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Im 5303

N. Kryloff discute de la résolution approchée des équations différentielles linéaires, en se concentrant sur l'estimation des erreurs dans diverses méthodes d'intégration. Il présente plusieurs techniques, telles que la méthode de Rayleigh-Ritz et celle des moindres carrés, et souligne l'importance d'obtenir des expressions d'erreur minimisées pour les applications pratiques. Les résultats sont applicables aux équations différentielles du second ordre et peuvent être généralisés à des ordres supérieurs.

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Im 5303

N. Kryloff discute de la résolution approchée des équations différentielles linéaires, en se concentrant sur l'estimation des erreurs dans diverses méthodes d'intégration. Il présente plusieurs techniques, telles que la méthode de Rayleigh-Ritz et celle des moindres carrés, et souligne l'importance d'obtenir des expressions d'erreur minimisées pour les applications pratiques. Les résultats sont applicables aux équations différentielles du second ordre et peuvent être généralisés à des ordres supérieurs.

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Ru
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N. Kryloff (N. Krylov), О приближенном ре-


шении линейных дифференциальных уравне-
ний, Известия Академии наук СССР. VII се-
рия. Отделение физико-математических на-
ук, 1930, выпуск 5, 363–380

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ИЗВЕСТИЯ АКАДЕМИИ НАУК СССР. 1930.
BULLETIN" DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE L'URSS
Classe des Sciences Отделение Физико-
Physieo-Mathématiques Математических Наук

S ü ß LA BESOLUTION APPROCHÉE DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES


LINÉAIRES
Par N. KKYLOFF (N. Krylor)

(Présenté à VAcadémie le 30 janvier 1930)

§ 1. Le problème de la solution approchée des équations différentielles,


surtout interyenant dans les sciences d'application, peut être posé de bien
des manières. Dans nos propres recherches relatives à ce sujet le problème
susdit a été formulé comme suit: on sait que la solution existe èt soit cette
solution unique et on demande à la calculer avec une erreur donnée d'avance
en cherchant l'expression majorée de cette erreur sous la forme utilisable
pratiquement. Dq cette manière de concevoir le problème découle nettement
que dans ce genre de questions ce n'est pas la convergence du procédé de
l'intégration approchée, ni même l'ordre de l'erreur, qui importent au point
de vue des applications, mais l'obtention de l'erreur sous la forme le moins
majorée possible pour les petites valeurs de m, où m est le nombre des
équations à résoudre afin d'obtenir les expressions approchées des coefficients
de Fourier de la solution approchée. Il va de soi, bien entendu, que l'abais-
sement des coefficients de majoration doit jouer un rôle de'premier plan
dans ces recherches et quoique dans le domaine du calcul effectif le dernier
mot doive appartenir aux praticiens ayant à soumettre les différentes
méthodes à l'épreuve pratique, néanmoins on peut dire, ce semble, que ce
serait faire oeuvre non inutile aux praticiens, si à l'aide des différentes
méthodes on cherchait à établir les expressions le moins majorées possible
de l'erreur pour les différents types des équations les plus importants dans
les sciences d'application. Ceci est d'autant plus nécessaire que dans un certain
sens,— on peut le dire sans trop d'exagération, — à chaque type des
équations de la physique m a t h é m ^ ï ^ ^ ^ ^ ^ e s p o n d r e une méthode de
solution approchée la plus a p p j ^ ^ ^
2 6
ИОФМ 1930 If». fz 3$Т"^ \ *u
364 N. KEYLOFF

Dans mes propres travaux, ainsi que dans les travaux écrits en colla-
boration avec mon élève N. BOGOLÏUBOV (N. BOGOLIOUBOFF) a été étudié
le problème de l'estimation de l'erreur susdite dans l'application des
différentes méthodes qui ont été l'objet de mes recherches de ce dernier
temps: 1 ) la méthode de l'algorithme variationnel (méthode de Rayleigh-
Ritz), 2 ) la méthode des moindres carrés avec ses différentes généralisations
(la méthode des moindres degrés et la méthode des «réduites», qui comprend
comme cas particuliers la méthode de W. Ritz et celle des moindres carrés
et qui aurait pu être surnommée aussi la méthode des «coefficients généralisés
de Fourier»), 3 ) la méthode des différences finies et ses généralisations
(méthode des «tronçons», etc.), 4) la méthode «d'orthogonalisation spéciale»
(méthode d'Enskog).
Dans ces travaux * ont été visées surtout les équations différentielles
du second ordre avec les conditions frontières considérées ordinairement
dans la physique mathématique ; or les méthodes détaillées dans ces travaux
se généralisent immédiatement, comme il est aisé de s'en assurer, aux
équations différentielles linéaires d'ordre supérieur.

* 1) N. KEYLOFF. Sopra un nuovo metodo per l'integrazione approssimata delle equazione


differenziali della Fisica Matematica (Sunto di una conferenza tenuta all'Instituto Matematico
della R. Università di Bologna il 17 XII1926). Boll. d. Unione Mat. Italiana, An. 6, JYs 1 ; 2) Idem.
Sur l'estimation de l'erreur commise dans l'application de la méthode de W. Ritz pour l'inté-
gration approchée des équations différentielles. C. R. Acad. Se. Paris, t. 180, 1926, p. 1316.
3) N. BOGOLIOUBOFF et N". KEYLOFF. Sur la justification du principe de Rayleigh par l'ordre de
l'erreur commise à la w-me approximation. Ibid., t. 183, p. 476. 4) N. KEYLOFF. Sopra il metodo
delle minime potenze per l'integrazione approssimata delle equazioni della Fisica Matematica.
Rendicondi d. R. Accad. d. Scienze di Napoli, ser. 3, t. 33, 1926; 5) Idem. On the approximate
solution of the integro-differential equations of the Mathematical Physics. Annals of Math em.,
192é : 6) Idem. Sur différents procédés de solution approchée des équations en Physique Mathé-
matique. Chap. I (Equations différentielles et intégrodifférentielles), 1926; chap. II (Solution
approchée des équations intégrales), 1927. Annales Faculté Se. Univ. Toulouse; 7) Idem. Sur
l'intégration dans certains cas des équations différentielles non linéaires de la Physique Mathé-
matique. (Extrait d?une lettre adressée au Prof. Dr. T. HAVASHI.) Tohôku Math. Journ., vol. 28,
1927; 8) Idem. Sobre algunos novos méthodos da intégraçao aproximada des equaçaoes diferenciais
daPhisîca Mathematica. (Exposiçao sucinta da conferencia, feita em 26 IV 1927, de introduçao
dum curso de Mathematica especiais realizado a convite da Faculdade de Sciências da Univer-
sidade de Coimbra). О Instituto, vol. 7, JVT4, 1927. 9) N. BOGOLIOUBOFF et N. KEYLOFF. Sopra
il metodo dei coefficienti constanti (metodo dei tronconi) per l'integrazione approssimata delle
equazioni differenziali della Fisica Matematica. Boll. d. Unione Mat. Italiana, Anno 7, № 2,
1928. 10) N. KEYLOFF. Sur la méthode des moindres degrés et de l'algorithme variationnel pour
la solution approchée des problèmes de la Physique Mathématique. Bull. A cad. Se. Ukraine,
t. III, 1928, fase. П. 11) N. KEYLOFF et N. BOGOLIOUBOFF. On the Rayleigh's principle in the
Theory of the Differential Equations of the Mathematical Physics and on the Eulef s method
SOT LA RÉSOLUTION" DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES 365

Prenons du premier abord à titre d'exemple l'équation différentielle


d'ordre 2n.
n
<P y
a) -m ä*-+~P n-i
da S dxm-i
H
»"РоУ-»-в(*)У=/ (ж) Р

avec les conditions frontières

2n-l
(2) ^ )
{^•^ (0)H-ß^")(l)} = 0 (i = l. 2, . . . 2 n )
І=0

telles que pour toutes fonctions и (x) et v (x) les vérifiant on a identique­
ment

(3) Pi2n fa&n н ъ~р и v — 0


-Po» u) dx—0.

D'ici découle entre autre que l'expression différentielle

2 2n F n 1 n l
« dx *~ dz? -~

in Calculus of Variations. Annals of Mathem., 1928. 12) N . KRYLOFF. Sur la méthode des
réduites pour la solution approchée des problèmes de la Physique Mathématique. C. R. Acad.
Se. Paris, t. 187, 1928, p. 415. 13) N . BOGOLIOUBOFF et N . KRYLOFF. Sur les méthodes des diffé-
rences finies pour la résolution approchée des problèmes fondamentaux de la Physique Mathé-
matique. Ibid., t. 186, p. 422. 14) N. KRYLOFF. Sur l'application du principe de minimum à la
théorie des oscillations propres des systèmes. (Extrait d'une lettre adressée au Prof. NÖRLUND.)
Acta Mathem., t. 52, 1928; 15) Idem. Sur quelques idées de TCHEBYCHEFF qui peuvent être
rattachées à la solution approchée des problèmes du Calcul des Variations. Bull. Acad. Se. URSS,
1929, № 5, p. 435; 16) Sur la solution approchée des problèmes fondamentaux de la Physique
Mathématique à l'aide des méthodes permettant d'apprécier l'erreur commise à la w-me appro-
ximation. Ibid., p. 457. 17) N . KRYLOFF et N . BOGOLÏUBOV. Sur le calcul des racines de la trans-
cendante de Fredholm les plus voisines d'un nombre donné par les méthodes des moindres carrés
et de l'algorithme variationnel. Ibid. p. 471; 18) Idem. La solution approchée du problème de
Dirichlet. C. R. Acad. Se. URSS, 1929, p. 283. 19) N . KRYLOFF. Sur le calcul approché des
solutions périodiques des systèmes différentiels. (Extrait d'une lettre adressée au Prof. P. Lasarev.)
Journal of applied Physics, Moscou, 1929. 20) N . KRYLOFF et N . BOGOLÏUBOV. Application de la
méthode de l'algorithme variationnel à la solution approchée des équations différentielles aux
dérivées partielles du type elliptique. Bull. Acad. S e URSS., 1930, № 1, p. 43, № 2, p. 105. 21)
N . KRYLOFF. Les méthodes d'intégration approchée en Physique Mathématique. Mémorial des
Sciences Mathématiques. (Sous presse.)
26 *
366 N. KRYLOFF

est adjointe à elle-même et nous supposons de plus que le système différen-


tiel (1), ( 2 ) possède une solution unique, dont l'existence peut être établie
par les méthodes classiques de la physique mathématique.
Considérons le cas où les fonctions fondamentales (singulières) Ф véri­ п

fiant les équations

(4) Ц Ф ^ н - ^ Ф ^ О

([л sont les valeurs singulières d'avance connues et pas égales à zéro)
forment un système «fermé» de fonctions aisément calculables assujetties
aux conditions frontières (2).
Pour l'intégration approchée de l'équation différentielle donnée ( 1 )
on peut appliquer la méthode «des réduites», qui a été déjà utilisée dans
nos précédentes recherches à la solution approchée de l'équation différen-
tielle du 2-me ordre

avec les conditions frontières

(б) у(0) = у(1) = 0,

ce qui présente un cas bien particulier du problème en question, car les


sinus vérifiant ( 5 ) sont évidemment les fonctions singulières du type de (4)
pour n= [Link] appliquant donc au cas actuel la méthode susdite, qu'on aurait
pu surnommer aussi ala méthode des coefficients généralisés de Fourier»,.
m
nous allons déterminer les coefficients inconnus a^ i de la série terminée

m
в (, )ф
у»=2 * " »
1

(qui représentera la solution approchée) d'après le système suivant des


équations linéaires:

î 1
6
() j'{L (y )-H q yj Ф ах=^Ф
m к к dx, ( * = î, 2 , . . .
о 0 . . • '
SUE LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES 367

m)
Ce système d'équations par rapport à a^ sera sûrement résoluble,
comme il est aisé de le voir, si par ex. tous les fx ont le même signe n

contraire à celui de q (x). En effet, d'après l'équation de fermeture on a


1 oo 1 1

(7) J L (и) и dx = "V j L (и) Ф dx j u Ф dx ==


к к

о io о
00 1 1

1
о о
D'autre part si le système non homogène (6) n'a pas de solutions,
alors le système homogène
m 1

2 m)
ъf j{L(Ф )-+-qФ }Ф dxJ j i = o (* = i,2,"-w)
i=i о
possède des solutions pas identiquement égaies à zéro; en multipliant les
m)
équations du système respectivement par ô / et en faisant la somme on
en tire
î

J [L (u) -+- qu) и dx = 0,


о

m

- 2 »/•>•,,
d'où en vertu de (7) on reçoit
i î
—2 V-k ( J * и Ф а х ^ * q u * d x = 0;
к

i о о
donc, vu les signes de jx et q(x), on trouve u = 0 et puisque Ф forment,
Ä {

d'après la supposition, un système de fonctions linéairement indépendantes,


m
on en conclut que fy( ) = 0, c'est-à-dire que le système homogène n'a pas
de solutions et que par conséquent le système non homogène (6) possède une
solution unique, с q. f. d. En se basant sur la généralisation de mes précé-
368 N. KRYLOFF

dentés recherches se rapportant aux équations différentielles du second ordre


et concernant l'évaluation approchée des valeurs singulières du paramètre,
on peut démontrer de plus que dans le cas général (où la condition supplé-
mentaire à propos des signes de ^ et q (x) n'est pas remplie) le système
non homogène sera sûrement résoluble pour m suffisamment grand, — nous
allons revenir au critérium de la résolubilité dans la suite.
En partant donc des équations (6), multiplions les respectivement
par Ф ; en faisant la somme par rapport à l'indice &, on reçoit

ф н 2 y ф ф
2 * f i w - »J *
L d x
=2 ф
ь f f*

ce qui peut être présenté sous la forme

(8) L(y )^-[qy ]


m m m = [f} m

si on utilise la notation
ф рф Ав
[п.=2 *Р * - 1
о
Soit
oo
( a W g >
g(*,9 = - 2 * *
k
1 ^
la fonction bien connue de Green relative à l'opérateur différentiel L (y)
pour les conditions frontières (2). Alors d'après (8) on tire
î î

о 0
ou
1 1

(9) У +jG
т m (x, S) qy m dl =jG m (x, l) f<%,
о 0
ou

G — "У к
i.
ф
(g) (e)

vu l'orthogonalité des fonctions Ф . А


SUB LA RESOLUTION LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES* 369

D'autre part de l'équation différentielle donnée (1) on obtient l'équation


intégrale
î î

(10) учг-JG (x, l) qy d\ = j G (x, *) f d%


о о

d'où, en posant pour l'abréviation [у] — Г , on tire ш да

i î

(11) Y ч - | G (x, 5) qyàl = J G (x, l) fdl


m m m

о 0

Des équations (9) et ( 1 1 ) on reçoit immédiatement

î
2
(! ) *m G
m 5) 2* d\ = г ,
w т

où l'on a posé

(13) t =:JG (x l)q(y-Y )dl


m m J m y —Ym m = z.
m

La solution de l'équation intégrale ( 1 2 ) , sous la forme due à E. SCHMIDT,


se présente comme suit:
î

(14) ^=2—тли—'
m) m
où q ( et X^ ) sont respectivement les fonctions et les valeurs singulières
k

relatives au noyau G (x, l) q, c'est-à-dire


m

(15) H- I P J *(> 5) Sf<?» « = W


0.
0
370 N. KRYLOFF

m
Vu que les fonctions singulières a^ ) sont orthogonales et normales
auprès de la fonction q (x), on tire immédiatement de (14)

(16)

et d'ici on obtient l'inégalité utile pour la suite


î î
(17) fqs *dx<
m - ~ j q dx,

m w]
où X^ ) est la valeur des X^ ( i = l , 2 , , . . m) la plus proche de 1.
Dans le cas où tous les ont le même signe contraire au signe de q (x),
m
on peut aisément s'assurer que A^ ) < 0 (к — 1, 2 , . . . m).
w
En effet, en multipliant les équations (15) par q{x) cp^ ) (x) et en
intégrant de 0 à 1 on obtient
i î i
faW dx - i^jj G (x, l) q (x) f > (x) qЦ)
m ? dx dl = 0,
0 0

donc
1
* m

о i o

d'où < 0, c. q. f. d. Par conséquent dans ce cas

1
< 1.
1

Dans le cas général on peut affirmer entre autre que l'expres-


( m )
sion \ à — 1 avec l'augmentation de m tend vers ^ — 1, où 1 est la $

valeur singulière du paramètre, la plus proche de 1, de l'équation différen-


tielle

(18) £(Ç*W*S?*=0
avec les conditions frontières (2).
SUR LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINEAIRES 371

Dans ce cas général on peut raisonner comme il suit. Nous allons


démontrer que

2
*=(i-i^))

sera la racine au plus petit module de l'équation séculaire

î
(19) j q {Q (y ) Q (Ф ) —
m к yy m Ф } dx = 0
к (h = i, 2 , . . . « ) ,
о

m 1
m
^ = 2V 4>
1
0
Q(y)^y^J0 (x l)qydl m i

En effet, quels que soient les coefficients de la somme

qu'on peut évidemment présenter sous la forme

on a
1 m
2
1 \
l (™)/
k

(20) V- = ^
z
(ni) 12
\qu dic n 2
1

1
372 N. KRYLOFF

m
car d'après l'équation à laquelle vérifie ©^ > on trouve

{m
Le signe d'égalité dans.(20) est donc atteint pour u = o \ m d Ainsi
71
on voit que op/ ) donne à l'expression

î
Jg & (u) dx
О
i
2
^ q u dx
0

le minimum absolu dans le champ des sommes de la forme

i
et par conséquent
i

j Ü {Q (? Л Q (%) - m {m)
Ф*} = О (Je = 1, 2 , . . . m)
0

d'où par la combinaison évidente on reçoit

et cette racine de plus sera la racine au plus petit module de l'équation


séculaire, car si v < v serait une telle racine alors, en dénotant par uj№
2

la valeur correspondante de y , on aurait


m

^qQfiu^dx
v 1
-l =^< = ( -}^)^
0
et cela ne se peut pas d'après l'inégalité (20).
SUR LA RESOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES S73

En revenant à présent à la question de la résolubilïté du système (9),


on peut affirmer, d'après ce qui précède, que le système (9) sera sûrement
résoluble si Féquation séculaire (19) n'a pas déracines égales à zéro, et ceci
peut être aisément vérifié directement.
Cela étant établi, partons de l'inégalité (17), qu'on peut à l'aide de (13)
présenter sous la forme

i i
dx<
о 0

1 1
max
<j^ZTî! !ïlJ [Jо 0
G(cc,l)q(y—Y )<ZJdx.
m

Or en posant

on a
oo

О m+l о

donc en appliquant les inégalités de Cauchy et de Bessel on trouve

1
/ oo oo
(21)
F m-ьі ям-I о
<
1 1
/ /
<
par conséquent
i . i
(22) - JJ» dx < S Jù/- Z J ^ , m
374 N. KEYLOFF

OU
i i
2
max J q \
я
V"
(23) SM = Ц(Щ _ i min |g|1JJ {Ö (*, H) 2 - [G (xД) 2]J«<fc dl
0 0

Or d'après Forthogoualité des fonctions Ф on a к

i i i

j (y-yj dx = J ( y - YJ dx+f(Y m - yj dx,


0 0 0

donc en vertu de (22) on trouve

1 i

(24) j(y- YJdx=j(y- YJ dx (1 + eSj, 0 < Ѳ < 1.

B'autre part de la relation (12) on reçoit, en appliquant l'inégalité de


Schwarz,

У—
т ГJ<maxk
/ 7 GJ (x, l) dx. max | q \ 1 / 2
\qzjdx.
' о

D'ici en vertu des formules (17) et (21) on obtient

max l^l
1'
J G (M)
2

f
0
•ou

max |g|
1-ь l
1
SUB LA RESOLUTION PES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES 375

De cette formule on tire immédiatement

(25) ly-yJHy-rjH-e^l/ j(y-YJdx, |Ѳ|<1.


' О

Les deux formules (24) et (25) sont asymptotiques en ce sens que

> 1 шах \y — y \ m ? 1

} m^œ ШаХ\у—¥ \ т m ^
{y-Y f m dx

car d'après ce qui précède on a évidemment

m->co w->co

Pour obtenir au moyen de (24) et (25) la majoration explicite des.


erreurs de la m-me approximation, il suffit de remarquer qu'à l'aide
de (4) on a
1
со 1 со

ф Ж L ф
(26) y-Y m = 2 к $У <М = -2 yJ (У) *

donc, les fonctions Ф étant orthogonales, on trouve


1
1 со

j (y - V <k = 2 AIJ i (y) 2


;
0 »»+1 0
par conséquent, en vertu de l'inégalité de Bessel,

i i i

(27) J (y—YJ dx<-±-f\L (y)'f dx = Jky — ff dx.


376 N . KEYLOFF

Si les fonctions Ф sont bornées dans leur ensemble, alors, en dénotant


к

par M le maximum de leurs modules, on tire de (26)

L {y)f dx =
|y-rj<Jf
= M jky—f\ dx
77H-1

On voit donc, les valeurs M étant connues, que la question revient


à obtenir la majoration de
i
2
jqy dx
о

et pour cela remarquons que d'après ( 1 ) et l'équation des fonctions singu-


lières relatives à (1) on aura

x
oo *

o o i o
x
oo

D'ici, d'après l'orthogonalité des ç et l'équation de fermeture, on reçoit


A

(28) f^f*dx>(l— [Link],

où \ est la valeur singulière relative à ( 1 8 ) la plus proche de 1 . Pour le calcul


2
approché l (ce qui permet de borner inférieurement ( 1 — > ^ ) ) on peut
d

suivre l'analyse détaillée (dans le cas de l'équation du 2-me ordre) dans un


article écrit en collaboration avec mon élève M. N. BOGOLÏUBOY.*

* N. KRYLOFF (N. KRYLOY) et N. BOGOLIUBOV (N. BOGOLIOUBOFF). Sur le calcul des racines
de la transcendante de Fredholm les plus voisines d'un nombre donn^ par les méthodes des
moindres carrés et de l'algorithme variationnel. Bull. Acad. Se. URSS> 1929, № 5, p. 4 7 1 .
SÜH LA RESOLUTION DES EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES 377

De la formule (28) ou tire alors la limitation cherchée.


Pour démontrer la convergence de y^ (x) vers y^ (x) pour m - » oo et
en même temps pour obtenir les limitations des différences

remarquons qu'à côté de la relation déjà obtenue

8 1
<) Ю-*-І9Ут\т = ІПт>

on en a aussi une autre

(29) L(Y ) m + [ y] q m = [f] .


m

En effet, d'après (3) et (4) on a

i i
j L(y) Ф dx=j к уІ(Ф )ахк = — iL ( уФ k

о о 0

donc, en vertu de l'orthogonalité des Ф aux indices différents, il s'ensuit к

j y Ф dx =j к Т Ф ах
т к ( f c = l , 2 , . . . m),

о
par conséquent
i i
$L(y)* âx
k = - H $ Y m Ф dx=JL(
к YJ Ф dx
к № = і,2,... ч
о о 0

d'où, en multipliant par Ф et en faisant la somme par rapport à l'indice Ä,


к

on a
m * m 1

i o i o
ce qui prouve la relation en question (29).
La soustraction membre à membre des relations (8) et (29) donne
378 N. KEYLOFF

d'où l'on tire

Уш - У» = " J
ѳ
5) {[2 ІУ т - У)]»}

^ - ^ ? — { k ( y m - y ) l m } d l (*=1,2,. . .2n-l)i
О

En appliquant l'inégalité de Schwarz, on reçoit d'ici

(UT
Уm m
<
et alors en vertu de l'artifice déjà utilisé on trouve

(i) {i) (i)


(30) v —y <|</Vr

max |9| Л/ j \ ( x , d\ (1 - H b j f ( y - YJdx.

Or, la limitation de

dx

ayant été obtenue, il suffit donc de limiter y® — et pour cela remar­


quons qu'on a évidemment
i
]
/ -1® = JG^i(x,l)L(y— YJ d\ (i = 1, 2,. •. 2n - 1 )

et que par conséquent

(31) j y W - I ^
<
SUR LA RÉSOLUTION LES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES 379

car
L(y-YJ = L(:y)-[Lm ,
m

de sorte que

/ (*> э L
df - *J * = / {«S е. ѳ - 02 (*, J i (y)
о о
Les formules (27), (30), (31) démontrent la convergence en question
et en même temps donnent le moyen d'apprécier les majorations des erreurs
correspondantes.
§ 2, Par des raisonnements analogues à ceux du § 1, on peut traiter
bien d'autres cas, où les fonctions Ф , suivant lesquelles procède le dévelop-
А

pement de l'intégrale cherchée, vérifient à leur tour les différents systèmes


différentiels.
Des résultats assez simples s'obtiennent par ex. dans le cas où Ф к

vérifient l'équation différentielle

avec les conditions frontières, — les mêmes que pour l'équation donnée (1)
et telles que pour toutes fonctions arbitraires и (x) et v (x) on a identique­
ment

Pour ce cas on peut aussi obtenir aisément les différentes majorations


de l'erreur qu'on a à la m-me approximation.
D'une manière plus générale on pourrait appliquer la méthode des
réduites aussi dans le cas où le développement procède suivant les fonc-
tions Ф^ vérifiant le système différentiel
2n x
(рпф d ~ Ф
^ ( • ^ i * , * , » ^ ^ - * ? ^ *
2»-l
0 1
2 K * ^ ^ ^ ^ ^ « . (*=і,2,.. 2 П ),
7=0
2
ИОФМ 1930 7
380 N. KEYLOFF

où les conditions frontières et l'opérateur M (y) sont choisis tels qu'on a

о
pour toutes les fonctions и et v vérifiant les conditions frontières.
Dans toutes les formules de ce genre l'appréciation de l'erreur commise
dépend essentiellement des propriétés des coefficients de l'équation donnée (1),
et dans ce qui précède nous avons indiqué seulement les différents procédés
à suivre pour apprécier l'erreur susdite et qui peuvent servir d'indication
pour dresser les tables des erreurs de la m-me approximation dans les
différents cas des équations différentielles le plus souvent rencontrées dans
la pratique.
Remarquons pour conclure que l'appréciation susdite de l'erreur de
l'intégration approchée de (1) dépend aussi essentiellement du calcul
approché préalable des valeurs singulières du paramètre et des fonctions
singulières, — les différentes formules s'y rapportant se trouvent (pour le
cas de l'équation du 2-me ordre) établies dans mes récents travaux déjà
mentionnés dans cet article.
7 YI 1929

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