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MM1S2012

Le document présente un recueil d'exercices de mathématiques donnés en première S durant l'année scolaire 2011-2012, en réponse à un programme jugé allégé et moins exigeant. L'auteur critique la réduction du temps consacré aux mathématiques et l'absence de certains concepts fondamentaux, tout en incluant des exercices sur des sujets tels que l'analyse, la géométrie et les probabilités. Les exercices sont classés par catégories et visent à maintenir un niveau d'exigence malgré les changements de programme.

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Mélancolie mathématique...

en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 1 sur 51
Le mot de l'auteur
Les temps changent et les programmes officiels scolaires aussi ! Mais pas
La taverne de l'Irlandais
[http://www.tanopah.com]
nécessairement en bien... présente
Cette année, un nouveau programme de mathématiques est entré en vigueur
en première S. Par rapport au précédent, nous dirons qu'il était plus...léger. A
l'instar de l'horaire attribué à la discipline passé de 5 à 4 heures. Enfin, à
condition de ne pas transformer une heure d'accompagnement personnalisé
(une bien belle innovation pédagogique dont on se demande le contenu) en une
heure de cours. C'est le drame de notre école : on ne prend plus le temps
d'apprendre, c'est-à-dire le temps de corriger ses erreurs.
Factuellement, la plupart des points de l'ancien programme jugés «superflus»
(comprenez trop exigeants) ont été repoussés à l'année de terminale S qui se
retrouve de facto très chargée.
A plus tard les limites et les asymptotes, la géométrie dans l'espace. Adieu les
barycentres et la géométrie plane. Mais salut à l'échantillonnage et à la loi
binomiale...mais sans avoir parlé au préalable de dénombrement, de
combinaisons ou des «p parmi n». Car les coefficients binomiaux doivent être
vus comme une conséquence de la calculatrice. Peu importe que la loi
binomiale puisse être construite assez facilement en partant des tirages avec
ordre, puis simultanés pour définir les combinaisons et aboutir aux les
schémas de Bernoulli. C'est trop dur ! Contrairement à l'échantillonnage qui
n'a aucun intérêt du point de vue des élèves. Mais pourquoi apprendre quand
il n'y a rien à savoir ?
Voici donc le recueil des exercices que j'ai donnés en devoirs en première S
cette saison. J'y ai conservé les limites et parlé des combinaisons. Ce n'est pas
bien mais j'assume ! Car les mathématiques sont une discipline de manœuvre
Tous les exercices du présent document ont été conçus et réalisés par Jérôme ONILLON,
et non de seules connaissances. Parfois, il faut savoir aller un théorème trop
professeur (dés)agrégé de mathématiques.
loin.
Tous droits réservés.

es exercices de ce volume sont classés par catégories : Edition du samedi 30 juin 2012
Analyse et algèbre ........................................................................................................ 2
Dérivation et limites .................................................................................................... 8
Géométrie....................................................................................................................14
Probabilités et statistiques ........................................................................................ 22
Produit scalaire .......................................................................................................... 32
Suites ...........................................................................................................................41
Trigonométrie et angles orientés .............................................................................. 47
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 2 sur 51
Pour connaître le signe de la forme du second degré N ( x ) , calculons son discriminant.
Analyse et algèbre ∆ N ( x ) = 102 − 4 × 3 × ( −8 ) = 100 + 96 = 196 = 142

Son discriminant étant positif, le trinôme N ( x ) admet deux racines distinctes :


Les inégalités, ça croasse ! −10 − 14 −24 −10 + 14 4 2
x1 = = = −4 et x2 = = =
2×3 6 2×3 6 3
Le contexte
Nous en déduisons que le tableau de signe de N ( x ) est :
Dans cet exercice, il s'agit de résoudre des équations ou inéquations classiques : second
Signe du coefficient dominant 3
degré, quotient et avec valeur absolue. Il se termine par une inéquation du troisième degré
x −∞ −4 2/3 +∞ à l'extérieur des racines,
nécessitant une factorisation par x − α qui doit être hors programme.... signe contraire à l'intérieur...
f ( x) + 0 – 0 +
L'énoncé
Nous en concluons que l'ensemble des solutions de cette inéquation est :
a) Résoudre dans  les inéquations suivantes. On conclura chacune d'elles en donnant
2 
l'ensemble des solutions. S = ]−∞; −4] ∪  ; +∞ 
1 10  3 
3x 2 ≥ 8 − 10 x ≥3 2x + 1 ≤
x−2 3− x
a.2) Pour résoudre cette seconde inéquation, nous allons tout ramener dans le membre de
b) Résoudre dans  l'équation et les deux inéquations suivantes. On conclura chacune gauche puis mettre tout ce petit monde au même dénominateur.
d'elles en donnant l'ensemble des solutions : 1 1 1 − 3 × ( x − 2) 1 − 3x + 6
≥3 −3 ≥ 0 ⇔ ≥0 ⇔ ≥0
x 2 − 17 = 8 4x + 1 > 5 7 − 2x ≤ 3 x−2 x−2 x−2 x−2
−3 x + 7
Quand ce quotient est-il ⇔ ≥0
positif ou nul ? x−2
c) Le but de cette question est la résolution dans  de l'inéquation :
Ce quotient est formé de deux facteurs affines. Son tableau de signe est le suivant :
4 x3 − 4 x 2 − 3x − 10 > 0
−∞ +∞
On appelle P ( x ) le polynôme du troisième degré : x 2 7/3
Un facteur affine ax+b
P ( x ) = 4 x3 − 4 x 2 − 3x − 10 −3 x + 7 + + 0 – est du signe de son
coefficient directeur a
1. Calculer P ( 2 ) . Que peut-on en déduire ? x−2 – 0 + + après sa racine,
2. Déterminer par la méthode de votre choix trois coefficients entiers a, b et c tels du signe contraire avant.
que pour tout réel x, on ait : Quotient – + 0 –

(
P ( x ) = ( x − 2) × a ⋅ x2 + b ⋅ x + c ) Nous en concluons que l'ensemble des solutions est :
Résoudre dans  l'inéquation 4 x3 − 4 x 2 − 3x − 10 > 0 .  7
S =  2; 
 3
Le corrigé
a.1) Pour résoudre cette inéquation du second degré, nous allons tout ramener dans le
membre de gauche et nous aurons alors à nous prononcer sur le signe d'un trinôme.
3x 2 ≥ 8 − 10 x ⇔ 3
x 2 + 10 x −8 ≥ 0 Quand N(x) est-il
N ( x) positif ou nul ?
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 3 sur 51
a.3) Pour résoudre cette dernière inéquation, nous allons procéder comme précédemment : b.2) Les réels dont la valeur est plus grande que 5 sont ceux situés avant −5 et ceux se
tout ramener à gauche, mise au même dénominateur et signe d'un quotient. trouvant après 5. Cela étant dit, il vient :
10 10 ( 2 x + 1) × ( 3 − x ) − 10 Avant −5 
 Après 5 

2x +1 ≤ ⇔ 2x + 1 − ≤0 ⇔ ≤0
3− x 3− x 3− x 4 x + 1 > 5 ⇔ 4 x + 1 < −5 ou 4 x + 1 > 5
N ( x) 4 x < −6 4x > 4
2 2
6 x − 2 x + 3 − x − 10 −2 x + 5 x − 7 x < −1,5 x >1
⇔ ≤0 ⇔ ≤0
3− x −x + 3 Nous en concluons que l'ensemble des solutions de cette inéquation est la réunion :
Le dénominateur − x + 3 étant affine, son signe ne pose guère de problèmes. S = ]−∞; −1,5[ ∪ ]1; +∞[
Par contre, pour connaître celui du numérateur N ( x ) = −2 x 2 + 5 x − 7 qui est une forme du
second degré, nous allons devoir calculer son discriminant : b.3) Les réels dont la valeur absolue est inférieure à 3 sont ceux situés entre −3 et 3.
∆ N ( x ) = 5 − 4 × ( −2 ) × ( −7 ) = 25 − 56 = −31
2 −7
7 − 2 x ≤ 3 ⇔ −3 ≤ 7 − 2 x ≤ 3 → −10 ≤ −2 x ≤ −4 
÷( −2 )
→ 5≥ x≥2
qui est
Son discriminant étant négatif, le trinôme N ( x ) n'a pas de racine et, surtout, il est négatif.

toujours du signe de son coefficient dominant −2 , c'est-à-dire toujours négatif. Nous en déduisons que l'ensemble des solutions de cette inéquation est :
Nous en déduisons que le tableau de signe de notre quotient est : S = [ 2;5]

x −∞ 3 +∞ c.1) Calculons l'image de 2 par le polynôme P.


N ( x) – – P ( 2 ) = 4 × 23 − 4 × 22 − 3 × 2 − 10 = 32 − 16 − 6 − 10 = 0

−x + 3 + 0 – Son image étant nulle, 2 est une racine du polynôme P ( x ) . Par conséquent, ce dernier est
factorisable par le facteur x − 2 . C'est d'ailleurs l'objet de la question suivante...
Quotient – +
c.2) Nous allons déterminer les coefficients a, b et c en utilisant la méthode par
La conclusion de cette résolution est que l'ensemble des solutions de cette inéquation est :
identification. On veut écrire le polynôme P ( x ) sous la forme :
S = ]−∞;3[
(
P ( x ) = ( x − 2) × a ⋅ x2 + b ⋅ x + c )
b.1) La valeur absolue d'un nombre est égale à la distance qui le sépare de 0.
= a ⋅ x3 + b ⋅ x 2 + c ⋅ x − 2a ⋅ x 2 − 2b ⋅ x − 2c
Résolvons dans  la première équation proposée.
Deux nombres pour valeur absolue 8 : −8 et 8
  4 ⋅ x3 + ( −4 ) ⋅ x 2 + ( −3) ⋅ x + ( −10 ) = a ⋅ x3 + ( b − 2a ) ⋅ x 2 + ( c − 2b ) ⋅ x + ( −2c )
x 2 − 17 = 8 ⇔ x 2 − 17 = −8 ou x 2 − 17 = 8 Deux polynômes égaux ont des coefficients de même degré égaux. Identifions-les !

x2 = 9 x 2 = 25 En x3 4 = a soit a = 4 Et d'un !
La racine et son opposée
ont le même carré. x = −3 ou x = 3 x = −5 ou x = 5 En x 2 −4 = b − 2a ⇔ −4 = b − 8 ⇔ b = 4 Et de deux !
Cette équation a quatre solutions : En x −3 = c − 2b ⇔ −3 = c − 8 ⇔ c = 5 Et de trois !
S = {−5; −3;3;5} Constant −10 = −2c ⇔ 5 = c Ca confirme !
Nous en concluons que la forme factorisée du polynôme P est :
(
P ( x ) = ( x − 2) × 4 x2 + 4 x + 5 )
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 4 sur 51
Une autre méthode pour factoriser le polynôme par x-2 consiste à extraire
successivement le facteur x − 2 de chacun des termes du polynôme P.
Les composées graphiques
Combien
x − 2 ?
de fois Au total 4x3 
 Le contexte
P ( x) = 4 x3 − 4 x 2 − 3 x − 10 = 4 x 2 × ( x − 2 ) + 8 x 2 − 4 x 2 − 3x − 10 Dans cet exercice, il est question de lectures graphiques, d'images, d'antécédents, de
Combien
variation et de signe, puis de compositions (sans en prononcer le mot) avec les fonctions
de fois
 x −2 ? Au total 4x 2 
valeur absolue, inverse et racine carrée.

= 4 x2 × ( x − 2 ) + 4 x2 − 3x − 10 = 4 x 2 × ( x − 2 ) + 4 x × ( x − 2 ) + 8 x − 3x − 10
L'énoncé
= 4 x × ( x − 2 ) + 4 x × ( x − 2 ) + 5 x − 10
2
La fonction f est définie sur l'intervalle [ −1;8] . Sa courbe représentative (C) est tracée sur
Un... ...facteur... ...commun
( )
le graphique ci-dessus.
= 4 x2 × ( x − 2 ) + 4 x × ( x − 2 ) + 5 × ( x − 2 ) = ( x − 2 ) × 4 x 2 + 4 x + 5
y

c.3) Le polynôme P ayant été factorisé, l'inéquation devient : 3


3 2
4 x − 4 x − 3x − 10 > 0 ⇔ ( x − 2) × ( 4x 2
+ 4x + 5 > 0 )
 2
N ( x)

Dans ce produit, seul le signe du trinôme N ( x ) = 4 x 2 + 4 x + 5 requiert un petit travail 1


complémentaire et exploratoire. Calculons son discriminant :
∆ N ( x ) = 42 − 4 × 4 × 5 = 16 − 80 = −64 x
-2 -1 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Son discriminant étant négatif, la forme du second degré N ( x ) n'admet aucune racine et
-1
est toujours positive comme son coefficient dominant 4.
Pour connaître le signe de N ( x ) , nous aurions aussi pu utiliser sa forme canonique. (C)
-2
Positif car somme

Début de cette... 
...identité  de deux
 positif
s
N ( x ) = ( 2 x ) + 2 × 2 x ×1 + 5 = ( 2 x + 1) − 4 + 5 = ( 2 x + 1)2 + 1
2 2 -3

Nous en déduisons que le tableau de signe du quotient est : a) En utilisant le graphique ci-dessus, répondre aux questions suivantes :
1. Déterminer les images de −2 ; 0 et 5 par la fonction f.
x −∞ 2 +∞ 2. Déterminer les antécédents de −2 et 4 par la fonction f.
3. Dresser le tableau de variation de la fonction f sur son ensemble de définition.
x−2 – 0 +
4. Dresser le tableau de signe de f ( x ) .
N ( x) + +
b) On appelle g la fonction définie pour tout réel x de l'intervalle [ −1;8] par :
P ( x) – 0 +
g ( x) = f ( x)
En conclusion, nous disons que l'ensemble des solutions de l'inéquation est :
1. Déterminer les valeurs des images g ( 0 ) ; g ( 2 ) et g ( 5 ) .
S = ]2; +∞[
2. Etablir les variations de la fonction g sur [ −1;8] . On justifiera ses réponses.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 5 sur 51
c) On appelle h la fonction définie par : b.1) La fonction g est la valeur absolue de la fonction f. En utilisant la courbe (C), nous
h ( x) = f ( x) pouvons écrire :
g ( 0 ) = f ( 0 ) = −1 = 1 g ( 2) = f ( 2) = 0 = 0 g ( 5) = f (5) = 3 = 3
1. Déterminer l'ensemble de définition Dh de la fonction h.
2. Etablir les variations de la fonction h sur son ensemble de définition Dh . On
b.2) La fonction g est la composée de la fonction f suivie de la fonction valeur absolue.
justifiera ses réponses. La fonction valeur absolue est décroissante si elle s'applique à des réels négatifs et
croissante si elle concerne des réels positifs.
d) On appelle j la fonction définie par :
Compte-tenu des variations et du signe de la fonction f sur l'intervalle [ −1;8] , trois cas
1
j ( x) = correspondant à trois intervalles sont à envisager.
f ( x)
 Sur l'intervalle ]−1; 2[ , la fonction g est la composée suivante :
1. Déterminer l'ensemble de définition D j de la fonction j.
f ( x) f ( x) = g ( x)
f Valeur absolue
x 
→ →
2. Etablir les variations de la fonction j sur son ensemble de définition D j . On ∈]−1;2[ Croissante
∈]−2;0[
Décroissante
sur ]−1;2[ sur ]−∞;0[
justifiera ses réponses.
Donc la fonction g est décroissante sur l'intervalle [ −1; 2[ .
Le corrigé  Sur l'intervalle ]2;5[ , la fonction g est la composée suivante :
a.1) −2 n'appartenant pas à l'ensemble de définition de f, il n'a pas d'image par cette
f ( x ) → f ( x) = g ( x)
f Valeur absolue
x 

fonction. ∈]2;5[ Croissante
∈]0;3[
Croissante
 Le point de la courbe (C) dont l'abscisse est égale à 0 a pour ordonnée −1 . Ainsi : sur ]2;5[ sur ]0;+∞[

f ( 0 ) = −1 Donc la fonction g est croissante sur l'intervalle ]2;5[ .


 Le point de la courbe (C) dont l'abscisse est égale à 5 a pour ordonnée 3. Donc :  Sur l'intervalle ]5;8[ , la fonction g est la composée suivante :
f ( 5) = 3
f ( x) f ( x) = g ( x)
f Valeur absolue
x 
→   →
∈]5;8[ Décroissante
∈]1;3[
Croissante
a.2) Un seul point de la courbe (C) a pour ordonnée −2 . Son abscisse est égale −1 . sur ]5;8[ sur ]0;+∞[
Par conséquent, −2 a un seul antécédent par la fonction f qui est −1 . Donc la fonction g est décroissante sur l'intervalle ]5;8[ .
 Aucun point de la courbe (C) n'a pour ordonnée 4. Donc 4 n'a pas d'antécédent par f. En conclusion, à gauche le tableau de variation de g et à droite sa courbe représentative...
y
a.3) Vu la courbe (C), le tableau de variation de la fonction f est :
−1
x −1 5 8
x 2 5 8
Cg ( )
2 3
3

f
 
g
   x
0 1
−2 1
c.1) La fonction h est la racine carrée de la fonction f.
a.4) Toujours d'après la courbe (C), le tableau de signe de f ( x ) est : La fonction racine carrée n'est définie que sur [ 0; +∞[ , c'est-à-dire que pour les réels
x −1 2 8 positifs ou nuls. Par conséquent :
f ( x) – 0 + h ( x ) existe ⇔ La racine carrée de f ( x ) existe ⇔ f ( x) ≥ 0 ⇔ x ∈ [ 2;8]
Conclusion : l'ensemble de définition de la fonction h est : Dh = [ 2;8]
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 6 sur 51
c.2) La fonction h est la composée de la fonction f suivie de la fonction racine carrée. En conclusion, le tableau de variation de la fonction j est :
La fonction racine carrée est strictement croissante là où elle est définie.
Compte tenu de ce que sont les variations de f sur [ 2;8] , deux cas sont à envisager : x −1 2 5 8

h croissante −0,5 +∞ 1
]2;5[ f ( x ) 
→ h ( x) ⇒
f Racine carrée
x 

sur ]2;5[
∈]2;5[ Croissante
sur ]2;5[ ∈]0;3[
Croissante
sur [ 0;+∞[

h décroissante
j
  
−∞ 1/ 3
]5;8[ f ( x) → h ( x) ⇒
f Racine carrée
x 
→ 
∈]5;8[ Décroissante
∈]1;3[
Croissante sur ]5;8[ Et sa courbe représentative est :
sur ]5;8[ sur [ 0;+∞[
y
En conclusion, à gauche le tableau de variation de la fonction h et à droite sa courbe...
x 2 5 8 y (C j )
3 x
( Ch ) (C j )
h
  x
2 étant valeur
interdite, la courbe
est constituée de
0 1
deux branches.

d.1) Seuls les réels non nuls peuvent être inversés. En conséquence :
j ( x ) existe ⇔ L'inverse de f ( x ) existe ⇔ f ( x ) ≠ 0 ⇔ x ∈ [ −1; 2[ ∪ ]2;8]
Nous en déduisons que l'ensemble de définition de la fonction j est :
D j = [ −1; 2[ ∪ ]2;8]

d.2) Compte tenu des variations de la fonction f, trois cas sont à envisager pour connaître
celles de la fonction j.
j décroissante
]−1; 2[ → f ( x )  → j ( x) ⇒
f Inverse
x 
∈]−1;2[ Croissante
∈]−2;0[
Décroissante sur ]−1; 2[
sur ]−1;2[ sur ]−∞;0[

j décroissante
]2;5[ f ( x )  j ( x) ⇒
f Inverse
x 
→ → .
∈]2;5[ Croissante
∈]0;3[
Décroissante sur ]2;5[
sur ]2;5[ sur ]0;+∞[

j croissante
]5;8[ f ( x )  j ( x) ⇒
f Inverse
x 
→ →
∈]5;8[ Décroissante
∈]1;3[
Décroissante sur ]5;8[
sur ]5;8[ sur ]0;+∞[
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 7 sur 51

Intermède systèmes
Le contexte
Cet exercice consiste en deux résolutions classiques de deux systèmes linéaires de deux
équations à deux inconnues.

L'énoncé
Résoudre dans × les systèmes linéaires de deux équations à deux inconnues x et y
suivants :
8 x − 7 y = 15 (1)  91x + 78 y = 52 (1)
( S1 )  ( S2 ) 
7 y − 8 x = 16 (2) 119 x + 102 y = 68 (2)

Le corrigé
 La somme 8 x − 7 y ne pouvant être égale à la fois à 15 et à −16 , le système ( S1 ) n'a
pas de solutions.
 Examinons les rapports des coefficients du système ( S2 ) .
91 7 × 13 78 6 ×13 52 4 ×13
Rapport en x = = Rapport en y = = Rapport cst = =
119 7 × 17 102 6 ×17 68 4 ×17
Comme les trois rapports des coefficients sont égaux, alors les équations (1) et (2) sont
proportionnelles, c'est-à-dire qu'il s'agit de la même équation.
Conclusion : le système ( S2 ) admet une infinité de solutions.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 8 sur 51
Le corrigé

Dérivation et limites a) Pour tout réel non nul h, nous pouvons écrire :
5 5
− 2 5

5
f ( 2 + h ) − f ( 2 ) ( 2 + h ) + 1 2 + 1 4 + 4h + h 2 + 1 5
2
Prenez la tangente ! h
=
h
=
h
Le contexte 5
−1
(
5 − 1× h 2 + 4h + 5 ) 5 − h 2 − 4h − 5
2
Dans cet exercice, il s'agit de déterminer le nombre dérivé d'une fonction inverse en un
= h + 4h + 5 = h 2 + 4h + 5 = h 2 + 4h + 5
point en utilisant la définition de cette notion. h h h
h × ( −h − 4 ) −h − 4
L'énoncé = =
Sur le graphique ci-dessous, on a tracé la courbe C f ( ) représentant la fonction f définie ( ) 2
h + 4h + 5 × h h + 4h + 5
2

sur  par : b) Comme :


f ( x) =
5 f ( 2 + h ) − f ( 2) −h − 4 −0 − 4 4
2
x +1 lim = lim = =−
h→0 h h →0 h 2 + 4h + 5 0+0+5 5
y 4
alors, la fonction f est dérivable en 2 et le nombre dérivé de f en 2 vaut f ′ ( 2 ) = − .
5

c) Le coefficient directeur de la tangente T2 étant égal à f ′ ( 2 ) , son équation réduite est


4
T2 de la forme y = − x+ p.
5
Nous allons déterminer l'ordonnée à l'origine p en usant du fait que le point A ( 2;1)
appartient à la tangente T2 :
(C f ) 4 4 4 13
A ∈ T2 ⇔ yA = − × xA + p ⇔ p = yA + × xA = 1 + × 2 =
x 5 5 5 5
O
B
4 13
Donc l'équation réduite de la tangente T2 est y = − x+
On a également tracé la tangente T2 à la courbe C f ( ) en son point d'abscisse 2. 5 5
Cette tangente T2 coupe l'axe des abscisses ( Ox ) au point B. B appartenant à l'axe ( Ox ) , son ordonnée yB est nulle.
a. Etablir que pour tout réel non nul h, on a : De plus, B appartient à T2 .
f ( 2 + h ) − f ( 2) −h − 4
= 4 13 4 13 13
h 2
h + 4h + 5 B ∈ T2 ⇔ 0 = − × xB + ⇔ × xB = ⇔ xB =
5 5 5 5 4
b. En déduire le nombre dérivé f ′ ( 2 ) .
Conclusion : le point B a pour coordonnées ( 3, 25;0 ) .
c. Déterminer les coordonnées du point B.
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Le corrigé
Ta tangente par la racine (remix)
a) f ( 2 ) = 22 + 5 = 4 + 5 = 9 = 3
Le contexte
Autre exercice où il s'agit (encore) de déterminer le nombre dérivé d'une fonction racine. b) Pour tout réel non nul h, nous pouvons écrire :
   
( 2 + h )2 + 5 − 3  ( 2 + h ) + 5 − 3  ×  ( 2 + h ) + 5 + 3 
2 2
L'énoncé f (2 + h) − 3
= =
La fonction f est définie pour tout réel x par : h h  
h ×  ( 2 + h) + 5 + 3
2
f ( x ) = x2 + 5  
2
 
 (2 + h) + 5  − 3
2 2
a) Calculer l'image de 2 par la fonction f.
  4 + 4h + h 2 + 5 − 9
= =
   
f (2 + h) − 3 h ×  ( 2 + h ) + 5 + 3  h ×  4 + 4h + h + 5 + 3 
2 2
4+h
b) Démontrer que pour tout réel h, on a : =    
h 2
h + 4h + 9 + 3
4h + h 2 h × (4 + h) 4+h
= = =
c) Sur le graphique ci-dessous, on a tracé dans un repère orthogonal la courbe C f ( ) h ×  h 2 + 4h + 9 + 3  h ×  h2 + 4h + 9 + 3  h 2 + 4h + 9 + 3
   
représentant la fonction f ainsi que la tangente T2 à cette même courbe en son point A
d'abscisse 2. f ( 2 + h) − f ( 2)
y c.1) Le nombre dérivé f ′ ( 2 ) est la limite du quotient lorsque h tend
h
vers 0. Ainsi :
f ( 2 + h) − f ( 2)
f ′ ( 2 ) = lim
h →0 h
4+h 4+0
(C f ) A = lim
h →0 2
=
2
=
4
9 +3
=
4 2
=
6 3
h + 4h + 9 + 3 0 + 4×0 + 9 + 3

T2 c.2) Le nombre dérivé f ′ ( 2 ) est aussi le coefficient directeur de la tangente T2 .


B 2
Par conséquent, son équation réduite est de la forme y = x+ p.
3
L'ordonnée à l'origine p se trouve en utilisant le point A ( 2;3) appartient à la tangente T2 :
2 2 2 9 4 5
A ∈ T2 ⇔ yA = × xA + p ⇔ p = yA − × xA = 3 − × 2 = − =
x 3 3 3 3 3 3
1. Déterminer le nombre dérivé f ′ ( 2 ) . Donc l'équation réduite de la tangente T2 est y =
2
x+
5
3 3
2. En déduire les coordonnées du point B qui est l'intersection de la tangente T2 et
Le point B appartenant à l'axe ( Oy ) , son abscisse est égale à 0.
de l'axe des ordonnées ( Oy ) .
B appartenant aussi à la tangente T2 , son ordonnée est égale à l'ordonnée à l'origine 5 / 3 .
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b) Résoudre les équations suivantes :
La courbe et ses tangentes f ( x) = 0 f ′( x) = 0
Le contexte
1
Un exercice de lecture graphique sur les images et antécédents, les tangentes à une courbe c) La fonction g est l'inverse de la fonction f. Nous avons donc g ( x ) =
et la dérivation. f ( x)
Donner les valeurs de g (1) et g ′ (1) .
L'énoncé

( ) a été
f est une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [1;10] dont la courbe C f Le corrigé
tracée sur le graphique ci-dessous : a) f (1) est l'ordonnée du point de la courbe C f ( ) d'abscisse 1. Donc f (1) = 3
y ∆y +1 1
f ′ ( 5 ) est le coefficient directeur de la tangente T5 . Donc f ′ ( 5 ) = ≈ =
T1 ∆x +6 6
4
( ) d'abscisse 7. Ainsi f ( 7 ) = 1 .
f ( 7 ) est l'ordonnée du point de la courbe C f

f ( 5) est l'ordonnée du point de la courbe ( C f ) d'abscisse 5. Par conséquent, f ( 5) = 0


3

∆y −3
2 f ′ (10 ) est le coefficient directeur de la tangente T10 . Ainsi f ′ (10 ) = ≈ = −3
∆x +1
T5
∆y + 2
1 f ′ ( 7 ) est le coefficient directeur de la tangente T7 . D'où f ′ ( 7 ) = ≈ =2
∆x + 1
x
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 b) Les solutions de l'équation f ( x ) = 0 sont les abscisses des points d'intersection de la

-1 ( ) avec l'axe des abscisses ( Ox ) . Ainsi :


courbe C f
f ( x) = 0 ⇔ x=2 ou x=5
-2
T10
 Les solutions de l'équation f ′ ( x ) = 0 sont les abscisses des points de la courbe C f ( )
-3 (C f ) T7 où les tangentes sont horizontales. Ainsi :
f ′ ( x ) = 0 ⇔ x ≈ 3 ou x ≈ 8, 5 ou x ≈ 5, 3
( )
On a également tracé les tangentes T1 , T5 , T7 et T10 à la courbe C f .

Eventuellement...
Formule de
On répondra aux questions posées à partir du graphique avec toute la précision permise dérivation de 1/u.
par celui-ci. Aucune justification n'est demandée. c) La fonction g étant l'inverse de la fonction f, nous pouvons écrire :
1 1 f ′ (1) −2,5 2,5 5
g (1) = = g ′ (1) = − ≈− = =
a) Donner les valeurs des nombres suivants : f (1) 3  f (1) 
2
32 9 18
f (1) = f ′ ( 5) = f (7) =

f ( 5) = f ′ (10 ) = f ′ (7) =
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Nos très chaires études c) La fonction h est définie sur l'ensemble [ 0; +∞[ par :
h ( x ) = (6 − 2x ) × x
Le contexte 1. Pourquoi la fonction h n'est-elle pas définie sur  ?
Ce problème constitué de trois sous-parties indépendantes consiste en trois études (limites, 2. Calculer les images h ( 0 ) et h (1) .
dérivée, variations) de trois fonctions polynomiale, rationnelle et produit affine/racine.
3. Déterminer la limite de h ( x ) lorsque x tend vers +∞ .
L'énoncé 4. En dérivant la fonction h, montrer que pour tout réel x ∈ ]0; +∞[ , on a :
Cet exercice est composé de trois sous parties indépendantes. −3x + 3
h′ ( x ) =
x
a) La fonction f est définie sur  par : 5. En déduire le tableau de variation de la fonction h.
f ( x ) = − x3 + 3 x 2 − 5 x + 3 6. m étant un réel quelconque, combien l'équation h ( x ) = m admet-elle de solutions

1. Déterminer les limites de f ( x ) lorsque x tend vers −∞ , puis vers +∞ . dans l'ensemble [ 0; +∞[ ? On pourra envisager plusieurs cas suivant la valeur de
m.
2. Calculer la dérivée f ′ ( x ) .
Le corrigé
3. Montrer que la fonction f est strictement décroissante sur .
a.1) Aux infinis, le polynôme f ( x ) se comporte comme son terme dominant − x3 .
4. Calculer l'image f (1) .
lim f ( x ) = lim − x3 = − ( −∞ ) = +∞
5. Résoudre dans  l'équation f ( x ) = 0 . x →−∞ x →−∞
lim f ( x ) = lim − x3 = − ( +∞ ) = −∞
x →+∞ x →+∞
b) La fonction g est définie sur l'ensemble ]−∞;1[ ∪ ]1; +∞[ par :
a.2) La fonction f est dérivable sur  (comme tout polynôme) et pour tour réel x, nous
4 x2 − x + 6
g ( x) = avons :
x −1
1. Pourquoi la fonction g n'est-elle pas définie sur  ? ( ) ′
f ′ ( x ) = − x 3 + 3 x 2 − 5 x + 3 = − 3 x 2 + 3 × 2 x − 5 × 1 + 0 = −3 x 2 + 6 x − 5
 1 5
2. En calculant ces images, vérifier que g  −  = −5 et g   = 19 .
 2 2 a.3) Le signe de la dérivée f ′ ( x ) va nous donner les variations de la fonction f.
3. Déterminer les limites de g ( x ) lorsque x tend vers −∞ , puis lorsque x tend vers Or cette dérivée f ′ ( x ) est une forme du second degré. Calculons son discriminant :
+∞ . ∆ f ′( x ) = 62 − 4 × ( −3) × ( −5 ) = 36 − 60 = −24
4. Déterminer les limites de g ( x ) lorsque x tend vers 1 par gauche, puis lorsque x
tend vers 1 par la droite. Comme son discriminant est négatif, alors la dérivée f ′ ( x ) = −3x 2 + 6 x − 5 est toujours
5. En dérivant la fonction g, montrer que pour tout réel x ∈  \ {1} , on a : du signe de son coefficient dominant −3 , donc toujours négative.
( 2 x + 1) × ( 2 x − 5 ) Conclusion : la dérivée f ′ ( x ) étant toujours négative sur , la fonction f est strictement
g′( x) = décroissante sur ce même ensemble.
( x − 1)2
6. En déduire le tableau de variation de la fonction g.
7. Résoudre dans  \ {1} l'équation g ( x ) = 0 .
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a.4) Calculons l'image de 1 par la fonction f. Quant au dénominateur, son tableau de signe est le suivant :
f (1) = −13 + 3 × 12 − 5 × 1 + 3 = −1 + 3 − 5 + 3 = 0 Gauche Droite
x −∞ 
→ 1 ←
 +∞
a.5) D'après la question précédente, 1 est une x −∞ 1 +∞ x −1 – 0 +
des solutions de l'équation f ( x ) = 0 .
Comme la fonction f est strictement f ′( x) – Nous en déduisons :
décroissante sur ]−∞; +∞[ , alors elle ne passe +∞ Limite à gauche de 1 Limite à droite de 1
(au mieux) qu'une seule fois par le niveau 0.
Conclusion : l'équation f ( x ) = 0 n'a qu'une
f
 0
lim g ( x ) =
x →1 −
0
9

= −∞ lim g ( x ) =
x →1 +
9
0+
= +∞

seule solution dans  qui est 1.


 −∞
b.4) La fonction g est le quotient des fonctions :
u ( x ) = 4 x2 − x + 6 v ( x) = x −1
b.1) La fonction g est un quotient de deux fonctions définies sur  mais qui ne peut exister u′ ( x ) = 4 × 2x − 1 + 0 = 8x − 1 v′ ( x ) = 1
que si son dénominateur x − 1 est non nul, c'est-à-dire que si x ≠ 1 . Dérivable sur  Dérivable sur  et non nulle sur  \ {1}
C'est pour cela que la fonction g n'est définie que sur  \ {1} .
u
Donc la fonction g = est dérivable sur  \ {1} et pour tout réel x de cet ensemble :
b.1) Calculons les images demandées : v

 1  1
2
1 1 15 u ′ × v − v′ × u (8 x − 1) × ( x − 1) − 1× ( 4 x 2 − x + 6 )
4× −  −  −  + 6 4 × + + 6 g′( x) = =
 1  2  2 15
g −  = =
4 2
=
2
= = −5 v2 ( x − 1)2
 2  1 −
3

3 −3

 2 − 1 A r
factorise
  2 2 2 2 2
8x − 8x − x + 1 − 4 x + x − 6 4 x − 8 x −On5 peut aussi calculer le
2 = =
5 5 25 5 57
4×  −   + 6 4 × − + 6 ( x − 1)2 ( x − 1)2 discriminant du numérateur
ou développer (2x+1)(2x+5)
5    
2 2 4 2 2 57
g  = = = = = 19 
Début .
d'une identité.. ...remarquable
 
2 5 3 3 3
− 1
2
  2 2
=
(2x) 2
− 2 × 2x × 2 − 5
=
( 2 x − 2 )2 − 4 − 5 = ( 2 x − 2 )2 − 9
( x − 1)2 ( x − 1)2 ( x − 1)2
2
4x − x + 6 ( a −b )   ( a +b ) 
b.2) Aux infinis, la fonction rationnelle g ( x ) = se comporte comme le a 2 −b2
 
x −1 ( 2 x − 2 ) − 3 × ( 2 x − 2 ) − 3
=
( 2 x − 2 ) − 32 =
2
4 x2 4 x × x
quotient de ses termes dominants
x
=
x
= 4x . Il vient alors : ( x − 1)2 ( x − 1)2
lim g ( x ) = lim 4 x = 4 × ( −∞ ) = −∞ =
( 2 x − 5) × ( 2 x + 1)
x →−∞ x →−∞
( x − 1)2
lim g ( x ) = lim 4 x = 4 × ( +∞ ) = +∞
x →+∞ x →+∞

b.3) Quand x tend vers 1, le numérateur 4 x 2 − x + 6 tend vers 4 × 12 − 1 + 6 = 4 − 1 + 6 = 9


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b.5) Le signe de la dérivée g ′ ( x ) nous donne les variations de la fonction g. c.3) Lorsque x tend vers +∞ , la fonction racine x tend aussi vers +∞ ...à son rythme !
Il vient alors :
lim h ( x ) = lim ( 6 − 2 x ) × x = ( 6 − 2 × ( +∞ ) ) × ( +∞ ) = ( −∞ ) × ( +∞ ) = −∞
1 5
x −∞ − 1 +∞
2 2 x →+∞ x →+∞

2.x + 1 – 0 + + +
c.4) La fonction h est le produit des fonctions :
2.x - 5 – – – 0 + u ( x) = 6 − 2x v ( x) = x

( x − 1)2
+ + 0 + + u ′ ( x ) = −2
(
v′ ( x ) = 1/ 2 x )
Dérivable sur 
g′( x) + 0 – – 0 + Dérivable sur ]0; +∞[

−5 +∞ +∞ Donc h est (seulement) dérivable sur l'intervalle ]0; +∞[ et pour tout réel x > 0 , on a :
h′ ( x ) = u ′ × v + v′ × u
g
    = ( −2 ) × x +
1
× (6 − 2x) =
−2 x
+
3− x
=
3 − 3x
−∞ −∞ 19 2× x x x x

b.6) D'après le tableau de variations précédent, 0 n'a aucun antécédent par la fonction g
c.5) Le numérateur −3x + 3 est un facteur affine qui s'annule en 1 et dont le coefficient
dans l'intervalle ]−∞;1[ où le maximum est −5 , ni aucun antécédent dans ]1; +∞[ où le directeur −3 est négatif.
minimum est 19.
La racine x est positive quand elle n'est pas nulle en 0
Conclusion : l'équation g ( x ) = 0 n'a pas de solution dans  \ {1} .
Encore une fois, c'est le signe de la dérivée h′ ( x ) qui nous donne les variations de la
fonction h.
Une autre méthode : en résolvant de manière effective l'équation
Quotient nul
 Dénominateur

Numérateur nul non nul x 0 1 +∞
2 
4x − x + 6
g ( x) = 0 ⇔ =0 ⇔ 2
4x − x + 6 = 0 et x −1 ≠ 0 −3 x + 3 + 0 –
x −1
∆ = ( −1) − 4 × 4 × 6
2 x ≠1
x + +
= −95 négatif
g′( x) + 0 –
Aucune solution !
4
c.1) La fonction h est le produit de la fonction affine 6 − 2x qui est définie sur  et de la
fonction racine carrée x qui n'est définie que sur [ 0; +∞[ .
g
 
C'est pour cela que h n'est définie que pour les réels positifs ou nuls. 0 −∞

c.2) Calculons l'image de 0 par la fonction h. c.6) Vu le tableau de variation de h, nous pouvons en déduire :
h (0) = (6 − 2 × 0) × 0 = 6 × 0 = 0 Si m>5 alors l'équation h ( x ) = m n'a aucune solution.
Si m=5 alors l'équation h ( x ) = 5 a une solution qui est 1.
h (1) = ( 6 − 2 × 1) × 1 = 4 × 1 = 4
Si 0≤m<5 alors l'équation h ( x ) = m a deux solutions situées dans [ 0;3] .
Si m<0 alors l'équation h ( x ) = m a une seule solution située dans ]3; +∞[ .
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b) Démontrer que 4 × AG + 5 × EG = o .
En déduire que le point G appartient à la droite (AE).
Géométrie
F est le point du segment [AB] situé à trois centimètres de A.
Réminiscences barycentriques c) Démontrer que le point G appartient à la droite (CF).
Construire le point G sur la figure ci-dessus.
Le contexte
Cet exercice de calcul vectoriel de début d'année peut être traité en seconde. En arrière- Le corrigé
plan et sans le dire, il est question de barycentre, notion aujourd'hui disparue.
a) Tout ce que nous savons du point E, c'est qu'il vérifie l'égalité vectorielle :
        
L'énoncé 3 × BE + 2 × CE = o ⇔ 3 × BE + 2
× CB + 2 × BE = o ⇔ 5 × BE = 2 × BC

2×CE
C'est la relation de Chasles
dans le sens décomposition...
 2 
Sur la figure ci-dessous, ABC est un triangle tel que : ⇔ BE = × BC
AB = 7cm AC = 6cm BC = 5cm 5
Conclusion : le point E se trouve aux deux cinquièmes du segment [BC] à partir de B.

b) Pour obtenir la relation en question, nous allons faire émerger le point E dans la relation
vectorielle définissant le point G.
         
C 4 × AG + 3 × BG + 2 × CG = o ⇔ 4 × AG + 3
× BE + 2 × EG + 2
× CE + 2 × EG=o
 
3×BG 2×CG
Encore Chasles dans le sens     
décomposition... ⇔ 4 × AG + 5 × EG + 3×
BE+
2 × CE = o
 
=o
d'après ce qui précède
Voilà la relation recherchée.     5 
Allons un peu plus loin ! ⇔ 4 × AG + 5 × EG = o ⇔ AG = − × EG
4
 
Conclusion : comme les vecteurs AG et EG sont colinéaires, alors les points A, E et G
sont alignés. Autrement dit, le point G se situe la droite (AE).
A B  3   4 
c) Le point F vérifie les relations vectorielles : AF = × AB ou BF = × BA
F 7 7
Introduisons le point F dans la relation définissant le point G.
         
4 × AG + 3 × BG + 2 × CG = o ⇔ 4
× AF + 4 × FG + 3 × BF
  + 3 × FG + 2 × CG =o
Le point E est défini par la relation vectorielle :  
   4×AG 3×BG
3 × BE + 2 × CE = o     
Une autre égalité ⇔ 4 × AF + 3 × BF + 7 × FG + 2 × CG = o
  définissant F est :
a) Exprimer le vecteur BE en fonction du vecteur BC .
   4 × 3  3 × 4    
4× AF + 3 × BF = o ⇔ × AB + × BA + 7 × FG + 2 × CG = o
Placer le point E sur la figure. D'ailleurs, on la retrouve 7 7
dans le raisonnement.  2 
Le point G est défini par la relation vectorielle : ⇔ FG = − × CG
    7
4 × AG + 3 × BG + 2 × CG = o
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 15 sur 51
 
Conclusion : comme les vecteurs FG et CG sont colinéaires, alors les points G appartient Classiques triangulaires
aussi à la droite (CF).
On construit le point G comme étant l'intersection des droites (AE) et (CF).
Le contexte
De la même façon, on prouve que G appartient à la droite (BD).
En fait, tout cela est une affaire de barycentres... Ce problème de géométrie analytique de début d'année fait appel à tous les outils
classiques du chapitre : calcul vectoriel sur les coordonnées, déterminant, produit scalaire,
A l'issue de l'exercice, la figure est la suivante : équations de droite.
En arrière-fond, il est question de droite d'Euler d'un triangle et de symétriques de
C l'orthocentre qui appartiennent au cercle circonscrit...

L'énoncé
 
( )
Sur la figure ci-contre, le plan est rapporté à un repère orthonormé direct O; i , j dans
lequel on a placé les points :
E
D  5 1
A ( −2; 4 ) B ( −1; −1) C ( 5;1) H − ;− 
G  8 8

A B a) On appelle G le point défini par la relation vectorielle :


   
AG + BG + CG = o
F Les points I, J et K sont les milieux respectifs des côtés [AB], [BC] et [CA].
1. Sans utiliser de coordonnées de vecteurs ou de points, démontrer à l'aide d'un
 
calcul vectoriel que les vecteurs AG et JG sont colinéaires.
2. Déterminer les coordonnées du point G, puis celle du milieu I.
3. Démontrer que les point C, G et I sont alignés.
4. Conclure en disant ce qu'est le point G pour le triangle ABC.

b) On appelle d la droite dont une équation est 7 x − 3 y = 3 .


1. Démontrer que la droite d est la médiatrice du segment [AC].
2. Déterminer une équation cartésienne de la droite ∆ qui est la médiatrice du
segment [BC].
3. Justifier que les droites d et ∆ sont sécantes.
4. Déterminer les coordonnées du point d'intersection Ω des droites d et ∆.
5. Conclure en disant ce qu'est le point Ω pour le triangle ABC.

c) On appelle d' la droite parallèle à la droite d passant par le point B.


1. Les droites (AB) et (CH) sont-elles perpendiculaires ? On justifiera sa réponse.
2. Déterminer une équation de la droite d'.
3. Le point H appartient-il à la droite d' ? On justifiera sa réponse.
4. Conclure en disant ce qu'est le point H pour le triangle ABC.

d) Démontrer que les points G, Ω et H sont alignés.


Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 16 sur 51
e) Dans ces questions, le mieux est de travailler avec des valeurs décimales. Le corrigé
On appelle L le symétrique orthogonal du point H par rapport à l'axe (BC).  
1. Déterminer les coordonnées du point N qui est l'intersection de la droite (AH) et a.1) Le point J étant le milieu du segment [BC], les vecteurs JB et JC sont opposés. Par
 
de la droite (BC). conséquent, la somme de leurs opposés BJ + CJ est nulle
2. En déduire les coordonnées du point L. Intéressons-nous à la relation vectorielle définissant G en y introduisant le milieu J.
3. Le point L appartient-il à la droite d ? On justifiera sa réponse.               
AG + BG + CG = o ⇔ AG + BJ + JG
  + CJ + JG
  = o ⇔ AG + 2 × JG + BJ  +
CJ=o
4. Le point L appartient-il au cercle circonscrit au triangle ABC ? On justifiera sa   
BG CG =o
réponse. Gràcies,     
senyor Chasles ! ⇔ AG + 2 × JG = o ⇔ AG = −2 × JG
 
y Conclusion : comme les vecteurs AG et JG sont colinéaires, alors le point G appartient à
la médiane (AJ).

a.2) Déterminons les coordonnées du point G. Ce dernier est défini par la relation :
     x + 2   xG + 1   xG − 5   0 
AG + BG + CG = o ⇔  G + + = 
 yG − 4   yG + 1  yG − 1   0 
On remplace les Vecteurs égaux Abscisses Ordonnées
 
vecteurs par leurs égales 
  égales 

coordonnées...  3 x − 2    0
⇔  G =
   ⇔ 3 xG − 2 = 0 et 3 yG −4 = 0
A  3 yG − 4   0  2 4
xG = yG =
3 3
 Le point I étant le milieu du segment [AB], ses coordonnées sont données par la
formule :
x + xB ( −2 ) + ( −1) 3 y + yB 4 + ( −1) 3
xI = A = =− et yI = A = =
C 2 2 2 2 2 2

j   2 / 3 − 5 = −13 / 3    −3 / 2 − 5 = −13 / 2 
H a.3) Les vecteurs CG   et C I   sont-ils colinéaires ?
x
O
  4 / 3 −1 = 1 / 3   3 / 2 −1 = 1 / 2 
i
Pour le savoir, calculons leur déterminant.
  −13 / 3 −13 / 2 13 1 1  13 
B (
det CG, CI = ) 1/ 3 1/ 2
= − × − ×−  = − + = 0
3 2 3  2
13 13
6 6
 
Conclusion : leur déterminant étant nul, les vecteurs CG et CI sont colinéaires. Par
conséquent, les points C, G et I sont alignés. Ainsi, le point G appartient-il aussi à la
médiane (CI).

a.4) Le point G appartenant à deux des trois médianes du triangle ABC, il en est le centre
de gravité.
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b.1) La médiatrice du côté [AC] est la droite qui coupe le segment [AC] en son milieu K. A partir de l'équation (2), on exprime yΩ en fonction de xΩ .
Deux choses sont à établir quant à la droite d : (2) 3xΩ + yΩ = 6 ⇔ yΩ = 6 − 3xΩ
 La droite d est-elle perpendiculaire au segment [AC] ?
 7  Puis, on remplace yΩ par ce qu'il vaut en xΩ dans l'équation (1).
D'après son équation 7 x − 3 y − 3 = 0 , un vecteur normal de d est n   .
 −3  7 xΩ − 3 yΩ = 3 ⇔ 7 xΩ − 3 × ( 6 − 3 xΩ ) = 3 ⇔ 7 xΩ − 18 + 9 xΩ = 3
  5 − ( −2 ) = 7  ⇔ 16 xΩ = 21 ⇔ xΩ =
21
= 1,3125
Et comme par bonheur, il s'agit du vecteur AC  . 16
 1− 4 = 3 
 Nous en déduisons pour l'ordonnée de Ω :
Sous-conclusion : AC étant un vecteur normal de d, la droite d est 21 96 63 33
perpendiculaire à la droite (AC). yΩ = 6 − 3xΩ = 6 − 3 × = − = = 2, 0625
 La droite d coupe-t-elle le segment [AC] en son milieu K. 16 16 16 16
Les coordonnées du milieu K du segment [AC] sont données par la formule :  21 33 
Conclusion : le point Ω a pour coordonnées  ;  .
x + xC ( −2 ) + 5 3 y + yC 4 + 1 5  16 16 
xK = A = = et yK = A = =
2 2 2 2 2 2
A présent, regardons si les coordonnées de K vérifient l'équation de la droite d. b.4) Ω étant le point d'intersection de deux des trois médiatrices du triangle ABC, il est le
7 xK − 3 yK = 7 × 1,5 − 3 × 2,5 = 10,5 − 7,5 = 3 centre du cercle qui y est circonscrit.
Donc le point K appartient à la droite d.
  −5 / 8 − 5 = −45 / 8    1 
Conclusion : la droite d est la médiatrice du segment [AC]. c.1) Calculons le produit scalaire des vecteurs CH   et AB   .
 −1 / 8 − 1 = −9 / 8   −5 
  6    −45 −9 45 45
b.2) La médiatrice ∆ passe par le milieu J ( 2;0 ) et a pour vecteur normal BC   . CH ⋅ AB = ×1 + × ( −5 ) = − + =0
 2 8 8 8

8

  x − 2    6  Leur produit scalaire étant nul, les vecteurs directeurs CH et AB sont orthogonaux.
M ( x; y ) ∈ ∆ ⇔ Les vecteurs JM   et BC   sont orthogonaux Conclusion : les droites (CH) et (AB) sont perpendiculaires. Par conséquent, la droite (CH)
 y   2
est la hauteur du triangle ABC issue de C.
   x − 2  6   7 
⇔ JM ⋅ BC = 0 ⇔  ⋅  = 0 ⇔ ( x − 2) × 6 + y × 2 = 0 Même vecteur normal AC   .
 y   2 c.2) Une équation de la droite d étant 7 x − 3 y = 3 ,  -3 
⇔ 6 x − 12 + 2 y = 0 ⇔ 3x + y − 6 = 0
÷2


une équation de sa parallèle d' est de la forme 7 x − 3 y = Cste .
Conclusion : une équation de la droite ∆ est 3 x + y = 6 . Reste à déterminer la constante Cste. Comme le point B appartient à la droite d', alors les
coordonnées du premier vérifient l'équation de la seconde. Il vient :
 
b.3) Leurs vecteurs normaux AC et BC n'étant pas colinéaires, les droites d et ∆ ne sont 7 xB − 3 yB = Cste ⇔ 7 × ( −1) − 3 × ( −1) = Cste ⇔ Cste = −7 + 3 = −4
pas parallèles mais sécantes en un point qui va être baptisé Ω. Conclusion : une équation de la parallèle d' est 7 x − 3 y + 4 = 0 .
La droite d' étant parallèle à la médiatrice d, elle est de fait perpendiculaire au côté [AC].
b.4) Les coordonnées du point d'intersection Ω sont les solutions du système. Donc la droite d' est la hauteur du triangle ABC issue de B.
Ω ∈ d ⇔ 7 xΩ − 3 yΩ = 3 (1)
c.3) Les coordonnées du point H vérifient-elles notre équation de d' ?
Ω∈∆ ⇔ 3xΩ + yΩ = 6 (2)
 5  1 35 3 32
Ce système peut se résoudre par combinaisons linéaires mais nous optons pour la 7 xH − 3 yH + 4 = 7 ×  −  − 3 ×  −  + 4 = − + + 4 = − + 4 = −4 + 4 = 0
substitution.  8   8  8 8 8
Conclusion : le point H appartient à la droite d'.
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c.4) Etant le point d'intersection de deux des trois hauteurs du triangle ABC, H est e.2) Le point L est aussi le symétrique du point H par rapport à N. Donc tout ce petit
l'orthocentre de ce dernier. monde vérifie la relation vectorielle :
Abscisses
 égales
 Ordonnées
égal
es
d) Calculons les coordonnées des vecteurs :
   xL + 0, 4   −0, 4 + 0, 625 
NL = LH ⇔  =  ⇔ xL = −0,175 et yL = −1, 475
5 2 15 16 31 21 2 63 32 31  yL + 0,8   −0,8 + 0,125 
 xGH = − 8 − 3 = − 24 − 24 = − 24  xGΩ = 16 − 3 = 48 − 48 = 48
 
GH GΩ e.3) Les coordonnées du point L vérifient-elle l'équation de la droite d ?
1 4 3 32 35  = 33 − 4 = 99 − 64 = 35
yGH = − − = −
 − =− yG Ω 16 3 7 xL − 3 yL = 7 × ( −0,175 ) − 3 × ( −1, 475) = 3, 2 ≠ 3
8 3 24 24 24 48 48 48
Nous pourrions calculer le déterminant de ces deux vecteurs mais leurs coordonnées nous Ses coordonnées n'en vérifiant pas l'équation, le point L n'appartient par à la droite d.
permettent d'affirmer :
1   e.4) Le cercle circonscrit au triangle ABC a pour centre Ω (1,3125; 2, 0625 ) et passe par le
− × GH = GΩ
2 point A ( −2; 4 ) . Son rayon est donc donné par :
 
Conclusion : les vecteurs GH et GΩ étant colinéaires, nous en déduisons que le centre de
gravité G, l'orthocentre H et le centre Ω du cercle circonscrit au triangle ABC sont alignés rayon = ΩA = ( −2 − 1,3125)2 + ( 4 − 2, 0625)2 = 14, 7265625
sur une droite appelée droite d'Euler. Quelque soit le triangle, il en est toujours ainsi ! Calculons la distance ΩL .

e.1) Le point N l'intersection de la hauteur (AH) et de la droite (BC). ΩL = ( −0,175 − 1,3125)2 + ( −1, 745 − 2, 0625)2 = 14, 7265625 = rayon
 
Comme N appartient à la hauteur (AH), alors les vecteurs AN et BC sont orthogonaux : Conclusion : le point L appartient au cercle circonscrit au triangle ABC. En fait, il en va de
même pour chacun des symétriques de l'orthocentre H par rapport aux trois côtés du
   x + 2  6
AN ⋅ BC = 0 ⇔  N  ⋅   = 0 ⇔ ( xN + 2 ) × 6 + ( y N − 4 ) × 2 = 0 triangle.
 yN − 4   2 
⇔ 6 xN + 2 y N + 4 = 0 ⇔ 3 xN + y N + 2 = 0
(1)
 
Ensuite, N appartenant à la droite (BC), les vecteurs BN et BC sont colinéaires :
  xN + 1 6
( )
det BN, BC = 0 ⇔
yN + 1 2
= 0 ⇔ ( xN + 1) × 2 − ( yN + 1) × 6 = 0

⇔ 2 xN − 6 y N − 4 = 0 ⇔ xN − 3 y N − 2 = 0
(2)
Nous aboutissons à un système 2 × 2 que nous résolvons par combinaisons linéaires.
Pour trouver xN , multiplions l'équation (1) Pour déterminer yN , on multiplie
par 3, puis nous l'additionnerons à (2) afin l'équation (2) par 3, puis on la soustrait à
d'éliminer yN . l'équation (2) de façon à éliminer xN .
×3
(1) → 9 xN + 3 y N + 6 = 0 (1) → 3 xN + y N + 2 = 0
⊕ ⊖
×3
(2) → xN − 3 y N − 2 = 0 (2) → 3xN − 9 y N − 6 = 0
10 xN + 4 = 0 10 yN + 8 = 0
xN = −0, 4 yN = −0,8
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A l'issue de l'exercice, la figure est la suivante :
Les équations tournent en rond
y
Le contexte
Cet exercice de géométrie analytique aborde les équations de droites et de cercles.

L'énoncé
 
A
( )
Sur la figure ci-dessous, le plan est muni d'un repère orthonormé direct O; i , j où ont
été placés les points A, B et E. On a également tracé la droite ∆.
y

K

G
I C
 ∆
j B
H
 x
N O i J

j
B L
 x
O i
d' d ∆ A

E
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a) On appelle ( C ) le cercle de centre A passant par E.   2
a.3) La droite ∆ passe par le point E ( −2; −6 ) et a pour vecteur directeur u   . Ainsi :
1. Déterminer une équation du cercle ( C ) .  3
 
2. Le point B appartient-il au cercle ( C ) ? On justifiera sa réponse. M ( x; y ) ∈ ∆ ⇔ Les vecteurs EM et u sont colinéaires
Déterminer une équation cartésienne de la droite ∆.   x+2 2
3.
4. Déterminer les coordonnées du point F qui est le second point (après E) (
⇔ det EM, u = 0 ⇔ ) y+6 3
=0
d'intersection du cercle ( C ) et de la droite ∆. ⇔ ( x + 2) × 3 − ( y + 6) × 2 = 0 ⇔ 3x − 2 y − 6 = 0

b) On appelle ( Γ ) l'ensemble des points M du plan vérifiant la relation :


a.4) Un des deux points d'intersection du cercle ( C ) et de la droite ∆ est E ( −2; −6 ) .
2 × AM 2 + 3 × EM 2 = 75 On appelle F ( xF ; yF ) l'autre point d'intersection.
1. En appelant ( x; y ) les coordonnées du point M, établir la relation :
Comme F ∈ ∆ , alors 3xF − 2 yF − 6 = 0 ⇔ 3xF − 6 = 2 yF ⇔ yF = 1,5 × xF − 3
2 × AM 2 + 3 × EM 2 = 5 x 2 + 5 y 2 + 20 x + 40 y + 130
Ensuite, comme F fait aussi partie du cercle ( C ) , alors ses coordonnées vérifient :
En déduire la nature et les éléments caractéristiques de l'ensemble ( Γ ) .
( xF + 2 )2 + ( yF + 1)2 = 25 ⇒ ( xF + 2 )2 + (1,5 × xF − 3 + 1)2 = 25
⇒ xF2 + 4 xF + 4 + 2, 25 × xF2 − 6 xF + 4 = 25
Le corrigé
⇒ 3, 25 × xF2 − 2 xF − 17 = 0
a.1) La première chose à faire est de calculer le rayon de ce cercle ( C ) de centre A et
Calculons le discriminant de cette dernière équation qui est du second degré.
 0
∆ = ( −2 ) − 4 × 3, 25 × 17 = 225 = 152
2
passant par le point E. Les coordonnées du vecteur AE étant   , il vient :
 −5 
Comme son discriminant est positif, alors cette équation a deux solutions distinctes :
rayon du cercle ( C ) = AE = 4 + 3 = 16 + 9 = 25 = 5
2 2
− ( −2 ) − 15 −13 − ( −2 ) + 15 17 34
xF = = = −2 et xF = = =
Le cercle ( C ) est l'ensemble des points M du plan dont la distance à A est égale à 5. Ainsi 2 × 3, 25 6,5 2 × 3, 25 6,5 13
M ( x; y ) ∈ ( C ) ⇔ AM = 5 d'où yF = 1,5 × ( −2 ) − 3 = −6 34 12
 d'où yF = 1,5 × − 3 =
C'est le point E 13 13
  x + 2 
⇔ AM 2 = 25 ⇔ ( x + 2 )2 + ( y + 1)2 = 25 
Voilà le point F !
car AM   2 2
 y +1 ⇔ x + 4 x + 4 + y + 2 y + 1 − 25 = 0 Une équation de (C).
2 2    x + 2  x + 2
⇔ x + y + 4 x + 2 y − 20 = 0 b.1) Les vecteurs AM et EM ayant pour coordonnées respectives   et  ,
Une autre équation de (C).  y +1  y + 6
nous pouvons écrire :
a.2) Regardons si les coordonnées de B vérifient l'une des deux équations de ( C ) .
2 × AM 2 + 3 × EM 2 = 2 × ( x + 2 ) + ( y + 1)  + 3 × ( x + 2 ) + ( y + 6 ) 
2 2 2 2
( xB + 2 )2 + ( yB + 1)2 = ( 2 + 2 )2 + ( 2 + 1)2 = 42 + 32 = 16 + 9 = 25    

Conclusion : ses coordonnées en vérifiant l'équation, le point B appartient au cercle ( C ) . = 2 ×  x 2 + 4 x + 4 + y 2 + 2 y + 1 + 3 ×  x 2 + 4 x + 4 + y 2 + 12 y + 36


   
= 2 x 2 + 8 x + 8 + 2 y 2 + 4 y + 2 + 3x 2 + 12 x + 12 + 3 y 2 + 36 y + 108
= 5 x 2 + 5 y 2 + 20 x + 40 y + 130
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 21 sur 51
b.2) En utilisant ce qui vient d'être fait, la relation définissant l'ensemble ( Γ ) devient :
2 × AM 2 + 3 × EM 2 = 50 ⇔ 5 x 2 + 5 y 2 + 20 x + 40 y + 130 = 75
⇔ x 2 + y 2 + 4 x + 8 y + 26 = 15
x 2 + 4x + y 2 + 8 y + 11 = 0
⇔ 

On appelle G
⇔ (
x + 2 ) − 4 + ( x + 4 ) − 16 + 11 = 0
2

 
2
le point de
coordonnées ( −2; −4 )
⇔ ( x + 2 )2 + ( x + 4 )2 = 9 ⇔ GM 2 = 9 ⇔ GM = 3
Conclusion : l'ensemble ( Γ ) est le cercle de centre G ( −2; −4 ) et de rayon 3.
A l'issue de l'exercice, la figure est la suivante :
y


B
(C )

j F
 x
O i
A

(Γ)

E
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 22 sur 51
Si l'on s'intéresse à la part des employés d'une
entreprise gagnant plus de 2800 euros, elle est
Probabilités et statistiques plus grande dans l'entreprise B que dans
Vrai Faux Indécidable

l'entreprise A.
Les stats, c'est vachement chouette ! Fréquences Cumulées Croissantes
1
Le contexte
Cet exercice de statistiques aborde les principaux points du chapitre...sans calculatrice. 0,9

L'énoncé 0,8
Cet exercice est composé de deux sous-parties indépendantes.
0,7
a) Le groupe des «pas courageux» d'une classe de première S a obtenu les notes suivantes
lors du dernier devoir :
4 2 3 5 1
0,6
Calculer la moyenne de cette série statistique, puis montrer qu'une valeur approchée de
son écart-type de cette série statistique est 1,41. 0,5

b) On étudie la répartition des salaires dans deux entreprises A et B. Dans les deux
compagnies, les rémunérations mensuelles s'échelonnent de 1000 à 3200 euros. 0,4
Le polygone des fréquences cumulées croissantes de l'entreprise A et le diagramme en
boite de l'entreprise B sont représentés ci-contre  0,3
1. A partir des deux graphiques, déterminer les médianes, quartiles et moyennes de
ces deux séries statistiques. 0,2
2. Voici cinq affirmations. Pour chacune d'entre elles, indiquer si elle est vraie,
fausse ou indécidable (c'est-à-dire que l'on ne peut pas se prononcer).
0,1
Aucune justification n'est demandée.
Dans l'entreprise A, le nombre d'employés
gagnant moins de 1500 euros est supérieur au Vrai Faux Indécidable 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
nombre d'employés gagnant plus de 2700 euros. Salaire mensuel en euros dans l'entreprise A
Dans l'entreprise B, le nombre d'employés
gagnant moins de 1500 euros est supérieur au Vrai Faux Indécidable
nombre d'employés gagnant plus de 2700 euros.

Le salaire moyen de l'entreprise B est supérieur


Vrai Faux Indécidable
au salaire moyen de l'entreprise A.

Si l'on s'intéresse aux employés gagnant moins 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
de 2000 euros, il y en a plus dans l'entreprise B Vrai Faux Indécidable Salaire mensuel en euros dans l'entreprise B
que dans l'entreprise A.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 23 sur 51
Le corrigé  De même, le diagramme en boite de l'entreprise B nous donne aussi ses indicateurs de
dispersion mais pas sa moyenne !
a) La moyenne, la variance et l'écart-type du groupe «pas courageux» sont donnés par :
4 + 2 + 3 + 5 + 1 15 Q1=2200€ Médiane=2500€
Moyenne = = =3
5 5
42 + 22 + 32 + 52 + 11 16 + 4 + 9 + 25 + 1 55
Variance = − 32 = −9 = − 9 = 11 − 9 = 2 Q3=2800€
5 5 5
Ecart-type = Variance = 2 ≈ 1, 41 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
Salaire mensuel en euros dans l'entreprise B
b.1) Le polygone des fréquences cumulées croissantes de l'entreprise A nous donne ses
indicateurs de dispersion (les quartiles et la médiane) mais pas sa moyenne. b.2) Examinons les différentes affirmations :
 D'après son polygone des fréquences cumulées croissantes, un peu plus de 20%
Fréquences Cumulées Croissantes 1 des employés de l'entreprise A gagnent moins de 1500€ alors qu'un peu moins de
1
9% gagnent plus de 2700€.
0,92 La première affirmation est vraie.
0,9  D'après son diagramme en boite, moins d'un quart (du fait de la position de Q1 )
des employés de l'entreprise B gagnent moins de 1500€ alors que plus d'un quart
0,8 (à cause de la position de Q3 ) gagnent plus de 2700€.
La seconde affirmation est fausse.
Q3
0,7  Il est impossible de déterminer les salaires moyens dans les deux entreprises avec
les données dont nous disposons.
0,6 0,6 La troisième affirmation est indécidable.
 Le terme «il y en a plus» impliquerait que nous connaissions les nombres
d'employés dans les deux entreprises. Ce qui n'est pas le cas.
0,5 La quatrième affirmation est indécidable.
Médiane
 La part des employés de l'entreprise A gagnant plus de 2800€ est d'environ 7%
0,4 selon le polygone des fréquences cumulées croissantes.
Du fait de la position du troisième quartile Q3 et selon le diagramme en boite, la
0,3 part des employés de l'entreprise B gagnant plus de 2800€ est de 25%.
La dernière affirmation est vraie.
Q1
0,2
0,13
0,1
1553 1872 2328

1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
Salaire mensuel en euros dans l'entreprise A
Néanmoins, on peut calculer une moyenne salariale en décumulant le polygone ci-dessus...
Somme des produits fréquence ×Milieu de la classe

Moyenne = 0,13 ×1200 + 0, 47 ×1700 + 0,32 × 2350 + 0, 08 × 2950 ≈ 1708€
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 24 sur 51
Le corrigé
Maths ou brillant ?
a) La situation d'une partie de Question de maths pour gens brillants est la suivante :
Le contexte Le joueur tire une La réponse donnée
question au hasard... est-elle correcte ?
Un exercice classique de probabilité avec un arbre pondéré, la formule des probabilités
totales qui ne dit pas son nom et une loi binomiale pour conclure. C
0,6
L'énoncé Géométrie
La Blancoise des Jeux vient de lancer un nouveau jeu : Question de maths pour gens 0,4
brillants. C
Son principe est le suivant : d'abord, le joueur tire au hasard une question. 1/3 G
Un tiers de ces questions portent sur la géométrie, les deux cinquièmes portent sur
l'analyse et les restantes sur les probabilités.
Des études ont montré que : C
 Le joueur répondait correctement à une question de géométrie dans 60% des cas.
 Le joueur répondait correctement à une question d'analyse dans 65% des cas. 0,65
2/5 Analyse
 Le joueur répondait correctement à une question de probabilités dans 90% des
0,35
cas.
Un joueur se présente pour jouer, la partie commence... C
G
a) Construire un arbre pondéré décrivant la situation d'une partie de Question de maths
pour gens brillants. 4/15
C
b) Etablir que la probabilité que le joueur réponde correctement à une question posée est
0,9
de 0,7. Probabilités
0,1
c) Un joueur décide de jouer dix fois de suite à Question de maths pour gens brillants.
Les dix parties ou questions posées sont considérées comme indépendantes. Le résultat ou C
les conditions d'une partie (question) n'influent pas sur les autres parties (questions). G
On appelle X la variable aléatoire comptabilisant le nombre de questions auxquelles le Quelques précisions :
joueur a apporté une réponse correcte au cours des dix parties. 1 2 15 − 5 − 6 4
 La probabilité d'avoir une question de probabilités est 1 − − = =
1. Quelle est la loi de probabilité de la variable aléatoire X ? On justifiera sa 3 5 15 15
réponse.
2. Déterminer la probabilité que le joueur réponde correctement à exactement sept  L'événement C désigne «la réponse apportée est correcte» et l'événement C «la
questions sur les dix. réponse apportée est fausse».

b) La probabilité de l'événement C est donnée par :


p ( C ) = p ( Géométrie ∩ C ) + p ( Analyse ∩ C ) + p ( Probabilités ∩ C )
1 2 4
= × 0, 6 + × 0, 65 + × 0,9 = 0, 2 + 0, 26 + 0, 24 = 0, 7
3 5 15
Sans le dire, c'est la formule
des probabilités totales qui
s'applique...
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 25 sur 51
c) Chaque question est pour le joueur une épreuve de Bernoulli...
Des lettres pour des chiffres
Succès ou C
0,7 Le contexte
La réponse donnée
est-elle correcte ? 0,3 Cet exercice de probabilité s'ouvre sur un tirage simultané et ses combinaisons (clairement
Echec ou C hors programme) avant de s'orienter sur une variable aléatoire discrète et la manipulation
de son espérance.
Les dix questions forment un schéma de Bernoulli à dix épreuves.
Par conséquent, la variable aléatoire X qui comptabilise le nombre de succès au cours des L'énoncé
dix épreuves suit la loi binomiale B (10;0, 7 ) . Signe de sa grande créativité, La Blancoise des Jeux vient encore de lancer un nouveau
La probabilité que le joueur réponde correctement à exactement sept questions sur les dix jeu : Des lettres pour des chiffres.
est donnée par : Son principe est le suivant. Une urne contient 26 boules indiscernables au toucher sur
10  lesquelles sont marquées les 26 lettres de l'alphabet : une boule, une lettre. Et
p ( X = 7 ) =   × 0, 77 × 0,33 réciproquement !
7 Six de ces vingt-six lettres (ou boules) sont des voyelles (a e i o u y) et les vingt autres des
120 consonnes.
Du fait de la symétrie 10  10 × 9 × 8
des «p parmi n» =   × 0,77 × 0,33 = × 0, 77 × 0,33 ≈ 0, 267 Après s'être acquitté d'une mise de m euros, le joueur tire au hasard et simultanément une
3
  3 × 2 × 1 main de quatre boules. Ainsi, par exemple, les tirages rame, mare et amer désignent-ils la
même main. On ne tient pas compte de l'ordre des lettres.
Le joueur gagne dans trois cas :
A. Si sa main comporte quatre voyelles, alors il gagne 5000€.
B. Si sa main comporte trois voyelles et une consonne, alors il gagne 100€
C. Si sa main comporte deux voyelles et deux consonnes, alors il est remboursé de
sa mise m.
Dans tous les autres cas, il a perdu.

a) En expliquant son calcul, déterminer :


1. Le nombre total de mains.
2. Le nombre de mains favorables au cas A, c'est-à-dire celles composées de quatre
voyelles.
3. Le nombre de mains favorables au cas B, c'est-à-dire celles composées de trois
voyelles et une consonne.
4. Le nombre de mains favorables au cas C, c'est-à-dire celles composées de deux
voyelles et deux consonnes.

b) On appelle X la variable aléatoire égale au gain brut (mise non déduite) exprimé en
euros reçu par le joueur.
Des calculs arrondis au millième ont conduit à la loi de probabilité de la variable aléatoire
X suivante :

Valeur de X 0€ m€ 100€ 5000€


Probabilité 0,781 0,027 0,001
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 26 sur 51
1. Compléter le tableau et vérifier que les probabilités trouvées sont correctes. b.1) La somme des probabilités prises par la variable aléatoire X est égale à 1. Ainsi :
2. Exprimer en fonction de m l'espérance mathématique E ( X ) de la variable 0,781
 0,027  
 0,001 

aléatoire X. p ( X = m ) = 1 − p ( X = 0 ) − p ( X = 100 ) − p ( X = 5000 ) = 0,191


3. La Blancoise des Jeux entend faire un bénéfice de 1,20 euros par joueur. En utilisant les résultats de la question a, on vérifie :
A combien doit-elle fixer la mise m pour parvenir à cet objectif ? 15 3
p ( X = 5000 ) = p ( A ) = = ≈ 0, 001 Les boules étant
14950 2990 indiscernables au
Le corrigé
400 8 toucher, nous
a) D'abord, le tirage des quatre boules étant simultané et sans ordre, chaque main obtenue p ( X = 100 ) = p ( B ) = = ≈ 0, 027 sommes en
14950 299 situation
est une combinaison.
2850 57
p ( X = m ) = p (C) =
d'équiprobabilité.
4 lettres = ≈ 0,191
à choisir
 parmi
 26 14950 299
 26  26 × 25 × 24 × 23
Au total, il y a   = = 14950 mains possibles . b.2) L'espérance mathématique de la variable aléatoire X est donnée par :
4
  4 × 3 × 2 ×1
Passons en revue les trois cas qui conduisent à une main gagnante :
A. Une main avec quatre voyelles
E(X ) =
∑ p ( X = valeur ) × valeur

4 lettres à choisir = 0, 781× 0 + 0,191× m + 0, 027 × 100 + 0, 001× 5000 = 0,191 × m + 7, 7


parmi 
6 voyelles

6 6 ×5× 4 ×3 b.3) Lorsque l'espérance de gain brut est égale à la mise, le jeu est équitable.
Il y a   = = 15 mains favorables à A
4
  4 × 3 × 2 ×1 La Blancoise des Jeux fait un bénéfice de 1,20€ lorsque le joueur perd 1,20€ en moyenne.
B. Une main avec trois voyelles et une consonne Autrement dit, lorsque :
3 lettres à choisir 1 lettre à choisir E ( X ) = m − 1, 20 ⇔ 0,191× m + 7, 7 = m − 1, 2
parmi 
6 voyelles
 parmi 20 consonnes
  −8,9
6  20  6 ×5× 4 ⇔ −0,809 × m = −8,9 ⇔ m = ≈ 11, 00€
Il y a   ×   = × 20 = 400 mains B −0,809
3
  1
  3 × 2 ×1 Conclusion : La Blancoise des Jeux réalise un bénéfice de 1,20€ par joueur lorsque la mise
C. Une main avec deux voyelles et deux consonnes est fixée à 11 euros.
2 lettres à choisir 2 lettre à choisir
parmi 
6 voyelles
 parmi 20
consonnes

6  20  6 × 5 20 × 19
Il y a   ×   = × = 2850 mains C
 2 2 2 ×1 2 ×1
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 27 sur 51

Les trois premiers 3. Exprimer en fonction de m l'espérance mathématique E ( X ) de la variable


aléatoire X.
Le contexte 4. La Blancoise des Jeux souhaite faire un bénéfice de 1,45 euros par partie.
A combien doit-elle fixer la mise m pour parvenir à cet objectif ?
Cet exercice de probabilité reprend tous les trucs des deux précédents : tirage simultané et
combinaisons, variable aléatoire avec espérance mathématique et pour finir un schéma de d) Un joueur décide de jouer sept fois de suite aux Trois Premiers. Chacune de ces sept
Bernoulli avec sa loi binomiale. parties est indépendante des autres.
On appelle Y la variable aléatoire comptabilisant le nombre de parties où le joueur gagne
L'énoncé 100 euros.
Pour la dernière fois de la saison, la trop créative Blancoise des Jeux vient de créer un On arrondira les probabilités demandées au millième près.
nouveau jeu : Les Trois Premiers. 1. Expliquer pourquoi la variable aléatoire Y suit une loi binomiale dont on
Son principe est le suivant. Une urne contient 20 boules indiscernables au toucher et précisera les paramètres.
numérotées de 1 à 20. 2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne exactement 3 parties sur les 7.
Neuf de ces boules portent un entier premier. On rappelle qu'un entier est dit premier s'il 3. Déterminer la probabilité que le joueur ne gagne aucune partie sur les 7.
n'est divisible que par 1 et lui-même. 4. En déduire la probabilité que le joueur gagne au moins une partie sur les 7.
Dans un premier temps, le joueur verse une mise de m euros.
Ensuite, le joueur tire au hasard et simultanément une main de trois boules. Il n'y a pas Le corrigé
d'ordre dans le tirage des trois boules. a) Les neuf entiers premiers compris entre 1 et 20 sont : 1 2 3 5 7 11 13 17 19
Trois cas sont alors possibles :
A. Si les trois boules tirées portent chacune un numéro premier, alors le joueur
gagne 100 euros. b) Le tirage des trois boules étant simultané et sans ordre, chaque main obtenue est une
B. Si, parmi les trois boules tirées, exactement deux portent un numéro premier, combinaison.
3 numéros
alors le joueur est remboursé de sa mise m. à choisir parmi
  20
C. Dans toutes les autres compositions, le joueur perd. 3
 20  20 × 19 × 18
Au total, il y a   = = 1140 mains possibles .
a) Enumérer les neuf entiers premiers compris entre 1 et 20. 3 3 × 2 ×1
Le nombre de mains favorables au cas A, c'est-à-dire composées de trois boules portant
b) En expliquant et en écrivant ses calculs, déterminer : 3 numéros à choisir
1. Le nombre total de mains de trois boules. parmi les
9premiers
2. Le nombre de mains favorables au cas A, c'est-à-dire celles composées de trois 9 9 × 8 × 7 504
boules portant chacune un numéro premier. chacune un numéro premier, est de   = = = 84
 3 3 × 2 ×1 6
3. Le nombre de mains favorables au cas B, c'est-à-dire celles composées de trois
boules dont exactement deux portent un numéro premier. Le nombre de mains favorables au cas B, c'est-à-dire celles ayant deux boules portant un
2 numéros à choisir 1 numéro à choisir
c) On appelle X la variable aléatoire égale au gain net (mise m déduite) exprimé en euros parmi les
9premiers parmi les
 11 autres
reçu par le joueur. 9 11 9 × 8 11
1. Donner les trois valeurs que peut prendre la variable aléatoire X ? numéro premier est,   ×   = × = 36 × 11 = 396
 2 1 2 ×1 1
2. Compléter le tableau ci-dessous donnant la loi de probabilité de la variable
aléatoire X :
c.1) Les trois valeurs prises par la variable aléatoire X sont 100 − m euros.
Valeur de X 100 − m
m−m = 0
Gain net = Gain brut - Mise
Probabilité 0,58 0,07 −m
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c.2) Complété, le tableau donnant la loi de probabilité de X est le suivant : 35
7 7× 6×5
Valeur de X -m 0 100 − m p (Y = 3) =   × 0, 073 × 0,934 = × 0, 073 × 0,934 ≈ 0, 009
 3 3 × 2 ×1
Probabilité 0,58 0,35 0,07
d.3) La probabilité que le joueur ne gagne aucune partie sur les 7 est donnée par :
Quelques précisions :
7
 Un gain net X de 100 − m euros équivaut à obtenir une main de type A. p (Y = 0 ) =   × 0, 070 × 0,937 = 1 × 1× 0,937 ≈ 0, 602
Nombre de mains A 84  0
p ( X = 100 − m ) = p ( A ) = = = 0,07
Nombre total de mains 1140
d.4) «Gagner au moins une partie» est l'événement contraire de «n'en gagner aucune». Par
 Un gain net X de 0 euros équivaut à obtenir une main de type B.
conséquent, nous pouvons écrire :
Nombre de mains B 396
p ( X = 0) = p (B ) = = = 0,35 p (Y ≥ 1) = 1 − p ( Y = 0 ) = 1 − 0, 602 ≈ 0,398
Nombre total de mains 1140
 Un gain net X de − m euros correspond aux mains restantes de type C.
p ( X = −m ) = 1 − p ( X = 0 ) − p ( X = 100 − m ) = 1 − 0,35 − 0, 07 = 0,58

c.3) L'espérance mathématique est donnée par la formule :


E(X ) =
∑ p ( X = valeur ) × valeur

= 0,58 × ( −m ) + 0,35 × 0 + 0, 07 × (100 − m ) = 7 − 0, 65 × m

c.4) La Blancoise des Jeux fait un bénéfice de 1,45€ par joueur lorsque l'espérance de gain
net du joueur sur une partie est de −1, 45€ . Autrement dit, lorsque :
E ( X ) = −1, 45 ⇔ 7 − 0, 65 × m = −1, 45 ⇔ −0, 65 × m = −8, 45
−8, 45
⇔ m= ≈ 13€
−0, 65
Conclusion : La Blancoise des Jeux réalise un bénéfice de 1,45€ par partie lorsque la mise
est fixée à 13 euros.

d.1) Chacune des sept parties est pour le joueur une épreuve de Bernoulli.

Succès ou S
0,07
Il tire trois boules.
Gagne-t-il ? 0,93
Echec ou E

Les sept parties forment un schéma de Bernoulli à sept épreuves


Par conséquent, la variable aléatoire Y qui comptabilise le nombre de succès au cours des
sept épreuves suit la loi binomiale B ( 7; 0, 07 ) .

d.2) La probabilité que le joueur gagne exactement 3 parties sur les 7 est donnée par:
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 29 sur 51
b) On appelle X la variable aléatoire comptabilisant le gain brut que touche le joueur.
Mégamillion, méga pognon ! 1. Quelles sont les valeurs que peut prendre le gain brut X ?
2. Calculer l'espérance mathématique E ( X ) en supposant que le jackpot est de 12
Le contexte
millions de dollars.
Ce problème donné en devoir à la maison traite sur la loterie américaine Megamillion et a 3. En déduire la marge que fait l'entreprise sur chaque ticket.
pour objet la vérification des probabilités de gagner données par l'entreprise sur son site Sur son site, l'entreprise annonce que 50% des sommes collectées sont
web. redistribuées aux joueurs, 35% sont perçues à titre de taxes par les Etats et que les
Il est question de tirages simultanés et donc de combinaisons (hors programme) mais aussi 15% restants correspondent à ses frais de fonctionnement. Est-ce correct ?
de variable aléatoire et d'espérance mathématique.
Le corrigé
L'énoncé
a) D'abord, précisons que le tirage des cinq numéros principaux se fait sans ordre et est
Le Megamillion est une sorte de loto américain où le joueur choisit sur un ticket cinq simultané. Le nombre de tirages possibles est donné par :
numéros principaux compris entre 1 et 56, puis un numéro complémentaire compris entre 5 numéros 1 numéro
1 et 46. principaux à complémentaire
choisir
pa
rmi 56 à choisir
 parmi
 46
Chaque ticket coûte un dollar.
Pour gagner, le joueur doit avoir l'un au moins des cinq numéros principaux avec  56   46  56 × 55 × 54 × 53 × 52
éventuellement le complémentaire.   ×   = × 46 = 175711536
5 1 5 × 4 × 3 × 2 ×1
Sur son site internet http://www.megamillions.com/howto, l'entreprise énonce les cas
gagnants avec leurs probabilités :
Passons en revue les divers tirages gagnants :
 Cinq numéros principaux et le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
5 numéros 1 numéro
principaux à choisir complémentaire
parmi 
les5 bons à choisir 
parmi
 1 bon
 5 1
  ×   = 1× 1 = 1
 5 1
1
Sa probabilité de réalisation est de comme annoncé.
175711536
 Cinq numéros principaux sans le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
5 numéros 1 numéro
principaux à choisir complémentaire
parmi 
les5 bons à choisir
45mauvais

 5  45 
  ×   = 1× 45 = 45
Le jackpot minimal est de 12 millions de dollars. Mais lorsqu'il n'est pas trouvé une  5 1
semaine, il est remis en jeu la semaine suivante et cumulé avec le nouveau jackpot. 45 5 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ .
175711536 19523504 3904701
a) Les probabilités annoncées sont-elles exactes ? On justifiera sa réponse. Presque ! C'est que certaines fractions sont plus commerciales que d'autres...
Les gains sont-ils «cohérents» avec la probabilité de les gagner ?
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 30 sur 51
 Quatre numéros principaux et le complémentaire  Deux numéros principaux et le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par : Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
4 numéros 1 numéro 1 numéro 2 numéros 3 numéros 1 numéro
principaux à choisir principal à choisir complémentaire principaux à choisir principaux à choisir complémentaire
parmi 
les5 bons parmi les 51mauvais
 à choisir
1 bon parmi 
les5 bons parmi les 51mauvais
 à choisir
1 bon

 5  51 1 5× 4 × 3× 2 5  51  1
  ×     ×
= × 51× 1 = 255   ×     ×
= 10 × 20825 × 1 = 208250
 4 1 1 4 × 3 × 2 ×1  2 3  1
255 85 1 208250 14875 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ . Sa probabilité de réalisation est de = ≈ .
175711536 3819816 689065 175711536 12550824 844
Encore une fois, l'entreprise d'extraction de richesses s'efforce de ne pas
démotiver l'éventuel client-joueur avec une précision mathématique
inconsidérée...  Un numéro principal et le complémentaire
 Quatre numéros principaux sans le complémentaire Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par : 1 numéro 4 numéros 1 numéro
4 numéros 1 numéro 1 numéro principal à choisir principaux à choisir complémentaire
principaux à choisir principal à choisir complémentaire parmi 
les5 bons parmi les 51mauvais
 à choisir
1 bon
parmi 
les5 bons parmi les 51mauvais à choisir
45mauvais
 5  511
 5  51  45    ×     ×
= 5 × 249900 × 1 = 1249500
  ×   ×   = 5 × 51× 45 = 11475 1 4 1
 4 1 1 1249500 14875 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈
175711536 2091804 141
11475 1275 1  Juste le complémentaire
Sa probabilité de réalisation est de = ≈
175711536 19523504 15313 Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
 Trois numéros principaux et le complémentaire 5 numéros 1 numéro
principaux à choisir complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par : parmi les 51mauvais à choisir
3 numéros 2 numéros 1 numéro
 1 bon

principaux à choisir principaux à choisir complémentaire  51 1 51× 50 × 49 × 48 × 47
parmi 
les5 bons parmi les 51mauvais
 à choisir
1 bon
   ×   = × 1 = 2349060
5 1 5 × 4 × 3 × 2 ×1
5  51  1 5 × 4 × 3 51× 50
  ×   ×   = × ×1 = 12750 2349060 27965 1
 3 2  1 3 × 2 ×1 2 ×1 Sa probabilité de réalisation est de = ≈
175711536 2091804 75
 Et au total...
12750 2125 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ . Il y a 4405086 tirages gagnants et leur probabilité est de
44050086

1
175711536 29285256 13781 175711536 40
 Trois numéros principaux sans le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
3 numéros 2 numéros 1 numéro
principaux à choisir principaux à choisir complémentaire
parmi 
les5 bons parmi les 51mauvais
 à choisir
45mauvais

5  51  45 
  ×     × = 10 × 1275 × 45 = 573750
 3 2 1
573750 31875 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ .
175711536 9761752 306
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 31 sur 51
 Toute la question est de savoir si les gains sont inversement proportionnels aux L'espérance mathématique est une sorte de moyenne idéale qui serait calculée sur un
probabilités d'apparition. Ainsi il ne faut pas faire le rapport de ces deux données mais leur nombre infini de billets vendus. Sauf que l'entreprise ne vend qu'un nombre fini de billets
produit. même si celui-ci doit se chiffrer en dizaines de millions d'unités et de dollars.
De plus, si l'entreprise vend 20 millions de billets (autant de dollars) et que le jackpot est
Gain Probabilité Produit gagné, alors elle reverse plus de 60% des sommes collectées aux joueurs. Si le jackpot
12000000 5,69763E-09 0,068 n'est pas gagné, alors elle reverse moins de 19%.
250000 2,56102E-07 0,064 Comme quoi la réalité économique est souvent bien loin de l'idéal mathématique.
10000 1,45124E-06 0,015
150 6,53040E-05 0,010
150 7,25637E-05 0,011
7 3,26797E-03 0,023
10 1,18483E-03 0,012
3 7,09220E-03 0,021
2 1,33333E-02 0,027

Si les gains étaient inversement proportionnels à la probabilité de gagner, alors cela


signifierait que l'entreprise consacre les mêmes sommes à tous les types de tirages
gagnants. Ce qui n'est pas le cas car il faut bien faire rêver le client-joueur...

b.1) La variable aléatoire X peut prendre toutes les valeurs des gains (bruts) possibles à
savoir :
0 2 3 10 7 150 10000 250000 12000000

b.2) Pour calculer l'espérance mathématique de la variable aléatoire X, nous prendrons les
«probabilités commerciales» fournies par l'entreprise qui sont très proches de probabilités
réelles.
L'espérance de gain brut est donnée est par :
E(X ) = ∑ probabilité × valeur prise par X
39 1 1 1 1 1 1
= ×0+ ×2+ ×3+ × 10 + ×7 + × 150 + × 150
40 75 141 844 306 13781 15313
1 1 1
+ × 10000 + × 250000 + × 12000000
689065 3904701 175711536
≈ 0, 25 dollar

b.3) Sur chaque ticket, l'entreprise fait 1 − 0, 25 = 0, 75 dollars de marge...théorique.


Cependant, elle annonce reverser la moitié des sommes collectées sous forme de gains.
Est-ce une escroquerie ? Pas nécessairement car les données fournies par l'entreprise sont
calculées à partir de son bilan financier dont on peut penser qu'il est rigoureusement
contrôlé.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 32 sur 51
a) Sachant que le quadrilatère ABCD est un parallélogramme, calculer le produit scalaire
 
AB ⋅ AD .
Produit scalaire
 
b) Calculer la valeur du produit scalaire AB ⋅ AG .
Classique scalaire  
c) Sachant que le produit scalaire AD ⋅ AE vaut 8, déterminer une mesure de l'angle
 
Le contexte (
orienté AD, AE . )
Cet exercice aborde les manipulations de base du produit scalaire.
d) Sachant que le triangle CFH est rectangle en H :
L'énoncé 1. Calculer la longueur CH.
 
Sur la figure ci-dessous réalisée en dimensions réelles, toutes les distances portées sur les 2. En déduire la valeur du produit scalaire CF ⋅ CD .
segments sont exprimées en centimètres et les angles en radians.
On précise que les points D, E et L sont sur le même cercle de centre A. e) Placer sur la figure ci-contre les points suivants :
 
1. J est le point de la droite (BC) tel que BC ⋅ BJ = −12
 
2. K est le point de la droite (BC) tel que BC ⋅ FK = 0

F f) On appelle I le milieu de [AD].


 
1. Compléter l'égalité vectorielle AI + DI = …
  2   2
4 2
( ) ( )
2. Etablir l'égalité AI+IL + DI+IL = 2 × IL2 + 8
3. En déduire la longueur IL
C H D
g) Question subsidiaire : dans quelle unité un produit scalaire est-il exprimé ?

~ Le corrigé
I a) Nous pouvons écrire :
N'oublions pas que ABCD
4 6   1    2  2  2  est un parallélogramme.
6
E AB ⋅ AD = ×  AB + AD − AB − AD 
2  
~ 1 1 1 5
= ×  AC2 − AB2 − AD 2  = × 62 − 52 − 42  = × [36 − 25 − 16] = −
2   2   2 2
5
B A 4 b) Là encore, nous pouvons écrire :
     3π  − 2
L ( )
AB ⋅ AG = AB × AG × cos AB ⋅ AG = 5 × 4 × cos   = 20 ×
 4  2
= −10 × 2

3π/4

G
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 33 sur 51
c) Une des caractérisations du produit scalaire nous conduit à écrire :
     
( )
AD ⋅ AE = AD × AE × cos AD, AE ⇔ 8 = 4 × 4 × cos AD, AE ( )
 
⇔ cos AD, AE = ( )
8 1
=
16 2 K F
  π
( )
⇔ AD, AE = ± à 2π-près
3
Conclusion : compte tenu de la situation du point E sur la figure, nous en déduisons qu'une 4 2
  π 
( )
mesure en radians de l'angle orienté AD, AE est − radians.
3
C j D
2 3 
H i
d.1) Comme le triangle CFH est rectangle en H, alors, en application du théorème de
Pythagore, nous pouvons écrire : ~
2 2 2 2 2 2 2
CF = CH + HF ⇔ 4 = CH + 2 ⇔ CH = 16 − 4 = 12 I
4 6
⇔ CH = 12 = 4 × 3 = 2 3 cm E
6
~
d.2) Pour calculer ce produit scalaire, nous allons utiliser le point H qui est le projeté
orthogonal du point F sur la droite (CD).

= C
F  5
    
( )
B A 4
CF ⋅ CD = CH + HF ⋅ CD
   
= CH
 ⋅ CD + HF ⋅ CD
  3
L
Colinéaires Orthogonaux
de même sens
3π/4
= CH × CD + 0 = 2 3 × 5 + 0 = 10 3 = 300
J
G
La voie analytique : une autre méthode consiste à travailler dans un repère orthonormé
 
( )
centimétrique H; i , j dont les deux vecteurs de base sont centimétriques et ont mêmes
 
demi-directions que les vecteurs HD et HF . Expression du produit scalaire  
On a alors : en repère orthonormé. e.1) Comme le point J appartient à la droite (BC), alors les vecteurs BC et BJ sont
 
   2 3   5  colinéaires. Donc il existe un réel λ tel que BJ = λ × BC
CF ⋅ CD =  ⋅ = 2 3 × 5 + ( 2 ) × 0 = 10 3 + 0 = 300
 2   0  Il vient alors ;
         2
( )
BC ⋅ BJ = −12 ⇔ BC ⋅ λ BC = −12 ⇔ λ × BC = −12

Le carré scalaire est −12 −12 3


⇔ λ= = =−
égal à la norme... 2 16 4
BC
 3 
Conclusion : comme BJ = − × BC , alors le point J est situé à trois centimètres du point
4
B à l'opposé de C.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 34 sur 51
 
e.2) Comme leur produit scalaire est nul, alors les vecteurs BC et FK sont orthogonaux. Panneaux pour énergie scalaire
Conclusion : le point K est le projeté orthogonal du point F sur la droite (BC).
  Le contexte
f.1) I étant le milieu du segment [AD], les vecteurs AI et DI sont opposés.
  Cet exercice assez costaud sur le produit scalaire recourt à la formule des sinus, au
Par conséquent, leur somme AI + DI est nulle. théorèmes d'Al-Kashi et de la médiane et, se conclut avec des ensembles de points.
f.2) Développons chacun des carrés scalaires constituant le membre de gauche de l'égalité
L'énoncé
à établir !
  2   2  2    2  2    2 Sur la figure ci-après, ABC et ABD sont deux triangles tels que :
( ) ( )
AI+IL + DI+IL = AI + 2 × AI ⋅ IL + IL + DI + 2 × DI ⋅ IL + IL AB = 7cm BD = 5cm
      π   π   π
Le carré scalaire est
= AI2 + DI2 + 2 × IL2 + 2 × AI ⋅ IL + 2 × DI ⋅ IL
  

( )
AB, AC =
4
( )
BA, BD =
3
(
CA, CB = )
3
égal à la norme...

(
= 22 + 22 + 2 × IL2 + 2 × AI + BI ⋅ IL

) On appelle I et J les milieux respectifs des segments [AB] et [AD].

=o car I
milieu de [AD] a) Calculer la valeur exacte de la longueur BC et démontrer que AD = 39 cm .
2 2 On pourra vérifier les résultats trouvés en comparant leurs valeurs approchées aux
= 4 + 4 + 2 × IL + 2 × 0 = 2 × IL + 8
longueurs mesurées sur la figure ci-après.
f.3) Tripatouillons le membre de droite de l'égalité précédente
  2   2  2  2 b) On appelle E le point de la droite (BD) vérifiant l'égalité :
( ) ( )
AI+IL + DI+IL = 2 × IL2 + 8 ⇔ AL + DL = 2 × IL2 + 8
 
BD ⋅ BE = 20
1. Placer le point E sur la figure ci-après. On justifiera sa construction
⇔ AL2 + DL2 = 2 × IL2 + 8  
Encore une fois, 2. On appelle F le point de la droite (BC) tel que BD ⋅ BF = 20 .
le carré scalaire est ⇔ 42 + 62 = 2 × IL2 + 8 Placer le point F sur la figure ci-après. On expliquera sa construction.
égal à la norme...
⇔ 16 + 36 = 2 × IL2 + 8
c) On appelle G le point défini par la relation vectorielle :
2 244  5 
⇔ 2 × IL = 52 − 8 ⇔ IL = = 22 AG = × AB
2 7
⇒ IL = 22 cm 1. Placer le point G sur la figure.
  
g) Par définition, le produit scalaire est une différence de carrés de normes. En effet : 2. Démontrer l'égalité vectorielle 2 × GA + 5 × GB = o
 
  1  2 2 2    
u ⋅ v = ×  u + v − u − v  = u × v × cos ( u , v ) 3. En utilisant le point B, calculer le produit scalaire GB ⋅ GE .

 

2     Que peut-on en conclure quand au triangle BGE ?
cm cm Rapport
cm 2 −cm 2 −cm 2
d) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques des ensembles de points du plan
Par conséquent, le produit scalaire de deux vecteurs dont la norme est exprimée en
suivants :
centimètres est lui-même exprimé en centimètres carrés.
1. L'ensemble ∆ des points M du plan vérifiant l'égalité MA 2 + MD 2 = 32
Indication : on pourra recourir au point J et à un résultat de la question a.
Le point I appartient-t-il à l'ensemble ∆ ? On justifiera sa réponse.
2. L'ensemble Σ des points M du plan vérifiant l'égalité 2 × MA 2 + 5 × MB2 = 63
Indication : on pourra recourir au point G et au résultat de la question c.2.
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Le corrigé
a) D'abord, calculons la longueur BC.
La formule des sinus appliquée au triangle ABC nous permet d'écrire :
π π
( )
sin Aˆ
=
( )
sin Bˆ
=
( )
sin Cˆ

sin   sin B
 =
4
ˆ ( )
=
sin  
3
C BC AC AB BC AC 7
π 2
sin  
 4 2 2× 3 7
π/3 ⇔ BC = ×7 = ×7 = ×7 = 6 cm
π 3 3× 3 3
sin  
3 2
 Pour calculer la longueur AD, nous allons appliquer le théorème d'Al-Kashi (ou de
«Pythagore généralisé») dans le triangle ABD.
AD 2 = BA 2 + BD 2 − 2 × BA × BC × cos ABD( )
π 1
π/4 = 7 2 + 52 − 2 × 7 × 5 × cos   = 49 + 25 − 70 × = 39
A B 3 2
7 Nous en déduisons que la longueur AD est égale à 39 centimètres.
I
π/3  
b.1) Comme le point E appartient à la droite (BD), alors les vecteurs BD et BE sont
colinéaires.
   
De plus, le produit scalaire BD ⋅ BE étant positif, les vecteurs colinéaires BD et BE ont
5
J même sens.
Tout cela étant dit, nous pouvons écrire :
  20 20
BD ⋅ BE = 20 ⇔ BD × BE = 20 ⇔ BE = = = 4cm
BD 5
D Conclusion : le point E est situé aux quatre cinquièmes du segment [BD] à partir de B.

b.2) Nous savons déjà que le point F appartient à la droite (BC). Mais elle est longue !
Modifions l'égalité définissant le point F en introduisant le point E.
    
(
BD ⋅ BF = 20 ⇔ BD ⋅ BE + EF = 20 )
     
⇔ BD ⋅ BE + BD ⋅ EF = 20 ⇔ 20 + BD ⋅ EF = 20
   
⇔ BD ⋅ EF = 0 ⇔ BD ⊥ EF
Conclusion : F est le point d'intersection de la droite (BC) et de la perpendiculaire à la
droite (BD) passant par E.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 36 sur 51
Une autre méthode : on peut tourner le problème en calculant la distance BF Une autre voie en contournant le problème
F appartenant à la droite (BC), l'angle géométrique DBF mesure : On calcule la distance EG avec le théorème d'Al-Kashi appliqué dans le triangle BEG.

 soit

4
si F est sur la demi-droite [BC). ( ) 1
EG 2 = BE 2 + BG 2 − 2 × BE × BG × cos EBG = 42 + 22 − 2 × 4 × 2 × = 16 + 4 − 8 = 12
2
Puis, avec le théorème de Pythagore, on établit que le triangle est rectangle en G.
π
 soit si F est sur l'autre demi-droite. BE 2 = 42 = 16 et GE 2 + GB2 = 12 + 22 = 16
4 
  Le carré du plus grand côté est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Ensuite, le produit scalaire des vecteurs BD et BF étant positif, le cosinus de leur angle Donc le triangle BEG est rectangle en G.
π  
géométrique est nécessairement positif. Seul le cosinus de est dans ce cas. Il vient : Donc les vecteurs GB et GE sont orthogonaux et leur produit scalaire est nul...
4
 
( )
BD ⋅ BF = 20 ⇔ BD × BF × cos DBF = 20 ⇔ 5 × BF ×
2
2
= 20 ⇔ BF = 4 2
d.1) En application de la première égalité du théorème de la médiane et en s'appuyant sur
le milieu J du segment [AD], nous pouvons écrire :

( )
c.1) D'après la relation vectorielle le définissant, le point G se trouve aux cinq septièmes 2
AD 2 39
du segment [AB], c'est-à-dire à 5 centimètres, à partir de A. 2 2 2
MA + MD = 2 × MJ + = 2 × MJ 2 + = 2 × MJ 2 + 19,5
2 2
c.2) Comme le point G est situé aux cinq septièmes du segment [AB] à partir de A, alors il L'égalité définissant l'ensemble ∆ devient alors :
l'est aux deux septièmes à partir de B.
M ∈ ∆ ⇔ MA 2 + MD2 = 32 ⇔ 2 × MJ 2 + 19,5 = 32
Partant du membre de gauche de la relation vectorielle à établir, nous pouvons écrire :
   5    2   10  10   ⇔ 2 × MJ 2 = 12,5 ⇔ MJ 2 = 6, 25 ⇔ MJ = 6, 25 = 2,5
2 × GA + 5 × GB = 2 ×  − × AB  + 5 ×  × AB  = − × AB + × AB = o
 7  7  7 7 Conclusion : l'ensemble ∆ est le cercle de centre J et de rayon 2,5 centimètres.
Une autre voie en travaillant sur la droite (AB)  Comme les points I et J sont les milieux respectifs des côtés [AB] et [AD], alors en

( )
On peut aussi poser un repère centimétrique A, i sur la droite (AB) où les points A, B et
application du théorème des milieux appliqué dans le triangle ABD, nous pouvons écrire :
1 1
G ont pour abscisses respectives 0; 7 et 5. Il vient alors : JI = × DB = × 5 = 2,5cm
2 2
«Arrivée − départ» sur une droite
  
     Donc I appartient bien au cercle de centre J et de rayon 2,5 centimètres, c'est-à-dire à ∆.
2 × GA + 5 × GB = 2 × ( 5 − 0 ) i + 5 × ( 5 − 7 ) i = 10i − 10i = o
d.2) Avant tout développement, simplifions la somme...
  2  2   2   2
c.3) Décomposons le vecteur GE en passant par le point B !
     (
2 × MA 2 + 5 × MB2 = 2 × MA + 5 × MB = 2 × MG + GA + 5 × MG + GB ) ( )
(
GE ⋅ GB = GB + BE ⋅ GB )  2    2
     2   (
= 2 × MG + 2 MG ⋅ 2 GA + 2 × GA )( )
= GB ⋅ GB + BE ⋅ GB = GB − BE ⋅ BG  2    2
= GB 2 π 1
− BE × BG × cos   = 22 − 4 × 2 × = 4 − 4 = 0
( )(
+ 5 × MG + 2 MG ⋅ 5 GB + 5 × GB )

   
 3  2
Carré scalaire 
On connaît
 = 7 × MG 2 + 2 × GA 2 + 5 × GB2 + 2 MG ⋅ ( ) (
2 GA + 5 GB )

leur angle 
=o
  d'après la question c.2
Comme leur produit scalaire est nul, alors les vecteurs GB et GE sont orthogonaux.  
Donc le triangle BGE est rectangle en G. ( )
= 7 × MG 2 + 50 + 20 + 2 MG ⋅ o = 7 × MG 2 + 70 + 0 = 7 × MG 2 + 70
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La relation définissant l'ensemble Σ devient alors :
Les équations scalaires
M ∈ Σ ⇔ 2 × MA 2 + 5 × MB2 = 63 ⇔ 7 × MG 2 + 70 = 63
⇔ 7 × MG 2 = −7 ⇔ MG 2
= −1 Le contexte

Un carré n'est Cet exercice assez costaud aborde le produit scalaire sous le prisme analytique. Il traite des
jamais négatif ! ensembles de points, des équations de droites et de cercles.
Conclusion : Σ est l'ensemble vide.
L'énoncé
 
A l'issue de l'exercice, la figure est celle ci-dessous  ( )
Sur la figure ci-après, le plan est muni d'un repère orthonormé direct O; i , j dans lequel
on a positionné les points suivants :
3 
C A ( 0; −4 ) B ( 3;0 ) C ( −1;6 ) E  ; −3 
4 

a) Déterminer une équation (cartésienne) de la droite (AB).


π/3 Le point E appartient-il à la droite (AB) ? On justifiera sa réponse.

b) On appelle ∆ la perpendiculaire à la droite (AB) passant par C. Ces deux droites sont
sécantes en un point noté H.
1. Déterminer une équation (cartésienne) de la droite ∆.
2. En déduire les coordonnées du point H.
3. On appelle δ la distance existant entre le point C et la droite (AB).
Par définition, la distance entre un point et une droite est la plus petite des
π/4 distances existant entre ce point et chaque point de la droite.
A G B Calculer cette distance δ.
7
I  
π/3 c) On appelle Σ l'ensemble des points M du plan vérifiant l'égalité MB ⋅ MC = −14
1. Calculer les coordonnées du milieu J du segment [BC].
2. En appelant ( x; y ) les coordonnées du point M, déterminer une équation

2,5
5 (cartésienne) de l'ensemble Σ.
∆ J 3. En déduire que Σ est l'ensemble vide.

E d) On appelle Γ l'ensemble des points M du plan vérifiant l'égalité 3 × AM 2 + BM 2 = 57


1. En appelant ( x; y ) les coordonnées du point M, déterminer une équation
D
(cartésienne) de l'ensemble Γ.
F 2. Vérifier que l'origine O appartient à l'ensemble Γ.
3. En déduire la nature et les éléments caractéristiques de l'ensemble Γ, puis le
représenter sur la figure ci-après.
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Le corrigé
y   3 
a) La droite (AB) est définie par son point B ( 3;0 ) et son vecteur directeur AB   .
 4
 
M ( x; y ) ∈ ( AB ) ⇔ Les vecteurs BM et AB sont colinéaires
C   x−3 3
(
⇔ det BM, AB = 0 ⇔ ) y 4
=0

⇔ ( x − 3) × 4 − y × 3 = 0 ⇔ 4 x − 3 y − 12 = 0
Conclusion : une équation de la droite (AB) est 4 x − 3 y = 12
 Regardons si les coordonnées du point E vérifient l'équation de la droite (AB).
4 xE − 3 yE − 12 = 4 × 0, 75 − 3 × ( −3) − 12 = 3 + 9 − 12 = 0
Conclusion : ses coordonnées en vérifiant l'équation, le point E appartient à la droite (AB).

  3 
b.1) La perpendiculaire ∆ passe par le point C ( −1;6 ) et a pour vecteur normal AB   .
 4
 
 M ( x; y ) ∈ ∆ ⇔ Les vecteurs CM et AB sont orthogonaux
j  
⇔ CM ⋅ AB = 0
 x
O B  x +1   3 
 ⋅   = 0 ⇔ ( x + 1) × 3 + ( y − 6 ) × 4 = 0
i ⇔ 
 y − 6  4
⇔ 3x + 3 + 4 y − 24 = 0 ⇔ 3x + 4 y − 21 = 0
Conclusion : une équation de la droite ∆ est 3 x + 4 y = 21 .

b.2) Le point H appartenant aux deux droites (AB) et ∆, ses coordonnées en vérifient les
E deux équations et sont, par conséquent, la solution du système linéaire :
 4 x − 3 y = 12 (1) ← Appartenance à (AB)

A 3 x + 4 y = 21 (2) ← Appartenance à ∆
Résolvons ce système par un double coup de combinaisons linéaires.
Pour trouver x, on multiplie l'équation (1) Pour obtenir y, on multiplie l'équation (1)
par 4 et la (2) par 3 afin d'éliminer y. par 3 et la (2) par 4 de façon à éliminer x.
×4 ×3
(1) → 16 x − 12 y = 48 (1) → 12 x − 9 y = 36
⊕ ⊖
×3 ×4
(2) → 9 x + 12 y = 63 (2) → 12 x + 16 y = 84
25 x = 111 −25 y = −48
x = 4, 44 y = 1,92
Conclusion : les coordonnées du point H sont ( 4, 44;1,92 ) .
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b.3) La distance entre le point C et un point N de la droite (AB) est minimale lorsque N est c.1) Les coordonnées du milieu J du segment [BC] sont données par :
le projeté orthogonal H de C sur la droite (AB). x +x ( −1) + 3 2 y + yC 0 + 6 6
En effet, le triangle CNH étant rectangle en H, d'après le théorème de Pythagore : xJ = B C = = =1 et yJ = B = = =3
2 2 2 2 2 2
CN 2 = CH 2 + HN 2 ⇒ CN ≥ CH ← CH est la distance minimale
Nous pouvons donc écrire :   3 − x    −1 − x 
c.2) Si on note ( x; y ) les coordonnées du point M, alors MB   et MC  .
δ = CH = ( 4, 44 − ( −1) )2 + (1,92 − 6 )2 = ( 5, 44 )2 + ( −4, 08)2 = 46, 24 = 6,8 cm  −y   6− y 
La relation définissant l'ensemble Γ devient alors :
y  
M ( x; y ) ∈ Σ ⇔ MB ⋅ MC = −14
C  3 − x   −1 − x 
⇔   ⋅  = −14
∆  −y   6 − y 
N ⇔ ( 3 − x ) × ( −1 − x ) + ( − y ) × ( 6 − y ) = −14
N ⇔ −3 − 3x + x + x 2 − 6 y + y 2 + 14 = 0
6,8 ⇔ x 2 + y 2 − 2 x − 6 y + 11 = 0
J N
c.3) Remettons-nous à l'ouvrage sur l'équation de l'ensemble Σ.

H M ( x; y ) ∈ Σ ⇔ x 2 − 2 x + y 2 − 6 y + 11 = 0
x 2 − 2 × x ×1 + y 2 − 2 × y × 3 + 11 = 0
⇔ 

Début... Début...

j
⇔ (
x − 1) − 1 + ( y − 3) − 3 + 11 = 0
2 2
 
2 3

...d'identité. ...d'identité. Oops !


 x
O i B ⇔ ( x − 1) + ( y − 3) − 10 + 11 = 0
2 2 Un carré négatif !

⇔ ( x − xJ )2 + ( y − yJ )2 = −1 ⇔ JM 2 = −1
Γ Conclusion : un carré ne pouvant être négatif, il n'existe pas de point M du plan qui
appartienne à l'ensemble Σ. Par conséquent, ce dernier est vide.

A
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  x    x − 3 
d.1) Si ( x; y ) désignent les coordonnées du point M, alors AM   et BM  .
 y + 4  y 
La relation définissant l'ensemble Γ devient alors :
M ( x; y ) ∈ Γ ⇔ 3 × AM 2 + BM 2 = 57
2 2
 2  
⇔ 3 ×  x2 + ( y + 4 )  +  ( x − 3)2 + y 2  = 57
   
( ) (
⇔ 3 × x 2 + y 2 + 8 y + 16 + x 2 − 6 x + 9 + y 2 − 57 = 0 )
⇔ 3x 2 + 3 y 2 + 24 y + 48 + x 2 − 6 x + 9 + y 2 − 57 = 0
⇔ 4 x 2 + 4 y 2 − 6 x + 24 y = 0
⇔ x 2 + y 2 − 1,5 x + 6 y = 0

d.2) Regardons si les coordonnées de l'origine O vérifient l'équation de Γ :


xO 2 + yO 2 − 1,5 xO + 6 yO = 02 + 02 − 1,5 × 0 + 6 × 0 = 0 + 0 + 0 + 0 = 0
Conclusion : ses coordonnées en vérifiant l'équation, l'origine O appartient à l'ensemble Γ.

d.3) Reprenons l'équation de Γ.


M ( x; y ) ∈ Γ ⇔ x 2 − 1,5 x + y 2 + 6 y = 0
⇔ x 2 − 2 × x × 0, 75 + y 2 + 2 × y × 3 = 57
 
Début... Début...

⇔ (
x − 0, 75 ) − 0, 75 + ( y + 3) − 33 = 0
2 2
 
2

...d'identité. ...d'identité.
9 144
⇔ ( x − 0, 75)2 + ( y + 3)2 − − =0
16 16
⇔ ( x − 0, 75 ) + ( y − ( −3) ) −
2 2 153
=0
16
2 153
⇔ ( x − xE ) + ( y − yE ) =
2
16
153 153
⇔ EM 2 = ⇔ EM =
16 4
153
Conclusion : l'ensemble Γ est le cercle de centre E et de rayon ...ou plus simplement
4
passant par l'origine O.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 41 sur 51
b) On s'intéresse à la production de la source B.
1. Calculer b2 qui est le volume d'eau bénite exprimé en litres produite par
Suites la source B le second jour.
2. Etablir la nature de la suite ( bn ) . On prendra grand soin à préciser ses attributs.
Aux sources du profit 3. Exprimer le terme bn en fonction de n.
4. Parmi les quatre propositions suivantes, laquelle est le volume d'eau bénite
Le contexte produite par la source B le quatorzième jour ? On entourera la bonne réponse.
Ce grand classique du genre est une application à une situation donnée des suites 300 litres 325,5 litres 399, 2 litres 415,8 litres
arithmétiques et géométriques.
c) Sur le graphique ci-dessous où le repère est orthogonal mais non orthonormé, on a
L'énoncé représenté les quarante premiers termes de quatre suites numérotées (1), (2), (3) et (4).
Le Père Dechochète dirige la compagnie des Eaux Saintes Blancoises qui commercialise Deux d'entres elles sont les suites ( an ) et ( bn ) mais lesquelles ? Aucune justification
de l'eau minérale bénite. Il a notamment sous sa responsabilité deux sources qui lui posent n'est demandée.
bien des soucis : une source A et une source B.
Tout commença le premier décembre. Ce jour là, alors que les deux sources produisaient Production quotidienne en litres (2)
chacune 510 litres d'eau minérale bénite, le sourcier annonça à son patron que les écluses (1)
célestes ne s'étant pas suffisamment ouvertes au cours des mois précédents, les sources A
et B allaient progressivement se tarir. Selon le soucieux sourcier qui n'était pas sorcier :
 La production journalière de la source A devait baisser chaque jour de 13 litres
par rapport à ce qu'elle était le jour précédent.
 La production journalière de la source B devait baisser chaque jour de 4% par
rapport à ce qu'elle était le jour précédent.
On appelle an et bn les productions journalières respectives exprimées en litres des
sources A et B le jour n.
Le premier décembre correspond au jour n = 1 . Ce jour là, nous avons donc :
a1 = 510 et b1 = 510

a) On s'intéresse à la production de la source A.


1. Calculer a2 qui est le volume d'eau bénite exprimé en litres produite par
la source A le second jour. (3)
2. Etablir la nature de la suite ( an ) . On prendra grand soin à préciser ses attributs.
(4)
3. Exprimer le terme an en fonction de n. n
4. Parmi les quatre propositions suivantes, laquelle est le volume d'eau bénite
produite par la source A le quatorzième jour ? On entourera la bonne réponse. d) Sur les quarante jours débutant le premier décembre, laquelle des deux sources A ou B
289 litres 341 litres 380 litres 419 litres produit le plus au total ? On justifiera sa réponse.

e) Que se passe-t-il à partir du quarante-et-unième jour ?


Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 42 sur 51
Le corrigé c) Les productions quotidiennes des deux sources diminuant, les suites ( an ) et ( bn ) sont
a) Chaque jour, le volume d'eau bénite produite par la source A diminue de 13 litres par toutes deux décroissantes. Sur le graphique, deux suites sont décroissantes : (3) et (4).
rapport au jour précédent. Par conséquent : L'expression de la suite arithmétique an = −13n + 523 étant affine, les points représentant
Les premiers termes : Le cas général : la suite ( an ) se trouvet sur une même droite.

a2 = Volume produit le second jour an +1 = Volume produit le ( n + 1) -ième jour Par conséquent, la suite ( an ) est représentée par la suite de points (3) et ( bn ) par la (4).
= Volume de la veille − 13 = Volume de la veille − 13
d) Calculons les volumes totaux produits par les deux sources sur les quarante jours.
= a1 − 13 = 510 − 13 = 497 litres = an − 13  Sur les 40 jours, la source A produit un total de :
a +a 510 + 3
Comme pour passer d'un terme an au suivant an +1 , on retranche toujours la même Total = a1 + a2 + a3 + … + a40 = 40 × 1 40 = 40 × = 10260 litres
 2 2
quantité 13, alors la suite ( an ) est arithmétique de raison r = −13 Somme de 40 termes consécutifs
de la suite arithmétique ( an )
de premier terme a1 = 510
 Sur les 40 jours, la source B produit un total de :
Nous en déduisons que pour tout entier naturel n :
1 − 0,9640
an = a1 + ( n − 1) × r = 510 + ( n − 1) × ( −13) = 510 − 13n + 13 = 523 − 13n Total = b1 + b2 + b3 + … + b40 = b1 × ≈ 10259,1 litres
  1 − 0,96
Le quatorzième jour, la source A produit : Somme de 40 termes consécutifs
de la suite géométrique ( bn )
a14 = 523 − 13 × 14 = 523 − 182 = 341 litres de raison 0,96
Conclusion : sur les quarante jours, c'est la source A qui produit le plus.
b) Chaque jour, le volume d'eau bénite produite par la source B diminue de 4% par rapport
à la veille. En conséquence : e) A partir du quarante-et-unième jour, la production journalière de la source A devient
Les premiers termes : Le cas général : négative car a41 = −10 . Autrement dit et suivant le modèle adopté, elle est tarie.
A contrario et toujours suivant le modèle, cela n'arrivera jamais à la source B car il coulera
b2 = Volume produit le second jour bn +1 = Volume produit le jour n + 1
toujours 96% de ce qu'il coulait la veille.
= Veille − 4% de la veille = Veille − 4% de la veille C'est ce que laissaient entrevoir leurs représentations graphiques (3) et (4).
= b1 − 4% de b1 = b1 − 0, 04 × b1 = bn − 4% de bn = bn − 0, 04 × bn
= (1 − 0, 04 ) × b1 = 0,96 × b1 = 489, 6 litres = (1 − 0, 04 ) × bn = 0,96 × bn

Comme, pour passer d'un terme bn au suivant bn +1 , on multiplie toujours par le même
facteur 0,96 , alors la suite ( bn ) est géométrique de raison q = 0,96 .
de premier terme b1 = 510
Il vient alors que pour tout entier naturel n, nous avons :
0,96n 510
bn = b1 × q n −1 = 510 × 0,96n −1 = 510 × = × 0,96n = 531, 25 × 0,96n
0,96 0,96
Le quatorzième jour, la source B produit :
b14 = 510 × 0,9613 = 299,98 litres
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Arithmétique sans raison Aux limites de la fin


Le contexte Le contexte
Dans ce petit exercice, il s'agit de déterminer la raison d'une suite arithmétique. Dans cet exercice, il s'agit de déterminer les limites à l'infini de quatre suites.

L'énoncé L'énoncé
La suite ( un ) est arithmétique. Quatre de ses termes vérifient les égalités : Déterminer les limites lorsque n tend vers +∞ des suites suivantes :
u7 = 100 u0 + u5 + u10 = 222 1 2n 2 + n n  1 
et un = n 2 − + 0, 2 n vn = 7 n − 10 n wn = tn = ( −1) ×  2 − 
2 2
Déterminer la valeur du terme u100 . n 5n + 1  n +1 

Le corrigé Le corrigé

La clé de la suite arithmétique ( un ) est sa raison r en ce sens qu'elle permet de passer d'un a) Déterminons la limite de la suite ( un ) lorsque n tend vers +∞ .
1
terme quelconque à n'importe quel autre. Choisissant u7 pour référence, nous avons : lim un = lim n 2 − + 0, 2n = ( +∞ ) − 0+ + 0+ = +∞
n→+∞ n →+∞ n
u0 = u7 + ( 0 − 7 ) × r = 100 − 7r
u5 = u7 + ( 5 − 7 ) × r = 100 − 2r b) Concernant la limite de la suite ( vn ) , nous avons de prime abord :
u10 = u7 + (10 − 7 ) × r = 100 + 3r
Il vient alors : lim vn = lim 7n − 10n = ( +∞ ) − ( +∞ ) = Forme indéterminée
n→+∞ n →+∞
u0 + u5 + u10 = 229 ⇔ (100 − 7r ) + (100 − 2r ) + (100 + 3r ) = 222 Nous allons éliminer l'indétermination en factorisant la différence par son terme qui nous
−78 semble le plus fort : 10n .
⇔ 300 − 6r = 222 ⇔ −6r = −78 ⇔ r = = 13
−6  7n   7  n 
La raison connue, il ne nous reste plus alors qu'à calculer le terme recherché : vn = 7n − 10n = 10n ×  − 1 = 10n ×   − 1 = 10n × 0, 7n − 1
n  
u100 = u7 + (100 − 7 ) × r = 100 + 93 × 13 = 100 + 1209 = 1309  10   10  
Voyons si l'indétermination a été levée par notre action.
lim vn = lim 10n × 0, 7 n − 1 = ( +∞ ) × 0+ − 1 = ( +∞ ) × ( −1) = −∞
n→+∞ n →+∞    

c) A propos de la suite ( wn ) , nous avons :

lim wn = lim
2n 2 + n
=
( +∞ ) + ( +∞ ) = +∞ = Forme indéterminée
n→+∞ 5n + 1
n →+∞ 2 ( +∞ ) + 1 +∞
Là encore, nous allons lever l'indétermination en factorisant les numérateur et
dénominateur par leurs termes les plus forts. Ensuite, ils s'expliqueront !
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Pour tout entier naturel n, nous pouvons écrire :

Suite pas fine
n  n 1
2 n2 ×  2 + 2  2 2+ 2+
2n + n  n  n n ×n n Le contexte
wn = = = × =
2
5n + 1 n 2 × 5 +  1  n 2
5+ 2
1
5+ 2
1
Cet exercice classique mais assez technique consiste en l'étude d'une suite définie par
 
 n2  n n récurrence au moyen d'une fonction affine. On utilise pour ce faire une suite annexe
Utilisant cette dernière écriture de la suite ( wn ) , nous en déduisons : géométrique.
1
+ 2+ Le corrigé
lim wn = lim n = 2 + 0 = 2 = 0, 4
1 + La suite ( un ) est définie par récurrence par :
n→+∞ n→+∞
5+ 2 5+0
5
n u0 = −1

 3
d) La suite ( tn ) est formée de deux facteurs. un +1 = 7 × un + 2 pour tout entier naturel n

 Le facteur ( −1) qui est alternativement égal à 1 ou −1 .


n
a) Sur le graphique ci-dessous, construire à la règle (et éventuellement à l'équerre) et sur

1  
1  l'axe des abscisses ( Ox ) les quatre premiers termes u0 u1 u2 u3 de la suite ( un ) .
Si n est pair alors ( −1)n = ( −1) × ( −1) × …… × ( −1) × ( −1) = 1
 y
Nombre pair de facteurs 4

1  
1 
Si n est impair alors ( −1)n = (
−1) × ( −1) × …… × ( −1) × ( −1) × ( −1) = −1
 
Nombre impair de facteurs

1 3
 Le facteur 2 − dont la limite en +∞ se détermine sans anicroches.
n2 + 1
1 1 1
lim 2 − = 2− = 2− = 2 − 0+ = 2
n→+∞ 2
n +1 ( +∞ ) + 1 +∞
2
Conclusion : la suite ( tn ) est formée de deux sous-suites :
 1 
Celle des termes de rang pair : un = 1×  2 −   → 1× 2 = 2
2 n→+∞
 n +1 
 1  1
Celle des termes de rang impair : un = −1×  2 −   → −1 × 2 = −2
2 n→+∞
 n +1
Ces deux sous-limites étant différentes, la ( tn ) ne peut avoir de limite.

x
-2 -1 1 2 3 4

-1
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b) La suite ( vn ) est définie pour tout entier naturel n par : y
4
7
vn = un −
2
3
1. Démontrer que la suite ( vn ) est géométrique de raison .
7
3
n
7 9  3
2. En déduire que pour tout entier naturel n, un = − ×  
2 2 7
n
18  3 
3. Etablir que pour tout entier naturel n, on a : un +1 − un = ×
7  7  2
4. En déduire le sens de variation de la suite ( un ) .
5. Déterminer la limite de la suite ( un ) . (C )
6. Les résultats trouvés sont-ils corroborés par le graphique de la question a.
1
Le corrigé
a) On passe du terme un au terme suivant un +1 en appliquant toujours la fonction
u0 u1 u2 u3
3
f ( x) = × x + 2 x
7 -2 -1 1 2 3 4
3
On appelle ( C ) sa courbe représentative qui est la droite d'équation y = × x + 2 .
7 y=x
Cette droite ( C ) passe par son «point d'ordonnée à l'origine» de coordonnées ( 0;2 ) et
3 -1
suivant son coefficient directeur monte de 3 en ordonnée lorsque l'on progresse de 7 en
7
Vu le graphique précédent, la suite ( un ) semble croissante et converger vers 3,5 dans
abscisse. Ce qui nous donne un second point pour tracer la droite...
On construit également la droite d'équation y = x , c'est-à-dire le lieu du plan où l'abscisse «l'entre-deux-droites».
x est égale à l'ordonnée y. Cette droite nous permettra de reporter tout point de l'axe des
b.1 et 2) Pour tout entier naturel n, nous pouvons écrire :
ordonnées ( Oy ) sur l'axe des abscisses ( Ox ) .
7
Puis, on commence le processus de construction ainsi que cela est fait ci-dessous : vn +1 = un +1 −
2
 3  7 3 4 7
=  × un + 2  − = × un + −
7  2 7 2 2
3  7 3 3 3× 7 3 3
= × vn +  − = × vn + − = × vn
7  2 2 7 7 ×2 2 7
3
Donc la suite ( vn ) est géométrique de raison q = et de premier terme :
7
7 7 9
v0 = u0 − = −1 − = − = −4,5
2 2 2
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Nous en déduisons que pour tout entier naturel n :
n
 3
vn = v0 × q n = −4,5 ×  
7
Et par voie de conséquence :
n
 3
un = vn + 3,5 = −4,5 ×   + 3,5
7

b.3) Utilisant l'expression du terme un , nous avons que pour tout entier naturel n :
 n +1   n 
 3 3
un +1 − un =  −4,5 ×   + 3,5 −  −4,5 ×   + 3,5
 7   7 
n n n
 3 3  3 3 3 
= ( −4,5) ×   × − ( −4,5) ×   = ( −4,5) ×   ×  − 1 
7 7 7 7 7 
n n
 3   4  18  3 
= ( −4,5) ×   ×  −  = ×  
7  7 7 7

n
18  3 
b.4) Comme la différence de deux termes consécutifs un +1 − un = × =⊕×⊕ est
7  7 
toujours strictement positive, alors, nous avons que pour tout entier naturel n :
un +1 − un > 0 ⇒ un +1 > un
Donc la suite ( un ) est strictement croissante....ainsi que le laissait supposer la
construction ci-contre.
n
3  3
b.5) Comme l'exposé est compris entre 0 et 1, alors la puissance   tend vers 0+ .
7 7
Nous en concluons :
n
7 9 3 7 9 7
lim un = lim − ×   = − × 0+ = − 0+ = 3,5
n →+∞ n→+∞ 2 2  
7 2 2 2

b.6) Sur le graphique, on observe bien la croissance et la convergence de la suite ( un ) qui


viennent d'être établies. Les termes de la suite grimpent dans l'entonnoir ou «entre-deux-
3
droites» formé par les droites d'équations y = x + 2 et y = x vers leur point
7
d'intersection qui a pour coordonnées ( 3,5;3,5) : la limite qui vient d'être établie.
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c) Tracer sur figure précédente les ensembles de points suivants :
  π
Trigonométrie et angles orientés (
1. L'ensemble ∆ des points M du plan tels que CF, CM =
6
)modulo 2π .
 
Tourcoti, tournicota et ça revient !
( )
2. L'ensemble Γ des points M du plan tels que EM, AC = 0 modulo 2π
  π
3. L'ensemble Σ des points M du plan tels que ( MA, MD ) = − modulo 2π
Le contexte 2
Cet exercice consiste à déterminer des mesures en radians d'angles orientés.
Le corrigé
L'énoncé a) Les angles géométriques du E F
triangle isocèle rectangle ABC
Sur la figure ci-dessous, le triangle ABC est isocèle rectangle en C, alors que les triangles ♣ ♣
π C
ABD, ACE et BCF sont tous trois équilatéraux. mesurent soit 45° = ,
E F 4
π
soit 90° = pour l'angle droit. ♣ ♣
♣ C ♣ 2
♣ ♣
Tous les angles des trois
triangles équilatéraux mesurent
♣ ♣ π
tous 60° = . Par conséquent : A ♥ B
♣ ♣ 3
  π
(AC, AE = + ) 3
A ♥ B
  π
(CA, CB = + ) 2 ♥ ♥
  π
(BA, BC = − ) 4
♥ ♥   π
( )
FB, FC = −
3
D
De plus :
      π π 4π 3π 7π
( ) ( ) (
AD, AC = AD, AB + AB, AC = + = ) +
3 4 12 12 12
=
D       π π 2π 3π 5π
a) Donner une mesure exprimée en radians des angles orientés suivants. Aucune
justification n'est demandée.
( ) ( ) (
CE,CB = CE, CA + CA, CB = + = )
3 2 6
+
6
=
6
       
( )
AC, AE = (CA, CB =) (
BA, BC = ) (
FB, FC = ) (
 
)
 
L'angle CB, EC est le complémentaire sur un angle plat de l'angle CE, CB . ( )
       
( )
AD, AC = (CE, CB =) (
CB, EC = ) (
DC, BA = )      
( CB, EC ) = ( CB, CE ) + ( CE, EC) = − 56π + π = π6
 
( )
b) Donner une mesure de l'angle orienté AD, CF . On expliquera son raisonnement.
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  π
Les points C et D appartenant à la médiatrice du segment [AB], on a : ( DC, BA =
2
) Vous reprendrez bien un peu de t !
Le contexte
b) Les mesures de l'angle demandé peuvent se trouver de plusieurs manières :
Cet exercice de trigonométrie met en oeuvre les formules donnant les cosinus, sinus et

Merci M'sieur Chasles ! 
              tangente d'angles asscociés.
( ) ( ) ( ) ( ) (
AD, CF = AD, AC + AC, CB + CB, CF = AD, AC + −CA, CB + CB,CF) ( ) ( )
      7π π π 29π 5π L'énoncé
= ( AD, AB ) + ( CA, CB ) + π + ( CB, CF ) = + +π+ = ≡ mod 2π
12 2 3 12 12  3π  4
t est un sympathique réel de l'intervalle  π;  tel que sin ( t ) = −
Une autre manière de voir les choses est :  2  5

Merci M'sieur Chasles ! 
        a. Déterminer la valeur exacte de cos ( t )
( ) ( ) (
AD, CF = AD, AB + AB, BC + BC, CF ) ( ) b. En déduire les valeurs exactes de :
     
( ) ( ) (
= AD, AB + −BA, BC + −CB, CF ) cos ( t − π ) sin ( t − π ) tan ( t − π )
     
( ) ( ) ( )
= AD, AB + BA, BC + π + CB, CF + π A 2π près,
 π  π  π
      au tour près... cos  t +  sin  t +  tan  t + 
( ) ( ) ( )
= AD, AB + BA, BC + CB, CF + 2π  2  2  2
π π π 4π 3π 4π 5π 5π
= − + + 2π = − + + 2π = + 2π ≡ modulo 2π Le corrigé
3 4 3 12 12 12 12 12
Γ ∆ a) Enroulons l'intervalle [ 0; 2π] sur le cercle π/2
trigonométrique !
c.1) L'ensemble ∆ est la demi-droite  3π 

portée par la droite (AC) d'extrémité Le réel t faisant partie de l'intervalle  π;  , j
E π/6 F  2
C et ne contenant pas le point A.
le point M qui lui est associé sur le cercle cos(t) 0
♣ ♣ π 
c.2) Γ est l'ensemble des points M C trigonométrique à une abscisse xM = cos ( t ) i 2π
 O
du plan tels que les vecteurs EM et
 π/3 et une ordonnée yM = sin ( t ) négatives.
AC soient colinéaires et aussi de ♣ ♣
même sens. ♣ ♣ sin(t)
Par conséquent, l'ensemble Γ est la Qui plus est, ces cosinus et sinus sont liés par la M(t)
π/2 relation : 3π/2
demi-droite d'extrémité E et de A
 2
demi-direction celle du vecteur AC . ♥ B 2 2 2  4 2 16
cos ( t )  + sin ( t )  = 1 ⇔ cos ( t )  +  − 5  = 1 ⇔  cos ( t )  = 1 − 25
 
c.3) Un point M appartient à
2 9 3 3
l'ensemble Γ si et seulement si le ⇔ cos ( t )  = ⇔ cos ( t ) = − ou cos ( t ) =
triangle AMD est rectangle indirect Σ 25 5 5
en M. ♥ ♥
Autrement dit, le point M doit faire
partie du demi-cercle (indirect ?) de
diamètre [AD].

M
D
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b) En utilisant les propriétés trigonométriques des angles remarquables et associés, nous
en déduisons : Angles et plus
 3 3 4
cos ( t − π ) = − cos ( t ) = −  −  = Le contexte
 5  5
⇒ tan ( t − π ) =
sin ( )= 5 =4
t − π
Cet exercice de trigonométrie met en oeuvre des formules d'addition et de duplication des
 4 4
sin ( t − π ) = − sin ( t ) = −  −  =
cos (t − π) 3 3 cosinus et sinus.
 5 5 5
L'énoncé
 π  4 4  π 3
cos  t +  = − sin ( t ) = −  −  = sin  t +  −
 2  5 5  π    = 5 = −3  π  20
⇒ tan  t +  =
2 On appelle α le réel de l'intervalle  − ;0  tel que cos ( α ) = .
 π 3  2  cos  t + π  4 4  2  29
sin  t +  = cos ( t ) = −  2
 2 5   5
a) Déterminer la valeur exacte de sin ( α ) .

 π  π α
b) En déduire les valeurs exactes de cos  α +  , sin  α −  et cos   .
 4   4  2

Le corrigé
 π 
a) Le réel α appartenant à l'intervalle  − ;0  , son sinus est négatif.
 2 
De plus, nous savons :
400 441
cos 2 ( α ) + sin 2 ( α ) = 1 ⇔ sin 2 ( α ) = 1 − cos 2 ( α ) = 1 − =
841 841
441 21 21
⇔ sin ( α ) = = ou sin ( α ) = −
841 29 29
 
Impossible car Voilà la bonne réponse !
sin ( α ) est négatif

b) Appliquons les formules d'addition et de duplication vues en cours.


 π π π
 cos  α +  = cos ( α ) × cos   − sin ( α ) × sin  
 4   
4 4
20 2  −21  2 20 + 21 2 41
= × − × = × = 2
29 2  29  2 29 2 58
 π π π
 sin  α −  = sin ( α ) × cos   − cos ( α ) × sin  
 4 4 4
21 2 20 2 21 + 20 2 41
=− × − × =− × =− 2
29 2 21 2 29 2 58
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20 49
2α 1 + cos ( α ) 1+ Les équations qui tournent en rond
 cos   = = 29 = 29 = 49 = 49
2 2 2 2 29 × 2 58
Le contexte
 π  α  π 
α appartenant à l'intervalle  − ;0  , sa moitié  − 4 ;0  .
est dans l'intervalle Cet exercice consiste en la résolution de deux équations trigonométriques. Un sujet
 2  2   toujours très technique.
α
Donc cos   est positif. Nous en déduisons : L'énoncé
2
α 49 7
cos   = =
2 58 58
a) Résoudre dans  l'équation 
1 j
sin ( 2t ) =
2
Puis, on déterminera et représentera les
solutions de l'intervalle ]−π; π] sur le cercle

trigonométrique ci-dessous qui a été partagé O i


j

en 24 portions égales.

O i

b) Résoudre dans  l'équation


 π
cos ( 2t ) = sin  t + 
 6
Puis, on déterminera et représentera les solutions de l'intervalle [ 0; 2π[ sur le cercle
trigonométrique ci-dessous qui a été partagé en 36 portions égales.
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Le corrigé b) Résolvons dans  la seconde équation trigonométrique.
a) Résolvons dans  la première équation trigonométrique.  π  π  π  π 
cos ( 2t ) = sin  t +  ⇔ cos ( 2t ) = cos  −  t +   ⇔ cos ( 2t ) = cos  − t 
1 π π π  6  2  6  3 
sin ( 2t ) = ⇔ sin ( 2t ) = sin   ⇔ 2t = + k × 2π ou 2t = π − + k × 2π
2 6 6 6 π π 
⇔ 2t = − t + k × 2π ou 2t = −  − t  + k × 2π
π 5π 3 3 
t= + k×π 2t = + k × 2π où k est toujours
où k est un 12 6 un entier relatif... π π
entier relatif... 3t = + k × 2π 2t = − + t + k × 2π
5π 3
t= +k ×π 3
12 π 2π π
t = +k× t = − + k × 2π
Déduisons-en les solutions de cette équation se trouvant dans l'intervalle ]−π; π] : 9 3 3
π π π Déterminons les solutions de cette équation se trouvant dans l'intervalle [ 0; 2π[ :
 Celles de la forme + k×π k =0 ⇒ t= + 0× π =
12 12 12 π 2π
 Celles de la forme +k× π π
π 11π k =0 ⇒ t= + 0× π =
k = −1 ⇒ t = + ( −1) × π = − 9 3 9 9
12 12 π 2π 7 π
k =1 ⇒ t= + 1× =
5π 5π 5π 9 3 9
 Celles de la forme + k ×π k =0 ⇒ t= + 0× π =
12 12 12 π 2π 13π
k=2 ⇒ t= + 2× =
5π 7π 9 3 9
k = −1 ⇒ t = + ( −1) × π = −
12 12 π
 Celles de la forme − + k × 2π π 5π
k =1 ⇒ t = − + 1× 2π =
π/2 5π/12 3 3 3

π/2
Ces quatre solutions
particulières sont  Ces quatre solutions particulières
j sont représentées ci-contre sur le
représentées ci-contre sur le 7π/9
cercle trigonométrique sur lequel 
cercle trigonométrique sur j
lequel on a enroulé π/12 on a enroulé l'intervalle [ 0; 2π[ 
l'intervalle ]−π; π]  π/9
π  0
-π O i
 0
-11π/12 π 2π
O i

-7π/12 -π/2
5π/3
13π/9 3π/2

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