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Introduction au raisonnement statistique

Le document présente une introduction au raisonnement statistique en sociologie, soulignant l'importance de l'utilisation critique des statistiques et des méthodes quantitatives. Il aborde les concepts de corrélation et de causalité, ainsi que les étapes de la collecte et de l'analyse des données, tout en insistant sur la nécessité d'une approche réflexive et critique. Enfin, il discute des variables qualitatives et de leur analyse à travers des enquêtes, en mettant en lumière les enjeux liés au travail domestique et à la théorie féministe.

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Introduction au raisonnement statistique

Le document présente une introduction au raisonnement statistique en sociologie, soulignant l'importance de l'utilisation critique des statistiques et des méthodes quantitatives. Il aborde les concepts de corrélation et de causalité, ainsi que les étapes de la collecte et de l'analyse des données, tout en insistant sur la nécessité d'une approche réflexive et critique. Enfin, il discute des variables qualitatives et de leur analyse à travers des enquêtes, en mettant en lumière les enjeux liés au travail domestique et à la théorie féministe.

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Séance 1 : Introduction au

raisonnement statistique

Francois Héran : “Sans les immigrés, notre pays ne tiendrait pas longtemps” :

→ Sociologie quantitative : utiliser les chiffres et les règles de quantification statistique. En


sociologie il faut absolument respecter les règles de la sociologie. (Cf plus bas a Emile
durkheim)

A- A quoi servent les statistique ?


1- Faire parler les chiffres :

→ Construction de la réalité, biais et instrumentalisations :

Pierre Bourdieu : L’opinion publique n’existe pas 1972

Les chiffres sont issus d’enquetes qui viennent elle meme d’operation mathematique et il y a
forcement un choix qui fait.

Codage collecte ou encore standardisation, tout ces facteurs ont donc un impacts sur le
résultat car on prélevé uniquement un échantillon.

Ils sont donc une construction sociale et peuvent être critiquer et débattue en toute
circonstance.

→ La puissance des nombres :

c’est un argument d’autorité, ils ont leurs importances. Mais il est essentiel de connaitre leur
presentation visuel (jeux sur les graphiques etc) et leurs origines.

Ils sont un outils dans le debat publique

— Lors de leurs usages il existe 2 reaction :

1- la croyance en la supériorité des chiffres sans leur porter une attention particulière. Une
sorte de fétichisme des chiffres, en plaçant les chiffres au dessus de tout et en reniant tout
autre moyen ou outils des méthodes sociologique comme les méthodes quantitatives.

2- la refutation totale des chiffres qui sont utiliser lors des débats publiques. « Les chiffres
on peut leur faire dire ce que l’on veut ». Ainsi il est nécessaire de trouver un juste milieu
entre l’esprit critique et rigoureux face au chiffre et une certaine confiance envers les outils
statistique.

Séance 1 : Introduction au raisonnement statistique 1


—> Le statactivisme : moyen de lutte politique (cf a Isabelle bruno plus bas) cela permet de
deconstruire les opninion publique et les discours falacieux, la sociologie quantitative a permis
de faire des constat evident de nos jours mais qui ne l’etait pas a X temps.

Bourdieu et l’école

Le Cens caché de Daniel Gaxie a reprendre fiche


faite
L’enquete Virage qui recense les violences et rapports de genre de 2020 a reprendre

Statactivisme: Comment lutter contre les chiffres" d'Isabelle Bruno analyse comment les
statistiques peuvent être utilisées pour masquer la réalité et comment les personnes peuvent
développer une conscience critique des statistiques. Le livre explique comment les
statistiques sont souvent manipulées pour défendre les intérêts de certaines personnes ou
groupes et comment cela peut avoir des conséquences négatives sur les décisions politiques
et sociales. Il décrit également des stratégies pour lutter contre ces manipulations
statistiques, telles que la compréhension des méthodes statistiques, la mise en place d'un
système de contrôle impartial et la promotion de l'éducation statistique pour tous. Le livre
s'adresse aux personnes qui cherchent à comprendre les enjeux liés aux statistiques et à
développer leur capacité à analyser les données de manière critique.

2- Le raisonnement statistique en sociologie

→ Cette methode en sciences sociales repose sur un mode de raisonnement avec des règles
prédéfinis

"Les Règles de la Méthode Sociologique" d'Emile Durkheim est un texte fondateur en


sociologie qui décrit les vues de Durkheim sur la manière de mener une recherche
scientifique dans le domaine de la sociologie. Dans ce livre, Durkheim affirme que la
sociologie devrait être basée sur des méthodes scientifiques et que les sociologues devraient
utiliser une approche systématique et empirique pour étudier les phénomènes sociaux. Il
discute également le concept de faits sociaux, qu'il définit comme des phénomènes sociaux
externes à l'individu et ayant un pouvoir coercitif sur les individus. Dans l'ensemble, "Les
Règles de la Méthode Sociologique" fournit un cadre pour mener des recherches
sociologiques qui est toujours influent aujourd'hui. (CF a la fiche de lecture)
empirique connaissancedevecu
"Les Règles de la Méthode Sociologique" Emile Durkheim 1895.

→ Etudier les faits sociaux comme des choses :


→ Il souligne que la sociologie et le sociologue font partie du meme environnement et sont liés,
le sociologue fais donc partie de son etudes et il n’est pas exterieur a l’environnement qu’il
etudie. Ainsi cela ne peut etre complètement objectif. Exemple d’etude que va realiser Durkeim :
Le suicide comme notion individuelle mais qui se révèle etre finalement un phénomène societal.

Durkeim et le suicide

Muriel darmon : devenir anorexique

Séance 1 : Introduction au raisonnement statistique 2


→ Corrélation et causalité

il existe des variation concomitante entre plusieurs variable mais qui n’ont pas vraiment de sens
ce sont donc des correlation sans grand sens.

La corrélation décrit une relation statistique entre deux variables, où une variation de l'une
peut être associée à une variation de l'autre. La causalité, en revanche, décrit un lien causale
entre deux variables, où une variation dans une variable cause une variation dans l'autre
variable. La corrélation peut suggérer une causalité, mais cela ne peut être déterminé que par
des preuves supplémentaires, telles que des tests expérimentaux contrôlés

corrélation causalité
→ Un instrument d’objectivations du monde social
- indicateur multiple et rigoureux mais les indicateurs sont toujours arbitraire

ainsi les seuil de pauvreté par exemple sont des données et des statistique arbitraire

Ainsi l’objectivité absolue n’existe pas, et le caracteres scientifiques des sciences politiques
ne correspond pas a cela il est nécessaire de justifier ces choix et d’argumenter

Il existe donc des limites a toute enquête, besoins d’une veritable démarche critique et
reflexive avec une transparence totale

—> « Plus qu'un moyen d'atteindre « l'objectivité » qui est une pure utopie, il faut utiliser les
statistiques comme un instrument « d'objectivation », c'est-à-dire comme un instrument d'analyse
pleinement conscient de ses limites et en particulier de son irréductible part d'arbitraire. C'est par
une approche réflexive sur les conditions d'utilisation des outils que l'on peut accéder à une
meilleure connaissance des phénomènes sociaux, avec lucidité et discernement. » Marion Selz,
Florence Maillochon, Le raisonnement statistique en sociologie, Puf, 2009,

Les statistiques ne représente donc pas une preuve absolue mais présente une méthodologie
precise qui nécessite une certaine rigueur et il est nécessaire de multiplier les enquêtes avec
d’autre facteurs et outils afin d’aboutir a une objectivation totale

B- Les notions et principes de base en statistique

1- les données en statistique


→ produire ses données et analyse secondaire des données
La production et l'analyse secondaires des données en statistique comportent généralement les
étapes suivantes :

1. Collecte des données : Les données peuvent être collectées à l'aide de différentes méthodes
telles que les enquêtes, les observations, les expériences, etc. → notions trompeuse car on
realise tojours des choix de manière arbitraire

2. Préparation des données : Une fois les données collectées, elles doivent être nettoyées,
organisées et formatées pour être utilisées dans l'analyse.

Séance 1 : Introduction au raisonnement statistique 3


l

3. Exploration des données : Cette étape implique la visualisation et la description des données
afin de mieux les comprendre et de détecter les tendances et anomalies.

4. Modélisation statistique : Cette étape implique l'utilisation de méthodes statistiques pour


modéliser les relations entre les variables et pour effectuer des prévisions et des tests
d'hypothèses.

2- Population, échantillon et individus


l En statistique, une population est un ensemble complet de données qui représente un groupe
spécifique. Par exemple, la population totale de personnes habitant dans une ville donnée.

—> L'inférence statistique est un processus qui permet de déduire des conclusions sur une
population entière à partir d'une analyse d'un échantillon représentatif de cette population. Elle
permet de faire des prévisions, de tester des hypothèses et de généraliser les résultats obtenus à
partir de l'échantillon à la population totale.

Un échantillon, d'autre part, est une sous-partie représentative de la population, choisie pour
être étudiée et analysée. L'idée est de déduire des conclusions sur la population entière à
partir de l'analyse de l'échantillon.

Un individu est un élément unique dans la population, tel qu'une personne, un objet ou une
transaction. Chaque individu peut être caractérisé par une ou plusieurs variables.

En utilisant les échantillons et les individus, les statisticiens peuvent étudier les tendances et
les relations dans les données, faire des prévisions et des tests d'hypothèses, et déduire des
conclusions sur la population totale. Cependant, il est important de sélectionner un
échantillon représentatif pour minimiser les biais et garantir la fiabilité des conclusions
tirées.

3- les variables
→ (colonne de la base de donnes et corresponde au info que l’on possedent pour chaque
individu)
En statistique, une variable est un caractère mesurable ou une caractéristique associée à un
individu dans une population. Il peut s'agir de n'importe quel type de mesure, telle qu'une taille,
un poids, un âge, un salaire, un niveau d'éducation, etc.
Les variables peuvent être classées en deux types principaux : les variables quantitatives et les
variables qualitatives.

Les variables quantitatives sont des mesures numériques telles que la taille, le poids, l'âge,
etc. (Variables numerique = variable quantitative) : 2 type → les variables discretes et
continues, discrete = valeur possible sont en nombre limités on ne peut pas les diviser (2-3
animaux de compagnie pas 3,5), valeur continue = infinies et c'est peu probable que l’on ai
la meme valeurs

Les variables qualitatives, également appelées variables catégorielles, sont des


caractéristiques qui peuvent être classées dans des catégories telles que le genre, la race,
l'emplacement, etc. Les reponses sont des modalités et non des chiffres. Elles peuvent etre

Séance 1 : Introduction au raisonnement statistique 4


ordinale ou l’on peut faire une hiérarchie les reponses; elles peuvent etre catégorielles que
l’on ne peut pas hierarchisée.

L'analyse des variables est l'un des éléments clés de la statistique et peut être utilisée pour étudier
les relations entre les variables, faire des prévisions et des tests d'hypothèses, et déduire des
conclusions sur la population totale.

4- Produire une analyse statistique


→ Recoder et creer des variables :

En statistiques, la recodification consiste à transformer des données brutes en une nouvelle


forme qui est plus adaptée pour l'analyse. Cela peut inclure la fusion de catégories, la
séparation de catégories ou la conversion de données quantitatives en données qualitatives.

Créer des variables en statistiques consiste à créer de nouvelles mesures à partir des données
existantes. Cela peut inclure la création d'une variable dérivée, la transformation d'une
variable ou la création d'une nouvelle variable qui combine plusieurs variables existantes.
Les nouvelles variables peuvent être créées pour remplir un but précis, comme mesurer une
construct théorique ou améliorer la précision d'un modèle statistique.

En statistiques, l'analyse inférentielle consiste à tirer des conclusions générales sur une
population à partir de l'observation d'un échantillon de données. Cela implique de faire des
hypothèses sur la population, de collecter des données dans un échantillon représentatif, et
d'utiliser des méthodes statistiques pour évaluer la probabilité que les observations de
l'échantillon puissent être observées si les hypothèses sur la population sont vraies.

L'analyse descriptive, d'autre part, consiste à décrire et à synthétiser les caractéristiques d'un
ensemble de données sans faire de conclusions générales sur la population d'où il provient.
Elle implique l'utilisation de méthodes telles que les tableaux de fréquences, les moyennes,
les écarts-types et les graphiques pour synthétiser les données de manière concise et
compréhensible. L'analyse descriptive est souvent le premier pas dans l'analyse de données,
car elle permet de comprendre les caractéristiques des données et de sélectionner les
méthodes statistiques appropriées pour une analyse plus approfondie.

→ Analyser les données


Ça
analyse univariée : En statistiques, l'analyse univariée est une analyse qui examine une seule
variable à la fois. Cela peut inclure la détermination des statistiques descriptives telles que la

Séance 1 : Introduction au raisonnement statistique 5


moyenne, la médiane, l'écart type et la distribution de la variable, ainsi que l'utilisation de
tests statistiques pour évaluer les hypothèses sur la population.

Analyse bivariée : L'analyse bivariée est une analyse qui examine deux variables à la fois
pour déterminer si elles sont corrélées et comment elles interagissent. Cela peut inclure la
création de graphiques tels que des diagrammes de dispersion et des nuages de points pour
visualiser les relations entre les variables, ainsi que l'utilisation de tests statistiques pour
évaluer la force et la signification statistique de ces relations.

Analyse multivariée : L'analyse multivariée est une analyse qui examine plusieurs variables
à la fois. Cela peut inclure la création de modèles statistiques pour prédire les relations entre
les variables, ainsi que l'utilisation de techniques telles que la régression multiple, l'analyse
en composantes principales et l'analyse de la variance (ANOVA) pour évaluer les relations
complexes entre plusieurs variables.

Séance 1 : Introduction au raisonnement statistique 6


Séance 2 : Les variables qualitatives :
Interpréter les relations entre
variables

Enquête : emploi du temps et mise au jour du travail domestique (INSEE)

A- analyser des variables qualitatives


1- Le tris a plat : l’analyse univariée
→ Des effectifs aux pourcentages

Comportement de chaque variable de maniere isolée

Effectif = valeur absolue

Pourcentage = valeur effcetif

Cf au diapo avec les calcul

→ Valeur absolue, valeur relative

voir difference

→ Variable qualitative ordinale et pourcentage cumulés

LEXIQUE

2- analyse bivariée : le tris croisés (ou tableau croisés ou


Contingence)
→ variable explicatives et variables expliquées

les variables explicatives ou independante dites VI sont celles qui ont une influence → ex ;
l’age etc

Les variables expliqués ou dépendante : VD → ex : la reussite scolaire etc

Aucune variable n’est VI ou VD a l’origine, cela va dépendre de la question que l’on pose

Le sexe et l’age sont toujours des variable independante

Donc il faut s’interroger sur la relation de causalité entre les variables

→ Calculer des pourcentages dans des tableaux croisés


Le choix entre pourcentage en colonnes et pourcentages en ligne s’effectue en fonction des
variables dependantes ou independante

Séance 2 : Les variables qualitatives : Interpréter les relations entre variables 1


s’attarder sur la lecture de graphique

—> on doit surepresentation et sous representation


→ En lignes ou en colonnes ? Comment calculer les pourcentages d’un tableau ? Voir diapo
→ Tris a plat : diagramme en secteurs et histogrammes (diagramme en barres)

3- Quelques representations graphiques

B- Interpréter des relations entre variables. Les


enquetes : Emploi du temps et le travail
domestiques
1- Statistiques publique et théorie féministe : quand le travail
domestique sort de l’invisibilité

3 point : EET, la technique des carnets, le patriarcat et l’economie domestique et donc la


possibilité de mesurer la réalité du travail domestique

→ Le privé et politique 70’s : les etudes de genre ++; et moins d’invisibilité sur le travail
domestique.

Christine delphy 1970 = L’ennemi principale :

—> Dans son livre "L'ennemi principal", la sociologue française Christine Delphy analyse les
structures sociales et les relations de pouvoir qui sous-tendent les inégalités de genre dans la
société française contemporaine. Elle argumente que la subordination des femmes est enracinée

Séance 2 : Les variables qualitatives : Interpréter les relations entre variables 2


dans le système capitaliste patriarcal, qui repose sur la division sexuelle du travail et la prise en
charge gratuite du travail domestique et de soins par les femmes. Delphy soutient que la famille
est une institution clé qui reproduit l'oppression des femmes, car elle est basée sur une division
du travail de genre inégale. Elle critique également le mouvement féministe pour ne pas remettre
en cause la famille en tant qu'institution oppressive. Delphy aborde également la question de la
sexualité féminine et de la façon dont elle est contrôlée et stigmatisée dans la société patriarcale.
Elle soutient que la sexualité des femmes est régulée par la société afin de maintenir leur
subordination. Dans l'ensemble, l'analyse de Delphy dans "L'ennemi principal" propose une
critique radicale de la société patriarcale capitaliste, soulignant la nécessité de repenser les
structures sociales et les relations de pouvoir afin de promouvoir l'égalité des sexes et la
libération des femmes.

→ La technique des carnets :

La méthode des carnets a été utilisée dans plusieurs études pour quantifier la répartition des
tâches ménagères, en particulier dans les relations conjugales et familiales. Les chercheurs
ont utilisé cette méthode pour observer et documenter les activités et les tâches effectuées
par les membres d'un ménage, ainsi que le temps et l'énergie nécessaires pour accomplir ces
tâches.

Par exemple, une étude menée par la sociologue Arlie Hochschild a utilisé la méthode des
carnets pour documenter la répartition des tâches domestiques dans des couples
hétérosexuels aux États-Unis. Les participants ont été invités à tenir un journal de leurs
activités quotidiennes pendant une semaine, en notant toutes les activités de travail rémunéré
et non rémunéré, ainsi que les soins aux enfants et les tâches ménagères. Les carnets ont été
analysés pour quantifier le temps consacré à chaque activité et pour évaluer la répartition des
tâches entre les partenaires.

Les résultats ont montré que les femmes avaient tendance à passer plus de temps que les
hommes à effectuer des tâches ménagères et des soins aux enfants, même si elles
travaillaient à l'extérieur du domicile. Cette étude a contribué à mettre en lumière les
inégalités de genre dans les tâches ménagères et a stimulé des discussions sur la façon dont
les sociétés peuvent travailler à réduire cette disparité.

Dans l'ensemble, la méthode des carnets est une approche utile pour quantifier la répartition
des tâches ménagères et pour fournir des informations détaillées sur les activités
quotidiennes des individus et des familles. Cela peut aider les chercheurs à mieux
comprendre les inégalités sociales et de genre, ainsi qu'à concevoir des politiques et des
programmes visant à promouvoir l'égalité et le bien-être dans les ménages et les
communautés.

→ Le patriarcat et l’economie domestique une nouvelle approche qui critique le marxisme


:

L’ennemi principale Christine Delphy 1970

Dans son livre "L'ennemi principal", elle soutient que la théorie marxiste ne suffit pas pour
comprendre la subordination des femmes dans la société capitaliste patriarcale.

Séance 2 : Les variables qualitatives : Interpréter les relations entre variables 3


Delphy soutient que la théorie marxiste classique se concentre sur l'exploitation économique
et la classe ouvrière, en supposant que la classe ouvrière est homogène et que les travailleurs
ont tous les mêmes intérêts et expériences. Cependant, elle soutient que la division sexuelle
du travail, où les femmes sont concentrées dans le travail domestique et de soins non
rémunéré, signifie que les femmes sont également exploitées sur la base de leur genre.

Delphy critique également le marxisme pour ne pas avoir pris en compte le travail
domestique et de soins non rémunéré effectué par les femmes, qui est crucial pour la
reproduction de la force de travail et la production de la richesse. Elle affirme que ce travail
est souvent ignoré ou considéré comme une forme naturelle de travail pour les femmes,
plutôt que comme une forme d'exploitation.

En fin de compte, Delphy argumente que l'exploitation dans la société capitaliste patriarcale
est multidimensionnelle, impliquant à la fois une exploitation économique et une
exploitation de genre. Elle soutient que la lutte pour l'égalité des sexes doit être intégrée
dans la lutte contre l'exploitation économique, et que le féminisme doit être compris comme
une lutte pour l'égalité économique et politique autant que pour l'égalité de genre.

Ainsi, les critiques de Delphy et d'autres féministes ont permis de remettre en question les
limites de la théorie marxiste traditionnelle et ont encouragé une analyse plus complète et
intersectionnelle de l'exploitation dans la société capitaliste patriarcale. Cette analyse élargie
a mis en lumière l'importance de comprendre les relations de pouvoir et les inégalités de
genre dans la lutte pour l'égalité économique, politique et sociale.

→ mesurer la realite du travail domestique


EET : mesure du poid du travail domestique
70's : transformation interne et juridique de la societe etc
80's : nouveau papa, féministe et changement de norme
→ Cf a + haut

2- La division sexuée du travail domestique : moins d’inegalité


qu’avant ?

→ L’evolution du temps domestique selon le sexe et Cecile brousse :

Cécile Brousse est une sociologue française qui a travaillé sur les questions de genre et
d'inégalités domestiques. Elle est professeure de sociologie à l'Université Paris-Nanterre et a
publié plusieurs livres et articles sur les questions liées à la division sexuelle du travail, au
travail domestique et aux politiques familiales.

Selon Brousse, bien que la division sexuelle du travail ait changé au fil du temps, avec une
certaine réduction des inégalités dans les tâches domestiques et de soins, les femmes
continuent d'assumer la majeure partie de ce travail non rémunéré. Elle argue que la plupart
des couples hétérosexuels modernes partagent les tâches domestiques de manière plus
équitable qu'auparavant, mais que les femmes continuent à assumer une charge de travail
plus lourde, notamment en termes de tâches de soins.

Brousse soutient que la répartition inégale des tâches ménagères et de soins est liée à la
construction sociale de la féminité et de la masculinité, qui établit que les femmes sont

Séance 2 : Les variables qualitatives : Interpréter les relations entre variables 4


naturellement plus aptes à prendre soin des autres et du foyer. Cette construction sociale
conduit à une naturalisation de la répartition inégale du travail domestique, ce qui peut
rendre difficile le partage égal des tâches même lorsque les deux partenaires le souhaitent.

Brousse souligne également l'importance de politiques publiques visant à promouvoir


l'égalité de genre dans la sphère domestique. Elle affirme que les politiques telles que les
congés parentaux et les services de garde d'enfants abordent directement les obstacles
auxquels les femmes sont confrontées pour assumer une part égale des tâches de soins et de
travail domestique. Elle souligne également l'importance d'une prise de conscience générale
de la répartition inégale des tâches domestiques et de soins et de la nécessité d'une
participation égale des deux partenaires pour parvenir à l'égalité de genre dans la sphère
domestique.

En résumé, Cécile Brousse est une sociologue qui s'intéresse à la question de la division
sexuelle du travail domestique. Selon elle, bien que les inégalités aient diminué, les femmes
continuent d'assumer la majorité du travail domestique et de soins. Elle souligne
l'importance des politiques publiques et d'une prise de conscience générale pour atteindre
une répartition plus équitable du travail domestique et de soins.

→ Voir :

A- l'evolution : page 41 diaporama

B- des tâches spécialisées et hiérarchiser

→ Les hommes font - mais + en general surtout sur les taches les mieux vecu par la sociéte
→ la sociologie du genre : comment expliquer ces inégalités

Les etudes de genre sont des etude avec un processus sociologique et historique de
différentiation entre les sexes

Le genre designe 2 chose : une différence sociale construite et un rapport de pouvoirs

La sociologie du genre instite sue cela sur le raport sociale qui renvoi a une logique de
domination de manière materiel et symbolique -> nature et assignation

—> Le patriarcat explique la reproduction de ces inégalités


—> Les etudes de genres instite sur la socialisation : la maniere dont la société forme et
transforme l'individu

Les expériences et tout cela cree des dispositions, elle se fait de manière différente des l'enfance
→ le processus de socialisation :

Elena Gianini Belotti (1924-2015) était une sociologue italienne renommée, connue pour ses
travaux sur la condition féminine, la famille et la socialisation. Elle a également travaillé sur
la sociologie de l'éducation et la pédagogie. Elle a publié plusieurs ouvrages importants,
dont "La Famille en Italie" (1963), "La Femme dans la société de consommation" (1970),
"L'éducation des femmes en Italie" (1971) et "Le Monde des enfants" (1978). Selon elle, la
socialisation est un processus continu qui commence dès la naissance et qui se poursuit tout
au long de la vie. Elle a identifié plusieurs agences de socialisation qui ont une influence sur

Séance 2 : Les variables qualitatives : Interpréter les relations entre variables 5


l'enfant dès son plus jeune âge, notamment la famille, l'école, les pairs, les médias et la
religion.

Selon Belotti, la famille est la première et la plus importante agence de socialisation de


l'enfant. Elle estime que la famille est responsable de transmettre les normes, les valeurs, les
croyances et les comportements de la culture dans laquelle l'enfant est né. La famille joue
également un rôle clé dans la socialisation de genre, en transmettant des attentes différentes
selon le sexe de l'enfant.

Belotti souligne également l'importance de l'école dans le processus de socialisation de


l'enfant. L'école fournit aux enfants une éducation formelle, mais elle est également un lieu
où les enfants apprennent des normes et des valeurs sociales plus larges. Les enseignants et
les pairs ont un impact important sur la socialisation de l'enfant à l'école.

Enfin, Belotti souligne que les médias ont un impact croissant sur la socialisation de l'enfant.
Les médias, en particulier la télévision et Internet, sont des sources d'information et
d'influence importantes pour les enfants. Ils peuvent influencer les attitudes, les croyances et
les comportements de l'enfant, et il est donc important de comprendre leur rôle dans la
socialisation.

La division sexue du travail entre la femme et l'homme dans la spécialisation sexuée du travail +
difference de salaire
→ L’hétérogamie : l'hétérogamie peut se référer à la théorie selon laquelle les individus ont
tendance à s'associer avec des partenaires ayant des caractéristiques différentes des leurs, telles
que l'âge, le niveau d'éducation ou le statut social.
→ L’hypergamie : se réfère à la tendance des femmes à choisir des partenaires ayant un statut
social ou des ressources supérieurs aux leurs, ce qui peut refléter des normes sociales et
culturelles. Ces concepts peuvent être étudiés dans divers domaines des sciences sociales, tels
que la sociologie, la psychologie sociale ou l'anthropologie.

→ Puissance et limite des EET:

Theorie : empirique des feministe

Inégalités contestables cela est objectif et cela permet de contredire le discourd classique

→ Limite :

Activite principale et seconfaire mais on utilise que la principale sans prendre en compte la
secondaire

On compte le temps mais pas que le temps cest aussi la charge mentale voir d'ou bient la
notion etc

→ Monique Halcault et le concept de charge mental

Gestion des espaces et du temps et du travail

Séance 2 : Les variables qualitatives : Interpréter les relations entre variables 6


Séance 3 : les variables quantitatives

Revenus, patrimoine et inégalités

A- Indicateurs de tendance centrale


1 → Le mode = modalité avec les plus grands effectifs et ou la plus grande fréquence

2 → La moyenne : elle est sensible au valeurs extremes et ne souligne pas la dispersion

elle se calcule en faisant une addition et faire la sommes des valeurs et enfin diviser par
l’effectif totale

une repartition homogène tous centraliser autour de la moyenne

Une repartition dispersée c’est de grand écart entre les valeurs (exemple un élève a 19 et un
autre a 4 )

3 → la médiane : la valuer de la variable quantitative qui partage en 2 part egal l’effectif totale
de la distribution

si la mediane se trouve entre 2 valeur tu en fais la moyenne

B- Indicateurs de dispersion
→ Mesure de dispersion :

Nombre de
Mesure Notation Signification
parties
Divise les données en 4 parties égales (25%
Quartile 4 Q1, Q2, Q3
chacune)
Divise les données en 5 parties égales (20%
Quintile 5 Q1, Q2, Q3, Q4
chacune)
Divise les données en 10 parties égales
Décile 10 D1, D2, ..., D9
(10% chacune)
Divise les données en 100 parties égales
Centile 100 C1, C2, ..., C99
(1% chacune)

→ Ces mesures de dispersion permettent de mieux comprendre la répartition des données dans
un échantillon ou une population, et sont souvent utilisées pour construire des graphiques comme
les boîtes à moustaches ou les histogrammes.

Séance 3 : les variables quantitatives 1


→ la boite a moustache :

La boîte à moustaches est un graphique qui représente les quartiles d'un échantillon ou d'une
population, ainsi que la présence d'éventuelles valeurs aberrantes. Elle se compose d'un
rectangle qui représente le deuxième quartile (la médiane), ainsi que le premier et le
troisième quartile, qui délimitent la boîte. Les moustaches de la boîte à moustaches sont des
lignes qui s'étendent jusqu'à la plus petite et la plus grande valeur non-aberrante de
l'ensemble de données. Les valeurs aberrantes, si elles sont présentes, sont souvent
représentées par des points isolés au-delà des moustaches.

La boîte à moustaches est un indicateur de dispersion car elle permet de visualiser la


distance entre les quartiles et la présence d'éventuelles valeurs aberrantes. Plus la boîte à
moustaches est grande, plus les données sont dispersées. À l'inverse, si la boîte à moustaches
est petite, cela indique que les données sont regroupées autour de la médiane et que la
dispersion est faible.

En résumé, la boîte à moustaches permet de visualiser rapidement la répartition des données,


de repérer les valeurs aberrantes et de comparer la dispersion de plusieurs ensembles de
données.

→ Etendue et intervalle interquantile

Mesure de
Formule Description
dispersion
Maximum - Différence entre la plus grande et la plus petite valeur d'un
Etendue
Minimum ensemble de données
Intervalle
Q3 - Q1 Plage de valeurs qui contient 50% des données
interquartile (IIQ)
Intervalle 9ème décile - 1er
Plage de valeurs qui contient 80% des données
interdécile (IID) décile
Mesure de dispersion qui calcule la moyenne des carrés des
Variance Σ(x - μ)² / N
écarts à la moyenne
Ecart-type √(Σ(x - μ)² / N) Racine carrée de la variance

Coefficient de (Ecart-type / Mesure de dispersion relative qui exprime l'écart-type en


variation Moyenne) x 100 pourcentage de la moyenne

→ L'étendue est une mesure simple de dispersion, mais elle peut être trompeuse si les valeurs
aberrantes sont présentes. Les intervalles interquartile et interdécile sont des mesures plus
robustes qui se basent sur les quartiles et les déciles. La variance et l'écart-type sont des mesures
plus précises qui prennent en compte toutes les valeurs de l'ensemble de données. Le coefficient
de variation est une mesure relative qui permet de comparer la dispersion de deux ensembles de
données ayant des échelles différentes.

→ variance et écart-type :

La variance et l'écart-type sont deux mesures qui permettent de savoir à quel point les
valeurs d'un ensemble de données sont éloignées les unes des autres.

La variance mesure la moyenne des écarts au carré entre chaque valeur et la moyenne de
l'ensemble de données. Plus la variance est grande, plus les valeurs sont dispersées.

Séance 3 : les variables quantitatives 2


L'écart-type est la racine carrée de la variance. Il représente la distance moyenne des valeurs
à la moyenne de l'ensemble de données. Plus l'écart-type est grand, plus les valeurs sont
dispersées.

En résumé, la variance et l'écart-type permettent d'évaluer la dispersion des données et sont


utiles pour comparer la variabilité de deux ensembles de données.

→ Mesurer l’inegalité d’une distribution :

Rapport interquantile :

—> Le rapport interquartile (RIQ) est le rapport entre l'intervalle interquartile (IIQ) et la
médiane d'une distribution. L'IIQ est la différence entre le troisième et le premier quartile de la
distribution, qui contient 50% des données. La médiane est la valeur qui sépare les données en
deux moitiés égales.
—> Le RIQ est une mesure de la dispersion relative des données. Il permet de mesurer la
distance entre les quartiles, ce qui est utile pour décrire la répartition des valeurs dans une
distribution.
—> En outre, le RIQ peut également être utilisé pour évaluer l'inégalité d'une distribution. Si le
RIQ est faible, cela signifie que la dispersion des données est faible et que les valeurs sont assez
uniformément réparties dans la distribution. Si le RIQ est élevé, cela indique que la dispersion
des données est plus grande et que la distribution est plus inégale.
—> Ainsi, le RIQ est une mesure simple mais utile pour évaluer la dispersion et l'inégalité d'une
distribution de données.

Indice Gini :

—> L'indice de Gini mesure l'inégalité de la distribution des revenus ou des richesses dans une
population. Il est compris entre 0 et 1, où 0 signifie une égalité parfaite et 1 correspond à une
inégalité totale. Plus l'indice est élevé, plus l'inégalité est grande.

C- Analyse bivariée

1- Deux variables quantitatives


—> Coefficient de la corrélation linéaire de Pearson : R
Il faut calculer le coefficient de corrélation linéaire de pearson et cela repose sur l’hypothèse
d’une variation linéaire
Le R est toujours situé entre 1 et -1 (montante ou descendante)

Le coefficient de corrélation linéaire de Pearson mesure la force et la direction de la


corrélation entre deux variables continues. Il varie de -1 à 1, où -1 représente une corrélation
négative parfaite, 0 représente une absence de corrélation et 1 représente une corrélation

Séance 3 : les variables quantitatives 3


positive parfaite. On calcule ce coefficient en mesurant la covariance entre les deux
variables et en la divisant par le produit de leurs écarts-types.

2- Une variable qualitative et une variable quantitative

1. Le test ANOVA : L'ANOVA est utilisé pour comparer les moyennes de plusieurs groupes de
données. Dans le cas d'une analyse bivariée, on peut utiliser l'ANOVA à un facteur pour
comparer les moyennes d'une variable quantitative entre différents groupes définis par une
variable qualitative. Si la différence entre les moyennes est significative, cela suggère qu'il
existe une association entre les deux variables.

2. L'indicateur de tendance centrale : Les indicateurs de tendance centrale, tels que la moyenne
ou la médiane, sont utilisés pour décrire la position centrale des données quantitatives. Dans
une analyse bivariée, on peut calculer la moyenne ou la médiane de la variable quantitative
pour chaque groupe défini par la variable qualitative. Cela permet de voir s'il y a une
différence de position centrale entre les groupes.

3. L'indicateur de dispersion : Les indicateurs de dispersion, tels que l'écart type ou l'intervalle
interquartile, sont utilisés pour décrire la variation des données quantitatives. Dans une
analyse bivariée, on peut calculer la dispersion de la variable quantitative pour chaque
groupe défini par la variable qualitative. Cela permet de voir s'il y a une différence de
variation entre les groupes.

4. Le rapport quantiles : Le rapport de quantiles est un indicateur qui compare les valeurs de
deux quantiles, généralement le 75ème et le 25ème. Dans une analyse bivariée, on peut
calculer le rapport de quantiles pour chaque groupe défini par la variable qualitative. Cela
permet de voir s'il y a une différence de dispersion entre les groupes.

5. La boîte à moustaches : La boîte à moustaches est un graphique qui représente la distribution


d'une variable quantitative. Dans une analyse bivariée, on peut représenter la distribution de
la variable quantitative pour chaque groupe défini par la variable qualitative. Cela permet de
voir s'il y a une différence dans la distribution des données entre les groupes, notamment en
comparant la position de la médiane et la dispersion des données.

D- Répartition des richesses : y’a t-il encore des classes sociales ?

1- comment mesurer la richesse ?

Niveau de vie = revenu disponible et donc unité de consommation

Adulte : 1, 15-18 : 0,5 et -14 ans : 0,3

2- Quelles evolution de la dispersion des revenus ?


En utilisant le rapport interdécile pour suivre l'évolution de la dispersion des revenus au fil du
temps, on peut déterminer si la dispersion des revenus augmente ou diminue. Si le rapport
interdécile augmente au fil du temps, cela indique une augmentation de la dispersion des

Séance 3 : les variables quantitatives 4


revenus. Si le rapport interdécile diminue au fil du temps, cela indique une diminution de la
dispersion des revenus.

3- une representation synthetique : les strobiloides

Les strobiloides sont une forme de représentation synthétique de données sociales créée par le
sociologue français Henri Mendras. Cette représentation prend la forme d'un graphique qui
permet de visualiser la structure sociale d'une société donnée en mettant en relation trois
dimensions : la stratification sociale, la mobilité sociale et les valeurs culturelles.
La base de la représentation strobiloïde est une courbe qui représente la stratification sociale de
la société étudiée, en fonction du nombre de classes sociales et de leur positionnement relatif sur
l'échelle de la richesse. La courbe est ensuite complétée par des flèches qui représentent la
mobilité sociale, c'est-à-dire les possibilités de passage d'une classe sociale à une autre. Enfin,
des cercles concentriques sont ajoutés pour représenter les valeurs culturelles de la société,
comme la solidarité, l'individualisme, etc.
Le livre d'Henri Mendras "La seconde révolution française, 1965-1984", publié en 1988, utilise
la représentation strobiloïde pour analyser les transformations sociales qui ont eu lieu en France
au cours de cette période. Mendras montre comment la société française a connu une profonde
mutation, avec l'émergence de nouvelles classes sociales et la disparition progressive de
l'ancienne classe ouvrière. La représentation strobiloïde permet de visualiser ces changements et
de mieux comprendre la complexité de la structure sociale de la France à cette époque.
En résumé, la représentation strobiloïde est un outil graphique qui permet de visualiser la
structure sociale d'une société en mettant en relation la stratification sociale, la mobilité sociale et
les valeurs culturelles. Elle a été utilisée par Henri Mendras dans son livre "La seconde
révolution française, 1965-1984" pour analyser les transformations sociales en France au cours
de cette période.

4- au dela des revenues… le patrimoine

louis chauvel 2001 « le retour des classes sociales »

Dans son livre "Le retour des classes sociales" publié en 2001, le sociologue français Louis
Chauvel aborde la question du patrimoine en relation avec les inégalités sociales.

Selon Chauvel, le patrimoine est un élément central dans la reproduction des inégalités sociales,
car il est souvent transmis de génération en génération, renforçant ainsi les avantages des classes
sociales les plus riches. Il affirme également que l'importance du patrimoine dans la structure
sociale a augmenté ces dernières décennies, contribuant ainsi à une "répartition des richesses de
plus en plus inégalitaire".
Chauvel soutient que la société française a connu une "polarisation sociale croissante" au cours
des dernières décennies, avec l'émergence d'une classe supérieure très riche, tandis que la classe
moyenne se rétrécit et que les inégalités sociales augmentent. Cette polarisation est liée en partie
à la concentration du patrimoine entre les mains des classes les plus riches, qui peuvent investir
dans l'immobilier, les actions et les entreprises, et ainsi accroître leur richesse et leur pouvoir
économique.

Séance 3 : les variables quantitatives 5


En conclusion, selon Louis Chauvel, le patrimoine joue un rôle important dans la reproduction
des inégalités sociales et dans la polarisation de la société française, en renforçant les avantages
des classes sociales les plus riches.

5- les classes sociales, au dela du capital economique


Le concept de classes sociales est au cœur de la sociologie et de nombreuses études se sont
intéressées à la manière dont les différentes formes de capital (économique, social, culturel) sont
distribuées dans la société.
Pierre Bourdieu, dans son ouvrage "La Distinction" publié en 1979, a introduit le concept de
capital culturel pour analyser les inégalités culturelles dans la société. Selon lui, le capital
culturel est le savoir, les compétences et les pratiques culturelles qui sont valorisées dans une
société donnée. Ce capital culturel peut être transmis de manière intergénérationnelle et constitue
un élément important dans la reproduction des inégalités sociales.
Bourdieu montre que les classes sociales ne se distinguent pas seulement par leur capital
économique, mais aussi par leur capital culturel. Les classes supérieures ont un capital culturel
plus important, qu'elles ont souvent acquis grâce à une socialisation spécifique (par exemple, des
études supérieures) et des pratiques culturelles distinguées (par exemple, la fréquentation
d'œuvres d'art ou de lieux culturels prestigieux). Ce capital culturel leur donne des avantages
symboliques et peut faciliter leur accès à des positions de pouvoir.
Yasmine Siblot, dans son ouvrage "Sociologies des classes populaires contemporaines" publié en
2013, s'intéresse quant à elle aux classes populaires et à la manière dont elles se distinguent des
classes supérieures. Elle montre que les classes populaires ont souvent un capital culturel
différent, qui est davantage axé sur la pratique que sur la théorie. Par exemple, les classes
populaires valorisent souvent des pratiques culturelles comme la musique, la danse, le sport, etc.,
qui sont souvent dévalorisées ou ignorées par les classes supérieures. Elle souligne également
que le capital culturel n'est pas le seul élément qui permet de comprendre les inégalités sociales,
et que d'autres formes de capital, comme le capital social et économique, sont également
importants.
En conclusion, les travaux de Bourdieu et de Siblot montrent que les classes sociales ne se
distinguent pas seulement par leur capital économique, mais aussi par leur capital culturel. Les
inégalités culturelles jouent un rôle important dans la reproduction des inégalités sociales, et il
est important de prendre en compte ces différentes formes de capital pour comprendre la
complexité de la structure sociale.

Séance 3 : les variables quantitatives 6


Séance 4 : Statistique inférentielle

Le choix du conjoint, de la salle de bal aux données numériques

Statistique inferentielle : principes qui permettent d’inferer (étendre, generaliser) de facon fiable
les observation faites sur un echantillon a la population entiere

A- les principes de la statistique inférentielle


→ 2 situations distinces :

enquete par recensement exhaustif : on dispose de de donné sur l’ensemble de la population


totale (tout les francais par exemples) mais l’enquete est donc couteuse et on prefere les
echantillon depuis 2000 et dans les enquete par recensement exhausitf pas besoins de
statistique inferentielle

Enquete par echantillon : sondage de la population pour proposer des constats plus generaux
→ possibilité de predire que ce qu’on observe sur un echantillon et probablement semblable
a ce qu’on aurait pu observer sur toute la population

1- l’echantillonnage
→ Comment echantillonner :
A- echantillons aléatoires :

B-Echantillons empiriques :

Séance 4 : Statistique inférentielle 1


Afin de redresser les données d’echantillon on pondere en fonction des reponses en donnant un
poids plus important a certain au vu de leur participation

2- Estimer la valeur des résultats d’un echantillon

3- le test du KHI2 :
Le test du khi2 est utilisé pour déterminer si les données observées dans un échantillon sont
significativement différentes des données attendues selon une hypothèse nulle donnée. En
méthodologie quantitative, il est souvent utilisé pour tester l'indépendance ou la dépendance
entre deux variables catégorielles. Les étapes sont la formulation des hypothèses, la collecte de
données, la création d'un tableau de contingence, le calcul du test du khi2 et l'interprétation des
résultats en comparant la valeur calculée du test avec une valeur critique de la distribution du
khi2.

Séance 4 : Statistique inférentielle 2


B- Une application : le marche matriomonial en france

1- le choix du conjoint
Le marché matrimonial en France est un concept qui renvoie à la façon dont les individus
choisissent leur conjoint. Historiquement, ce choix était souvent limité par des contraintes
sociales, économiques ou religieuses, mais ces dernières décennies ont vu l'émergence d'un
marché matrimonial plus ouvert et sélectif, qui reflète les valeurs individualistes de la société
contemporaine.
Alain Girard, sociologue français, a étudié la question du choix du conjoint dans ses ouvrages.
Selon lui, le choix du conjoint est influencé par plusieurs facteurs, notamment la proximité
géographique, les caractéristiques socio-économiques et culturelles, ainsi que les valeurs et les
préférences personnelles. Il soutient également que le choix du conjoint est influencé par la
concurrence entre les individus sur le marché matrimonial, qui est devenu plus compétitif et
individualiste.
Ces dernières années, la sociologie de la famille a connu des évolutions importantes. Les
modèles familiaux ont changé, avec une augmentation des unions libres, des familles
recomposées et des familles monoparentales. La famille n'est plus considérée comme une
institution statique, mais comme un lieu de négociation et de construction des identités
individuelles.
Le romantisme, quant à lui, est un courant culturel et artistique qui a émergé au XIXe siècle en
Europe. Il valorise les émotions, la subjectivité et l'individualisme, et a eu une influence
significative sur la conception de l'amour et de la relation amoureuse. Le romantisme a contribué
à la promotion de l'amour libre et a remis en question les contraintes sociales et religieuses
traditionnelles qui limitaient le choix du conjoint.
En résumé, le marché matrimonial en France a évolué vers une plus grande ouverture et une plus
grande sélectivité. Les travaux d'Alain Girard ont mis en évidence la concurrence entre les
individus sur ce marché, tandis que la sociologie de la famille et le romantisme ont contribué à la
valorisation de l'individualisme et de la subjectivité dans le choix du conjoint et dans la
conception de la relation amoureuse.
L'homogamie se réfère à la tendance des individus à choisir des partenaires qui leur ressemblent
en termes de caractéristiques socio-économiques, culturelles ou personnelles. Cela peut inclure
des similitudes en termes d'âge, de niveau d'éducation, de religion, de valeurs et d'intérêts.
L'hétérogamie, quant à elle, se réfère à la tendance des individus à choisir des partenaires qui
diffèrent d'eux en termes de caractéristiques socio-économiques, culturelles ou personnelles.
Cela peut inclure des différences en termes d'âge, de niveau d'éducation, de religion, de valeurs
et d'intérêts.
→ 2 enquete statistiques 1959-1984

Lieux de rencontre et segmentation des sociabilités

Caractéristiques personnelles et construction sociale des gouts amoureux

2- Les rencontres en ligne


→ Cela échappent-elles a l’homogamie ?

Séance 4 : Statistique inférentielle 3


Séance 4 : Statistique inférentielle 4

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