaux envisagés, la
présence de matériaux, produits ou équipements susceptibles de contenir de l’amiante. La qualité et
l’exhaustivité des repérages exigés réglementairement ou rendus nécessaires par des projets de travaux
permettent de prendre en compte la problématique« amiante » dès sa source et d’intégrer son traitement
dans le montage de l’opération.
1
Conformément à l’article R. 4412-96 du code du travail, le donneur d’ordre peut être le chef de l’entreprise utilisatrice
qui envisage des travaux, le maître d’ouvrage de travaux sur un bâtiment ou tout ouvrage de génie civil, ou l’armateur
d’un navire ; il peut être public ou privé, entreprise du BTP ou de tout autre secteur d’activité.
2
Décret 96-1133 du 24 décembre 1996.
5
Cette étape primordiale est nécessaire pour :
• maîtriser la faisabilité technique, opérationnelle et financière de l’opération ;
• réduire les aléas de chantier et les conséquences qui en découlent (retards, coûts supplémentaires…),
notamment celles liées à la découverte fortuite d’amiante en cours de travaux ;
• limiter d’éventuelles sanctions civiles et/ou pénales en cas de mise en danger de la personne d’autrui.
Les résultats de ces repérages permettront au donneur d’ordre de satisfaire à ses obligations, à savoir :
• évaluer les risques inhérents aux travaux sur des matériaux contenant de l’amiante ;
• définir le cadre réglementaire de l’opération ;
• déterminer le périmètre des travaux ;
• rédiger le cahier des charges approprié dont les éléments pourront, en cas de passation d’un marché
de travaux, être pris en compte dans le dossier de consultation des entreprises ;
• choisir les entreprises intervenantes ;
• préparer les travaux et informer les occupants éventuels ;
• suivre les opérations et respecter les engagements ;
• faire procéder aux analyses libératoires avant restitution des locaux ;
• gérer les déchets de manière sûre.
6
Guide
amiante
1- LE RISQUE AMIANTE Donneurs
d’ordre
1-CONTEXTE
L’amiante suscite bien des préoccupations pour toutes les conséquences des risques qu’il engendre.
En témoignent les extraits de publications scientifiques ci-dessous :
7
2-L’AMIANTE DANS LES BATIMENTS ET OUVRAGES
L’amiante, ce « magic mineral », a été utilisé massivement dans des milliers de produits du bâtiment,
des travaux publics et dans des installations industrielles :
L’exposition à ces MCA* peut survenir lors de travaux d’entretien ou de maintenance, de réhabilitation, de
rénovation ou de démolition, ou en présence de matériaux dégradés sans intervention particulière sur ceux-
ci (exposition passive). Voir en annexe 1 d’autres exemples de MCA*.
La brochure ED 1475-1 de l’INRS donne une liste très complète des matériaux et fabricants
de MCA*. Elle est accessible sur le site www.inrs.fr
8
LES PATHOLOGIES
LES PATHOLOGIES MESOTHELIOME *
Cancer touchant l ’enveloppe :
PLAQUES PLEURALES - des poumons (plèvre)
Épaississements localisés des -des organes abdominaux (péritoine)
feuillets constituant la plèvre. Délai de latence : 30 à 40 ans
Indicateur d’exposition à l’amiante Fatal à brève échéance
⇒ risque accru de cancer
AUTRES CANCERS
- Larynx, ovaire :
reconnus par le CIRC
depuis 2009
- colon, rectum, estomac :
fortes suspicions
• un effet différé : parfois plus de 40 ans entre le début de l’exposition et l’apparition des premiers effets
sur la santé (délai de latence) ;
• l’absence de traitement préventif des pathologies les plus bénignes comme les plus graves.
L’environnement (air, eau, sol) peut être pollué à l’occasion de travaux mal maîtrisés ou suite à une mauvaise
gestion des déchets (décharges « sauvages » ou stockages inadaptés).
9
5. LES CONSÉQUENCES JURIDIQUES ET FINANCIERES
Conséquences juridiques :
Le non-respect de la règlementation relative à l’amiante (code de la santé publique, code du travail, code de
l’environnement, code de la construction et de l’habitation) expose tant les travailleurs que la population à un
risque cancérogène et est susceptible d’être sanctionné civilement et pénalement.
En outre, indépendamment de ces différentes sanctions spécifiquement prévues par le code du travail, le
non-respect de la règlementation en matière d’amiante ou de santé sécurité peut caractériser un délit de
mise en danger de la personne d’autrui par inobservation d’une obligation particulière de sécurité ou de
prudence imposée par la loi ou le règlement. Le délit de mise en danger de la personne d’autrui est puni d’un
an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros. Il peut exister en dehors de tout accident.
Conséquences financières :
Outre le coût d’indemnisation des maladies professionnelles liées à l’amiante, les opérations sur des
matériaux amiantés occasionnent des coûts supplémentaires :
• repérage des matériaux amiantés ;
• choix d’une entreprise compétente pour effectuer les travaux ;
• mise en œuvre de moyens de prévention spécifiques liés aux travaux ;
• mesurages d’empoussièrement ;
• traitement spécifique des déchets amiantés ;
• relogement des occupants du bâtiment pendant les travaux ;
• …
Ce qui peut occasionner au final des délais supplémentaires de 6 mois à 1 an, voire plus.
10
Guide
2- REPÉRAGE DES MATÉRIAUX amiante
Donneurs
CONTENANT DE L’AMIANTE d’ordre
Cette partie aborde les obligations de repérage issues du Code de la Santé Publique
et du Code du Travail et apporte des informations sur les opérateurs de repérage.
En raison de son caractère cancérogène avéré, l’usage de l’amiante a été restreint progressivement à partir
de 1978, date de l’interdiction du flocage des bâtiments à l’amiante, pour aboutir à une interdiction totale
en 1997.
Des millions de tonnes d’amiante ont été importées et utilisées en France et la majeure partie est encore
à ce jour en place.
Tonnes
Tonnes Importation d’amiante
Importation enFrance
d'amiante en France (Source
(Source ANDEVA)
ANDEVA)
200000
180000
160000
Interdiction de flocage
140000
120000
100000
Tonnes
80000
60000
40000
20000
0
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995
Les matériaux et produits contenant de l’amiante (MPCA) peuvent libérer des fibres :
• lors de leur altération naturelle au cours du temps ;
• à l’occasion de travaux de retrait (réhabilitation, démolition, …) ;
• à l’occasion d’interventions sur ces matériaux ou produits (par exemple perçage, ponçage, découpe,
friction, arrachement, déboitement).
La recherche d’amiante est donc nécessaire en vue de contrôler l’état de conservation des matériaux
contenant de l’amiante et avant d’entreprendre tous travaux ou interventions sur des matériaux susceptibles
d’en contenir.
L’identification de ces MPCA* est un préalable à l’évaluation et à la prévention des risques liés à la
présence d’amiante. Son objectif est à la fois la protection des travailleurs (Code du Travail) et la
protection de la population qui y réside, circule ou travaille (Code de la Santé Publique).
Cette identification repose sur des repérages encadrés réglementairement, à la charge du donneur d’ordre
ou du propriétaire d’immeuble. L’efficacité des mesures de protection dépendra essentiellement de la
qualité de ces repérages.
11
1. OBLIGATIONS DE REPÉRAGE A LA CHARGE DES PROPRIÉTAIRES
DE TOUT OU PARTIE D’IMMEUBLE (CODE DE LA SANTÉ PUBLIQUE)
Pour les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, le décret1 du 3 juin
2011 impose la réalisation de documents de repérage (DTA*, DAPP*, constat-vente et rapport de repérage
avant démolition) selon 3 listes de matériaux (liste A, B et C) , par un opérateur certifié.
Les listes A, B et C sont définies à l’annexe 13-9 du décret1 du 3 juin 2011 du code de la santé
publique et figurent en annexe 2 de ce document.
Ce décret oblige les propriétaires d’immeubles à faire réaliser des repérages de MPCA* pour :
• identifier les MPCA* ;
• connaître leur état de conservation ;
• en assurer le suivi périodique ;
• faire réaliser, si nécessaire, des travaux de mise en sécurité ;
• préparer des travaux d’entretien, rénovation, …
Les obligations en matière de repérage du propriétaire d’immeuble diffèrent selon qu’il s’agit d’immeubles
d’habitation ne comportant qu’un seul logement, d’immeubles collectifs ou d’autres immeubles, et selon
les 3 cas suivants (usage courant, vente et démolition) :
Démolition Rapport de repérage de tous les matériaux contenant de l’amiante (matériaux de la liste C).
Nota : Ces repérages doivent faire l’objet d’un rapport par immeuble bâti.
1
Décret n°2011-629 du 3 juin 2011 relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante
dans les immeubles bâtis (code de la santé publique).
12
1-1 Le dossier technique amiante (DTA)
Le DTA* concerne des immeubles bâtis comme les immeubles collectifs d’habitation,
les bâtiments d’entreprises industrielles, agricoles, commerciaux, etc.
Pour les immeubles collectifs d’habitation, il ne concerne que les parties communes.
L’état de conservation des matériaux de la liste A doit être réévalué tous les 3 ans.
• Le DTA* est conservé par le propriétaire et est tenu à disposition des occupants, des employeurs, des
représentants du personnel et des institutionnels (Médecine du Travail, Agence Régionale de Santé,
inspection du travail, CARSAT, OPPBTP).
• Il est communiqué à toute personne physique ou morale appelée à organiser ou effectuer des travaux
(avec attestation écrite de sa communication à conserver).
Compte-tenu de l’ajout par le décret du 3 juin 2011 des éléments extérieurs dans la liste B (toitures,
bardages et façades légères, conduits en toiture et façade), leur repérage doit être inclus dans les
rapports :
- en cas de vente ;
- à l’occasion de la prochaine évaluation périodique des matériaux de la liste A (faux-plafonds,
calorifugeages, flocages) ;
- dans tous les autres cas, avant tous travaux ayant pour conséquence une sollicitation de MCA*
de la liste B, et au plus tard avant le 5 février 2021.
Ce repérage ne permet pas une évaluation exhaustive du risque lorsque des travaux sont
envisagés car il est principalement visuel et ne porte pas sur l’intérieur des structures (absence
de sondages destructifs).
Le DAPP* concerne les parties privatives des immeubles collectifs d’habitation. Les matériaux recherchés
sont à ce jour les matériaux de la seule liste A.
2
Arrêté du 21 décembre 2012 relatif aux recommandations générales de sécurité et au contenu de la fiche récapitulative du DTA.
13
Il est mis à jour par le propriétaire :
• en cas de découverte de nouveaux matériaux ;
• en cas de travaux impactant les matériaux repérés ;
• lors de la prochaine évaluation de l’état de conservation des MCA*.
Il est conservé par le propriétaire et est mis à disposition des occupants qui doivent être informés de son
existence.
Il est communiqué à toute personne physique ou morale appelée à organiser ou effectuer des travaux (avec
attestation écrite de sa communication à conserver) et est tenu à disposition des institutionnels (ARS*,
inspection du travail, CARSAT, OPPBTP).
Ce repérage ne permet pas une évaluation du risque lorsque des travaux sont envisagés car il
ne concerne que des matériaux de la liste A, est principalement visuel et ne porte pas sur
l’intérieur des structures (absence de sondages destructifs).
1-3 Le constat-vente
Avant toute vente d’immeuble bâti, le propriétaire fait réaliser un repérage des matériaux des listes A et B
par un opérateur certifié. Cette obligation concerne les immeubles dont le permis de construire a été délivré
avant le 1er juillet 1997.
Ce repérage ne permet pas une évaluation exhaustive du risque lorsque des travaux sont
envisagés car il est principalement visuel et ne porte pas sur l’intérieur des structures (absence
de sondages destructifs).
14
1-4 Le rapport de repérage avant démolition (RAD)
Les propriétaires d’immeubles bâtis font réaliser par un opérateur certifié, préalablement à leur démolition,
un repérage des MPCA* compris dans la liste C.
Ce repérage consiste en une recherche exhaustive de tous les matériaux amiantés de la liste C,
plus importante que les listes A et B réunies. Pour être exhaustive, cette recherche nécessite de
s’intéresser à toutes les parties des immeubles (intérieur de cloisons, …), y compris les parties
inaccessibles au départ (par ex : canalisations enterrées), et peut comprendre des sondages
destructifs.
Tout matériau complémentaire repéré ne figurant pas dans la liste C, voire dans l’annexe A de
la norme NF X46-020, doit être également pris en compte.
Le RAD* est réalisé après évacuation définitive de l’immeuble bâti et enlèvement des mobiliers afin que
tous les composants soient accessibles. Toutefois, les recherches qui ne génèrent pas d’émission de fibres
peuvent être engagées avant l’évacuation.
Le rapport de repérage peut être constitué de pré-rapports si des étapes préliminaires sont nécessaires à
l’exhaustivité du repérage (excavation, destruction partielle d’une partie du bâtiment).
1-5 Commentaires
15
2/ OBLIGATION DE REPÉRAGE AVANT TRAVAUX A LA CHARGE DU
DONNEUR D’ORDRE (CODE DU TRAVAIL)
Lors de travaux de réhabilitation, rénovation, aménagement, entretien ou maintenance, y compris sur des
installations, équipements industriels, canalisations enterrées, enrobés routiers, … le donneur d’ordre doit
organiser la prévention du risque amiante avant même l’intervention des entreprises.
Pour satisfaire à son obligation d’évaluation du risque amiante, il est recommandé au donneur d’ordre de
confier la réalisation d’un repérage avant travaux (RAT) à un opérateur de repérage de préférence certifié.
Les dossiers de repérages évoqués précédemment (DTA*, DAPP*, constat-vente) ne sont pas
suffisants. Le RAT* est le seul document de repérage adapté pour la réalisation de travaux.
En particulier, pour toute intervention sur des canalisations enterrées, des enrobés routiers ou
tout autre MCA* non visé par les listes A, B et C.
Il convient de définir les travaux de manière précise et exhaustive afin que le périmètre et l’étendue de ces
repérages coïncident point par point avec le périmètre et l’étendue des opérations envisagées. En effet,
aucun matériau susceptible d’être impacté par les travaux ne devra laisser de doutes quant à une présence
d’amiante.
Lors de l’établissement du RAT*, il serait judicieux de faire préciser à l’opérateur de repérage l’état
de conservation des MCA* et ses préconisations, en vue d’accompagner le donneur d’ordre dans
sa décision de conserver ou de retirer les MCA*. En effet, un mauvais état de conservation peut
conduire à réorienter la nature des travaux et à définir des moyens de protection supplémentaires
à mettre en œuvre dès la préparation des travaux.
Ex : des dalles de sol amiantées fortement dégradées pourront conduire à un retrait plutôt qu’à un
recouvrement, avec des équipements de protection portés dès la mise en place du confinement.
Ces repérages doivent donc être réalisés en totalité avant la passation des marchés de travaux, à moins
que ne soit nécessaires des travaux spécifiques pour leur réalisation (par exemple des travaux d’excavation,
démarrant après une première phase de travaux). Dans ce cas, les repérages devront être phasés au préalable
et en fonction de l’avancement de ces travaux.
Le rapport de repérage avant travaux est joint au Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) ou transmis
pour consultation aux futurs intervenants. Il est communiqué au Coordonnateur Sécurité et Protection de la
Santé (CSPS) pour l’organisation de la prévention.
16
3/ LES OPÉRATEURS DE REPÉRAGE
Pour la réalisation de tous les repérages, le respect de la norme NF X 46-020 permet aux donneurs
d’ordre de s’assurer d’avoir des repérages valides. Cette norme définit l’étendue, la méthodologie
et les modalités de réalisation des missions de repérage dans les immeubles bâtis, ainsi que le
contenu du rapport.
Elle précise entre autres que l’opérateur de repérage ne peut pas conclure sans analyse à
l’absence d’amiante sur des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante (MSCA*).
Le maître d’ouvrage qui n’aurait pas respecté les règles de compétence, impartialité,
indépendance et/ou assurance pour faire exécuter les repérages « amiante » s’expose à une
contravention de cinquième classe d’un montant de 1500€ (article R. 271-4 du code de la
construction et de l’habitation).
Avant toute mission de repérage, le donneur d’ordre devra établir un plan de prévention écrit
avec l’opérateur de repérage pour ses interventions dans son établissement, ses dépendances
ou ses chantiers. L’objectif visé est la définition de mesures de prévention pour l’intervenant et
toute autre personne pouvant être exposée lors des prélèvements de MSCA*.
17
4/ CONSEQUENCES SUR LA NATURE DES TRAVAUX
Le repérage informant le donneur d’ordre de la présence d’amiante peut impacter l’organisation des travaux
en termes d’opportunité, de faisabilité, de délais et in fine de coût :
En fonction des options retenues, le donneur d’ordre doit en étudier les contraintes et prendre toutes
les dispositions pour assurer la protection des travailleurs amenés à intervenir et des occupants, mais
aussi pour ne pas polluer l’environnement.
Avant tout projet de travaux, la réalisation d’un repérage avant travaux selon la norme NF X 46-020
(pour les immeubles bâtis) est la garantie d’une recherche exhaustive de tous les MCA* concernés par
le périmètre des travaux. C’est donc la pierre angulaire d’une évaluation des risques efficace.
18
Guide
amiante
3- PRÉPARATION DES TRAVAUX Donneurs
d’ordre
Cette partie présente des informations sur les exigences qui incombent au
donneur d’ordre, une fois réalisé le repérage de tous les matériaux amiantés et
fixé le programme des travaux, à savoir :
1. vérifier qu’il possède tous les éléments lui permettant d’évaluer les
risques liés à la présence d’amiante ;
2. arrêter le cadre de l’opération (sous-section 3 « travaux de retrait ou
d’encapsulage » ou sous-section 4 « travaux de maintenance ou de
réparation ») ;
3. rédiger le cahier des charges d’appel d’offres ;
4. choisir les entreprises intervenantes et commander les travaux ;
5. organiser la coordination de la prévention ;
6. informer les populations concernées et prévoir un relogement éventuel.
Il doit au final s’assurer que les travaux sont exécutés conformément au projet,
dans le respect de la réglementation, et que les locaux peuvent être restitués aux
occupants ou intervenants.
A l’aide de ces rapports de repérage, le donneur d’ordre va pouvoir disposer d’informations sur :
• la nature précise des matériaux, matériels, équipements ou articles contenant de l’amiante ;
• leur localisation exacte ;
• leur quantité (surface, longueur linéaire, etc) ;
• leur état de conservation.
Par ailleurs, il a obligation de transmettre les résultats des rapports de repérage aux différents intervenants
de l’opération2 dans les pièces écrites du marché :
• la maîtrise d’œuvre ;
• le coordonnateur SPS* ;
• et les entreprises chargées de travaux sur ces MCA* ;
afin que tous prennent en compte les moyens organisationnels, techniques et humains destinés à éviter ou
réduire les risques d’exposition aux fibres d’amiante des personnes concernées.
1
Articles L. 4121-3 et L. 4531-1 du code du travail
2
Article R. 4412-97 du code du travail.
19
1.2 – Impacts sur la nature des travaux
Pour certains processus3, l’empoussièrement atteint est tel que les travailleurs risquent d’être
exposés à un niveau supérieur à la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) malgré
l’utilisation des équipements de protection collective et individuelle les plus performants.
La campagne de mesurages5 , réalisée en 2009/2010 sous l’égide de l’INRS* et à la demande de
la Direction Générale du Travail, a montré que ce risque existe pour les processus suivants :
• retrait de plâtres amiantés par les techniques de très/ultra haute pression, de burinage, de
piquage, de rectification, de ponçage ;
• retrait de flocages par spatule ou raclage.
Ce peut être aussi le cas pour d’autres processus non évalués lors de la campagne5.
Au 1er juillet 2015, la VLEP* sera divisée par 10 pour atteindre 10 f/l.
Le rapport de synthèse de la base de données SCOLA relative aux mesures de fibres d’amiante par META*
(janvier 2014), disponible sur le site http://www.inrs.fr/risques/amiante/prevention-risque-amiante.html ,
apporte des informations sur les niveaux d’empoussièrement de certains couples matériau – technique.
Dans tous les cas, le donneur d’ordre devra demander, lors de la consultation des entreprises, de mettre
en œuvre des processus garantissant le non-dépassement du seuil maximal d’empoussièrement.
Au final, l’objectif de l’évaluation des risques est d’établir un cahier des charges d’appel d’offres permettant
aux entreprises de répondre de manière recevable, selon les exigences réglementaires.
Toute modification de la nature ou du périmètre des travaux doit conduire le donneur d’ordre à
vérifier qu’il possède des repérages adéquats. Dans le cas contraire, il devra les faire compléter.
3
Définition du processus à l’article R. 4412-96 9° du code du travail.
4
Niveaux d’empoussièrement définis aux articles R. 4412-96 6° et R. 4412-98 du code du travail
5
Rapport Campagne de mesurages META disponible sous : http://www.inrs.fr/accueil/header/actualites/campagne-META.html
20
2.DÉTERMINER LE CADRE DE L’OPÉRATION SUR LES MCA*
En pratique, le donneur d’ordre, parce qu’il décide de la nature des travaux qu’il souhaite réaliser, arrête
le cadre de l’opération.
Dans tous les cas, la traçabilité de la présence de MCA* devra être assurée en mettant à jour les documents
de repérage (DTA*, DAPP*) afin de sécuriser les opérations ultérieures.
6
Article R. 4412-94 du code du travail.
21
Obligations liées au cadre de l’opération :
Le cadre de l’opération crée des obligations réglementaires :
• pour le donneur d’ordre, en termes de choix des entreprises intervenantes (certification ou non) ;
• pour les entreprises, en termes notamment de documents à établir et transmettre, de formation de
leurs salariés, de modalités des mesurages à réaliser.
Dans tous les cas, avec traitement dans une installation de stockage
Gestion des déchets
habilitée et spécifique au type de déchets
Que l’on soit en sous-section 3 ou sous-section 4, les moyens à mettre en œuvre pour la
protection des salariés intervenants et de l’environnement dépendent uniquement du
niveau d’empoussièrement du chantier.
Il est faux de penser que les chantiers de sous-section 4 génèrent moins d’empoussièrement
que ceux de sous-section 3.
22
A propos de la formation des travailleurs :
Dans tous les cas, le contenu de la formation et ses modalités de délivrance sont encadrés
réglementairement.
Ces exigences s’appliquent aux éventuels sous-traitants et aux travailleurs indépendants.
Formation des personnes amenées à commander et suivre des opérations sur des MCA* :
La réglementation amiante a été profondément modifiée ces dernières années, tant dans le code
du travail que dans le code de la santé publique. La spécificité des opérations sur des MCA* implique
une maîtrise du sujet en phases conception et réalisation.
Même si cela n’est pas rendu obligatoire par la réglementation, il est fortement recommandé que
les personnes amenées à commander et à suivre les opérations sur des MCA* soient également
formées sur ce sujet, pour devenir des « référents » amiante. C’est notamment le cas des
gestionnaires de parcs immobiliers importants (collectivités, bailleurs sociaux, …) pour :
- les personnes chargées du patrimoine (afin de faire réaliser les repérages, d’établir et de
tenir à jour des cartographies précises des MCA* dans chaque bâtiment, etc) ;
- les personnes chargées des opérations (afin de mieux comprendre les exigences
réglementaires, de bien rédiger les cahiers des charges d’appel d’offres, d’analyser en toute
connaissance les propositions des entreprises, de pouvoir apprécier la qualité d’un PDRE*
ou d’un MO*, de pouvoir analyser un rapport de mesurages d’empoussièrement ou un
rapport de fin de travaux, etc).
La certification permet de s’assurer que l’entreprise possède les moyens techniques, organisationnels et
humains requis pour travailler dans les meilleures conditions de préservation de la santé et la sécurité des
travailleurs. Le certificat est délivré par un organisme certificateur lui-même accrédité par le Comité Français
d’Accréditation (COFRAC). A ce jour, il existe 3 organismes certificateurs : QUALIBAT, AFNOR Certification
et Global Conseil.
Le donneur d’ordre peut trouver les listes des entreprises certifiées sur le site
www.travailler-mieux.gouv.fr rubrique Adresses.
7
Article R. 4412-129 du code du travail
23
L’entreprise choisie pour effectuer les travaux devra établir un plan de démolition, de retrait ou d’encapsulage
(PDRE), avec un contenu défini8 , et le transmettre un mois avant le début des travaux à l’inspection du
travail compétente, la Carsat et l’OPPBTP. Ce délai est à intégrer dans le planning de l’opération.
Le cahier des charges d’appel d’offres pour le marché de travaux, rédigé avec l’appui du maître d’œuvre et
les conseils du CSPS* s’il est requis, pourra contenir en particulier :
-les rapports de repérage contenant les plans de localisation ;
-les types et quantités de MCA* concernés ;
-le lieu de l’opération et la localisation des zones à traiter ;
-le cadre de l’opération et l’exigence de certification des entreprises et intervenants ;
-l’organisation d’une visite préalable du site ;
-les contraintes organisationnelles et techniques pouvant impacter les travaux des entreprises
(planification des travaux, travaux en site occupé ou recevant du public, travail de nuit, le week-end
ou pendant les vacances scolaires, etc) ;
-l’organisation de la prévention (coordination, plan de prévention) ;
-les installations de chantier spécifiques :
• points de branchement et de rejet d’eau,
• points de raccordement en électricité et en air comprimé,
• zone d’implantation du groupe électrogène (le cas échéant),
• zone de stockage des déchets amiantés avant leur enlèvement,
• …
-la remise d’un rapport de fin de travaux ;
-les modalités de gestion des déchets.
Cette partie « amiante » du cahier des charges devra être intégrée dans le DCE*, par exemple sous la forme
d’une « notice technique amiante » ou d’un lot spécifique « amiante ».
8
Article R. 4412-133 du code du travail
9
Article R. 4412-145 du code du travail
10
Renseignements définis à l’article R. 4412-148 du code du travail
24
En parallèle, pour tous travaux relevant de la sous-section 3, il est nécessaire de commander une
prestation pour la réalisation de l’examen visuel et du mesurage de niveau d’empoussièrement
de fin de travaux, à effectuer après la fin de chantier de l’entreprise et avant toute restitution des
locaux traités à ses occupants. Ces examens et mesurages (dits de 2ème restitution) sont exigés par
le code de la santé publique11 et sont à la charge du donneur d’ordre, pour toutes les opérations de
retrait ou d’encapsulage de MCA* de la liste A ou de la liste B (si travaux à l’intérieur de bâtiments).
Ils sont à distinguer des examens et mesurages similaires à réaliser par l’entreprise de désamiantage
avant enlèvement du confinement (1ère restitution).
A l’analyse des offres, et en dehors des aspects de coût et de délai, les points particuliers de vigilance ci-
dessous pourront être intégrés dans les critères de sélection de l’entreprise intervenante :
La commande des travaux doit être passée suffisamment tôt, en fonction du calendrier d’exécution retenu,
pour permettre le respect par le donneur d’ordre et l’entreprise retenue de toutes leurs obligations.
Deux mois sont souvent nécessaires pour cette phase de préparation.
11
Article R. 1334-29-3 du code de la Santé Publique
12
Article R. 4412-98 du code du travail
25
Cas particulier du donneur d’ordre choisissant de faire réaliser les travaux par ses propres
salariés :
Dans l’hypothèse où le donneur d’ordre fait exécuter des travaux relatifs à l’amiante par ses propres salariés
(salariés du service Maintenance, salariés en Régie par exemple), il doit veiller à préserver leur sécurité et
leur santé.
Dans ce cadre et en sa qualité d’employeur, il est soumis aux mêmes obligations que les entreprises qui
exécutent ces travaux.
Outre les phases d’évaluation des risques avec classement en niveau d’empoussièrement12 , de détermination
du cadre de l’opération et de mise en place des moyens de prévention adaptés, il devra veiller à ce que ses
salariés :
• soient formés et informés des risques ;
• bénéficient d’un suivi médical au regard des risques : visite médicale, examens complémentaires,
aptitude, fiche individuelle d’exposition, etc ;
• aient à disposition les équipements de protection individuelle et collective adaptés.
Si les travaux relèvent de la sous-section 3, le donneur d’ordre « employeur » devra également répondre
aux exigences de certification et d’élaboration d’un PDRE* à transmettre à l’inspection du travail et aux
organismes institutionnels.
Le donneur d’ordre « employeur » qui n’aurait pas satisfait à ses obligations relatives à la
prévention du risque amiante envers ses salariés s’expose à une amende de 3 750 €. La récidive
est punie d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 9 000 €. L’amende est appliquée
autant de fois qu’il y a de salariés de l’entreprise concernés.
Le donneur d’ordre devra donc déterminer dans quel domaine son opération se situe, à quel type de
coordination il est soumis :
• coordination SPS* avec plan général de coordination (PGC)13, et coordonnateur SPS* nommé dès la
phase « conception » de l’opération, dès lors qu’au moins 2 entreprises extérieures interviendront, de
manière simultanée ou successive ;
• plan de prévention écrit14, si une seule entreprise intervient au sein d’une entreprise utilisatrice.
Le maître d’ouvrage qui n’aurait pas réalisé la coordination des travaux s’expose à une peine
d’amende de 9 000 € (désignation d’un coordonnateur SPS* ayant compétence, autorité et
moyens indispensables à l’exercice de sa mission, établissement d’un PGC*). La récidive est
punie d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 €.
De même, le donneur d’ordre qui n’aurait pas établi de plan de prévention écrit avec le
responsable de l’entreprise extérieure mandatée s’expose à une amende de 3 750 €. La récidive
est punie d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 9 000 €.
L’amende est appliquée autant de fois qu’il y a de salariés de l’entreprise concernés.
12
Article R. 4412-98 du code du travail
13
Articles L. 4531-1 à L. 4535-1 et R. 4532-1 à R. 4535-10 du code du travail - Arrêté du 25/02/2003 et circulaire du 10/04/1996.
14
Articles R. 4511-1 à R. 4514-10 du code du travail et arrêté du 19/03/1993 et circulaire du 18/03/1993.
26
6.INFORMER LES OCCUPANTS - DÉCIDER D’UN RELOGEMENT ÉVENTUEL
ÉVITER LES EXPOSITIONS PASSIVES
L’opération doit présenter des garanties réelles en termes de prévention des risques liés à l’amiante, tant
pour le personnel chargé des travaux que pour les éventuels occupants des lieux et/ou les populations
environnantes.
C’est au donneur d’ordre que revient la décision de maintenir ou non, dans les lieux ou à leur voisinage, les
occupants (locataires, travailleurs ne participant pas aux travaux, public, etc) durant les travaux.
Compte tenu des risques d’exposition passive aux fibres d’amiante, que ce soit au cours de travaux se réalisant
selon les prescriptions ou en cas d’accidents ou d’incidents intervenus sur le chantier, sa responsabilité
pourra être engagée.
27
Guide
4-LA RÉALISATION ET LE SUIVI amiante
Donneurs
DES TRAVAUX d’ordre
Cette partie donne des informations et des bonnes pratiques nécessaires au bon
déroulement des travaux :
- actions préalables au démarrage des travaux sur les MCA* ;
- suivi du chantier et gestion des aléas ;
- fin des travaux sur MCA* et restitution des locaux.
Tout doit être mis en œuvre pour empêcher une interférence des travaux avec les activités d’autres
entreprises ou des occupants.
Si ces actions risquent de libérer des fibres, ou si la zone de travail est initialement polluée
(sinistre, dégradation des matériaux), des précautions particulières sont à prendre dès cette
étape (protection des personnes intervenantes).
Les différents réseaux d’alimentation et de rejet pour la zone de travaux sont installés avant le début des
travaux préparatoires :
• Réseau d’alimentation électrique, d’une puissance suffisante pour alimenter l’ensemble des équipements
du chantier (extracteurs, éclairage, chauffage, outils et matériels électriques …) ;
• Réseaux d’alimentation et d’évacuation d’eau (douche, nettoyage, imprégnation, aspersion, brumisation …) ;
• Implantation des compresseurs de production d’air respirable le cas échéant.
28
Un plan d’installation devra préciser la localisation et les circuits de ces différents réseaux.
Il sera réalisé par l’entreprise intervenante.
2.DÉROULEMENT DU CHANTIER
Compte tenu de sa responsabilité relative au bon déroulement des travaux, le donneur d’ordre s’assure, par
des visites régulières, de la bonne exécution des opérations et du maintien des dispositifs d’information par
rapport :
• au respect des dates prévisionnelles de chantier ;
• à la mise en œuvre effective des mesures prévues dans le PDRE* ou dans le MO* ;
• à la continuité de l’information relative au déroulement des travaux à l’ensemble des utilisateurs et
occupants des locaux ;
• à la vérification de l’inaccessibilité des zones de travaux aux utilisateurs et occupants des locaux pour
supprimer les risques d’interférence.
En fonction du niveau d’empoussièrement évalué, l’entreprise doit mettre en place, conformément à l’arrêté
du 8 avril 2013, des moyens de protection collective adaptés :
Le donneur d’ordre est chargé de veiller au bon déroulement du chantier. Pour lui éviter de
rentrer en zone confinée, des fenêtres de visualisation doivent être mise en place, ou à défaut
des caméras de surveillance.
29
b. Mesures et contrôles à effectuer :
Les mesures d’empoussièrement sont destinées à vérifier le respect des seuils réglementaires :
- pour les mesures sur opérateur, le seuil de 10 fibres /litre fixé par le code du travail1 ;
- pour toutes les autres mesures, le seuil de 5 fibres /litre fixé par le code de la santé publique.
Les contrôles à effectuer pour les travaux de la sous-section 3 ou la sous-section 4 peuvent être différents.
Dans tous les cas, le donneur d’ordre s’assure de l’ensemble des vérifications, mesures et contrôles réalisés
par l’entreprise en consultant le registre de sécurité2 tenu à jour sur le chantier.
La nature de ces contrôles, pour les travaux relevant de la sous-section 3, figure dans le tableau ci-dessous :
1
Jusqu’au 1er juillet 2015, la valeur limite d’exposition professionnelle prévue à l’article R. 4412-100 du code du travail est fixée à une
concentration en fibres d’amiante dans l’air inhalé de 100 fibres par litre évaluée sur une moyenne de huit heures de travail.
2
Le registre de sécurité intègre les exigences de l’article 6 l’arrêté du 8 avril 2013 relatif aux règles techniques, aux mesures de
prévention et aux moyens de protection collective à mettre en oeuvre par les entreprises lors d’opérations comportant un risque
d’exposition à l’amiante.
30
Contrôles Méthodes Fréquences Objectifs A la charge de...
Après les travaux de retrait ou d’encapsulage (par ordre chronologique d’exécution) :
le propriétaire pour les
Première étape Examen visuel en lumière Avant le retrait Vérifier l’absence de résidus de produits des listes A et B
examen visuel. rasante (NF X 46-021). du confinement. MCA*, y remédier le cas échéant. (art R.1334-29-3 du code
de la santé publique).
Avant l’arrêt des
Analyse libératoire extracteurs et le retrait Vérifier l’absence de fibres l’entreprise (art R.4412-
META*
de 1ère restitution. du calfeutrement et de d’amiante dans l’atmosphère. 140 du code du travail).
l’isolement.
Vérifier la levée des réserves émises
2ème étape
Examen visuel en lumière Après le retrait lors du 1er examen visuel
Examen visuel.
rasante (NF X 46-021) du confinement. S’assurer de la qualité du le propriétaire pour les
nettoyage des surfaces. produits des listes A et B
(art R.1334-29-3 du code
Analyse libératoire
Après le retrait Vérifier l’absence de fibres de la santé publique).
de 2ème restitution. META*
du confinement. d’amiante dans l’atmosphère.
Tous ces contrôles doivent figurer de manière détaillée dans un programme de mesure inclus
dans le PDRE*.
Traitement d’air
respirable
Zone de travail
Extracteurs d’air
Sas personnel
Zone de chantier
Sas matériel
Zone d’approche
Vestiaire
Stoc d’approche
ka
déch ge
ets
Stockage
matériel e
t Zone
matériaux
d
récup e
érati
on
Portail d’accès
Schéma extrait du guide d’application de la norme NF EN ISO 16000-7 « Stratégie d’échantillonnage pour
la détermination des concentrations en fibres d’amiante en suspension dans l’air »
31
1/ Toutes les mesures d’empoussièrement doivent être réalisées3 en META* par un organisme
accrédité par le COFRAC*.
Une liste des organismes accrédités est disponible à l’adresse :
http://www.travailler-mieux.gouv.fr/Les-organismes-agrees-habilites-ou.html
2/ Tous les examens visuels doivent être réalisés par une personne compétente répondant aux
conditions posées par les dispositions des articles L.271-6 et R.271-1 du code de la construction et
de l’habitation (cf partie 2 _ paragraphe 3). La liste des opérateurs certifiés est accessible par le lien :
http://diagnostiqueurs.application.developpement-durable.gouv.fr/index.action
Pour les interventions relevant de la sous-section 4, le MO* doit préciser la fréquence et les modalités de
contrôle du niveau d’empoussièrement des processus et du respect de la VLEP*. Ainsi, des mesures sur
opérateurs doivent être effectuées.
De plus, l’entreprise doit s’assurer de ne pas dépasser le seuil de 5 fibres / litre dans l’environnement du
chantier.
Il résulte de l’article R. 4412-107 du code du travail que « l’employeur informe le donneur d’ordre de toute
présence d’amiante mise en évidence lors de l’opération. »
Cette découverte d’amiante pose le problème de la qualité du repérage initial effectué par le donneur d’ordre
qui peut voir sa responsabilité engagée du fait de l’insuffisance de certains repérages (voir partie 2).
En cas de pollution, il sera impératif de procéder à un nettoyage approfondi de la zone concernée, puis de
procéder à une mesure d’empoussièrement pour vérifier le respect du seuil défini par le code de la santé
publique.
3
arrêté du 19 août 2011 relatif aux conditions d’accréditation des organismes procédant aux mesures d’empoussièrement en fibres
d’amiante dans les immeubles bâtis, et arrêté du 14 août 2012 relatif aux conditions de mesurage des niveaux d’empoussièrement,
de respect de la VLEP* et d’accréditation des organismes procédant à ces mesurages
32
Dépassement des seuils :
Les dépassements des seuils d’empoussièrement régis par les articles R.4412-114 (niveau d’empoussièrement
supérieur à celui estimé pour l’opération) et R.4412-115 (empoussièrement supérieur au niveau 3) du code
du travail, met en évidence une mauvaise évaluation des risques tant de la part du donneur d’ordre que de
l’employeur.
Ils nécessitent l’arrêt des travaux et la mise en place immédiate d’actions correctrices, de préférence en lien
avec les services de prévention (Carsat, OPPBTP, inspection du travail, …).
Il en est de même pour le dépassement du seuil défini par le code de la santé publique (5 fibres/l) révélant
une pollution environnementale (article R. 4412-124). Dans ce cas, l’entreprise informe sans délai le donneur
d’ordre et le préfet.
Le donneur d’ordre s’assure, par un contrôle visuel, que les travaux sont correctement réalisés et qu’il rend
des locaux propres à la réoccupation ou à la poursuite d’autres opérations.
En sous-section 3, des mesures complémentaires sont prévues pour vérifier l’absence de pollution (cf tableau
au §2).
En sous-section 4, il est fortement conseillé au donneur d’ordre de faire procéder aux mêmes mesures.
À l’issue des travaux de sous-section 3, l’entreprise établit un rapport de fin de travaux4. Celui-ci comprend
tous les éléments relatifs au déroulement des travaux, dont :
- les rapports des mesures de niveau d’empoussièrement ;
- les CAP* des déchets ;
- les plans mis à jour de localisation des MCA* restants.
4
Article R4412-139 du code du travail.
5
Article R4532-95 du code du travail.
33
C e qu’il faut retenir
Le donneur d’ordre doit s’acquitter d’un certain nombre d’obligations durant les travaux et s’assurer
que l’entreprise intervenante remplisse les siennes. Celles-ci peuvent être globalement résumées
dans le tableau suivant :
des travaux
Marquer les matériaux amiantés.
Consigner les réseaux concernés.
Mettre à disposition des réseaux d’alimentation (eau, air, électricité).
Installer le chantier.
Déroulement
Surveiller de la bonne exécution des travaux
du chantier
34
Guide
amiante
5- LA GESTION DES DÉCHETS Donneurs
d’ordre
Vous trouverez dans cette partie les informations nécessaires à une gestion
maîtrisée des déchets, de leur production sur le chantier jusqu’à leur élimination.
Les déchets d’amiante sont soumis à la réglementation générale des déchets dangereux et à une réglementa-
tion spécifique « amiante » inscrite dans le Code de la santé publique, le Code du travail, le Code de l’environne-
ment et l’Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses par Route (ADR).
La réutilisation de tout MCA*, y compris sous forme de déchets, est strictement interdite depuis le 01/01/19971.
La valorisation ou l’élimination des déchets générés lors des travaux est, pendant la durée du chantier et jusqu’à
leur prise en charge par l’installation de stockage ou d’inertage, de la responsabilité :
- du donneur d’ordre en tant que « producteur » de déchets, et décideur du choix de la filière d’élimination ;
- de l’entreprise intervenante en tant que « détenteur » provisoire des déchets pendant la durée des travaux et
leur transport, et producteur de ses propres déchets (Equipement de Protection Individuelle (EPI), polyanes, …).
Les déchets produits pendant les différentes phases de réalisation des travaux sur des MCA* doivent être triés,
conditionnés et évacués de la zone de travail au fur et à mesure de leur production.
Afin de les trier, il convient de différencier les différents types de déchets :
- les déchets d’amiante liés à des matériaux inertes ayant conservé leur intégrité :
Ce sont essentiellement des matériaux de construction dans lesquels les fibres d’amiante sont intégrées à
une matrice solide. Le risque de dispersion des fibres ne peut intervenir qu’à l’occasion de travaux de perçage,
sciage, casse, démolition ou lors de la manipulation de ces déchets
liée à leur élimination.
1
Décret 96-1133 du 24 décembre 1996
35
- les autres déchets d’amiante pouvant libérer des fibres :
Il s’agit de matériaux et équipements pouvant libérer des fibres
sans intervention spécifique :
• matériaux qui peuvent se dégrader : flocage, calorifugeage,
faux-plafond, tout matériau en mauvais état ... ;
• équipements de protection collective ou individuelle
jetables (combinaisons, gants, filtres, films plastique, …) ;
• débris et déchets d’amiante liés à des matériaux inertes
détériorés (du fait des travaux, ou suite à un sinistre par
exemple) ;
• ….
Les documents d’appel d’offres précisent toutes les informations que le donneur d’ordre juge utiles pour
permettre au titulaire du marché de valoriser ou d’éliminer les déchets conformément à la règlementation
en vigueur.
Il s’agit notamment de la nature, de la quantité, des dimensions et de l’état de chaque type de déchets.
Le décret amiante n° 2012-639 du 4 mai 2012 (code du travail) a eu pour principal effet de
supprimer la distinction entre amiante friable et amiante non friable.
Cependant, cette notion persiste dans le code de l’environnement, en termes d’amiante lié et
non lié, car elle conditionne la filière de traitement de ces déchets.
2. CONDITIONNEMENT ET ÉTIQUETAGE
36
L’étiquetage réglementaire ne permettant pas de différencier la nature des déchets, il est utile
d’identifier les emballages selon leur filière d’élimination.
Les déchets de matériaux contenant de l’amiante sont classés comme marchandises dangereuses
« matières et objets dangereux divers » par l’arrêté «Transport de matières dangereuses» du 29 mai 2009 et
le règlement ADR*.
Déchets d’amiante-ciment et d’autres Les prescriptions de l’ADR* ne s’appliquent pas, sous réserve
matériaux contenant de l’amiante lié de respecter les conditions d’emballage et de traçabilité
(disposition 168 du paragraphe 3.3.1 de l’ADR*).
Pour plus d’informations, se référer à la fiche Prévention réf A6 F 0313 de l’OPPBTP sur:
www.preventionbtp.fr .
4. ÉLIMINATION ET VALORISATION
La valorisation s’effectue par le procédé d’inertage qui consiste à vitrifier les déchets. Ils perdent leur
dangerosité et peuvent être réutilisés, par exemple après concassage, sous forme de matériaux de charge.
37
Filières de traitement des déchets :
Valorisation
Les coordonnées des différentes installations de stockage de déchets amiantés sont accessibles sur
les sites www.sinoe.org et www.dechets-chantier.ffb.fr
Dans le Grand Est, à la date d’impression de ce guide, les ISDD* et ISDND* sont les suivantes :
• ISDD : SITA à Vaivre et Montoille (70), SITA à Drambon (21), SITA à Jeandelaincourt (54), SITA
à Laimont (55)
• ISDND : SITA Centre-est à Torcy (71), SITA Lorraine à Mousson – Lesménils (54), SMITOM
Haguenau à Weitbruch (67), SMICTOM Nord du Bas-Rhin à Wintzenbach (67), ORGANOM à
Viriat (01) et les ISDD citées ci-dessus.
Le CAP* est établi par le centre d’élimination des déchets, à la demande de l’entreprise intervenante.
Indispensable avant le démarrage des travaux, il précise les conditions particulières d’acceptation des
déchets.
Les BSDA* assurent la traçabilité des déchets identifiés par un code à 6 chiffres2 . Leur responsabilité est
ainsi transférée aux détenteurs successifs : propriétaire, entreprise chargée des travaux, transporteur,
éliminateur. Ces derniers doivent remplir et signer les BSDA* au fur et à mesure (cf modèle Cerfa de BSDA*
en annexe 3).
Après élimination ou valorisation, une copie des BSDA* est retournée au propriétaire et à l’entreprise qui se
voient dégagés de leur responsabilité.
2
Décret 2007-1467 du 12 octobre 2007
38
C e qu’il faut retenir
Les filières d’élimination dépendent du type de déchets (déchets d’amiante liés et autres déchets
d’amiante).
Les déchets appartiennent, pour ce qui les concerne, au donneur d’ordre et à l’entreprise intervenante
jusqu’à leur élimination finale. Les BSDA* assurent la traçabilité des déchets et des responsabilités.
39
Guide
6- CAS PARTICULIER DES amiante
Donneurs
BATIMENTS SINISTRÉS d’ordre
Cette partie contient des informations sur les moyens à mettre en œuvre pour
traiter en toute sécurité les bâtiments sinistrés, en vue de leur réhabilitation ou
de leur démolition.
Lors de leur appel, informer les services d’intervention ou de secours de la présence de matériaux
contenant de l’amiante dans le bâtiment, afin qu’ils prennent ce risque supplémentaire en compte.
Le donneur d’ordre doit procéder à une évaluation globale des risques découlant du sinistre et, au-delà de la
mise en sécurité immédiate du site, mettre en œuvre les mesures de prévention appropriées aux risques, en
considérant notamment, selon le cas :
• le risque d’effondrement du bâtiment ;
• le risque biologique, en cas de présence d’animaux ou carcasses dans les locaux, mélangés ou non avec
les MCA* sinistrés, ce qui nécessite une intervention très rapide ;
40
• le risque amiante, du fait des MCA* dégradés mais aussi de la pollution des autres matériaux, matériels,
équipements et locaux par la libération des fibres. Un repérage avant travaux ou avant démolition
est nécessaire, pour déterminer l’étendue de la pollution et les zones à traiter, le volume de déchets
amiantés ;
• les risques électrique, chimique, ...
Pour l’ensemble de cette évaluation, le donneur d’ordre pourra s’informer auprès son assureur, puis s’appuyer
sur un cabinet de maîtrise d’œuvre et un coordonnateur SPS* pour les travaux.
En outre, l’évaluation des risques prendra en compte la santé et la sécurité des travailleurs de l’entreprise,
mais aussi des entreprises intervenantes et des tiers (entreprises voisines, habitations).
Dans ce cadre, le donneur d’ordre déterminera le périmètre contaminé autour du sinistre et la zone des
travaux de démolition/désamiantage.
Dès le sinistre maîtrisé (par les pompiers par exemple en cas d’incendie) ou stabilisé (suite à une chute de
grêle ou à un effondrement par exemple) et avant tous travaux sur le bâtiment concerné, l’interdiction
d’accès au site s’impose pour le donneur d’ordre avec :
- la délimitation par obstacle (barrières, clôtures de chantier) et la signalisation « danger amiante» d’un
périmètre de sécurité autour du bâtiment ;
- la neutralisation des diverses sources d’énergie (électricité, gaz, …), avec attestations de consignation des
réseaux par les services de secours ou les exploitants de réseaux ;
- le gardiennage du site si besoin ;
- l’arrosage le cas échéant du site et de sa périphérie pour limiter toute sur-pollution environnementale, avec
récupération et traitement des eaux résiduelles quand cela est techniquement possible ;
- la détermination d’un périmètre pollué par l’amiante sur la base de prélèvements et d’analyse de matériaux
et/ou débris, éventuellement complétés par des prélèvements surfaciques.
Dès ce stade, des mesures d’empoussièrement environnementales au plus près de la zone sinistrée
sont nécessaires pour vérifier la pertinence des mesures conservatoires prises.
41
4. RISQUE D’EFFONDREMENT DU BATIMENT
Le sinistre peut entraîner un effondrement total ou partiel, ou des déformations importantes de la structure.
C’est pourquoi, préalablement à toute intervention sur le bâtiment, une étude de stabilité de la structure doit
être réalisée par une personne compétente (bureau de contrôle par exemple). Cette étude sera réalisée sur
la base d’une inspection visuelle des éléments de structure et d’un relevé des déformations dues au sinistre.
Elle devra également prendre en compte les bâtiments mitoyens ainsi que les parties apparemment non
sinistrées du bâtiment.
En fonction des résultats de l’étude, le donneur d’ordre devra décider du type et des méthodologies
d’intervention : démolition partielle ou totale, étaiement provisoire, réhabilitation.
Les interventions préalables telles que la mise en place de bâches de protection sur toiture
sinistrée, ou l’étaiement de la structure, relèvent de la sous-section 4. Elles nécessitent la prise en
compte de la fragilisation du bâtiment dans l’évaluation des risques de chute et d’effondrement.
Toute personne entrant dans la zone sinistrée doit être équipée des EPI* correspondant au niveau
d’empoussièrement préalablement évalué.
La présence de cadavres d’animaux (considérés comme des déchets organiques) engendre des risques
biologiques importants puisqu’ils constituent un milieu propice à la prolifération d’agents potentiellement
pathogènes (bactéries, champignons…) transmissibles à l’homme principalement par voie respiratoire et
cutanée.
L’évaluation du risque biologique détermine les niveaux de protection collective et individuelle à mettre en
oeuvre pour les procédures de décontamination et de désinfection1.
L’évacuation des cadavres d’animaux n’est pas enfermée dans le délai habituel de 2 jours, du fait de cette
situation de sinistre relevant de la notion de force majeure2. Cependant, il convient de faire toute diligence
pour ne pas créer un risque sanitaire en laissant la situation perdurer, notamment au regard des conditions
météorologiques et de l’environnement.
1
Articles R. 4421-1 et suivants du code du travail et arrêté du 4 novembre 2002
2
Articles L. 226-1 à L. 226-6 du code rural et de la pèche maritime
42
En ce qui concerne l’évacuation des cadavres d’animaux étroitement mélangés à l’amiante-ciment, la
filière traditionnelle d’équarrissage ne peut accepter de tels déchets de nature à polluer l’ensemble de ses
installations et à exposer ses travailleurs.
En conséquence, il convient d’extraire les animaux morts et de les décontaminer par un douchage adapté.
Dans ce cas, une élimination en installation de stockage de déchets non dangereux est possible.
Les déchets restant (débris) contenant de l’amiante-ciment doivent être, quant à eux, dirigés vers une
installation de stockage de déchets dangereux.
Cette opération doit être effectuée en respectant les dispositions prévues pour les interventions susceptibles
de provoquer l’émission de fibres d’amiante (sous-section 4).
Toutefois, si les cadavres sont difficilement séparables du reste des décombres ou si leur enlèvement
nécessite le retrait préalable de matériaux contenant de l’amiante, l’opération relève de la sous-section 3.
6. RISQUE AMIANTE
Le retrait des matériaux amiantés, que ce soit pour un déblaiement ou une démolition complète, est défini
comme une opération relevant de la sous-section 3 :
• il ne pourra être réalisé que par une entreprise certifiée ;
• Il devra faire l’objet d’un plan de retrait.
Le délai de 1 mois pour la transmission du PDRE* aux instances de contrôle pourra être réduit à 8 jours selon
l’urgence des travaux de traitement du bâtiment (menace sur d’autres biens ou sur des personnes, présence
de cadavres d’animaux morts sous les décombres, …).
Le maire ou le préfet peut exiger la démolition du bâtiment sinistré par un arrêté de péril.
Cet arrêté peut préciser des délais de traitement incompressibles.
Lors des opérations de retrait ou de démolition, le niveau d’empoussièrement peut être tel que le
confinement total du bâtiment doit être envisagé.
Une attention particulière sera portée à la gestion des déchets. Un tri minutieux entre éléments (matériaux,
produits - y compris les stocks – équipements, véhicules, …) décontaminables et non-décontaminables
permettra de réduire de manière conséquente le tonnage de déchets à évacuer en installation de stockage
de déchets dangereux.
43
De plus, si des terres environnantes sont également
polluées, il faudra prévoir leur excavation sous
brumisation et leur évacuation vers une installation de
stockage de déchets dangereux.
44
Guide
amiante
7- LISTE DES GUIDES UTILES Donneurs
d’ordre
Pour en savoir plus, consulter également le site du Ministère chargé du Travail relatif à la santé et la sécurité au travail : www.travailler-mieux.
gouv.fr , rubrique Risque / Amiante (textes juridiques, questions/réponses, normes, liens vers autres sites, logigrammes DGT de distinction
SS3/SS4, campagne META de mesures d’empoussièrement en sous-section 3, convention FEDENE de mesures d’empoussièrement en sous-
section 4, etc).
45
ANNEXES
Annexe 1 : Photos de MCA susceptibles d’être présents dans les bâtiments, en génie civil ou
dans les matériels et équipements.
46
ANNEXE 1
L’amiante, ce « magic mineral », a été utilisé massivement dans des milliers de produits du bâtiment, des travaux
publics et dans des installations industrielles :
48
En éléments de finition : En éléments de décoration : Autres produits du bâtiment
contenant de l’amiante :
49
En génie civil : Dans les matériels et Dans les autres équipements :
équipements de transports :
51
ANNEXE 2
Listes A, B et C des matériaux et produits contenant de l’amiante (MPCA) à repérer. Ces listes sont issues de
la nouvelle annexe 13-9 à la première partie du code de la santé publique (mentionnée à l’article R. 1334-26)
constituant les programmes de repérage de l’amiante.
Liste A mentionnée à l'article R. 1334- Liste B mentionnée à l'article R. 1334-21 du code de la santé publique :
20 du code de la santé publique :
COMPOSANT DE LA PARTIE DU COMPOSANT À VÉRIFIER
COMPOSANT À SONDER OU CONSTRUCTION OU À SONDER
À VÉRIFIER
1. Parois verticales intérieures :
Flocages Murs et cloisons « en dur » Enduits projetés, revêtements durs (plaques
et poteaux (périphériques et menuiserie, amiante-ciment) et entourages de
Calorifugeages intérieurs). poteaux (carton, amiante-ciment, matériau sand-
Cloisons (légères et préfabriquées), wich, carton + plâtre), coffrage perdu.
Faux plafonds gaines et coffres.
Enduits projetés, panneaux de cloisons.
2. Planchers et plafonds :
Plafonds, poutres et charpentes, Enduits projetés, panneaux collés ou vissés.
gaines et coffres.
1. Toiture et étanchéité :
Plaques ondulées. Plaques en fibres-ciment.
Ardoises. Ardoises composite, ardoises en fibres-ciment.
Eléments ponctuels. Conduits de cheminée, conduits de ventilation... Bardeaux d’asphalte ou
Revêtements bitumineux d’étanchéité. bitume (« shingle »), pare-vapeur, revêtements et colles.
Accessoires de toitures. Rivets, faîtages, closoirs...
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Liste C : suite
2. Façades :
Plaques, joints d’assemblage, tresses....
Panneaux-sandwichs.
Plaques et « bacs » en fibres-ciment, ardoises en fibres-ciment, isolants sous
Bardages.
bardage.
Appuis de fenêtres.
Eléments en fibres-ciment.
Conduits en amiante-ciment : eaux pluviales, eaux usées, conduits de fumée.
7. Ascenseurs et monte-charge :
Portes palières. Portes et cloisons palières.
Trémie, machinerie. Flocage, bourre, mur/ plancher, joint mousse.
8. Equipements divers :
Chaudières, tuyauteries, étuves, groupes électro- Bourres, tresses, joints, calorifugeages, peinture anticondensation, plaques
gènes, convecteurs et radiateurs, aérothermes... isolantes (internes et externes), tissu amiante.
9. Installations industrielles :
Fours, étuves, tuyauteries... Bourre, tresses, joints, calorifugeages, peinture anticondensation, plaques iso-
lantes, tissu amiante, freins et embrayages.
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Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
Décret n°2005-635 du 30 mai 2005 (article 4)
Arrêté du 29 juillet 2005
Formulaire CERFA n°11861*03
Bordereau de suivi des déchets dangereux contenant de l’amiante
- A remplir par l’émetteur du bordereau - Page n° /
1. Maître d’ouvrage ou détenteur du déchet : Code chantier (s’il y a lieu) : Bordereau n°:
N° SIRET :
Adresse, téléphone, fax, mél : Adresse du chantier ou du lieu de détention des déchets :
Responsable :
Atteste l’exactitude des renseignement ci- Date et signature du maître d’ouvrage ou détenteur : Date et signature de l’entreprise des travaux :
dessus
N° SIRET : Responsable :
Consistance du déchet : Mentions au titre des règlements ADR/RID/ADNR/IMDG (le cas échéant) :
Boues : /___/ Autre (préciser) :
Solide : /___/
Pulvérulent : /___/
N° SIRET : Responsable :
Quantité reçue en tonnes : Date et motif du refus :
Lot accepté : OUI NON
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GUIDE AMIANTE POUR LES DONNEURS D’ORDRE
Direccte Franche-Comté :
www.franche-comte.direccte.gouv.fr / rubrique «travail et relations sociales
/ Sécurité et santé au travail»
Direccte Bourgogne :
www.bourgogne.direccte.gouv.fr rubrique «travail et relations sociales
/ Sécurité et santé au travail»