MM1S2012
MM1S2012
en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 1 sur 51
Le mot de l'auteur
Les temps changent et les programmes officiels scolaires aussi ! Mais pas
La taverne de l'Irlandais
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nécessairement en bien... présente
Cette année, un nouveau programme de mathématiques est entré en vigueur
en première S. Par rapport au précédent, nous dirons qu'il était plus...léger. A
l'instar de l'horaire attribué à la discipline passé de 5 à 4 heures. Enfin, à
condition de ne pas transformer une heure d'accompagnement personnalisé
(une bien belle innovation pédagogique dont on se demande le contenu) en une
heure de cours. C'est le drame de notre école : on ne prend plus le temps
d'apprendre, c'est-à-dire le temps de corriger ses erreurs.
Factuellement, la plupart des points de l'ancien programme jugés «superflus»
(comprenez trop exigeants) ont été repoussés à l'année de terminale S qui se
retrouve de facto très chargée.
A plus tard les limites et les asymptotes, la géométrie dans l'espace. Adieu les
barycentres et la géométrie plane. Mais salut à l'échantillonnage et à la loi
binomiale...mais sans avoir parlé au préalable de dénombrement, de
combinaisons ou des «p parmi n». Car les coefficients binomiaux doivent être
vus comme une conséquence de la calculatrice. Peu importe que la loi
binomiale puisse être construite assez facilement en partant des tirages avec
ordre, puis simultanés pour définir les combinaisons et aboutir aux les
schémas de Bernoulli. C'est trop dur ! Contrairement à l'échantillonnage qui
n'a aucun intérêt du point de vue des élèves. Mais pourquoi apprendre quand
il n'y a rien à savoir ?
Voici donc le recueil des exercices que j'ai donnés en devoirs en première S
cette saison. J'y ai conservé les limites et parlé des combinaisons. Ce n'est pas
bien mais j'assume ! Car les mathématiques sont une discipline de manœuvre
Tous les exercices du présent document ont été conçus et réalisés par Jérôme ONILLON,
et non de seules connaissances. Parfois, il faut savoir aller un théorème trop
professeur (dés)agrégé de mathématiques.
loin.
Tous droits réservés.
es exercices de ce volume sont classés par catégories : Edition du samedi 30 juin 2012
Analyse et algèbre ........................................................................................................ 2
Dérivation et limites .................................................................................................... 8
Géométrie....................................................................................................................14
Probabilités et statistiques ........................................................................................ 22
Produit scalaire .......................................................................................................... 32
Suites ...........................................................................................................................41
Trigonométrie et angles orientés .............................................................................. 47
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Pour connaître le signe de la forme du second degré N ( x ) , calculons son discriminant.
Analyse et algèbre ∆ N ( x ) = 102 − 4 × 3 × ( −8 ) = 100 + 96 = 196 = 142
(
P ( x ) = ( x − 2) × a ⋅ x2 + b ⋅ x + c ) Nous en concluons que l'ensemble des solutions est :
Résoudre dans l'inéquation 4 x3 − 4 x 2 − 3x − 10 > 0 . 7
S = 2;
3
Le corrigé
a.1) Pour résoudre cette inéquation du second degré, nous allons tout ramener dans le
membre de gauche et nous aurons alors à nous prononcer sur le signe d'un trinôme.
3x 2 ≥ 8 − 10 x ⇔ 3
x 2 + 10 x −8 ≥ 0 Quand N(x) est-il
N ( x) positif ou nul ?
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a.3) Pour résoudre cette dernière inéquation, nous allons procéder comme précédemment : b.2) Les réels dont la valeur est plus grande que 5 sont ceux situés avant −5 et ceux se
tout ramener à gauche, mise au même dénominateur et signe d'un quotient. trouvant après 5. Cela étant dit, il vient :
10 10 ( 2 x + 1) × ( 3 − x ) − 10 Avant −5
Après 5
2x +1 ≤ ⇔ 2x + 1 − ≤0 ⇔ ≤0
3− x 3− x 3− x 4 x + 1 > 5 ⇔ 4 x + 1 < −5 ou 4 x + 1 > 5
N ( x) 4 x < −6 4x > 4
2 2
6 x − 2 x + 3 − x − 10 −2 x + 5 x − 7 x < −1,5 x >1
⇔ ≤0 ⇔ ≤0
3− x −x + 3 Nous en concluons que l'ensemble des solutions de cette inéquation est la réunion :
Le dénominateur − x + 3 étant affine, son signe ne pose guère de problèmes. S = ]−∞; −1,5[ ∪ ]1; +∞[
Par contre, pour connaître celui du numérateur N ( x ) = −2 x 2 + 5 x − 7 qui est une forme du
second degré, nous allons devoir calculer son discriminant : b.3) Les réels dont la valeur absolue est inférieure à 3 sont ceux situés entre −3 et 3.
∆ N ( x ) = 5 − 4 × ( −2 ) × ( −7 ) = 25 − 56 = −31
2 −7
7 − 2 x ≤ 3 ⇔ −3 ≤ 7 − 2 x ≤ 3 → −10 ≤ −2 x ≤ −4
÷( −2 )
→ 5≥ x≥2
qui est
Son discriminant étant négatif, le trinôme N ( x ) n'a pas de racine et, surtout, il est négatif.
toujours du signe de son coefficient dominant −2 , c'est-à-dire toujours négatif. Nous en déduisons que l'ensemble des solutions de cette inéquation est :
Nous en déduisons que le tableau de signe de notre quotient est : S = [ 2;5]
−x + 3 + 0 – Son image étant nulle, 2 est une racine du polynôme P ( x ) . Par conséquent, ce dernier est
factorisable par le facteur x − 2 . C'est d'ailleurs l'objet de la question suivante...
Quotient – +
c.2) Nous allons déterminer les coefficients a, b et c en utilisant la méthode par
La conclusion de cette résolution est que l'ensemble des solutions de cette inéquation est :
identification. On veut écrire le polynôme P ( x ) sous la forme :
S = ]−∞;3[
(
P ( x ) = ( x − 2) × a ⋅ x2 + b ⋅ x + c )
b.1) La valeur absolue d'un nombre est égale à la distance qui le sépare de 0.
= a ⋅ x3 + b ⋅ x 2 + c ⋅ x − 2a ⋅ x 2 − 2b ⋅ x − 2c
Résolvons dans la première équation proposée.
Deux nombres pour valeur absolue 8 : −8 et 8
4 ⋅ x3 + ( −4 ) ⋅ x 2 + ( −3) ⋅ x + ( −10 ) = a ⋅ x3 + ( b − 2a ) ⋅ x 2 + ( c − 2b ) ⋅ x + ( −2c )
x 2 − 17 = 8 ⇔ x 2 − 17 = −8 ou x 2 − 17 = 8 Deux polynômes égaux ont des coefficients de même degré égaux. Identifions-les !
x2 = 9 x 2 = 25 En x3 4 = a soit a = 4 Et d'un !
La racine et son opposée
ont le même carré. x = −3 ou x = 3 x = −5 ou x = 5 En x 2 −4 = b − 2a ⇔ −4 = b − 8 ⇔ b = 4 Et de deux !
Cette équation a quatre solutions : En x −3 = c − 2b ⇔ −3 = c − 8 ⇔ c = 5 Et de trois !
S = {−5; −3;3;5} Constant −10 = −2c ⇔ 5 = c Ca confirme !
Nous en concluons que la forme factorisée du polynôme P est :
(
P ( x ) = ( x − 2) × 4 x2 + 4 x + 5 )
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Une autre méthode pour factoriser le polynôme par x-2 consiste à extraire
successivement le facteur x − 2 de chacun des termes du polynôme P.
Les composées graphiques
Combien
x − 2 ?
de fois Au total 4x3
Le contexte
P ( x) = 4 x3 − 4 x 2 − 3 x − 10 = 4 x 2 × ( x − 2 ) + 8 x 2 − 4 x 2 − 3x − 10 Dans cet exercice, il est question de lectures graphiques, d'images, d'antécédents, de
Combien
variation et de signe, puis de compositions (sans en prononcer le mot) avec les fonctions
de fois
x −2 ? Au total 4x 2
valeur absolue, inverse et racine carrée.
= 4 x2 × ( x − 2 ) + 4 x2 − 3x − 10 = 4 x 2 × ( x − 2 ) + 4 x × ( x − 2 ) + 8 x − 3x − 10
L'énoncé
= 4 x × ( x − 2 ) + 4 x × ( x − 2 ) + 5 x − 10
2
La fonction f est définie sur l'intervalle [ −1;8] . Sa courbe représentative (C) est tracée sur
Un... ...facteur... ...commun
( )
le graphique ci-dessus.
= 4 x2 × ( x − 2 ) + 4 x × ( x − 2 ) + 5 × ( x − 2 ) = ( x − 2 ) × 4 x 2 + 4 x + 5
y
Nous en déduisons que le tableau de signe du quotient est : a) En utilisant le graphique ci-dessus, répondre aux questions suivantes :
1. Déterminer les images de −2 ; 0 et 5 par la fonction f.
x −∞ 2 +∞ 2. Déterminer les antécédents de −2 et 4 par la fonction f.
3. Dresser le tableau de variation de la fonction f sur son ensemble de définition.
x−2 – 0 +
4. Dresser le tableau de signe de f ( x ) .
N ( x) + +
b) On appelle g la fonction définie pour tout réel x de l'intervalle [ −1;8] par :
P ( x) – 0 +
g ( x) = f ( x)
En conclusion, nous disons que l'ensemble des solutions de l'inéquation est :
1. Déterminer les valeurs des images g ( 0 ) ; g ( 2 ) et g ( 5 ) .
S = ]2; +∞[
2. Etablir les variations de la fonction g sur [ −1;8] . On justifiera ses réponses.
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c) On appelle h la fonction définie par : b.1) La fonction g est la valeur absolue de la fonction f. En utilisant la courbe (C), nous
h ( x) = f ( x) pouvons écrire :
g ( 0 ) = f ( 0 ) = −1 = 1 g ( 2) = f ( 2) = 0 = 0 g ( 5) = f (5) = 3 = 3
1. Déterminer l'ensemble de définition Dh de la fonction h.
2. Etablir les variations de la fonction h sur son ensemble de définition Dh . On
b.2) La fonction g est la composée de la fonction f suivie de la fonction valeur absolue.
justifiera ses réponses. La fonction valeur absolue est décroissante si elle s'applique à des réels négatifs et
croissante si elle concerne des réels positifs.
d) On appelle j la fonction définie par :
Compte-tenu des variations et du signe de la fonction f sur l'intervalle [ −1;8] , trois cas
1
j ( x) = correspondant à trois intervalles sont à envisager.
f ( x)
Sur l'intervalle ]−1; 2[ , la fonction g est la composée suivante :
1. Déterminer l'ensemble de définition D j de la fonction j.
f ( x) f ( x) = g ( x)
f Valeur absolue
x
→ →
2. Etablir les variations de la fonction j sur son ensemble de définition D j . On ∈]−1;2[ Croissante
∈]−2;0[
Décroissante
sur ]−1;2[ sur ]−∞;0[
justifiera ses réponses.
Donc la fonction g est décroissante sur l'intervalle [ −1; 2[ .
Le corrigé Sur l'intervalle ]2;5[ , la fonction g est la composée suivante :
a.1) −2 n'appartenant pas à l'ensemble de définition de f, il n'a pas d'image par cette
f ( x ) → f ( x) = g ( x)
f Valeur absolue
x
→
fonction. ∈]2;5[ Croissante
∈]0;3[
Croissante
Le point de la courbe (C) dont l'abscisse est égale à 0 a pour ordonnée −1 . Ainsi : sur ]2;5[ sur ]0;+∞[
f
g
x
0 1
−2 1
c.1) La fonction h est la racine carrée de la fonction f.
a.4) Toujours d'après la courbe (C), le tableau de signe de f ( x ) est : La fonction racine carrée n'est définie que sur [ 0; +∞[ , c'est-à-dire que pour les réels
x −1 2 8 positifs ou nuls. Par conséquent :
f ( x) – 0 + h ( x ) existe ⇔ La racine carrée de f ( x ) existe ⇔ f ( x) ≥ 0 ⇔ x ∈ [ 2;8]
Conclusion : l'ensemble de définition de la fonction h est : Dh = [ 2;8]
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c.2) La fonction h est la composée de la fonction f suivie de la fonction racine carrée. En conclusion, le tableau de variation de la fonction j est :
La fonction racine carrée est strictement croissante là où elle est définie.
Compte tenu de ce que sont les variations de f sur [ 2;8] , deux cas sont à envisager : x −1 2 5 8
h croissante −0,5 +∞ 1
]2;5[ f ( x )
→ h ( x) ⇒
f Racine carrée
x
→
sur ]2;5[
∈]2;5[ Croissante
sur ]2;5[ ∈]0;3[
Croissante
sur [ 0;+∞[
h décroissante
j
−∞ 1/ 3
]5;8[ f ( x) → h ( x) ⇒
f Racine carrée
x
→
∈]5;8[ Décroissante
∈]1;3[
Croissante sur ]5;8[ Et sa courbe représentative est :
sur ]5;8[ sur [ 0;+∞[
y
En conclusion, à gauche le tableau de variation de la fonction h et à droite sa courbe...
x 2 5 8 y (C j )
3 x
( Ch ) (C j )
h
x
2 étant valeur
interdite, la courbe
est constituée de
0 1
deux branches.
d.1) Seuls les réels non nuls peuvent être inversés. En conséquence :
j ( x ) existe ⇔ L'inverse de f ( x ) existe ⇔ f ( x ) ≠ 0 ⇔ x ∈ [ −1; 2[ ∪ ]2;8]
Nous en déduisons que l'ensemble de définition de la fonction j est :
D j = [ −1; 2[ ∪ ]2;8]
d.2) Compte tenu des variations de la fonction f, trois cas sont à envisager pour connaître
celles de la fonction j.
j décroissante
]−1; 2[ → f ( x ) → j ( x) ⇒
f Inverse
x
∈]−1;2[ Croissante
∈]−2;0[
Décroissante sur ]−1; 2[
sur ]−1;2[ sur ]−∞;0[
j décroissante
]2;5[ f ( x ) j ( x) ⇒
f Inverse
x
→ → .
∈]2;5[ Croissante
∈]0;3[
Décroissante sur ]2;5[
sur ]2;5[ sur ]0;+∞[
j croissante
]5;8[ f ( x ) j ( x) ⇒
f Inverse
x
→ →
∈]5;8[ Décroissante
∈]1;3[
Décroissante sur ]5;8[
sur ]5;8[ sur ]0;+∞[
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Intermède systèmes
Le contexte
Cet exercice consiste en deux résolutions classiques de deux systèmes linéaires de deux
équations à deux inconnues.
L'énoncé
Résoudre dans × les systèmes linéaires de deux équations à deux inconnues x et y
suivants :
8 x − 7 y = 15 (1) 91x + 78 y = 52 (1)
( S1 ) ( S2 )
7 y − 8 x = 16 (2) 119 x + 102 y = 68 (2)
Le corrigé
La somme 8 x − 7 y ne pouvant être égale à la fois à 15 et à −16 , le système ( S1 ) n'a
pas de solutions.
Examinons les rapports des coefficients du système ( S2 ) .
91 7 × 13 78 6 ×13 52 4 ×13
Rapport en x = = Rapport en y = = Rapport cst = =
119 7 × 17 102 6 ×17 68 4 ×17
Comme les trois rapports des coefficients sont égaux, alors les équations (1) et (2) sont
proportionnelles, c'est-à-dire qu'il s'agit de la même équation.
Conclusion : le système ( S2 ) admet une infinité de solutions.
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Le corrigé
Dérivation et limites a) Pour tout réel non nul h, nous pouvons écrire :
5 5
− 2 5
−
5
f ( 2 + h ) − f ( 2 ) ( 2 + h ) + 1 2 + 1 4 + 4h + h 2 + 1 5
2
Prenez la tangente ! h
=
h
=
h
Le contexte 5
−1
(
5 − 1× h 2 + 4h + 5 ) 5 − h 2 − 4h − 5
2
Dans cet exercice, il s'agit de déterminer le nombre dérivé d'une fonction inverse en un
= h + 4h + 5 = h 2 + 4h + 5 = h 2 + 4h + 5
point en utilisant la définition de cette notion. h h h
h × ( −h − 4 ) −h − 4
L'énoncé = =
Sur le graphique ci-dessous, on a tracé la courbe C f ( ) représentant la fonction f définie ( ) 2
h + 4h + 5 × h h + 4h + 5
2
( ) a été
f est une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [1;10] dont la courbe C f Le corrigé
tracée sur le graphique ci-dessous : a) f (1) est l'ordonnée du point de la courbe C f ( ) d'abscisse 1. Donc f (1) = 3
y ∆y +1 1
f ′ ( 5 ) est le coefficient directeur de la tangente T5 . Donc f ′ ( 5 ) = ≈ =
T1 ∆x +6 6
4
( ) d'abscisse 7. Ainsi f ( 7 ) = 1 .
f ( 7 ) est l'ordonnée du point de la courbe C f
∆y −3
2 f ′ (10 ) est le coefficient directeur de la tangente T10 . Ainsi f ′ (10 ) = ≈ = −3
∆x +1
T5
∆y + 2
1 f ′ ( 7 ) est le coefficient directeur de la tangente T7 . D'où f ′ ( 7 ) = ≈ =2
∆x + 1
x
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 b) Les solutions de l'équation f ( x ) = 0 sont les abscisses des points d'intersection de la
f ( 5) = f ′ (10 ) = f ′ (7) =
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Nos très chaires études c) La fonction h est définie sur l'ensemble [ 0; +∞[ par :
h ( x ) = (6 − 2x ) × x
Le contexte 1. Pourquoi la fonction h n'est-elle pas définie sur ?
Ce problème constitué de trois sous-parties indépendantes consiste en trois études (limites, 2. Calculer les images h ( 0 ) et h (1) .
dérivée, variations) de trois fonctions polynomiale, rationnelle et produit affine/racine.
3. Déterminer la limite de h ( x ) lorsque x tend vers +∞ .
L'énoncé 4. En dérivant la fonction h, montrer que pour tout réel x ∈ ]0; +∞[ , on a :
Cet exercice est composé de trois sous parties indépendantes. −3x + 3
h′ ( x ) =
x
a) La fonction f est définie sur par : 5. En déduire le tableau de variation de la fonction h.
f ( x ) = − x3 + 3 x 2 − 5 x + 3 6. m étant un réel quelconque, combien l'équation h ( x ) = m admet-elle de solutions
1. Déterminer les limites de f ( x ) lorsque x tend vers −∞ , puis vers +∞ . dans l'ensemble [ 0; +∞[ ? On pourra envisager plusieurs cas suivant la valeur de
m.
2. Calculer la dérivée f ′ ( x ) .
Le corrigé
3. Montrer que la fonction f est strictement décroissante sur .
a.1) Aux infinis, le polynôme f ( x ) se comporte comme son terme dominant − x3 .
4. Calculer l'image f (1) .
lim f ( x ) = lim − x3 = − ( −∞ ) = +∞
5. Résoudre dans l'équation f ( x ) = 0 . x →−∞ x →−∞
lim f ( x ) = lim − x3 = − ( +∞ ) = −∞
x →+∞ x →+∞
b) La fonction g est définie sur l'ensemble ]−∞;1[ ∪ ]1; +∞[ par :
a.2) La fonction f est dérivable sur (comme tout polynôme) et pour tour réel x, nous
4 x2 − x + 6
g ( x) = avons :
x −1
1. Pourquoi la fonction g n'est-elle pas définie sur ? ( ) ′
f ′ ( x ) = − x 3 + 3 x 2 − 5 x + 3 = − 3 x 2 + 3 × 2 x − 5 × 1 + 0 = −3 x 2 + 6 x − 5
1 5
2. En calculant ces images, vérifier que g − = −5 et g = 19 .
2 2 a.3) Le signe de la dérivée f ′ ( x ) va nous donner les variations de la fonction f.
3. Déterminer les limites de g ( x ) lorsque x tend vers −∞ , puis lorsque x tend vers Or cette dérivée f ′ ( x ) est une forme du second degré. Calculons son discriminant :
+∞ . ∆ f ′( x ) = 62 − 4 × ( −3) × ( −5 ) = 36 − 60 = −24
4. Déterminer les limites de g ( x ) lorsque x tend vers 1 par gauche, puis lorsque x
tend vers 1 par la droite. Comme son discriminant est négatif, alors la dérivée f ′ ( x ) = −3x 2 + 6 x − 5 est toujours
5. En dérivant la fonction g, montrer que pour tout réel x ∈ \ {1} , on a : du signe de son coefficient dominant −3 , donc toujours négative.
( 2 x + 1) × ( 2 x − 5 ) Conclusion : la dérivée f ′ ( x ) étant toujours négative sur , la fonction f est strictement
g′( x) = décroissante sur ce même ensemble.
( x − 1)2
6. En déduire le tableau de variation de la fonction g.
7. Résoudre dans \ {1} l'équation g ( x ) = 0 .
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a.4) Calculons l'image de 1 par la fonction f. Quant au dénominateur, son tableau de signe est le suivant :
f (1) = −13 + 3 × 12 − 5 × 1 + 3 = −1 + 3 − 5 + 3 = 0 Gauche Droite
x −∞
→ 1 ←
+∞
a.5) D'après la question précédente, 1 est une x −∞ 1 +∞ x −1 – 0 +
des solutions de l'équation f ( x ) = 0 .
Comme la fonction f est strictement f ′( x) – Nous en déduisons :
décroissante sur ]−∞; +∞[ , alors elle ne passe +∞ Limite à gauche de 1 Limite à droite de 1
(au mieux) qu'une seule fois par le niveau 0.
Conclusion : l'équation f ( x ) = 0 n'a qu'une
f
0
lim g ( x ) =
x →1 −
0
9
−
= −∞ lim g ( x ) =
x →1 +
9
0+
= +∞
1 1
2
1 1 15 u ′ × v − v′ × u (8 x − 1) × ( x − 1) − 1× ( 4 x 2 − x + 6 )
4× − − − + 6 4 × + + 6 g′( x) = =
1 2 2 15
g − = =
4 2
=
2
= = −5 v2 ( x − 1)2
2 1 −
3
−
3 −3
−
2 − 1 A r
factorise
2 2 2 2 2
8x − 8x − x + 1 − 4 x + x − 6 4 x − 8 x −On5 peut aussi calculer le
2 = =
5 5 25 5 57
4× − + 6 4 × − + 6 ( x − 1)2 ( x − 1)2 discriminant du numérateur
ou développer (2x+1)(2x+5)
5
2 2 4 2 2 57
g = = = = = 19
Début .
d'une identité.. ...remarquable
2 5 3 3 3
− 1
2
2 2
=
(2x) 2
− 2 × 2x × 2 − 5
=
( 2 x − 2 )2 − 4 − 5 = ( 2 x − 2 )2 − 9
( x − 1)2 ( x − 1)2 ( x − 1)2
2
4x − x + 6 ( a −b ) ( a +b )
b.2) Aux infinis, la fonction rationnelle g ( x ) = se comporte comme le a 2 −b2
x −1 ( 2 x − 2 ) − 3 × ( 2 x − 2 ) − 3
=
( 2 x − 2 ) − 32 =
2
4 x2 4 x × x
quotient de ses termes dominants
x
=
x
= 4x . Il vient alors : ( x − 1)2 ( x − 1)2
lim g ( x ) = lim 4 x = 4 × ( −∞ ) = −∞ =
( 2 x − 5) × ( 2 x + 1)
x →−∞ x →−∞
( x − 1)2
lim g ( x ) = lim 4 x = 4 × ( +∞ ) = +∞
x →+∞ x →+∞
2.x + 1 – 0 + + +
c.4) La fonction h est le produit des fonctions :
2.x - 5 – – – 0 + u ( x) = 6 − 2x v ( x) = x
( x − 1)2
+ + 0 + + u ′ ( x ) = −2
(
v′ ( x ) = 1/ 2 x )
Dérivable sur
g′( x) + 0 – – 0 + Dérivable sur ]0; +∞[
−5 +∞ +∞ Donc h est (seulement) dérivable sur l'intervalle ]0; +∞[ et pour tout réel x > 0 , on a :
h′ ( x ) = u ′ × v + v′ × u
g
= ( −2 ) × x +
1
× (6 − 2x) =
−2 x
+
3− x
=
3 − 3x
−∞ −∞ 19 2× x x x x
b.6) D'après le tableau de variations précédent, 0 n'a aucun antécédent par la fonction g
c.5) Le numérateur −3x + 3 est un facteur affine qui s'annule en 1 et dont le coefficient
dans l'intervalle ]−∞;1[ où le maximum est −5 , ni aucun antécédent dans ]1; +∞[ où le directeur −3 est négatif.
minimum est 19.
La racine x est positive quand elle n'est pas nulle en 0
Conclusion : l'équation g ( x ) = 0 n'a pas de solution dans \ {1} .
Encore une fois, c'est le signe de la dérivée h′ ( x ) qui nous donne les variations de la
fonction h.
Une autre méthode : en résolvant de manière effective l'équation
Quotient nul
Dénominateur
Numérateur nul non nul x 0 1 +∞
2
4x − x + 6
g ( x) = 0 ⇔ =0 ⇔ 2
4x − x + 6 = 0 et x −1 ≠ 0 −3 x + 3 + 0 –
x −1
∆ = ( −1) − 4 × 4 × 6
2 x ≠1
x + +
= −95 négatif
g′( x) + 0 –
Aucune solution !
4
c.1) La fonction h est le produit de la fonction affine 6 − 2x qui est définie sur et de la
fonction racine carrée x qui n'est définie que sur [ 0; +∞[ .
g
C'est pour cela que h n'est définie que pour les réels positifs ou nuls. 0 −∞
c.2) Calculons l'image de 0 par la fonction h. c.6) Vu le tableau de variation de h, nous pouvons en déduire :
h (0) = (6 − 2 × 0) × 0 = 6 × 0 = 0 Si m>5 alors l'équation h ( x ) = m n'a aucune solution.
Si m=5 alors l'équation h ( x ) = 5 a une solution qui est 1.
h (1) = ( 6 − 2 × 1) × 1 = 4 × 1 = 4
Si 0≤m<5 alors l'équation h ( x ) = m a deux solutions situées dans [ 0;3] .
Si m<0 alors l'équation h ( x ) = m a une seule solution située dans ]3; +∞[ .
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b) Démontrer que 4 × AG + 5 × EG = o .
En déduire que le point G appartient à la droite (AE).
Géométrie
F est le point du segment [AB] situé à trois centimètres de A.
Réminiscences barycentriques c) Démontrer que le point G appartient à la droite (CF).
Construire le point G sur la figure ci-dessus.
Le contexte
Cet exercice de calcul vectoriel de début d'année peut être traité en seconde. En arrière- Le corrigé
plan et sans le dire, il est question de barycentre, notion aujourd'hui disparue.
a) Tout ce que nous savons du point E, c'est qu'il vérifie l'égalité vectorielle :
L'énoncé 3 × BE + 2 × CE = o ⇔ 3 × BE + 2
× CB + 2 × BE = o ⇔ 5 × BE = 2 × BC
2×CE
C'est la relation de Chasles
dans le sens décomposition...
2
Sur la figure ci-dessous, ABC est un triangle tel que : ⇔ BE = × BC
AB = 7cm AC = 6cm BC = 5cm 5
Conclusion : le point E se trouve aux deux cinquièmes du segment [BC] à partir de B.
b) Pour obtenir la relation en question, nous allons faire émerger le point E dans la relation
vectorielle définissant le point G.
C 4 × AG + 3 × BG + 2 × CG = o ⇔ 4 × AG + 3
× BE + 2 × EG + 2
× CE + 2 × EG=o
3×BG 2×CG
Encore Chasles dans le sens
décomposition... ⇔ 4 × AG + 5 × EG + 3×
BE+
2 × CE = o
=o
d'après ce qui précède
Voilà la relation recherchée. 5
Allons un peu plus loin ! ⇔ 4 × AG + 5 × EG = o ⇔ AG = − × EG
4
Conclusion : comme les vecteurs AG et EG sont colinéaires, alors les points A, E et G
sont alignés. Autrement dit, le point G se situe la droite (AE).
A B 3 4
c) Le point F vérifie les relations vectorielles : AF = × AB ou BF = × BA
F 7 7
Introduisons le point F dans la relation définissant le point G.
4 × AG + 3 × BG + 2 × CG = o ⇔ 4
× AF + 4 × FG + 3 × BF
+ 3 × FG + 2 × CG =o
Le point E est défini par la relation vectorielle :
4×AG 3×BG
3 × BE + 2 × CE = o
Une autre égalité ⇔ 4 × AF + 3 × BF + 7 × FG + 2 × CG = o
définissant F est :
a) Exprimer le vecteur BE en fonction du vecteur BC .
4 × 3 3 × 4
4× AF + 3 × BF = o ⇔ × AB + × BA + 7 × FG + 2 × CG = o
Placer le point E sur la figure. D'ailleurs, on la retrouve 7 7
dans le raisonnement. 2
Le point G est défini par la relation vectorielle : ⇔ FG = − × CG
7
4 × AG + 3 × BG + 2 × CG = o
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 15 sur 51
Conclusion : comme les vecteurs FG et CG sont colinéaires, alors les points G appartient Classiques triangulaires
aussi à la droite (CF).
On construit le point G comme étant l'intersection des droites (AE) et (CF).
Le contexte
De la même façon, on prouve que G appartient à la droite (BD).
En fait, tout cela est une affaire de barycentres... Ce problème de géométrie analytique de début d'année fait appel à tous les outils
classiques du chapitre : calcul vectoriel sur les coordonnées, déterminant, produit scalaire,
A l'issue de l'exercice, la figure est la suivante : équations de droite.
En arrière-fond, il est question de droite d'Euler d'un triangle et de symétriques de
C l'orthocentre qui appartiennent au cercle circonscrit...
L'énoncé
( )
Sur la figure ci-contre, le plan est rapporté à un repère orthonormé direct O; i , j dans
lequel on a placé les points :
E
D 5 1
A ( −2; 4 ) B ( −1; −1) C ( 5;1) H − ;−
G 8 8
a.2) Déterminons les coordonnées du point G. Ce dernier est défini par la relation :
x + 2 xG + 1 xG − 5 0
AG + BG + CG = o ⇔ G + + =
yG − 4 yG + 1 yG − 1 0
On remplace les Vecteurs égaux Abscisses Ordonnées
vecteurs par leurs égales
égales
coordonnées... 3 x − 2 0
⇔ G =
⇔ 3 xG − 2 = 0 et 3 yG −4 = 0
A 3 yG − 4 0 2 4
xG = yG =
3 3
Le point I étant le milieu du segment [AB], ses coordonnées sont données par la
formule :
x + xB ( −2 ) + ( −1) 3 y + yB 4 + ( −1) 3
xI = A = =− et yI = A = =
C 2 2 2 2 2 2
j 2 / 3 − 5 = −13 / 3 −3 / 2 − 5 = −13 / 2
H a.3) Les vecteurs CG et C I sont-ils colinéaires ?
x
O
4 / 3 −1 = 1 / 3 3 / 2 −1 = 1 / 2
i
Pour le savoir, calculons leur déterminant.
−13 / 3 −13 / 2 13 1 1 13
B (
det CG, CI = ) 1/ 3 1/ 2
= − × − ×− = − + = 0
3 2 3 2
13 13
6 6
Conclusion : leur déterminant étant nul, les vecteurs CG et CI sont colinéaires. Par
conséquent, les points C, G et I sont alignés. Ainsi, le point G appartient-il aussi à la
médiane (CI).
a.4) Le point G appartenant à deux des trois médianes du triangle ABC, il en est le centre
de gravité.
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b.1) La médiatrice du côté [AC] est la droite qui coupe le segment [AC] en son milieu K. A partir de l'équation (2), on exprime yΩ en fonction de xΩ .
Deux choses sont à établir quant à la droite d : (2) 3xΩ + yΩ = 6 ⇔ yΩ = 6 − 3xΩ
La droite d est-elle perpendiculaire au segment [AC] ?
7 Puis, on remplace yΩ par ce qu'il vaut en xΩ dans l'équation (1).
D'après son équation 7 x − 3 y − 3 = 0 , un vecteur normal de d est n .
−3 7 xΩ − 3 yΩ = 3 ⇔ 7 xΩ − 3 × ( 6 − 3 xΩ ) = 3 ⇔ 7 xΩ − 18 + 9 xΩ = 3
5 − ( −2 ) = 7 ⇔ 16 xΩ = 21 ⇔ xΩ =
21
= 1,3125
Et comme par bonheur, il s'agit du vecteur AC . 16
1− 4 = 3
Nous en déduisons pour l'ordonnée de Ω :
Sous-conclusion : AC étant un vecteur normal de d, la droite d est 21 96 63 33
perpendiculaire à la droite (AC). yΩ = 6 − 3xΩ = 6 − 3 × = − = = 2, 0625
La droite d coupe-t-elle le segment [AC] en son milieu K. 16 16 16 16
Les coordonnées du milieu K du segment [AC] sont données par la formule : 21 33
Conclusion : le point Ω a pour coordonnées ; .
x + xC ( −2 ) + 5 3 y + yC 4 + 1 5 16 16
xK = A = = et yK = A = =
2 2 2 2 2 2
A présent, regardons si les coordonnées de K vérifient l'équation de la droite d. b.4) Ω étant le point d'intersection de deux des trois médiatrices du triangle ABC, il est le
7 xK − 3 yK = 7 × 1,5 − 3 × 2,5 = 10,5 − 7,5 = 3 centre du cercle qui y est circonscrit.
Donc le point K appartient à la droite d.
−5 / 8 − 5 = −45 / 8 1
Conclusion : la droite d est la médiatrice du segment [AC]. c.1) Calculons le produit scalaire des vecteurs CH et AB .
−1 / 8 − 1 = −9 / 8 −5
6 −45 −9 45 45
b.2) La médiatrice ∆ passe par le milieu J ( 2;0 ) et a pour vecteur normal BC . CH ⋅ AB = ×1 + × ( −5 ) = − + =0
2 8 8 8
8
x − 2 6 Leur produit scalaire étant nul, les vecteurs directeurs CH et AB sont orthogonaux.
M ( x; y ) ∈ ∆ ⇔ Les vecteurs JM et BC sont orthogonaux Conclusion : les droites (CH) et (AB) sont perpendiculaires. Par conséquent, la droite (CH)
y 2
est la hauteur du triangle ABC issue de C.
x − 2 6 7
⇔ JM ⋅ BC = 0 ⇔ ⋅ = 0 ⇔ ( x − 2) × 6 + y × 2 = 0 Même vecteur normal AC .
y 2 c.2) Une équation de la droite d étant 7 x − 3 y = 3 , -3
⇔ 6 x − 12 + 2 y = 0 ⇔ 3x + y − 6 = 0
÷2
→
une équation de sa parallèle d' est de la forme 7 x − 3 y = Cste .
Conclusion : une équation de la droite ∆ est 3 x + y = 6 . Reste à déterminer la constante Cste. Comme le point B appartient à la droite d', alors les
coordonnées du premier vérifient l'équation de la seconde. Il vient :
b.3) Leurs vecteurs normaux AC et BC n'étant pas colinéaires, les droites d et ∆ ne sont 7 xB − 3 yB = Cste ⇔ 7 × ( −1) − 3 × ( −1) = Cste ⇔ Cste = −7 + 3 = −4
pas parallèles mais sécantes en un point qui va être baptisé Ω. Conclusion : une équation de la parallèle d' est 7 x − 3 y + 4 = 0 .
La droite d' étant parallèle à la médiatrice d, elle est de fait perpendiculaire au côté [AC].
b.4) Les coordonnées du point d'intersection Ω sont les solutions du système. Donc la droite d' est la hauteur du triangle ABC issue de B.
Ω ∈ d ⇔ 7 xΩ − 3 yΩ = 3 (1)
c.3) Les coordonnées du point H vérifient-elles notre équation de d' ?
Ω∈∆ ⇔ 3xΩ + yΩ = 6 (2)
5 1 35 3 32
Ce système peut se résoudre par combinaisons linéaires mais nous optons pour la 7 xH − 3 yH + 4 = 7 × − − 3 × − + 4 = − + + 4 = − + 4 = −4 + 4 = 0
substitution. 8 8 8 8 8
Conclusion : le point H appartient à la droite d'.
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c.4) Etant le point d'intersection de deux des trois hauteurs du triangle ABC, H est e.2) Le point L est aussi le symétrique du point H par rapport à N. Donc tout ce petit
l'orthocentre de ce dernier. monde vérifie la relation vectorielle :
Abscisses
égales
Ordonnées
égal
es
d) Calculons les coordonnées des vecteurs :
xL + 0, 4 −0, 4 + 0, 625
NL = LH ⇔ = ⇔ xL = −0,175 et yL = −1, 475
5 2 15 16 31 21 2 63 32 31 yL + 0,8 −0,8 + 0,125
xGH = − 8 − 3 = − 24 − 24 = − 24 xGΩ = 16 − 3 = 48 − 48 = 48
GH GΩ e.3) Les coordonnées du point L vérifient-elle l'équation de la droite d ?
1 4 3 32 35 = 33 − 4 = 99 − 64 = 35
yGH = − − = −
− =− yG Ω 16 3 7 xL − 3 yL = 7 × ( −0,175 ) − 3 × ( −1, 475) = 3, 2 ≠ 3
8 3 24 24 24 48 48 48
Nous pourrions calculer le déterminant de ces deux vecteurs mais leurs coordonnées nous Ses coordonnées n'en vérifiant pas l'équation, le point L n'appartient par à la droite d.
permettent d'affirmer :
1 e.4) Le cercle circonscrit au triangle ABC a pour centre Ω (1,3125; 2, 0625 ) et passe par le
− × GH = GΩ
2 point A ( −2; 4 ) . Son rayon est donc donné par :
Conclusion : les vecteurs GH et GΩ étant colinéaires, nous en déduisons que le centre de
gravité G, l'orthocentre H et le centre Ω du cercle circonscrit au triangle ABC sont alignés rayon = ΩA = ( −2 − 1,3125)2 + ( 4 − 2, 0625)2 = 14, 7265625
sur une droite appelée droite d'Euler. Quelque soit le triangle, il en est toujours ainsi ! Calculons la distance ΩL .
e.1) Le point N l'intersection de la hauteur (AH) et de la droite (BC). ΩL = ( −0,175 − 1,3125)2 + ( −1, 745 − 2, 0625)2 = 14, 7265625 = rayon
Comme N appartient à la hauteur (AH), alors les vecteurs AN et BC sont orthogonaux : Conclusion : le point L appartient au cercle circonscrit au triangle ABC. En fait, il en va de
même pour chacun des symétriques de l'orthocentre H par rapport aux trois côtés du
x + 2 6
AN ⋅ BC = 0 ⇔ N ⋅ = 0 ⇔ ( xN + 2 ) × 6 + ( y N − 4 ) × 2 = 0 triangle.
yN − 4 2
⇔ 6 xN + 2 y N + 4 = 0 ⇔ 3 xN + y N + 2 = 0
(1)
Ensuite, N appartenant à la droite (BC), les vecteurs BN et BC sont colinéaires :
xN + 1 6
( )
det BN, BC = 0 ⇔
yN + 1 2
= 0 ⇔ ( xN + 1) × 2 − ( yN + 1) × 6 = 0
⇔ 2 xN − 6 y N − 4 = 0 ⇔ xN − 3 y N − 2 = 0
(2)
Nous aboutissons à un système 2 × 2 que nous résolvons par combinaisons linéaires.
Pour trouver xN , multiplions l'équation (1) Pour déterminer yN , on multiplie
par 3, puis nous l'additionnerons à (2) afin l'équation (2) par 3, puis on la soustrait à
d'éliminer yN . l'équation (2) de façon à éliminer xN .
×3
(1) → 9 xN + 3 y N + 6 = 0 (1) → 3 xN + y N + 2 = 0
⊕ ⊖
×3
(2) → xN − 3 y N − 2 = 0 (2) → 3xN − 9 y N − 6 = 0
10 xN + 4 = 0 10 yN + 8 = 0
xN = −0, 4 yN = −0,8
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 19 sur 51
A l'issue de l'exercice, la figure est la suivante :
Les équations tournent en rond
y
Le contexte
Cet exercice de géométrie analytique aborde les équations de droites et de cercles.
L'énoncé
A
( )
Sur la figure ci-dessous, le plan est muni d'un repère orthonormé direct O; i , j où ont
été placés les points A, B et E. On a également tracé la droite ∆.
y
K
Ω
G
I C
∆
j B
H
x
N O i J
j
B L
x
O i
d' d ∆ A
E
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 20 sur 51
a) On appelle ( C ) le cercle de centre A passant par E. 2
a.3) La droite ∆ passe par le point E ( −2; −6 ) et a pour vecteur directeur u . Ainsi :
1. Déterminer une équation du cercle ( C ) . 3
2. Le point B appartient-il au cercle ( C ) ? On justifiera sa réponse. M ( x; y ) ∈ ∆ ⇔ Les vecteurs EM et u sont colinéaires
Déterminer une équation cartésienne de la droite ∆. x+2 2
3.
4. Déterminer les coordonnées du point F qui est le second point (après E) (
⇔ det EM, u = 0 ⇔ ) y+6 3
=0
d'intersection du cercle ( C ) et de la droite ∆. ⇔ ( x + 2) × 3 − ( y + 6) × 2 = 0 ⇔ 3x − 2 y − 6 = 0
∆
B
(C )
j F
x
O i
A
(Γ)
E
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 22 sur 51
Si l'on s'intéresse à la part des employés d'une
entreprise gagnant plus de 2800 euros, elle est
Probabilités et statistiques plus grande dans l'entreprise B que dans
Vrai Faux Indécidable
l'entreprise A.
Les stats, c'est vachement chouette ! Fréquences Cumulées Croissantes
1
Le contexte
Cet exercice de statistiques aborde les principaux points du chapitre...sans calculatrice. 0,9
L'énoncé 0,8
Cet exercice est composé de deux sous-parties indépendantes.
0,7
a) Le groupe des «pas courageux» d'une classe de première S a obtenu les notes suivantes
lors du dernier devoir :
4 2 3 5 1
0,6
Calculer la moyenne de cette série statistique, puis montrer qu'une valeur approchée de
son écart-type de cette série statistique est 1,41. 0,5
b) On étudie la répartition des salaires dans deux entreprises A et B. Dans les deux
compagnies, les rémunérations mensuelles s'échelonnent de 1000 à 3200 euros. 0,4
Le polygone des fréquences cumulées croissantes de l'entreprise A et le diagramme en
boite de l'entreprise B sont représentés ci-contre 0,3
1. A partir des deux graphiques, déterminer les médianes, quartiles et moyennes de
ces deux séries statistiques. 0,2
2. Voici cinq affirmations. Pour chacune d'entre elles, indiquer si elle est vraie,
fausse ou indécidable (c'est-à-dire que l'on ne peut pas se prononcer).
0,1
Aucune justification n'est demandée.
Dans l'entreprise A, le nombre d'employés
gagnant moins de 1500 euros est supérieur au Vrai Faux Indécidable 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
nombre d'employés gagnant plus de 2700 euros. Salaire mensuel en euros dans l'entreprise A
Dans l'entreprise B, le nombre d'employés
gagnant moins de 1500 euros est supérieur au Vrai Faux Indécidable
nombre d'employés gagnant plus de 2700 euros.
Si l'on s'intéresse aux employés gagnant moins 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
de 2000 euros, il y en a plus dans l'entreprise B Vrai Faux Indécidable Salaire mensuel en euros dans l'entreprise B
que dans l'entreprise A.
Mélancolie mathématique...en première S - Une saison 2011-2012 d'exercices de maths donnés en devoirs en première S Page 23 sur 51
Le corrigé De même, le diagramme en boite de l'entreprise B nous donne aussi ses indicateurs de
dispersion mais pas sa moyenne !
a) La moyenne, la variance et l'écart-type du groupe «pas courageux» sont donnés par :
4 + 2 + 3 + 5 + 1 15 Q1=2200€ Médiane=2500€
Moyenne = = =3
5 5
42 + 22 + 32 + 52 + 11 16 + 4 + 9 + 25 + 1 55
Variance = − 32 = −9 = − 9 = 11 − 9 = 2 Q3=2800€
5 5 5
Ecart-type = Variance = 2 ≈ 1, 41 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
Salaire mensuel en euros dans l'entreprise B
b.1) Le polygone des fréquences cumulées croissantes de l'entreprise A nous donne ses
indicateurs de dispersion (les quartiles et la médiane) mais pas sa moyenne. b.2) Examinons les différentes affirmations :
D'après son polygone des fréquences cumulées croissantes, un peu plus de 20%
Fréquences Cumulées Croissantes 1 des employés de l'entreprise A gagnent moins de 1500€ alors qu'un peu moins de
1
9% gagnent plus de 2700€.
0,92 La première affirmation est vraie.
0,9 D'après son diagramme en boite, moins d'un quart (du fait de la position de Q1 )
des employés de l'entreprise B gagnent moins de 1500€ alors que plus d'un quart
0,8 (à cause de la position de Q3 ) gagnent plus de 2700€.
La seconde affirmation est fausse.
Q3
0,7 Il est impossible de déterminer les salaires moyens dans les deux entreprises avec
les données dont nous disposons.
0,6 0,6 La troisième affirmation est indécidable.
Le terme «il y en a plus» impliquerait que nous connaissions les nombres
d'employés dans les deux entreprises. Ce qui n'est pas le cas.
0,5 La quatrième affirmation est indécidable.
Médiane
La part des employés de l'entreprise A gagnant plus de 2800€ est d'environ 7%
0,4 selon le polygone des fréquences cumulées croissantes.
Du fait de la position du troisième quartile Q3 et selon le diagramme en boite, la
0,3 part des employés de l'entreprise B gagnant plus de 2800€ est de 25%.
La dernière affirmation est vraie.
Q1
0,2
0,13
0,1
1553 1872 2328
1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000 3200
Salaire mensuel en euros dans l'entreprise A
Néanmoins, on peut calculer une moyenne salariale en décumulant le polygone ci-dessus...
Somme des produits fréquence ×Milieu de la classe
Moyenne = 0,13 ×1200 + 0, 47 ×1700 + 0,32 × 2350 + 0, 08 × 2950 ≈ 1708€
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Le corrigé
Maths ou brillant ?
a) La situation d'une partie de Question de maths pour gens brillants est la suivante :
Le contexte Le joueur tire une La réponse donnée
question au hasard... est-elle correcte ?
Un exercice classique de probabilité avec un arbre pondéré, la formule des probabilités
totales qui ne dit pas son nom et une loi binomiale pour conclure. C
0,6
L'énoncé Géométrie
La Blancoise des Jeux vient de lancer un nouveau jeu : Question de maths pour gens 0,4
brillants. C
Son principe est le suivant : d'abord, le joueur tire au hasard une question. 1/3 G
Un tiers de ces questions portent sur la géométrie, les deux cinquièmes portent sur
l'analyse et les restantes sur les probabilités.
Des études ont montré que : C
Le joueur répondait correctement à une question de géométrie dans 60% des cas.
Le joueur répondait correctement à une question d'analyse dans 65% des cas. 0,65
2/5 Analyse
Le joueur répondait correctement à une question de probabilités dans 90% des
0,35
cas.
Un joueur se présente pour jouer, la partie commence... C
G
a) Construire un arbre pondéré décrivant la situation d'une partie de Question de maths
pour gens brillants. 4/15
C
b) Etablir que la probabilité que le joueur réponde correctement à une question posée est
0,9
de 0,7. Probabilités
0,1
c) Un joueur décide de jouer dix fois de suite à Question de maths pour gens brillants.
Les dix parties ou questions posées sont considérées comme indépendantes. Le résultat ou C
les conditions d'une partie (question) n'influent pas sur les autres parties (questions). G
On appelle X la variable aléatoire comptabilisant le nombre de questions auxquelles le Quelques précisions :
joueur a apporté une réponse correcte au cours des dix parties. 1 2 15 − 5 − 6 4
La probabilité d'avoir une question de probabilités est 1 − − = =
1. Quelle est la loi de probabilité de la variable aléatoire X ? On justifiera sa 3 5 15 15
réponse.
2. Déterminer la probabilité que le joueur réponde correctement à exactement sept L'événement C désigne «la réponse apportée est correcte» et l'événement C «la
questions sur les dix. réponse apportée est fausse».
b) On appelle X la variable aléatoire égale au gain brut (mise non déduite) exprimé en
euros reçu par le joueur.
Des calculs arrondis au millième ont conduit à la loi de probabilité de la variable aléatoire
X suivante :
c.4) La Blancoise des Jeux fait un bénéfice de 1,45€ par joueur lorsque l'espérance de gain
net du joueur sur une partie est de −1, 45€ . Autrement dit, lorsque :
E ( X ) = −1, 45 ⇔ 7 − 0, 65 × m = −1, 45 ⇔ −0, 65 × m = −8, 45
−8, 45
⇔ m= ≈ 13€
−0, 65
Conclusion : La Blancoise des Jeux réalise un bénéfice de 1,45€ par partie lorsque la mise
est fixée à 13 euros.
d.1) Chacune des sept parties est pour le joueur une épreuve de Bernoulli.
Succès ou S
0,07
Il tire trois boules.
Gagne-t-il ? 0,93
Echec ou E
d.2) La probabilité que le joueur gagne exactement 3 parties sur les 7 est donnée par:
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b) On appelle X la variable aléatoire comptabilisant le gain brut que touche le joueur.
Mégamillion, méga pognon ! 1. Quelles sont les valeurs que peut prendre le gain brut X ?
2. Calculer l'espérance mathématique E ( X ) en supposant que le jackpot est de 12
Le contexte
millions de dollars.
Ce problème donné en devoir à la maison traite sur la loterie américaine Megamillion et a 3. En déduire la marge que fait l'entreprise sur chaque ticket.
pour objet la vérification des probabilités de gagner données par l'entreprise sur son site Sur son site, l'entreprise annonce que 50% des sommes collectées sont
web. redistribuées aux joueurs, 35% sont perçues à titre de taxes par les Etats et que les
Il est question de tirages simultanés et donc de combinaisons (hors programme) mais aussi 15% restants correspondent à ses frais de fonctionnement. Est-ce correct ?
de variable aléatoire et d'espérance mathématique.
Le corrigé
L'énoncé
a) D'abord, précisons que le tirage des cinq numéros principaux se fait sans ordre et est
Le Megamillion est une sorte de loto américain où le joueur choisit sur un ticket cinq simultané. Le nombre de tirages possibles est donné par :
numéros principaux compris entre 1 et 56, puis un numéro complémentaire compris entre 5 numéros 1 numéro
1 et 46. principaux à complémentaire
choisir
pa
rmi 56 à choisir
parmi
46
Chaque ticket coûte un dollar.
Pour gagner, le joueur doit avoir l'un au moins des cinq numéros principaux avec 56 46 56 × 55 × 54 × 53 × 52
éventuellement le complémentaire. × = × 46 = 175711536
5 1 5 × 4 × 3 × 2 ×1
Sur son site internet http://www.megamillions.com/howto, l'entreprise énonce les cas
gagnants avec leurs probabilités :
Passons en revue les divers tirages gagnants :
Cinq numéros principaux et le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
5 numéros 1 numéro
principaux à choisir complémentaire
parmi
les5 bons à choisir
parmi
1 bon
5 1
× = 1× 1 = 1
5 1
1
Sa probabilité de réalisation est de comme annoncé.
175711536
Cinq numéros principaux sans le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
5 numéros 1 numéro
principaux à choisir complémentaire
parmi
les5 bons à choisir
45mauvais
5 45
× = 1× 45 = 45
Le jackpot minimal est de 12 millions de dollars. Mais lorsqu'il n'est pas trouvé une 5 1
semaine, il est remis en jeu la semaine suivante et cumulé avec le nouveau jackpot. 45 5 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ .
175711536 19523504 3904701
a) Les probabilités annoncées sont-elles exactes ? On justifiera sa réponse. Presque ! C'est que certaines fractions sont plus commerciales que d'autres...
Les gains sont-ils «cohérents» avec la probabilité de les gagner ?
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Quatre numéros principaux et le complémentaire Deux numéros principaux et le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par : Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
4 numéros 1 numéro 1 numéro 2 numéros 3 numéros 1 numéro
principaux à choisir principal à choisir complémentaire principaux à choisir principaux à choisir complémentaire
parmi
les5 bons parmi les 51mauvais
à choisir
1 bon parmi
les5 bons parmi les 51mauvais
à choisir
1 bon
5 51 1 5× 4 × 3× 2 5 51 1
× ×
= × 51× 1 = 255 × ×
= 10 × 20825 × 1 = 208250
4 1 1 4 × 3 × 2 ×1 2 3 1
255 85 1 208250 14875 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ . Sa probabilité de réalisation est de = ≈ .
175711536 3819816 689065 175711536 12550824 844
Encore une fois, l'entreprise d'extraction de richesses s'efforce de ne pas
démotiver l'éventuel client-joueur avec une précision mathématique
inconsidérée... Un numéro principal et le complémentaire
Quatre numéros principaux sans le complémentaire Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par : 1 numéro 4 numéros 1 numéro
4 numéros 1 numéro 1 numéro principal à choisir principaux à choisir complémentaire
principaux à choisir principal à choisir complémentaire parmi
les5 bons parmi les 51mauvais
à choisir
1 bon
parmi
les5 bons parmi les 51mauvais à choisir
45mauvais
5 511
5 51 45 × ×
= 5 × 249900 × 1 = 1249500
× × = 5 × 51× 45 = 11475 1 4 1
4 1 1 1249500 14875 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈
175711536 2091804 141
11475 1275 1 Juste le complémentaire
Sa probabilité de réalisation est de = ≈
175711536 19523504 15313 Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
Trois numéros principaux et le complémentaire 5 numéros 1 numéro
principaux à choisir complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par : parmi les 51mauvais à choisir
3 numéros 2 numéros 1 numéro
1 bon
principaux à choisir principaux à choisir complémentaire 51 1 51× 50 × 49 × 48 × 47
parmi
les5 bons parmi les 51mauvais
à choisir
1 bon
× = × 1 = 2349060
5 1 5 × 4 × 3 × 2 ×1
5 51 1 5 × 4 × 3 51× 50
× × = × ×1 = 12750 2349060 27965 1
3 2 1 3 × 2 ×1 2 ×1 Sa probabilité de réalisation est de = ≈
175711536 2091804 75
Et au total...
12750 2125 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ . Il y a 4405086 tirages gagnants et leur probabilité est de
44050086
≈
1
175711536 29285256 13781 175711536 40
Trois numéros principaux sans le complémentaire
Le nombre de tirages favorables à ce cas est donné par :
3 numéros 2 numéros 1 numéro
principaux à choisir principaux à choisir complémentaire
parmi
les5 bons parmi les 51mauvais
à choisir
45mauvais
5 51 45
× × = 10 × 1275 × 45 = 573750
3 2 1
573750 31875 1
Sa probabilité de réalisation est de = ≈ .
175711536 9761752 306
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Toute la question est de savoir si les gains sont inversement proportionnels aux L'espérance mathématique est une sorte de moyenne idéale qui serait calculée sur un
probabilités d'apparition. Ainsi il ne faut pas faire le rapport de ces deux données mais leur nombre infini de billets vendus. Sauf que l'entreprise ne vend qu'un nombre fini de billets
produit. même si celui-ci doit se chiffrer en dizaines de millions d'unités et de dollars.
De plus, si l'entreprise vend 20 millions de billets (autant de dollars) et que le jackpot est
Gain Probabilité Produit gagné, alors elle reverse plus de 60% des sommes collectées aux joueurs. Si le jackpot
12000000 5,69763E-09 0,068 n'est pas gagné, alors elle reverse moins de 19%.
250000 2,56102E-07 0,064 Comme quoi la réalité économique est souvent bien loin de l'idéal mathématique.
10000 1,45124E-06 0,015
150 6,53040E-05 0,010
150 7,25637E-05 0,011
7 3,26797E-03 0,023
10 1,18483E-03 0,012
3 7,09220E-03 0,021
2 1,33333E-02 0,027
b.1) La variable aléatoire X peut prendre toutes les valeurs des gains (bruts) possibles à
savoir :
0 2 3 10 7 150 10000 250000 12000000
b.2) Pour calculer l'espérance mathématique de la variable aléatoire X, nous prendrons les
«probabilités commerciales» fournies par l'entreprise qui sont très proches de probabilités
réelles.
L'espérance de gain brut est donnée est par :
E(X ) = ∑ probabilité × valeur prise par X
39 1 1 1 1 1 1
= ×0+ ×2+ ×3+ × 10 + ×7 + × 150 + × 150
40 75 141 844 306 13781 15313
1 1 1
+ × 10000 + × 250000 + × 12000000
689065 3904701 175711536
≈ 0, 25 dollar
~ Le corrigé
I a) Nous pouvons écrire :
N'oublions pas que ABCD
4 6 1 2 2 2 est un parallélogramme.
6
E AB ⋅ AD = × AB + AD − AB − AD
2
~ 1 1 1 5
= × AC2 − AB2 − AD 2 = × 62 − 52 − 42 = × [36 − 25 − 16] = −
2 2 2 2
5
B A 4 b) Là encore, nous pouvons écrire :
3π − 2
L ( )
AB ⋅ AG = AB × AG × cos AB ⋅ AG = 5 × 4 × cos = 20 ×
4 2
= −10 × 2
3π/4
G
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c) Une des caractérisations du produit scalaire nous conduit à écrire :
( )
AD ⋅ AE = AD × AE × cos AD, AE ⇔ 8 = 4 × 4 × cos AD, AE ( )
⇔ cos AD, AE = ( )
8 1
=
16 2 K F
π
( )
⇔ AD, AE = ± à 2π-près
3
Conclusion : compte tenu de la situation du point E sur la figure, nous en déduisons qu'une 4 2
π
( )
mesure en radians de l'angle orienté AD, AE est − radians.
3
C j D
2 3
H i
d.1) Comme le triangle CFH est rectangle en H, alors, en application du théorème de
Pythagore, nous pouvons écrire : ~
2 2 2 2 2 2 2
CF = CH + HF ⇔ 4 = CH + 2 ⇔ CH = 16 − 4 = 12 I
4 6
⇔ CH = 12 = 4 × 3 = 2 3 cm E
6
~
d.2) Pour calculer ce produit scalaire, nous allons utiliser le point H qui est le projeté
orthogonal du point F sur la droite (CD).
= C
F 5
( )
B A 4
CF ⋅ CD = CH + HF ⋅ CD
= CH
⋅ CD + HF ⋅ CD
3
L
Colinéaires Orthogonaux
de même sens
3π/4
= CH × CD + 0 = 2 3 × 5 + 0 = 10 3 = 300
J
G
La voie analytique : une autre méthode consiste à travailler dans un repère orthonormé
( )
centimétrique H; i , j dont les deux vecteurs de base sont centimétriques et ont mêmes
demi-directions que les vecteurs HD et HF . Expression du produit scalaire
On a alors : en repère orthonormé. e.1) Comme le point J appartient à la droite (BC), alors les vecteurs BC et BJ sont
2 3 5 colinéaires. Donc il existe un réel λ tel que BJ = λ × BC
CF ⋅ CD = ⋅ = 2 3 × 5 + ( 2 ) × 0 = 10 3 + 0 = 300
2 0 Il vient alors ;
2
( )
BC ⋅ BJ = −12 ⇔ BC ⋅ λ BC = −12 ⇔ λ × BC = −12
b.2) Nous savons déjà que le point F appartient à la droite (BC). Mais elle est longue !
Modifions l'égalité définissant le point F en introduisant le point E.
(
BD ⋅ BF = 20 ⇔ BD ⋅ BE + EF = 20 )
⇔ BD ⋅ BE + BD ⋅ EF = 20 ⇔ 20 + BD ⋅ EF = 20
⇔ BD ⋅ EF = 0 ⇔ BD ⊥ EF
Conclusion : F est le point d'intersection de la droite (BC) et de la perpendiculaire à la
droite (BD) passant par E.
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Une autre méthode : on peut tourner le problème en calculant la distance BF Une autre voie en contournant le problème
F appartenant à la droite (BC), l'angle géométrique DBF mesure : On calcule la distance EG avec le théorème d'Al-Kashi appliqué dans le triangle BEG.
soit
3π
4
si F est sur la demi-droite [BC). ( ) 1
EG 2 = BE 2 + BG 2 − 2 × BE × BG × cos EBG = 42 + 22 − 2 × 4 × 2 × = 16 + 4 − 8 = 12
2
Puis, avec le théorème de Pythagore, on établit que le triangle est rectangle en G.
π
soit si F est sur l'autre demi-droite. BE 2 = 42 = 16 et GE 2 + GB2 = 12 + 22 = 16
4
Le carré du plus grand côté est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Ensuite, le produit scalaire des vecteurs BD et BF étant positif, le cosinus de leur angle Donc le triangle BEG est rectangle en G.
π
géométrique est nécessairement positif. Seul le cosinus de est dans ce cas. Il vient : Donc les vecteurs GB et GE sont orthogonaux et leur produit scalaire est nul...
4
( )
BD ⋅ BF = 20 ⇔ BD × BF × cos DBF = 20 ⇔ 5 × BF ×
2
2
= 20 ⇔ BF = 4 2
d.1) En application de la première égalité du théorème de la médiane et en s'appuyant sur
le milieu J du segment [AD], nous pouvons écrire :
( )
c.1) D'après la relation vectorielle le définissant, le point G se trouve aux cinq septièmes 2
AD 2 39
du segment [AB], c'est-à-dire à 5 centimètres, à partir de A. 2 2 2
MA + MD = 2 × MJ + = 2 × MJ 2 + = 2 × MJ 2 + 19,5
2 2
c.2) Comme le point G est situé aux cinq septièmes du segment [AB] à partir de A, alors il L'égalité définissant l'ensemble ∆ devient alors :
l'est aux deux septièmes à partir de B.
M ∈ ∆ ⇔ MA 2 + MD2 = 32 ⇔ 2 × MJ 2 + 19,5 = 32
Partant du membre de gauche de la relation vectorielle à établir, nous pouvons écrire :
5 2 10 10 ⇔ 2 × MJ 2 = 12,5 ⇔ MJ 2 = 6, 25 ⇔ MJ = 6, 25 = 2,5
2 × GA + 5 × GB = 2 × − × AB + 5 × × AB = − × AB + × AB = o
7 7 7 7 Conclusion : l'ensemble ∆ est le cercle de centre J et de rayon 2,5 centimètres.
Une autre voie en travaillant sur la droite (AB) Comme les points I et J sont les milieux respectifs des côtés [AB] et [AD], alors en
( )
On peut aussi poser un repère centimétrique A, i sur la droite (AB) où les points A, B et
application du théorème des milieux appliqué dans le triangle ABD, nous pouvons écrire :
1 1
G ont pour abscisses respectives 0; 7 et 5. Il vient alors : JI = × DB = × 5 = 2,5cm
2 2
«Arrivée − départ» sur une droite
Donc I appartient bien au cercle de centre J et de rayon 2,5 centimètres, c'est-à-dire à ∆.
2 × GA + 5 × GB = 2 × ( 5 − 0 ) i + 5 × ( 5 − 7 ) i = 10i − 10i = o
d.2) Avant tout développement, simplifions la somme...
2 2 2 2
c.3) Décomposons le vecteur GE en passant par le point B !
(
2 × MA 2 + 5 × MB2 = 2 × MA + 5 × MB = 2 × MG + GA + 5 × MG + GB ) ( )
(
GE ⋅ GB = GB + BE ⋅ GB ) 2 2
2 (
= 2 × MG + 2 MG ⋅ 2 GA + 2 × GA )( )
= GB ⋅ GB + BE ⋅ GB = GB − BE ⋅ BG 2 2
= GB 2 π 1
− BE × BG × cos = 22 − 4 × 2 × = 4 − 4 = 0
( )(
+ 5 × MG + 2 MG ⋅ 5 GB + 5 × GB )
3 2
Carré scalaire
On connaît
= 7 × MG 2 + 2 × GA 2 + 5 × GB2 + 2 MG ⋅ ( ) (
2 GA + 5 GB )
leur angle
=o
d'après la question c.2
Comme leur produit scalaire est nul, alors les vecteurs GB et GE sont orthogonaux.
Donc le triangle BGE est rectangle en G. ( )
= 7 × MG 2 + 50 + 20 + 2 MG ⋅ o = 7 × MG 2 + 70 + 0 = 7 × MG 2 + 70
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La relation définissant l'ensemble Σ devient alors :
Les équations scalaires
M ∈ Σ ⇔ 2 × MA 2 + 5 × MB2 = 63 ⇔ 7 × MG 2 + 70 = 63
⇔ 7 × MG 2 = −7 ⇔ MG 2
= −1 Le contexte
Un carré n'est Cet exercice assez costaud aborde le produit scalaire sous le prisme analytique. Il traite des
jamais négatif ! ensembles de points, des équations de droites et de cercles.
Conclusion : Σ est l'ensemble vide.
L'énoncé
A l'issue de l'exercice, la figure est celle ci-dessous ( )
Sur la figure ci-après, le plan est muni d'un repère orthonormé direct O; i , j dans lequel
on a positionné les points suivants :
3
C A ( 0; −4 ) B ( 3;0 ) C ( −1;6 ) E ; −3
4
b) On appelle ∆ la perpendiculaire à la droite (AB) passant par C. Ces deux droites sont
sécantes en un point noté H.
1. Déterminer une équation (cartésienne) de la droite ∆.
2. En déduire les coordonnées du point H.
3. On appelle δ la distance existant entre le point C et la droite (AB).
Par définition, la distance entre un point et une droite est la plus petite des
π/4 distances existant entre ce point et chaque point de la droite.
A G B Calculer cette distance δ.
7
I
π/3 c) On appelle Σ l'ensemble des points M du plan vérifiant l'égalité MB ⋅ MC = −14
1. Calculer les coordonnées du milieu J du segment [BC].
2. En appelant ( x; y ) les coordonnées du point M, déterminer une équation
2,5
5 (cartésienne) de l'ensemble Σ.
∆ J 3. En déduire que Σ est l'ensemble vide.
⇔ ( x − 3) × 4 − y × 3 = 0 ⇔ 4 x − 3 y − 12 = 0
Conclusion : une équation de la droite (AB) est 4 x − 3 y = 12
Regardons si les coordonnées du point E vérifient l'équation de la droite (AB).
4 xE − 3 yE − 12 = 4 × 0, 75 − 3 × ( −3) − 12 = 3 + 9 − 12 = 0
Conclusion : ses coordonnées en vérifiant l'équation, le point E appartient à la droite (AB).
3
b.1) La perpendiculaire ∆ passe par le point C ( −1;6 ) et a pour vecteur normal AB .
4
M ( x; y ) ∈ ∆ ⇔ Les vecteurs CM et AB sont orthogonaux
j
⇔ CM ⋅ AB = 0
x
O B x +1 3
⋅ = 0 ⇔ ( x + 1) × 3 + ( y − 6 ) × 4 = 0
i ⇔
y − 6 4
⇔ 3x + 3 + 4 y − 24 = 0 ⇔ 3x + 4 y − 21 = 0
Conclusion : une équation de la droite ∆ est 3 x + 4 y = 21 .
b.2) Le point H appartenant aux deux droites (AB) et ∆, ses coordonnées en vérifient les
E deux équations et sont, par conséquent, la solution du système linéaire :
4 x − 3 y = 12 (1) ← Appartenance à (AB)
A 3 x + 4 y = 21 (2) ← Appartenance à ∆
Résolvons ce système par un double coup de combinaisons linéaires.
Pour trouver x, on multiplie l'équation (1) Pour obtenir y, on multiplie l'équation (1)
par 4 et la (2) par 3 afin d'éliminer y. par 3 et la (2) par 4 de façon à éliminer x.
×4 ×3
(1) → 16 x − 12 y = 48 (1) → 12 x − 9 y = 36
⊕ ⊖
×3 ×4
(2) → 9 x + 12 y = 63 (2) → 12 x + 16 y = 84
25 x = 111 −25 y = −48
x = 4, 44 y = 1,92
Conclusion : les coordonnées du point H sont ( 4, 44;1,92 ) .
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b.3) La distance entre le point C et un point N de la droite (AB) est minimale lorsque N est c.1) Les coordonnées du milieu J du segment [BC] sont données par :
le projeté orthogonal H de C sur la droite (AB). x +x ( −1) + 3 2 y + yC 0 + 6 6
En effet, le triangle CNH étant rectangle en H, d'après le théorème de Pythagore : xJ = B C = = =1 et yJ = B = = =3
2 2 2 2 2 2
CN 2 = CH 2 + HN 2 ⇒ CN ≥ CH ← CH est la distance minimale
Nous pouvons donc écrire : 3 − x −1 − x
c.2) Si on note ( x; y ) les coordonnées du point M, alors MB et MC .
δ = CH = ( 4, 44 − ( −1) )2 + (1,92 − 6 )2 = ( 5, 44 )2 + ( −4, 08)2 = 46, 24 = 6,8 cm −y 6− y
La relation définissant l'ensemble Γ devient alors :
y
M ( x; y ) ∈ Σ ⇔ MB ⋅ MC = −14
C 3 − x −1 − x
⇔ ⋅ = −14
∆ −y 6 − y
N ⇔ ( 3 − x ) × ( −1 − x ) + ( − y ) × ( 6 − y ) = −14
N ⇔ −3 − 3x + x + x 2 − 6 y + y 2 + 14 = 0
6,8 ⇔ x 2 + y 2 − 2 x − 6 y + 11 = 0
J N
c.3) Remettons-nous à l'ouvrage sur l'équation de l'ensemble Σ.
H M ( x; y ) ∈ Σ ⇔ x 2 − 2 x + y 2 − 6 y + 11 = 0
x 2 − 2 × x ×1 + y 2 − 2 × y × 3 + 11 = 0
⇔
Début... Début...
j
⇔ (
x − 1) − 1 + ( y − 3) − 3 + 11 = 0
2 2
2 3
⇔ ( x − xJ )2 + ( y − yJ )2 = −1 ⇔ JM 2 = −1
Γ Conclusion : un carré ne pouvant être négatif, il n'existe pas de point M du plan qui
appartienne à l'ensemble Σ. Par conséquent, ce dernier est vide.
A
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x x − 3
d.1) Si ( x; y ) désignent les coordonnées du point M, alors AM et BM .
y + 4 y
La relation définissant l'ensemble Γ devient alors :
M ( x; y ) ∈ Γ ⇔ 3 × AM 2 + BM 2 = 57
2 2
2
⇔ 3 × x2 + ( y + 4 ) + ( x − 3)2 + y 2 = 57
( ) (
⇔ 3 × x 2 + y 2 + 8 y + 16 + x 2 − 6 x + 9 + y 2 − 57 = 0 )
⇔ 3x 2 + 3 y 2 + 24 y + 48 + x 2 − 6 x + 9 + y 2 − 57 = 0
⇔ 4 x 2 + 4 y 2 − 6 x + 24 y = 0
⇔ x 2 + y 2 − 1,5 x + 6 y = 0
⇔ (
x − 0, 75 ) − 0, 75 + ( y + 3) − 33 = 0
2 2
2
...d'identité. ...d'identité.
9 144
⇔ ( x − 0, 75)2 + ( y + 3)2 − − =0
16 16
⇔ ( x − 0, 75 ) + ( y − ( −3) ) −
2 2 153
=0
16
2 153
⇔ ( x − xE ) + ( y − yE ) =
2
16
153 153
⇔ EM 2 = ⇔ EM =
16 4
153
Conclusion : l'ensemble Γ est le cercle de centre E et de rayon ...ou plus simplement
4
passant par l'origine O.
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b) On s'intéresse à la production de la source B.
1. Calculer b2 qui est le volume d'eau bénite exprimé en litres produite par
Suites la source B le second jour.
2. Etablir la nature de la suite ( bn ) . On prendra grand soin à préciser ses attributs.
Aux sources du profit 3. Exprimer le terme bn en fonction de n.
4. Parmi les quatre propositions suivantes, laquelle est le volume d'eau bénite
Le contexte produite par la source B le quatorzième jour ? On entourera la bonne réponse.
Ce grand classique du genre est une application à une situation donnée des suites 300 litres 325,5 litres 399, 2 litres 415,8 litres
arithmétiques et géométriques.
c) Sur le graphique ci-dessous où le repère est orthogonal mais non orthonormé, on a
L'énoncé représenté les quarante premiers termes de quatre suites numérotées (1), (2), (3) et (4).
Le Père Dechochète dirige la compagnie des Eaux Saintes Blancoises qui commercialise Deux d'entres elles sont les suites ( an ) et ( bn ) mais lesquelles ? Aucune justification
de l'eau minérale bénite. Il a notamment sous sa responsabilité deux sources qui lui posent n'est demandée.
bien des soucis : une source A et une source B.
Tout commença le premier décembre. Ce jour là, alors que les deux sources produisaient Production quotidienne en litres (2)
chacune 510 litres d'eau minérale bénite, le sourcier annonça à son patron que les écluses (1)
célestes ne s'étant pas suffisamment ouvertes au cours des mois précédents, les sources A
et B allaient progressivement se tarir. Selon le soucieux sourcier qui n'était pas sorcier :
La production journalière de la source A devait baisser chaque jour de 13 litres
par rapport à ce qu'elle était le jour précédent.
La production journalière de la source B devait baisser chaque jour de 4% par
rapport à ce qu'elle était le jour précédent.
On appelle an et bn les productions journalières respectives exprimées en litres des
sources A et B le jour n.
Le premier décembre correspond au jour n = 1 . Ce jour là, nous avons donc :
a1 = 510 et b1 = 510
a2 = Volume produit le second jour an +1 = Volume produit le ( n + 1) -ième jour Par conséquent, la suite ( an ) est représentée par la suite de points (3) et ( bn ) par la (4).
= Volume de la veille − 13 = Volume de la veille − 13
d) Calculons les volumes totaux produits par les deux sources sur les quarante jours.
= a1 − 13 = 510 − 13 = 497 litres = an − 13 Sur les 40 jours, la source A produit un total de :
a +a 510 + 3
Comme pour passer d'un terme an au suivant an +1 , on retranche toujours la même Total = a1 + a2 + a3 + … + a40 = 40 × 1 40 = 40 × = 10260 litres
2 2
quantité 13, alors la suite ( an ) est arithmétique de raison r = −13 Somme de 40 termes consécutifs
de la suite arithmétique ( an )
de premier terme a1 = 510
Sur les 40 jours, la source B produit un total de :
Nous en déduisons que pour tout entier naturel n :
1 − 0,9640
an = a1 + ( n − 1) × r = 510 + ( n − 1) × ( −13) = 510 − 13n + 13 = 523 − 13n Total = b1 + b2 + b3 + … + b40 = b1 × ≈ 10259,1 litres
1 − 0,96
Le quatorzième jour, la source A produit : Somme de 40 termes consécutifs
de la suite géométrique ( bn )
a14 = 523 − 13 × 14 = 523 − 182 = 341 litres de raison 0,96
Conclusion : sur les quarante jours, c'est la source A qui produit le plus.
b) Chaque jour, le volume d'eau bénite produite par la source B diminue de 4% par rapport
à la veille. En conséquence : e) A partir du quarante-et-unième jour, la production journalière de la source A devient
Les premiers termes : Le cas général : négative car a41 = −10 . Autrement dit et suivant le modèle adopté, elle est tarie.
A contrario et toujours suivant le modèle, cela n'arrivera jamais à la source B car il coulera
b2 = Volume produit le second jour bn +1 = Volume produit le jour n + 1
toujours 96% de ce qu'il coulait la veille.
= Veille − 4% de la veille = Veille − 4% de la veille C'est ce que laissaient entrevoir leurs représentations graphiques (3) et (4).
= b1 − 4% de b1 = b1 − 0, 04 × b1 = bn − 4% de bn = bn − 0, 04 × bn
= (1 − 0, 04 ) × b1 = 0,96 × b1 = 489, 6 litres = (1 − 0, 04 ) × bn = 0,96 × bn
Comme, pour passer d'un terme bn au suivant bn +1 , on multiplie toujours par le même
facteur 0,96 , alors la suite ( bn ) est géométrique de raison q = 0,96 .
de premier terme b1 = 510
Il vient alors que pour tout entier naturel n, nous avons :
0,96n 510
bn = b1 × q n −1 = 510 × 0,96n −1 = 510 × = × 0,96n = 531, 25 × 0,96n
0,96 0,96
Le quatorzième jour, la source B produit :
b14 = 510 × 0,9613 = 299,98 litres
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L'énoncé L'énoncé
La suite ( un ) est arithmétique. Quatre de ses termes vérifient les égalités : Déterminer les limites lorsque n tend vers +∞ des suites suivantes :
u7 = 100 u0 + u5 + u10 = 222 1 2n 2 + n n 1
et un = n 2 − + 0, 2 n vn = 7 n − 10 n wn = tn = ( −1) × 2 −
2 2
Déterminer la valeur du terme u100 . n 5n + 1 n +1
Le corrigé Le corrigé
La clé de la suite arithmétique ( un ) est sa raison r en ce sens qu'elle permet de passer d'un a) Déterminons la limite de la suite ( un ) lorsque n tend vers +∞ .
1
terme quelconque à n'importe quel autre. Choisissant u7 pour référence, nous avons : lim un = lim n 2 − + 0, 2n = ( +∞ ) − 0+ + 0+ = +∞
n→+∞ n →+∞ n
u0 = u7 + ( 0 − 7 ) × r = 100 − 7r
u5 = u7 + ( 5 − 7 ) × r = 100 − 2r b) Concernant la limite de la suite ( vn ) , nous avons de prime abord :
u10 = u7 + (10 − 7 ) × r = 100 + 3r
Il vient alors : lim vn = lim 7n − 10n = ( +∞ ) − ( +∞ ) = Forme indéterminée
n→+∞ n →+∞
u0 + u5 + u10 = 229 ⇔ (100 − 7r ) + (100 − 2r ) + (100 + 3r ) = 222 Nous allons éliminer l'indétermination en factorisant la différence par son terme qui nous
−78 semble le plus fort : 10n .
⇔ 300 − 6r = 222 ⇔ −6r = −78 ⇔ r = = 13
−6 7n 7 n
La raison connue, il ne nous reste plus alors qu'à calculer le terme recherché : vn = 7n − 10n = 10n × − 1 = 10n × − 1 = 10n × 0, 7n − 1
n
u100 = u7 + (100 − 7 ) × r = 100 + 93 × 13 = 100 + 1209 = 1309 10 10
Voyons si l'indétermination a été levée par notre action.
lim vn = lim 10n × 0, 7 n − 1 = ( +∞ ) × 0+ − 1 = ( +∞ ) × ( −1) = −∞
n→+∞ n →+∞
lim wn = lim
2n 2 + n
=
( +∞ ) + ( +∞ ) = +∞ = Forme indéterminée
n→+∞ 5n + 1
n →+∞ 2 ( +∞ ) + 1 +∞
Là encore, nous allons lever l'indétermination en factorisant les numérateur et
dénominateur par leurs termes les plus forts. Ensuite, ils s'expliqueront !
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Pour tout entier naturel n, nous pouvons écrire :
Suite pas fine
n n 1
2 n2 × 2 + 2 2 2+ 2+
2n + n n n n ×n n Le contexte
wn = = = × =
2
5n + 1 n 2 × 5 + 1 n 2
5+ 2
1
5+ 2
1
Cet exercice classique mais assez technique consiste en l'étude d'une suite définie par
n2 n n récurrence au moyen d'une fonction affine. On utilise pour ce faire une suite annexe
Utilisant cette dernière écriture de la suite ( wn ) , nous en déduisons : géométrique.
1
+ 2+ Le corrigé
lim wn = lim n = 2 + 0 = 2 = 0, 4
1 + La suite ( un ) est définie par récurrence par :
n→+∞ n→+∞
5+ 2 5+0
5
n u0 = −1
3
d) La suite ( tn ) est formée de deux facteurs. un +1 = 7 × un + 2 pour tout entier naturel n
1 3
Le facteur 2 − dont la limite en +∞ se détermine sans anicroches.
n2 + 1
1 1 1
lim 2 − = 2− = 2− = 2 − 0+ = 2
n→+∞ 2
n +1 ( +∞ ) + 1 +∞
2
Conclusion : la suite ( tn ) est formée de deux sous-suites :
1
Celle des termes de rang pair : un = 1× 2 − → 1× 2 = 2
2 n→+∞
n +1
1 1
Celle des termes de rang impair : un = −1× 2 − → −1 × 2 = −2
2 n→+∞
n +1
Ces deux sous-limites étant différentes, la ( tn ) ne peut avoir de limite.
x
-2 -1 1 2 3 4
-1
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b) La suite ( vn ) est définie pour tout entier naturel n par : y
4
7
vn = un −
2
3
1. Démontrer que la suite ( vn ) est géométrique de raison .
7
3
n
7 9 3
2. En déduire que pour tout entier naturel n, un = − ×
2 2 7
n
18 3
3. Etablir que pour tout entier naturel n, on a : un +1 − un = ×
7 7 2
4. En déduire le sens de variation de la suite ( un ) .
5. Déterminer la limite de la suite ( un ) . (C )
6. Les résultats trouvés sont-ils corroborés par le graphique de la question a.
1
Le corrigé
a) On passe du terme un au terme suivant un +1 en appliquant toujours la fonction
u0 u1 u2 u3
3
f ( x) = × x + 2 x
7 -2 -1 1 2 3 4
3
On appelle ( C ) sa courbe représentative qui est la droite d'équation y = × x + 2 .
7 y=x
Cette droite ( C ) passe par son «point d'ordonnée à l'origine» de coordonnées ( 0;2 ) et
3 -1
suivant son coefficient directeur monte de 3 en ordonnée lorsque l'on progresse de 7 en
7
Vu le graphique précédent, la suite ( un ) semble croissante et converger vers 3,5 dans
abscisse. Ce qui nous donne un second point pour tracer la droite...
On construit également la droite d'équation y = x , c'est-à-dire le lieu du plan où l'abscisse «l'entre-deux-droites».
x est égale à l'ordonnée y. Cette droite nous permettra de reporter tout point de l'axe des
b.1 et 2) Pour tout entier naturel n, nous pouvons écrire :
ordonnées ( Oy ) sur l'axe des abscisses ( Ox ) .
7
Puis, on commence le processus de construction ainsi que cela est fait ci-dessous : vn +1 = un +1 −
2
3 7 3 4 7
= × un + 2 − = × un + −
7 2 7 2 2
3 7 3 3 3× 7 3 3
= × vn + − = × vn + − = × vn
7 2 2 7 7 ×2 2 7
3
Donc la suite ( vn ) est géométrique de raison q = et de premier terme :
7
7 7 9
v0 = u0 − = −1 − = − = −4,5
2 2 2
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Nous en déduisons que pour tout entier naturel n :
n
3
vn = v0 × q n = −4,5 ×
7
Et par voie de conséquence :
n
3
un = vn + 3,5 = −4,5 × + 3,5
7
b.3) Utilisant l'expression du terme un , nous avons que pour tout entier naturel n :
n +1 n
3 3
un +1 − un = −4,5 × + 3,5 − −4,5 × + 3,5
7 7
n n n
3 3 3 3 3
= ( −4,5) × × − ( −4,5) × = ( −4,5) × × − 1
7 7 7 7 7
n n
3 4 18 3
= ( −4,5) × × − = ×
7 7 7 7
n
18 3
b.4) Comme la différence de deux termes consécutifs un +1 − un = × =⊕×⊕ est
7 7
toujours strictement positive, alors, nous avons que pour tout entier naturel n :
un +1 − un > 0 ⇒ un +1 > un
Donc la suite ( un ) est strictement croissante....ainsi que le laissait supposer la
construction ci-contre.
n
3 3
b.5) Comme l'exposé est compris entre 0 et 1, alors la puissance tend vers 0+ .
7 7
Nous en concluons :
n
7 9 3 7 9 7
lim un = lim − × = − × 0+ = − 0+ = 3,5
n →+∞ n→+∞ 2 2
7 2 2 2
M
D
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b) En utilisant les propriétés trigonométriques des angles remarquables et associés, nous
en déduisons : Angles et plus
3 3 4
cos ( t − π ) = − cos ( t ) = − − = Le contexte
5 5
⇒ tan ( t − π ) =
sin ( )= 5 =4
t − π
Cet exercice de trigonométrie met en oeuvre des formules d'addition et de duplication des
4 4
sin ( t − π ) = − sin ( t ) = − − =
cos (t − π) 3 3 cosinus et sinus.
5 5 5
L'énoncé
π 4 4 π 3
cos t + = − sin ( t ) = − − = sin t + −
2 5 5 π = 5 = −3 π 20
⇒ tan t + =
2 On appelle α le réel de l'intervalle − ;0 tel que cos ( α ) = .
π 3 2 cos t + π 4 4 2 29
sin t + = cos ( t ) = − 2
2 5 5
a) Déterminer la valeur exacte de sin ( α ) .
π π α
b) En déduire les valeurs exactes de cos α + , sin α − et cos .
4 4 2
Le corrigé
π
a) Le réel α appartenant à l'intervalle − ;0 , son sinus est négatif.
2
De plus, nous savons :
400 441
cos 2 ( α ) + sin 2 ( α ) = 1 ⇔ sin 2 ( α ) = 1 − cos 2 ( α ) = 1 − =
841 841
441 21 21
⇔ sin ( α ) = = ou sin ( α ) = −
841 29 29
Impossible car Voilà la bonne réponse !
sin ( α ) est négatif
j
en 24 portions égales.
O i
π/2
Ces quatre solutions
particulières sont Ces quatre solutions particulières
j sont représentées ci-contre sur le
représentées ci-contre sur le 7π/9
cercle trigonométrique sur lequel
cercle trigonométrique sur j
lequel on a enroulé π/12 on a enroulé l'intervalle [ 0; 2π[
l'intervalle ]−π; π] π/9
π 0
-π O i
0
-11π/12 π 2π
O i
-7π/12 -π/2
5π/3
13π/9 3π/2