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Conformité des conduits de fumée BTP

Le document NF DTU 24.1 P1, publié en février 2006, établit les clauses techniques pour les travaux de fumisterie, spécifiquement pour les systèmes d'évacuation des produits de combustion. Il remplace plusieurs normes antérieures et inclut des amendements qui modifient divers articles et le domaine d'application. Ce document est essentiel pour la construction et la réfection des conduits de fumée et des carneaux dans le bâtiment.

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Conformité des conduits de fumée BTP

Le document NF DTU 24.1 P1, publié en février 2006, établit les clauses techniques pour les travaux de fumisterie, spécifiquement pour les systèmes d'évacuation des produits de combustion. Il remplace plusieurs normes antérieures et inclut des amendements qui modifient divers articles et le domaine d'application. Ce document est essentiel pour la construction et la réfection des conduits de fumée et des carneaux dans le bâtiment.

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24/02/2019 Reef Classique - CSTB

Reef Classique - Version 4.5.0.1 - Edition 191 - Mars 2018


Document : NF DTU 24.1 P1 (février 2006) : Travaux de bâtiment - Travaux de fumisterie - Systèmes d'évacuation des produits de combustion
desservant un ou des appareils - Partie 1 : Cahier des clauses techniques - Règles générales + Amendement A1 (décembre 2011) +
Amendement A2 (décembre 2012) (Indice de classement : P51-201-1)

NF DTU 24.1 P1
Février 2006
P 51-201-1

Travaux de bâtiment
Travaux de fumisterie - systèmes d'évacuation des
produits de combustion desservant un ou des
appareils
Partie 1 : cahier des clauses techniques - règles générales

Building works - chimney specialist work - systems for evacuation of


combustion products equipping one more appliances - part 1 : contract bill of
technical clauses - general rules
Bauarbeit - Kaminbauarbeiten - Ein oder mehrere Geräte bedienende
Abgassysteme - Teil 1 : Beschreibung der technischen Klauseln - Allgemeine
Regeln

Statut
Norme française homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20
janvier 2006 pour prendre effet le 20 février 2006.
Remplace la norme homologuée NF P 51-201 (référence DTU 24.1), de mai 1993,
et ses amendements A1, d'octobre 1999 et A2, d'octobre 2000.
Remplace partiellement les normes homologuées NF P 51-202 (référence DTU
24.2.1), de mai 1993 et son amendement A1, d'octobre 2000, NF P 51-203
(référence DTU 24.2.3) de mai 1993 et son amendement A1, d'octobre 2000 et NF
P 51-204-1 (référence DTU 24.2.3), de février 1995.

Correspondance
A la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux européens
ou internationaux traitant du même sujet.

Analyse
Le présent document donne les clauses techniques à insérer dans un marché de
construction des conduits de fumée et des carneaux. Il concerne la construction
neuve de conduits ou de carneaux, ou la réfection complète des conduits
individuels ou groupés.

Descripteurs
Thésaurus International Technique : bâtiment, conduit de fumée, carneau,
produit en béton, produit métallique, brique, terre cuite, évacuation des produits de
combustion, appareil de chauffage, appareil de production d'eau chaude,
spécification, définition, classification, aptitude à l'emploi, règle de construction,
pose, stabilité, distance, sécurité, température, matériau, raccordement, mise en
oeuvre, isolation thermique, gaine de protection, essai, réception, contrôle,
entretien.

Modifications

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Par rapport aux documents remplacés, révision technique.


Par rapport aux documents partiellement remplacés, remplacement des § 2.9 et
3.7 de la NF P 51-202, des § 2.7 et 3.7 de la NF P 51-203, des § 3.7, 4.6, des
définitions A3, A8 et A24 de l'Annexe A, l'Annexe B a) et l'Annexe C de la NF P 51-
204-1.
Inclut l'amendement A1 de décembre 2011 qui modifie l'Avant-propos et les articles
1, 2, 3, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14 et 15.
Inclut l'amendement A2 de décembre 2012 qui modifie le domaine d'application.

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Sommaire

Liste des auteurs


Avant-propos général
Avant-propos commun à tous les NF DTU
Avant-propos particulier aux travaux de fumisterie
1 Domaine d'application
1.1 Généralités
1.2 Considérations liées aux bâtiments
1.3 Considérations liées aux appareils
1.4 Considérations liées aux combustibles
2 Références normatives
3 Définitions
3.1 Appareil à combustion
3.2 Boisseau de terre cuite
3.3 Boîte à suie
3.4 Canal
3.5 Carneau
3.6 Chemisage
3.7 Coffrage
3.8 Composant
3.9 Composant terminal
3.10 Conduit de fumée
3.11 Conduit de fumée accolé
3.12 Conduit de fumée adossé
3.13 Conduit de fumée collectif
3.13.1 Conduit de fumée collectif de type «shunt»
3.13.2 Conduit de fumée collectif de type «Alsace»
3.14 Conduit de fumée indépendant
3.14.1 Conduit de fumée indépendant autostable
3.14.2 Conduit de fumée indépendant non autostable
3.15 Conduit de fumée individuel
3.16 Conduit de fumée métallique
3.16.1 Conduit de fumée métallique simple paroi
3.16.2 Conduit de fumée métallique composite
3.17 Conduit de fumée monocombustible
3.18 Conduit de fumée polycombustible
3.19 Conduit de raccordement
3.20 Conduit flexible
3.21 Conduit flexible extensible
3.22 Conduit intérieur
3.23 Conduit simple ou multi-paroi en béton
3.24 Convergent
3.25 Couronnement
3.26 Dépendances des logements
3.27 Distance de sécurité
3.28 Elément de hauteur d'étage
3.29 Enveloppe externe
3.30 Extracteur statique
3.31 Gaine
3.32 Gaine ventilée
3.33 Habillage
3.34 Modérateur de tirage
3.35 Orifice de ramonage
3.36 Plaque signalétique

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3.37 Plaque coupe-feu


3.38 Plaque de distance de sécurité
3.39 Puissance
3.39.1 Puissance utile - puissance nominale
3.39.2 Puissance calorifique (ou débit calorifique)
3.40 Régulateur de tirage
3.41 Résistance thermique du conduit de fumée
3.42 Sécurité positive
3.43 Situation intérieure ou extérieure au bâtiment
3.44 Souche
3.45 Stabilisateur de tirage
3.46 Tubage
3.47 Conduit construit sur site
3.48 Conduit système
4 Nature et type des matériaux
4.1 Matériaux et matériels normalisés
4.1.1 Généralités
4.1.2 Conduits de fumée et carneaux de fumée
4.1.3 Conduits de raccordement
4.1.4 Tubage
4.1.5 Composants terminaux
4.1.6 Liants
4.2 Matériaux et matériels non normalisés
5 Dispositions communes à tous les conduits de fumée
5.1 Désignation des composants d'un conduit de fumée
5.1.1 Cas général
5.1.1.1 Température
5.1.1.2 Pression
5.1.1.3 Résistance à la condensation
5.1.1.4 Résistance à la corrosion
5.1.1.5 Résistance au feu de cheminée
5.1.1.6 Distance de sécurité
5.1.2 Informations essentielles supplémentaires
5.1.3 Désignations abrégées
5.2 Classification
5.2.1 Conduits de fumée en situation extérieure au bâtiment
5.2.2 Conduits de fumée en situation intérieure au bâtiment
5.2.3 Cas particulier des conduits en pression de moins de 365 kW de puissance calorifique totale ou
de moins de 300 kW de puissance utile totale dans le cas de combustibles solides
5.2.4 Tableau récapitulatif
5.3 Conception des ouvrages
5.3.1 Généralités
5.3.2 Conception
5.3.3 Compatibilité de l'appareil avec l'ouvrage
5.4 Prescriptions générales
5.4.1 Géométrie des conduits de fumée
5.4.1.1 Section intérieure
5.4.1.2 Tracé
5.4.1.2.1 Généralités
5.4.1.2.2 Conduits individuels
5.4.1.2.3 Conduits collectifs
5.4.2 Choix des matériaux
5.4.3 Stockage sur chantier
5.4.4 Stabilité des conduits de fumée
5.4.5 Pied de conduit de fumée
5.4.6 Prolongement bas d'un conduit existant
5.4.6.1 Généralités
5.4.6.2 Prolongement bas d'un conduit de fumée métallique existant
5.4.6.3 Prolongement bas d'un conduit maçonné existant
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5.4.6.3.1 Prolongement bas avec un conduit maçonné
5.4.6.3.2 Prolongement bas avec un conduit composite métallique rigide
5.4.7 Position du débouché
5.4.7.1 Puissance calorifique raccordée inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile inférieure ou
égale à 70 kW dans le cas des combustibles solides
5.4.7.2 Puissance calorifique raccordée supérieure à 85 kW ou puissance utile supérieure à 70 kW
dans le cas des combustibles solides
5.4.8 Composant terminal
5.4.8.1 Conduits desservant un (ou des) appareil(s) de puissance calorifique totale inférieure ou
égale à 85 kw ou de puissance utile totale inférieure ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles
solides
5.4.8.2 Conduits de fumée desservant un (ou des) appareil(s) de puissance calorifique totale
supérieure à 85 kW ou de puissance utile totale supérieure à 70 kW dans le cas de combustibles
solides
5.4.9 Souche
5.4.9.1 Souche maçonnée
5.4.9.2 Autre souche préfabriquée pour conduits métalliques
5.4.10 Rehausse d'un conduit existant
5.4.10.1 Généralités
5.4.10.2 Rehausse d'un conduit maçonné existant ne comportant pas de tubage
5.4.10.3 Rehausse d'un conduit métallique existant
5.4.11 Accessibilité aux débouchés des conduits
5.4.12 Plaque signalétique de l'ouvrage
5.4.13 Extraction mécanique
5.4.14 Silencieux
5.5 Dimensionnement
5.6 Mise en oeuvre
6 Dispositions complémentaires concernant les conduits de fumée en situation extérieure
6.1 Conduit de fumée installé hors gaine ou hors coffrage placé à l'extérieur du bâtiment
6.2 Conduit de fumée installé dans un coffrage placé à l'extérieur du bâtiment
6.3 Conduit de fumée installé dans une gaine maçonnée placée à l'intérieur du bâtiment restituant
les conditions extérieures
6.3.1 Conduits de fumée
6.3.2 Caractéristiques de la gaine
6.4 Cas particulier des conduits fonctionnant en faible ou forte pression positive installés dans
une gaine - caractéristiques de la gaine
6.4.1 Puissance calorifique totale des appareils supérieure à 365 kW ou de puissance utile totale
supérieure à 300 kW dans le cas de combustibles solides
6.4.2 Puissance calorifique totale des appareils comprise entre 85 et 365 kW ou de puissance utile
totale comprise entre 70 et 300 kW dans le cas de combustibles solides
6.4.3 Puissance calorifique totale des appareils inférieure ou égale à 85 kW ou de puissance utile
totale inférieure ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles solides
7 Dispositions complémentaires concernant les conduits de fumée en situation intérieure
7.1 Limites d'emploi
7.2 Caractéristiques générales
7.3 Accessibilité et protection des conduits
7.3.1 Conduit revêtu d'un habillage
7.3.1.1 Habillage constitué d'un enduit
7.3.1.2 Habillage constitué d'une cloison de doublage
7.3.2 Conduit dissimulé derrière un coffrage
7.3.3 Conduit placé dans une gaine coupe-feu
7.3.3.1 Puissance calorifique des appareils inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile inférieure
ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles solides
7.3.3.2 Puissance calorifique des appareils comprise entre 85 kW et 365 kW ou puissance utile
comprise entre 70 kW et 300 kW dans le cas de combustibles solides
7.4 Souche
7.5 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
7.6 Température de surface des conduits nus ou habillés
7.7 Fonctions des coffrages ou habillages isolés en réhabilitation
7.8 Traversée de plafonds légers, faux-plafonds ou planchers en matériaux combustibles (bois,...)
8 Conduits de fumée en terre cuite et briques
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8.1 Conduit de fumée en boisseaux de terre cuite


8.1.1 Stabilité
8.1.2 Mise en oeuvre
8.1.2.1 Pied de conduit
8.1.2.1.1 Conduit «départ sol»
8.1.2.1.2 Conduit «départ console»
8.1.2.1.3 Conduit «départ plafond»
8.1.2.2 Partie courante
8.1.2.3 Joints entre boisseaux
8.1.2.4 Adossement à un mur, des conduits de fumée en situation extérieure
8.1.2.5 Couronnement
8.1.2.5.1 Couronnement réalisé sur chantier
8.1.2.5.2 Couronnement préfabriqué
8.1.3 Enduit
8.1.4 Cas particulier de plusieurs conduits de fumée juxtaposés
8.1.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite en situation
extérieure
8.1.6 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite, en situation
intérieure
8.1.6.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
8.1.6.2 Habillage ou coffrage
8.1.6.2.1 Dans les parties habitables ou occupées
8.1.6.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
8.1.6.3 Traversées de planchers
8.2 Conduit de fumée mis en oeuvre sur site à partir d'au moins un élément préfabriqué en terre
cuite
8.2.1 Enveloppe externe en terre cuite
8.2.2 Conduit intérieur en terre cuite
8.2.3 Isolation thermique
8.3 Conduits de fumée en briques
8.3.1 Composition
8.3.2 Stabilité
8.3.2.1 Conduits indépendants
8.3.2.2 Conduits adossés
8.3.3 Mise en oeuvre
8.3.3.1 Pied de conduit
8.3.3.2 Partie courante
8.3.3.2.1 Epaisseur des parois
8.3.3.2.2 Appareillage
8.3.3.2.3 Joint de pose des briques
8.3.3.2.4 Parement intérieur - enduit
8.3.3.3 Couronnement
8.3.4 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en briques, en situation extérieure
8.3.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en briques, en situation intérieure
8.3.5.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
8.3.5.2 Habillage ou coffrage
8.3.5.2.1 Dans les parties habitables ou occupées
8.3.5.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
8.3.5.3 Traversée de planchers
9 Conduits de fumée en béton
9.1 Conduits de fumée simple ou multi-parois en béton
9.1.1 Stabilité
9.1.2 Mise en oeuvre
9.1.2.1 Pied de conduit
9.1.2.1.1 Conduit «départ sol»
9.1.2.1.2 Conduit «départ console»
9.1.2.1.3 Conduit «départ plafond»
9.1.2.2 Partie courante
9.1.2.3 Joints entre composants en béton
9.1.2.4 Adossement à un mur des conduits de fumée
9.1.2.5 Couronnement
9.1.2.5.1 Couronnement préfabriqué
9.1.2.5.2 Couronnement réalisé sur chantier
9.1.3 Enduit
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9.1.4 Cas particulier de plusieurs conduits de fumée juxtaposés


9.1.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton, en situation
extérieure
9.1.6 Dispositions particulières pour les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton, en situation
intérieure
9.1.6.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
9.1.6.2 Habillage ou coffrage
9.1.6.2.1 Dans les parties habitables et dans les parties occupées
9.1.6.2.2 Dans les parties non habitables et dans les parties non occupées
9.1.6.3 Traversées de planchers
9.1.7 Dispositions particulières pour les conduits collectifs avec départs individuels de hauteur d'étage
(de type «shunt»)
9.2 Conduit de fumée en éléments de béton de hauteur d'étage
9.3 Conduit de fumée mis en oeuvre sur site à partir d'au moins un élément préfabriqué en béton
9.3.1 Enveloppes externes en béton
9.3.2 Conduit intérieur en béton
9.3.3 Isolation thermique
9.4 Conduit de fumée en béton armé réalisé à façon
9.4.1 Enveloppes externes en béton
9.4.2 Conduit intérieur
9.4.3 Isolation thermique
10 Conduits de fumée métalliques
10.1 Généralités
10.1.1 Diamètres préférentiels
10.1.2 Choix des composants en fonction des installations
10.1.3 Désignation multiple d'un même composant
10.1.4 Résistance thermique des conduits de fumée métalliques
10.1.5 Spécifications relatives aux «pièges à calories»
10.1.6 Autres éléments de conception
10.2 Conduits de fumée composites métalliques rigides
10.2.1 Pose
10.2.1.1 Généralités
10.2.1.2 Stabilité
10.2.1.2.1 Conduits indépendants
10.2.1.2.2 Conduits adossés
10.2.1.3 Pied de conduit
10.2.2 Dispositions particulières pour les conduits de fumée composites métalliques rigides en situation
extérieure
10.2.3 Dispositions particulières pour les conduits de fumée composites métalliques rigides, en
situation intérieure
10.2.3.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
10.2.3.2 Coffrage et gaine
10.2.3.2.1 Dans les parties habitables ou occupées
10.2.3.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
10.2.3.3 Traversées de planchers
10.2.4 Souche
10.3 Conduits de fumée métalliques rigides simple paroi
10.3.1 Conduits de fumée métalliques rigides simple paroi fabriqués à base de composants normalisés
10.3.1.1 Pose
10.3.1.1.1 Généralités
10.3.1.1.2 Stabilité
10.3.1.1.2.1 Conduits indépendants
10.3.1.1.2.2 Conduits adossés
10.3.1.1.3 Pied de conduit
10.3.1.2 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi, en
situation extérieure
10.3.1.2.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
10.3.1.3 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi, en
situation intérieure
10.3.1.3.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
10.3.1.3.2 Coffrage et gaine
10.3.1.3.2.1 Dans les parties habitables ou occupées
10.3.1.3.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
10.3.1.3.3 Traversées de planchers
10.3.1.3.4 Souche
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10.3.2 Conduits de fumée métalliques rigides simple paroi à façon


10.3.2.1 Conduits de fumée en tôle d'acier inoxydable
10.3.2.2 Conduits de fumée en tôle d'aluminium
10.3.2.3 Pose
10.3.2.3.1 Stabilité
10.3.2.3.1.1 Conduits indépendants
10.3.2.3.1.2 Conduits adossés
10.3.2.3.2 Pied de conduit
10.3.2.4 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides à façon, en
situation extérieure
10.3.2.4.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
10.3.2.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides à façon, en
situation intérieure
10.3.2.5.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
10.3.2.5.2 Coffrage et gaine
10.3.2.5.3 Traversées de planchers
10.4 Conduit de fumée construit sur site à partir d'une paroi intérieure métallique
11 Autres conduits de fumée
12 Carneaux de fumée
12.1 Généralités
12.1.1 Implantation
12.1.2 Géométrie des carneaux
12.1.2.1 Section
12.1.2.2 Tracé
12.1.2.3 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
12.1.3 Matériaux de construction
12.1.4 Construction
12.1.5 Orifices
12.1.6 Entretien - accessibilité
12.1.7 Protection des carneaux enterrés
12.2 Carneaux en briques
12.2.1 Mise en oeuvre
12.2.2 Raccordement avec le pied du conduit de fumée
12.2.3 Joints périphériques
12.3 Carneaux en boisseaux de terre cuite
12.3.1 Mise en oeuvre
12.4 Carneaux en béton
12.4.1 Mise en oeuvre
12.5 Carneaux métalliques
12.5.1 Carneaux métalliques réalisés à façon
12.5.1.1 Choix des matériaux
12.5.1.2 Assemblage et mise en oeuvre
12.5.2 Carneaux composites métalliques rigides
12.5.3 Carneaux métalliques rigides simple paroi
13 Conduits de raccordement
13.1 Généralités
13.1.1 Diamètres préférentiels
13.1.2 Dispositions générales
13.1.2.1 Raccordement de plusieurs appareils à un conduit de fumée (ou tubage) unique
13.1.2.2 Raccordement d'appareils polycombustibles à un conduit de fumée (ou tubage) unique
13.1.3 Implantation et parcours
13.1.3.1 Puissance calorifique totale supérieure à 85 kW ou puissance utile totale supérieure à 70 kW
dans le cas de combustibles solides
13.1.3.2 Puissance calorifique totale inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile totale inférieure
ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles solides
13.1.4 Section du conduit de raccordement
13.1.5 Tracé
13.1.6 Mise en oeuvre
13.1.6.1 Raccordement sur un conduit de fumée en attente au plafond du local
13.1.6.1.1 Généralités
13.1.6.1.2 Raccordement à un conduit de fumée métallique en attente au plafond du local
13.1.6.1.2.1 Raccordement à un conduit de fumée maçonné en attente au plafond du local
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13.1.6.2 Raccordement à un conduit de fumée métallique au sol ou sur console, dans un local
13.1.6.3 Raccordement à un conduit de fumée maçonné au sol ou sur console, dans un local
13.1.6.4 Raccordement à un conduit de fumée maçonné au sol ou sur console, derrière la paroi du
local
13.1.6.5 Raccordement à un conduit de fumée maçonné extérieur au bâtiment
13.1.6.6 Raccordement à un conduit de fumée métallique extérieur au bâtiment
13.1.6.7 Raccordement à un conduit de fumée métallique en attente au plafond ou sur console,
derrière la paroi du local
13.1.6.8 Raccordement de deux conduits de raccordement à un conduit de fumée
13.1.6.9 Réutilisation d'un conduit de fumée desservant un âtre ou un appareil à foyer ouvert pour le
raccordement d'un appareil
13.1.7 Interdiction des dispositifs d'obturation totale ou partielle
13.1.8 Matériaux
13.1.9 Prises de mesure
13.1.10 Modérateur de tirage
13.1.11 Entretien
13.2 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
13.3 Conduits de raccordement métalliques rigides
13.3.1 Conduits de raccordement métalliques rigides simple paroi
13.3.1.1 Conduits de raccordement normalisés
13.3.1.1.1 Choix des matériaux
13.3.1.1.2 Assemblage
13.3.1.2 Conduits de raccordement métalliques réalisés à façon
13.3.1.2.1 Choix des matériaux
13.3.1.2.2 Assemblage
13.3.2 Conduits de raccordement métalliques composites rigides
13.3.2.1 Généralités
13.3.2.2 Choix
13.3.2.3 Assemblage
13.3.3 Mise en oeuvre des conduits de raccordement métalliques rigides simple paroi ou composites
13.3.3.1 Raccordement coté appareil
13.3.3.2 Raccordement côté conduit de fumée, tubage ou carneau
13.4 Conduits de raccordement métalliques flexibles simple paroi
13.4.1 Conduits de raccordement métalliques flexibles extensibles
13.4.2 Conduits de raccordement métalliques flexibles non extensibles
13.4.2.1 Choix
13.4.2.2 Domaine d'emploi
13.4.2.3 Mise en oeuvre
13.4.2.3.1 Généralités
13.4.2.3.2 Tracé
13.4.2.3.3 Découpe
13.4.2.3.4 Raccordement coté appareil
13.4.2.3.5 Raccordement côté conduit de fumée, tubage ou carneau
13.4.2.3.5.1 Raccordement à un conduit de fumée, tubage ou carneau métallique
13.4.2.3.5.2 Raccordement à un conduit de fumée ou un carneau maçonné
13.5 Conduits de raccordement maçonnés
14 Chemisage
14.1 Généralités
14.2 Opérations préliminaires au chemisage
14.2.1 Travaux préalables
14.2.2 Ramonage - débistrage
14.3 Matériaux et procédés
14.4 Mise en oeuvre
14.4.1 Section finale
14.4.1.1 Cas d'un conduit individuel
14.4.1.2 Cas des conduits collectifs de type «shunt»
14.4.1.2.1 Conduit collectif polycombustible
14.4.1.2.2 Conduit collectif monocombustible gaz
14.4.1.3 Cas des conduits collectifs sans départ individuel (conduit «Alsace»)
14.5 Plaque signalétique
14.6 Contrôle et entretien
15 Tubage

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15.1 Généralités
15.2 Désignations du tubage
15.2.1 Tubage justifié lorsque le conduit existant est thermiquement satisfaisant
15.2.2 Tubage justifié lorsque le conduit existant n'est pasthermiquement satisfaisant
15.3 Résistance thermique des tubages
15.4 Opérations préliminaires au tubage
15.4.1 Ramonage - séchage - débistrage
15.4.2 Travaux préalables
15.4.3 Vacuité
15.5 Choix des matériaux de tubage métalliques
15.5.1
15.5.1.1 Tubages métalliques rigides normalisés
15.5.1.2 Tubes flexibles normalisés
15.5.1.3 Tubes rigides à façon
15.5.2 Autres tubes
15.6 Mise en oeuvre
15.7 Cas de plusieurs tubes dans un conduit de fumée
15.7.1 Caractéristiques des appareils pouvant être raccordés
15.7.2 Choix des matériaux
15.7.3 Géométrie des tubes
15.7.4 Mise en oeuvre
15.8 Plaque signalétique de l'ouvrage
15.9 Rehausse d'un conduit comportant un tube
16 Essais et réception
16.1 Vérifications préalables à la mise en service
16.2 Opérations de contrôle
16.2.1 Avant raccordement du (ou des) appareil(s)
16.2.2 Après raccordement du (ou des) appareil(s)
16.3 Opérations de réglage
16.3.1 Modérateurs de tirage
16.3.2 Extraction mécanique
16.4 Fiche d'identification et de suivi du conduit de fumée
Annexe A (informative) Exemples des différents éléments pour l'évacuation des produits de
combustion d'un ou de plusieurs appareils
Annexe B (informative) Opérations d'entretien
B.1 Généralités
B.2 Contrôles
B.3 Ramonage
B.3.1 Exigences
B.3.2 Réalisation
B.3.3 Certificat de ramonage
B.3.4 Assistance chimique
B.3.5 Autres procédés
B.4 Débistrage
B.5 Vérifications après feu de cheminée
Annexe C (normative) Diagnostic des conduits de fumée existants
C.1 Généralités
C.2 Identification
C.2.1 Repérage, traçage
C.2.1.1 Conduits de fumée individuels
C.2.1.2 Conduits de fumée collectifs
C.2.2 Accès souche
C.3 Vacuité
C.4 Etanchéité
C.4.1 Généralités
C.4.2 Essais fumigène
C.4.2.1 Conduits de fumée individuels
C.4.2.2 Conduits de fumée collectifs
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C.4.2.3 Tube
C.4.3 Mesure de la perméabilité à l'air
C.5 Réhabilitation
C.5.1 Calcul de la nouvelle section
C.5.2 Réparation
C.6 Examen du conduit
C.7 Inspection vidéo du conduit de fumée
Annexe D (normative) Diamètre hydraulique
Annexe E (informative) Dosages en liant pour la réalisation des mortiers
Annexe F (normative) Conduits de fumée existants en amiante-ciment
F.1 Contexte réglementaire
F.2 Ramonage des conduits de fumée en amiante-ciment
F.2.1 Intervention à l'intérieur
F.2.2 Intervention à l'extérieur
F.3 Découpe des conduits de fumée en amiante-ciment
F.3.1 Intervention à l'intérieur
F.3.1.1 Avec outil à très grande vitesse de coupe
F.3.1.2 Avec outil à main
F.3.2 Intervention à l'extérieur
F.3.2.1 Avec outil à très grande vitesse de coupe
F.3.2.2 Avec outil à main
F.4 Fiches individuelles d'exposition
F.5 Gestion des déchets
Annexe G (informative) Fiche d'identification et de suivi de l'ouvrage conduit de fumée
Annexe H (informative) Bibliographie
Annexe I (informative) Désignations abrégées
I.1 Conduits de fumée simple et multi-parois en béton (NF EN 1858 tableau 1)
I.2 Conduits intérieurs en terre cuite (NF EN 1457 tableau 7)
I.3 Boisseaux en terre cuite pour conduits de fumée simple paroi (NF EN 1806 tableau 5)
I.4 Conduits intérieurs en béton (NF EN 1857 tableau 1)
Annexe J (informative) Caractéristiques aérauliques des extracteurs statiques utilisés dans les
systèmes d'évacuation des produits de combustion
J.1 Caractéristiques aérauliques
J.2 Classement des extracteurs
J.2.1 Facteur de dépression
J.2.2 Perte de charge
J.3 Procédures d'essais

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Membres de la commission de normalisation


Président : M DUBOST
Secrétariat : MME MOREAU - UCF
M AMPHOUX AVEMS
M ASFAUX GFCC
M BARTHOU BNIB
M BAUMANN CEGIBAT
M BERRIER SOCOTEC
MME BOURDETTE ATILH
M BOURDIER CHALEUR FIOUL
M BOURGOIN BRISACH
M BUTET UNCP
M CARRAZ CAPEB
M PIERRE CAROFF BUREAU VERITAS
M BERNARD CAROFF BNTEC
M CHANDELLIER CONSULTANT
M COIRIER ACEF / POUJOULAT
M DEISS COSTIC
MME DELAUNAY LCPP
M DESCHEEMAEKER APCIM
M DEVILLEBICHOT EGF BTP
M DRUETTE ACEF / LABORATOIRE CERIC
M DUIGOU AD CONSULTANT
M FAISQUES FG3E
M FAUCON BNIB
M. FOLEMPIN ACEF / UNITAM
MME GEHANNIN TEC
M GOERG AFCF / CHEMI PRO
M GOGUEL UNION NATIONALE DE LA MECANIQUE
M GUELLERIN SAGI
M LANDAIS CEGIBAT
M LATOUR IMERYS STRUCTURE
MM LAUNEY LNE
M LE FEUR ACEF / TEN
MME LEDOYEN MINISTERE DE L EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE
M LEFEVRE ARMOR CHEMINEE SERVICE
M LEMOINE UNION MACONNERIE ET GROS OEUVRE
M MAGNE AVEMS
M PALENZUELA CTTB
MME PATROUILLEAU AFNOR
M PELEGRIN UNSFA
M ROBERT FIB CONDUITS
M ROULETTE GAZ DE FRANCE DR
M URION ACEF / COFFIN MODINOX
M VIGREUX AFPMR - PIROFEU

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Avant-propos général
Un DTU constitue un cahier des clauses techniques types applicables contractuellement à des marchés de travaux
de bâtiment.
Le marché de travaux doit, en fonction des particularités de chaque projet, définir dans ses documents particuliers,
l'ensemble des dispositions nécessaires qui ne sont pas définies dans les DTU ou celles que les contractants
estiment pertinent d'inclure en complément ou en dérogation de ce qui est spécifié dans les DTU.
En particulier, les DTU ne sont généralement pas en mesure de proposer des dispositions techniques pour la
réalisation de travaux sur des bâtiments construits avec des techniques anciennes. L'établissement des clauses
techniques pour les marchés de ce type relève d'une réflexion des acteurs responsables de la conception et de
l'exécution des ouvrages, basée, lorsque cela s'avère pertinent, sur le contenu des DTU, mais aussi sur l'ensemble
des connaissances acquises par la pratique de ces techniques anciennes.
Les DTU se réfèrent, pour la réalisation des travaux, à des produits ou procédés de construction, dont l'aptitude à
satisfaire aux dispositions techniques des DTU est reconnue par l'expérience.
Lorsque le présent document se réfère à cet effet à un Avis Technique ou à un Document Technique d'Application, ou
à une certification de produit, le titulaire du marché pourra proposer au maître d'ouvrage des produits qui bénéficient
de modes de preuve en vigueur dans d'autres Etats Membres de l'Espace économique européen, qu'il estime
équivalents et qui sont attestés par des organismes accrédités par des organismes signataires des accords dits «E.
A.», ou à défaut fournissant la preuve de leur conformité à la norme EN 45011 . Le titulaire du marché devra alors
apporter au maître d'ouvrage les éléments de preuve qui sont nécessaires à l'appréciation de l'équivalence.
L'acceptation par le maître d'ouvrage d'une telle équivalence est définie par le Cahier des Clauses Spéciales du
présent DTU.

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Avant-propos commun à tous les NF DTU


Objet et portée des NF DTU
Un NF DTU constitue un cahier des clauses techniques types applicables contractuellement à des marchés de
travaux de bâtiment.
Le marché de travaux doit, en fonction des particularités de chaque projet, définir dans ses documents particuliers,
l'ensemble des dispositions nécessaires qui ne sont pas définies dans les NF DTU ou celles que les contractants
estiment pertinent d'inclure en complément ou en dérogation de ce qui est spécifié dans les NF DTU.
En particulier, les NF DTU ne sont généralement pas en mesure de proposer des dispositions techniques pour la
réalisation de travaux sur des bâtiments construits avec des techniques anciennes. L'établissement des clauses
techniques pour les marchés de ce type relève d'une réflexion des acteurs responsables de la conception et de
l'exécution des ouvrages, basée, lorsque cela s'avère pertinent, sur le contenu des NF DTU, mais aussi sur
l'ensemble des connaissances acquises par la pratique de ces techniques anciennes.
Les NF DTU se réfèrent, pour la réalisation des travaux, à des produits ou procédés de construction, dont l'aptitude à
satisfaire aux dispositions techniques des NF DTU est reconnue par l'expérience.
Lorsque le présent document se réfère à cet effet à un Avis Technique ou à un Document Technique d'Application, ou
à une certification de produit, le titulaire du marché pourra proposer au maître d'ouvrage des produits qui bénéficient
de modes de preuve en vigueur dans d'autres États Membres de l'Espace économique européen, qu'il estime
équivalents et qui sont attestés par des organismes accrédités par des organismes signataires des accords dits «E.
A.», ou à défaut fournissant la preuve de leur conformité à la norme EN 45011. Le titulaire du marché devra alors
apporter au maître d'ouvrage les éléments de preuve qui sont nécessaires à l'appréciation de l'équivalence.
L'acceptation par le maître d'ouvrage d'une telle équivalence est définie par le Cahier des Clauses Spéciales du
présent NF DTU.

http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 14/126
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Avant-propos particulier aux travaux de fumisterie


La norme NF DTU 24.1 P1 représente la première partie d'un ensemble de normes destinées à remplacer et à
compléter la norme NF P 51-201 (Référence DTU 24.1) de mai 1993 et qui est constitué des parties suivantes :
NF DTU 24.1 P1 : Travaux de fumisterie - Systèmes d'évacuation des produits de combustion desservant un ou
des appareils - Partie 1 : Cahier des clauses techniques - Règles générales.
NF DTU 24.1 P2 : Travaux de fumisterie - Systèmes d'évacuation des produits de combustion desservant un ou
des appareils - Partie 2 : Cahier des clauses techniques - Règles spécifiques d'installation des systèmes
d'évacuation des produits de combustion desservant un ou des appareils raccordés dits de type B utilisant des
combustibles gazeux.
NF DTU 24.1 P3 : Travaux de fumisterie - Systèmes d'évacuation des produits de combustion desservant un ou
des appareils - Partie 3 : Cahier des clauses spéciales.
L'attention du lecteur est attirée sur le fait que les expressions «conduit de fumée» et «conduit» peuvent désigner
soit un composant, soit un ouvrage. Il est donc important de différencier ces deux concepts qui entraînent la
responsabilité d'acteurs différents, respectivement le fabricant et l'installateur.
Le présent document a été révisé en tenant compte des normes européennes produites par le TC 166 «Conduits de
fumée». Ce comité technique a rédigé des normes de produits visant la plupart des conduits existants sur le marché.
Mais il a également rédigé une norme de calcul des conduits de fumée ( NF EN 13384 ) qui remplace la règle de
1975 et une norme de conception des conduits de fumée ( NF EN 15287-1 ) ne visant, à l'heure actuelle, que les
conduits de fumée métalliques.
L'existence de ces normes d'origine européenne modifie considérablement, non pas la construction des conduits,
mais leur conception. C'est pourquoi le DTU révisé contient également des éléments importants de conception des
ouvrages. En outre, les normes européennes ayant introduit des notions nouvelles, il a paru important aux
rédacteurs d'introduire également des explications destinées à favoriser la compréhension du système européen qui,
parce qu'il présente des avantages importants en terme de conception des ouvrages, apporte également une
certaine complexité.
Le présent avertissement veut apporter une précision importante sur les conduits de fumée en séparant clairement le
composant de l'ouvrage, même si les deux objets portent, en français, le même nom : conduit de fumée.
Le composant «conduit de fumée» est le domaine du fabricant. Celui-ci est responsable de la qualité de son produit
et en déclare les performances.
L'ouvrage «conduit de fumée» est le domaine de l'installateur. Ce dernier est responsable de la construction ou du
montage de l'ouvrage en conformité avec les plans et dimensionnement.
Le passage du composant à l'ouvrage est de la responsabilité du concepteur qui est responsable du choix d'un
produit pour réaliser un ouvrage apte à être utilisé comme le souhaite le maître d'ouvrage.
Il y a des notions techniques qui s'appliquent indistinctement au composant et à l'ouvrage mais elles ne doivent pas
être confondues. Ainsi, pour la température, le concepteur devra faire la différence entre :
a : la température des fumées de l'appareil qui doit être raccordée au conduit. Cette caractéristique est déclarée
par le fabricant d'appareil. Elle est une donnée de base dans la conception de l'ouvrage,
b : le classement de température du composant. C'est une déclaration conventionnelle du fabricant de conduit
qui atteste simplement que son produit accepte des gaz chauds jusqu'à une certaine température,
c : le classement de température de l'ouvrage qui sera défini par le concepteur en fonction d'autres critères,
comme celui de la distance aux matériaux combustibles.
Ainsi, sachant la température des fumées (a), il choisira le composant (b), puis, connaissant les éventuelles
contraintes géométriques liées à la structure du bâtiment, il va concevoir un ouvrage qui sera limité à une certaine
température (c) - éventuellement différente de (b) - conditionnant ainsi les possibilités ultérieures de raccordement
d'autres appareils à l'ouvrage.
Sachant que, dans le contexte français, la conception des ouvrages est souvent répartie de façon
floue entre fabricant de conduit et installateur, il a paru fondamental aux rédacteurs du présent
document d'attirer l'attention sur ce point dont la compréhension est simple mais nécessaire pour
définir dans les meilleures conditions les capacités des ouvrages de fumisterie.

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1 Domaine d'application
1.1 Généralités
Ce document constitue le cahier des clauses techniques qui s'appliquent à la réalisation des conduits de fumée
individuels et collectifs, des tubages, des chemisages, des carneaux et des conduits de raccordement destinés à
évacuer les produits de combustion des appareils utilisant les combustibles usuels et destinés au chauffage des
locaux, à la production d'eau chaude sanitaire et aux autres utilisations individuelles ou collectives.
Il traite également des travaux d'entretien et de ramonage et du diagnostic des conduits.
De plus, il concerne les conduits de fumée des âtres, appareils à foyer ouvert et des inserts.
NOTE 1
L'installation de ces appareils fait l'objet de la norme NF DTU 24.2 .

Ce document ne s'applique pas aux ouvrages décrits dans les normes de la série NF EN 13084 «Cheminées auto-
portantes».
D'autres procédés de réalisation de conduits de fumée ou d'autres matériaux constitutifs autres que ceux visés dans
le présent document peuvent être employés s'ils ont fait l'objet d'un Avis Technique ou d'un Document Technique
d'Application 1 visant favorablement cet emploi.
1)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

NOTE 2
Des documents spécifiques à une énergie peuvent venir compléter les dispositions générales fixées ci-après.

(Amendement A2)
« Les dispositions de traversée, par les conduits de fumée, de parois étanches à l'air et isolées thermiquement ne
sont pas visées par le présent document. »

1.2 Considérations liées aux bâtiments


Ce document concerne les travaux à exécuter dans les constructions neuves ou anciennes quelle que soit leur
destination, ainsi que les travaux concernant la rénovation et la réhabilitation des conduits existants en mauvais état.
Dans le cadre du présent document, les conduits fonctionnant en pression positive ne peuvent être placés qu'en
situation extérieure (voir tableau 2 du paragraphe 5.2.4 «récapitulatif»).

1.3 Considérations liées aux appareils


La puissance en kW (voir définition 3.39 ) des appareils raccordés aux différents types de conduits de fumée est
exprimée :
en puissance calorifique (ou débit calorifique) lorsqu'il s'agit de combustibles liquides et gazeux,
en puissance utile pour les combustibles solides.
Ce document ne traite pas de l'évacuation des produits de combustion des appareils raccordés à une VMC-Gaz.
Il ne concerne pas l'évacuation des produits de combustion :
des appareils de toute nature ayant une température nominale des gaz de combustion supérieure à 400 °C,
des appareils de production de chaleur destinés aux procédés industriels : chaudières à fluides thermiques,
incinérateurs, fours divers,...,
des moteurs à combustion interne ou turbines,
des appareils à circuit de combustion étanche,
des appareils désignés pour servir exclusivement à la cuisson lorsque l'évacuation des buées et graisses est
conjointe à l'évacuation des fumées.

1.4 Considérations liées aux combustibles


Parmi les combustibles usuels sont considérés les combustibles liquides (fiouls domestiques et lourds), les
combustibles gazeux (gaz naturel, butane, propane) et les combustibles solides (charbon, bois naturel en bûches, en
granulés ou pellets, en plaquettes, briquettes de bois).
Les conduits qui desservent des appareils utilisant d'autres combustibles, ainsi que les conduits systèmes avec paroi
intérieure en céramique, ne sont pas visés par le présent document.
NOTE
La mise en oeuvre des conduits systèmes avec paroi intérieure en céramique est considérée non
traditionnelle.

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2
Elle fait l'objet d'un ATec ou d'un DTA .

2)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

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2 Références normatives
Ce document comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces références
normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-après. Pour les
références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publications ne s'appliquent
à ce document que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision. Pour les références non datées, la
dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique.
NF ISO 1927
Produits réfractaires - Matériaux réfractaires non façonnés préparés (denses et isolants) - Classification.
NF EN 197-1
Ciment - Partie 1 : Composition, spécifications et critères de conformité des ciments courants.
NF EN 206-1
Béton - Partie 1 : Spécification, performances, production et conformité.
NF EN 459-1
Chaux de construction - Partie 1 : Définitions, spécifications et critères de conformité.
NF EN 934-2
Adjuvants pour béton, mortier et coulis - Partie 2 : Adjuvants pour béton - Définitions, exigences, conformité,
marquage et étiquetage.
NF EN 1443
Conduits de fumée - Exigences générales.
NF EN 1457
Conduits de fumée - Conduits intérieurs en terre cuite/céramique - Exigences et méthodes d'essai.
NF EN 1806
Conduits de fumée - Boisseaux en terre cuite/céramique pour conduits de fumée simple paroi - Exigences et
méthodes d'essai.
NF EN 1856-1
Conduits de fumée - Prescriptions pour les conduits de fumée métalliques - Partie 1 : Composants de systèmes de
conduits de fumée.
NF EN 1856-2
Conduits de fumée - Prescriptions pour les conduits de fumée métalliques - Partie 2 : Tubage et éléments de
raccordement métalliques.
NF EN 1857
Conduits de fumée - Composants - Conduits intérieurs en béton.
NF EN 1858
Conduits de fumée - Composants - Conduits de fumée simple et multi-parois en béton.
NF EN 12446
Conduits de fumée - Composants - Enveloppes externes en béton.
NF EN 13063-1
Conduits de cheminées - Conduits de cheminée résistant aux feux de cheminée à paroi intérieure en terre
cuite/céramique - Partie 1 : Exigences et méthodes d'essai.
NF EN 13063-2
Conduits de cheminées - Conduits de cheminée résistant aux feux de cheminée à paroi intérieure en terre
cuite/céramique - Partie 2 : Exigences et méthodes d'essai en conditions humides.
NF EN 13069
Conduits de fumée - Enveloppes externes en terre cuite/céramique pour systèmes de conduits de fumée -
Prescriptions et méthodes d'essai.
NF EN 13084
Cheminées autoportantes.
NF EN 13141-5
Ventilation des bâtiments - Essais des performances des composants/produits pour la ventilation des logements -
Partie 5 : Extracteurs statiques et dispositifs de sortie en toiture.
NF EN 13369
Règles communes pour les produits préfabriqués en béton.
NF EN 13384-1
Conduits de fumée - Méthodes de calcul thermo-aéraulique - Partie 1 : Conduits de fumée ne desservant qu'un seul
appareil.
NF EN 13384-2
Conduits de fumée - Méthodes de calcul thermo-aéraulique - Partie 2 : Conduits de fumée desservant plus d'un
appareil de chauffage.
NF EN 13502
Conduits de fumée - Terminaux en terre cuite / céramique - Prescriptions et méthodes d'essai.
NF EN 15287-1
Conception, installation et mise en oeuvre des conduits de fumée - Partie 1 : Conduits de fumée pour appareils de
combustion qui prélèvent l'air comburant dans la pièce (indice de classement : P 51-020-1).
NF A 91-131
Fils d'acier galvanisés à chaud - Spécification du revêtement de zinc.
NF D 35-311
Conduits de fumée métalliques - Conduits de raccordement métalliques flexibles extensibles.

http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 18/126
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NF P 15-201-1
Travaux de bâtiment - Enduits aux mortiers de ciments, de chaux et de mélange plâtre et chaux aérienne - Partie 1 :
Cahier des clauses techniques.
NF P 15-307
Liants hydrauliques - Ciments à maçonner - Composition, spécifications et critères de conformité.
NF P 15-311
Chaux de construction - Définitions, spécifications et critères de conformité.
NF P 15-315
Liants hydrauliques- Ciment alumineux fondu.
NF DTU 61.1
Installations de gaz.
NF DTU 24.1 P2
Travaux de bâtiment - Travaux de fumisterie - Systèmes d'évacuation des produits de combustion desservant un ou
des appareils - Partie 2 : Cahier des clauses techniques - Règles spécifiques d'installation des systèmes
d'évacuation des produits de combustion desservant un ou des appareils raccordés dits de type B utilisant des
combustibles gazeux.
NF DTU 24.1 P3
Travaux de bâtiment - Travaux de fumisterie - Systèmes d'évacuation des produits de combustion desservant un ou
des appareils - Partie 3 : Cahier des clauses spéciales.
NF DTU 24.2
Travaux de bâtiment - Travaux d'âtrerie.
NF P 51-301
Briques de terre cuite pour la construction de conduits de fumée.
NF P 51-302
Briques réfractaires pour la construction de conduits de fumée.
NF P 71-201-1
Travaux de bâtiment - Enduits intérieurs en plâtre - Partie 1 : Cahier des charges.

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3 Définitions
Pour les besoins du présent document et en cohérence avec les normes européennes, les termes et définitions
suivants s'appliquent.
L' annexe A illustre par des exemples les différents composants pour l'évacuation des produits de combustion d'un
ou de plusieurs appareils.

3.1 Appareil à combustion


Appareil utilisant les combustibles usuels et destiné au chauffage des locaux, à la production d'eau chaude sanitaire
et aux autres utilisations individuelles ou collectives.
Il génère des produits de combustion devant être évacués vers l'extérieur.

3.2 Boisseau de terre cuite


Composant d'un conduit de fumée manufacturé, constitué de parois pleines ou alvéolées en terre cuite et dont la
hauteur est limitée à 1 mètre.
Un boisseau peut comporter un seul canal ou plusieurs canaux séparés par des cloisons. On distingue les boisseaux
monoblocs et les boisseaux composites.
Boisseau monobloc :
Boisseau composé d'une seule paroi pleine ou alvéolée. Un isolant thermique spécifique peut être fixé sur sa
paroi externe ou inséré dans la paroi.
Boisseau composite (également appelé boisseau multi-parois) :
Boisseau composé de deux éléments distincts et compatibles entre eux : le conduit intérieur et l'enveloppe
externe, assemblés selon le cas en usine ou sur site selon les recommandations du fabricant. Pour améliorer la
résistance thermique, il est parfois interposé un isolant thermique spécifique entre le conduit intérieur et
l'enveloppe externe. Dans les autres cas, l'espace annulaire est constitué d'une lame d'air.

Figure 1 - Exemples de boisseaux terre cuite

3.3 Boîte à suie


La boîte à suie est le volume servant de réceptacle des suies, en particulier au moment du ramonage du conduit.
Elle est située, soit entre le pied du conduit de fumée et le dessous de l'orifice destiné au conduit de raccordement,
soit à l'extrémité d'un té de raccordement lorsque le conduit de raccordement est situé en dessous du pied du
conduit de fumée.

3.4 Canal
Passage d'un conduit de fumée permettant d'évacuer les produits de combustion vers l'extérieur.

3.5 Carneau
Le carneau est le conduit d'allure horizontale reliant, dans un local de production de chaleur, un ou plusieurs conduits
de raccordement à un conduit de fumée.

3.6 Chemisage
Le chemisage est un procédé qui consiste à appliquer un enduit spécial sur les parois intérieures d'un conduit
existant et sur toute sa hauteur afin de le rendre à nouveau utilisable pour l'évacuation des produits de combustion.
Le chemisage est une réparation qui laisse à l'ouvrage sa désignation initiale.

3.7 Coffrage

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Un coffrage est une paroi indépendante avec une lame d'air utilisée pour dissimuler un ou plusieurs conduits de
fumée. Les parois de ce coffrage ne présentent pas de qualité de résistance au feu et ne relient pas plusieurs locaux
ou niveaux.

Figure 2 - Coffrage

3.8 Composant
Tout élément d'un conduit de fumée.

3.9 Composant terminal


Un composant terminal est un élément installé à la sortie du conduit de fumée. Il peut avoir des propriétés
aérodynamiques et en outre assurer les fonctions passives suivantes :
protéger le conduit contre la pénétration de la pluie,
éviter les nids d'oiseaux.

3.10 Conduit de fumée


Construction comprenant une ou plusieurs parois délimitant un ou plusieurs canaux. D'allure verticale, il est destiné à
évacuer les produits de combustion à l'extérieur du bâtiment et a son origine au niveau où se trouvent le ou les
appareils qu'il dessert ou à un niveau inférieur.
Il peut être :
«départ sol» si le pied du conduit repose sur une assise. Un conduit «départ sol» est équipé à sa base :
d'une boîte à suie munie d'une trappe de ramonage,
d'une (ou des) ouverture(s) ou d'un té pour le raccordement,
sauf prescriptions particulières pour les conduits desservant un âtre, un appareil à foyer
ouvert ou un insert mentionnées dans la norme NF DTU 24.2 .
«départ console» si le pied de conduit repose sur une console. Un conduit «départ console» est équipé à sa
base :
d'une boîte à suie munie d'une trappe de ramonage ou d'un tampon de visite,
d'une (ou des) ouverture(s) ou d'un té pour le raccordement,
sauf prescriptions particulières pour les conduits desservant un âtre, un appareil à foyer
ouvert ou un insert mentionnées dans la norme NF DTU 24.2.
«départ plafond» si le pied de conduit est en attente sous un plafond.

3.11 Conduit de fumée accolé


Un conduit de fumée est dit accolé lorsque la charge constituée par son propre poids peut ne pas être reprise en
totalité par une assise située à la base du conduit. Le conduit et le support sur lequel il est accolé sont solidaires sur
toute la hauteur du conduit.

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3.12 Conduit de fumée adossé


Un conduit de fumée est dit adossé lorsqu'il est autoporteur et que les efforts dus aux vents peuvent être compensés
par une liaison avec une paroi de bâtiment permettant la libre dilatation de ce conduit.

3.13 Conduit de fumée collectif


Conduit de fumée conçu pour desservir plusieurs appareils situés à des niveaux différents.

3.13.1 Conduit de fumée collectif de type «shunt»


Conduit collectif comprenant :
un conduit collecteur assurant l'évacuation commune des produits de combustion des appareils raccordés dans
des locaux situés à des niveaux différents,
des raccordements individuels dont la longueur correspond environ à une hauteur d'étage.

3.13.2 Conduit de fumée collectif de type «Alsace»


Conduit collectif polycombustible sans départ individuel.

3.14 Conduit de fumée indépendant


Un conduit de fumée est dit indépendant lorsqu'il est ni accolé ni adossé.

3.14.1 Conduit de fumée indépendant autostable


Un conduit de fumée indépendant est dit autostable lorsqu'il est autoporteur et que sa stabilité aux efforts
horizontaux dus aux vents n'est assurée par aucune liaison avec un support ou avec une paroi de bâtiment.

3.14.2 Conduit de fumée indépendant non autostable


Un conduit de fumée indépendant est dit non autostable lorsqu'il est autoporteur et que sa stabilité aux efforts
horizontaux dus aux vents est assurée par haubanage ou par liaison avec un mât.

3.15 Conduit de fumée individuel


Un conduit de fumée individuel est un conduit conçu pour desservir un ou plusieurs appareils situés au même
niveau.

3.16 Conduit de fumée métallique


Un conduit de fumée métallique est composé d'une ou plusieurs parois en métal.

3.16.1 Conduit de fumée métallique simple paroi


Un conduit de fumée métallique est dit à simple paroi lorsqu'il est composé d'un ou plusieurs éléments rigides
constitués d'une seule paroi en métal.

3.16.2 Conduit de fumée métallique composite


Un conduit de fumée métallique est dit composite lorsqu'il est composé d'éléments préfabriqués constitués de deux
ou plusieurs parois en métal entre lesquelles est interposé un isolant thermique ou une lame d'air.

3.17 Conduit de fumée monocombustible


Si le conduit de fumée ne peut évacuer par nature que les produits de combustion d'un seul combustible, il est dit
conduit monocombustible.
NOTE
Par exemple, les conduits monocombustibles gaz ne peuvent évacuer que les produits de combustion du gaz.
Ils sont parfois appelés conduits spéciaux gaz.

3.18 Conduit de fumée polycombustible


Si le conduit de fumée peut évacuer par nature les produits de combustion de plusieurs combustibles, il est dit
conduit polycombustible.
NOTE
Par exemple, les conduits polycombustibles gaz fioul peuvent évacuer les produits de combustion du gaz et
du fioul.

3.19 Conduit de raccordement


Le conduit de raccordement est le conduit reliant un appareil au carneau ou au conduit de fumée.

3.20 Conduit flexible


Conduit pour tubages ou de raccordement métallique à simple ou double peau pouvant se courber dans toutes les
directions sans déformation permanente. Par conduit flexible double peau, on entend un composant dont la surface
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intérieure est lisse.

3.21 Conduit flexible extensible


Conduit de raccordement métallique à simple peau pouvant se courber dans toutes les directions sans déformation
permanente et s'étirer pour s'ajuster à la longueur désirée.

3.22 Conduit intérieur


Composant destiné à constituer la partie intérieure d'un conduit de fumée. Sa paroi, dont la surface intérieure est en
contact direct avec les produits de combustion, peut être pleine ou alvéolée. Sa surface intérieure peut être revêtue
en usine. (Voir définition 3.23 - Figure 3 dont le 1 er schéma illustre le composant).
NOTE
Le terme «intérieur» ne se rapporte pas à la situation du conduit de fumée dans le bâtiment au sens de la
définition 3.43 .

3.23 Conduit simple ou multi-paroi en béton


Conduit composé d'une ou de plusieurs parois en béton constituant le conduit de fumée.

Figure 3 - Exemples de composant simple et multi-parois en


béton

3.24 Convergent
Le convergent est un dispositif installé au niveau du débouché du conduit de fumée et qui permet d'augmenter la
vitesse d'éjection des produits de combustion dans l'atmosphère.

3.25 Couronnement
Pour un conduit en maçonnerie, le couronnement marque la fin du ou des conduits de fumée. Il est généralement
constitué par un ouvrage en béton ceinturant l'extrémité du ou des conduits.

3.26 Dépendances des logements


Tous locaux à l'usage exclusif des occupants d'un logement, à l'exclusion des pièces principales et pièces de service
telles qu'elles sont définies à l'article R 111-1 du Code de la Construction et de l'Habitation et ne comportant aucune
communication avec lesdites pièces principales et de service, sauf dans les habitations individuelles de la première
et de la deuxième famille.

3.27 Distance de sécurité


Distance minimale entre la face externe de l'ouvrage «conduit de fumée» et les matériaux combustibles adjacents.
Dans le cas d'un tubage, cette distance de sécurité est également mesurée à partir de la face externe du conduit
d'origine. Au sens du présent document, les matériaux non classés M0, ou A1 ou A2-s1,do sont considérés comme
combustibles .

3.28 Elément de hauteur d'étage


Composant d'un conduit de fumée manufacturé dont la hauteur hors tout est proche de la hauteur de plancher à
plancher d'un bâtiment. En général, il s'agit de composants monoblocs en béton à parois pleines.

3.29 Enveloppe externe


Composant destiné à constituer la partie extérieure d'un conduit de fumée. Sa paroi, dont la surface externe est en
contact avec l'environnement ambiant ou extérieur à la construction, est susceptible d'être revêtue d'un enduit

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d'imperméabilisation ou de finition. (Voir définition 3.23 - Figure 3 dont le 1 er schéma illustre le composant).
En aucun cas une enveloppe externe ne peut constituer seule un conduit de fumée, fût-il «conduit en attente».

3.30 Extracteur statique


Un extracteur statique est un composant terminal sans pièce mobile, destiné à être installé en débouché de conduit
de fumée, avec pour objet, en créant une dépression en fonction de la vitesse du vent, de s'opposer à des inversions
de tirage et d'augmenter les débits extraits en présence de vent.
Les extracteurs stato-mécaniques sont des extracteurs statiques équipés d'un dispositif complémentaire utilisant une
source d'énergie autre que celle du vent.

3.31 Gaine
Enceinte qui, lorsqu'elle est construite autour d'un conduit de fumée, permet :
de renforcer les conditions de sécurité en cas d'incendie,
de fournir une meilleure résistance au transfert de chaleur,
d'apporter une protection vis à vis des chocs mécaniques.
La gaine est généralement accessible et peut renfermer un ou plusieurs conduits.
Des prescriptions particulières sont imposées aux parois de la gaine quant à leur nature et leur résistance au feu.

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Figure 4 - Exemples de gaine

3.32 Gaine ventilée


Une gaine est ventilée lorsque ses deux extrémités débouchent librement et directement à l'extérieur et à l'air libre.
Toutefois, dans certains cas, l'amenée d'air neuf en partie inférieure de la gaine peut être réalisée à partir d'un
conduit, d'un espace ou d'un local ventilé ou aéré.

3.33 Habillage
Revêtement non structurel qui est fixé au conduit de fumée pour lui offrir une protection supplémentaire contre les
transferts de chaleur et/ou les intempéries ou pour le décorer.
NOTE
Par exemple, une plaque de plâtre qui est fixée au conduit est considérée comme un habillage.
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Figure 5 - Habillage

3.34 Modérateur de tirage


Dispositif automatique, monté en principe sur un conduit de raccordement ou sur un carneau, destiné à stabiliser la
dépression à la buse de chaque appareil raccordé lorsque le tirage thermique est trop important.
Synonyme de régulateur de tirage et de stabilisateur de tirage.
NOTE
Un modérateur de tirage n'est pas un coupe-tirage, ni un dispositif anti-refouleur .

3.35 Orifice de ramonage


L'orifice de ramonage est situé sur le conduit de fumée ou carneau et permet l'accès pour effectuer les opérations de
ramonage (tampons, trappes).

3.36 Plaque signalétique


La plaque signalétique est la plaque qui, fixée au niveau du débouché ou au niveau de l'orifice d'entrée dans le
conduit de fumée, mentionne les caractéristiques d'emploi du conduit.

3.37 Plaque coupe-feu


Pièce destinée à fournir une résistance à la propagation du feu entre pièces ou zones de feu.

3.38 Plaque de distance de sécurité


Pièce destinée à maintenir le conduit de fumée à une distance correcte par rapport aux matériaux combustibles
lorsqu'il traverse une paroi horizontale, verticale ou oblique. Elle peut être pleine (étanche ou non) ou ajourée.

3.39 Puissance
3.39.1 Puissance utile - puissance nominale
La puissance utile d'un appareil est la quantité de chaleur transmise au fluide caloporteur par convection et/ou
rayonnement par unité de temps, exprimée en kilowatt (kW) dans les conditions d'essais suivant les normes en
vigueur (allure de fonctionnement nominale).
La puissance nominale d'un appareil est la valeur de la puissance utile indiquée par le fabricant exprimée en kilowatt
(kW).

3.39.2 Puissance calorifique (ou débit calorifique)


La puissance calorifique d'un appareil est définie comme la quantité de combustible exprimée par rapport au pouvoir
calorifique inférieur, consommée par heure en marche continue maximale de l'appareil.
NOTE

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3.40 Régulateur de tirage


Synonyme de modérateur de tirage (voir définition 3.34 ).

3.41 Résistance thermique du conduit de fumée


Résistance au transfert de chaleur à travers la ou les parois du conduit de fumée.

3.42 Sécurité positive


Un dispositif de protection est dit à «sécurité positive» lorsqu'un incident quelconque tel qu'un défaut interne ou la
coupure de son alimentation auxiliaire, incident qui l'empêcherait ultérieurement de jouer correctement son rôle,
provoque automatiquement sa mise en position de sécurité.

3.43 Situation intérieure ou extérieure au bâtiment


Un conduit est dit en situation intérieure s'il est placé à l'intérieur du périmètre intérieur des murs périphériques d'un
bâtiment. Il est dit en situation extérieure dans le cas contraire.
Est également considéré comme conduit en situation extérieure le conduit placé à l'intérieur d'une gaine satisfaisant
aux prescriptions du paragraphe 6.3 .

3.44 Souche
La souche est la partie extérieure située hors toiture ou hors terrasse d'un ou plusieurs conduits en situation
intérieure. La souche peut constituer l'habillage d'un ou plusieurs conduits.

3.45 Stabilisateur de tirage


Synonyme de modérateur de tirage (Voir définition 3.34 ).

3.46 Tubage
Le tubage est l'ouvrage qui résulte de l'introduction à l'intérieur d'un conduit de fumée existant, d'un tube indépendant
pour le rendre à nouveau utilisable pour l'évacuation des produits de combustion.
Le tubage peut avoir une désignation différente de celle du conduit d'origine.
NOTE
Le mot tubage désigne également le procédé.

3.47 Conduit construit sur site


Conduit de fumée constitué ou assemblé sur site à partir d'éléments manufacturés compatibles pouvant provenir d'un
ou plusieurs fabricants.

3.48 Conduit système


Conduit de fumée installé à partir d'éléments manufacturés compatibles, fabriqués ou spécifiés par un seul fabricant.

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4 Nature et type des matériaux


4.1 Matériaux et matériels normalisés
4.1.1 Généralités
Les composants mis en oeuvre doivent être conformes aux normes les définissant.
NOTE 1
La certification NF ou de son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos apporte la preuve de la
conformité des produits aux normes.
NOTE 2 Conformément à la Directive Produits de Construction, dès lors que les produits sont visés par une
norme européenne harmonisée, ils peuvent être revêtus du logo CE ; à la fin de la période transitoire définie
dans les arrêtés qui les concernent, ils doivent obligatoirement faire l'objet du marquage CE dans les
conditions définies dans les normes qui les concernent.

4.1.2 Conduits de fumée et carneaux de fumée


Les conduits de fumée et les carneaux de fumée sont réalisés suivant leur destination à l'aide de :
briques de terre cuite conformes à la norme NF P 51-301 ;
briques réfractaires conformes à la norme NF P 51-302 ;
conduits intérieurs en terre cuite/céramique conformes à la norme NF EN 1457 ;
boisseaux en terre cuite conformes à la norme NF EN 1806 ;
conduits intérieurs en béton conformes à la norme NF EN 1857 (à l'exception des conduits intérieurs de hauteur
d'étage mis en oeuvre seuls) ;
conduits de fumée simple et multi-parois en béton conformes à la norme NF EN 1858 (à l'exception des
conduits appareillés de type B dont les dimensions sont coordonnées à la hauteur d'assise du bloc de
maçonnerie) ;
enveloppes externes en béton conformes à la norme NF EN 12446 (à l'exception des enveloppes externes de
hauteur d'étage mise en oeuvre seules) ;
enveloppes externes en terre cuite/céramique conformes à la norme NF EN 13069 ;
conduits système en terre cuite/céramique conformes à la norme NF EN 13063 ;
conduits de fumée métalliques conformes à la norme NF EN 1856-1 .

4.1.3 Conduits de raccordement


Les conduits de raccordement sont réalisés suivant leur destination à l'aide de :
boisseaux de terre cuite monoblocs conformes à la norme NF EN 1806 (à l'exception des boisseaux
composites) ;
conduits de fumée simple et multi-parois en béton conformes à la norme NF EN 1858 (à l'exception des
conduits appareillés de type B) ;
conduits métalliques flexibles extensibles conformes à la norme NF D 35-311 ;
conduits de fumée métalliques conformes à la norme NF EN 1856-1 ;
éléments de raccordements métalliques (rigides ou flexibles) conformes à la norme NF EN 1856-2 .

4.1.4 Tubage
Les tubages sont réalisés à l'aide de :
tubes (rigides ou flexibles) métalliques conformes à la norme NF EN 1856-2 .

4.1.5 Composants terminaux


Les composants terminaux sont réalisés suivant leur destination à l'aide de :
composants terminaux en terre cuite conformes à la norme NF EN 13502 . Lorsque ces terminaux sont déclarés
résistant au gel/dégel, ils peuvent être utilisés dans des zones très froides ou pour des altitudes supérieures à 2
000 m ;
composants terminaux en béton conformes à la norme NF EN 1858 . Lorsque ces terminaux sont déclarés
résistant au gel/dégel, ils peuvent être utilisés dans des zones très froides ou pour des altitudes supérieures à 2
000 m ;
composants terminaux métalliques conformes à la norme NF EN 1856-1 .

4.1.6 Liants
Les liants utilisés pour la réalisation des mortiers sont :
ciments courants conformes à la norme NF EN 197-1 ;
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ciments à maçonner conformes à la norme NF P 15-307 ;


chaux de construction conformes à la norme NF EN 459-1 ;
ciment alumineux fondu conforme à la norme NF P 15-315 .
NOTE
La certification NF ou de son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos apporte la preuve de la
conformité des produits aux normes.

La maniabilité des mortiers peut être améliorée en utilisant des adjuvants conformes à la norme NF EN 934-2 .

4.2 Matériaux et matériels non normalisés


Pour les ouvrages particuliers, et lorsque des matériaux, matériels, produits ou procédés entrant dans la conception
d'un conduit de fumée, d'un carneau, d'un conduit de raccordement ou d'un tubage, ne font pas l'objet de normes
françaises, ils doivent être conformes :
à un Agrément Technique Européen et à un Document d'Application 3 ,
3)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

NOTE
Conformément à la Directive Produits de Construction, dès lors que les produits ne sont pas visés par
une norme européenne harmonisée, ils doivent faire l'objet d'un Agrément Technique Européen (ATE).
Sur la base de l'ATE, les produits doivent obligatoirement faire l'objet du marquage CE dans les
conditions définies dans les normes qui les concernent.

ou à un Avis Technique ou Document Technique d'Application 4 en cours de validité,


4)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

ou aux prescriptions les concernant indiquées dans le présent document.

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5 Dispositions communes à tous les conduits de fumée


En complément aux prescriptions du présent document, il convient de prendre en compte les principes et
dispositions de la norme NF EN 15287-1 .

5.1 Désignation des composants d'un conduit de fumée


5.1.1 Cas général
La désignation des composants d'un conduit rentrant dans la constitution d'un ouvrage de fumisterie est caractérisée
par les grandeurs suivantes et sous la forme, par exemple :
« T450 N1 D 2 G50 »
Le classement de la résistance à la corrosion 1, 2 ou 3 des composants de conduits de fumée métalliques est
remplacé par les désignations V1, V2, V3 ou Vm, et complété par l'indication de la nuance et de l'épaisseur de métal
utilisé pour la constitution de la paroi intérieure :
« T450 N1 D V2 L50030 G50 »
5.1.1.1 Température
Classe de température des composants correspondant à la température de service nominale de fonctionnement du
conduit.
Classes existantes : T080, T100, T120, T140, T160, T200, T250, T300, T400, T450, T600.
Pour garantir la compatibilité thermique entre le conduit et l'appareil, il convient de choisir des composants ayant une
classe de température supérieure ou égale à la température nominale de fonctionnement de l'appareil.
Selon le type de l'appareil, il peut être nécessaire de prendre en compte les éventuelles fluctuations de ce niveau de
température et, par sécurité, de choisir une classe de température supérieure ou égale à la température maximale
susceptible d'être atteinte par l'appareil dans le cadre de son fonctionnement normal ou dégradé. Par exemple, pour
les appareils à combustibles solides, à l'exception des appareils à granulés et plaquettes, on prendra un conduit
ayant une classe de température T avec 50 degrés de plus que la température de fumée déclarée par le fabricant à
la puissance nominale de l'appareil.
NOTE 1
Lors des essais thermiques sur les conduits de fumée, la température des gaz de combustion utilisée est
supérieure à la température de la classe de désignation. Ce décalage offre la sécurité d'utilisation du conduit
vis-à-vis d'un dérèglement du fonctionnement de l'appareil à combustion. Ce décalage est notablement
inférieur dans les normes européennes par rapport aux anciennes normes nationales. Il est aujourd'hui, dans
les normes européennes de : + 20 °C jusqu'à T100, + 30 °C jusqu'à T160, + 50 °C jusqu'à T300, + 100 °C
jusqu'à T600.

NOTE 2
Il est rappelé que le présent document ne concerne pas l'évacuation des produits de combustion des
appareils de toute nature ayant une température nominale des gaz de combustion supérieure à 400 °C.

5.1.1.2 Pression
Classe de pression des composants correspondant à leur aptitude à supporter des gaz de combustion en pression
négative ou positive.
Classes existantes : N1, N2, P1, P2, H1, H2.
Les composants classés N1 et N2 sont réputés satisfaire à la construction de conduits fonctionnant en pression
négative (tirage naturel) ; des conditions limitatives existent toutefois dans les paragraphes suivants du présent
document.
Les composants classés P1 et P2 sont réputés satisfaire à la construction de conduits fonctionnant en faible pression
positive (caractéristique d'étanchéité mesurée à 200 Pa).
Les composants classés H1 et H2 sont réputés satisfaire à la construction de conduits fonctionnant en forte pression
positive (caractéristique d'étanchéité mesurée à 5 000 Pa).
Des dispositions particulières concernant les conduits de fumée fonctionnant en pression sont données dans le
paragraphe 6.4 .
NOTE 1
L'indice 1 ou 2 définit des niveaux différents de débit de fuite mesurés en laboratoire. L'indice 1 s'applique à
des composants plus étanches que l'indice 2.
NOTE 2 Pour réaliser le dimensionnement selon le paragraphe 5.5 du présent document, il est impératif de
connaître le tirage minimal nécessaire à la buse de l'appareil (caractéristique Pw). Cette valeur doit être
fournie par le fabricant de l'appareil.

5.1.1.3 Résistance à la condensation

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Classe de résistance à la condensation correspondant au fait que les composants sont aptes ou non à recevoir de la
condensation en régime permanent de fonctionnement.
Classes existantes : W (fonctionnement en condition humide) et D (fonctionnement en condition sèche).
Le choix de cette caractéristique est directement lié au dimensionnement thermo-aéraulique du conduit de fumée (
NF EN 13384-1 ) et, en particulier, au critère de température.
La température minimale de la paroi intérieure du conduit doit être :
supérieure à 0 °C (pour éviter toute accumulation de glace) pour la classe W ;
ou supérieure au point de rosée des fumées (pour éviter les condensations).

5.1.1.4 Résistance à la corrosion


Classe de résistance à la corrosion correspondant à l'aptitude du matériau constitutif de la paroi intérieure à résister
aux agressions chimiques des condensats des fumées.
Classes existantes : 1, 2 et 3.
Ce classement peut être déterminé :
soit par essais pour tout type de conduits ,
soit, dans le cas de conduits de fumée métalliques, par déclaration de la matière constitutive de la paroi
(conformément à la norme NF EN 1856-1 ).

Tableau 1 - Classes de résistance à la corrosion

5.1.1.5 Résistance au feu de cheminée


Classe de résistance au feu de cheminée.
Classes existantes : G (résistant au feu de cheminée) et O (non résistant au feu de cheminée).
NOTE
La caractéristique G est parfois notée S.

Cette caractéristique indique l'aptitude du composant classé G à résister à un feu de cheminée et à garder
notamment sa caractéristique d'étanchéité. A contrario, le classement O signifie seulement que le composant n'a pas
été soumis aux essais permettant le classement, soit parce qu'il ne résiste pas à une telle sollicitation thermique, soit
parce que, dans le cadre de son utilisation, il est quasiment improbable qu'un feu de cheminée puisse survenir.
Ce classement ne doit pas être confondu avec la réutilisation après un feu de cheminée, qui sous-entend que le
conduit pourrait résister successivement à plusieurs feux de cheminée. Cette caractéristique particulière de
réutilisation n'existe pas dans les normes européennes. Il convient donc, en cas de feu de cheminée, de faire un
diagnostic complet du conduit avant sa remise en service (voir annexe B5 ).
5.1.1.6 Distance de sécurité

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Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles (matériaux non classés M0 ou A1 ou A2-s1, d0). Ces
distances doivent être respectées vis-à-vis de tout matériau combustible quel qu'il soit (y compris les matériaux
constituant les habillages, les coffrages et les gaines).
Distance (exprimée en mm) déclarée par le fabricant du composant.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans les tableaux n° 3 , 4 , 5 , 8 , 9 ,
10 , 11 , 12 et 14 , l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte
des deux distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans les
tableaux précités doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

5.1.2 Informations essentielles supplémentaires


Le fabricant de composants de conduit doit en outre donner les informations sur les caractéristiques suivantes :
résistance thermique : cette grandeur doit être utilisée pour la détermination de la distance aux matériaux
combustibles selon les tableaux n° 3, 5 et 8 ;
perte de charge : cette grandeur est utilisée pour le calcul thermo-aéraulique du conduit comme indiqué au
paragraphe 5.5 ;
durée, en minutes, de la résistance au feu, de l'extérieur vers l'intérieur : cette grandeur peut être prise en
compte pour la vérification des dispositions relatives à la sécurité de l'ouvrage contre l'incendie (en combinaison
avec celle de l'éventuelle gaine) ;
résistance au gel/dégel : cette caractéristique peut être requise dans certains cas particuliers (zones très froides
ou pour des altitudes supérieures à 2 000 m) pour les parties de conduits situées à l'extérieur des bâtiments.

5.1.3 Désignations abrégées


Dans le cas particulier des conduits maçonnés, les normes de produits ont prévu des désignations abrégées. La
correspondance, entre ces désignations et le schéma général de désignation explicité en 5.1.1 , est donnée dans l'
annexe informative I .

5.2 Classification
Selon les termes de la définition 3.43 on distingue :
les conduits de fumée en situation intérieure au bâtiment et éventuellement au logement ;
les conduits de fumée en situation extérieure au bâtiment.

5.2.1 Conduits de fumée en situation extérieure au bâtiment


Quelle que soit la puissance des appareils à combustion qui lui sont raccordés, un conduit peut être installé en
situation extérieure au bâtiment.
Cependant doivent obligatoirement être installés en situation extérieure au bâtiment les conduits desservant des
appareils d'une puissance calorifique totale supérieure à 365 kW ou de puissance utile totale supérieure à 300 kW
dans le cas de combustibles solides, que leur pression intérieure en marche normale soit supérieure ou non à la
pression atmosphérique (pression positive ou négative).
Un conduit est en situation extérieure au bâtiment s'il est installé :
à l'extérieur des murs périphériques d'un bâtiment :
soit en apparent répondant aux prescriptions du paragraphe 6.1 ,
soit dans un coffrage répondant aux prescriptions du paragraphe 6.2 ,
à l'intérieur d'un bâtiment dans une gaine satisfaisant aux prescriptions du paragraphe 6.3 restituant les
conditions extérieures.

5.2.2 Conduits de fumée en situation intérieure au bâtiment


Peuvent être installés en situation intérieure au bâtiment les conduits qui ne desservent que des appareils d'une
puissance calorifique totale inférieure ou égale à 365 kW ou de puissance utile totale inférieure ou égale à 300 kW
dans le cas de combustibles solides et dont la pression intérieure en marche normale n'est pas supérieure à la
pression atmosphérique (pression négative).
En fonction de leur nature et de leur géométrie, les conduits en situation intérieure peuvent être :
revêtus d'un habillage répondant aux prescriptions du paragraphe 7.3.1 ;
dissimulés derrière un coffrage comportant ou non un vide d'air répondant aux prescriptions du paragraphe
7.3.2 . L'espace libre éventuel entre le conduit et le coffrage ne peut pas servir de ventilation haute du local où
sont installés les appareils à combustion ;
placés dans une gaine verticale assurant un coupe feu de traversée répondant aux prescriptions du paragraphe
7.3.3 .

5.2.3 Cas particulier des conduits en pression de moins de 365 kW de puissance calorifique totale ou de moins
de 300 kW de puissance utile totale dans le cas de combustibles solides
Sauf si le conduit est titulaire d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application 5 spécifiant ses règles
de mise en oeuvre, ces conduits doivent être installés :

http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 32/126
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5)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

à l'extérieur des murs périphériques d'un bâtiment :


soit en apparent répondant aux prescriptions du paragraphe 6.1 ,
soit dans un coffrage répondant aux prescriptions du paragraphe 6.2 ,
à l'intérieur d'un bâtiment dans une gaine satisfaisant à l'une des prescriptions du paragraphe 6.4 en fonction de
la puissance calorifique totale installée :
au paragraphe 6.4.2 pour une puissance calorifique totale comprise entre 85 et 365 kW ou puissance utile
totale comprise entre 70 et 300 kW dans le cas de combustibles solides,
au paragraphe 6.4.3 pour une puissance calorifique totale inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile
totale inférieure ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles solides.

5.2.4 Tableau récapitulatif

Tableau 2 - Classification des conduits de fumée

5.3 Conception des ouvrages


5.3.1 Généralités
L'aptitude à l'emploi d'un conduit de fumée est caractérisée par la satisfaction aux conditions suivantes :
évacuer les produits de combustion ;
résister à l'action chimique des produits de combustion et des condensats éventuels ;
assurer le tirage nécessaire au fonctionnement des appareils de combustion raccordés ;
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résister à l'action de la température des produits de combustion ;


avoir une étanchéité satisfaisante ;
avoir une stabilité mécanique satisfaisante.

5.3.2 Conception
La conception de l'ouvrage permet au concepteur de désigner l'ouvrage ; cette désignation doit être justifiée par
l'application des principes ci-dessous, éventuellement avec le recours à une méthode de calcul.
La désignation de l'ouvrage doit respecter les principes mis en oeuvre pour la désignation des composants du onduit
de fumée (voir paragraphe 5.1 ) et les prescriptions suivantes :
La température de désignation de l'ouvrage «T» ne peut en aucun cas excéder la température de désignation
de la paroi intérieure du conduit ; elle peut être inférieure dans certains cas d'installation (relation classe de
température et distance de sécurité aux matériaux combustibles). Pour les seuls composants en métal, la
température de désignation de l'ouvrage doit être identique à la température de désignation de la paroi
intérieure (selon l' annexe D de la norme NF EN 12391-1 ).
NOTE 1
Dans le cadre du présent document, les ouvrages ne peuvent pas être désignés T600, mais, au mieux,
T450.

Les ouvrages désignés « N » et fonctionnant en pression négative (ou tirage naturel) peuvent être réalisés avec
des parois intérieures désignées N, P ou H.
Les ouvrages désignés « P » et fonctionnant en pression faiblement positive peuvent être réalisés avec des
parois intérieures désignées P ou H. Les ouvrages désignés «H» et fonctionnant en pression fortement positive
ne peuvent être réalisés qu'avec des parois intérieures désignées H.
En complément à l'Annexe H de la norme NF EN 15287-1 stipulant que la pression de désignation de l'ouvrage
doit être identique à la pression de désignation de la paroi intérieure, l'utilisation de composants désignés P et H
est autorisée pour la réalisation d'un ouvrage désigné N.
En outre, le choix de la désignation des conduits de raccordement et des conduits de fumée doit être conforme
aux indications ci-dessous :
si PW est inferieur ou égal à 0 Pa, le conduit de raccordement et le conduit de fumée peuvent être désignés
N,
si PW est supérieur à 0 Pa, le conduit de raccordement doit être désigné P ou H et :
si la pression résiduelle à l'entrée du conduit de fumée (PZ-PZe) est inférieure ou égale à 0 Pa, le
conduit de fumée peut être désigné N,
si la pression résiduelle à l'entrée du conduit de fumée (PZ-PZe) est supérieure à 0 Pa, le conduit de
fumée doit être désigné P ou H.
NOTE 2
Conformément à la norme NF EN 13384, PW est la pression des fumées à la buse de l'appareil déclarée
par le fabricant, (PZ -PZe ) est la pression résiduelle à l'entrée du conduit de fumée.

NOTE 3
De même, l'utilisation de composants désignés H est également autorisée pour la réalisation d'un
ouvrage désigné P.

NOTE 3
En France, les conditions d'installation des conduits fonctionnant en pression exigent dans tous les cas
que le conduit soit en situation extérieure (position extérieure au bâtiment ou position intérieure au
bâtiment mais dans une gaine restituant les conditions extérieures).

Les conduits réalisés avec des composants classés «W» ou «D» (classe de résistance aux condensats) sont
désignés respectivement W ou D.
Les conduits réalisés avec des composants classés «1», «2» ou «3» (classes de résistance à la corrosion) sont
désignés respectivement 1, 2 ou 3.
Pour les seuls composants en métal, des indications complémentaires sont données au paragraphe 10.1.2 .
Pour la distance de sécurité aux matériaux combustibles et la classe de température, certaines adaptations de
la désignation des composants peuvent être apportées lors de la désignation de l'ouvrage en fonction des
conditions de mises en oeuvre.
Pour les composants en métal (et par analogie avec le classement de la température T), la distance de sécurité
utilisée (et désignée) pour l'ouvrage doit être identique à la distance de sécurité déclarée pour les composants
en prenant en compte le paragraphe 5.1.1.6 .

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NOTE 4
Par exemple : une installation fonctionnant au gaz doit être réalisée. Elle nécessite au minimum, en
application des tableaux 3 , 4 , 5 , 8 , 9 , 10 , 11 , 12 et 14 , des composants de désignation «T120 ...O
20». L'installateur peut :
utiliser des composants ayant la désignation nécessaire et suffisante. Dans ce cas, l'installation est
réalisée conformément à la désignation des composants (distance de sécurité de 20 mm) et la
plaque signalétique de l'ouvrage atteste d'une désignation de l'ouvrage identique à la désignation
des composants, limitant ainsi à 120 °C, la température normale des gaz de combustion
susceptibles d'être reçu par le conduit, même en cas de changement ultérieur d'appareil ;
utiliser des composants ayant une désignation différente, par exemple «T450...G100». Dans ce cas,
l'installateur peut réaliser deux ouvrages différents :
l'un, suivant la désignation des composants avec une distance de sécurité de 100 mm et
possibilité pour l'ouvrage d'accueillir des gaz de combustion jusqu'à 450 °C. La plaque
signalétique de l'ouvrage attestera d'une désignation de l'ouvrage identique à la désignation
des composants,
l'autre, adapté à l'appareil, et uniquement pour les seuls composants de conduit maçonnés :
mis en oeuvre avec une distance de sécurité de 20 mm mais ne pouvant plus accepter de gaz
de combustion de température supérieure à 120 °C. Dans ce cas, la plaque signalétique de
l'ouvrage attestera d'une désignation de l'ouvrage «T120...O20» différente de la désignation
des composants ; cette désignation de l'ouvrage interdira toute évolution ultérieure du conduit
vers des appareils ayant des températures supérieures à 120 °C.

5.3.3 Compatibilité de l'appareil avec l'ouvrage


Avant tout raccordement d'un appareil de combustion sur un conduit de fumée, il doit être procédé à la vérification de
la compatibilité du conduit avec son utilisation.
Dans le cas d'un conduit non compatible, il est nécessaire de procéder à l'une des dispositions suivantes :
au tubage du conduit dans les conditions définies à l' article 15 ;
au chemisage du conduit dans les conditions définies à l' article 14 ;
à la mise en oeuvre d'un conduit neuf adapté.
Dans le cas d'un conduit de fumée existant, un diagnostic doit être effectué dans les conditions définies dans l'
annexe C .

5.4 Prescriptions générales


5.4.1 Géométrie des conduits de fumée

5.4.1.1 Section intérieure


La section intérieure du conduit de fumée doit être validée dans les conditions du paragraphe 5.5 .
Les conduits de fumée sont généralement de section carrée, rectangulaire, oblongue ou circulaire.
La section intérieure doit être constante et de même forme sur toute la hauteur du conduit.
Dans le cas d'exhaussement ou de prolongement vers le bas d'un conduit de fumée existant, la forme doit être
conservée dans la partie ajoutée. Toutefois, en cas d'impossibilité, la partie rajoutée doit avoir un diamètre
hydraulique au moins égal au diamètre hydraulique du conduit d'origine.
NOTE
On entend par diamètre hydraulique, celui du conduit circulaire entraînant les même pertes de charge pour la
même vitesse. Voir Annexe D .

Le passage d'une section à une autre doit se faire par une transformation tronconique.
5.4.1.2 Tracé

5.4.1.2.1 Généralités
Les conduits de fumée doivent être d'allure verticale. Toutefois, des dévoiements peuvent être admis dans les
conditions ci-après.
5.4.1.2.2 Conduits individuels
Pour les conduits de fumée individuels, les dévoiements ne sont autorisés que dans les conditions suivantes :
un conduit de fumée ne doit pas comporter plus de deux dévoiements (c'est-à-dire plus d'une partie non
verticale), l'angle de ces dévoiements ne doit pas excéder 45° avec la verticale ;
NOTE
La limite de 45° est fixée pour résoudre les points suivants :
reprise de charge,
possibilité de ramonage,
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réalisation des joints,


pertes de charge aérauliques.

les reprises de descente de charge doivent être prévues en fonction des matériaux ;
la hauteur entre les deux dévoiements est limitée à 5 mètres ;
la section des conduits doit être constante et sans discontinuité au droit des dévoiements.

5.4.1.2.3 Conduits collectifs


Pour les conduits de fumée collectifs, les dévoiements ne sont pas autorisés dans les cas suivants :
départs individuels de hauteur d'étage d'un conduit collectif ;
conduit collecteur dans son trajet dans l'immeuble.
En cas de surélévation hors de l'immeuble du conduit collecteur, les dévoiements ne sont autorisés que dans les
conditions suivantes :
un conduit de fumée ne doit pas comporter plus de deux dévoiements (c'est-à-dire plus d'une partie non
verticale), à condition que des dispositions soient prises pour permettre le ramonage du conduit. L'angle de ces
dévoiements avec la verticale n'excède pas d'une façon générale 20° ;
pour les angles supérieurs à 20° sans excéder 45°, les reprises de descente de charge doivent être prévues en
fonction des matériaux ;
la hauteur entre les deux dévoiements est limitée à 5 mètres.

Figure 6 - Dévoiements d'un conduit de fumée

5.4.2 Choix des matériaux


Pour les conduits en terre cuite et briques, se reporter à l' article 8 .
Pour les conduits en béton, se reporter à l' article 9 .
Pour les conduits métalliques, se reporter à l' article 10 .
A l'intérieur de chacun de ces articles, le choix des matériaux pour la construction des conduits de fumée est effectué
en fonction de la nature et de la température des produits de combustion, du (ou des) combustible(s) utilisé(s) et du
type de l'(ou des) appareil(s) raccordé(s).
Le matériau choisi est le même sur toute la hauteur du conduit, sauf dispositions du paragraphe 5.4.10.2 .

5.4.3 Stockage sur chantier


Les conduits ou les composants de conduits doivent être stockés sur une aire plane horizontale, à l'abri de la pluie,
des remontées d'eau capillaire et des souillures.

5.4.4 Stabilité des conduits de fumée


Les conduits de fumée peuvent être indépendants, adossés ou accolés.
Dans les deux premiers cas, la charge des conduits doit toujours être reprise par une assise, une console ou un
support métallique, qui peut être isolé ou relié aux autres ouvrages suivant le type de conception retenu.
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Dans le 3ème cas, la stabilité est assurée à la fois par une assise, une console ou un support métallique et le
support sur lequel le conduit est accolé.
En cas de conduits groupés, le suradossement de plusieurs conduits est interdit.
Pour les conduits métalliques, des dispositions particulières sont mentionnées aux paragraphes 10.2.1.2 , 10.3.1.1.2
et 10.3.2.3.1 .

5.4.5 Pied de conduit de fumée


Le conduit de fumée «départ plafond» doit déboucher dans l'intégralité de sa section extérieure dans le local où est
situé l'appareil à desservir. La pièce de jonction ne peut pas être à l'intérieur du volume d'un faux-plafond.

Figure 7 - Exemple de raccordement à un conduit maçonné en


attente au plafond en présence d'un faux-plafond
Le pied de conduit de fumée «départ sol» et «départ console» doit être muni (sauf s'il dessert un âtre, un appareil à
foyer ouvert ou un insert) :
d'ouvertures nécessaires au raccordement des appareils ;
de trappe ou de tampon de ramonage ;
de té de purge éventuel.

5.4.6 Prolongement bas d'un conduit existant

5.4.6.1 Généralités
Le conduit de fumée existant en attente se situe généralement au plafond d'un local.
Le prolongement bas du conduit de fumée existant est généralement nécessaire pour réaliser l'évacuation des
produits de combustion d'un ou plusieurs appareils situés dans un autre local à un étage inférieur.
Le prolongement bas doit satisfaire aux même conditions d'emploi que le conduit existant.
Le prolongement bas du conduit ne doit pas créer de dévoiements autres que ceux autorisés au paragraphe 5.4.1.2
du présent document.
Le pied de conduit prolongé doit respecter les dispositions du paragraphe 5.4.5 .
Les prescriptions de l' article 13 du présent document sont applicables pour le raccordement du ou des appareils au
conduit prolongé.
5.4.6.2 Prolongement bas d'un conduit de fumée métallique existant
Le prolongement bas doit être réalisé avec les mêmes composants que le conduit existant, en assurant une
continuité parfaite du montage (étanchéité, résistance thermique,...).
Le prolongement bas, suivant sa nature, doit être installé en respectant les prescriptions particulières de mise en
oeuvre le concernant et décrites dans l' article 10 .
5.4.6.3 Prolongement bas d'un conduit maçonné existant

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Le prolongement bas doit être réalisé dans la même nature de matériau que le conduit maçonné existant ou bien en
matériaux composites métalliques rigides.
5.4.6.3.1 Prolongement bas avec un conduit maçonné
Le prolongement bas doit être réalisé avec des composants de même nature et de même section intérieure et
extérieure que le conduit existant, en assurant une continuité parfaite du montage (étanchéité, résistance
thermique,...). Une reprise de charge doit assurer la tenue de ces composants rapportés.
Le prolongement bas doit être réalisé en respectant les prescriptions particulières de mise en oeuvre concernant les
conduits et décrites dans les articles 8 ou 9 suivant la nature du matériau.
5.4.6.3.2 Prolongement bas avec un conduit composite métallique rigide
La jonction du prolongement bas de section circulaire au conduit maçonné existant doit être réalisée par une pièce
de forme composite métallique permettant de passer progressivement de la géométrie du conduit maçonné à celle
du prolongement.
Le scellement de la pièce de forme au conduit ne doit pas permettre une accumulation des suies.
Le prolongement bas doit être installé en respectant les prescriptions particulières de mise en oeuvre le concernant
et décrites dans le paragraphe 10.2 .

5.4.7 Position du débouché


5.4.7.1 Puissance calorifique raccordée inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile inférieure ou égale à 70 kW
dans le cas des combustibles solides
Le débouché du conduit doit être situé à 0,40 mètre au moins au-dessus de toute partie de construction distante de
moins de 8 mètres sauf si, du fait de la faible dimension de cette partie de construction, il n'y a pas de risque que
l'orifice extérieur du conduit de trouve dans une zone de surpression.
En outre, dans le cas des toitures-terrasses ou de toits en pente inférieure à 15°, ces orifices doivent être situés à
1,20 mètre au moins au-dessus du point de sortie de la toiture et à 1 mètre au moins au-dessus de l'acrotère lorsque
celui-ci a plus de 0,20 mètre de hauteur.
5.4.7.2 Puissance calorifique raccordée supérieure à 85 kW ou puissance utile supérieure à 70 kW dans le cas des
combustibles solides
Lorsqu'il n'existe pas d'exigences réglementaires, des indications sur le positionnement du débouché ainsi que sur
l'étendue de la zone de surpression sont données dans le paragraphe 4.3.18 de la norme NF EN 15287-1. Ce
positionnement doit être pris en compte dans le calcul du conduit de fumée selon la NF EN 13384.

5.4.8 Composant terminal


Les conduits desservant un (ou des) appareil(s) peuvent comporter ou non un composant terminal.
Le composant terminal doit être pris en compte de la façon suivante :
le coefficient de perte de charge déclaré par le fabricant doit être pris en compte dans le calcul visé au
paragraphe 5.5 . En l'absence de valeurs déclarées par le fabricant, les valeurs par défaut de la norme NF EN
13384 doivent être prises ;
la valorisation du comportement aérodynamique des terminaux en terre cuite conformes à la norme NF EN
13502 doit être définie dans un Document Technique d'Application 6 spécifique en cohérence avec la norme NF
EN 13384 ;
6)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

la valorisation du comportement aérodynamique des terminaux en métal conformes à la norme NF EN 1856-1


doit être définie dans un Document Technique d'Application 5 spécifique en cohérence avec la norme NF EN
13384 .
Par exception à la règle du paragraphe 5.4.7 du présent document, dans le cas de toiture à pente supérieure à 15°,
s'il n'existe aucune partie de construction dépassant le faîtage et distante de moins de 8 mètres et si l'orifice est
surmonté d'un dispositif antirefouleur, cet orifice peut être placé au niveau du faîtage.
NOTE
Un dispositif (en terre cuite, en béton, métallique, ...) conforme aux spécifications de l' annexe J du présent
document est réputé antirefouleur.

5.4.8.1 Conduits desservant un (ou des) appareil(s) de puissance calorifique totale inférieure ou égale à 85 kw ou de
puissance utile totale inférieure ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles solides
A leur base, les composants terminaux doivent avoir une section de passage des produits de combustion supérieure
ou égale à la section intérieure du conduit de fumée.
5.4.8.2 Conduits de fumée desservant un (ou des) appareil(s) de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW ou de
puissance utile totale supérieure à 70 kW dans le cas de combustibles solides

http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 38/126
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Le débouché des conduits desservant un (ou des) appareil(s) de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW doit
être configuré de manière à obtenir la vitesse minimale d'éjection des gaz répondant aux prescriptions relatives à la
lutte contre la pollution atmosphérique.
Ces prescriptions interdisent en particulier la dalle plate dite «à l'italienne» et les sorties latérales.

5.4.9 Souche
Lorsque la partie extérieure des conduits fait office de souche, les prescriptions concernant la souche sont décrites
aux articles correspondants.
NOTE 1
Article 8 pour les conduits de fumée en terre cuite,
Article 9 pour les conduits de fumée en béton,
Article 10 pour les conduits de fumée métalliques.

Lorsque la souche constitue un habillage du ou des conduits, elle peut être maçonnée ou en d'autres matériaux
(métallique,...), faite sur chantier ou préfabriquée.
Elle doit être étanche à la pluie. Elle doit répondre aux exigences de résistance aux vents et de résistance
mécanique si elle constitue un support du conduit.
NOTE 2
Sauf dispositions particulières, les souches de conduits de fumée ne sont pas prévues pour servir de point
d'ancrage aux antennes, paraboles ou tout autre élément offrant des prises au vent et susceptibles de
déstabiliser l'ouvrage. De plus, ces éléments ne doivent pas perturber le tirage thermique.

Le paragraphe 4.3.20 de la norme NF EN 15287-1 donne des indications supplémentaires sur la protection contre
les intempéries. De même, les prescriptions du paragraphe 4.3.21 «Protection contre la foudre» et du paragraphe
4.3.22 «Mise à la terre de conduits de fumée métalliques» doivent être pris en compte.
5.4.9.1 Souche maçonnée
Lorsqu'ils sont nécessaires, les enduits sont réalisés conformément au paragraphe 8.1.3 pour les conduits en terre
cuite et briques et au paragraphe 9.1.3 pour les conduits en béton.
5.4.9.2 Autre souche préfabriquée pour conduits métalliques
Cette souche, généralement à structure métallique ou (et) matériaux structurants, doit être conçue pour s'adapter à
la toiture, de sorte que le corps de souche soit d'allure verticale, en position installée.
Elle doit répondre aux exigences mécaniques et d'étanchéité.
Par ailleurs, la charpente doit être capable de supporter le poids de la souche et éventuellement le poids du conduit
sans créer de dommage à l'ouvrage.

5.4.10 Rehausse d'un conduit existant

5.4.10.1 Généralités
La rehausse d'un conduit existant est autorisée si, par exemple, la position du débouché ne répond plus aux
exigences du paragraphe 5.4.7 . Cette rehausse doit être réalisée en respectant les exigences du présent document
concernant le conduit et la souche (tracé, stabilité, étanchéité externe et interne, distance de sécurité,
dimensionnement, calcul de charge, position du débouché...).
Dans la mesure du possible, la réhausse est réalisée avec le même matériau que le conduit.
5.4.10.2 Rehausse d'un conduit maçonné existant ne comportant pas de tubage
La partie rajoutée doit avoir un diamètre hydraulique au moins égal au diamètre hydraulique du conduit d'origine.
NOTE
Diamètre hydraulique : voir Annexe D .

Le passage d'une section à une autre doit se faire par une pièce de forme adaptée. Le tubage de ce type de conduit
rehaussé peut être, par la suite, effectué de haut en bas.
Si la réalisation d'un tubage est nécessaire dans la partie existante, se reporter à l' article 15 «Tubage». La liaison
entre le tube et la rehausse doit être réalisée avec une pièce de jonction garantissant une bonne étanchéité.
L'écoulement des condensats doit se faire vers l'intérieur du tube (partie mâle de la jonction vers le bas).
5.4.10.3 Rehausse d'un conduit métallique existant
La rehausse d'un conduit métallique ne doit être effectuée qu'avec des composants compatibles avec ceux du
conduit d'origine, assurant ainsi, une continuité parfaite du montage (étanchéité, résistance thermique...).

5.4.11 Accessibilité aux débouchés des conduits


La conception générale du bâtiment doit permettre un accès facile et sécurisé jusqu'aux débouchés des conduits.

5.4.12 Plaque signalétique de l'ouvrage


http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 39/126
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L'installateur du conduit de fumée «l'ouvrage» est responsable de la plaque signalétique qui doit être apposée sur le
conduit. Cette plaque informe sur les performances de l'ouvrage et contient la désignation de celui-ci (selon le
paragraphe 5.3 du présent document).
Tout conduit de fumée, conduit de fumée tubé ou conduit de fumée chemisé doit comporter au moins une plaque
signalétique au niveau du raccordement du carneau ou du conduit de raccordement au conduit de fumée ou
éventuellement à proximité de la trappe de ramonage ou en combles (s'ils sont accessibles) ou sur la souche.
La plaque signalétique doit être en matériaux inaltérables et fixée de façon durable en position visible. Elle est mise
en place par l'installateur du conduit.
La plaque signalétique doit mentionner au minimum :
la désignation de l'ouvrage telle qu'explicitée en 5.3.2 .
l'identification de l'installateur du conduit,
l'identification du ou des fabricants des composants,
la date de l'installation.

5.4.13 Extraction mécanique


Lorsque l'évacuation des produits de combustion a lieu par extraction mécanique, le fonctionnement du ou des
appareils doit être asservi à celui de l'extraction par un dispositif à «sécurité positive» entraînant la mise à l'arrêt ou la
mise en sécurité du ou des appareils en cas de défaillance de cette extraction. La défaillance ou l'interruption de
l'extraction doit être signalée par un système d'alarme lumineux et/ou sonore.
NOTE
Les dispositions du paragraphe 4.3.30 de la norme NF EN 15287-1 non prévues à l'alinéa ci-dessus ne sont
pas considérées comme traditionnelles en France. Elles peuvent faire l'objet d'un Avis Technique ou un
Document Technique d'Application 7.

7)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées dans l'Avant-propos.

5.4.14 Silencieux
Lorsqu'il y a transmission de bruit entre l'appareil de combustion et le conduit de fumée, un atténuateur de bruit
(silencieux) approprié peut être préconisé ;
lorsqu'un silencieux est installé, la caractéristique de perte de charge et son influence sur le fonctionnement du
système doivent être prises en compte dans le calcul de la dimension du conduit. Le silencieux doit avoir son
propre support structural comme requis par le fabricant.

5.5 Dimensionnement
La section intérieure du conduit de fumée doit être vérifiée conformément aux normes NF EN 13384-1 (conduit
raccordé à un seul appareil) et NF EN 13384-2 (conduit raccordé à plusieurs appareils). Cette section de l'ouvrage
doit aussi être vérifiée pour la puissance nominale de fonctionnement de l'appareil et, le cas échéant, pour sa
puissance réduite en prenant en compte les données fournies par le fabricant de l'appareil.
NOTE 1
Les méthodes de calcul contenues dans ces deux normes permettent, pour une installation donnée, de vérifier
que le conduit choisi autorise l'évacuation sécuritaire des fumées et le fonctionnement du conduit dans des
conditions sèches ou humides compatibles avec les caractéristiques du conduit choisi (y compris la gestion du
risque d'accumulation de glace à la sortie des fumées). Ces méthodes prennent en compte un coefficient de
sécurité de 1,5 sur le débit masse des fumées et un coefficient de correction pour «instabilité des
températures» (régime transitoire) de 0,5 appliqué à la résistance thermique du conduit.

NOTE 2
Un logiciel de calcul a été développé par un partenariat élargi comportant fabricants de conduits, fournisseurs
d'énergies, fabricants d'appareils et installateurs. Ce logiciel est mis à la disposition de l'ensemble des
acteurs. En outre, sur la base de ce logiciel, des abaques ont été développés pour un dimensionnement
simplifié des installations.

Pour les appareils indépendants (poêles notamment) et les inserts fonctionnant au bois, il est demandé de concevoir
les conduits pour que les conditions de fonctionnement de l'ouvrage, à puissance nominale soient sèches. En outre :
lorsque l'appareil ne fonctionne qu'en régime nominal, il n'est pas nécessaire de vérifier l'installation en
fonctionnement réduit ;
lorsque l'appareil fonctionne en régime réduit, lors de la vérification à puissance réduite (en l'absence
d'indications du fabricant : 1/3 de la puissance, 2/3 de la température des fumées), si les calculs montrent que le
fonctionnement de l'ouvrage se fait en condition humide, le conduit doit alors être désigné W (humide).

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Sauf note de calcul permettant de justifier du bon fonctionnement thermo-aéraulique du conduit par application des
normes de calcul ci-dessus, toutes les prescriptions de dimensionnement, de tracé, de géométrie données dans le
présent document doivent être respectées. En particulier la section du conduit d'évacuation des produits de
combustion doit demeurer constante sur toute la hauteur du conduit.
NOTE 3
Il est rappelé que des vérifications complémentaires peuvent être requises par d'autres réglementations ou
d'autres documents normatifs. Ces vérifications peuvent porter sur, par exemple, la vitesse d'éjection des gaz
de combustion,...

5.6 Mise en oeuvre


Les conduits, suivant leur nature, doivent être installés en respectant les prescriptions particulières de mise en
oeuvre les concernant et décrites dans les paragraphes suivants :
paragraphe 8.1 pour les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite ;
paragraphe 8.2 pour les conduits de fumée mis en oeuvre sur site à partir d'au moins un boisseau préfabriqué
en terre cuite ;
paragraphe 8.3 pour les conduits de fumée en briques ;
paragraphe 9.1 pour les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton ;
paragraphe 9.2 pour les conduits de fumée en béton de hauteur d'étage ;
paragraphe 9.3 pour les conduits de fumée mis en oeuvre sur site à partir d'au moins un composant préfabriqué
en béton ;
paragraphe 9.4 pour les conduits de fumée en béton armé réalisé à façon ;
paragraphe 10.2 pour les conduits de fumée composites métalliques rigides ;
paragraphe 10.3 pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi ;
paragraphe 10.4 pour les conduits de fumée construits sur site à partir d'une paroi intérieure métallique ;
et dans l' article 11 pour les autres conduits de fumée.

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6 Dispositions complémentaires concernant les conduits de fumée en situation


extérieure
6.1 Conduit de fumée installé hors gaine ou hors coffrage placé à l'extérieur du bâtiment
Placé à l'extérieur du bâtiment, le conduit de fumée (ou le conduit intérieur d'un conduit multi-parois) fonctionnant en
faible ou forte pression positive doit être classé P2 (ou P1) ou H2 (ou H1) selon la pression des gaz de combustion
susceptible d'être délivrée par l'appareil. Un conduit fonctionnant en pression négative (classe N1 ou N2) peut
également être installé à l'extérieur.
Une protection doit être mise en place sur les parties normalement accessibles si le conduit risque d'occasionner des
brûlures aux personnes.
Une protection mécanique doit également être prévue sur les parties exposées lorsqu'un choc (dur ou mou) est
susceptible de porter atteinte aux performances du conduit.
Le conduit doit résister à l'action des vents.

6.2 Conduit de fumée installé dans un coffrage placé à l'extérieur du bâtiment


Placé à l'extérieur du bâtiment, le conduit de fumée (ou le conduit intérieur d'un conduit multi-parois) fonctionnant en
faible ou forte pression positive doit être classé P2 (ou P1) ou H2 (ou H1) selon la pression des gaz de combustion
susceptible d'être délivrée par l'appareil. Un conduit fonctionnant en pression négative (classe N1 ou N2) peut
également être installé à l'extérieur.
Le coffrage doit résister à l'action des vents.
Pour les conduits fonctionnant en pression positive, le coffrage doit être ventilé en haut et en bas par des ouvertures
permanentes débouchant directement sur l'extérieur et présentant chacune une section minimale libre de passage
d'air de 4 dm².
Le coffrage ne doit pas être utilisé directement pour assurer la ventilation du local contenant le ou les appareils à
combustion ; toutefois, le conduit de ventilation haute de ce local peut y être construit.
Le coffrage doit être construit en matériau résistant aux intempéries. S'il n'est pas en matériau classé au moins M0
ou A2-s1,d0, il doit respecter les distances de sécurité minimales correspondant au type de conduit.
La visite des parois extérieures des conduits doit pouvoir être réalisée :
soit au moyen d'un accès permanent à l'intérieur du coffrage ;
soit par démontage partiel ou complet du coffrage.
Cette visite doit notamment être réalisée suite à un sinistre (feu de cheminée).
Le débouché du conduit de fumée doit dépasser d'au moins 0,30 m le niveau le plus haut du coffrage.
NOTE
Cette prescription ne s'oppose pas aux dispositions réglementaires fixant la hauteur du débouché du conduit
de fumée par rapport à son environnement (paragraphe 5.4.7 ).

6.3 Conduit de fumée installé dans une gaine maçonnée placée à l'intérieur du bâtiment
restituant les conditions extérieures
6.3.1 Conduits de fumée
Les conduits desservant des appareils d'une puissance calorifique totale supérieure à 365 kW ou de puissance utile
totale supérieure à 300 kW dans le cas de combustibles solides (que leur pression intérieure en marche normale soit
supérieure ou non à la pression atmosphérique) doivent être placés dans une gaine ventilée restituant les conditions
extérieures.
Comme il est indiqué au paragraphe 5.2.1 , les conduits installés dans une gaine ventilée telle que décrite ci-après,
sont considérés comme conduits en situation extérieure.
Les règles de construction et de mise en oeuvre décrites dans l' article 5 leur sont applicables.
Le débouché du conduit de fumée doit dépasser d'au moins 0,30 m le niveau le plus haut de la gaine.
NOTE
Cette prescription ne s'oppose pas aux dispositions réglementaires fixant la hauteur du débouché du conduit
de fumée par rapport à son environnement (paragraphe 5.4.7 ).

6.3.2 Caractéristiques de la gaine


La gaine doit être construite en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0 et ses parois doivent avoir une résistance
au feu équivalente à celle des parois traversées imposée par la réglementation relative à la sécurité contre l'incendie
en vigueur dans le bâtiment.
NOTE 1
Les deux cas les plus souvent rencontrés sont :
coupe-feu 2 heures lorsque la gaine traverse uniquement le bâtiment desservi ;
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coupe-feu 3 heures lorsque la gaine traverse un tiers superposé au sens de la réglementation sécurité
contre l'incendie dans les Etablissements Recevant du Public.

La gaine doit être verticale, continue dans la hauteur du bâtiment y compris la chaufferie. Elle peut être solidaire ou
non du bâtiment, mais dans ce dernier cas, elle doit être fondée au même titre que ce dernier.

Figure 8 - Exemple de gaine maçonnée intérieure restituant les


conditions extérieures
La gaine, destinée à évacuer les émanations qui pourraient se produire, doit être ventilée par des ouvertures
permanentes situées en partie haute et basse débouchant directement à l'extérieur et d'une section minimale
chacune de 400 cm².
L'amenée d'air en partie basse de 400 cm² peut être :
soit directe de l'extérieur (une paroi de la gaine donne sur l'extérieur) ;
soit par conduit coupe-feu 2 heures depuis l'extérieur jusqu'à la gaine y compris s'il y a lieu dans la traversée de
la chaufferie.
La gaine ne doit comporter aucune autre ouverture en dehors de celles nécessaires pour assurer la ventilation
permanente et l'accès, depuis la chaufferie, pour la visite des conduits.

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L'accès à la gaine depuis la chaufferie doit s'effectuer par une trappe de 0,60 m × 0,60 m pare flamme 1/2 heure.
Cette trappe doit pouvoir s'ouvrir de l'intérieur de la gaine même si elle est fermée à clé de l'extérieur.
NOTE 2
La trappe de 0,60 m × 0,60 m peut être remplacée par une porte coupe-feu de degré 1/2 heure.

La section et la géométrie de la gaine doivent être telles qu'elles permettent la maintenance des conduits et
éventuellement leur remplacement.
Chaque conduit doit être directement accessible et visitable sur toute sa hauteur par au moins une de ses faces, afin
de pouvoir déceler une fuite ou opérer une réparation éventuelle. A cet effet, un espace de 0,60 m × 0,60 m sur toute
la hauteur de la gaine, avec des échelons, paliers de repos et crinoline doit être prévu. Pour les puissances
calorifiques totales installées inférieures à 2 000 kW, tout autre système équivalent de visite peut être envisagé sans
réduire pour autant l'espace de 0,60 m × 0,60 m sur toute la hauteur de la gaine. Les gaines de moins de 6 mètres
de haut ne sont pas concernées par ces dispositions.
La visite des conduits par l'intermédiaire de trappes coupe-feu mises en place à chaque niveau dans les parois de la
gaine n'est pas admise.
NOTE 3
L'échelle à crinoline peut permettre également un accès à la souche pour les opérations de ramonage.

La gaine peut contenir en plus des conduits de fumée, le conduit de ventilation haute de la chaufferie, les
canalisations d'eau ou de vapeur spécifiques de l'installation de chauffage.
En aucun cas, la gaine ne peut être utilisée comme conduit de ventilation haute de la chaufferie.
NOTE 4
Une attention particulière doit être portée aux risques de nuisances phoniques.

6.4 Cas particulier des conduits fonctionnant en faible ou forte pression positive installés
dans une gaine - caractéristiques de la gaine
Placé à l'intérieur du bâtiment mais en situation extérieure (dans une gaine), le conduit de fumée (ou le conduit
intérieur d'un conduit multi-parois) doit être classé P1 ou H1 selon la pression des gaz de combustion susceptible
d'être délivrée par l'appareil.

6.4.1 Puissance calorifique totale des appareils supérieure à 365 kW ou de puissance utile totale supérieure à
300 kW dans le cas de combustibles solides
Pour mémoire, les conduits de fumée en surpression desservant des appareils d'une puissance calorifique totale
supérieure à 365 kW doivent être placés dans une gaine restituant les conditions extérieures et répondant aux
exigences du paragraphe 6.3 .

6.4.2 Puissance calorifique totale des appareils comprise entre 85 et 365 kW ou de puissance utile totale
comprise entre 70 et 300 kW dans le cas de combustibles solides
La gaine doit être construite en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0 et ses parois doivent avoir une résistance
au feu équivalente à celle des parois traversées imposée par la réglementation relative à la sécurité contre l'incendie
en vigueur dans le bâtiment.
NOTE 1
Les deux cas les plus souvent rencontrés sont :
coupe-feu 2 heures lorsque la gaine traverse uniquement le bâtiment desservi,
coupe-feu 3 heures lorsque la gaine traverse un tiers superposé au sens de la réglementation sécurité
contre l'incendie dans les Etablissements Recevant du Public.

La gaine doit être verticale, continue dans la hauteur du bâtiment y compris la chaufferie. Elle peut être solidaire ou
non du bâtiment, mais dans ce dernier cas, elle doit être fondée au même titre que ce dernier.
La gaine, destinée à évacuer les émanations qui pourraient se produire, doit être ventilée par des ouvertures
permanentes situées en partie haute et basse, chacune d'une section utile de 100 cm², celle située en partie haute
débouchant directement à l'extérieur, soit verticalement, soit latéralement sur deux faces différentes de la gaine.
L'amenée d'air en partie basse de 100 cm² peut être :
soit directe de l'extérieur (une paroi de la gaine donne sur l'extérieur) ou réalisée par un conduit restituant un
degré coupe-feu 2 heures s'il transite par des locaux autres que la chaufferie. Pour le calcul du
dimensionnement du conduit, il sera considéré en situation extérieure au bâtiment ;
soit réalisée depuis l'intérieur de la chaufferie comportant une amenée d'air (ventilation basse) dimensionnée
suivant les dispositions réglementaires qui lui sont applicables. Pour le calcul du dimensionnement du conduit, il
sera considéré en situation intérieure au bâtiment.
La gaine ne doit comporter aucune autre ouverture en dehors de celles nécessaires pour assurer sa ventilation
permanente et l'accès au pied du ou des conduits depuis la chaufferie par une trappe de 0,60 × 0,60 m d'un degré

http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 44/126
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pare flamme 1/2 heure. Cette trappe doit pouvoir s'ouvrir de l'intérieur de la gaine même si elle est fermée à clé de
l'extérieur.
La section et la géométrie de la gaine doivent être telles qu'elles permettent le remplacement éventuel des conduits
par la partie supérieure de la gaine (ou par la partie inférieure depuis la trappe donnant dans la chaufferie).
La gaine ne peut contenir que le ou les conduits de fumée des appareils à combustion situés dans la chaufferie et le
conduit de ventilation haute de la chaufferie.
NOTE 2
En aucun cas, la gaine ne peut être utilisée comme conduit de ventilation haute de la chaufferie. Une attention
particulière doit être portée aux risques de nuisances phoniques.

6.4.3 Puissance calorifique totale des appareils inférieure ou égale à 85 kW ou de puissance utile totale
inférieure ou égale à 70 kW dans le cas de combustibles solides
La gaine doit être construite en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0 et ses parois doivent avoir une résistance
au feu équivalente à celle des parois traversées imposée par la réglementation relative à la sécurité contre l'incendie
en vigueur dans le bâtiment.
La gaine doit être verticale dans la hauteur du bâtiment et correctement jointoyée qu'elle soit solidaire ou non du
bâtiment.
La gaine, destinée à évacuer les émanations qui pourraient se produire, doit être ventilée par des ouvertures
permanentes situées en partie haute et basse d'une section utile chacune de 50 cm², celle située en partie haute
débouchant directement à l'extérieur, soit verticalement, soit latéralement sur deux faces différentes de la gaine.
L'amenée d'air en partie basse de 50 cm² peut être :
soit directe de l'extérieur (une paroi de la gaine donne sur l'extérieur) ou réalisée par un conduit restituant un
degré coupe-feu du local contenant les appareils à combustion s'il transite par des locaux autres que ce dernier.
Pour le calcul du dimensionnement du conduit, il sera considéré en situation extérieure au bâtiment ;
soit réalisée depuis l'intérieur du local qui comporte une amenée d'air directe de l'extérieur. Dans ce cas, le local
ne peut être qu'un local spécifique contenant le ou les appareils de combustion ou une dépendance. Pour le
calcul du dimensionnement du conduit, il sera considéré en situation intérieure au bâtiment.
NOTE 1
Pour l'installation d'un appareil non situé dans un local spécifique ou une dépendance, des prescriptions
complémentaires relatives à son raccordement au conduit vertical placé dans la gaine figurent dans les textes
relatifs à l'installation de ces appareils.
Un local spécifique est un local réservé exclusivement à l'installation d'un ou plusieurs appareils (exemple
mini-chaufferie,...).
Une dépendance est un local à l'usage exclusif des occupants d'un logement, à l'exclusion des pièces
principales et des pièces de service du logement (article R 111-1 du Code de la Construction et de
l'Habitation) et ne comportant aucune communication avec lesdites pièces principales et de service, sauf dans
les habitations individuelles de la première et de la deuxième famille.

La gaine ne doit comporter aucune autre ouverture en dehors de celles nécessaires pour sa ventilation permanente
réalisées :
soit sur l'extérieur ;
soit depuis le local.
La section et la géométrie de la gaine doivent être telles qu'elles permettent le remplacement éventuel des conduits
par la partie supérieure de la gaine (ou par la partie inférieure dans le cas d'ouverture de la gaine sur le local).
La gaine ne peut contenir que le ou les conduits de fumée des appareils à combustion situés dans un même local.
Toutefois, elle peut également contenir le conduit de ventilation haute du local contenant les appareils à combustion.
NOTE 2
L'espace entre la gaine et le conduit de fumée peut servir de ventilation haute du local et dans ce cas, il doit
présenter une section de passage conforme aux dispositions réglementaires applicables en matière de
ventilation haute du local.
L'orifice de ventilation haute de la gaine est dimensionné de la même manière.
NOTE 3 Une attention particulière doit être portée aux risques de nuisances phoniques.

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7 Dispositions complémentaires concernant les conduits de fumée en situation


intérieure
7.1 Limites d'emploi
Les conduits de fumée en situation intérieure à un bâtiment doivent satisfaire aux conditions suivantes :
ne pas desservir des appareils totalisant une puissance calorifique totale supérieure à 365 kW ou de puissance
utile totale supérieure à 300 kW dans le cas de combustibles solides,
ne pas être, en service normal, en surpression par rapport à l'extérieur.
Les conduits de fumée en situation intérieure au bâtiment (voir définition 3.43 ) doivent toujours être en dépression
en marche normale. Le point d'équilibre du tirage doit être situé en amont de la buse ou de la boîte de fumée de
l'appareil.

7.2 Caractéristiques générales


Afin d'assurer leur stabilité, les conduits de fumée en situation intérieure peuvent être adossés ou accolés. Seuls
sont autorisés comme conduits accolés, ceux desservant des appareils de puissance calorifique inférieure ou égale
à 35 kW ou de puissance utile inférieure ou égale à 30 kW dans le cas de combustibles solides et ayant une hauteur
totale inférieure ou égale à 15 mètres.
Aucune paroi de conduit de fumée ne peut être constituée par un mur ou une cloison.

7.3 Accessibilité et protection des conduits


L'accessibilité des parois extérieures des conduits doit pouvoir être réalisée dans tous les cas. On distingue les trois
cas ci-après :

7.3.1 Conduit revêtu d'un habillage

Figure 9 - Exemples de conduits revêtus d'un habillage

7.3.1.1 Habillage constitué d'un enduit


Au moins une des faces de ce conduit doit être directement accessible.
7.3.1.2 Habillage constitué d'une cloison de doublage
Au moins une des faces de ce doublage doit être directement accessible.
NOTE
L'accessibilité est considérée comme satisfaite par le démontage ou la dépose du doublage (en cas de
besoin).

7.3.2 Conduit dissimulé derrière un coffrage

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Figure 10 - Exemple de conduit dissimulé derrière un coffrage


L'accessibilité est considérée comme satisfaite par le démontage ou la dépose du coffrage.

7.3.3 Conduit placé dans une gaine coupe-feu

Figure 11 - Exemple de conduit placé dans une gaine

7.3.3.1 Puissance calorifique des appareils inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile inférieure ou égale à 70 kW
dans le cas de combustibles solides
L'accessibilité est considérée comme satisfaite si la gaine comporte, au moins, une face facilement démontable ou
destructible en cas de besoin (par exemple blocs de béton, briques plâtrières).
Dans le cas où les parois de la gaine doivent être résistantes au feu (conduit traversant des planchers avec une
résistance au feu fixée par la réglementation contre l'incendie), une face au moins de cette gaine doit pouvoir être
démontée ou abattue en cas de besoin.
7.3.3.2 Puissance calorifique des appareils comprise entre 85 kW et 365 kW ou puissance utile comprise entre 70 kW et
300 kW dans le cas de combustibles solides
Les caractéristiques de la gaine desservant la chaufferie sont identiques à celles décrites au paragraphe 6.4.2 .

7.4 Souche
Les conduits, dans leur partie extérieure à la construction, doivent être imperméables à la pluie.
Les souches et les parois de conduits de fumée dans la traversée des combles non isolés doivent présenter une
résistance thermique suffisante déterminée avec le dimensionnement de l'ouvrage conformément au paragraphe 5.5
.
La conception générale du bâtiment doit permettre un accès facile aux débouchés des conduits.
Cependant, si les orifices supérieurs des conduits restent d'accès difficile, les conduits doivent être équipés d'une
trappe de ramonage accessible, étanche aux produits de combustion, disposée en comble ou hors comble, près de
la toiture.
NOTE

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La trappe doit avoir au minimum la même résistance thermique que le conduit.

7.5 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles


En général, les conduits de fumée doivent être disposés, par rapport aux matériaux combustibles les plus proches à
une distance de sécurité déterminée en fonction de la résistance thermique (Ru) de la paroi du conduit et de sa
classe de température (T).
NOTE
Voir également note du paragraphe 5.3.2 .

Il convient de ne pas isoler la partie non combustible faisant la liaison entre le conduit et le matériau combustible
(bois par exemple), aussi bien en traversée de plancher qu'en charpente.

Figure 12 - Distance de sécurité par rapport aux matériaux


combustibles
Les distances de sécurité sont fixées dans les articles 8, 9 et 10 du présent document relatifs aux dispositions
particulières à chaque type de conduits de fumée.

7.6 Température de surface des conduits nus ou habillés

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Figure 13 - Température de surface des conduits nus ou habillés


Légende
1 Résistance thermique «Ru» de la paroi du conduit
2 Classe de température «T» du conduit
3 Distance de sécurité fonction de «Ru» et de «T»
4 Habillage du conduit pour obtenir une température superficielle ≤ à 50 °C dans les parties habitables ou occupées
ou ≤ à 80°C dans les parties non habitables ou non occupées
5 Coffrage ou gaine pour obtenir une température superficielle ≤ à 50 °C dans les parties habitables ou occupées ou
≤ à 80 °C dans les parties non habitables ou non occupées
6 Autre élément combustible de la construction
7 En absence de coffrage ou gaine, conduit suffisamment isolé pour ne pas dépasser une température superficielle
de 50 °C dans les parties habitables ou occupées ou de 80 °C dans les parties non habitables ou non occupées, en
fonctionnement normal
En fonctionnement normal, la température superficielle externe en tout point de la paroi du conduit de fumée seul, à
simple paroi ou multi-parois, isolé ou non, ne doit pas excéder 50 °C dans les parties habitables ou occupées et 80
°C dans les parties non habitables ou non occupées.
Dans le cas contraire, le conduit de fumée doit être, soit protégé par un habillage isolant, soit dissimulé dans un
coffrage isolant ou une gaine, afin de garantir du côté du local une température superficielle de la paroi (dudit
habillage ou coffrage ou de la dite gaine) inférieure ou égale à 50 °C dans les parties habitables ou occupées ou
inférieure et égale à 80 °C dans les parties non habitables ou non occupées.
Les éléments constituant l'habillage, le coffrage ou la gaine doivent être en matériau bénéficiant d'un classement de
réaction au feu au moins M0 ou A1 ou A2-s1,d0 à moins qu'ils ne respectent, pour le type de conduit de fumée mis
en oeuvre, les distances de sécurité fixées dans la suite du présent document.
Des prescriptions particulières peuvent être imposées en fonction de la nature du conduit de fumée dans les Articles
8 , 9 et 10 du présent document.
On considère que le risque de brûlure accidentelle sur les conduits de raccordement ne nécessite pas de dispositifs
de protections particuliers :
dans les chaufferies et mini chaufferies dans la mesure où seul du personnel qualifié dûment averti ne peut être
en contact direct avec les conduits;
dans les locaux contenant un appareil où l'appareil lui-même présente ce risque ; de plus, la forme (et souvent
la couleur) du conduit de raccordement alerte sur ce risque.

7.7 Fonctions des coffrages ou habillages isolés en réhabilitation


Outre la correction de la température de surface d'un conduit lorsque celle-ci est trop importante (voir paragraphe 7.6
), les coffrages et habillages isolés, en renforçant l'isolation thermique des ouvrages de fumisterie peuvent permettre
également :
D'apporter la résistance thermique éventuellement nécessaire lors d'opération de réhabilitation par tubage ou
chemisage. La conception de l'ouvrage de fumisterie doit suivre les règles existantes pour les tubages (voir
paragraphes 15.1 et 15.2 ).
La paroi du coffrage ou de l'habillage doit obligatoirement être en matériau incombustible, ou classée M0 ou A1
ou A2-s1, d0.
Dans ce cas, il importe de vérifier notamment :
les traversées de plancher et particulièrement lorsque ceux-ci ne sont pas en matériaux incombustibles ;
la qualité des murs d'adossement pour se préserver de matériaux combustibles qui y seraient intégrés
dans les murs d'adossement ;
la pérennité de l'isolation de telle sorte que le risque de modification ultérieure ne porte pas sur ces
habillages ou coffrages.
De corriger une mise en oeuvre non satisfaisante d'un conduit que l'on souhaiterait utiliser sans tubage et qui ne
respecterait pas les Tableaux 3 , 4 , 5 , 8 , 10 et 12 .
L'habillage doit obligatoirement être en matériau incombustible, ou classé M0 ou A1 ou A2-s1, d0.
Sauf justification de cette correction par application des principes développés dans la norme NF EN 15287-1
(Annexe A ), les limites suivantes sont fixées :
l'isolation thermique du coffrage ou de l'habillage doit être au minimum de 0,7 m2.K/W à 50 °C (ou de 0,4
m2.K/W à 200 °C), en ayant un classement A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0 (équivalent à 30 mm d'isolant
fibreux d'une masse volumique inférieure à 100 kg/m3 avec feuille d'aluminium ou isolants structurels
haute température autoportants constitués de silicate de calcium) ;
l'écart de la distance maximale susceptible d'être compensée par cette résistance thermique additionnelle
est limité à 2 cm avec une distance minimale de 5 cm entre le matériau combustible et la surface de
l'isolant ajouté ; au-delà, les justifications par le calcul sont obligatoires.

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De modifier les conditions de fonctionnement d'un conduit dans lequel se produirait de la condensation (W) pour
obtenir des conditions de fonctionnement sèches (D) en rapport avec les caractéristiques du conduit.
La paroi du coffrage ou de l'habillage doit obligatoirement être en matériau incombustible, c'est-à-dire classée
M0 ou A1 ou A2-s1, d0.
Le niveau de la résistance thermique est déterminé par application de la norme NF EN 13384.
Sauf étude particulière (conduit de fumée ou tubage désigné selon la NF EN 15287-1 et calculé selon la NF EN
13384-1 ) qui prendrait en compte les traversées de plancher, la qualité des murs d'adossement, la pérennité de
l'isolation, la mise en oeuvre d'un coffrage ou d'un coffrage isolé ne peut pas permettre de réduire la distance aux
matériaux combustibles qui reste mesurée à partir de la surface extérieure du conduit de fumée.

7.8 Traversée de plafonds légers, faux-plafonds ou planchers en matériaux combustibles


(bois,...)
La conception de la traversée de plafonds légers, faux-plafonds ou planchers en matériaux combustibles doit
prendre en compte :
la stabilité du conduit ;
les distances de sécurité de tout élément combustible ;
les apports thermiques dans le faux-plafond ;
la libre dilatation du conduit ;
l'absence des pièges à calories et ponts thermiques.
Des prescriptions particulières peuvent être imposées en fonction de la nature du conduit de fumée dans les articles
8, 9 et 10 du présent document.
NOTE
La traversée de certains éléments de structure présentant en particulier une résistance au feu (faux-plafond
coupe-feu formant écran par exemple) ne doit pas en affaiblir leurs caractéristiques.

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8 Conduits de fumée en terre cuite et briques


Les conduits systèmes avec conduits intérieurs en terre cuite visés dans la norme NF EN 13063 ne sont pas visés
par le présent document.

8.1 Conduit de fumée en boisseaux de terre cuite


Les boisseaux de terre cuite doivent être conformes à la norme NF EN 1806 .

8.1.1 Stabilité
Pour assurer sa stabilité, un conduit de fumée en boisseaux doit être relié à une assise, une console ou un support
métallique conformément au paragraphe 5.4.4 .

8.1.2 Mise en oeuvre


Les boisseaux cassés ou fissurés ne doivent pas être utilisés.
NOTE
La paroi d'un boisseau est dite fissurée lorsqu'elle comporte une fente de longueur et de direction
quelconques intéressant toute l'épaisseur de cette paroi, à l'exclusion des fissures de faible longueur ne
régnant que sur la hauteur de l'emboîtement mâle ou femelle.

8.1.2.1 Pied de conduit


8.1.2.1.1 Conduit «départ sol»
Le pied de conduit repose sur une assise en maçonnerie, en béton armé conforme aux paragraphes 5.4.4 et 5.4.5 .
Il est constitué soit par une maçonnerie de briques conforme au paragraphe 8.3 , soit par des boisseaux.
Le pied de conduit comporte une trappe de ramonage et une boîte à suies, ainsi que l'ouverture ou les ouvertures
nécessaires au raccordement du ou des appareils, sauf prescriptions particulières pour les conduits desservant un
âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert mentionnées dans la norme NF DTU 24.2 .
L'(ou les) orifice(s) et ouverture(s) sont réservés dans des pièces spécialement fabriquées en usine.
Toutefois dans le cas où un percement est nécessaire, il doit être effectué dans le milieu d'un boisseau à l'aide
d'outils n'altérant pas la qualité de ce dernier.
8.1.2.1.2 Conduit «départ console»
Le pied de conduit repose sur une console conforme aux paragraphes 5.4.4 et 5.4.5 .
La console doit permettre le raccordement en respectant les prescriptions du présent document.
Le pied de conduit comporte une trappe ou un tampon de ramonage et une boîte à suies, ainsi que l'ouverture ou les
ouvertures nécessaires au raccordement du ou des appareils, sauf prescriptions particulières pour les conduits
desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert mentionnées dans la norme NF DTU 24.2 .
L' (ou les) orifice(s) et ouverture(s) sont réservés dans des pièces spécialement fabriquées en usine.
Toutefois dans le cas où un percement est nécessaire, il doit être effectué dans le milieu d'un boisseau à l'aide
d'outils n'altérant pas la qualité de ce dernier.
8.1.2.1.3 Conduit «départ plafond»
Deux cas sont possibles :
soit une trémie doit être réservée lors du bétonnage du plancher laissant autour du conduit un espace d'au
moins 20 mm d'épaisseur qui sera bourré au mortier lors de l'encastrement du premier boisseau (voir dosage
au paragraphe 8.1.2.3 ) ;
soit une trémie est réservée lors du bétonnage permettant de placer un support métallique sur lequel reposera
le conduit.
8.1.2.2 Partie courante
Les boisseaux doivent être présentés d'aplomb (et non de biais en utilisant un côté comme charnière) et réglés de
façon telle que les surfaces intérieures n'accusent pas de désafleurement supérieur à 2 mm.
Les changements de direction font l'objet de pièces spéciales construites en usine.
La recoupe ou le façonnage sont interdits.
Lorsque les boisseaux sont à feuillures, le montage a lieu partie mâle vers le bas.
NOTE
Le sens des fumées est signalé par une flèche sur chacun des boisseaux préfabriqués.

8.1.2.3 Joints entre boisseaux


Les joints entre les boisseaux doivent être exécutés avec l'un des mortiers ou produits suivants :
mortier de ciment alumineux dosé en volume par une partie de ciment pour trois parties de sable ;

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mortier bâtard dosé à 400 kg de liant par m³ de sable sec (200 kg par m³ de ciment CEM I ou CEM II A ou B de
classe 32,5 N, 32,5 R, 42,5 N ou 42,5 R et 200 kg par m³ de chaux hydraulique naturelle NHL ou NHL-Z) ;
mortier de ciment à maçonner MC ou de NHL Z5 par m³ dosé à 400 kg de sable sec ;
mortier de ciment courant CEM I ou CEM II A ou B de classe 32,5 N, 32,5 R, 42,5 N ou 42,5 R dosé à 350 kg
par m³ de sable sec ;
mortier de ciment alumineux fondu dosé à 600 kg par m³ de sable sec ;
produit titulaire d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application 8 favorable délivré pour cet
usage.
8)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

L' annexe E donne les dosages des constituants (liant, sable, eau) pour la réalisation des mortiers.
La surface des gorges ou des feuillures des boisseaux doit être largement humidifiée avant application du mortier
dont la quantité déposée est telle que la partie apparente du joint fini ait une épaisseur comprise entre 5 et 8 mm.
NOTE
Certains boisseaux titulaires d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application 6 peuvent avoir
une épaisseur de joint plus faible.

Les boisseaux sont posés successivement un par un et assis dans le mortier en pressant régulièrement pour faire
refluer le mortier de chaque côté des parois jusqu'à l'obtention de l'épaisseur finie déterminée ci-dessus. Le mortier
en excès est enlevé.
A l'intérieur, chaque joint est lissé au fur et à mesure du montage, sans laisser de pellicule de mortier sur les parois.
A l'extérieur, les joints sont repoussés au fer sur toutes les faces où l'opération est possible.
Le joint de mortier est appliqué sur toute l'épaisseur de la paroi du boisseau.
Lorsque le boisseau comporte une isolation dans les alvéoles verticales ou une isolation fixée, la continuité de
l'isolation est assurée selon les prescriptions du fabricant.
8.1.2.4 Adossement à un mur, des conduits de fumée en situation extérieure
Les conduits de fumée en boisseaux terre cuite sont accolés ou adossés au mur du bâtiment.
Dans le second cas, la stabilité aux efforts dus aux vents doit être assurée par une liaison au gros oeuvre tous les
2,50 à 3 m réalisée au moyen d'une bride métallique ou d'un ceinturage en béton armé permettant la libre dilatation
du conduit.
Les parties métalliques du ceinturage doivent être protégées contre la corrosion.
Le ceinturage prescrit exclut les procédés de guidage qui n'entourent pas le conduit sur 3 faces.
8.1.2.5 Couronnement
Afin d'adapter la hauteur du conduit à la hauteur désirée, le dernier boisseau peut être recoupé avec des outils
n'altérant pas la qualité du boisseau.
Le dessous du couronnement doit comporter une «goutte d'eau».
8.1.2.5.1 Couronnement réalisé sur chantier
Le couronnement est exécuté uniquement en béton légèrement armé.
Le dessus du couronnement comporte un enduit très serré au mortier de ciment avec adjuvant hydrofuge avec pente
rejetant l'eau à l'extérieur du ou des conduits.
8.1.2.5.2 Couronnement préfabriqué
Le couronnement préfabriqué doit être scellé ou fixé au dernier boisseau.

8.1.3 Enduit
Lorsqu'il est prévu un enduit, celui-ci doit être réalisé selon les prescriptions incluses dans les normes NF P 71-201-1
(Référence DTU 25.1) et NF P 15-201-1 (Référence DTU 26.1) ou selon les recommandations d'application des
produits sous Avis Technique ou Document Technique d'Application 9 favorable à cet effet.
9)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

Avant l'exécution des enduits, les joints entre boisseaux doivent être revus : les joints insuffisamment garnis doivent
être rechargés avec un mortier dont le dosage est celui indiqué au paragraphe 8.1.2.3 .
Les balèvres des joints dont la saillie dépasse le tiers de l'épaisseur de l'enduit fini sont abattues.
NOTE 1
Il y a intérêt à appliquer ces enduits aussi tard que le permet le planning d'avancement du chantier, de façon à
ce qu'une plus grande part des mouvements différentiels qui interviennent inévitablement dans toute

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construction du fait du séchage des matériaux ou de leur mise en charge, ait eu le temps de se manifester.

Lorsqu'il est prévu un enduit à base de ciment appliqué sur un autre matériau que celui des boisseaux (sur isolation
fixée par exemple), il est nécessaire d'apposer un grillage ou un treillis en fibres de verre. L'enduit, exclusivement au
mortier pour le corps de l'enduit et la couche de finition, est alors exécuté conformément aux articles 4 et 5 de la
norme NF P 15-201-1 (Référence DTU 26.1).
NOTE 2
Les grillages et treillis métalliques doivent être protégés contre la corrosion par un traitement du métal
conformément à la norme NF A 91-131 . Les dimensions des mailles sont comprises entre 15 et 30 mm. Les
diamètres des fils varient de 0,6 à 1,5 mm.
Les treillis en fibres de verre doivent être traités de façon durable contre les alcalis et avoir des mailles de
dimensions compatibles avec l'application du mortier de l'enduit. Les toiles de verres traitées, à maille de 8
mm à 10 mm, de résistance supérieure ou égale à 35 daN/cm, conviennent pour cet usage. Les treillis de fibre
de verre traités à mailles 10 mm minimum doivent avoir une résistance supérieure ou égale à 35 daN/cm.

8.1.4 Cas particulier de plusieurs conduits de fumée juxtaposés


L'assise peut être commune à des conduits de fumée juxtaposés.
Chaque conduit est mis en oeuvre en réservant entre deux conduits adjacents un intervalle pour la mise en place
d'un matériau inerte évitant la solidarisation des deux conduits au niveau des joints.
Les joints horizontaux de chaque pile de boisseaux doivent être décalés de la demi-hauteur du boisseau.

8.1.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite en situation extérieure
Les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite en situation extérieure doivent répondre aux prescriptions de l'
article 6 . Pour la distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles, se reporter aux exigences du
paragraphe 8.1.6.1 .

8.1.6 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite, en situation intérieure

8.1.6.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles


En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la classe
de température du conduit de fumée et de la résistance thermique Ru de celui-ci.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 3 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

Tableau 3 - Distances minimales de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée en boisseaux de
terre cuite
Cette prescription ne concerne pas les matériaux adjacents bénéficiant d'un classement de réaction au feu au moins
M1 ou A2-s2,d0 mis en oeuvre pour protéger ou dissimuler les conduits de fumée suivant les modalités décrites dans
le paragraphe 7.6 .
NOTE
Conformément à la norme NF EN 1806 , la résistance thermique des produits boisseaux est déterminée pour
une température de fumée égale à 200 °C.

8.1.6.2 Habillage ou coffrage


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Certains boisseaux ont une isolation incorporée suffisante. Ils ne nécessitent pas d'habillage ou de coffrage.
NOTE
La résistance thermique des boisseaux titulaires de la certification NF ou de son équivalent dans les
conditions indiquées à l'avant-propos, est donnée par le certificat.

NOTE 2
Une résistance thermique du conduit de fumée d'au moins 0,22 m2.K/W est recommandée pour le conduit de
fumée de classe de température T300 et supérieure. Cette résistance thermique est calculée par combinaison
des résistances thermiques du boisseau, de l'habillage ou du coffrage et éventuellement de l'espace annulaire
et/ou de l'isolant.
Une attention particulière doit être apportée à la traversée des planchers, notamment lorsque ceux-ci sont
combustibles.

8.1.6.2.1 Dans les parties habitables ou occupées


Dans les parties habitables ou occupées, les conduits de fumée en boisseaux de terre cuite doivent éventuellement
être habillés ou placés dans un coffrage pour permettre de répondre à l'exigence de température superficielle fixée
au paragraphe 7.6 .
8.1.6.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
La résistance thermique du conduit de fumée et l'isolation thermique complémentaire doit permettre de répondre à
l'exigence de température fixée au paragraphe 7.6 .
Dans le cas où ces parties sont aménagées pour être habitables, les prescriptions du paragraphe 8.1.6.2.1
deviennent applicables.
8.1.6.3 Traversées de planchers
Dans le cas de la traversée de planchers en matériaux incombustibles (béton, entrevous,...), la continuité du conduit
doit être assurée au droit de chaque plancher traversé sans réduction d'épaisseur.
Deux cas sont à prévoir suivant que le plancher sert d'assise ou de guidage au conduit :
lorsque le plancher sert d'assise au conduit : se reporter au paragraphe 8.1.2.1.3 ;
lorsque le plancher ne sert que de guidage au conduit : une trémie doit être réservée lors du bétonnage du
plancher laissant autour du conduit un espace suffisant pour la mise en place d'un fourreau ou d'un matériau
permettant la libre dilatation du conduit et réalisé en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0. L'espace entre
le conduit et son éventuel fourreau doit être calfeutré par un matériau inerte et classé au moins M0 ou A2-s1,d0.
NOTE
L' article 5 de l'arrêté du 22 octobre 1969 prescrit que les conduits composés de boisseaux, wagons, etc., de
plus de 25 cm de hauteur ne doivent pas présenter de joints dans la traversée des ouvrages tels que
chaînage, planchers de béton armé, etc.

8.2 Conduit de fumée mis en oeuvre sur site à partir d'au moins un élément préfabriqué en
terre cuite
Les conduits de fumée doivent comporter une enveloppe externe et un conduit intérieur dans lequel circulent les
fumées. Ils doivent être conçus, désignés et mis en oeuvre conformément aux prescriptions de la norme NF EN
15287-1 .

8.2.1 Enveloppe externe en terre cuite


Ces enveloppes doivent être conformes à la NF EN 13069 .
NOTE
Les gaz de combustion ne sont pas directement au contact des enveloppes externes conformes à la norme
prNF EN 13069 , ces composants ne peuvent en aucun cas être utilisés comme un conduit de fumée.

La désignation de ces composants est de type, par exemple, «T450 ...». Deux cas se présentent :
le fabricant prescrit les autres constituants du conduit (isolant éventuel, conduit intérieur quelque soit le
matériau) : les essais permettant de désigner l'enveloppe tiennent compte de ces autres constituants.
Conformément au paragraphe 5.1.1.6 , l'installateur doit construire le conduit de fumée en respectant les
prescriptions du fabricant et, comme distance de sécurité aux matériaux combustibles, celle résultant du tableau
3 (obtenue en additionnant les résistances thermiques des différentes parois y compris l'isolant éventuel) ;
En l'absence de prescriptions fournies par le fabricant, l'utilisation de ces composants n'est pas couverte par le
présent document.»

8.2.2 Conduit intérieur en terre cuite


Les conduits intérieurs doivent être conformes à la norme NF EN 1457 .

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Le conduit intérieur doit être désolidarisé de l'enveloppe externe sur toute la hauteur du conduit. La mise en oeuvre
doit respecter l'ensemble des prescriptions du paragraphe 8.1 .

8.2.3 Isolation thermique


Dans le cas où une isolation est prévue entre l'enveloppe externe et le conduit intérieur, cette isolation ne doit jamais,
en aucun point, être en contact avec les fumées et les condensats éventuels.

8.3 Conduits de fumée en briques


8.3.1 Composition
Les briques doivent être conformes aux normes NF P 51-301 ou NF P 51-302 .
Un conduit de fumée en briques peut être :
soit un conduit «simple» : il est alors composé d'un seul conduit d'évacuation des produits de combustion ;
soit un conduit «double» monolithe.
Il peut alors être composé :
soit de deux conduits d'évacuation des produits de combustion ;
soit d'un conduit d'évacuation des produits de combustion et d'un conduit de ventilation du local dans lequel est
placé l'appareil.
Toute autre composition est interdite.

8.3.2 Stabilité
Les conduits de fumée en briques doivent être autoportants.
8.3.2.1 Conduits indépendants
Les conduits de fumée «indépendants» doivent être stables aux efforts horizontaux dus aux vents et calculés au
flambage, si nécessaire.
8.3.2.2 Conduits adossés
Dans le cas de conduits de fumée en briques adossés à un bâtiment :
leur stabilité doit être assurée dans les mêmes conditions que celles adoptées pour le bâtiment ;
ils peuvent être reliés ou non au gros oeuvre. S'ils sont reliés, leur libre dilatation doit être assurée. S'ils ne le
sont pas, les conduits doivent être traités comme des conduits indépendants prévus au paragraphe 8.3.2.1 ci-
dessus.
NOTE
Les dispositifs reliant le conduit de fumée au gros oeuvre peuvent être réalisés :
par liaisons articulées,
par liaisons flexibles,
par liaisons coulissantes.

8.3.3 Mise en oeuvre


8.3.3.1 Pied de conduit
Les premiers rangs de l'assise d'un pied de conduit en briques enterré doivent être protégés contre les infiltrations
d'eau.
8.3.3.2 Partie courante

8.3.3.2.1 Epaisseur des parois


L'épaisseur des parois des conduits de fumée en briques doit être calculée pour assurer la stabilité de l'ouvrage
(sans être inférieure à 10,5 cm).
Lorsque deux conduits en briques ont une paroi commune, l'épaisseur de cette paroi doit être égale à celle de la
paroi la plus épaisse des conduits (non comprise l'épaisseur des revêtements et enduits).
Un conduit en briques ne peut avoir aucune de ses parois constituée par un mur ou une cloison.
8.3.3.2.2 Appareillage
Les briques doivent être posées à plat.
Il est interdit d'associer dans une même épaisseur de paroi des briques de terre cuite avec des briques réfractaires.
Dans la construction de parois de 22 cm d'épaisseur, les briques doivent être appareillées en «panneresses et
boutisses» à chaque rang.

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Figure 14 - Appareillage des conduits en briques a) Appareillage


des conduits en briques de 0,11 m d'épaisseur - Conduit unique

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Figure 14 - Appareillage des conduits en briques b) Appareillage


des conduits en briques de 0,11 m d'épaisseur - Groupe de 2
conduits

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Figure 14 - Appareillage des conduits en briques c) Appareillage


des conduits en briques de 0,22 m d'épaisseur

8.3.3.2.3 Joint de pose des briques


Les joints doivent être exécutés avec l'un des mortiers suivants :
mortier bâtard, dosé à 400 kg de liant par m³ de sable sec (200 kg par m³ de ciment CEM I ou CEM II A ou B de
classe 32,5 N, 32,5 R, 42,5 N ou 42,5 R et 200 kg par m³ de chaux hydraulique naturelle NHL ou NHL-Z) ;
mortier de ciment à maçonner MC ou de NHL-Z5 dosé à 400 kg par m³ de sable sec ;
mortier de ciment courant CEM I ou CEM II A ou B de classe 32,5 N, 32,5 R, 42,5 N ou 42,5 R dosé à 350 kg
par m³ de sable sec ;
mortier de ciment réfractaire, conforme à la norme NF ISO 1927 faisant prise à froid ;
l'épaisseur du joint doit être aussi réduite que possible et ne pas dépasser 4 mm ;
produit titulaire d'un Avis Technique ou Document Technique d'Application 10 favorable délivré pour cet usage.
10)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

L' annexe E donne les dosages des constituants (liant, sable, eau) pour la réalisation des mortiers.
L'emploi du coulis réfractaire est interdit.
Les briques, après avoir été mouillées par aspersion, sont posées à bain soufflant de mortier. Les joints horizontaux
et verticaux sont pleins et non garnis après coup par fichage.
Le mortier doit être refoulé en montant sur les deux faces.
Les briques sont posées par assises réglées horizontalement à joints croisés, toute brique recouvrant celle de
l'assise inférieure sur une longueur minimale de 5 cm.
8.3.3.2.4 Parement intérieur - enduit

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Si la paroi intérieure n'est pas revêtue d'un enduit, les briques sont jointoyées au fur et à mesure de leur mise en
oeuvre.
8.3.3.3 Couronnement
Le couronnement est réalisé soit en briques appareillées, soit en béton légèrement armé, sans diminution de section
du ou des conduits.
Le dessus du couronnement comporte un enduit très serré au mortier de ciment hydrofuge avec pente rejetant l'eau
à l'extérieur du ou des conduits.

8.3.4 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en briques, en situation extérieure
Les conduits de fumée en briques en situation extérieure doivent répondre aux prescriptions de l' article 6 .
Pour la distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles, se reporter aux exigences du paragraphe
8.3.5.1 .

8.3.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée en briques, en situation intérieure
Dans le cas d'un conduit de fumée intérieur réalisé en briques réfractaires, il n'est pas nécessaire de pratiquer l'essai
de résistance au gel prévu par la norme NF P 51-302 .
8.3.5.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 4 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

Tableau 4 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée en briques, en
situation intérieure

NOTE
La résistance thermique de la paroi en briques est déterminée pour une température de paroi égale à 200 °C.

8.3.5.2 Habillage ou coffrage

8.3.5.2.1 Dans les parties habitables ou occupées


Dans les parties habitables ou occupées, les conduits de fumée en briques doivent éventuellement être habillés ou
placés dans un coffrage pour permettre de répondre à l'exigence de température superficielle fixée au paragraphe
7.6 .
8.3.5.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
La résistance thermique du conduit de fumée et l'isolation thermique complémentaire doit permettre de répondre à
l'exigence de température fixée au paragraphe 7.6 .
Dans le cas où ces parties sont aménagées pour être habitables, les prescriptions du paragraphe 8.3.5.2.1
deviennent applicables.
8.3.5.3 Traversée de planchers
Dans le cas de traversées de planchers en matériaux incombustibles (béton, entrevous,...), la continuité du conduit
doit être assurée au droit de chaque plancher traversé sans réduction d'épaisseur.
Une trémie doit être réservée lors du bétonnage du plancher laissant autour du conduit un espace suffisant pour la
mise en place d'un fourreau permettant la libre dilatation du conduit et réalisé en matériau classé au moins M0 ou
A2-s1,d0.
L'espace entre le conduit et son fourreau doit être calfeutré par un matériau inerte et classé au moins M0 ou A2-
s1,d0.

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9 Conduits de fumée en béton


9.1 Conduits de fumée simple ou multi-parois en béton
Les composants doivent être conformes à la norme NF EN 1858 .

9.1.1 Stabilité
Pour assurer sa stabilité, un conduit de fumée simple ou multi-parois en béton doit être relié à une assise, une
console ou un support métallique conformément au paragraphe 5.4.4 .
En outre conformément au paragraphe 4.3.19.2 de la norme NF EN 15287-1, la hauteur libre d'un conduit de fumée
simple ou multi paroi en béton, au-dessus du dernier support, ne doit pas dépasser, sauf dispositions constructives
particulières, 4,5 fois la plus petite dimension de la section extérieure du conduit avec un maximum de 3 m.
EXEMPLE Pour un conduit de fumée simple ou multi parois en béton de 20* 40 et de 5 cm d'épaisseur, cette
hauteur est de 1,35 m

9.1.2 Mise en oeuvre


Les composants en béton de hauteurs inférieures ou égales à 1 m peuvent être simple paroi ou multi-parois,
unitaires ou collectifs (type «shunt»). Toutefois, leur mise en oeuvre est identique.
Les composants cassés ou fissurés ne doivent pas être utilisés.
NOTE
La paroi d'un conduit de fumée simple ou multi-parois en béton est dite fissurée lorsqu'elle comporte une fente
de longueur et de direction quelconques intéressant toute l'épaisseur de cette paroi, à l'exclusion des fissures
de faible longueur ne régnant que sur la hauteur de l'emboîtement mâle ou femelle.

9.1.2.1 Pied de conduit


9.1.2.1.1 Conduit «départ sol»
Le pied de conduit repose sur une assise en maçonnerie en béton armé conforme aux paragraphes 5.4.4 et 5.4.5 .
Il est constitué par des composants en béton.
Sauf prescriptions particulières pour les conduits desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert
mentionnées dans la norme NF DTU 24.2 , le pied de conduit comporte une trappe de ramonage et une boîte à
suies, ainsi que la ou les ouvertures nécessaires au raccordement du ou des appareils.
Toutefois, dans le cas de pied de conduit, les orifices et ouvertures sont réservés dans des pièces spécialement
fabriquées en usine.
Le perçage est autorisé :
soit dans des composants spécifiques destinés à cet usage ;
soit dans le cas des composants courants pour le raccordement des appareils.
Ce percement doit être effectué dans le milieu d'un composant à l'aide d'outils n'altérant pas la qualité de ce
composant.
9.1.2.1.2 Conduit «départ console»
Le pied de conduit repose sur une console conforme aux paragraphes 5.4.4 et 5.4.5 .
La console doit permettre le raccordement en respectant les prescriptions du présent document. Il est constitué par
des composants en béton.
Sauf prescriptions particulières pour les conduits desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert
mentionnées dans la norme NF DTU 24.2 , le pied de conduit comporte une trappe de ramonage et une boîte à
suies, ainsi que la ou les ouvertures nécessaires au raccordement du ou des appareils.
Toutefois, dans le cas de pied de conduit, les orifices et ouvertures sont réservés dans des pièces spécialement
fabriquées en usine.
Le perçage est autorisé :
soit dans des composants spécifiques destinés à cet usage ;
soit dans le cas des composants courants pour le raccordement des appareils.
Ce percement doit être effectué dans le milieu d'un composant à l'aide d'outils n'altérant pas la qualité de celui-ci.
9.1.2.1.3 Conduit «départ plafond»
Deux cas sont possibles :
soit une trémie doit être réservée lors du bétonnage du plancher laissant autour du conduit un espace d'au
moins 20 mm d'épaisseur qui sera bourré au mortier lors de l'encastrement du premier composant (voir dosage
au paragraphe 9.1.2.3 ) ;
soit une trémie est réservée lors du bétonnage permettant de placer un support métallique sur lequel reposera
le conduit.
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9.1.2.2 Partie courante


Les composants doivent être présentés d'aplomb (et non de biais en utilisant un côté comme charnière) et réglés de
façon telle que les surfaces intérieures n'accusent pas de désafleurement supérieur à 2 mm.
Les changements de direction font l'objet de pièces spéciales fabriquées en usine.
La recoupe ou le façonnage sont interdits.
Lorsque les composants sont à feuillures, le montage a lieu partie mâle vers le bas.
NOTE
Le sens des fumées est signalé par une flèche sur les composants préfabriqués.

9.1.2.3 Joints entre composants en béton


Les joints entre les composants doivent être exécutés avec l'un des mortiers ou produits suivants :
mortier de ciment alumineux dosé en volume par une partie de ciment pour trois parties de sable, lorsque les
composants sont constitués d'un béton de ciment alumineux ;
mortier bâtard dosé à 400 kg de liant par m³ de sable sec (200 kg par m³ de ciment CEM I ou CEM II A ou B de
classe 32,5 N, 32,5 R, 42,5 N ou 42,5 R et 200 kg par m³ de chaux hydraulique naturelle NHL ou NHL-Z) ;
mortier de ciment à maçonner MC ou de NHL Z5 par m³ dosé à 400 kg de sable sec ;
mortier de ciment courant CEM I ou CEM II A ou B de classe 32,5 N, 32,5 R, 42,5 N ou 42,5 R dosé à 350 kg
par m³ de sable sec ;
mortier de ciment alumineux fondu dosé à 600 kg par m³ de sable sec, lorsque les composants sont constitués
d'un béton de ciment alumineux ;
produit titulaire d'un Avis Technique ou Document Technique d'Application 11 favorable délivré pour cet usage.
11)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

L' annexe E donne les dosages des constituants (liant, sable, eau) pour la réalisation des mortiers.
L'emploi de plâtre, de mortier pur ou de coulis réfractaire est interdit.
La surface des gorges ou des feuillures des composants doit être largement humidifiée avant application du mortier
dont la quantité déposée est telle que la partie apparente du joint fini ait une épaisseur comprise entre 5 et 8 mm.
Les composants sont posés successivement un par un et assis dans le mortier en pressant régulièrement pour faire
refluer le mortier de chaque côté des parois jusqu'à l'obtention de l'épaisseur finie déterminée ci-dessus. Le mortier
en excès est enlevé.
A l'intérieur, chaque joint est lissé au fur et à mesure du montage, sans laisser de pellicule de mortier sur les parois.
A l'extérieur, les joints sont repoussés au fer sur toutes les faces où l'opération est possible.
Lorsque le conduit est à multi-parois avec ou sans isolant spécifique, le joint de mortier doit être interrompu au droit
de l'isolant ou de la lame d'air. La continuité de l'isolant spécifique éventuel est assurée selon les prescriptions du
fabricant.
Lorsque le conduit est à simple paroi avec isolant spécifique la mise en oeuvre est assurée selon les prescriptions du
fabricant.
9.1.2.4 Adossement à un mur des conduits de fumée
Les conduits de fumée en béton et les conduits hauteur d'étage sont accolés ou adossés au mur du bâtiment.
Dans le cas de conduits adossés en situation extérieure, la stabilité aux efforts dus aux vents doit être assurée par
une liaison au gros oeuvre tous les 2,50 m à 3 m réalisée au moyen d'une bride métallique ou d'un ceinturage en
béton armé permettant la libre dilatation du conduit.
Les parties métalliques du ceinturage doivent être protégées contre la corrosion.
NOTE
Le ceinturage prescrit exclut les procédés de guidage qui n'entourent pas le conduit sur 3 faces.

9.1.2.5 Couronnement
Afin d'adapter la hauteur du conduit à la hauteur désirée, le dernier composant peut être recoupé avec des outils
n'altérant pas sa qualité, à la condition que sa conception le permette. Dans ce cas, la notice du produit doit le
préciser.
Le dessous du couronnement doit comporter une «goutte d'eau».
9.1.2.5.1 Couronnement préfabriqué
Le couronnement préfabriqué peut être en béton ou en terre cuite. Il doit être scellé ou fixé au dernier composant en
béton.
9.1.2.5.2 Couronnement réalisé sur chantier

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Le couronnement est exécuté uniquement en béton légèrement armé. Ces dimensions ne doivent pas entraîner la
réduction de la section de passage des fumées.
Le dessus du couronnement comporte un enduit très serré au mortier de ciment avec adjuvant hydrofuge avec pente
rejetant l'eau à l'extérieur du ou des conduits.

9.1.3 Enduit
Lorsqu'il est prévu un enduit, celui-ci doit être réalisé selon les prescriptions incluses dans les normes NF P 71-201-1
(Référence DTU 25.1) et NF P 15-201-1 (Référence DTU 26.1) ou selon les recommandations d'application des
produits sous Avis Technique ou Document Technique d'Application 12 favorable à cet effet.
12)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

Avant l'exécution des enduits, les joints entre composants doivent être revus : les joints insuffisamment garnis
doivent être rechargés avec un mortier dont le dosage est celui indiqué au paragraphe 9.1.2.3 .
Les balèvres des joints dont la saillie dépasse le tiers de l'épaisseur de l'enduit fini sont abattues.
NOTE 1
Il y a intérêt à appliquer ces enduits aussi tard que le permet le planning d'avancement du chantier, de façon à
ce qu'une plus grande part des mouvements différentiels qui interviennent inévitablement dans toute
construction du fait du séchage des matériaux ou de leur mise en charge, ait eu le temps de se manifester.

Lorsqu'il est prévu un enduit à base de ciment appliqué sur un autre matériau que celui des composants (sur
isolation fixée par exemple), il est nécessaire d'apposer un grillage ou un treillis en fibres de verre. L'enduit,
exclusivement au mortier pour le corps de l'enduit et la couche de finition, est alors exécuté conformément aux
articles 4 et 5 de la norme NF P 15-201-1 (Référence DTU 26.1).
NOTE 2
Les grillages et treillis métalliques doivent être protégés contre la corrosion par un traitement du métal
conformément à la norme NF A 91-131 . Les dimensions des mailles sont comprises entre 15 et 30 mm. Les
diamètres des fils varient de 0,6 à 1,5 mm.
Les treillis en fibres de verre doivent être traités de façon durable contre les alcalis et avoir des mailles de
dimensions compatibles avec l'application du mortier de l'enduit. Les toiles de verres traitées, à maille de 8
mm à 10 mm, de résistance supérieure ou égale à 35 daN/cm, conviennent pour cet usage. Les treillis en fibre
de verre traités à mailles 10 mm minimum doivent avoir une résistance supérieure ou égale à 35 daN/cm.

9.1.4 Cas particulier de plusieurs conduits de fumée juxtaposés


L'assise peut être commune à des conduits de fumée juxtaposés si leur origine est au même niveau.
Chaque conduit est mis en oeuvre en réservant entre deux conduits adjacents un intervalle pour la mise en place
d'un matériau inerte évitant la solidarisation des deux conduits au niveau des joints.
Les joints horizontaux de chaque pile de composants doivent être décalés de la demi-hauteur d'un composant.

9.1.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton, en situation
extérieure
Les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton en situation extérieure doivent répondre aux prescriptions de
l' article 6 . Les conduits adossés en situation extérieure doivent respecter les conditions de mise en oeuvre du
paragraphe 9.1.2.4 . Pour la distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles, se reporter aux exigences
du paragraphe 9.1.6.1 .

9.1.6 Dispositions particulières pour les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton, en situation
intérieure

9.1.6.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles


En complément des prescriptions de l'article 7 , une distance de sécurité entre la face externe de l'ouvrage et tous
les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la résistance au feu de
cheminée, et à défaut (classé « O ») de la classe de température du conduit de fumée et de la résistance thermique
Ru de celui-ci et, le cas échéant, de la résistance au feu de cheminée.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le Tableau 5 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

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Tableau 5 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée simple ou multi-
parois en béton

NOTE
Conformément aux normes NF EN 1857 , NF EN 1858 et NF EN 12446 , la résistance thermique des
composants est déterminée pour une température de fumée égale à 200 °C.

9.1.6.2 Habillage ou coffrage


Certains composants multi-parois en béton ont une isolation incorporée suffisante. Ils ne nécessitent pas d'habillage
ou de coffrage.
NOTE
La résistance thermique des composants titulaires de la certification NF ou de son équivalent dans les
conditions indiquées à l'avant-propos, est donnée par le certificat.

NOTE 2
Une résistance thermique du conduit de fumée d'au moins 0,22 m2.K/W est recommandée pour le conduit de
fumée de classe de température T300 et supérieure. Cette résistance thermique est calculée par combinaison
des résistances thermiques du boisseau, de l'habillage ou du coffrage et éventuellement de l'espace annulaire
et/ou de l'isolant. Une attention particulière doit être apportée à la traversée des planchers, notamment
lorsque ceux-ci sont combustibles.

9.1.6.2.1 Dans les parties habitables et dans les parties occupées


Dans les parties habitables ou occupées, les conduits de fumée simple ou multi-parois en béton doivent
éventuellement être habillés ou placés dans un coffrage pour permettre de répondre à l'exigence de température
superficielle fixée au paragraphe 7.6 .
9.1.6.2.2 Dans les parties non habitables et dans les parties non occupées
La résistance thermique du conduit de fumée et l'isolation thermique complémentaire doit permettre de répondre à
l'exigence de température fixée au paragraphe 7.6 .
Dans le cas où ces parties sont aménagées pour être habitables, les prescriptions du paragraphe 9.1.6.2.1
deviennent applicables.
9.1.6.3 Traversées de planchers
NOTE
L' article 5 de l'arrêté du 22 octobre 1969 prescrit que les composants de conduit de plus de 25 cm de hauteur
ne doivent pas présenter de joints dans la traversée des ouvrages tels que chaînage, planchers de béton
armé, etc.

Dans la traversée de planchers en matériaux incombustibles (béton, entrevous) la continuité du conduit doit être
assurée au droit de chaque plancher traversé sans réduction d'épaisseur.
Deux cas sont à prévoir suivant que le plancher sert d'assise ou de guidage au conduit :
lorsque le plancher sert d'assise au conduit : se reporter au paragraphe 9.1.2.1 3 ;
lorsque le plancher ne sert que de guidage au conduit : une trémie doit être réservée lors de la réalisation du
plancher laissant autour du conduit un espace suffisant pour la mise en place d'un fourreau ou matériau
permettant la libre dilatation du conduit et réalisé en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0. L'espace entre
le conduit et l'éventuel fourreau doit être calfeutré par un matériau inerte et classé au moins M0 ou A2-s1,d0.

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9.1.7 Dispositions particulières pour les conduits collectifs avec départs individuels de hauteur d'étage (de type
«shunt»)
La desserte d'un conduit collectif avec départs individuels de hauteur d'étage est limitée à 5 niveaux.
La section intérieure minimale est de 400 cm² pour la partie collective et de 250 cm² pour chaque tronçon individuel
de raccordement.
Les puissances maximales des appareils doivent être validées à partir des règles de dimensionnement du
paragraphe 5.5 .
Les hauteurs minimales de tirage ne peuvent en aucun cas être inférieure à 2,5 m pour chaque tronçon individuel de
raccordement.
Les locaux desservis doivent donner sur une même façade du bâtiment.
Le conduit collectif doit être surmonté d'un dispositif antirefouleur.
NOTE
Un dispositif (en terre cuite, en béton, métallique, ...) conforme aux spécifications de l' annexe J du présent
document est réputé antirefouleur.

9.2 Conduit de fumée en éléments de béton de hauteur d'étage


Les conduits doivent être conformes à la norme NF EN 1858 .
NOTE
La mise en oeuvre des composants en béton de hauteur d'étage conformes aux normes NF EN 1857 (conduit
intérieur) et NF EN 12446 (enveloppe externe) n'est pas visée dans le présent document lorsqu'ils sont
montés seuls.

La mise en oeuvre des conduits de hauteur d'étage en béton est similaire à celle des autres conduits de fumée en
béton (paragraphe 9.1 ).
Toutefois ces composants comportent un dispositif propre de manutention par suspente ou inserts mécaniques de
levage.
La mise en place du premier composant est fondée soit sur un massif solidaire des fondations soit par un appui sur
un plancher. Le deuxième composant est ensuite mis en place après interposition préalable du mortier de joint. La
verticalité du composant est ensuite réglée en veillant à ce que le mouvement soit toujours descendant. La section
visible du joint affleure de 5 cm environ au-dessus du niveau du plancher fini de l'étage.
La stabilité transversale est assurée par le joint des conduits et l'épaisseur de chaque plancher. Le conduit est
entouré par un matériau résilient avant le bourrage du vide annulaire dans les trémies.
En règle générale, ces composants ne nécessitent pas d'enduit, mais l'aspect de la surface extérieure est en général
compatible avec une application directe de peinture après simple rebouchage. Dans le cas où un enduit est appliqué,
les dispositions du paragraphe 9.1.3 doivent être suivies.
Les composants sont livrés par le fabricant, accompagnés d'un plan de montage détaillé et d'un calepinage précis
établi pour chaque chantier par le bureau d'étude du fabricant en collaboration avec le donneur d'ordre.

9.3 Conduit de fumée mis en oeuvre sur site à partir d'au moins un élément préfabriqué en
béton
Les conduits de fumée doivent comporter une enveloppe externe et un conduit intérieur dans lequel circulent les
fumées.
Ils doivent être conçus, désignés et mis en oeuvre conformément aux prescriptions de la norme NF EN 15287-1 .

9.3.1 Enveloppes externes en béton


Ces enveloppes doivent être conformes à la norme NF EN 12446 .
NOTE
Les gaz de combustion ne sont pas directement au contact des enveloppes externes conformes à la norme
NF EN 12446 ; ces composants ne peuvent en aucun cas être utilisés comme un conduit de fumée.

La désignation de ces composants est de type, par exemple, «T450....G20». Deux cas se présentent :
le fabricant prescrit les autres constituants du conduit (isolant éventuel, conduit intérieur quelque soit le
matériau) : les essais permettant de désigner l'enveloppe tiennent compte de ces autres constituants.
Conformément au paragraphe 5.1.1.6 , l'installateur doit construire le conduit de fumée en respectant les
prescriptions du fabricant et, comme distance de sécurité aux matériaux combustibles, la valeur la plus forte
entre la valeur déclarée et celle résultant du tableau 5 du présent document ;
en l'absence de prescriptions fournies par le fabricant, l'utilisation de ces composants n'est pas couverte par le
présent document.

9.3.2 Conduit intérieur en béton

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Les conduits intérieurs sont choisis parmi les composants en béton conformes à la norme NF EN 1857 ou à la norme
NF EN 1858 .
Le conduit intérieur doit être désolidarisé de l'enveloppe externe sur toute la hauteur du conduit. Sa mise en oeuvre
doit respecter l'ensemble des prescriptions du paragraphe 9.1 .

9.3.3 Isolation thermique


Dans le cas où une isolation est prévue entre l'enveloppe externe et le conduit intérieur, cette isolation ne doit jamais,
en aucun point, être en contact avec les fumées et les condensats éventuels.

9.4 Conduit de fumée en béton armé réalisé à façon


Les conduits de fumée doivent comporter une enveloppe externe en béton et un conduit intérieur dans lequel
circulent les fumées.
NOTE
Les conduits de fumée en béton ordinaire ou réfractaire sans conduit intérieur relèvent d'un Avis Technique ou
d'un Document Technique d'Application 13 .

13)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

9.4.1 Enveloppes externes en béton


Les enveloppes externes sont de deux types :
monolithe : elles sont coulées en béton, sur place, entre des coffrages spéciaux ;
Les armatures se répartissent verticalement et horizontalement. Elles sont calculées en tenant compte du
gradient thermique éventuel dans les parois.
Que le fût soit isolé ou adossé, il doit être stable aux efforts horizontaux dus aux vents.
Le béton doit satisfaire aux prescriptions de la norme NF EN 206-1 .
composite : elles sont constituées d'éléments préfabriqués assemblés les uns dans les autres et jointoyés
suivant le paragraphe 9.1.2.3 . Les éléments sont réalisés conformément à la norme NF EN 13369 .

9.4.2 Conduit intérieur


Suivant les températures des fumées, les conduits intérieurs sont choisis parmi les :
briques de terre cuite conformes à la norme NF P 51-301 ;
briques réfractaires conformes à la norme NF P 51-302 ;
boisseaux en terre cuite conformes à la norme NF EN 1806 ;
conduits intérieurs en béton conformes à la norme NF EN 1857 ;
conduits intérieurs en terre cuite conformes à la norme NF EN 1457 ;
conduits intérieurs métalliques conformes à la norme NF EN 1856-1 .
Le conduit intérieur doit être désolidarisé de l'enveloppe externe sur toute la hauteur du conduit et mis en oeuvre
suivant les règles applicables aux produits normalisés correspondants.

9.4.3 Isolation thermique


Dans le cas où une isolation est prévue entre l'enveloppe externe en béton et le conduit intérieur, cette isolation ne
doit jamais, en aucun point, être en contact avec les fumées et les condensats éventuels.

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10 Conduits de fumée métalliques


10.1 Généralités
Les conduits de fumée métalliques doivent être mis en oeuvre uniquement au moyen d'accessoires (supports,
brides, etc.) fournis par le fabricant du conduit.

10.1.1 Diamètres préférentiels


Les composants de conduits de fumée métalliques doivent être conformes à la norme NF EN 1856-1 ou réalisés à
façon. Les diamètres nominaux généralement utilisés sont les suivants : 83, 97, 111, 125, 130, 139, 150, 153, 167,
180, 200, 230, 250, 280, 300, 350, 400 mm. D'autres dimensions peuvent être proposées.

10.1.2 Choix des composants en fonction des installations


Les règles générales indiquées aux paragraphes 5.1 et 5.3 du présent document, ainsi que celles données dans la
norme NF EN 15287-1 doivent être respectées.
En outre, dans le cas où certains éléments de conception des ouvrages seraient indisponibles, le choix des
composants devant être utilisés pour la réalisation des ouvrages doit respecter au minimum, sauf justification
particulière fournie par le concepteur de l'installation, les désignations de composants et indications complémentaires
figurant dans les tableaux du présent paragraphe :
6a pour les combustibles classés 1 dans le tableau 1 du paragraphe 5.1 (principalement gazeux),
6b pour les combustibles classés 2 dans le tableau 1 du paragraphe 5.1 (principalement fioul domestique),
6c pour les combustibles classés 2 dans le Tableau 1 du paragraphe 5.1 (principalement le combustible bois),
6d pour les combustibles classés 3 dans le tableau 1 du paragraphe 5.1 (principalement le fioul lourd et le
charbon).
Ces tableaux reprennent la désignation des composants telle que décrite dans le paragraphe 5.1 du présent
document.
Aux paramètres de désignation, est ajouté une déclaration du matériau constitutif de la paroi intérieure du conduit
ainsi qu'une déclaration de l'épaisseur de cette paroi.
La résistance à la corrosion des composants peut être déclarée par le fabricant :
soit sur la base d'un essai de corrosion pratiqué selon la norme de produit correspondante. Dans ce cas, le
niveau de performance du composant désigné par V1, V2 et V3 correspond respectivement aux classes de
résistance à la corrosion 1, 2 et 3 du paragraphe 5.1 du présent document,
soit sans essai, avec la désignation Vm associée à la déclaration du matériau constitutif de la paroi intérieure.
Cette déclaration de qualité du matériau permet, à l'aide des informations du tableau 7 , de connaître une
classe de résistance à la corrosion conventionnelle selon le présent document, qui est à comparer avec la
classe requise dans les tableaux 6a à 6d .
NOTE 1
Par exemple, les désignations «T250 N1 W V1 L20045 Oxx» et «T250 N1 W Vm L20045 Oxx» sont
équivalentes.
Pour la désignation «T250 N1 W V1 L20045 Oxx», le paramètre de désignation V1 désigne un conduit
pouvant être raccordé sur un appareil fonctionnant au gaz.
Pour la désignation «T250 N1 W Vm L20045 Oxx», le paramètre de désignation Vm associé au paramètre
«L20» permet de déterminer la nature du matériau et le classement conventionnel C1 à l'aide du tableau 7 .
Suivant le tableau 6a , le composant double paroi isolé C1 peut être utilisé pour évacuer les produits de
combustion d'un appareil à gaz standard. L20045 représente un conduit réalisé en acier inoxydable 1.4301
(tableau 7 ) d'une épaisseur de 0,45 mm.

NOTE 2
Les conduits métalliques en aluminium ne sont pas adaptés aux ambiances halogénées (pressings, coiffeurs,
...) ou aux combustibles contenant du chlore. Il en est généralement de même pour les conduits en acier
inoxydable.

En outre, compte tenu de la nouveauté des essais de résistance à la corrosion proposés dans les normes de
produits ( EN 1856-1 et EN 1856-2 : classement V1, V2 et V3) et en l'absence d'une méthode d'essai unifiée de
résistance à la corrosion des composants, les tableaux donnent aussi, lorsque nécessaire, une résistance thermique
minimale qui doit être respectée pour limiter l'apparition de condensats sur la paroi intérieure du conduit. Ce critère
de choix additionnel doit être utilisé pour tous les conduits, indépendamment du mode de vérification de la résistance
à la corrosion.
Pour la lecture des tableaux 6 :
les indications sont données par type d'appareil. Pour chaque type d'appareil, la désignation minimale des
composants devant être choisis est donnée successivement pour les composants double parois, simple paroi,
raccordement, tubage rigide et tubage flexible ;
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la classe conventionnelle de désignation de résistance à la corrosion (Cx) requise pour les composants
désignés Vm est donnée entre parenthèses ;
les tableaux donnent des minima qui peuvent être interprétés sachant que C3 > C2 > C1 > C0 ;
dans tous les cas visés dans les tableaux, la nature de la paroi extérieure d'un conduit flexible double peau doit
être de classe C2 au minimum ; il en est de même pour les conduits flexibles double peau désignés V1, V2 et
V3 ;
les carneaux métalliques sont à considérer dans ces tableaux comme des conduits de raccordement rigides ;
les désignations des tubages flexibles visent également les raccordements flexibles non extensibles ;
les chaudières de puissance utile > 400 kW non couvertes par la directive Rendement 92/42/CEE sont
classifiables selon les mêmes types ;
les chauffe-eau, chauffe-bains, accumulateurs sont, sauf indication contraire (condensation) classifiables en
type Standard.

Tableau 6a - Désignation des composants utilisables avec des


combustibles gazeux

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Tableau 6b - Désignation des composants utilisables avec le


fioul domestique

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Tableau 6c - Désignation des composants utilisables avec le bois

NOTE 3
Pour les appareils mixtes bûches granulés, la désignation doit être, pour chaque paramètre, la plus
contraignante au sens du 4.3.2 de la NF EN 15287-1 .

Tableau 6d - Désignation des composants utilisables avec du


fioul lourd ou du charbon
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Tableau 7 - Correspondance entre matériau de la paroi intérieure


et classe conventionnelle de résistance à la corrosion (C) pour
les composants désignés Vm
L'utilisation de composants dont la désignation indique une référence de matière différente de celles existantes dans
le tableau 7 ci-dessus (par exemple acier normal, fonte d'acier, ...) n'est pas couverte par le présent document.

10.1.3 Désignation multiple d'un même composant


Les composants de conduits de fumée métalliques qui peuvent prétendre à être utilisés dans des ouvrages désignés
différemment doivent comporter une étiquette donnant l'ensemble des désignations possibles.
La plaque signalétique de l'ouvrage est ensuite produite conformément au paragraphe 5.4.12 et la fiche
d'identification et de suivi de l'ouvrage conformément à l' annexe G .

10.1.4 Résistance thermique des conduits de fumée métalliques


Du fait de la diversité des méthodes permettant de déterminer la résistance thermique des conduits de fumée
métalliques existants dans la norme NF EN 1856-1 , celle-ci devra être calculée selon l'équation ci-dessous pour être
utilisée dans les tableaux de distance aux matériaux combustibles donnés dans le présent article ainsi que pour les
conduits de raccordement ( article 13 ).
R = (re+ri) * ln(re/ri) / (2*lamb) [en m².K/W]
avec :
re = rayon externe mesuré [m]
ri = rayon interne mesuré [m]
lamb = conductivité annoncée de l'isolant à 200 °C [W/m.K].
Cette valeur doit être fournie par le fabricant.
NOTE 1
Cette formule est celle qui est utilisée dans le cadre de la certification NF.
NOTE 2 Cette résistance thermique ne peut servir qu'à la détermination de la distance de sécurité (voir
tableau 8 ) et en aucun cas pour être déclarée dans le cadre du marquage CE, la résistance thermique
devant, dans ce dernier cas, être mesurée ou calculée selon les dispositions de la norme NF EN 1856-1 .

10.1.5 Spécifications relatives aux «pièges à calories»


Des précautions doivent être prises pour tous les conduits de fumée métalliques (y compris les conduits de
raccordement) de façon à limiter l'augmentation de température au voisinage du conduit.
Ces précautions visent à améliorer la circulation de l'air autour du conduit. Elles doivent être d'autant plus respectées
que la résistance thermique du conduit est faible et que la température des fumées véhiculées par le conduit est
élevée.
NOTE
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A titre d'exemple, le positionnement d'une seule plaque de distance de sécurité ajourée en sous face du
plancher autorise la ventilation de l'espace au droit du plancher par ventilation naturelle et limite
l'échauffement de cet espace.

10.1.6 Autres éléments de conception


Pour assurer la durabilité des parties de conduits métalliques composites rigides situées à l'extérieur des bâtiments,
il convient de choisir des composants déclarés résistants à la pénétration de l'eau de pluie, selon la norme NF EN
1856-1 .
Pour les parois extérieures métalliques situées à l'extérieur des bâtiments, il faut utiliser de l'acier inox, de l'acier
galvanisé ou des alliages Al/Zn recouverts d'une peinture époxydique.

10.2 Conduits de fumée composites métalliques rigides


NOTE
Ces conduits sont également appelés conduits de fumée métalliques multi-parois.

10.2.1 Pose

10.2.1.1 Généralités
Les conduits de fumée composites métalliques rigides sont construits avec des composants qui sont assemblés
selon les recommandations du fabricant. Ils doivent être mis en oeuvre en utilisant les accessoires prévus à cet effet
par celui ci.
Toutefois des accessoires de pose peuvent être réalisés à façon sous réserve d'avoir des caractéristiques
équivalentes ou supérieures à celles du fabricant.
Chaque assemblage des composants doit être assuré par un collier de liaison sauf si les instructions du fabricant
précisent explicitement que le composant monté sans collier, est conforme à la norme.
NOTE
Le sens des fumées est signalé par une flèche sur chacun des composants préfabriqués.

Il faut veiller à respecter les instructions du fabricant, notamment en ce qui concerne les distances maximales
admissibles entre deux reprises de charges, les longueurs réalisables pour un conduit suspendu ainsi que les
conditions de dévoiement.
10.2.1.2 Stabilité
10.2.1.2.1 Conduits indépendants
Les conduits indépendants peuvent être autostables ou non. Dans ce dernier cas, ils sont fixés sur un mat ou
haubanés ou suspendus afin d'assurer leur stabilité.
Sauf s'ils sont suspendus, ils doivent reposer sur un support stable calculé suivant la charge à supporter.
10.2.1.2.2 Conduits adossés
Les conduits adossés doivent reposer sur un support métallique mural et/ou sur un support au sol, qui peut être isolé
ou relié aux autres ouvrages suivant le type de conception retenu pour les fondations. Une reprise de la charge si
nécessaire peut être réalisée par un ou plusieurs supports muraux.
Ils doivent être guidés sur leur hauteur.
La hauteur libre au-dessus du dernier point de fixation ne doit pas dépasser 1,50 mètre sans haubanage sauf
justifications techniques du fabricant.
10.2.1.3 Pied de conduit
Se reporter aux exigences des paragraphes 5.4.4 et 5.4.5 .

10.2.2 Dispositions particulières pour les conduits de fumée composites métalliques rigides en situation
extérieure
Les conduits de fumée composites métalliques rigides installés à l'extérieur du bâtiment doivent avoir une paroi
externe (revêtue ou non) dont la durabilité est adaptée aux conditions extérieures suivant les normes en vigueur.
Les conduits de fumée composites métalliques rigides en situation extérieure doivent répondre aux exigences de l'
article 6 .
Pour les distances de sécurité par rapport aux matériaux combustibles, se reporter aux exigences du paragraphe
10.2.3.1.

10.2.3 Dispositions particulières pour les conduits de fumée composites métalliques rigides, en situation
intérieure
10.2.3.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la
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résistance au feu de cheminée, et à défaut (classé «O» ) de la classe de température du conduit de fumée et de la
résistance thermique Ru de celui-ci et, le cas échéant, de la résistance au feu de cheminée.
Il doit exister un espace ouvert respectant une distance de sécurité et évitant tout piège à calories.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 8 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

Tableau 8 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée composites
métalliques rigides

10.2.3.2 Coffrage et gaine


Lorsqu'il y a des exigences particulières de résistance au feu des parois séparatives des locaux, les conduits de
fumée doivent être disposés individuellement dans une gaine ayant une résistance au feu équivalente à celle des
parois traversées imposée par la réglementation relative à la sécurité contre l'incendie.
Cette gaine ne peut contenir qu'un seul conduit traversant plusieurs niveaux sauf si plusieurs conduits prennent
naissance dans le même local.
NOTE 1
Deux locaux contigus sont considérés comme local unique s'ils communiquent par une baie libre d'une
surface au moins égale à 3 mètres carrés.

Cette gaine doit être désolidarisée du conduit par un vide respectant les distances de sécurité indiquées dans le
tableau 8 fixant les distances de sécurité par rapport aux matériaux combustibles.
La gaine doit être ventilée par des orifices haut et bas d'au moins 50 cm² de section utile débouchant sur l'extérieur
et protégés contre l'introduction de la pluie.
L'espace entre le ou les conduits et la gaine peut servir de ventilation haute du local.
La gaine peut être remplacée par un coffrage si les conduits de fumée sont tous déclarés sous la forme «EIxxx» ,
caractéristique équivalente à l'exigence requise pour la gaine.
NOTE 2
Caractéristique «EIxxx» : résistance au feu de l'extérieur vers l'intérieur du conduit. Voir paragraphe 4.10.2 de
la norme NF EN 1443 . La classe de résistance au feu est donnée, par exemple, sous la forme suivante :
«EI060» ou encore «EI120» pour respectivement une durée de 60 minutes et 120 minutes.

Dans ce cas, le coffrage doit être ventilé par des orifices haut et bas d'au moins 20 cm² de section utile à chaque
étage.
10.2.3.2.1 Dans les parties habitables ou occupées
Dans les parties habitables ou occupées, les conduits de fumée composites métalliques rigides doivent être
protégés par un coffrage ou une gaine s'ils sont susceptibles de recevoir des chocs pouvant entraîner une
déformation du conduit ou son déboîtement, et/ou si une isolation thermique complémentaire est nécessaire.
La résistance thermique du conduit et l'isolation thermique complémentaire du coffrage doivent répondre aux
exigences du paragraphe 7.6 .
Dans l'habitat individuel, à l'exception des conduits de classe de température inférieure ou égale à T160, ce
coffrage doit être ventilé :
grâce à des orifices haut et bas d'au moins 20 cm² de section utile à chaque étage, en cas de pose de
plaques de distance de sécurité pleines ;

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par la libre circulation de l'air sur toute la hauteur du conduit, en cas de pose de plaques de distance de
sécurité ajourées ou en l'absence de plaques.
10.2.3.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
La résistance thermique du conduit de fumée et l'isolation thermique complémentaire doivent permettre de répondre
à l'exigence de température fixée au paragraphe 7.6 .
Dans le cas où ces parties sont aménagées pour être habitables, les prescriptions du paragraphe 10.2.3.2.1
deviennent applicables.
10.2.3.3 Traversées de planchers
Voir également le paragraphe 10.1.5 .
Pour la traversée de planchers en matériaux incombustibles (béton, entrevous...), aucun assemblage entre
composants de conduit de fumée ne doit se situer dans l'épaisseur des planchers traversés.
Une trémie doit être réservée lors du bétonnage pour toute traversée de plancher laissant autour du conduit un
espace suffisant pour la mise en place de plaques de distance de sécurité ou de plaques coupe-feu.

10.2.4 Souche
Il est nécessaire d'utiliser les accessoires du fabricant pour la finition haute du conduit.
La partie extérieure des conduits peut faire office de souche. Il est recommandé d'utiliser les accessoires proposés
par le fabricant et adaptés au type de pente et de toiture pour assurer l'étanchéité lors du passage de la toiture (collet
et solin) ou d'utiliser des accessoires exécutés à façon de qualité au moins équivalente.
La hauteur libre au-dessus du dernier point de fixation ne doit pas dépasser 1,50 mètre sans haubanage, sauf
justifications techniques du fabricant.

10.3 Conduits de fumée métalliques rigides simple paroi


Les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi réalisés à partir de composants normalisés ou fabriqués à
façon, en fonction des classes de température, peuvent être :
en situation intérieure ; ils ne peuvent desservir que des appareils dont la température des produits de
combustion est, en fonctionnement normal, inférieure ou égale à 160 °C,
en situation extérieure hors gaine maçonnée ; ils ne peuvent desservir que des appareils dont la température
des produits de combustion est, en fonctionnement normal, inférieure ou égale à 250 °C,
en situation intérieure dans une gaine maçonnée et ventilée ; ils ne peuvent desservir que des appareils dont la
température des produits de combustion est, en fonctionnement normal, inférieure ou égale à 400 °C.

10.3.1 Conduits de fumée métalliques rigides simple paroi fabriqués à base de composants normalisés

10.3.1.1 Pose
10.3.1.1.1 Généralités
Les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi sont construits avec des composants qui sont assemblés
selon les recommandations du fabricant. Ils doivent être mis en oeuvre en utilisant les accessoires prévus à cet effet
par celui ci.
Toutefois les accessoires de pose (support, haubanage...) peuvent être réalisés à façon sous réserve d'avoir des
caractéristiques mécaniques de qualité au moins équivalente. On comprend par accessoires de pose les
composants de fixation des conduits sur le bâtiment.
Chaque assemblage de composant doit être assuré par un collier de liaison sauf si les instructions du fabricant
précisent explicitement que le composant monté sans collier, est conforme à la norme.
NOTE
Le sens des fumées est signalé par une flèche sur chacun des composants préfabriqués.

La mise en oeuvre des conduits de fumée métalliques rigides simple paroi doit respecter les instructions du fabricant,
notamment en ce qui concerne les distances maximales admissibles entre deux reprises de charges, les longueurs
réalisables pour un conduit suspendu. La réalisation des dévoiements doit être faite selon les instructions du
fabricant et conformément au paragraphe 5.4.1.2 .
10.3.1.1.2 Stabilité

10.3.1.1.2.1 Conduits indépendants


Les conduits indépendants peuvent être autostables ou non. Dans ce dernier cas, ils sont fixés sur un mat ou
haubanés ou suspendus afin d'assurer leur stabilité.
Sauf s'ils sont suspendus, ils doivent reposer sur un support stable calculé suivant la charge à supporter.
10.3.1.1.2.2 Conduits adossés
Les conduits adossés doivent reposer sur un support métallique mural et/ou sur un support au sol, qui peut être isolé
ou relié aux autres ouvrages suivant le type de conception retenu pour les fondations. Une reprise de la charge si
nécessaire peut être réalisée par un ou plusieurs supports muraux.
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Ils doivent être guidés sur leur hauteur.


La hauteur libre au-dessus du dernier point de fixation ne doit pas dépasser 1,50 mètre sans haubanage sauf
justifications techniques du fabricant.
10.3.1.1.3 Pied de conduit
Se référer aux prescriptions du paragraphe 5.4.5
10.3.1.2 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi, en situation extérieure
Les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi en situation extérieure doivent répondre aux prescriptions de
l' article 6 .
Pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi d'une hauteur de 2 mètres par rapport au sol, installés
hors gaine ou hors coffrage situé à l'extérieur d'un bâtiment, une protection contre les risques de contact doit être
mise en place.
10.3.1.2.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la classe
de température du conduit de fumée.
Il doit exister un espace ouvert respectant une distance de sécurité évitant tout piège à calories.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 9 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

Tableau 9 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée métalliques rigides
simple paroi, en situation extérieure

10.3.1.3 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi, en situation intérieure

10.3.1.3.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles


En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la classe
de température du conduit de fumée.
Il doit exister un espace ouvert respectant une distance de sécurité évitant tout piège à calories.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 10 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 74/126
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Tableau 10 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée métalliques rigides
simple paroi, en situation intérieure

10.3.1.3.2 Coffrage et gaine


Lorsqu'il y a des exigences particulières de résistance au feu des parois séparatives des locaux, les conduits de
fumée doivent être disposés individuellement dans une gaine ayant une résistance au feu équivalente à celle des
parois traversées imposée par la réglementation relative à la sécurité contre l'incendie.
Cette gaine ne peut contenir qu'un seul conduit traversant plusieurs niveaux sauf si plusieurs conduits prennent
naissance dans le même local.
NOTE 1
Deux locaux contigus sont considérés comme local unique s'ils communiquent par une baie libre d'une
surface au moins égale à 3 mètres carrés.

Cette gaine doit être désolidarisée du conduit par un vide respectant les distances de sécurité indiquées dans le
tableau 10 fixant les distances de sécurité par rapport aux matériaux combustibles.
La gaine doit être ventilée par des orifices haut et bas d'au moins 50 cm² de section utile débouchant sur l'extérieur
et protégés contre l'introduction de la pluie.
L'espace entre le ou les conduits et la gaine peut servir de ventilation haute du local.
La gaine peut être remplacée par un coffrage si les conduits de fumée sont tous déclarés sous la forme «EIxxx» ,
caractéristique équivalente à l'exigence requise pour la gaine.
NOTE 2
Caractéristique «EIxxx» : résistance au feu de l'extérieur vers l'intérieur du conduit. Voir paragraphe 4.10.2 de
la norme NF EN 1443 . La classe de résistance au feu est donnée, par exemple, sous la forme suivante :
«EI060» ou encore «EI120» pour respectivement une durée de 60 minutes et 120 minutes.

Dans ce cas, le coffrage doit être ventilé par des orifices haut et bas d'au moins 20 cm² de section utile à chaque
étage.
10.3.1.3.2.1 Dans les parties habitables ou occupées
Dans les parties habitables ou occupées, les conduits de fumée simple paroi métalliques rigides doivent être
protégés par un coffrage ou une gaine s'ils sont susceptibles de recevoir des chocs pouvant entraîner des
déformations ou des déboîtements, et/ou si une isolation thermique complémentaire est nécessaire.
La résistance thermique du conduit et l'isolation thermique complémentaire du coffrage doivent répondre aux
exigences du paragraphe 7.6 .
Dans l'habitat individuel, ce coffrage doit être ventilé :
grâce à des orifices haut et bas d'au moins 20 cm2 de section utile à chaque étage, en cas de pose de plaques
de distance de sécurité pleines, étanches ou non ;
par la libre circulation de l'air sur toute la hauteur du conduit, en cas de pose de plaques de distance de sécurité
ajourées ou en l'absence de plaques.
10.3.1.3.2.2 Dans les parties non habitables ou non occupées
La résistance thermique du conduit de fumée et l'isolation thermique complémentaire doivent permettre de répondre
à l'exigence de température fixée au paragraphe 7.6 .
Dans le cas où ces parties sont aménagées pour être habitables, les prescriptions du paragraphe 10.3.1.3.2.1
deviennent applicables.
10.3.1.3.3 Traversées de planchers
Dans le cas de traversées de planchers en matériaux incombustibles (béton, entrevous, etc.), une trémie doit être
réservée lors du bétonnage pour toute traversée de plancher laissant autour du conduit un espace permettant la
mise en place de plaques de distance de sécurité ou de plaques coupe-feu.
Aucun assemblage entre composants de conduit de fumée ne doit se situer dans l'épaisseur des planchers
traversés.
http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 75/126
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10.3.1.3.4 Souche
Il est nécessaire d'utiliser les accessoires du fabricant pour la finition haute du conduit.
La partie extérieure des conduits peut faire office de souche. Il est recommandé d'utiliser les accessoires proposés
par le fabricant et adaptés au type de pente et de toiture pour assurer l'étanchéité lors du passage de la toiture (collet
et solin) ou d'utiliser des accessoires exécutés à façon de qualité au moins équivalente.
La hauteur libre au-dessus du dernier point de fixation ne doit pas dépasser 1,50 mètre sans haubanage, sauf
justifications techniques du fabricant.

10.3.2 Conduits de fumée métalliques rigides simple paroi à façon


Les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi à façon doivent répondre aux prescriptions de l' article 5 .
10.3.2.1 Conduits de fumée en tôle d'acier inoxydable
Les conduits de ce type doivent être réalisés en tôle d'acier inoxydable de nuance à 17 % de chrome ou à 18 % de
chrome et 8 à 10 % de nickel, stabilisé au titane, de qualité minimale 316.
L'épaisseur minimale de la tôle est de 0,8 mm.
NOTE
L'épaisseur nécessaire à la stabilité du conduit sera déterminée dans chaque cas particulier.

Les conduits de fumée en tôle d'acier inoxydable ne sont pas adaptés aux ambiances halogénées ou aux
combustibles contenant du chlore.
10.3.2.2 Conduits de fumée en tôle d'aluminium
Les conduits de fumée en tôle d'aluminium ne peuvent desservir que des appareils à combustibles gazeux.
L'aluminium utilisé doit être au moins de nuance A.5 (99,5 % d'aluminium).
L'épaisseur doit être au minimum de 4 mm.
Les conduits de fumée en tôle d'aluminium ne sont pas adaptés aux ambiances halogénées ou aux combustibles
contenant du chlore.
10.3.2.3 Pose
Les conduits métalliques simple paroi à façon peuvent être :
emboîtés de manière à ce que les éventuels condensats ne s'échappent pas à l'extérieur du conduit,
construits à l'aide de composants assemblés avec brides, joints de brides résistant à la chaleur et boulons avec
écrous,
entièrement soudés.
Il est interdit d'exécuter un conduit rigide à façon comportant des emboîtements ou des joints, autres que ceux
réalisés par soudure et inaccessibles après l'opération. Seuls les assemblages par soudure en continu peuvent
devenir inaccessibles.
10.3.2.3.1 Stabilité

10.3.2.3.1.1 Conduits indépendants


Les conduits indépendants doivent être d'aplomb et haubanés afin d'assurer leur stabilité.
Ils doivent reposer sur un support stable en maçonnerie ou en métal (charpente métallique).
Toutefois, la hauteur libre au-dessus de la plus haute fixation des haubans sur le conduit ne doit pas dépasser 1,50
m pour l'acier noir ou inoxydable et 1 m pour l'aluminium.
10.3.2.3.1.2 Conduits adossés
Ils doivent :
être guidés sur toute leur hauteur par des colliers distribués tous les 1,50 m pour l'acier noir ou inoxydable et
tous les 1 m pour l'aluminium,
reposer sur un massif fondé ou sur une chaise en console calculée suivant la charge à supporter.

10.3.2.3.2 Pied de conduit


Se référer aux prescriptions du paragraphe 5.4.5 .
10.3.2.4 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides à façon, en situation extérieure
Les conduits de fumée métalliques rigides à façon en situation extérieure doivent répondre aux prescriptions de l'
article 6 .
Pour les conduits de fumée métalliques rigides simple paroi installés hors gaine ou hors coffrage situé à l'extérieur
d'un bâtiment, une protection contre les risques de contact, d'une hauteur de 2 mètres (par rapport au sol) doit être
mise en place.
10.3.2.4.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la
http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 76/126
24/02/2019 Reef Classique - CSTB

température des fumées.


Il doit exister un espace ouvert respectant une distance de sécurité évitant tout piège à calories.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 11 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

Tableau 11 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée métalliques rigides
à façon, en situation extérieure

10.3.2.5 Dispositions particulières pour les conduits de fumée métalliques rigides à façon, en situation intérieure
10.3.2.5.1 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
En complément des prescriptions de l' article 7 , une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du
conduit et tous les matériaux combustibles de la construction doit être respectée. Cette distance dépend de la
température des fumées.
Il doit exister un espace ouvert respectant une distance de sécurité évitant tout piège à calories.
Lorsque cette distance déclarée par le fabricant est différente de celle qui figure dans le tableau 12 ci-dessous,
l'installation du conduit doit se faire en respectant une distance supérieure ou égale à la plus forte des deux
distances. En l'absence de distance déclarée par le fabricant, la distance de sécurité indiquée dans le tableau précité
doit être respectée pour la réalisation de l'ouvrage.

Tableau 12 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de fumée métalliques rigides
à façon, en situation intérieure

10.3.2.5.2 Coffrage et gaine


Il y a lieu de respecter les mêmes prescriptions qu'au paragraphe 10.3.1.3 2 concernant les conduits métalliques
rigides simple paroi.
10.3.2.5.3 Traversées de planchers
Il y a lieu de respecter les mêmes prescriptions qu'au paragraphe 10.3.1.3.3 concernant les conduits métalliques
rigides simple paroi.

10.4 Conduit de fumée construit sur site à partir d'une paroi intérieure métallique
Comme indiqué dans le domaine d'application, ces conduits ne sont visés par le présent document que si l'ensemble
des constituants du conduit est prescrit par le fabricant de la paroi intérieure ou de l'enveloppe externe. Voir
également dans le présent document le paragraphe 9.3.1 lorsque l'enveloppe externe est en béton et le paragraphe
8.2.1 lorsque l'enveloppe externe est en terre cuite.

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11 Autres conduits de fumée


Les conduits de fumée autres que ceux cités dans le présent document ne sont pas visés.
Ces conduits sont mis en oeuvre conformément aux dispositions de leurs propres Avis Techniques ou Documents
Techniques d'Application 14 .
14)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

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12 Carneaux de fumée
12.1 Généralités
12.1.1 Implantation
Pour les bâtiments neufs, les carneaux ne peuvent, à l'intérieur d'un bâtiment, qu'être situés en chaufferie ou dans le
local contenant les appareils de production de chaleur.
Pour les bâtiments existants, si cette condition ne peut être respectée, l'implantation et la réalisation des carneaux
nécessiteront une étude particulière conciliant les aspects sécurité incendie et fonctionnement.

12.1.2 Géométrie des carneaux


12.1.2.1 Section
Les carneaux sont de section circulaire, ovale, oblongue, carrée ou rectangulaire.
Le rapport du plus grand côté au plus petit ou du plus grand diamètre au plus petit est au plus égal à :
1,6 pour des puissances calorifiques inférieures ou égales à 365 kW ou des puissances utiles inférieures ou
égales à 300 kW dans le cas de combustibles solides,
2 pour des puissances calorifiques supérieures à 365 kW ou des puissances utiles supérieures à 300 kW dans
le cas de combustibles solides.
La section du carneau à l'amont de chaque conduit de raccordement doit être déterminée lors du calcul de
dimensionnement du conduit (voir paragraphe 5.5 ).
NOTE
Rappel du paragraphe 5.5 : sauf note de calcul permettant de justifier du bon fonctionnement thermo-
aéraulique du conduit par application des normes de calcul NF EN 13384-1 et NF EN 13384-2 , toutes les
prescriptions de dimensionnement données dans le présent document doivent être respectées.

12.1.2.2 Tracé
Les carneaux doivent comporter une pente d'au moins 3 % ascendante vers le conduit de fumée.
Si nécessaire, un dispositif de récupération des condensats doit être prévu.
Le tracé d'un carneau ne doit pas comporter d'angles aigus.
Les changements de direction doivent faire un angle minimal de 135° avec la partie située en amont. Pour que la
libre dilatation du carneau soit assurée, il est disposé un joint de dilatation étanche à chaque fois qu'il y aura au
moins deux changements de direction.
En cas de changement de direction, la section droite du carneau doit être conservée.
Les extrémités d'un carneau ne doivent pas être bloquées.
12.1.2.3 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
Une distance de sécurité minimum entre la paroi extérieure du carneau et tous les matériaux combustibles de la
construction doit être respectée.
Cette distance dépend du matériau composant le carneau et est fixée selon le tableau 13 ci-dessous.

Tableau 13 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Carneaux

12.1.3 Matériaux de construction


Le choix des matériaux pour la construction des carneaux est effectué en fonction de la nature des produits de
combustion et de la température résultant de l'utilisation des combustibles usuels définis à l' article 1 .

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Le matériau choisi est le même sur toute la longueur du carneau. La résistance thermique et éventuellement le
calorifuge du carneau sont déterminés pour que les apports de chaleur correspondants n'entraînent pas une
élévation anormale de la température du local.
Le calorifuge doit être réalisé en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0.

12.1.4 Construction
Pour permettre leur libre dilatation, les carneaux doivent être désolidarisés du bâtiment.
Dans le cas de plusieurs carneaux en élévation, chacun d'eux doit être indépendant et désolidarisé des autres.

12.1.5 Orifices
En chaufferie, en plus des orifices pour le raccordement des appareils au carneau, ce dernier doit être pourvu :
d'orifices nécessaires au ramonage, ces orifices étant disposés au moins après chaque changement de
direction,
éventuellement d'orifices pour les appareils de réglage et de contrôle.

12.1.6 Entretien - accessibilité


Les carneaux doivent être conçus pour que leur entretien puisse être effectué soit par l'extérieur, soit par l'intérieur si
leur section est suffisante.
Ils doivent être disposés pour permettre un examen périodique en vue de leur maintenance.
Pour les carneaux enterrés, leur accessibilité, au moins sur deux faces, doit être facile tout le long de leur parcours.

12.1.7 Protection des carneaux enterrés


Lorsque le carneau est enterré, il doit être protégé des mouvements de terre ou infiltrations d'eau éventuels. L'accès
facile aux orifices de ramonage et à la jonction entre les carneaux et le conduit de fumée doit être assuré.

12.2 Carneaux en briques


12.2.1 Mise en oeuvre
Les briques doivent être conformes aux normes NF P 51-301 ou NF P 51-302 .
La mise en oeuvre d'un carneau en briques est la même que celle indiquée au paragraphe 8.3.3 pour les conduits de
fumée en ce qui concerne la confection des joints et la pose des briques.
La sole et les pieds droits doivent être d'une épaisseur minimale de 22 cm et harpés en boutisses et panneresses.
Le chapeau du carneau doit :
soit être exécuté en briques, monté en plein cintre ou en voûte surbaissée. Dans ce dernier cas, il y a lieu de
prévoir des fers en butée pour maintenir les poussées latérales,
soit être réalisé par des dalles de béton réfractaire qui peuvent être éventuellement armées par un treillis situé
au moins à 4 cm de la face intérieure de la dalle.
L'épaisseur de cette dalle ne doit pas être inférieure à 8 cm. L'étanchéité des dalles avec les pieds droits peut être
assurée par l'écrasement, à la pose d'un matériau résilient pouvant résister à la température des fumées sans altérer
ses propriétés d'étanchéité.
Le raccordement entre chaque dalle doit être fait par un joint à mi-épaisseur, pour assurer l'étanchéité.

12.2.2 Raccordement avec le pied du conduit de fumée


Le raccordement est effectué au moyen d'un joint périphérique situé dans le pied de conduit ou à proximité
immédiate.
Lorsque le conduit et le carneau sont construits de part et d'autre du mur de la chaufferie, ce joint ne doit pas être
prévu dans l'épaisseur du mur, mais à l'intérieur de la chaufferie à proximité de ce mur.

12.2.3 Joints périphériques


Les joints périphériques intéressent dans une même section la sole, les pieds droits et le chapeau.

12.3 Carneaux en boisseaux de terre cuite


Les boisseaux doivent être conformes à la norme NF EN 1806 .
Les boisseaux cassés ou fissurés ne doivent pas être utilisés.
Les branchements, raccordements entre conduits de fumée et carneaux ou changements de direction des carneaux
s'ils sont réalisés en boisseaux doivent l'être en utilisant les accessoires adaptés fournis par le fabricant.

12.3.1 Mise en oeuvre


Les carneaux raccordant les foyers aux conduits de fumée doivent reposer par toute la surface de leur face inférieure
sur une semelle ou dalle formant un support continu rigide.
Un matériau de faible résistance au cisaillement, tel qu'un lit continu de sable ou de laine minérale, d'une épaisseur
de l'ordre de 1 cm, doit être interposé entre la face inférieure des boisseaux constituant le carneau et la face
supérieure de cette dalle ou semelle.
Dans le cas d'emploi du sable, la dalle ou semelle du carneau, doit par sa forme en éviter l'écoulement.
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Lorsque des risques de tassements différentiels sont à craindre entre la fondation du conduit de fumée et celle du
carneau, celui-ci ne doit pas être lié rigidement au conduit.
Les dispositions habituelles doivent être prises notamment aux extrémités et éventuels changements de direction
des carneaux pour permettre à l'ouvrage d'absorber sans dommage les effets des dilatations en service.
Les joints entre boisseaux doivent être exécutés selon le paragraphe 8.1.2.3 .
Lorsque les caractéristiques de l'installation sont telles que l'on peut craindre des anomalies de tirage ou une
surchauffe du local de la chaufferie, une isolation thermique complémentaire doit être apportée aux parois des
carneaux par l'application d'une couche d'épaisseur convenable d'un enduit ou matelas isolant, incombustible et
résistant à la chaleur.

12.4 Carneaux en béton


Les composants doivent être conformes à la norme NF EN 1858 .
Les composants cassés ou fissurés ne doivent pas être utilisés.
Les branchements, raccordements entre conduits de fumée et carneaux ou changements de direction des carneaux
s'ils sont réalisés avec des composants manuportables doivent l'être en utilisant des composants spéciaux.

12.4.1 Mise en oeuvre


Les carneaux raccordant les foyers aux conduits de fumée doivent reposer par toute la surface de leur face inférieure
sur une semelle ou dalle formant un support continu rigide.
Un matériau de faible résistance au cisaillement, tel qu'un lit continu de sable ou de laine minérale, d'une épaisseur
de l'ordre de 1 cm, doit être interposé entre la face inférieure des composants constituant le carneau et la face
supérieure de cette dalle ou semelle.
Dans le cas d'emploi du sable, la dalle ou semelle du carneau doit par sa forme en éviter l'écoulement.
Lorsque des risques de tassements différentiels sont à craindre entre la fondation du conduit de fumée et celle du
carneau, celui-ci ne doit pas être lié rigidement au conduit.
Les dispositions habituelles doivent être prises notamment aux extrémités et éventuels changements de direction
des carneaux pour permettre à l'ouvrage d'absorber sans dommage les effets des dilatations en service.
Les joints entre les composants doivent être exécutés selon le paragraphe 9.1.2.3 .
Lorsque les caractéristiques de l'installation sont telles que l'on peut craindre des anomalies de tirage ou une
surchauffe du local de la chaufferie, une isolation thermique complémentaire doit être apportée aux parois des
carneaux par l'application d'une couche d'épaisseur convenable d'un enduit ou matelas isolant, incombustible et
résistant à la chaleur.

12.5 Carneaux métalliques


12.5.1 Carneaux métalliques réalisés à façon
12.5.1.1 Choix des matériaux
Les métaux utilisés pour la fabrication des carneaux sont ceux figurant au paragraphe 10.3.2 pour la construction
des conduits de fumée.
Leur épaisseur doit permettre une résistance mécanique suffisante et être d'au moins :
3 mm pour les carneaux en tôle d'acier noir,
3 mm pour tous les carneaux en tôle d'aluminium (appareils à combustibles gazeux uniquement),
0,4 mm pour les carneaux en tôle d'acier inoxydable.

12.5.1.2 Assemblage et mise en oeuvre


Les carneaux métalliques doivent comporter tous les colliers et supports nécessaires pour ne pas créer d'efforts
anormaux, ni sur les conduits de raccordement, ni sur le conduit de fumée.
L'assemblage des tronçons d'un même carneau métallique est exécuté selon l'un des procédés suivants :
par emboîtement (minimum 60 mm) traditionnel de fabrication : «mâle - femelle» (tronçon légèrement conique),
par collerette en cornières assemblées par boulons, avec interposition d'un joint d'étanchéité,
par soudure.
La pénétration du carneau métallique dans le conduit de fumée maçonné est réalisée par une collerette en tôle d'une
section appropriée et préalablement scellée sur le conduit.
L'étanchéité entre le carneau et la collerette à sceller est réalisée par bourrage d'un matériau résistant à la
température des fumées.
La pénétration du carneau métallique dans le conduit de fumée métallique est réalisée par emboîture ou par une
pièce de raccordement de diamètre approprié.

12.5.2 Carneaux composites métalliques rigides


Les carneaux composites métalliques rigides doivent être mis en oeuvre en utilisant les accessoires prévus à cet
effet par le fabricant.

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Les composants utilisés pour la confection des carneaux sont conformes à la norme NF EN 1856-1 et aux
prescriptions du paragraphe 10.1.2 du présent document.
Les carneaux doivent comporter tous les colliers et supports nécessaires pour ne pas créer d'efforts anormaux ni sur
les conduits de raccordement, ni sur le conduit de fumée.
Ils sont construits avec des composants assemblés avec les brides et les joints fournis par le fabricant.

12.5.3 Carneaux métalliques rigides simple paroi


Les carneaux métalliques rigides simple paroi doivent être mis en oeuvre en utilisant les accessoires prévus à cet
effet par le fabricant ou réalisés à façon sous réserve d'avoir des caractéristiques équivalentes ou supérieures à
celles du fabricant.
Les composants utilisés pour la confection des carneaux sont conformes à la norme NF EN 1856-1 ou NF EN 1856-
2 (composants rigides) et aux prescriptions du paragraphe 10.1.2 du présent document.
Les carneaux doivent comporter tous les colliers et supports nécessaires pour ne pas créer d'efforts anormaux ni sur
les conduits de raccordement, ni sur le conduit de fumée.
Ils sont construits avec des composants assemblés avec les brides et les joints fournis par le fabricant ou réalisés à
façon sous réserve d'avoir des caractéristiques équivalentes ou supérieures à celles du fabricant.

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13 Conduits de raccordement
Pour les conduits de raccordement desservant des appareils alimentés en gaz de puissance calorifique inférieure à
85 kW, il y a lieu de se reporter aux règles ci-dessous et aux règles spécifiques figurant dans la norme NF DTU 24.1
P2 pour l'installation des systèmes d'évacuation des produits de combustion fonctionnant en tirage naturel ou en
extraction mécanique basse pression pour les appareils raccordés dits de type «B» utilisant des combustibles
gazeux.
Pour les conduits de raccordement desservant des âtres, des appareils à foyer ouvert ou inserts utilisant les
combustibles solides, il y a lieu de se reporter aux règles spécifiques de la norme NF DTU 24.2 .
Les règles permettant de concevoir les conduits de raccordement et de choisir leurs composants sont identiques à
celles des conduits de fumée exposés à l'Article 5 . Toutefois, la plaque signalétique sur le conduit de raccordement
n'est pas requise.

13.1 Généralités
13.1.1 Diamètres préférentiels
Les composants de conduits de raccordement métalliques doivent être conformes à la norme NF EN 1856-2 ou
réalisés à façon. Les diamètres nominaux généralement utilisés sont les suivants : 83, 97, 111, 125, 130, 139, 150,
153, 167, 180, 200, 230, 250, 280, 300, 350, 400 mm. D'autres dimensions peuvent être proposées.

13.1.2 Dispositions générales


Les dispositions du paragraphe 10.1 du présent document relatif aux conduits de fumée métalliques, s'appliquent
aux conduits de raccordement.
Le conduit de raccordement assure la liaison entre la buse de l'appareil qu'il dessert et :
soit un orifice d'entrée dans le conduit de fumée, jusqu'à un maximum de 2 appareils,
soit un orifice d'entrée dans le carneau.
Il est recommandé de privilégier les raccordements rigides pour des raisons de bonne tenue mécanique de montage.
13.1.2.1 Raccordement de plusieurs appareils à un conduit de fumée (ou tubage) unique
Indépendamment des possibilités de raccordement d'appareils à un conduit collectif (conduit de type «shunt» ou
conduit existant de type «Alsace»), il est également permis de raccorder plusieurs appareils à un même conduit de
fumée individuel sous les conditions ci-après.
D'une façon générale, plusieurs appareils ne peuvent être raccordés sur un même conduit de fumée qu'à condition
que ce conduit soit compatible avec les produits de la combustion du ou des combustibles et que ses
caractéristiques soient telles qu'un tirage suffisant soit assuré dans toutes les conditions de fonctionnement.
Le raccordement à un conduit de fumée individuel de plusieurs appareils doit respecter les règles suivantes :
les appareils doivent être installés dans un même local ou dans deux locaux contigus au même niveau avec
une ouverture permanente de 0,40 m² au moins ;
des appareils à combustible liquide peuvent être raccordés sur un même conduit de fumée individuel à
condition que les brûleurs soient du même type ;
des appareils à combustible gazeux peuvent être raccordés sur un même conduit de fumée individuel, à
condition qu'ils soient du même type ;
des appareils à combustible liquide et des appareils à combustible gazeux peuvent être raccordés
simultanément au même conduit de fumée individuel, à condition que les brûleurs à gaz et à fioul soient du type
«à air soufflé» ;
des appareils à combustible solide, à l'exception des âtres, appareils à foyers ouverts, inserts, poêles,
cuisinières peuvent être raccordés sur un même conduit individuel. Ce conduit doit être indépendant du ou des
conduits individuels desservant des foyers à combustibles liquides ou gazeux sauf cas précisés ci-après ;
des appareils à combustible solide et des appareils à combustibles liquide ou gazeux peuvent être raccordés à
un même conduit dans les conditions ci-après :
1. Installations de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW ou de puissance utile totale supérieure à
70 kW dans le cas de combustibles solides :
Des appareils utilisant des combustibles différents peuvent être raccordés sur un même conduit de fumée
individuel à condition que soient respectées, dans toutes les conditions de fonctionnement, les
prescriptions des paragraphes 5.4.8.2 et 5.5 du présent document et que le conduit soit compatible avec
les produits de la combustion de chaque combustible ;
2. Installations de puissance calorifique totale inférieure ou égale à 85 kW ou de puissance utile totale
inférieure à 70 kW dans le cas de combustibles solides :
Dans le cas de deux appareils, l'un à combustible liquide ou gazeux et l'autre à combustible solide,
l'accouplement doit obligatoirement être réalisé par un équipement fourni sur catalogue par un fabricant et
ayant été reconnu apte à l'emploi par un Avis Technique ou un Document Technique d'Application 15 . Cet
équipement doit interdire le fonctionnement simultané des deux appareils.

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15)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

13.1.2.2 Raccordement d'appareils polycombustibles à un conduit de fumée (ou tubage) unique


NOTE 1
Tout appareil polycombustible doit être équipé d'un dispositif automatique de sécurité n'autorisant le
fonctionnement du brûleur à combustible liquide ou gazeux que lorsque l'allure du foyer à combustible solide
est suffisamment réduite, c'est-à-dire lorsque la température des fumées à la buse est inférieure à 100 °C ou
lorsque la température du fluide caloporteur au départ est inférieure à 30 °C. En outre, un autre dispositif
automatique de sécurité doit empêcher le fonctionnement du brûleur si une des portes de chargement est
ouverte.

Un appareil à deux chambres de combustion et à deux buses de sortie de fumées peut être raccordé sur un seul
conduit de fumée à condition que le fabricant de l'appareil fournisse le raccord d'accouplement des deux buses
permettant de n'avoir qu'une seule sortie de fumées à raccorder au conduit de fumée.
NOTE 2
Dans ce cas, cet appareil doit être équipé des deux dispositifs automatiques de sécurité indiqués dans la note
1 ci-avant.

13.1.3 Implantation et parcours

13.1.3.1 Puissance calorifique totale supérieure à 85 kW ou puissance utile totale supérieure à 70 kW dans le cas de
combustibles solides
Le conduit de raccordement doit être installé uniquement à l'intérieur de la chaufferie.
13.1.3.2 Puissance calorifique totale inférieure ou égale à 85 kW ou puissance utile totale inférieure ou égale à 70 kW
dans le cas de combustibles solides
Le conduit de raccordement ne doit pas pénétrer ou traverser de local autre que celui dans lequel sont installés les
appareils à combustion.
Toutefois, dans le cas d'un conduit de fumée ne débouchant pas dans le local contenant les appareils de combustion
mais étant adossé ou accolé à l'une des parois de ce local, le conduit de raccordement peut traverser cette paroi
pour être relié directement au conduit.

13.1.4 Section du conduit de raccordement


La section du conduit de raccordement doit être égale ou supérieure à la section intérieure de la buse de l'appareil
de combustion (épaisseur du conduit non prise en considération).
La section du conduit de raccordement est prise en compte dans les règles de dimensionnement (voir paragraphe
5.5 ).
NOTE
Rappel du paragraphe 5.5 : Sauf note de calcul permettant de justifier du bon fonctionnement thermo-
aéraulique du conduit par application des normes de calcul NF EN 13384-1 et NF EN 13384-2 , toutes les
prescriptions de dimensionnement données dans le présent document doivent être respectées.

Toutefois, dans le cas d'installation sans risque de condensation (conduit utilisé de classe «D» - condition sèche), le
raccordement peut être effectué extérieurement à la buse (poêle à bois, cuisinière).
Le conduit de raccordement (coude ou élément droit) est emboîté à l'appareil :
soit directement si les sections sont compatibles,
soit par l'intermédiaire d'une pièce d'adaptation de la section de la buse et du conduit de raccordement.
De même, si la section du conduit de fumée ou du tube bien que suffisante est inférieure à la section du conduit de
raccordement, la réduction de section ne peut se faire que par une pièce de forme évitant toute variation brusque de
section. Un angle de réduction inférieur ou égal à 45 degrés permet de répondre à cette exigence. Cette réduction
doit être située à la pénétration dans le conduit de fumée.

13.1.5 Tracé
Le tracé d'un conduit de raccordement d'un appareil à un conduit de fumée doit être le plus simple et le plus court
possible. La longueur de la projection horizontale de la ou des parties d'allure horizontale ou oblique ne doit pas
dépasser :
3 m pour le raccordement à un conduit individuel,
2 m pour le raccordement à un conduit collectif de type «shunt» ou de type «Alsace».
La partie d'allure horizontale des conduits de raccordement ne doit pas présenter de contre-pente générant des
points bas. De plus, le conduit de raccordement desservant des appareils à condensation ou à basse température

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doit présenter une pente ascendante de 3 % vers le conduit de fumée et être équipé d'un dispositif de récupération
des condensats si l'appareil n'en est pas pourvu.
Le conduit de raccordement ne doit pas comporter plus de 2 coudes à 90° sur son parcours. L'éventuel té situé à la
base du conduit ne fait pas partie du conduit de raccordement.
Les coudes à 90° ne doivent pas être à angle vif.
NOTE 1
L'utilisation d'un coude à 90° peut être remplacée par l'utilisation de 2 coudes à 45°.
NOTE 2 Rappel du paragraphe 5.5 : sauf note de calcul permettant de justifier du bon fonctionnement thermo-
aéraulique du conduit par application des normes de calcul ci-dessus, toutes les prescriptions de
dimensionnement et de tracé données dans le présent document doivent être respectées.

Figure 15 - Coude à 90° autorisé

13.1.6 Mise en oeuvre


Les conduits de raccordement doivent présenter une étanchéité compatible avec le bon fonctionnement de l'appareil
de combustion.
Ils doivent être visibles sur tout leur parcours. Toutefois, les conduits rigides peuvent être placés dans un coffrage
facilement démontable et ventilé par deux orifices de section utile minimale de 50 cm².
Les conduits de raccordement doivent permettre l'entretien et la dépose de l'appareil et demeurer démontables.
Le montage des conduits de raccordement doit permettre leur libre dilatation.
Les conduits de raccordement à emboîtement sont montés partie femelle vers le conduit de fumée.
Les conduits de raccordement doivent respecter les distances de sécurité par rapport aux matériaux combustibles
conformément aux dispositions du paragraphe 13.2 .
13.1.6.1 Raccordement sur un conduit de fumée en attente au plafond du local

13.1.6.1.1 Généralités
Le conduit de fumée en attente au plafond doit être équipé, en partie basse, d'un té (à piquage 90° ou 135°) muni
d'une boîte à suie. Celle-ci est munie d'un tampon de ramonage ou d'un dispositif de récupération des condensats
(purge).
Cependant les âtres, les appareils à foyer ouverts, les inserts, les cuisinières ou les poêles à raccordement par le
haut peuvent être raccordés à un conduit de fumée en attente au plafond sans té ni boîte à suie. Tous ces appareils
doivent pouvoir être ramonés depuis le foyer.
Le raccordement des poêles à sortie arrière doit être réalisé par l'intermédiaire d'un té.
13.1.6.1.2 Raccordement à un conduit de fumée métallique en attente au plafond du local
La jonction du conduit de raccordement à un conduit de fumée métallique est réalisée selon la figure 16 .

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Figure 16 - Raccordement à un conduit de fumée métallique en


attente au plafond du local

13.1.6.1.2.1 Raccordement à un conduit de fumée maçonné en attente au plafond du local


La jonction du té métallique dans le conduit de fumée maçonné est réalisée :
soit par une collerette en tôle d'un diamètre approprié scellée sur le conduit de fumée,
soit par une pièce de forme métallique scellée sur le conduit de fumée.
La mise en oeuvre de ces pièces ne doit pas permettre l'accumulation de dépôts ou de suies. La pièce de
transformation doit avoir un angle inférieur ou égal à 45° par rapport à la verticale du conduit ( figure 17 ).

Figure 17 - Raccordement à un conduit de fumée maçonné en


attente au plafond du local

13.1.6.2 Raccordement à un conduit de fumée métallique au sol ou sur console, dans un local
Le conduit de raccordement à emboîtement est monté partie femelle sur le té en attente ( figure 18 ).

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Figure 18 - Raccordement à un conduit de fumée métallique au


sol ou sur console, dans un local

13.1.6.3 Raccordement à un conduit de fumée maçonné au sol ou sur console, dans un local
A la pénétration dans le conduit de fumée, le conduit de raccordement doit avoir son extrémité coupée de façon que
la saillie du conduit de raccordement dans le conduit de fumée soit d'environ 1 cm ; le conduit de raccordement doit
être buté au conduit de fumée.
Le conduit de raccordement pénètre directement dans le conduit de fumée au travers d'un fourreau dans les
conditions fixées au présent article ( figure 19 ).

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Figure 19 - Raccordement à un conduit de fumée maçonné au


sol ou sur console, dans un local

13.1.6.4 Raccordement à un conduit de fumée maçonné au sol ou sur console, derrière la paroi du local
A la pénétration dans le conduit de fumée, le conduit de raccordement doit avoir son extrémité coupée de façon que
la saillie du conduit de raccordement dans le conduit de fumée soit d'environ 1 cm ; le conduit de raccordement doit
être buté à la paroi du local.
Le conduit de raccordement pénètre directement dans le conduit de fumée au travers d'un fourreau dans les
conditions fixées au présent article ( figure 20 ).

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Figure 20 - Raccordement à un conduit maçonné au sol ou sur


console, derrière la paroi du local

13.1.6.5 Raccordement à un conduit de fumée maçonné extérieur au bâtiment


A la pénétration dans le conduit de fumée, le conduit de raccordement doit avoir son extrémité coupée de façon que
la saillie du conduit de raccordement dans le conduit de fumée soit d'environ 1 cm ; le conduit de raccordement doit
être buté à la paroi du local.
Le conduit de raccordement pénètre directement dans le conduit de fumée au travers d'un fourreau dans les
conditions fixées au présent paragraphe ( figure 21 ).

Figure 21 - Raccordement à un conduit de fumée maçonné


extérieur au bâtiment

13.1.6.6 Raccordement à un conduit de fumée métallique extérieur au bâtiment


Le conduit de raccordement à emboîtement est monté partie femelle sur le té en attente ( figure 22 ).

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Figure 22 - Raccordement à un conduit de fumée métallique


extérieur au bâtiment

13.1.6.7 Raccordement à un conduit de fumée métallique en attente au plafond ou sur console, derrière la paroi du local
Le conduit de raccordement à emboîtement est monté partie femelle sur le té en attente ( figure 23 ).
Un coffrage peut être nécessaire pour protéger la partie de conduit. Ce coffrage doit alors respecter les distances de
sécurité, être ventilé et comporter une trappe d'accès à la boîte à suie.

Figure 23 - Raccordement à un conduit de fumée métallique en


attente au plafond ou sur console, derrière la paroi du local

13.1.6.8 Raccordement de deux conduits de raccordement à un conduit de fumée


Les deux conduits de raccordement pénètrent dans le conduit de fumée en respectant une distance verticale entre
les deux conduits de 10 cm au moins. La mise en oeuvre est identique au paragraphe 13.1.5.3 et suivant la figure 24
pour un raccordement à un conduit maçonné et au paragraphe 13.1.5.2 pour un raccordement à un conduit
métallique.

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Figure 24 - Raccordement de deux conduits de raccordement à


un conduit de fumée

13.1.6.9 Réutilisation d'un conduit de fumée desservant un âtre ou un appareil à foyer ouvert pour le raccordement d'un
appareil
Si l'âtre ou l'appareil à foyer ouvert comporte une trappe d'obturation, celle-ci doit être déposée avant le
raccordement de l'appareil.
La jonction du té métallique dans le conduit de fumée maçonné est réalisée avec une pièce de transformation
métallique scellée au conduit et formant un angle inférieur ou égal à 45° par rapport à la verticale du conduit. La mise
en oeuvre de ces pièces ne doit pas permettre l'accumulation de dépôts ou de suies ( figure 25 ).

Figure 25 - Réutilisation d'un conduit de fumée desservant un


âtre ou un appareil à foyer ouvert pour le raccordement d'un
appareil

13.1.7 Interdiction des dispositifs d'obturation totale ou partielle


Les dispositifs d'obturation totale ou partielle sont interdits sur les conduits de raccordement.
Seules les âtres et les appareils à foyer ouvert peuvent comporter un dispositif d'obturation.

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13.1.8 Matériaux
Le choix des matériaux pour la réalisation des conduits de raccordement est effectué en fonction de la nature des
produits de combustion et de la température résultant de l'utilisation des combustibles définis dans l' article 1 du
présent document.
Le matériau choisi doit être le même sur toute la longueur du conduit de raccordement.

13.1.9 Prises de mesure


Chaque conduit de raccordement peut être pourvu d'un orifice pour les contrôles de combustion et de tirage ( Annexe
B ).

13.1.10 Modérateur de tirage


Le conduit de raccordement peut être équipé d'un modérateur de tirage.

13.1.11 Entretien
Les conduits de raccordement doivent être conçus et mis en oeuvre pour que leur entretien puisse être effectué lors
des ramonages.

13.2 Distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles


Une distance de sécurité entre la paroi extérieure du conduit de raccordement et tous les matériaux combustibles de
la construction doit être respectée. D'une façon générale, cette distance dépend de la classe de température du
conduit (ou de la température des fumées pour les composants réalisés à façon) et de la résistance thermique Ru de
celui-ci.
Pour les conduits de raccordement métalliques, il doit impérativement exister un espace ouvert respectant une
distance de sécurité évitant tout piège à calories, notamment lorsqu'il est dissimulé dans un coffrage selon le
paragraphe 13.1.5 .
Pour des conduits de raccordement métalliques conformes à la norme NF EN 1856-2 , la distance minimale de
sécurité aux matériaux combustibles déclarée par le fabricant doit être appliquée. En l'absence de valeur déclarée, la
distance se détermine selon le Tableau 14 ci-dessous.
Pour les classes de température supérieures à T160, la distance de sécurité entre le conduit de raccordement et
toute partie en matériaux combustibles fixée dans le Tableau 14, peut être réduite de moitié (avec un minimum de
200 mm) si une protection contre le rayonnement créant un vide d'air ouvert ou ventilé entre le matériau
d'interposition et le matériau combustible (épaisseur minimale de l'espace annulaire : 2 cm), fabriquée en un
matériau non combustible, est installée entre le conduit de raccordement et les matériaux combustibles adjacents.
Pour les raccordements en conduits métalliques composites rigides conformes à la NF EN 1856-1 , la distance
minimale de sécurité aux matériaux combustibles à prendre en compte est la plus grande distance entre :
la valeur déclarée par le fabricant,
la valeur donnée par le Tableau 8 du paragraphe 10.2.3.1.
Pour les conduits maçonnés (boisseau de terre cuite monobloc simple paroi et les composants en béton), la distance
de sécurité est déterminée respectivement à partir des Tableaux 3 et 5 du présent document.

Tableau 14 - Distance minimale de sécurité par rapport aux


matériaux combustibles - Conduits de raccordement métalliques
à simple paroi et conduits de raccordement métalliques réalisés
avec des composants manufacturés non normalisés ou à façon

13.3 Conduits de raccordement métalliques rigides


13.3.1 Conduits de raccordement métalliques rigides simple paroi
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13.3.1.1 Conduits de raccordement normalisés

13.3.1.1.1 Choix des matériaux


Les composants utilisés pour la confection des conduits de raccordement sont conformes à la norme NF EN 1856-2
et aux prescriptions du paragraphe 10.1.2 du présent document.
13.3.1.1.2 Assemblage
Les conduits de raccordement métalliques rigides simple paroi conformes à la norme NF EN 1856-2 sont construits
avec des composants qui sont assemblés selon les recommandations du fabricant. Ils doivent être mis en oeuvre en
utilisant les accessoires prévus à cet effet par celui-ci.
13.3.1.2 Conduits de raccordement métalliques réalisés à façon

13.3.1.2.1 Choix des matériaux


Les épaisseurs des conduits de raccordement à façon sont les suivantes :
2 mm pour la tôle noire,
0,5 mm pour la tôle émaillée,
0,5 mm pour la tôle d'acier inoxydable ou d'acier aluminié.
NOTE
L'acier aluminié est interdit pour les appareils à basse température et condensation.

13.3.1.2.2 Assemblage
L'assemblage des tronçons d'un même conduit de raccordement métallique est exécuté selon l'un des procédés
suivants :
par emboîtement (minimum 60 mm) par le procédé traditionnel de fabrication des tuyaux de fumée : «mâle -
femelle» (tronçon légèrement conique),
par collerette en cornières assemblées par boulons, avec interposition d'un joint d'étanchéité,
par soudure.
La pénétration du conduit de raccordement métallique dans le conduit de fumée maçonné est réalisée par une
collerette en tôle d'un diamètre approprié et préalablement scellée sur le conduit.
L'étanchéité entre le conduit de raccordement et la collerette à sceller est réalisée par bourrage d'un matériau
résistant à la température des fumées.
La pénétration du conduit de raccordement métallique dans le conduit de fumée métallique est réalisée par
emboîture ou par une pièce de raccordement de diamètre approprié.

13.3.2 Conduits de raccordement métalliques composites rigides

13.3.2.1 Généralités
Les conduits de fumée métalliques composites rigides conformes à la norme NF EN 1856-1 peuvent être utilisés
comme conduits de raccordement suivant les instructions du fabricant.
13.3.2.2 Choix
Les composants utilisés pour la confection des conduits de raccordement sont conformes aux prescriptions du
paragraphe 10.1.2 du présent document.
13.3.2.3 Assemblage
Les conduits de fumée composites métalliques rigides conformes à la norme NF EN 1856-1 sont construits avec des
composants qui sont assemblés selon les recommandations du fabricant. Ils doivent être mis en oeuvre en utilisant
les accessoires prévus à cet effet par celui-ci.

13.3.3 Mise en oeuvre des conduits de raccordement métalliques rigides simple paroi ou composites

13.3.3.1 Raccordement coté appareil


L'emboîtement du conduit dans la buse de l'appareil doit être réalisé de telle manière que tout déboîtement
accidentel soit écarté.
Dans tous les cas, on doit veiller à la bonne étanchéité de l'ensemble du conduit de raccordement.
A cet effet, seuls des moyens mécaniques doivent être utilisés à l'exclusion de tous produits rapportés ne faisant pas
partie intégrante du système tels que bandes adhésives, pâtes, colles, mastics, etc.
13.3.3.2 Raccordement côté conduit de fumée, tubage ou carneau
L'emboîtement du conduit de raccordement au conduit de fumée ou carneau doit être réalisé selon les prescriptions
du paragraphe 13.1.5 .
L'emboîtement du conduit de raccordement au tubage doit être réalisé selon les prescriptions du paragraphe 15.5 .
Dans tous les cas, on doit veiller à la bonne étanchéité de l'ensemble du conduit de raccordement.

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13.4 Conduits de raccordement métalliques flexibles simple paroi


13.4.1 Conduits de raccordement métalliques flexibles extensibles
Les conduits de raccordement métalliques flexibles extensibles (norme NF D 35-311) ne concernent que le
raccordement des appareils à combustibles gazeux. Les conditions de mise en oeuvre de ces produits figurent dans
la norme NF DTU 24.1 P2 .

13.4.2 Conduits de raccordement métalliques flexibles non extensibles


13.4.2.1 Choix
Les composants flexibles non extensibles utilisés pour la confection des conduits de raccordement sont conformes à
la norme NF EN 1856-2 et aux prescriptions du paragraphe 10.1.2 du présent document.
13.4.2.2 Domaine d'emploi
La mise en oeuvre d'un conduit de raccordement métallique flexible non extensible est admise pour une longueur
maximale de 2 mètres.
Il n'est admis que dans le cas du raccordement d'un seul appareil à un conduit.
Le raccordement de deux appareils à un même conduit d'évacuation des produits de la combustion au travers d'un
tronçon commun en matériau flexible non extensible est interdit.
13.4.2.3 Mise en oeuvre

13.4.2.3.1 Généralités
Le diamètre intérieur du conduit de raccordement doit être supérieur ou égal au diamètre intérieur de la buse de
l'appareil (ou de la pièce d'adaptation du diamètre lorsque celle-ci est mise en place sur l'appareil selon les
instructions du fabricant).
Le conduit de raccordement doit être réalisé d'un seul tenant. Il doit être démontable pour permettre le ramonage,
l'entretien et la dépose de l'appareil.
Le conduit de raccordement flexible non extensible doit être en bon état. Tout conduit détérioré doit être remplacé.
13.4.2.3.2 Tracé
Le conduit de raccordement ne doit pas transiter dans d'autres locaux que celui dans lequel se trouve l'appareil à
raccorder.
Le conduit de raccordement peut comporter une partie d'allure verticale et une partie d'allure horizontale. La partie
d'allure horizontale a une pente ascendante de 3 % minimum vers le conduit de fumée. Le conduit de raccordement
ne doit pas comporter plus de deux coudes à 90° ou un coude à 90° et deux coudes à 45°. Le conduit de
raccordement doit respecter le rayon de courbure minimum déclaré par le fabricant.
Lorsque le conduit raccordement a un fonctionnement en conditions humides, il doit être incliné pour permettre le
drainage et la collecte des condensats ; la partie inclinée a une pente ascendante de 3 % minimum vers le conduit
de fumée.
13.4.2.3.3 Découpe
La découpe d'une extrémité d'un conduit de raccordement flexible non extensible doit être franche, droite et
perpendiculaire à son axe.
Aucune découpe dans l'axe du conduit de raccordement qui remette en cause son intégrité n'est acceptée.
13.4.2.3.4 Raccordement coté appareil
Le raccordement du conduit flexible non extensible à l'appareil comportant une buse femelle doit se faire par
l'intermédiaire d'un manchon d'adaptation commercialisé avec le conduit ( figure 26 ).

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Figure 26 - Raccordement sur une buse femelle


L'emboîtement du conduit flexible non extensible à un appareil comportant une buse mâle doit avoir une profondeur
de 5 à 7 cm. Si ce n'est pas le cas, un manchon répondant à ce critère ou un système de fixation fourni par le
fabricant doit être utilisé ( figure 27 ).

Figure 27 - Raccordement sur une buse mâle

13.4.2.3.5 Raccordement côté conduit de fumée, tubage ou carneau

13.4.2.3.5.1 Raccordement à un conduit de fumée, tubage ou carneau métallique


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L'emboîtement du conduit de raccordement flexible non extensible au té doit avoir une profondeur de 5 à 7 cm. Si ce
n'est pas le cas, le fabricant doit fournir un manchon répondant à ce critère ou un système de fixation ( figure 28 ).

Figure 28 - Raccordement à un té métallique

13.4.2.3.5.2 Raccordement à un conduit de fumée ou un carneau maçonné


L'emboîtement du conduit de raccordement flexible non extensible doit se faire sur une profondeur de 5 à 7 cm à
l'aide d'une manchette métallique rigide à sceller dans le conduit ou le carneau maçonné. Cette manchette doit être
ajustée de façon à ce que la saillie, dans le conduit ou le carneau maçonné, soit au maximum d'1 cm. Si la
manchette n'est pas scellée directement, une virole répondant à ce critère fournie par le fabricant du conduit de
raccordement doit être utilisée ( figure 29 ).

Figure 29 - Raccordement à un conduit fumée ou un carneau


maçonné

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13.5 Conduits de raccordement maçonnés


Les conduits de raccordement maçonnés tels que les boisseaux de terre cuite conformes à la NF EN 1806 (à
l'exception des conduits composites) et les composants en béton simple et multi-parois conformes à la norme NF EN
1858 peuvent être utilisés et mis en oeuvre conformément aux recommandations du fabricant en utilisant les
accessoires prévus à cet effet par celui-ci.

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14 Chemisage
14.1 Généralités
Le chemisage est l'opération qui consiste à restituer au conduit concerné, une étanchéité aux produits de combustion
et concourir à éventuellement une amélioration de sa résistance thermique ainsi qu'à une consolidation de sa
structure, par l'application d'un enduit sur les parois intérieures du conduit sur toute sa hauteur.
Le chemisage :
ne modifie pas la classe de température du conduit d'origine ;
restitue un niveau d'étanchéité N1 ;
ne modifie pas le classement D du conduit d'origine ;
ne modifie pas ni le classement G ou O, ni la distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles du
conduit d'origine.

14.2 Opérations préliminaires au chemisage


14.2.1 Travaux préalables
Les travaux éventuellement nécessaires pour assurer la stabilité et l'intégrité du conduit à chemiser, doivent être
entrepris avant chemisage.

14.2.2 Ramonage - débistrage


Pour permettre aux enduits de chemisage de bien s'accrocher aux parois intérieures, il doit être réalisé un ramonage
mécanique du conduit ( Annexe B paragraphe B.3 ).
NOTE
Cette opération a pour objet d'extraire les résidus de combustion et les anciens joints et enduits
insuffisamment stables.

Si nécessaire, il doit être réalisé un débistrage mécanique du conduit ( Annexe B paragraphe B.4 ).

14.3 Matériaux et procédés


Le chemisage des conduits ne peut se faire qu'avec des matériaux et procédés offrant toute garantie, à base de
mortier isolant et réfractaire.
NOTE
Les ingrédients susceptibles d'entrer dans la préparation des enduits de chemisage sont la pouzzolane, le
ciment, la chaux, les résines, etc.

D'autres produits ou procédés titulaires d'un Avis Technique ou Document Technique d'Application 16 favorable pour
cet usage peuvent être utilisés.
16)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

L'emploi de plâtre, de sable ou de coulis réfractaire est interdit.


Après chemisage, les conduits doivent répondre aux conditions de résistance à la température, d'étanchéité et de
stabilité fixées au paragraphe 5.3 .

14.4 Mise en oeuvre


Le chemisage d'un conduit s'effectue à l'aide d'un appareillage adapté à la section intérieure du conduit existant et
permettant d'obtenir la section souhaitée suivant la destination future.
Les appareillages couramment utilisés sont des brosses de chemisage et des «cloches» métalliques. Dans certains
cas, le chemisage peut également être réalisé manuellement.
Treuillé de bas en haut, l'appareillage applique sur les quatre faces, un enduit adapté à l'ancienne paroi intérieure,
sur toute la hauteur du conduit. En fonction de l'état d'origine du conduit, le chemisage est du type mono-couche ou
multicouches. Dans tous les cas, il doit permettre de colmater les fissures ainsi que les joints dégarnis, et restituer un
état de surface lissé.
Ces travaux ne doivent être effectués que par des entreprises qualifiées pour cette technique.
NOTE
Par exemple, entreprise titulaire d'une qualification professionnelle QUALIBAT 5242.

Le conduit chemisé ne doit pas être utilisé dans les 10 jours qui suivent sa mise en oeuvre.

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14.4.1 Section finale

14.4.1.1 Cas d'un conduit individuel


La section finale du conduit doit être adaptée à sa destination. Il y a lieu de se référer aux prescriptions techniques
d'utilisation du conduit en fonction de cette destination (combustible, appareil,...), selon les exigences du paragraphe
5.5 .
14.4.1.2 Cas des conduits collectifs de type «shunt»
14.4.1.2.1 Conduit collectif polycombustible
Les conduits collectifs de type «shunt» à l'origine polycombustibles peuvent être chemisés à condition de ne
desservir que des appareils à combustibles gazeux.
La puissance des appareils raccordables et leurs conditions de raccordement sont données, en fonction de la section
utile après chemisage, dans la norme NF DTU 61.1 P7 ( voir Bibliographie ).
14.4.1.2.2 Conduit collectif monocombustible gaz
La puissance des appareils raccordables et leurs conditions de raccordement sont données, en fonction de la section
utile après chemisage, dans la norme NF DTU 61.1 P7 ( voir Bibliographie ).
14.4.1.3 Cas des conduits collectifs sans départ individuel (conduit «Alsace»)
La section finale du conduit doit être adaptée à sa destination. Il y a lieu de se référer aux prescriptions techniques
d'utilisation du conduit en fonction de cette destination (combustible, appareil,...), selon les exigences du paragraphe
5.5 .
NOTE
Pour les combustibles gazeux, il y a lieu de se référer à l' annexe B de la norme NF DTU 24.1 P2 .

14.5 Plaque signalétique


Appliquer les exigences du paragraphe 5.4.12 .

14.6 Contrôle et entretien


Après l'opération de chemisage, on doit procéder à un essai d'étanchéité du conduit conformément à l' annexe C du
présent document.
Ce contrôle doit être renouvelé tous les 3 ans par une entreprise qualifiée.

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15 Tubage
15.1 Généralités
Le tubage a essentiellement pour objet d'assurer l'étanchéité aux produits de combustion évacués par un conduit de
fumée qui ne répondrait plus dans ce domaine aux exigences du paragraphe 5.3 .
Il peut également être utilisé pour :
une adaptation de la section ;
une adaptation des conditions de fonctionnement du conduit (résistance à la condensation, etc.) ;
adapter la température de désignation à la distance de sécurité existante (désignation selon 15.2.2 ) ;
convertir un conduit classé «O» en ouvrage classé «G» (désignation selon 15.2.2 ) ;
la protection contre les risques de corrosion et de bistrage ;
l'amélioration de l'isolation du conduit.
Il ne peut avoir pour effet de reconstituer l'intégrité et la stabilité du conduit.
Le tubage n'est admis que dans un conduit répondant aux conditions de stabilité du présent document.
Il n'est pas admis de tuber un conduit seulement sur une partie de son parcours.
Le présent document ne vise pas le tubage de conduit collectif de type «shunt».

15.2 Désignations du tubage


Il convient de déterminer la désignation du conduit destiné à être tubé et de vérifier sa compatibilité avec l'usage
prévu. Il y a lieu de tenir compte de l'état du conduit pour estimer la désignation de l'ouvrage avant tubage.

15.2.1 Tubage justifié lorsque le conduit existant est thermiquement satisfaisant


Tubage justifié pour : adaptation de section, défaut d'étanchéité, adaptation des conditions de fonctionnement (D et
W), changement de nature du combustible.
Par thermiquement satisfaisant, on entend que la distance de sécurité du conduit existant (mesurée entre la face
externe de l'ouvrage existant et les matériaux combustibles) est supérieure ou égale aux valeurs mentionnées dans
les tableaux 3 , 4 , 5 , 8 , que la classe de température du conduit et sa classe de résistance au feu sont celles
souhaitées.
La désignation du conduit tubé est identique à celle du conduit existant pour les paramètres thermiques (T, G, xxx).
Pour les autres paramètres, la désignation de l'ouvrage est identique à la désignation du tube intérieur.

15.2.2 Tubage justifié lorsque le conduit existant n'est pasthermiquement satisfaisant


Tubage justifié pour : adaptation du classement T ou du classement G, prise en compte d'une distance aux
matériaux combustibles qui ne serait pas conforme à celles des tableaux de distance minimale aux matériaux
combustibles donnés dans les articles précédents, avec toutefois un minimum de 4 cm dans le cas de raccordement
d'un appareil à combustible solide.
NOTE
La distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles adjacents étant celle déterminée par la
position du conduit existant (ouvrage), la désignation du tubage, consiste, compte-tenu de cette distance, à
déterminer la température des fumées pouvant être évacuées par ce tubage. Si le calcul ne permet pas
d'obtenir la désignation T souhaitée, il conviendra d'ajouter un isolant spécifique dans l'espace annulaire
(matériau bénéficiant d'un Avis Technique 17 pour cet emploi) de façon à augmenter la résistance thermique
du tubage et atteindre en conséquence la température de désignation souhaitée.
17)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées dans l'Avant-propos.

La mise en oeuvre d'un habillage isolé ne peut être envisagée que sur la base d'une étude particulière
(conduit de fumée construit sur site désigné selon la NF EN 15287-1 et calculé selon la NF EN 13384-1 ) qui
prendrait en compte les traversées de plancher, la qualité des murs d'adossement, la pérennité de l'isolation,
etc.

Il convient de respecter les prescriptions de la norme NF EN 15287-1 , y compris son Annexe A .

15.3 Résistance thermique des tubages


La résistance thermique de l'ouvrage que constitue un conduit de fumée tubé est déterminée en tenant compte de la
ventilation de l'espace annulaire entre tube et conduit.
Dans les conditions d'aération fixées dans le paragraphe 15.6 (communication par un orifice de 5 cm2 en partie
haute et 20 cm² en partie basse), le vide d'air est à considérer comme un vide d'air fermé. La résistance thermique
de ce vide d'air est donnée dans le tableau 15 ci-dessous (Tableau A.3 de l'Annexe A de la NF EN 15287-1) en

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fonction de la température moyenne de la surface externe du tube à l'intérieur du conduit et l'épaisseur moyenne du
vide d'air dans le conduit.

Tableau 15 - Résistance thermique en m².K/W pour vides d'air


fermés
Lorsque la ventilation est assurée sur toute la surface annulaire, le vide d'air est à considérer comme un vide d'air
ouvert, à condition que l'épaisseur de ce vide d'air soit supérieure ou égale à 30 mm. La résistance thermique du
vide d'air est alors obtenue conformément à la NOTE 3 du paragraphe 4.3.4.4.2 de la NF EN 15287-1 mais en
prenant un coefficient de transmission thermique extérieur de 5 W/m².K.
Lorsque le vide d'air n'est pas suffisant pour obtenir la désignation recherchée, il est possible de remplir l'espace
annulaire d'isolant de façon à augmenter la résistance thermique de l'ouvrage. L'isolant doit respecter le paragraphe
4.3.4.3.2 de la norme NF EN 15287-1. Les caractéristiques des matériaux d'isolation, y compris les matériaux en
vrac, doivent bénéficier d'un Avis Technique ou un Document Technique d'Application 18.
18)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées dans l'Avant-propos.

15.4 Opérations préliminaires au tubage


15.4.1 Ramonage - séchage - débistrage
Avant la mise en place du tube, il sera procédé à un ramonage du conduit de fumée ( Annexe B paragraphe B.3 ). Si
ce dernier a fait l'objet de condensations antérieures, il est laissé ouvert en bas et en haut pendant le temps
nécessaire à son assèchement.
Si nécessaire, il doit être réalisé un débistrage mécanique du conduit de fumée ( Annexe B paragraphe B.4 ).

15.4.2 Travaux préalables


Les travaux éventuellement nécessaires pour assurer la stabilité et l'intégrité du conduit de fumée à tuber, doivent
être entrepris avant tubage.
Les dispositifs de couronnement des souches (chapeaux, antirefouleurs, mitron, poterie,...) doivent être déposés.
Les travaux nécessaires pour la mise en place ultérieure des colliers de fixation en haut et en bas du conduit doivent
être effectués.

15.4.3 Vacuité
Pour s'assurer de la vacuité du conduit de fumée, il est descendu dans le conduit une ogive, commandée par des
cordes, de diamètre légèrement supérieur à celui du diamètre extérieur du tube. Il est parfois utile de fixer au bout de
l'ogive un gabarit de 1 m au moins de longueur et de même diamètre que le tube, en prévision des dévoiements
possibles du conduit. Il est préférable d'effectuer ce sondage dans le sens prévu pour le tubage. Si l'ensemble ne
passe pas librement, le tubage ne doit pas être réalisé.

15.5 Choix des matériaux de tubage métalliques


15.5.1
Les tubages peuvent être réalisés par des tubes métalliques rigides ou flexibles normalisés conformes à la norme NF
EN 1856-2 ou des tubes métalliques rigides à façon.
NOTE
Les composants de conduits de fumée conformes aux exigences de la norme NF EN 1856-1 peuvent être
utilisés pour le tubage.
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15.5.1.1 Tubages métalliques rigides normalisés


Les composants utilisés pour la confection des tubages rigides sont conformes aux prescriptions du paragraphe
10.1.2 du présent document.
15.5.1.2 Tubes flexibles normalisés
Les composants utilisés pour la confection des tubages flexibles sont conformes aux prescriptions du paragraphe
10.1.2 du présent document.
Les tubes flexibles raccordés à des appareils fonctionnant avec des combustibles solides doivent être à double peau
et à paroi intérieure lisse.
Les tubes flexibles doivent être réalisés d'un seul tenant.
Par exception à cette règle, des raccords sont autorisés :
pour les tubes de gros diamètres ayant une longueur supérieure à celle maximale proposée par le fabricant,
pour la mise en oeuvre d'une trappe dans les combles suivant les prescriptions du paragraphe 15.5 .
Dans ce cas, les raccords à utiliser sont exclusivement ceux spécifiés par le constructeur, offrant toutes garanties
d'étanchéité. Ils doivent être posés suivant les prescriptions du fabricant. Pour éviter des contraintes mécaniques,
des câbles de reprise de charge doivent être positionnés sous chaque raccord. Ces câbles, en acier inoxydable, sont
fixés en partie basse au moyen d'un collier et en partie haute sur la souche.
15.5.1.3 Tubes rigides à façon
Les matériaux utilisés pour les tubages rigides à façon sont ceux prévus au paragraphe 10.3.2 pour la construction
des conduits, à l'exception de la tôle d'acier noir.
Leur pose s'effectue conformément au paragraphe 10.3.2.3 .

15.5.2 Autres tubes


Les tubes non cités ci-dessus sont justifiables d'un Avis Technique ou Document Technique d'Application 19 .
19)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

15.6 Mise en oeuvre


Les tubes métalliques rigides ou flexibles conformes à la norme NF EN 1856-2 sont construits avec des composants
qui sont assemblés selon les recommandations du fabricant. Ils doivent être mis en oeuvre en utilisant les
accessoires prévus à cet effet par celui-ci.
Il est nécessaire de respecter le sens de montage des tubes (flexibles ou rigides) indiqué sur les composants.
Le tube flexible peut être introduit aussi bien par le haut que par le bas du conduit.
En général, le montage des tubes rigides s'effectue par le haut.
Ils doivent pouvoir être enlevés sans démolition du gros oeuvre, si ce n'est l'enlèvement du composant terminal qui
couronne le conduit de fumée.
Le tube doit être fixé par deux colliers de même métal que celui du tube ou tout autre pièce préconisée par le
fabricant :
un, côté couronnement,
un, côté embase du conduit,
en prenant des précautions pour permettre la libre dilatation des tubes et ne pas endommager les conduits mitoyens.
L'aération de l'espace entre l'ancien conduit préparé suivant les prescriptions du paragraphe 15.3 et le tube doit être
prévue en ménageant une communication avec l'atmosphère par un orifice de 5 cm² au minimum en partie haute
protégée contre d'éventuelles rentrées de pluies et de 20 cm² au minimum en partie basse.
En dessous d'une puissance calorifique totale de 85 kW ou d'une puissance utile totale de 70 kW dans le cas de
combustibles solides, le débouché du tube doit être protégé par un dispositif permettant d'éviter d'éventuelles
rentrées de pluie. Leur dépose et leur remise en place doivent être faciles pour permettre les interventions de
ramonage.

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Figure 30 - Exemple de disposition en souche


Sauf pour les âtres, les appareils à foyer ouvert, les inserts et les autres appareils permettant la récupération des
suies, la partie inférieure du tube est terminée par un té de profondeur suffisante servant de réceptacle pour les
chutes éventuelles de suie lors du ramonage. Cette boîte à suie doit être de même métal que le tube ou exécutée en
maçonnerie pour les grandes sections.
L'accès à la boîte à suie doit être aisée, soit directement par l'extérieur, soit par le piquage du té. Dans le cas
contraire une trappe de ramonage doit être installée.
Un tampon avec purge est installé en pied de tube si les condensations sont à redouter.
L'écoulement des condensats par le tampon avec purge doit être assuré par une tuyauterie située à l'abri du gel et
comportant un siphon démontable et visitable.
Après exécution du tubage et avant toute mise à disposition de l'utilisateur, il doit être procédé à un essai
d'étanchéité, conformément à l' annexe C .
Une vérification du bon état du tubage, comprenant un essai d'étanchéité doit être effectué tous les trois ans sur
l'initiative du propriétaire.
Tout tube présentant une fuite quelconque doit être déposé et remplacé entièrement.
Il est interdit d'exécuter une réparation du tubage.

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Figure 31 - Exemples de disposition en partie basse


Exceptionnellement, lorsque la souche de cheminée est difficilement accessible, le tube peut comporter, dans les
combles ou en un endroit accessible, une trappe de ramonage manufacturée ( voir figure 32 ).
NOTE
Une forte pente de toit constitue une difficulté d'accès.

Dans ce cas :
il doit être incorporé dans le tube un té de ramonage avec une partie haute femelle et une partie basse mâle,
l'écoulement des condensats doit se faire à l'intérieur du tube,
le té de ramonage doit être en inox de même qualité que le tube. Il doit de plus comporter une sortie
rectangulaire de section suffisante pour permettre le passage d'un hérisson adéquat,
il doit être placé une trappe de ramonage en inox isolée et étanche,
la jonction entre le té de ramonage et la trappe de ramonage doit être de même qualité,
le té de ramonage doit être fixé par deux colliers inox,
le tube au-dessus du té de ramonage doit être maintenu par un collier situé au-dessus de l'emboîtement du té
de ramonage ainsi que le collier traditionnel en partie haute,
le tube en dessous du té de ramonage doit être maintenu par un collier situé juste sous le té de ramonage,
dans tous les cas, il doit être tenu compte de la dilatation du tube :
dans le cas de tube flexible, le tube doit être posé au pas moyen permettant la rétraction ou l'extension,
dans le cas d'un tube rigide, il doit être posé un manchon de dilatation entre le départ de fumée et la trappe
de ramonage.
l'ensemble des pièces doit être manufacturé par le fabricant du tube.

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Figure 32 - Exemple de trappe de ramonage incorporée dans les


combles

15.7 Cas de plusieurs tubes dans un conduit de fumée


Il est admis le passage de plusieurs tubes dans un même conduit de fumée individuel maçonné dans les conditions
ci-après.
Chaque tube ne peut desservir qu'un seul appareil.
Les tubes doivent desservir des appareils situés à un même niveau et dans un même local ou dans deux locaux
communiquant par une ouverture permanente de 0,40 m² au moins, interdisant toutes différences de pression ou
dépression dans les dits locaux.

15.7.1 Caractéristiques des appareils pouvant être raccordés


Les tubes peuvent desservir tout appareil à l'exception des âtres, des appareils à foyers ouverts, des inserts à
combustibles solides.

15.7.2 Choix des matériaux


L'ensemble des tubes réalisés doit être de même nature (exemple : inox) sans pour autant être de la même nuance.
Les tubes peuvent être souples ou rigides.

15.7.3 Géométrie des tubes


Les débouchés des tubes doivent respecter les prescriptions du paragraphe 5.4.7 .
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Le dimensionnement de chaque installation doit être vérifié suivant les prescriptions du paragraphe 5.5 .

15.7.4 Mise en oeuvre


Les règles de mise en oeuvre définies au paragraphe 15.5 sont applicables.
Chaque tube doit posséder sa trappe de ramonage et ses propres colliers de fixation, un tube doit pouvoir être
déposé individuellement sans dépose de l'ensemble des tubes situés dans le même conduit.

15.8 Plaque signalétique de l'ouvrage


Les exigences du paragraphe 5.4.12 sont applicables.

15.9 Rehausse d'un conduit comportant un tube


La rehausse du conduit doit être réalisée sans diminution de section par rapport au tube existant. La liaison entre le
tube et la rehausse doit être réalisée avec une pièce de jonction garantissant une bonne étanchéité. L'écoulement
des condensats doit se faire vers l'intérieur du tube (partie mâle de la jonction vers le bas).
La partie rehaussée doit répondre aux prescriptions générales du paragraphe 5.4 du présent document.
La partie tubée, du conduit existant, doit toujours répondre aux exigences du présent article.

Figure 33 - Exemples de rehausse de conduits maçonnés

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16 Essais et réception
La désignation de l'ouvrage doit être déterminée par le concepteur de l'installation. Elle figure sur la plaque
signalétique de l'ouvrage. Elle est également transmise au maître d'ouvrage. Ces renseignements doivent également
être fournis sous la forme d'une fiche d'identification et de suivi du conduit de fumée conforme au modèle figurant en
annexe G .
Dans la mesure où cette désignation tient compte des conditions d'installation qui ont été réellement appliquées à
l'ouvrage, elle fige les caractéristiques du conduit et interdit l'utilisation ultérieure de l'ouvrage pour d'autres
installations qui nécessiteraient des caractéristiques plus élevées (ou incompatibles), et ce, même si les composants
du conduit présentent individuellement les caractéristiques nouvelles requises.

16.1 Vérifications préalables à la mise en service


On s'assure, préalablement à la mise en service, de la conformité aux études de conception et de dimensionnement
des éléments suivants :
appareil(s) raccordé(s) (marque, puissance, type, emplacement, conformité aux normes),
circuit d'amenée d'air comburant jusqu'au local où est (sont) installé(s) le ou les appareil(s),
conduit(s) de raccordement et carneau éventuel,
conduit de fumée,
débouché en toiture.
On s'assure également :
que tous les dispositifs nécessaires à l'entretien ultérieur existent et sont accessibles,
de la présence de la plaque signalétique du conduit.

16.2 Opérations de contrôle


16.2.1 Avant raccordement du (ou des) appareil(s)
Avant raccordement du (ou des) appareil(s), on s'assure de la vacuité et de l'étanchéité des conduits de fumée et du
respect des distances de sécurité par rapport aux matériaux combustibles.

16.2.2 Après raccordement du (ou des) appareil(s)


Après raccordement du (ou des) appareil(s), on s'assure à la mise en service de ceux-ci que le tirage est suffisant
pour évacuer les produits de combustion de (ou des) appareil(s) raccordé(s) sur le conduit de fumée.

16.3 Opérations de réglage


16.3.1 Modérateurs de tirage
Les modérateurs de tirage existants sont réglés pour obtenir la dépression nécessaire à la buse de chaque appareil
raccordé.

16.3.2 Extraction mécanique


Pour les conduits de fumée fonctionnant en tirage mécanique, on s'assure du bon sens de rotation de l'extracteur et
du fonctionnement de la sécurité positive (arrêt du ou des générateur(s) raccordé(s) lors de la mise à l'arrêt de
l'extracteur).

16.4 Fiche d'identification et de suivi du conduit de fumée


La fiche d'identification et de suivi du conduit de fumée doit être renseignée à la réception de l'ouvrage et remise au
maître d'ouvrage. Un exemple de fiche est donné en Annexe G .

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Annexe A (informative) Exemples des différents éléments pour l'évacuation des


produits de combustion d'un ou de plusieurs appareils

Figure A.1 - Evacuation des produits de combustion d'un


appareil

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Figure A.2 - Evacuation des produits de combustion de deux


appareils

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Annexe B (informative) Opérations d'entretien


B.1 Généralités
L'entretien des conduits de fumée, des carneaux, des tubes et des conduits de raccordement est destiné à :
éviter les dangers d'intoxication,
protéger les personnes et les biens contre l'incendie,
lutter contre la pollution atmosphérique,
réduire les consommations de combustible.

B.2 Contrôles
Si des contrôles de combustion ou des contrôles de tirage sont nécessaires, ils sont réalisés au travers d'un orifice
de mesure positionné selon les prescriptions ci dessous :
l'orifice de mesure permet le contrôle de combustion et la mesure du tirage. Il est réalisé sur le conduit de
raccordement de chaque appareil,
l'orifice de mesure est disposé à une distance correspondant à 2D (D = diamètre du conduit de raccordement),
mesurée depuis la buse de l'appareil,
si le conduit de raccordement fait un coude dans la distance des 2D après la buse de l'appareil, l'orifice de
mesure est disposé à 1D après le coude.
Dans le cas d'impossibilité, une pièce spéciale sera disposée au plus près de la buse.

B.3 Ramonage
B.3.1 Exigences
Les conduits de fumée, les carneaux et les conduits de raccordement doivent être ramonés périodiquement.
NOTE
Les conduits de fumée doivent être ramonés deux fois par an, dont une fois pendant la période d'utilisation et
plus si nécessaire. Toutefois, les conduits desservant des appareils à gaz et au fioul peuvent n'être ramonés
qu'une fois par an.

Les souches et accessoires des conduits de fumée tels qu'aspirateurs, mitres, mitrons doivent être vérifiés lors des
ramonages et remis en état si nécessaire. Ils doivent être installés de façon à éviter les siphonages, à être facilement
nettoyables et à permettre les ramonages.
Le ramonage doit être effectué par une entreprise en possession d'un titre reconnu de qualification professionnelle.

B.3.2 Réalisation
On entend par ramonage, le nettoyage par action mécanique directe de la paroi intérieure du conduit afin d'en
éliminer les suies et dépôts et d'assurer la vacuité du conduit sur toute sa hauteur.
Le ramonage mécanique consiste à passer un (ou plusieurs) hérisson(s) métallique(s) ou en nylon(s) plusieurs fois
sur toute la hauteur du conduit puis à enlever les suies et dépôts tombés en pied de conduit.
La nature des hérissons (appelés également brosses ou étoiles) à utiliser est fonction de la nature du conduit à
ramoner.
Le diamètre extérieur du hérisson ou de l'assemblage des hérissons (conduits rectangulaires) doit être supérieur au
diamètre intérieur du conduit à ramoner.

B.3.3 Certificat de ramonage


Un certificat de ramonage doit être remis à l'usager précisant le ou les conduits de fumée ramonés et leur
implantation et attestant de la vacuité du ou des conduits sur toute leur hauteur.
Les éventuelles anomalies constatées lors du ramonage doivent être signalées sur ce certificat.

B.3.4 Assistance chimique


L'assistance chimique au ramonage peut permettre la préparation des conduits de fumée, en préalable au ramonage
mécanique visé ci-dessus.
Elle ne peut se substituer à un ramonage mécanique et ne peut pas faire l'objet d'un certificat de ramonage.
Les produits d'assistance chimique au ramonage doivent être reconnus aptes à l'emploi par un Avis Technique ou un
Document Technique d'Application 20 .
20)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

B.3.5 Autres procédés

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Le ramonage peut être assuré par tout autre procédé reconnu apte par un Avis Technique ou un Document
Technique d'Application 21 .
21)
Ou son équivalent dans les conditions indiquées à l'avant-propos.

B.4 Débistrage
Lorsque les parois internes d'un conduit de fumée sont recouvertes d'une épaisseur importante de goudrons durcis
au point que le ramonage devient inefficace, on peut réaliser un débistrage.
NOTE
Le débistrage est l'action mécanique qui consiste à enlever par martèlement le goudron durci.

On doit préalablement s'assurer que les parois du conduit résisteront à la pression mécanique de cette opération
(examen visuel du conduit).
Le débistrage est le plus souvent mécanique et motorisé, trois systèmes sont couramment utilisés :
par burins rotatifs,
par masselottes rotatives,
par chaînes ou câbles rotatifs.
Dans le cas de conduit de fumée permettant le passage d'un homme, le débistrage peut être manuel. Dans ce cas,
l'opération consiste à racler ou buriner le goudron.
Le débistrage ne peut être effectué que par une entreprise qualifiée.
Après les opérations de débistrage, on doit effectuer un essai d'étanchéité.

B.5 Vérifications après feu de cheminée


Après un feu de cheminée, le conduit de fumée, son éventuel tubage, le conduit de raccordement et l'éventuel
carneau doivent être ramonés et/ou débistrés selon le paragraphe B.3 ou B.4 , puis contrôlés selon les prescriptions
de l' annexe C avant remise en fonctionnement de l'appareil qu'ils desservent.
De plus, dans le cas d'un conduit de fumée composite ou multi-parois avec isolant, il convient alors de s'assurer que
l'isolant n'a pas perdu ses performances isolantes (destruction partielle ou affaissement de l'isolant par exemple).
Si l'un des contrôles ci-dessus fait apparaître un défaut, le conduit doit être réhabilité (voir Annexe C.5 ) ou remplacé
ou l'installation de combustion doit être condamnée.

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Annexe C (normative) Diagnostic des conduits de fumée existants


C.1 Généralités
Le diagnostic des conduits de fumée doit être effectué selon les prescriptions réglementaires.
Le diagnostic des conduits de fumée existants permet d'évaluer l'état de ceux-ci avant utilisation ou réutilisation.
Il est réalisé avant raccordement du ou des appareils au conduit de fumée.
Il se décompose en quatre parties : identification, vacuité, étanchéité et réhabilitation.
L'inspection vidéo du conduit de fumée est un moyen complémentaire permettant d'effectuer le diagnostic.

C.2 Identification
L'identification consiste à rassembler le maximum d'informations sur le conduit à diagnostiquer : nature, type,
implantation, hauteur, tracé, section, débouché, ...

C.2.1 Repérage, traçage

C.2.1.1 Conduits de fumée individuels


Cette opération consiste à repérer pour chaque conduit l'étage ou le niveau desservi et la souche ou le
couronnement correspondant.
Elle est réalisée :
à l'aide d'une corde et d'un boulet,
par repérage sonore ou à la fumée,
par tige télescopique.
Il est judicieux, pour les opérations importantes de réhabilitation, de tracer d'une part, un plan de toiture sur lequel on
reporte au fur et à mesure du repérage le numéro de l'étage desservi par chacun des conduits et d'autre part, une
coupe schématique de l'immeuble comprenant le croquis des crémaillères de chaque groupe de conduits et d'y
reporter la longueur et le diamètre Ø ou les côtés a × b des conduits.
Lorsque l'opération de réhabilitation se limite à un seul conduit de fumée, le repérage se limite à la détermination de
la souche et à la mesure de la hauteur et du diamètre Ø ou des côtés a × b du conduit.
C.2.1.2 Conduits de fumée collectifs
Pour les conduits de fumée collectifs de type «shunt», l'opération de repérage consiste à relever la section du
conduit collecteur, le nombre d'étages desservis par ce collecteur, le nombre supplémentaire d'étages desservis par
des conduits individuels, la présence et la section de chaque départ individuel. De plus, il est nécessaire de noter la
hauteur relative, par rapport au sol des locaux desservis, des points de pénétration dans les départs individuels
(conduits collectifs prévus à l'origine pour des appareils à combustion au sol ou muraux) et la hauteur entre le point
de pénétration du dernier départ individuel et le débouché du conduit.
De plus, il est nécessaire de relever les caractéristiques de tous les appareils raccordés (type, puissance, ...).
Pour les conduits de fumée collectifs de type «Alsace», l'opération de repérage consiste à relever la section du
conduit collecteur, le nombre d'étages desservis et les sections des orifices de raccordement.

C.2.2 Accès souche


L'accès à la souche du conduit de fumée est nécessaire pour connaître l'état du conduit de sa base jusqu'à son
couronnement, pour le repérage, pour les essais de vacuité et d'étanchéité ainsi que pour les travaux de
réhabilitation et d'entretien.
Ces travaux peuvent dans certains cas (toitures en brisis, en impérial...) nécessiter l'installation de protections
collectives ou à défaut, de protections individuelles permettant l'accès à la souche des professionnels en toute
sécurité.

C.3 Vacuité
Le contrôle de la vacuité d'un conduit de fumée peut être fait seul ou bien en même temps que le ramonage.
Il est réalisé avec une corde et une sonde sphérique tournant autour d'un axe horizontal. Le diamètre de la sonde
sphérique est environ inférieur de 3 cm à la plus petite dimension du conduit.
NOTE
Pour les conduits de fumée sans dévoiement, le contrôle de la vacuité peut être effectué au moyen d'un miroir
(contrôle visuel).

Le contrôle de vacuité peut également être fait lors d'une inspection vidéo (voir paragraphe C.7 ).

C.4 Etanchéité
C.4.1 Généralités
Le contrôle de l'étanchéité d'un conduit a pour buts principaux :
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d'éviter les risques d'intoxication pour les occupants des locaux traversés par le conduit,
d'éviter tout dysfonctionnement du système d'évacuation lié à la présence de fissures.
Il peut être réalisé par les deux méthodes suivantes :
l'essai fumigène,
la mesure de la perméabilité à l'air permettant de quantifier les fuites.

C.4.2 Essais fumigène

C.4.2.1 Conduits de fumée individuels


L'essai fumigène consiste à brûler une cartouche fumigène dans le conduit et à rechercher les fuites éventuelles de
fumée à travers ce dernier. Il exige la présence d'au moins deux opérateurs, dont un à chaque extrémité du conduit.
Le premier opérateur monte sur le toit muni d'une plaque lui permettant d'obturer le conduit.
Le second opérateur se place à l'orifice inférieur du conduit.
Après avoir créé un courant d'air ascensionnel dans le conduit en brûlant un peu de papier, il allume une cartouche
fumigène correspondant au volume du conduit à vérifier et l'introduit dans ce dernier et il bouche aussitôt l'orifice.
Le premier opérateur surveille le dégagement de fumée et dès son apparition obture l'extrémité supérieure du
conduit.
Le conduit est ainsi maintenu obturé le temps nécessaire au second opérateur pour parcourir les locaux contigus au
conduit en vue de déceler les fuites éventuelles de fumée.
Une fois l'essai terminé, le haut du conduit est débouché pour permettre l'évacuation de la fumée puis le bas est
débouché à son tour.
Il y a lieu de vérifier alors que la combustion de la cartouche fumigène a bien été complète, faute de quoi l'essai doit
être recommencé.
NOTE
L'essai fumigène peut également être réalisé avec un appareil de fumée selon les mêmes principes.

C.4.2.2 Conduits de fumée collectifs


Les essais d'étanchéité des conduits collectifs sont exécutés suivant le même principe que pour les conduits
individuels une fois que les différents orifices présents aux différents niveaux ont été obturés.
C.4.2.3 Tube
Les essais d'étanchéité des tubes sont exécutés suivant le même principe que pour les conduits individuels.
Les fuites éventuelles de fumée sont décelées par les deux opérateurs en surveillant les ventilations basses et
hautes de l'espace annulaire entre le tube et le conduit.

C.4.3 Mesure de la perméabilité à l'air


La mesure de la perméabilité à l'air des conduits de fumée ou des tubes permet de quantifier le taux de fuite de ces
derniers.
Le débit d'air passant à travers un orifice, une fissure ou une paroi perméable est fonction de la différence de
pression entre les deux faces de la paroi.
Pour un conduit de fumée existant, on mesure le débit de fuite sous différentes pressions pour en déduire le débit
sous une pression de référence (par exemple 100 Pa). Ce débit rapporté à la surface intérieure du conduit donne la
perméabilité à l'air de ce dernier.

C.5 Réhabilitation
C.5.1 Calcul de la nouvelle section
Le calcul de la nouvelle section, en fonction de la hauteur du conduit existant et des caractéristiques du ou des
appareils à raccorder, est réalisé selon le paragraphe 5.5 du présent document.

C.5.2 Réparation
Si le conduit existant ne satisfait pas à l'usage prévu, les éléments établis par le diagnostic doivent permettre de
choisir entre les deux procédés de réhabilitation suivants :
le chemisage ( article 14 ),
le tubage ( article 15 ).
Dans le cas d'un conduit non réhabilitable, la construction d'un conduit neuf doit être envisagée. Le conduit non
réhabilitable doit être condamné. Toutes dispositions, notamment le remblaiement, doivent être prises pour
empêcher définitivement tout branchement d'appareil, à quelque niveau que ce soit.

C.6 Examen du conduit


L'examen des parois d'un conduit peut être réalisé :
soit par démontage de l'habillage, du coffrage ou de la paroi de la gaine,

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soit par un examen depuis l'intérieur du conduit effectué par passage d'un homme si la section du conduit le
permet ou par passage d'un système d'inspection adapté.

C.7 Inspection vidéo du conduit de fumée


Il permet le contrôle de vacuité et en même temps le contrôle des parois du conduit.
La procédure d'inspection vidéo d'un conduit de fumée se déroule en trois phases :
préparation du conduit :
ramonage mécanique, nettoyage chimique ou débistrage selon l'importance et la nature des dépôts sur la
paroi interne du conduit à inspecter,
dépose éventuelle des accessoires de souche.
inspection vidéo :
première descente de la caméra pour repérage des défauts,
deuxième descente pour visualisation des défauts (photos, films, ...).
analyse :
analyse quantitative et qualitative des défauts,
rapport d'essai.

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Annexe D (normative) Diamètre hydraulique


On entend par «diamètre hydraulique» celui d'un conduit circulaire avec les mêmes pertes de charge à vitesse
constante des produits de combustion à évacuer au travers d'un conduit de section carrée ou rectangulaire.
On utilisera la relation correspondant au cas d'un conduit rectangulaire en retenant un «diamètre hydraulique» Dh ,
défini en fonction des dimensions a et b par l'expression plus courante :
Dh = 2ab / (a + b)
a = b pour une section carrée
EXEMPLE a = 300 mm
b = 500 mm
Dh = (2 × 300 × 500) / (300 + 500)

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Annexe E (informative) Dosages en liant pour la réalisation des mortiers

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Annexe F (normative) Conduits de fumée existants en amiante-ciment


F.1 Contexte réglementaire
Depuis le 1 er janvier 1997, il est interdit de commercialiser et d'importer tout produit en amiante-ciment.
Pour les interventions d'entretien (ramonage, ...) et de découpe (réparation, dépose, ...) de conduits en amiante-
ciment, le décret n° 96-98 du 7 février 1996 renforce la protection des travailleurs qui sont, pour ces interventions,
exposés aux poussières d'amiante, et diminue de façon significative les seuils d'exposition.
Les conduits en amiante-ciment sont considérés comme non friables fortement liés. Les interventions sur ces
conduits sont du «SECTEUR 3» selon le décret précité.

F.2 Ramonage des conduits de fumée en amiante-ciment


F.2.1 Intervention à l'intérieur
Consulter la fiche OPPBTP correspondant à cette intervention.

F.2.2 Intervention à l'extérieur


Consulter la fiche OPPBTP correspondant à cette intervention.

F.3 Découpe des conduits de fumée en amiante-ciment


F.3.1 Intervention à l'intérieur

F.3.1.1 Avec outil à très grande vitesse de coupe


Consulter la fiche OPPBTP correspondant à cette intervention.
F.3.1.2 Avec outil à main
Consulter la fiche OPPBTP correspondant à cette intervention.

F.3.2 Intervention à l'extérieur

F.3.2.1 Avec outil à très grande vitesse de coupe


Consulter la fiche OPPBTP correspondant à cette intervention.
F.3.2.2 Avec outil à main
Consulter la fiche OPPBTP correspondant à cette intervention.

F.4 Fiches individuelles d'exposition


Après toute exposition au risque, une fiche d'exposition doit être établie pour chaque salarié et transmise à l'intéressé
et au médecin du travail. Cette fiche précise la nature et la durée des travaux, les procédures de travail, les
protections utilisées et s'il est connu, le niveau d'exposition.

F.5 Gestion des déchets


Les déchets générés par les travaux, les vêtements jetables, les filtres, après conditionnement en double ensachage
étiqueté amiante, sont évacués, via les plates-formes de regroupement départementales, vers des installations de
stockage de déchets industriels spéciaux ultimes (décharges de classe I) ou vitrification.
Les autres matériaux peuvent être déposés dans les sites comportant des alvéoles dédiées aux déchets amiantés
(ce sont les centres de stockage de classe 2 ou 3).
Le transport s'effectue de façon à limiter les envols de fibres (chargement bâché, ...).
Un bordereau de suivi des déchets accompagne le chargement et assure la traçabilité des déchets.

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Annexe G (informative) Fiche d'identification et de suivi de l'ouvrage conduit de fumée

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Annexe H (informative) Bibliographie


(Liste non exhaustive des principaux textes réglementaires, à la date de publication de la norme)
Décret du 14 juin 1969 fixant les règles générales de construction des bâtiments d'habitation.
Arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée desservant des logements.
Ordonnance municipale du 5 mai 1975 - Foyers et conduits de fumée dans la ville de Paris - Mesures
préventives contre l'incendie.
Arrêté du 2 août 1977 modifié relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz
combustible et d'hydrocarbures liquéfiés situés à l'intérieur des bâtiments d'habitation ou de leurs dépendances.
Arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude
sanitaire des bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public.
Règlements sanitaires départementaux pris en application de la circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la
révision du règlement sanitaire départemental type.
Arrêté du 25 juillet 1997 modifié par l'arrêté du 10 août 1998 relatif aux prescriptions générales applicables aux
installations classées pour la protection de l'environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2910
(combustion).
Arrêté du 20 juin 2002 modifié relatif aux chaudières présentes dans une installation nouvelle ou modifiée d'une
puissance supérieure à 20 MW thermique.
Arrêté du 21 novembre 2002 modifié relatif à la réaction au feu des produits de construction et d'aménagement.
Arrêté du 22 mars 2004 relatif à la résistance au feu des produits et éléments de construction et d'ouvrages.
Règles de calcul :
Neige et vent : Règles NV 65 (Réf. DTU P 06-002) - Règles définissant les effets de la neige et du vent sur les
constructions et annexes.
Séismes : Règles PS 92 (NF P 06-013) Règles de construction parasismique : Règles PS applicables aux bâtiments
dites Règles PS 92.
Règles PS-MI 89 (NF P 06-014) Règles de construction parasismique : Construction parasismique des maisons
individuelles et des bâtiments assimilés.
NF DTU 61.1 P7 Installations de gaz dans les locaux d'habitation - Règles de calcul 22 .
22)
En préparation.

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Annexe I (informative) Désignations abrégées


Certaines normes de produits ont introduit des désignations abrégées qui rassemblent les combinaisons les plus
courantes des paramètres de désignations prévus par la norme NF EN 1443 . La correspondance entre ces
désignations abrégées et le schéma général de désignation (seul retenu dans le présent document) est donnée dans
les tableaux ci-dessous.

I.1 Conduits de fumée simple et multi-parois en béton (NF EN 1858 tableau 1)

Tableau 1 - Désignations abrégées pour les types courants de


conduits en béton

I.2 Conduits intérieurs en terre cuite (NF EN 1457 tableau 7)

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I.3 Boisseaux en terre cuite pour conduits de fumée simple paroi (NF EN 1806 tableau 5)

I.4 Conduits intérieurs en béton (NF EN 1857 tableau 1)


http://ireef.saretecnet.fr:8080/reef4/actions/documents/print.jsp?code4x=QWY 124/126
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Tableau 1 - Désignations abrégées pour les types courants de


conduits intérieurs en béton

NOTE
De même que pour le schéma général de désignation selon l' EN 1443 , les désignations abrégées
comportent des paramètres pour lesquels les niveaux requis sont surabondants pour la constitution
d'ouvrages selon le présent document. C'est le cas par exemple des désignations abrégées pour les types de
boisseaux en terre cuite FB1N2 et FB2N2 (selon la norme NF EN 1806 ). Ces désignations abrégées
indiquent que le composant est susceptible de résister à des températures élevées de 600 °C ; néanmoins, la
désignation finale de l'ouvrage ne pourra pas envisager ce niveau de température, les ouvrages T600 n'étant
pas visés par le présent document.
C'est également le cas des désignations abrégées pour les types de conduit intérieurs en béton A1 et A2
(selon la norme NF EN 1857 ).

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Annexe J (informative) Caractéristiques aérauliques des extracteurs statiques utilisés


dans les systèmes d'évacuation des produits de combustion
Avant propos
Etant donné qu'il n'est plus possible de faire référence à la norme P 50-413 qui a été annulée par la publication, en
février 2005, de la norme NF EN 13141-5 , les spécifications de ce document nécessaires à la NF DTU 24.1 P1 sont
reprises dans la présente annexe. Ces spécifications sont données en attente de la publication d'une norme
d'aptitude à l'emploi en remplacement de la norme P 50-413 et ne concernent que les extracteurs statiques destinés
à l'évacuation des produits de combustion dans le cadre du présent document.

J.1 Caractéristiques aérauliques


Les caractéristiques aérauliques sont les suivantes :
«C» valeur du facteur de dépression à débit nul,
«ξ» coefficient de perte de charge.

J.2 Classement des extracteurs


J.2.1 Facteur de dépression
Les propriétés aérodynamiques des extracteurs statiques sont caractérisées par le facteur de dépression à débit nul
dont la valeur est négative :
Extracteur statique de classe «B» : BON
Un extracteur statique est dit de classe «B» si le facteur de dépression «C» est constamment inférieur en valeur
algébrique à :
- 0,65 lorsque la direction du vent délimite avec le plan horizontal un angle inférieur ou égal à ± 30° ;
- 0,50 lorsque cet angle est compris dans les intervalles (- 60° ; - 30°) ou (+ 30° ; + 60°) ;
valeur strictement inférieure à 0 pour l'ensemble des autres angles.
Extracteur statique de classe «A» : ACCEPTABLE
Un extracteur statique est dit de classe «A» s'il n'est pas de classe «B» et si le facteur de dépression «C» est
constamment inférieur en valeur algébrique à :
- 0,50 lorsque la direction du vent délimite avec le plan horizontal un angle inférieur ou égal à ± 30° ;
- 0,35 lorsque cet angle est compris dans les intervalles (- 60° ; - 30°) ou (+ 30° ; + 60°) ;
valeur strictement inférieure à 0 pour l'ensemble des autres angles.

J.2.2 Perte de charge


Les extracteurs statiques ne font pas l'objet d'une classification suivant la valeur de leur perte de charge, toutefois
l'extracteur ne peut être classé «B» ou «A» que si le coefficient de perte de charge satisfait à l'inégalité suivante :
ξ<2
NOTE
L'inégalité ci-dessus vise à limiter les pertes de charges à une valeur minimale. Elle ne dispense en aucun cas
de mener des calculs de débit extrait en fonction des caractéristiques de l'installation (extracteur statique,
conduit d'évacuation, conduit de raccordement, appareil et entrée d'air).

Il est rappelé que les débits d'air sont variables en fonction des conditions météorologiques et des caractéristiques
de l'ensemble de l'installation.

J.3 Procédures d'essais


Les essais sont réalisés selon la norme NF EN 13141-5 .
Lorsque l'appareil est destiné à être équipé de pièces de raccordement, les essais sont menés, selon les
spécifications du demandeur, soit sur l'appareil nu, soit sur l'appareil équipé de ses pièces de raccordement.

© AFNOR 2006 - Imprimé par SARETEC FRANCE le 24/02/2019

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