Introduction au raisonnement statistique
Introduction au raisonnement statistique
raisonnement statistique
Francois Héran : “Sans les immigrés, notre pays ne tiendrait pas longtemps” :
Les chiffres sont issus d’enquetes qui viennent elle meme d’operation mathematique et il y a
forcement un choix qui fait.
Codage collecte ou encore standardisation, tout ces facteurs ont donc un impacts sur le
résultat car on prélevé uniquement un échantillon.
Ils sont donc une construction sociale et peuvent être critiquer et débattue en toute
circonstance.
c’est un argument d’autorité, ils ont leurs importances. Mais il est essentiel de connaitre leur
presentation visuel (jeux sur les graphiques etc) et leurs origines.
1- la croyance en la supériorité des chiffres sans leur porter une attention particulière. Une
sorte de fétichisme des chiffres, en plaçant les chiffres au dessus de tout et en reniant tout
autre moyen ou outils des méthodes sociologique comme les méthodes quantitatives.
2- la refutation totale des chiffres qui sont utiliser lors des débats publiques. « Les chiffres
on peut leur faire dire ce que l’on veut ». Ainsi il est nécessaire de trouver un juste milieu
entre l’esprit critique et rigoureux face au chiffre et une certaine confiance envers les outils
statistique.
Bourdieu et l’école
Statactivisme: Comment lutter contre les chiffres" d'Isabelle Bruno analyse comment les
statistiques peuvent être utilisées pour masquer la réalité et comment les personnes peuvent
développer une conscience critique des statistiques. Le livre explique comment les
statistiques sont souvent manipulées pour défendre les intérêts de certaines personnes ou
groupes et comment cela peut avoir des conséquences négatives sur les décisions politiques
et sociales. Il décrit également des stratégies pour lutter contre ces manipulations
statistiques, telles que la compréhension des méthodes statistiques, la mise en place d'un
système de contrôle impartial et la promotion de l'éducation statistique pour tous. Le livre
s'adresse aux personnes qui cherchent à comprendre les enjeux liés aux statistiques et à
développer leur capacité à analyser les données de manière critique.
→ Cette methode en sciences sociales repose sur un mode de raisonnement avec des règles
prédéfinis
Durkeim et le suicide
il existe des variation concomitante entre plusieurs variable mais qui n’ont pas vraiment de sens
ce sont donc des correlation sans grand sens.
La corrélation décrit une relation statistique entre deux variables, où une variation de l'une
peut être associée à une variation de l'autre. La causalité, en revanche, décrit un lien causale
entre deux variables, où une variation dans une variable cause une variation dans l'autre
variable. La corrélation peut suggérer une causalité, mais cela ne peut être déterminé que par
des preuves supplémentaires, telles que des tests expérimentaux contrôlés
corrélation causalité
→ Un instrument d’objectivations du monde social
- indicateur multiple et rigoureux mais les indicateurs sont toujours arbitraire
ainsi les seuil de pauvreté par exemple sont des données et des statistique arbitraire
Ainsi l’objectivité absolue n’existe pas, et le caracteres scientifiques des sciences politiques
ne correspond pas a cela il est nécessaire de justifier ces choix et d’argumenter
Il existe donc des limites a toute enquête, besoins d’une veritable démarche critique et
reflexive avec une transparence totale
—> « Plus qu'un moyen d'atteindre « l'objectivité » qui est une pure utopie, il faut utiliser les
statistiques comme un instrument « d'objectivation », c'est-à-dire comme un instrument d'analyse
pleinement conscient de ses limites et en particulier de son irréductible part d'arbitraire. C'est par
une approche réflexive sur les conditions d'utilisation des outils que l'on peut accéder à une
meilleure connaissance des phénomènes sociaux, avec lucidité et discernement. » Marion Selz,
Florence Maillochon, Le raisonnement statistique en sociologie, Puf, 2009,
Les statistiques ne représente donc pas une preuve absolue mais présente une méthodologie
precise qui nécessite une certaine rigueur et il est nécessaire de multiplier les enquêtes avec
d’autre facteurs et outils afin d’aboutir a une objectivation totale
1. Collecte des données : Les données peuvent être collectées à l'aide de différentes méthodes
telles que les enquêtes, les observations, les expériences, etc. → notions trompeuse car on
realise tojours des choix de manière arbitraire
2. Préparation des données : Une fois les données collectées, elles doivent être nettoyées,
organisées et formatées pour être utilisées dans l'analyse.
3. Exploration des données : Cette étape implique la visualisation et la description des données
afin de mieux les comprendre et de détecter les tendances et anomalies.
—> L'inférence statistique est un processus qui permet de déduire des conclusions sur une
population entière à partir d'une analyse d'un échantillon représentatif de cette population. Elle
permet de faire des prévisions, de tester des hypothèses et de généraliser les résultats obtenus à
partir de l'échantillon à la population totale.
Un échantillon, d'autre part, est une sous-partie représentative de la population, choisie pour
être étudiée et analysée. L'idée est de déduire des conclusions sur la population entière à
partir de l'analyse de l'échantillon.
Un individu est un élément unique dans la population, tel qu'une personne, un objet ou une
transaction. Chaque individu peut être caractérisé par une ou plusieurs variables.
En utilisant les échantillons et les individus, les statisticiens peuvent étudier les tendances et
les relations dans les données, faire des prévisions et des tests d'hypothèses, et déduire des
conclusions sur la population totale. Cependant, il est important de sélectionner un
échantillon représentatif pour minimiser les biais et garantir la fiabilité des conclusions
tirées.
3- les variables
→ (colonne de la base de donnes et corresponde au info que l’on possedent pour chaque
individu)
En statistique, une variable est un caractère mesurable ou une caractéristique associée à un
individu dans une population. Il peut s'agir de n'importe quel type de mesure, telle qu'une taille,
un poids, un âge, un salaire, un niveau d'éducation, etc.
Les variables peuvent être classées en deux types principaux : les variables quantitatives et les
variables qualitatives.
Les variables quantitatives sont des mesures numériques telles que la taille, le poids, l'âge,
etc. (Variables numerique = variable quantitative) : 2 type → les variables discretes et
continues, discrete = valeur possible sont en nombre limités on ne peut pas les diviser (2-3
animaux de compagnie pas 3,5), valeur continue = infinies et c'est peu probable que l’on ai
la meme valeurs
L'analyse des variables est l'un des éléments clés de la statistique et peut être utilisée pour étudier
les relations entre les variables, faire des prévisions et des tests d'hypothèses, et déduire des
conclusions sur la population totale.
Créer des variables en statistiques consiste à créer de nouvelles mesures à partir des données
existantes. Cela peut inclure la création d'une variable dérivée, la transformation d'une
variable ou la création d'une nouvelle variable qui combine plusieurs variables existantes.
Les nouvelles variables peuvent être créées pour remplir un but précis, comme mesurer une
construct théorique ou améliorer la précision d'un modèle statistique.
En statistiques, l'analyse inférentielle consiste à tirer des conclusions générales sur une
population à partir de l'observation d'un échantillon de données. Cela implique de faire des
hypothèses sur la population, de collecter des données dans un échantillon représentatif, et
d'utiliser des méthodes statistiques pour évaluer la probabilité que les observations de
l'échantillon puissent être observées si les hypothèses sur la population sont vraies.
L'analyse descriptive, d'autre part, consiste à décrire et à synthétiser les caractéristiques d'un
ensemble de données sans faire de conclusions générales sur la population d'où il provient.
Elle implique l'utilisation de méthodes telles que les tableaux de fréquences, les moyennes,
les écarts-types et les graphiques pour synthétiser les données de manière concise et
compréhensible. L'analyse descriptive est souvent le premier pas dans l'analyse de données,
car elle permet de comprendre les caractéristiques des données et de sélectionner les
méthodes statistiques appropriées pour une analyse plus approfondie.
Analyse bivariée : L'analyse bivariée est une analyse qui examine deux variables à la fois
pour déterminer si elles sont corrélées et comment elles interagissent. Cela peut inclure la
création de graphiques tels que des diagrammes de dispersion et des nuages de points pour
visualiser les relations entre les variables, ainsi que l'utilisation de tests statistiques pour
évaluer la force et la signification statistique de ces relations.
Analyse multivariée : L'analyse multivariée est une analyse qui examine plusieurs variables
à la fois. Cela peut inclure la création de modèles statistiques pour prédire les relations entre
les variables, ainsi que l'utilisation de techniques telles que la régression multiple, l'analyse
en composantes principales et l'analyse de la variance (ANOVA) pour évaluer les relations
complexes entre plusieurs variables.
voir difference
LEXIQUE
les variables explicatives ou independante dites VI sont celles qui ont une influence → ex ;
l’age etc
Aucune variable n’est VI ou VD a l’origine, cela va dépendre de la question que l’on pose
→ Le privé et politique 70’s : les etudes de genre ++; et moins d’invisibilité sur le travail
domestique.
—> Dans son livre "L'ennemi principal", la sociologue française Christine Delphy analyse les
structures sociales et les relations de pouvoir qui sous-tendent les inégalités de genre dans la
société française contemporaine. Elle argumente que la subordination des femmes est enracinée
La méthode des carnets a été utilisée dans plusieurs études pour quantifier la répartition des
tâches ménagères, en particulier dans les relations conjugales et familiales. Les chercheurs
ont utilisé cette méthode pour observer et documenter les activités et les tâches effectuées
par les membres d'un ménage, ainsi que le temps et l'énergie nécessaires pour accomplir ces
tâches.
Par exemple, une étude menée par la sociologue Arlie Hochschild a utilisé la méthode des
carnets pour documenter la répartition des tâches domestiques dans des couples
hétérosexuels aux États-Unis. Les participants ont été invités à tenir un journal de leurs
activités quotidiennes pendant une semaine, en notant toutes les activités de travail rémunéré
et non rémunéré, ainsi que les soins aux enfants et les tâches ménagères. Les carnets ont été
analysés pour quantifier le temps consacré à chaque activité et pour évaluer la répartition des
tâches entre les partenaires.
Les résultats ont montré que les femmes avaient tendance à passer plus de temps que les
hommes à effectuer des tâches ménagères et des soins aux enfants, même si elles
travaillaient à l'extérieur du domicile. Cette étude a contribué à mettre en lumière les
inégalités de genre dans les tâches ménagères et a stimulé des discussions sur la façon dont
les sociétés peuvent travailler à réduire cette disparité.
Dans l'ensemble, la méthode des carnets est une approche utile pour quantifier la répartition
des tâches ménagères et pour fournir des informations détaillées sur les activités
quotidiennes des individus et des familles. Cela peut aider les chercheurs à mieux
comprendre les inégalités sociales et de genre, ainsi qu'à concevoir des politiques et des
programmes visant à promouvoir l'égalité et le bien-être dans les ménages et les
communautés.
Dans son livre "L'ennemi principal", elle soutient que la théorie marxiste ne suffit pas pour
comprendre la subordination des femmes dans la société capitaliste patriarcale.
Delphy critique également le marxisme pour ne pas avoir pris en compte le travail
domestique et de soins non rémunéré effectué par les femmes, qui est crucial pour la
reproduction de la force de travail et la production de la richesse. Elle affirme que ce travail
est souvent ignoré ou considéré comme une forme naturelle de travail pour les femmes,
plutôt que comme une forme d'exploitation.
En fin de compte, Delphy argumente que l'exploitation dans la société capitaliste patriarcale
est multidimensionnelle, impliquant à la fois une exploitation économique et une
exploitation de genre. Elle soutient que la lutte pour l'égalité des sexes doit être intégrée
dans la lutte contre l'exploitation économique, et que le féminisme doit être compris comme
une lutte pour l'égalité économique et politique autant que pour l'égalité de genre.
Ainsi, les critiques de Delphy et d'autres féministes ont permis de remettre en question les
limites de la théorie marxiste traditionnelle et ont encouragé une analyse plus complète et
intersectionnelle de l'exploitation dans la société capitaliste patriarcale. Cette analyse élargie
a mis en lumière l'importance de comprendre les relations de pouvoir et les inégalités de
genre dans la lutte pour l'égalité économique, politique et sociale.
Cécile Brousse est une sociologue française qui a travaillé sur les questions de genre et
d'inégalités domestiques. Elle est professeure de sociologie à l'Université Paris-Nanterre et a
publié plusieurs livres et articles sur les questions liées à la division sexuelle du travail, au
travail domestique et aux politiques familiales.
Selon Brousse, bien que la division sexuelle du travail ait changé au fil du temps, avec une
certaine réduction des inégalités dans les tâches domestiques et de soins, les femmes
continuent d'assumer la majeure partie de ce travail non rémunéré. Elle argue que la plupart
des couples hétérosexuels modernes partagent les tâches domestiques de manière plus
équitable qu'auparavant, mais que les femmes continuent à assumer une charge de travail
plus lourde, notamment en termes de tâches de soins.
Brousse soutient que la répartition inégale des tâches ménagères et de soins est liée à la
construction sociale de la féminité et de la masculinité, qui établit que les femmes sont
En résumé, Cécile Brousse est une sociologue qui s'intéresse à la question de la division
sexuelle du travail domestique. Selon elle, bien que les inégalités aient diminué, les femmes
continuent d'assumer la majorité du travail domestique et de soins. Elle souligne
l'importance des politiques publiques et d'une prise de conscience générale pour atteindre
une répartition plus équitable du travail domestique et de soins.
→ Voir :
→ Les hommes font - mais + en general surtout sur les taches les mieux vecu par la sociéte
→ la sociologie du genre : comment expliquer ces inégalités
Les etudes de genre sont des etude avec un processus sociologique et historique de
différentiation entre les sexes
La sociologie du genre instite sue cela sur le raport sociale qui renvoi a une logique de
domination de manière materiel et symbolique -> nature et assignation
Les expériences et tout cela cree des dispositions, elle se fait de manière différente des l'enfance
→ le processus de socialisation :
Elena Gianini Belotti (1924-2015) était une sociologue italienne renommée, connue pour ses
travaux sur la condition féminine, la famille et la socialisation. Elle a également travaillé sur
la sociologie de l'éducation et la pédagogie. Elle a publié plusieurs ouvrages importants,
dont "La Famille en Italie" (1963), "La Femme dans la société de consommation" (1970),
"L'éducation des femmes en Italie" (1971) et "Le Monde des enfants" (1978). Selon elle, la
socialisation est un processus continu qui commence dès la naissance et qui se poursuit tout
au long de la vie. Elle a identifié plusieurs agences de socialisation qui ont une influence sur
Enfin, Belotti souligne que les médias ont un impact croissant sur la socialisation de l'enfant.
Les médias, en particulier la télévision et Internet, sont des sources d'information et
d'influence importantes pour les enfants. Ils peuvent influencer les attitudes, les croyances et
les comportements de l'enfant, et il est donc important de comprendre leur rôle dans la
socialisation.
La division sexue du travail entre la femme et l'homme dans la spécialisation sexuée du travail +
difference de salaire
→ L’hétérogamie : l'hétérogamie peut se référer à la théorie selon laquelle les individus ont
tendance à s'associer avec des partenaires ayant des caractéristiques différentes des leurs, telles
que l'âge, le niveau d'éducation ou le statut social.
→ L’hypergamie : se réfère à la tendance des femmes à choisir des partenaires ayant un statut
social ou des ressources supérieurs aux leurs, ce qui peut refléter des normes sociales et
culturelles. Ces concepts peuvent être étudiés dans divers domaines des sciences sociales, tels
que la sociologie, la psychologie sociale ou l'anthropologie.
Inégalités contestables cela est objectif et cela permet de contredire le discourd classique
→ Limite :
Activite principale et seconfaire mais on utilise que la principale sans prendre en compte la
secondaire
On compte le temps mais pas que le temps cest aussi la charge mentale voir d'ou bient la
notion etc
elle se calcule en faisant une addition et faire la sommes des valeurs et enfin diviser par
l’effectif totale
Une repartition dispersée c’est de grand écart entre les valeurs (exemple un élève a 19 et un
autre a 4 )
3 → la médiane : la valuer de la variable quantitative qui partage en 2 part egal l’effectif totale
de la distribution
B- Indicateurs de dispersion
→ Mesure de dispersion :
Nombre de
Mesure Notation Signification
parties
Divise les données en 4 parties égales (25%
Quartile 4 Q1, Q2, Q3
chacune)
Divise les données en 5 parties égales (20%
Quintile 5 Q1, Q2, Q3, Q4
chacune)
Divise les données en 10 parties égales
Décile 10 D1, D2, ..., D9
(10% chacune)
Divise les données en 100 parties égales
Centile 100 C1, C2, ..., C99
(1% chacune)
→ Ces mesures de dispersion permettent de mieux comprendre la répartition des données dans
un échantillon ou une population, et sont souvent utilisées pour construire des graphiques comme
les boîtes à moustaches ou les histogrammes.
La boîte à moustaches est un graphique qui représente les quartiles d'un échantillon ou d'une
population, ainsi que la présence d'éventuelles valeurs aberrantes. Elle se compose d'un
rectangle qui représente le deuxième quartile (la médiane), ainsi que le premier et le
troisième quartile, qui délimitent la boîte. Les moustaches de la boîte à moustaches sont des
lignes qui s'étendent jusqu'à la plus petite et la plus grande valeur non-aberrante de
l'ensemble de données. Les valeurs aberrantes, si elles sont présentes, sont souvent
représentées par des points isolés au-delà des moustaches.
Mesure de
Formule Description
dispersion
Maximum - Différence entre la plus grande et la plus petite valeur d'un
Etendue
Minimum ensemble de données
Intervalle
Q3 - Q1 Plage de valeurs qui contient 50% des données
interquartile (IIQ)
Intervalle 9ème décile - 1er
Plage de valeurs qui contient 80% des données
interdécile (IID) décile
Mesure de dispersion qui calcule la moyenne des carrés des
Variance Σ(x - μ)² / N
écarts à la moyenne
Ecart-type √(Σ(x - μ)² / N) Racine carrée de la variance
→ L'étendue est une mesure simple de dispersion, mais elle peut être trompeuse si les valeurs
aberrantes sont présentes. Les intervalles interquartile et interdécile sont des mesures plus
robustes qui se basent sur les quartiles et les déciles. La variance et l'écart-type sont des mesures
plus précises qui prennent en compte toutes les valeurs de l'ensemble de données. Le coefficient
de variation est une mesure relative qui permet de comparer la dispersion de deux ensembles de
données ayant des échelles différentes.
→ variance et écart-type :
La variance et l'écart-type sont deux mesures qui permettent de savoir à quel point les
valeurs d'un ensemble de données sont éloignées les unes des autres.
La variance mesure la moyenne des écarts au carré entre chaque valeur et la moyenne de
l'ensemble de données. Plus la variance est grande, plus les valeurs sont dispersées.
Rapport interquantile :
—> Le rapport interquartile (RIQ) est le rapport entre l'intervalle interquartile (IIQ) et la
médiane d'une distribution. L'IIQ est la différence entre le troisième et le premier quartile de la
distribution, qui contient 50% des données. La médiane est la valeur qui sépare les données en
deux moitiés égales.
—> Le RIQ est une mesure de la dispersion relative des données. Il permet de mesurer la
distance entre les quartiles, ce qui est utile pour décrire la répartition des valeurs dans une
distribution.
—> En outre, le RIQ peut également être utilisé pour évaluer l'inégalité d'une distribution. Si le
RIQ est faible, cela signifie que la dispersion des données est faible et que les valeurs sont assez
uniformément réparties dans la distribution. Si le RIQ est élevé, cela indique que la dispersion
des données est plus grande et que la distribution est plus inégale.
—> Ainsi, le RIQ est une mesure simple mais utile pour évaluer la dispersion et l'inégalité d'une
distribution de données.
Indice Gini :
—> L'indice de Gini mesure l'inégalité de la distribution des revenus ou des richesses dans une
population. Il est compris entre 0 et 1, où 0 signifie une égalité parfaite et 1 correspond à une
inégalité totale. Plus l'indice est élevé, plus l'inégalité est grande.
C- Analyse bivariée
1. Le test ANOVA : L'ANOVA est utilisé pour comparer les moyennes de plusieurs groupes de
données. Dans le cas d'une analyse bivariée, on peut utiliser l'ANOVA à un facteur pour
comparer les moyennes d'une variable quantitative entre différents groupes définis par une
variable qualitative. Si la différence entre les moyennes est significative, cela suggère qu'il
existe une association entre les deux variables.
2. L'indicateur de tendance centrale : Les indicateurs de tendance centrale, tels que la moyenne
ou la médiane, sont utilisés pour décrire la position centrale des données quantitatives. Dans
une analyse bivariée, on peut calculer la moyenne ou la médiane de la variable quantitative
pour chaque groupe défini par la variable qualitative. Cela permet de voir s'il y a une
différence de position centrale entre les groupes.
3. L'indicateur de dispersion : Les indicateurs de dispersion, tels que l'écart type ou l'intervalle
interquartile, sont utilisés pour décrire la variation des données quantitatives. Dans une
analyse bivariée, on peut calculer la dispersion de la variable quantitative pour chaque
groupe défini par la variable qualitative. Cela permet de voir s'il y a une différence de
variation entre les groupes.
4. Le rapport quantiles : Le rapport de quantiles est un indicateur qui compare les valeurs de
deux quantiles, généralement le 75ème et le 25ème. Dans une analyse bivariée, on peut
calculer le rapport de quantiles pour chaque groupe défini par la variable qualitative. Cela
permet de voir s'il y a une différence de dispersion entre les groupes.
Les strobiloides sont une forme de représentation synthétique de données sociales créée par le
sociologue français Henri Mendras. Cette représentation prend la forme d'un graphique qui
permet de visualiser la structure sociale d'une société donnée en mettant en relation trois
dimensions : la stratification sociale, la mobilité sociale et les valeurs culturelles.
La base de la représentation strobiloïde est une courbe qui représente la stratification sociale de
la société étudiée, en fonction du nombre de classes sociales et de leur positionnement relatif sur
l'échelle de la richesse. La courbe est ensuite complétée par des flèches qui représentent la
mobilité sociale, c'est-à-dire les possibilités de passage d'une classe sociale à une autre. Enfin,
des cercles concentriques sont ajoutés pour représenter les valeurs culturelles de la société,
comme la solidarité, l'individualisme, etc.
Le livre d'Henri Mendras "La seconde révolution française, 1965-1984", publié en 1988, utilise
la représentation strobiloïde pour analyser les transformations sociales qui ont eu lieu en France
au cours de cette période. Mendras montre comment la société française a connu une profonde
mutation, avec l'émergence de nouvelles classes sociales et la disparition progressive de
l'ancienne classe ouvrière. La représentation strobiloïde permet de visualiser ces changements et
de mieux comprendre la complexité de la structure sociale de la France à cette époque.
En résumé, la représentation strobiloïde est un outil graphique qui permet de visualiser la
structure sociale d'une société en mettant en relation la stratification sociale, la mobilité sociale et
les valeurs culturelles. Elle a été utilisée par Henri Mendras dans son livre "La seconde
révolution française, 1965-1984" pour analyser les transformations sociales en France au cours
de cette période.
Dans son livre "Le retour des classes sociales" publié en 2001, le sociologue français Louis
Chauvel aborde la question du patrimoine en relation avec les inégalités sociales.
Selon Chauvel, le patrimoine est un élément central dans la reproduction des inégalités sociales,
car il est souvent transmis de génération en génération, renforçant ainsi les avantages des classes
sociales les plus riches. Il affirme également que l'importance du patrimoine dans la structure
sociale a augmenté ces dernières décennies, contribuant ainsi à une "répartition des richesses de
plus en plus inégalitaire".
Chauvel soutient que la société française a connu une "polarisation sociale croissante" au cours
des dernières décennies, avec l'émergence d'une classe supérieure très riche, tandis que la classe
moyenne se rétrécit et que les inégalités sociales augmentent. Cette polarisation est liée en partie
à la concentration du patrimoine entre les mains des classes les plus riches, qui peuvent investir
dans l'immobilier, les actions et les entreprises, et ainsi accroître leur richesse et leur pouvoir
économique.
Statistique inferentielle : principes qui permettent d’inferer (étendre, generaliser) de facon fiable
les observation faites sur un echantillon a la population entiere
Enquete par echantillon : sondage de la population pour proposer des constats plus generaux
→ possibilité de predire que ce qu’on observe sur un echantillon et probablement semblable
a ce qu’on aurait pu observer sur toute la population
1- l’echantillonnage
→ Comment echantillonner :
A- echantillons aléatoires :
B-Echantillons empiriques :
3- le test du KHI2 :
Le test du khi2 est utilisé pour déterminer si les données observées dans un échantillon sont
significativement différentes des données attendues selon une hypothèse nulle donnée. En
méthodologie quantitative, il est souvent utilisé pour tester l'indépendance ou la dépendance
entre deux variables catégorielles. Les étapes sont la formulation des hypothèses, la collecte de
données, la création d'un tableau de contingence, le calcul du test du khi2 et l'interprétation des
résultats en comparant la valeur calculée du test avec une valeur critique de la distribution du
khi2.
1- le choix du conjoint
Le marché matrimonial en France est un concept qui renvoie à la façon dont les individus
choisissent leur conjoint. Historiquement, ce choix était souvent limité par des contraintes
sociales, économiques ou religieuses, mais ces dernières décennies ont vu l'émergence d'un
marché matrimonial plus ouvert et sélectif, qui reflète les valeurs individualistes de la société
contemporaine.
Alain Girard, sociologue français, a étudié la question du choix du conjoint dans ses ouvrages.
Selon lui, le choix du conjoint est influencé par plusieurs facteurs, notamment la proximité
géographique, les caractéristiques socio-économiques et culturelles, ainsi que les valeurs et les
préférences personnelles. Il soutient également que le choix du conjoint est influencé par la
concurrence entre les individus sur le marché matrimonial, qui est devenu plus compétitif et
individualiste.
Ces dernières années, la sociologie de la famille a connu des évolutions importantes. Les
modèles familiaux ont changé, avec une augmentation des unions libres, des familles
recomposées et des familles monoparentales. La famille n'est plus considérée comme une
institution statique, mais comme un lieu de négociation et de construction des identités
individuelles.
Le romantisme, quant à lui, est un courant culturel et artistique qui a émergé au XIXe siècle en
Europe. Il valorise les émotions, la subjectivité et l'individualisme, et a eu une influence
significative sur la conception de l'amour et de la relation amoureuse. Le romantisme a contribué
à la promotion de l'amour libre et a remis en question les contraintes sociales et religieuses
traditionnelles qui limitaient le choix du conjoint.
En résumé, le marché matrimonial en France a évolué vers une plus grande ouverture et une plus
grande sélectivité. Les travaux d'Alain Girard ont mis en évidence la concurrence entre les
individus sur ce marché, tandis que la sociologie de la famille et le romantisme ont contribué à la
valorisation de l'individualisme et de la subjectivité dans le choix du conjoint et dans la
conception de la relation amoureuse.
L'homogamie se réfère à la tendance des individus à choisir des partenaires qui leur ressemblent
en termes de caractéristiques socio-économiques, culturelles ou personnelles. Cela peut inclure
des similitudes en termes d'âge, de niveau d'éducation, de religion, de valeurs et d'intérêts.
L'hétérogamie, quant à elle, se réfère à la tendance des individus à choisir des partenaires qui
diffèrent d'eux en termes de caractéristiques socio-économiques, culturelles ou personnelles.
Cela peut inclure des différences en termes d'âge, de niveau d'éducation, de religion, de valeurs
et d'intérêts.
→ 2 enquete statistiques 1959-1984