Documents
Documents
8 Autour de et 31
9 Un problème de Minimisation 35
10 Algèbre général 37
iii
iv TABLE DES MATIÈRES
20 Autour de et 101
1
Mohamed Habibi-Problème de révision 1
Définitions et notations :
• Sn+ = {A 2 Sn (R); Sp(A) ⇢ R+ }.
• Sn++ = {A 2 Sn (R); Sp(A) ⇢ R?+ }.
3
4MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 1. AUTOUR DE LA DÉCOMPOSITION POLAIRE
1.2 Applications
1.2.1 Sous groupe compact de GLn (R) contenant On (R)
Dans cette partie, on considère G un sous groupe compact de GLn (R), et on suppose que
On (R) ⇢ G.
Soit M 2 G. On considère sa décomposition polaire polaire M = OS avec O 2 On (R) et
S 2 Sn++ .
1. Vérifier que : 8k 2 N, S k 2 G.
2. En déduire que :
q
8A 2 GLn (R), ||| A |||= ⇢(AT A)
f (M ) = T r(AM ), 8M 2 Mn (R).
2. Soit (E, k.k)) un espace vectoriel normé et F un sous espace vectoriel de dimension finie
E.
Montrer que :
8x 2 E, dF (x) = 0 , x 2 F,
où dF (x) = inf{kx yk, y 2 F .
2.2 Un exemple
Dans cette partie E = R[X] muni de la norme suivante :
P (k)
Si P = 2 R[X], on note N (P ) = max{| P k!(0) |, k 2 N}
k 0
Xn
Pn (X) =
n!
P
(a) Montrer que la série Pn converge absolument.
n2N
P
(b) En utilisant la série Pn , montrer que (E, N ) n’est pas un espace de Banach.
n2N
7
8 MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 2. AUTOUR DU LEMME DE BAIRE
• E = V ect(en , n 2 N)
1. Justifier l’existence d’une base dénombrable (en , n 2 N) telle que ken k = 1, pour tout
n 2 N.
On note En = V ect(e0 , .., en ) et (↵n )n2N la suite définie par la relation de récurrence
suivante :
1 1
↵0 = 1, ↵1 = , ↵n+1 = dEn 1 (↵n en ), n 2 N? .
3 3
2. Montrer que 0 < ↵n+1 ↵n
3 pour tout n 2 N.
4. Montrer que la série ⌃↵n en n’est pas convergente dans E. (On pourra raisonner par l’ab-
surde)
Ansi, si E est à base dénombrable, alors pour toutes normes k.k sur E, (E, k.k) n’est pas un
espace de Banach.
2. Dans cette question, on suppose que (E, k.k) est un espace de Banach.
T
Soit (⌦n )n2N d’ouverts dense dans E, et A = ⌦n . On considère également un ouvert U
n2N
non vide de E.
(a) Justifier l’existence d’une boule fermée B(x0 , r0 ) avec r0 > 0, contenu dans U \ ⌦0 .
2.4. THÉORÈME DE BAIRE DANS UN ESPACE DE BANACH 9
(e) Conclure que A \ U est non vide puis que A est dense dans E.
2.4.2 Application 1
On se propose de montrer le résultat de la partie 2 en utilisant le théorème de Baire :
Si E est à base dénombrable, alors pour toutes norme k.k sur E, (E, k.k) n’est pas un espace
de Banach. Pour cela, on va raisonner par l’absurde :
Supposons que (E, k.k) est un espace de Banach, et considérant (en , n 2 N) une base dénom-
brable de E.
1. Justifier que Fn = V ect(e0 , .., en ) est un fermé d’intérieur vide de E.
2.4.3 Application 2
Soit (E, k.k) un espace de Banach et f 2 L(E) un endomorphisme continue. On suppose que :
8x 2 E, 9nx 2 N; f nx (x) = 0
2.4.4 Application 3
On se propose de montrer qu’il n’existe pas de fonction continue sur Q et discontinue sur
R \ Q. S
On admet que Q est dénombrable : Q = {xn } avec xn Q.
n2N
Soit f : R ! C une fonction. Pour n 2 N, on pose :
1
⌦n = {x 2 R; 9↵x > 0; 8y, z 2] ↵x , ↵x [, |f (y) f (z)| < }.
n
T
1. Montrer que ⌦n est un ouvert. On note A = ⌦n
n2N?
11
12MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 3. DIAGONALISATION DES MATRICES DE TAILLE 2 P
Définitions et notations :
Soit (E, <, >) un espace préhilbertien et u 2 S(E) et A 2 Sn (R).
1. On identifie Mn,1 (R) et Rn .
2. On dit que u est positif si : 8x 2 E, < u(x), x > 0.
3. On dit que u est défini positif si : 8x 2 E \ {0}, < u(x), x >> 0.
4. On note S + (E) (resp. S ++ (E)) l’ensemble des endomorphismes symétriques positifs (resp.
symétrique défini positif).
5. On dit que A est positive si : 8X 2 Rn , X T AX 0.
6. On dit que A est définie positive si : 8X 2 Rn \}0}, X T AX > 0.
7. On note Sn+ (resp. Sn++ ) l’ensemble des matrices symétriques (resp. symétriques définies
positives).
8. Si B = (e1 , .., en ) une base de E et A = (< ei , ej >)1i,jn . On dit que A est la matrice
du produit scalaire <, > dans la base B.
13
14MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 4. AUTOUR DES MATRICES SYMÉTRIQUES
4. Soit A = (ai,j ) 2 Sn+ de valeurs propres 0 1 ... n. Montrer que pour tout
i 2 {1, .., n} on a :
1 aii n.
5. (a) Montrer que la matrice d’une produit scalaire est dans Sn++
(b) Réciproquement, montrer que toutes matrices de Sn++ est la matrice d’un produit
scalaire dans une base.
(c) On considère la matrice d’Hilbert : H = ( i+j1 1 )1i,jn+1 . Montrer que det H > 0.
Pour tout n 2 N? , on dira qu’une matrice A de Sn (R) vérifie la propriété Pn si det A(i) > 0 pour
tout i 2 {1, .., n}.
1. Montrer que A 2 Sn++ alors elle vérifie la propriété Pn .
2. Dans les cas particuliers n = 1 et n = 2, montrer directement que toute matrice A 2 Sn (R)
vérifiant la propriété Pn est définie positive.
3. Soit n 2 N? . On suppose que toute matrice de Sn (R) vérifiant la propriété Pn est définie
positive. On considère une matrice A de Sn+1 (R) vérifiant la propriété Pn+1 et on suppose
par l’absurde que A n’est pas définie positive.
(a) Montrer alors que A admet deux vecteurs propres linéairement indépendants associés
à des valeurs propres (non nécessairement distinctes) strictement négatives.
(b) En déduire qu’il existe X 2 Mn+1,1 (R) dont la dernière composante est nulle et tel
que X T AX < 0.
(c) Conclure.
4. Soit A 2 Sn (R). A-t-on :A 2 Sn+ , 8i 2 {1, .., n}, det A(i) 0.
Soit A 2 Sn (R).
(c) Montrer que la somme de deux matrices symétriques définies positives est une matrice
inversible.
(d) Déduire que A = B.
2. Racine carrée dans S + (E).
Soit E un espace euclidien de dimension n 1 et u 2 S + (E).
(a) Montrer qu’il existe v 2 S + (E) tel que u = v 2 .
(b) On cherche à montrer l’unicité de cet endomorphisme v. On considère alors w 2 S + (E)
tel que u = w2 .
i. Montrer que ker w = ker w2
p
ii. Soit 2 SpR (u) \ {0}. Montrer que w + IdE est bijectif.
iii. En déduire que : p
8 2 SpR (u), wE (u) = IdE
(c) Conclure
3. Soit A = diag( 1, 1). Existe-il une matrice B 2 M2 (R) telle que B 2 = A ?
Autour de la décomposition de
Dunford et l’exponentielle
matricielle
P
+1
Mk
On rappelle que, si M appartient à Mn (C) , on note exp(M ) = k! .
k=0
avec D1 et D2 sont deux matrices diagonales. On dit alors que A et B sont co-diagonalisable.
2. Soit A 2 Mn (C).
(a) Montrer que exp(A) est un polynôme en A.
(b) On suppose que A est diagonalisable. Montrer que A est un polynôme en exp(A).
(c) Exprimer la décomposition de Dunford de exp(A) en fonction de celle de A.
17
18MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 5. AUTOUR DE LA DÉCOMPOSITION DE DUNFORD E
L
s
(a) Justifier que E = Fi , avec Fi = ker(u i Id)
mi
k=1
(b) Montrer qu’il existe un unique couple d’endomorphismes (d, n) tels que u = d + n, d
diagonalisable, n nilpotente, d n = n d, de plus d et n sont des polynômes en u.
8k n, N (Ak ) k n N (Dk n
).
1
(b) En déduire que : ⇢(A) = lim N (Ak ) k .
k7 !+1
P
3. Montrer que Ak converge si et seulement si ⇢(A) < 1.
Rappels et notations :
• k = R ou C
• Soit E un k espace vectoriel de dimension n et u 2 L(E). On dit que u est cyclique s’il
existe x 2 E tel que (x, u(x), ..., un 1 (x)) soit une base de E. Une telle base est appelée
une base cyclique de E associe à u. On note C(E) l’ensemble des endomorphismes cycliques
de E.
• GL+
n (R) = {A 2 Mn (R), det A > 0} est connexe par arcs
21
22MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 6. AUTOUR DES ENDOMORPHISMES CYCLIQUES
3. (a) Soir x 2 E \ {0}. Vérifier que Ix = {P 2 k[X]; P (u)(x) = 0} est un idéal de k[X]
engendré par un polynôme unitaire ⇡u,x diviseur de ⇡u .
(b) En considérant des sous-espaces vectoriels de la forme ker ⇡u,x (u) montrer l’existence
de x 2 E tel que ⇡u,x = ⇡u .
Vérifier que IH
x
est engendré par un polynôme ⇡u,H
x
diviseur de ⇡u
u 2 C(E) , ⇡u = u.
1. On suppose que u 2 C(E). Soit B une base de E telle que M atB (u) = C = C(a0 , .., an 1 ).
2. Montrer que si ⇡u = u alors u est cyclique. (On pourra utiliser la partie préliminaire).
1. Justifier que p n
6.3.2 Généralisation
Soit u 2 L(E).
1. On suppose que u possède un nombre fini de sous espaces strictes de E stable, notés
S
r
F1 , .., Fr . On note également F = Fi .
i=1
2. On suppose que u est cyclique. Soit x 2 E tel que (x, u(x), ..., un 1 (x)) soit une base de E.
On considère également H un sous espace vectoriel de E stable par u et
1. Vérifier que Cx est le plus petit sous espace vectoriel de E contenant x. Quelle est sa
dimension ?
2. Cas réel : k = R.
(a) Montrer que l’ensemble des matrices compagnon est connexe par arcs.
(b) Soit P0 (X) = X n ( 1)n et A0 la matrice compagnon associé à P0 .
On note MP0 l’ensemble des matrices semblables à A0 . Montrer que MP est connexe
par arcs.
(c) Montre alors que Cn (R) est connexe par arcs.
1. Montrer que l’ensemble des matrices diagonalisables dans Mn (C) ayant n valeurs propres
distinctes est dense dans Mn (C).
2. Vérifier qu’une matrice de Mn (C) avec n valeurs propres distinctes est cyclique.
3. En déduire que l’ensemble des endomorphismes cycliques est dense dans L(E).
2. En déduire que ⌃ = {P 2 Un (Rn [X]), scindé sur R} est fermé dans Un (Rn [X]).
3. Montrer que T = { l’ensemble des matrices de Mn (R), trigonalisable dans Mn (R)} est
fermé dans Mn (R).
6. En déduire que contrairement au cas complexe, D1 n’est pas dense dans Mn (R).
2. Densité de Cn (R).
(a) Montrer que M 2 Mn (R) est cyclique si et seulement si rg(In , M, ..., M n 1 ) = n.
Soit Bc la base canonique de Mn (R). Pour I ⇢ J1, n2 K de cardinal n, on définit
l’application :
n 1
AI : Mn (R) ! R; M 7! I (M atBc (In , M, ..., M )
où I est le mineur obtenu en gardant les lignes dont l’indice est dans I.
2
(b) Dans cette question, on confondra les espaces vectoriels Mn (R) et Rn . Montrer que :
Définitions :
Soient Xn , n 2 N,X, des variables aléatoires réelles définie sur un espace probabilisé (⌦, T , P).
• On dit que la suite (Xn )n2N converge en probabilité vers X si :
• On dit que la suite (Xn )n2N converge en moyenne vers X si et seulement si, pour tout
n 2 N, la variable aléatoire |Xn X| possède une espérance et lim E(|Xn X|) = 0.
n7!+1
27
28MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 7. CONVERGENCE DES VARIABLES ALÉATOIRES
P
(b) Montrer que si les An sont indépendantes et si la série P(An ) diverge alors
\ [
P( Ak ) = 1.
n2N k n
5. Montrer que :
+1 2
X x
8x 2 R, 1[ n,n] (x) 1 + |x|.
n=1
n2
6. Troncature d’une variable aléatoire : Soit X une variable aléatoire réelle telle que
E(X) = 0. Montrer que pour tout ✏ > 0 il existe une variable aléatoire bornée Y telle que
E(Y ) = 0 et E(|X Y |) ✏.
2. En déduire que (Xn )n2N converge presque surement vers X, si et seulement si, pour tout
k 2 N? , P(Ck ) = 1
P
3. Montrer que si, pour tout ✏ > 0 la série P(|Xn X| > ✏) converge alors la suite (Xn )nN
converge presque surement vers X.
4. On suppose de plus que les variables aléatoires (Xn )n2N sont indépendantes. Montrer que
Pn )n2N converge presque surement vers 0 si et seulement si, pour tout ✏ > 0, la série
(X
P(|Xn | > ✏) converge.
n2N
(c) P
Montrer que (Xn )n2N converge presque surement vers 0, si et seulement si, la série
pn converge.
(d) En choisissant pn et an montrer que la convergence en moyenne n’implique pas la
convergence presque sure, la convergence presque sure n’implique pas la convergence
en moyenne.
Si = X1 + .. + Xi .
V (Sn )
P(max(|S1 |, .., |Sn |) a) .
a2
(Indication : On pourra utiliser Bi = ({|S1 | < a} \ .. \ {|Si 1| < a} \ {|Si | a})
2. Soit P
une suite (Xn )n 1 de variables aléatoires réelles
P indépendantes et centrées. On suppose
que V(Xn ) converge. Montrer que la série Xn converge presque surement.
30MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 7. CONVERGENCE DES VARIABLES ALÉATOIRES
0 0 P
n
3. On pose X̃k = Xk E(Xk ) et S˜n = X̃k .
k=1
0
S
Montrer que converge presque surement vers 0, si et seulement si, ( S̃nn )n2N?
( nn )n2N?
converge presque surement vers 0
P ˜
4. Montrer que la série V ( Xkk ) converge.
k 1
5. Conclure
Mohamed Habibi-Problème de révision 8
Autour de et
31
32 MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 8. AUTOUR DE ET
5. En déduire que : Z +1
1 1
= e t( t
)dt.
0 1 e t
(n+1) R pn ⇣ ⌘n p
3. Montrer que 1
n nn+ 2
⇠ p
n
1+ pu
n
e u n
du.
e n7 !+1
2
4. Montrer que 8x 2] 1, 1[, ln (1 + x) x x6
p 1
5. Montrer que (n + 1) ⇠ 2⇡e n nn+ 2 .
n7 !+1
8.3.3 La fonction
La fonction est définie par
Z 1
y 1
(x, y) = tx 1
(1 t) dt, x > 0, y > 0.
0
P
+1
1. Montrer que pour x > 0, (x) = x
1
+x 1
n(x+n)
n=1
0 R +1
2. En déduire que (1) = = 0
e x
ln xdx.
Mohamed Habibi-Problème de révision 9
Un problème de Minimisation
Dans tout l’énoncé, Rn sera muni de son produit scalaire usuel noté <, > et par sa norme
p
associée définie par kxk = < x, x >.
35
36MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 9. UN PROBLÈME DE MINIMISATION
1. On suppose que f est convexe sur Rn . Montrer que x 2 Rn est solution de (?) si et
seulement si rf (x) = 0.
2. Soit ↵ > 0. Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
(1) : f est ↵-convexe.
(2) : 8x, y 2 Rn , f (x) f (y)+ < rf (y), x y > + ↵2 kx yk2 .
(3) : 8x, y 2 Rn , < rf (x) rf (y), x y> ↵kx yk2 .
Désormais on suppose que f est de classe C 1 , ↵-convexe et qu’elle vérifie en plus l’hypothèse
suivante :
(4) : 9M > 0/8x, y 2 RN , krf (x) rf (y)k M kx yk
3. Montrer que le problème (?) admet une solution unique. On note x cette solution.
4. Soit ⇢ un réel strictement positif qu’on fixera ultérieurement et on définie la suite (xn )n2N
par
x0 2 Rn , xn+1 = xn ⇢rf (xn ).
(a) Montrer que pour tout n 2 N, on a
M 1
f (xn+1 ) f (xn ) [ ]kxn+1 xn k2 .
2 ⇢
Algèbre général
Rappel-Notations
Soit (G, .) un groupe d’élément neutre e et a 2 G :
• On dit que a est d’ordre fini s’il existe n 2 N? tel que an = e. Dans ce cas l’ordre de a est
défini par :
o(a) = min{k 2 N? , ak = e}.
• On dit que G est cyclique s’il est fini et s’il existe a 2 G tel que G =< a >. Dans ce cas,
on dit que a est un générateur de G.
10.1 Généralité
1. Théorème de Lagrange
Soit (G, .) un groupe fini et H un sous groupe de G.
(a) Montrer que Card(H) divise Card(G). (On pourra introduire la relation binaire sui-
vante : 8x, y 2 G, xRy , x.y 1 2 H).
(b) En déduire que l’ordre de tout élément dans G divise Card(G).
2. Donner un exemple de groupe infini tel que tous ses éléments sont d’ordre fini.
o(a)
o(ak ) =
o(a) ^ k
37
38 MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 10. ALGÈBRE GÉNÉRAL
5. Soient p un nombre premier et n 2 J1, p 1K. Vérifier que le polynômes X n 1 est à racines
simples dans Z/pZ.
1. Vérifier que Un est cyclique et déterminer ses générateurs. On note Rn l’ensemble des ces
générateurs.
2. Montrer que Un est l’union disjointe des Rd quand d parcourt les diviseurs de n.
3. En déduire que : X
(⇤) : 8n 1, '(n) = '(d).
d|n
4. Retrouver la relation précédente (?) autrement. (On pourra penser à une partition de
J1, nK).
3. En déduire que pour tout n 2 N? , n 2 Z[X]. (On pourra utiliser une division euclidienne)
kl(x)k
8l 2 L(Rn ), |klk| = sup{ , kxk =
6 0} = sup{kl(x)k, kxk = 1},
kxk
• On rappelle que O(Rn ) est l’ensemble des endomorphismes de Rn qui conservent la norme
euclidienne.
41
42MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 11. AUTOUR DU THÉORÈME D’INVERSION LOCAL
Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé et A une partie non vide de E.
c’est à dire, la matrice A est à coefficient positifs et la somme de chaque ligne ou chaque
colonne est égal à un. On note Bn l’ensemble des matrices stochastiques de Mn (R).
• Une matrice A = (ai,j )1i,jn 2 Mn (R) est dite matrice de permutation si elle est bisto-
chastique et si tous ses coefficients sont égaux à zéro ou un. On note Pn l’ensemble des
matrices de permutation de Mn (R).
45
46MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 12. AUTOUR DE L’ENVELOPPE CONVEXE
On dit que les éléments de Conv(A) sont des combinaisons convexes d’éléments de A.
3. Caractérisation des formes linéaires sur Mn (R).
Montrer que les formes linéaires sur Mn (R) sont les applications :
Mn (R) ! R : M 7! T r(AM ) où A 2 Mn (R).
(b) En considérant ✓ = min{ µii , µi > 0} et ⌫i = i ✓µi , i 2 J1, pK aboutir à une contra-
diction.
2. En déduire alors que Conv(A) est compact.
1. Montrer que :
Conv(On (R)) ⇢ B.
2. Soit M 2 B.
Supposons par l’absurde que M 62 Conv(On (R)).
(a) Montrer l’existence de A 2 Mn (R) telle que :
3. En déduire l’existence d’une base de Mn (R) formée par des matrices orthogonales.
3. Soit B 2 Bn . On suppose que chaque ligne de B contienne deux éléments non nuls. Montrer
que B 62 E(Bn ).
4. En déduire alors que E(Bn ) ⇢ Pn . (Indication : On pourra raisonner par récurrence sur la
taille de la matrice).
Deuxième partie
49
Mohamed Habibi-Problème de révision 13
P
+1
Hk
par suite, N ( k! ) H7 = o (N (H)) et on en déduit que la fonction exp est différen-
k=2 !0
tiable en 0 et que :
8H 2 Mn (R), d exp(0).H = H.
51
52MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 13. AUTOUR DE LA DÉCOMPOSITION POLAIRE
8H 2 Mn (R), d'(0).H = d'1 ('2 (0)).d'2 (0).H = d'1 (S In ).( H) = 2 < S In , H > .
5. On a
N
X Mk
(exp M )T = ( lim )T .
N 7!+1 k!
k=1
On conclut que,
< In S, H >= 0, 8H 2 An (R).
13.2 Applications
13.2.1 Sous groupe compact de GLn (R) contenant On (R)
1. Comme S = O 1 M, O 1 2 On (R) ⇢ G, M 2 G et G est un sous groupe de GLn (R), alors
S 2 G. Puis toutes les puissances de S reste dans G puisque G est stable par multiplication.
0 1
1 (0)
B .. C
2. D’après le théorème spectral, S = P T DP avec P 2 On (R) et D = @ . A où
(0) n
i > 0 pour i 2 J1, nK.
13.2. APPLICATIONS 53
Toujours, par le fait que G est un sous groupe de GLn (R), Dk 2 G pour tout k 2 N.
Comme de plus G est borné alors pour tout i 2 J1, nK, 0 < i 1.
1
Maintenant, en appliquant le même raisonnement à D 1
, pour tout i 2 J1, nK, 0 < i 1.
Ainsi,
8i 2 J1, nK, i = 1,
et par suite, S = In .
Finalement, toutes matrices dans G est dans On (R et on en déduit que G = On (R).
• On note 0 < 1 ... n les valeurs propres de A, et (X1 , ..., Xn ) une base ortho-
normale de Rn pour le produit scalaire canonique de vecteurs propres associé respec-
tivement à 1 , ..., n .
P
n
Soit X = ↵k Xk 2 Rn tel que kXk2 = 1. On a :
k=1
n
X
kAXk22 = ↵k2 2
k,
k=1
P
n
comme pour tout k 2 J1, nK, 0 < k n et ↵k2 = kXk22 = 1, alors :
k=1
kAXk22 2
n,
2. On peut écrire A = U S avec U 2 On (R) et S 2 Sn++ . Comme U 2 On (R) alors pour tout
X 2 Rn , kAXk2 = kXk2 et par suite,
D’où le résultat.
2. On note D = diag( 1 , ..., n ).
(c) D’une part, comme In 2 On (R) alors d(D, On (R)) kD In k . D’autre part, d’après
la question précédente :
n
X
8⌦ 2 On (R), kD ⌦k2 kDk2 2 i + n = kD In k2 .
i=1
0 0 P
n
Or, on sait déjà que si ⌦ 2 On (R) alors T r(D⌦ ) i, par suite
i=1
n
X
Mn i.
i=1
0 P
n
Avec ⌦ = In on obtient l’égalité : Mn = i.
i=1
Mohamed Habibi-Problème de révision 14
X T X = X T AX > 0.
8X 2 Rn \ {0}, X T AX > 0.
xn
57
58MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 14. AUTOUR DES MATRICES SYMÉTRIQUES
P
n P
Or, k = T r(AT A) = a2i,j .
k=1 1i,jn
Par suite,
1 X
(det A)2 ( a2i,j )n ,
n
1i,jn
d’où le résultat.
4. Soit (V1 , ..., Vn ) une base orthonormale de Rn pour le produit scalaire canonique, formée
par des vecteurs propres de A associés à 1 , ..., n . En notant (E1 , ..., En ) la base canonique
de Rn , alors aii = EiT AEi
Pn
De plus Ei = ↵k Vk . Par suite
k=1
n
X n
X n
X
aii = ( ↵i ViT )A( ↵j VjT ) = ↵i2 i .
i=1 j=1 i=1
Ainsi,
n
X n
X
↵i2 1 aii ↵i2 n.
i=1 i=1
P
n
Or, comme ↵i2 = EiT Ei = 1 alors
i=1
xn
(b) Soit A 2 Sn++ . On pose E = Rn et on définie la forme bilinéaire suivante :
Comme A 2 Sn++ alors clairement, ' est un produit scalaire sur E, de plus on a :
A = ('(Ei , Ej ))1i,jn ,
Ainsi, H est la matrice du produit scalaire <, > dans la base (1, X, ..., X n ) et la
matrice H est alors dans Sn++ .
En particulier, det H > 0.
Ainsi, et sont non nuls et ont même signe. De plus, ab = . + c2 > 0 et par suite
a et b sont les deux positifs puisque a l’est déjà.
On déduit que et ont même signe et + > 0, d’où
> 0 et > 0.
X T (A1 + A2 )X = X T A1 X + X T A2 X.
(a) Soit B une base orthonormale de E. Comme u§+ (E) alors U = M atB (u) 2 Sn+ (R).
En appliquant le meme raisonnement que dans la partie précédente, on construit une
matrice V 2 Sn+ (R) telle V 2 = U .
L’endomorphisme v tel que V = M atB (v) convient.
14.4. THÉORÈME DE RÉDUCTION SIMULTANÉE ET APPLICATIONS 61
On conclut que : p
8x 2 E (u), w(x) = x.
(c) L’endomorphisme u étant diagonalisable :
M M
E = ker u ( E (u)).
2SpR (u)\{0}
(a) On garde les notations de la question précédente. En simplifiant par det P , on obtient :
,
det(↵ + (1 ↵)IN ) (det )↵
,
n
Y n
Y
↵
(↵ k +1 ↵) k
k=1 k=1
,.
n
X n
X
ln (↵ k +1 ↵) ↵ ln ( k)
k=1 k=1
,
1 1
det(In + )n det( ) n + 1
,
n
Y n
Y
1 1
(1 + k)
n
k
n
+1
k=1 k=1
, !
n n
1X Y 1
ln (1 + k) ln n
k +1
n
k=1 k=1
lim kx yn k = 0.
n7!+1
La suite (yn )n2N est bornée puisque kyn k kyn xk+kxk et la suite (x yn )n2N étant
convergente est bornée. Par suite, comme la dimension de F est finie alors d’après le
théorème de Bolzano-Weierstrass il existe une application ' : N ! N strictement
croissante telle que (y'(n) )n2N converge vers z 2 F .
Ainsi, (
lim ky'(n) xk
n7!+1
lim y'(n) = z
n7!+1
15.2 Un exemple
1. Vérifions les axiomes de la normes :
• Soit P 2 R[X] tel que N (P ) = 0, alors P (k) (0) = 0, pour tout k 2 N. Ainsi, d’après
la formule de Taylor pour les polynômes,
X P (k) (0)
P (X) = Xk = 0
k!
k 0
63
64MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 15. AUTOUR DU LEMME DE BAIRE
P (k) (0)
N ( P ) = max{| |, k 2 N} = | |N (P ).
k!
|(P + Q)(k) (0)| = |P (k) (0) + Q(k) (0)| |P (k) (0)| + |Q(k) (0)|,
alors N (P + Q) N (P ) + N (Q).
P
2. (a) Comme N (Pn ) = n! ,
1
alors d’après la règle de D’alembert la série N (Pn ) converge.
n2N
P
(b) Supposons que la série Pn converge dans (R[X], N ). Il existe alors un polynôme
n2N
P
d
P (X) = ak X k dans R[X] tel que :
k=0
n
X
lim N ( Pn P ) = 0.
n7!+1
k=0
n
X d
X n
X
1 Xk
Pn (X) P (X) = ( ak )X k + ,
k! k!
k=0 k=0 k=d+1
par suite,
X n
1
8n > d, N( Pn P)
d+1
k=0
P
n
ce qui est absurde puisque lim N ( Pk P ) = 0.
n7!+1 k=0
On conclut que (R[X], N ) n’est pas un espace de Banach.
Comme (en n 2 N) est une base de E alors il existe p 2 N tel que e 2 V ect(e0 , ..., ep )
P
+1 Pp
En notant y = ↵k ek = e ↵k ek 2 Ep on obtient
k=p+1 k=0
+1 +1
1 1 X 1 X 1 1
↵p+2 k↵p+1 ep+1 yk k↵k ek k ↵p+2 = ↵p+2 ,
3 3 3 3 p
k 2 2
k=p+2 k=p+2
B(x0 , R0 ) ⇢ U \ ⌦0 .
On pose alors, r0 = 2 .
R0
(b) On applique le même raisonnement : Comme ⌦1 est dense dans E, alors on peut
choisir x1 2 ⌦1 \ B(x0 , r20 ).
Comme ⌦1 et B(x0 , r20 ) sont deux ouverts de E alors il existe R1 > 0 tel que :
r0 r0
B(x1 , R1 ) ⇢ ⌦1 \ B(x0 , ) ⇢ ⌦1 \ B(x0 , ).
2 2
On pose alors, r1 2]0, min( R21 , r20 )[.
66MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 15. AUTOUR DU LEMME DE BAIRE
8n 2 N ? , kxn xn 1k rn 1,
rn
et puisque 8n 2 N ? , rn 2
1
, alors
r0
8n 2 N ? , kxn xn 1k ,
2n
P
et la série numérique kxn xn 1k est alors convergente.
n 1
P
L’espace (E, k.k) étant un espace de Banach, on déduit que la série (xn xn 1)
n 1
converge.
P
La convergence de la série (xn est équivalente à la convergence de la suite
xn 1)
n 1
T
(xn )n2N . On note alors x = lim xn et vérifions que x 2 B(xn , rn ) :
n7!+1 n2N
8n p, B(xn , rn ) ⇢ B(xp , rp ),
par suite, (
8n p, xn 2 B(xp , rp )
lim xn = x
n7!+1
15.4.2 Application 1
1. • Le sous espace vectoriel Fn est fermé car sa dimension est finie
• Comme E n’est pas de dimension finie, alors Fn est un sous espace strict de E et par
suite d’après la partie préliminaire l’intérieur de Fn est vide.
2. Supposons par l’absurde que (Ek.k) est un espace de Banach.
S
Comme E = Fn et chaque Fn est d’intérieur vide, alors d’après le théorème de Baire,
S n2N
Fn = E est d’intérieur vide, ce qui est absurde.
n2N
15.4.3 Application 2
Pour tout n 2 N, Fn est fermé comme étant le noyaux d’une application linéaire continue. De
plus, [
E= Fn .
n2N
Si pour tout n 2 N, Fn est d’intérieur vide alors d’après le théorème de Baire E doit etre aussi
d’intérieur vide, ce qui est absurde.
Ainsi, il existe n0 2 N tel que l’intérieur de Fn0 n’est pas vide et par suite d’après la partie
préliminaire, E = Fn0 = kerf n0 .
On conclut alors que f n0 = 0 et que l’endomorphisme f est alors nilpotent.
15.4.4 Application 3
1. Soit x 2 ⌦n . Il existe alors ↵x > 0 tel que :
1
8y, z 2]x ↵x , x + ↵x [, |f (y) f (z)| < .
n
Montrons alors que ]x ↵x , x + ↵x [⇢ ⌦n :
0 0 0
Soit x 2]x ↵x , x+↵x [. On considère alors ↵x0 > 0 tel que ]x ↵x0 , x +↵x0 [⇢]x ↵x , x+↵x [
et on a :
0 0 1
8y, z 2]x ↵x0 , x + ↵x0 [, |f (y) f (z)| < ,
n
car dans ce cas x et y sont aussi dans ]x ↵x , x + ↵x [.
Finalement, on a montré que :
8x 2 ⌦n , 9↵x > 0; ]x ↵x , x + ↵x [⇢ ⌦n ,
d’où ⌦n est un ouvert.
2. • Soit x un point de continuité de f . Montons que x 2 A :
Soit n 2 N? . Comme f est continue en x alors :
1
9↵ > 0; 8y 2]x ↵, x + ↵[, |f (x) f (y)| < .
2n
Par suite
1
8y, z 2]x ↵, x + ↵[, |f (y) f (z)| |f (y) f (x)| + |f (x) f (z)| < ,
n
et on conclut alors que x 2 ⌦n pour tout n 2 N? .
68MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 15. AUTOUR DU LEMME DE BAIRE
1
8y, z 2]x ↵, x + ↵[, |f (y) f (z)| < < ✏,
n0
en particulier pour z = x, on a :
De plus, R est un espace de Banach, et par suite l’intérieur de R doit être vide d’après
le théorème de Baire. Ce qui est absurde.
Mohamed Habibi-Problème de révision 16
Surjectivité et injectivité de
l’exponentielle matricielle
69
70MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 16. SURJECTIVITÉ ET INJECTIVITÉ DE L’EXPONEN
Qk (u)(xk ) = 0.
D’autre part, comme les polynômes Q1 , ..., Qm sont premiers entre eux dans leurs
ensemble, alors on a :
m
X
(??) : 9U1 , ..., Um 2 R[X]; Uk Qk = 1.
k=1
Uk (u) Qk (u)(xk ) = xk .
D’où le résultat.
16.3. UNE PREMIÈRE APPLICATION : RAYON SPECTRAL D’UNE MATRICE 71
L
s
(b) • Existence : Comme E = Fi , il suffit de définir d et n sur chaque sous espace
k=1
Fi .
Soit i 2 J1, sK. Le sous espace Fi est clairement stable par u et on a :
uFi = i IdFi + ni ,
et n = u d.
S
s L
s
D’autre part, si B = Bk une base adaptée à la décomposition E = Fi ,
k=1 k=1
alors :
M atB (d) = diag( 1 Idim F1 , ..., s Idim Fs ) et M atB (n) = diag(M atB1 (n1 ), ..., M atBs (ns )),
L
s
où ⇡k : E ! Fk est la projection adaptée à la décomposition E = Fi .
k=1
Comme chaque projection est un polynôme en u alors d l’est également, puis
n = u d est aussi un polynôme en u. En particulier d et n commutent.
• Unicité : Supposons qu’on a un autre couple (d1 , n1 ) vérifiant les même propriétés.
Comme d1 et n1 commutent avec u alors Fi est stable par d1 et n1 . De plus, sur
chaque F1 , on a :
d1F1 + n1F1 = uFi = i IdFi + nFi ,
par suite, d1F1 i IdFi = nFi n1F1 . En outre, n et n1 commutent et sont
nilpotent alors nFi n1F1 est aussi nilpotent.
On conclut que d1F1 i IdFi est nilpotent et diagonalisable à la fois et par suite :
L’endomorphisme d1 = d puis n1 = n
n
X
8k 2 N? , Ak X = ↵ i i Xi ,
i=1
72MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 16. SURJECTIVITÉ ET INJECTIVITÉ DE L’EXPONEN
par suite,
n
X
8k 2 N? , kAk Xk ⇢(Ak ) |↵i | max{|Xi |, 1 i n}.
i=1
P
n
Or pour X = ↵i Xi 2 Cn , on peut définir la norme suivante :
i=1
P
n
On pose alors ↵ = M |↵i |, on obtient alors :
i=1
N (Ak ) ↵⇢(A)k ,
8k 2 N? , | |k = kAk Xk N (Ak ),
Par suite, en utilisant le fait que N est une norme d’algèbre, on obtient :
Xn ✓ ◆
n
N (Ak ) N (Dk n ) N (N i )N (Dn i ).
i=0
i
1
9k0 2 N tel que , 8k k0 , 0 < N (Ak ) k < l.
Ainsi,
8k k0 , 0 < N (Ak ) < lk ,
P P
et on déduit alors que la série ⇢(Ak ) converge, ce qui implique que Ak converge.
k 1 k 1
P
• Supposons que la série Ak converge.
k 1
Dans ce cas, lim N (A ) = 0. De plus, on a :
k
k7 !+1
8k 2 N, ⇢(A)k N (Ak ),
par suite la suite géométrique (⇢(A)k )k2N converge vers 0 et ⇢(A) < 1.
8i 2 J1, nK, e i
= i.
8i 2 J1, nK, P ( i ) = i.
Par suite, comme le coefficient constant de P est nul alors o((P (x)+o(xr ))r ) = o(xr )
x7!0
et puisque le coefficient constant de Q est 1 alors Q(P (x)+o(xr )) = Q(P (x))+o(xr )).
x7!0
Ainsi, on a :
1 + x = Q(P (x)) + o(xr ),
x7!0
ou d’une manière équivalente, Q(P (x)) = 1 + x + o(xr ), ce qui fournit un dévelop-
x7!0
pement limité de la fonction polynomiale Q P en 0. Par unicité des coefficients du
développement limité on a :
Q(P (X)) = 1 + X + X r T (X),
avec T 2 C[X].
(b) Comme N est nilpotente d’indice de nilpotence r et le coefficient constant de P est
nul alors (P (N ))r = 0. Par suite,
exp(P (N )) = Q(P (N )) = In + N.
Finalement, A = exp(P (N )) = exp(P (A In )) = exp(P1 (A)), où P1 2 C[X].
(c) Dans le cas général, on considère la décomposition de Dunford de A :
1
A = D + N = D(In + D N ).
• Soit 2 w et A = In .
Ainsi, A 2 ⌦.
• Montrons par l’absurde que ⌦ = ˚⌦:
˚
Supposons qu’il existe M 2 ⌦\⌦. Il existe alors une suite de matrice (Mk )k2N vérifiant :
lim Mk = M et Mk 2
/ ⌦, 8k 2 N.
n7!+1
Comme Mk 2
/ ⌦ alors on a :
alors, la suite ( '(k) ) est bornée. On peut alors en extraire une sous suite convergente
notée ( '( (k) ) et sa limite 2 C \ w
Comme pour tout k 2 J1, nK
w = {z 2 C; |Im(z)| < ⇡}
est un ouvert de C.
Comme l’application : C ! R; z 7! Im(z) est lipschitzienne alors elle est continue
et par suite w = 1
(] ⇡, ⇡[) est un ouvert de C.
P
n
Nk
P
n
Nk
(b) i. Si N 2 N alors exp(N ) = In + k! et la matrice k! est nilpotente.
k=1 k=1
76MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 16. SURJECTIVITÉ ET INJECTIVITÉ DE L’EXPONEN
P
n
tk N k
ii. Pour t 2 R, en notant Z(t) = k! 2 N on a :
k=1
Z 2 (t)
f (t) = Z(t) + ... + ( 1)p 1
Z p (t).
2
0
Comme Z (t) et Z(t) commutent alors :
0 0 0 0 0
8t 2 R, f (t) = Z (t) Z (t)Z(t) + ... + ( 1)p 1
Z (t)Z p 1
(t) = Z (t)[In + Z(t)] 1
.
Par suite 0
8t 2 R, f (t) = N exp(tN )exp( tN ) = N.
iii. D’après la question précédente,
d d
(exp(tN )) = (tN ).
dt dt
Comme ces fonctions sont égales au points t = 0, alors
8t 2 R, exp(tN ) = tN.
(c) Les valeurs propres de D et D0 ont même exponentielle et donc sont égales puisque
leurs partie imaginaires diffèrent de moins de 2⇡.
0 0
De plus, D commutent avec exp(D) et par suite avec exp(D ) et la matrice D est un
0
polynôme en exp(D ). Par suite D et D sont diagonalisables et commutent et donc
0
Par suite, A est diagonalisable. De plus, comme P est scindé à racines simples et
0
P (A) = 0 alors d’après la partie préliminaire P (A) 2 GLn (C).
0
On en déduire de P (A)C = 0 que C = 0.
77
78MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 17. DIAGONALISATION DES MATRICES DE TAILLE 2
et par identification on a :
1 1
A=P D1 P, B = Q D2 Q etC = P 1
RQ 1
D2 Q + AP 1
R = UB AU,
où on a posé U = P 1
R.
Mohamed Habibi-Problème de révision 18
79
80MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 18. AUTOUR DES ENDOMORPHISMES CYCLIQUES
p+1
S
On considère alors 2 k et z = x + y. Comme Fi est un sous-espace
i=1
vectoriel et x 62 Fp+1 alors z 2 Fi avec i 2 J1, pK.
On peut alors définir l’application k ! J1, pK, 7! i . Cette application est
injective puisque :
0
i =i 0 ) x + y, x + y 2 Fi ,
0
par suite, leur différence, ( )y 2 Fi .
p
S 0
Comme i 2 J1, pK et y 62 Fi alors forcément = 0. Ceci bien
i=1
évidement est absurde puisque k est infini.
Ainsi, ce troisième cas est impossible.
– On conclut alors que HR(p) est vraie pour tout p 2.
(c) Soit E = Z/2Z ⇥ Z/2Z considéré comme un Z/2Z espace vectoriel.
On pose F1 = {(0, 0), (0, 1)}, F2 = {(0, 0), (1, 0)}, F3 = {(0, 0), (1, 1)}.
Alors E est réunion des trois sous espaces strictes F1 , F2 et F3 .
3. (a) Il est claire que (Ix , +) est un sous groupe de (k[X], +) contenant ⇡u . De plus,
par suite QP 2 Ix .
Ainsi, il existe un unique polynôme unitaire noté ⇡u,x tel que :
4. Il est clair que {P 2 k[X], P (u)(x) 2 H} est un sous groupe de (k[X], +) contenant ⇡u .
De plus, si (P, Q) 2 k[X] ⇥ k[X] tel que P (u)(x) 2 H, alors (QP )(u)(x) = Q(u) P (u)(x) 2
H puisque P (u)(x) 2 H et H est stable par u. On conclut que {P 2 k[X], P (u)(x) 2 H}
est un idéal de k[X] contenant ⇡u .
Par suite , il est engendré par un polynôme ⇡u,H
x
diviseur de ⇡u .
5. Boit B = (e1 , ..., en ) une base de E telle que M atB (u) = C(a0 , ..., an 1 ).
v(e1 ) = ↵1 e1 + ... + ↵n un 1
(e1 ).
On conclut que
v = ↵1 Id + ↵2 u + ... + ↵n un 1
2 k[u].
L’inclusion réciproque étant évidente, on déduite alors que :
(b) D’après la question précédente deg ⇡u deg u . De plus d’après le théorème de Cayley
Hamilton ⇡u | u divise . Comme les deux polynômes sont unitaire alors u = .⇡u
2. Soit x0 2 E tel que ⇡u,x0 = ⇡u . En particulier deg⇡u,xk0 = n et la famille (xk0 , ..., un 1
(xk0 ))
est une base de E.
L’endomorphisme u est alors cyclique.
0 1
0 (0)
B .. .. C
B .
B . C
C
B0 C
B C
B C
B 1 ... ..
. C
@ A
..
(0) . 0 0
où les k premières lignes sont nulles.
Par suite, pour tout k 2 J1, n 1K, rg(uk ) = rg(Ak ) = n k,et d’après le théorème
du rang on obtient :
8k 2 J1, n 1K, dim ker uk = k, (18.2)
résultat qui reste valable aussi pour k = n puisque un = 0.
(c) Soit F un sous espace vectoriel stable par u de dimension k 2 J1, nK.
L’endomorphisme induit par u sur F , uF 2 L(F ) est aussi nilpotent, et par suite :
8x 2 F, uk (x) = ukF (x) = 0,
d’où, F ⇢ ker uk . Par égalité des dimensions on a F = ker uk .
18.4. UTILISATION DES MATRICES COMPAGNON : THÉORÈME DE FROBENIUS 83
18.3.2 Généralisation
1. (a) Si E = F , alors en particulier F est un sous espace vectoriel de E et par suite d’après
la partie préliminaire l’un des Fi contient tous les autres et sera alors égal à E. Ce qui
est absurde puisque les Fi sont des sous espaces stricte de E.
Ainsi, F ( E et on pet alors choisir x 2 F \ E.
(b) Soit d = max{k 2 N? tel que (x, u(x), ..., ud 1 (x)) est libre} et G = V ect(x, u(x), ..., ud 1
(x)).
Le sous espace G est stable par u et différent des Fi , 1 i r, puisque x n’appartient
à aucun Fi , par suite G = E.
En particulier, d = n et (x, u(x), ..., un 1 (x)) est une base de E. L’endomorphisme u
est alors cyclique.
N) ⇢ H.
(b) Soit y 2 F . Comme (x, u(x), ..., un 1
(x)) est une base de E alors :
F = V ect(ui (⇡u,H
x
(u)(x)), i 2 N).
(c) D’après ce qui précède, à chaque sous espace stable par u on peut associer un diviseur
de ⇡u . Ainsi, le nombre de ces sous espaces est fini.
De plus, ⇡u,G
z
(z) 2 G. Donc
z
⇡u,G (z) = R(u)(x) + v,
avec v 2 F et R 2 k[X].
84MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 18. AUTOUR DES ENDOMORPHISMES CYCLIQUES
z
t = h + D(u) ⇡u,G (u)(w) = D(u)(v) 2 F.
Finalement t 2 F \ Cx = {0}.
Si G 6= E , on a construit un sous espace vectoriel de E de dimension supérieur à
celle de F , stable par u et en somme direct avec Cx . Ce qui contredit la définition
de F . L
Ainsi, E = Cx F et F est stable par u.
.
3. On procède par récurrence sur la dimension de E.
Si dim E = 1, le résultat est trivial. On suppose le résultat vrai lorsque 1 dim E n.
Soit E un k espace vectoriel de dimension n + 1. Soit x1 2 E tel que ⇡u,x1 = ⇡u et F un
sous espace de E stable par u tel que :
M
E = Cx1 F.
Par suite, M M M
E = Cx1 Cx2 ... Cxp .
4. (a) Soit u 2 L(E). D’après le théorème de réduction de Frobenius, il existe B une base
de E telle que :
A = M atB (u) = diag(C1 , ..., Cp ),
18.5. PROPRIÉTÉS TOPOLOGIQUES 85
et l’application n-linéaire
et l’application continue f .
8u 2 B(v, R0 ), (u) 6= 0.
est continue, alors la suite des endomorphismes cycliques (uk )k2N converge vers u.
On déduit que C(E) est dense dans L(E).
8z 2 C, |P (z)| |Im(z)|n ,
88MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 18. AUTOUR DES ENDOMORPHISMES CYCLIQUES
(b) On a :
Ce qui est équivalent à dire que les matrices extraites de taille n de M atBc (In , M, ..., M n 1
)
sont non inversible.
On conclut que :
n n
1X 1X0
n n0
8n > n0 , | uk L| |uk L| + ✏.
n n n
k=1 k=1
P
n0
Mais comme lim 1
|uk L| = 0 alors il existe n1 2 N tel que :
n7!+1 n k=1
n
1X0
8n n1 , |uk L| ✏.
n
k=1
D’où :
n
1X
8n > max(n0 , n1 ), | uk L| 2✏.
n
k=1
91
92MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 19. CONVERGENCE DES VARIABLES ALÉATOIRES
Par conséquent,
n
1X
lim uk = L.
n7!+1 n
k=1
P
n
ak
3. on note S0 = 0 et Sn = k , pour n 1. Par hypothèse, la suite (Sn )ni nN converge vers
k=1
un réel S. De plus, on a :
ak = k(Sk Sk 1 ),
par suite,
n
X n
X n
X n
X1 n
X1
ak = k(Sk Sk 1) = kSk (k + 1)Sk = nSn Sk .
k=1 k=1 k=1 k=0 k=1
Ainsi,
n n 1 n
1X 1X 1X Sn
a k = Sn Sk = Sn Sk + .
n n n n
k=1 k=1 k=1
En utilisant le fait que la suite (Sn )n2N converge et le théorème de Césaro, on trouve que :
n
1X
lim ak = 0.
n7!+1 n
k=1
S P
+1
et d’après l’inégalité des Boole, P( Ak ) P(Ak ).
k n k=n
P
Comme par hypothèse, la série P(An ) converge, alors son reste tend vers 0, et on
n2N
en déduit que : \ [ [
P( Ak ) = lim P( Ak ) = 0.
n7!+1
n2N k n k n
S T
(b) Montrons que P( Ak ) = 0 :
n2N k n
Toujours d’après le théorème de la continuité monotone :
[ \ \
P( Ak ) = lim P( Ak ) = 0.
n7!+1
n2N k n k n
Or,
\ N
\
P( Ak ) = lim P( Ak ).
N 7!+1
k n k=n
P
N
P(Ak )
lim e k=n = 0.
N 7!+1
T S T
Ainsi, P( Ak ) = 0 puis P( Ak ) = 0.
k n n2N k n
Ainsi,
+1 2
X x
1
2 ]0,n]
(x) 1 + x.
n=1
n
6. Soit ✏ > 0.
Comme la famille (P(X = x)x)x2X(⌦) est sommable, alors il existe a 2 R tel que :
X ✏
P (X = x)|x| .
2
x2X(⌦),|x|>a
Par conséquence, \
P( Ck ) = 1 , 8k 2 N? , P(Ck ) = 1.
k2N?
D’où le résultat.
3. Soit k 2 N? . Pour ✏ = k1 , d’après le lemme de Borel-Cantelli :
\[ 1
P( |Xp X| > ) = 0,
k
n2N n
par suite P(Ck ) = 1, et la suite (Xn )n2N converge presque surement vers X.
P
4. S’il existe ✏ > 0 tel que la série P(|Xn | > ✏) diverge alors d’après le lemme de Borel-
n2N
Cantelli alors \[
P( |Xp | > ✏) = 1.
n2N n
P(X 6= Y ) = 0.
D’où, P(X = Y ) = 0.
19.3. LIENS ENTRE LES DIFFÉRENTS MODES DE CONVERGENCE 95
E(|Xn X|)
P (|Xn X| > ✏) .
✏
Ce qui entraine que la convergence en moyenne entraine la convergence en probabilité.
3. Soit ✏ > 0. Montons que lim P (|Xn X| > ✏) = 0.
n7!+1
\ 1
9n0 2 N; 8n n0 , 1 P( P(|Xp X| )) 1,
k0
p n
par conséquence,
\ 1 1
8n n0 , 1 P( P(|Xp X| )) P(|Xn X| ) P(|Xn X| ✏).
k0 k0
p n
Finalement,
8 > 0, 9n0 2 N; 8n n0 , 1 P(|Xn X| ✏) 1,
ce qui est équivalent à dire que lim P (|Xn X| > ✏) = 0.
n7!+1
4. On considère une suite de variables aléatoires réelles indépendantes (Xn )n2N de loi de
Bernoulli ( n1 ). Alors pour ✏ 2]0, 1[,
1
P (|Xn | > ✏) = ,
n
et la suite (Xn )n2N converge alors en probabilité vers 0.
P
De plus, comme la série P (|Xn | > ✏) diverge alors d’après la partie préliminaire, la
n2N
suite (Xn )n2N ne converge pas presque surement vers 0.
5. Pour tout k 2 N, lim P(|Xn X| > 1
2k
) = 0. Ainsi, on peut construire une application
n7!+1
' : N ! N strictement croissante telle que :
1 1
P(|X'(k) X| > ) k.
2k 2
Par conséquent, si ✏ > 0, et k0 2 N tel que 1
k0 ✏, on a :
1 1
P(|X'(k) X| > ✏) P(|X'(k) X| > k
) k,
2 2
P
et la série P(|X'(k) X| > ✏) est alors convergente.
n2N
D’après la partie précédente, la suite (X'(n) )n2N converge presque surement vers X.
96MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 19. CONVERGENCE DES VARIABLES ALÉATOIRES
Par suite, (Xn )n2N converge presque surement vers 0, si et seulement si,
[ \
P( {Xk = 0}) = 1.
n2N k n
• V( nn ) = V(Y
S 1)
1. (a) n 7! 0 lorsque n 7! +1.
• D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz :
0 0 0 0
Sn 2 S S S
(E(| |)) = (E(| n |.1))2 E(( n )2 )E(1) = V( n ).
n n n n
0
Sn
D’où lim E(| n |) = 0.
n7!+1
0
Sn
et lim E(| n |) = 0.
n7!+1
Ainsi, à partir d’un certain rang :
Sn
E(| |) 2✏.
n
(c) D’après l’inégalité de Markov :
Sn Sn
8✏ > 0, P(| | > ✏) E(| |).
n n
Ce qui permet de conclure.
2. Il suffit d’appliquer ce qui précède aux variables aléatoires Xn E(X1 ).
De plus, pour p 2 J1, nK, les variables aléatoires Sn Sp et Sp 1Bp sont indépendantes,
d’espérance nulle et Sp2 1Bp a2 1Bp . De ce fait,
D’où,
n
X
P(max(|S1 |, .., |Sn | a) E(Sn2 1Bp ).
p=1
N
X
P(An ) E(|X1 |),
n=1
P
et la série numérique P(An )converge.
n 1
S T 0
Ainsi, d’après le lemme de Borel-Cantelli P( {Xk = Xk }) = 1. En outre la série
n2N k n
P 0 S T 0
(Xk (w) Xk (w)) converge si w 2 {Xk = Xk }.
n 1 n2N k n
0
Donc la suite des sommes partielles Sn Sn converge presque surement et donc bornée
0
Sn Sn
presque surement. On conclut alors que n converge presque surement vers 0.
0 0
Sn Sn Sn
(b) Soit A = {w; lim n = 0}, A1 = {w; lim Sn
= 0}, A2 = {w; lim = 0}.
n7!+1 n7!+1 n n7!+1 n
Puisque la famille (P(X1 = x)x)x2X1 (⌦) est sommable et sa somme est E(X1 ) alors d’après
la partie préliminaire
X
lim P(X1 = x)x = E(X1 ) = 0.
n7!+1
x2X1 (⌦)\[ n,n]
0 0 0
Sn (w) S˜n (w) E(X1 )+...+E(Xn )
3. Pour tout w 2 ⌦, n n = n .
Ainsi, par le théorème de Césaro, on obtient, pour tout w 2 ⌦ :
0
Sn (w) S˜n (w)
lim = 0.
n7!+1 n n
Ce qui permet de conclure.
19.5. LOI FORTE DES GRANDS NOMBRES DANS L1 99
0 0
˜ E((Xk )2 ) E(Xk )2
4. On a V ( Xkk ) = k2 k2 .
P 0
E(Xk )2 E(Xn )2
0
P 0
E((Xn )2 ) P P 2
• n2 = P (X1 = x) nx2 1[ n,n] (x)
n 1 n 1 x2X1 (⌦)
P 2
Comme pour x 2 X1 (⌦), 0 P (X1 = x) nx2 1[ n,n] (x) P (X1 = x)(1 + |x|) et
P n 1
P (X1 = x)(1 + |x|) = 1 + E(X1 ) alors d’après le théorème de Fubini, la famille
x2X1 (⌦)
2
(P (X1 = x) nx2 1[ n,n] (x))(x,n)2X1 (⌦)⇥N? est sommable.
P 0
E((Xn )2 )
On conclut que la série n2 converge et que :
n 1
X E((X 0 )2 ) X x2
n
= P (X1 = x) 1[ n,n] (x)
n2 n2
n 1 (x,n)2X1 (⌦)⇥N?
P ˜ P X˜k
5. Comme la V ( Xkk ) converge, alors la série k converge presque surement et par le
lemme de Kronecker S̃n
n converge vers 0 presque surement.
Mohamed Habibi-Problème de révision 20
Autour de et
(b) • 8t > 0, x 7! tx 1
e t
est de classe C 1 sur R?+ .
• 8x > 0, t 7! tx 1
e t
est continue et intégrable sur ]0, +1[.
k
• Soit k 2 N . La fonction t 7! ln (t) tx
? 1
e t
est continue sur ]0, +1[ et pour
chaque segment [a, b] de R?+ , on a :
k k
8x 2 [a, b], 8t > 0, | ln (t) tx 1
e t | | ln (t) |(ta 1
+ tb 1
)e t ,
k
et la fonction, t 7! | ln (t) |(ta 1 + tb 1 )e t est intégrable sur ]0, +1[ car elle est
continue sur ]0, +1[ et
8
< | ln (t)k |(ta 1 + tb 1 )e t = o( t12 )
t7!+1
: | ln (t)k |(ta 1
+ tb 1
)e t
= o(t↵ )
t7!+1
101
102 MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 20. AUTOUR DE ET
(c) Il suffit de vérifier que la dérivée seconde de la fonction ln est positive sur R?+ .
00 00 0
(x) (x) (x)2
D’une part, on a ln ( (x)) = (x)2 .
D’autre part,
Z +1 Z +1 Z +1
0 2 1 1
8x > 0, (x) = ln (t)tx 1
e t dt ( ln (t) tx 1
e t dt) 2 ( tx 1
e t dt) 2
0 0 0
00 0
D’où, 8x > 0, (x) (x) (x)2 0 et la fonction ln est convexe sur R?+ .
Hn+1 1 ln (n + 1) Hn ,
(1) : 0 Hn ln (n) 1.
1 1
un+1 un = ln (1 + ).
n+1 n
Ainsi,
1 1
(2) : un+1 un = + o( 2 ).
n7 !+1 2n2 n
P
Finalement, d’après (2) la série numérique (un+1 un ) et par suite la suite un converge,
et d’après (1) sa limite 2 [0, 1].
R1 n
1 (1 t)n
2. (a) i. D’abord l’intégrale 0 1 (1t t) dt converge car la fonction t 7! t est conti-
n
nue par morceaux sur ]0, 1] et lim 1 (1t t) = n.
t7 !0
De plus, le un changement de variable affine, u = 1 t, on a :
Z 1 Z 1 Z 1n
X1 X1 Z 1
n
1 (1 t)n 1 un
dt = du = uk du = uk du = Hn .
0 t 0 1 u 0 k=0 0
k=0
20.2. AUTOUR DE LA CONSTANTE D’EULER 103
n) = e .
t n t
On a : Z Z
1 n
1 (1 t)n 1
Hn ln (n) = dt dt,
0 t 1 t
R1 1 (1 t)n Rn 1 (1 u n
n)
or par le changement de variable affine u = nt, 0 t dt = 0 u du.
Par suite,
Z 1 Z
1 (1 nu )n n
(1 u n
n)
Hn ln (n) = du .
0 u 1 u
Maintenant, reste à appliquer le théorème de convergence dominé :
u n
(1 )
• Pour la deuxième intégrale : On pose fn (u) = u
n
1[1,n] (u). Cette fonction
est continue par morceaux sur [1, +1[ et converge simplement sur cet inter-
u
valle vers la fonction u 7! e u qui est également continue par morceaux sur
[1, +1[. De plus,
u
en ln (1 n) e u
8u 2 [1, n], |fn (u)| =
u u
Cette dernière inégalité reste valable sur [1, +1[ tout entier car si u > n, fn (u) =
0. Ainsi,
e u
8u 2 [1, +1[, |fn (u)| ,
u
u
et la fonction u 7! e
u est intégrable sur [1, +1[.
D’où Z Z
n u n +1 u
(1 n) e
lim = du.
n7 !+1 1 u 1 u
• Pour la première intégrale, on ne peut pas tout simplement considérer la
u n
1 (1 n )
fonction u 7! u car dans ce cas la domination n’est pas simple. On
applique d’abord une intégration par partie afin de simplifier l’intégrale, prin-
cipalement le terme u1 qui pose un problème au voisinage de 0, puis on applique
le théorème de la convergence dominé.
Comme lim (1 (1 nu )n ) ln (u) = 0, alors
u7 !0
Z 1 u n Z 1
1 (1 n) u n
du = (1 ) ln (u)du.
0 u 0 n
Cette dernière égalité est obtenue après une intégration par partie et en uti-
lisant le fait que lim (1 e u ) ln (u) = 0.
u7 !0
Finalement,
Z 1 u Z +1 u
1 e e
= lim Hn ln (n) = du du.
n7 !+1 0 u 1 u
R +1
(b) i. D’abord l’intégrale 0 e t ln tdt converge car la fonction t 7! e t
ln t est continue
sur ]0, +1[, e t ln t = o( p1t ) et e t ln t = o( t12 ). Ainsi,
t7 !0 t7 !+1
Z +1 Z 1 Z +1
t t t
e ln tdt = e ln (t)dt + e ln tdt
0 0 1
R1 R1 1 t R +1
Or en intégrant par partie, 0 e t ln (t)dt = 0
e
t dt et 1
e t
ln tdt =
R +1 e t
1 t dt. D’où le résultat.
ii. Il suffit d’utiliser le changement de variable u = e t .
R +1 e t e nt t nt
3. L’intégrale 0 t dt = converge car la fonction t 7! e
t
e
est continue sur
e t e nt t nt
]0, +1[, t = o( t12 ) et lim e te = n 1.
t7 !+1 t7 !0
L’idée consiste à écrire l’intégrale comme différence de deux intégrale, mais comme la
t
fonction t 7! e t n’est pas intégrable au voisinage de 0 alors on considère l’intégrale sur
[✏, +1[ puis on va faire tendre ✏ vers 0. Ainsi,
Z +1 t Z +1 t Z +1 t Z +1 nt
e e nt e e nt e e
dt = lim dt = lim ( dt dt)
0 t ✏7 !0 ✏ t ✏7 !0 ✏ t ✏ t
R +1 e nt R +1 e u
Or en considérant le changement de variable u = nt on a ✏ t dt = n✏ u dt. Par
suite, Z +1 t Z +1 t Z +1 u Z n✏ t
e e nt e e e
dt = dt dt = dt
0 t ✏ t n✏ u ✏ t
Ainsi, Z Z Z Z
n✏ t n✏ t n✏ n✏ t
e e 1 1 e 1
dt = dt + dt = dt + ln (n).
✏ t ✏ t ✏ t ✏ t
t
Finalement, comme la fonction t 7! e t
1
est intégrable sur ]0, 1] car elle est prolongeable
R n✏ t
par continuité en 0, alors lim ✏ e t 1
dt = 0, et on alors :
t7 !0
Z +1 t nt Z +1 t nt
e e e e
dt = lim dt = ln (n).
0 t ✏7 !0 ✏ t
R +1
4. L’intégrale 0 e t ( 1 1
e t
1
converge car la fonction t 7! e t ( 1 1e t 1t ) est continue
t )dt
sur ]0, +1[, e t ( 1 1e t 1
t ) t7 !+1 = o( t12 ) et lim e t ( 1 1e t 1t ) = 12 . De la même manière,
t7 !0
R +1
on montre que l’intégrale 0 e nt ( 1t 1
et t )dt converge.
R1 n R +1 t nt
De plus, Hn ln (n) = 0 1 (1t t) dt 0
e
dt. Or, t
e
Z 1 Z 1 Z +1
1 (1 t)n 1 un 1 e nv
dt = dt = dv
0 t 0 1 u 0 ev 1
20.3. AUTOUR DE LA FONCTION GAMMA 105
Z +1
1 1
= e t( t
)dt.
0 1 e t
Par suite,
Z +1
xn e x
dx = e 2n
((2n)n + n(2n)n + ... + n !) = o(n !).
2n n7 !+1
106 MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 20. AUTOUR DE ET
p
3. En utilisant le changement de variable t = nu, on a
Z pn Z n
u n pu 1 t n t
p
(1 + p ) e du = p (1 + ) e dt.
n nu n n n
Puis, avec le changement de variable x = t + n, on a :
Z n Z 2n
1 t en
p (1 + )n et dt = n p xn e x
dx.
n n n n n 0
Or d’après la question précédente
Z 2n Z +1
xn e x dx = (n + 1) xn e x
dx ⇠ (n + 1).
0 2n n7!+1
D’où Z p
n
u p en
p
(1 + p )n e u
du ⇠ n
p (n + 1).
n nu n7!+1 n n
2
4. Il suffit d’étudier les variations de la fonction x 7! ln (1 + x) x + x6 .
R pn p p
5. D’après ce qui précède, il faut montrer que lim p (1 + pu )n e
n n
nu
du = ⇡. Pour
n7!+1
p
cela, on pose fn (u) = (1 + pu )n e
n
nu
1[ p p (u)
n, n] qui est continue par morceaux sur R,
2
de plus la suite de fonctions (fn )n 1 converge simplement sur R vers la fonction u 7! e u
qui est continue sur R et on a :
p p p
n( pu ( pun )2 ) u n 2 2
8u 2 [ n, n], |fn (u)| e n = e nu e u
p p 2
Cette majoration reste valable en dehors de [ n, n]. Comme la fonction u 7! e u est
intégrable sur R alors, on peut applique le théorème de convergence dominé :
Z pn Z 1
u n pnu 2 p
lim p
(1 + p ) e du = e u = ⇡.
n7!+1 n n 1
Ainsi, Z n
u n n !nt
ut 1
(1 ) du = .
0 n t(t + 1)...(t + n)
Finalement,
n !nt
8t > 0, (t) = lim .
n7!+1 t(t + 1)...(t + n)
20.3. AUTOUR DE LA FONCTION GAMMA 107
f
(b) i. Montrer que ln est convexe sur R?+ est équivalent à montrer que :
Par suite,
x+(1 )y
f ( x + (1 )y + n)n n ! (f (x + n)) n x (f (y + n))1 n(1 )y
n !.
ii. La fonction ln f est convexe sur R?+ et 1 priodique, par suite elle est constante
sur R?+ . Comme de plus, f (1) = (1) = 1 alors, ln ( f (1)
(1) ) = 0, et par suite
ln ( f (x)
(x) ) = 0, pour tout x > 0. Par conséquence, 8x > 0, f (x) = (x).
20.3.3 La fonction
1. Soit (x, y) 2 R?+ ⇥ R?+ . La fonction t 7! tx 1 (1 t)y 1 est continue sur ]0, 1[ et on a :
8
< tx 1 (1 t)y 1 ⇠ tx 1
t7 !0
y 1 y 1
: tx 1
(1 t) ⇠ (1 t)
t7 !1
Ainsi,la fonction t 7! tx 1 (1 t)y 1 est intégrable sur ]0, 1[. De plus le changement de
variable u = 1 t permet de vérifier que (x, y) = (y, x).
R1 y 1 R1 x x+y 1
2. On a (x + 1, y) = 0 tx (1 t) dt = 0 (1 t t)x (1 t) dt, et en intégrant par partie
on obtient :
x
(x + 1, y) = (x, y)
x+y
• 8t > 0, x 7! tx 1
(1 t)y 1
est de classe C 2 sur R?+ .
• 8x > 0, t 7! tx 1
(1 t)y 1
est intégrable sur ]0, 1[ d’après ce qui précède.
• 8x > 0, t 7! ln (t)tx 1 (1 t)y 1
est intégrable sur ]0, 1[ car :
8
< Pour ↵ 2]1 y 1
x, 1[, ln(t)tx 1
(1 t) = o( t1↵ )
t7!0
y 1
: Pour ↵ 2]1 y, 1[, ln(t)tx 1
(1 t) = o( (1 1
t)↵ )
t7!1
2
et la fonction t 7! ln (t) ta 1 (1 t)y 1 est intégrable sur ]0, 1[ d’après l’étape précé-
dente.
Ainsi, la fonction f est de classe C 2 et on a :
( 0 R1 y 1
f (x) = 0 ln(t)tx 1 (1 t) dt
00 R 1 y 1
f (x) = 0 ln(t)2 tx 1 (1 t) dt
Finalement, la fonction x 7! ln ( (x, y)) est convexe sur R?+ et par suite la fonction g est
logarithmiquement convexe sur R?+ .
(x) (y)
(x, y) = .
(x + y)
x
( xk +ln k ln(x+k)) ln x
= lim e e k=1
n7 !+1
P
n
1
x k
car ex ln n ⇠ e k=1 .
n7!+1
20.3. AUTOUR DE LA FONCTION GAMMA 109
P
Or la série de fonction x
n + ln n + ln (x + n) converge simplement sur R?+ , puisque
n 1
x2
2n . Ainsi,
x
n + ln n ln (x + n) ⇠
n7!+1
P
+1
x
1 x n +ln n ln (x+n)
8x > 0, (x) = e en=1 .
x
0 P
Maintenant, pour exprimer , il faut vérifier que la somme de la série de fonctions x
n +
n 1
ln n + ln (x + n) est dérivable sur R?+ :
• 8n 1, x 7! x
n + ln n ln (x + n) est de classe C 1 sur R?+ .
P
+1
• La série de fonction x
n + ln n ln (x + n) converge simplement sur R?+ d’après ce
n=1
qui précède.
• Soit [a, b] un segment dans ]0, +1[. On a
1 1 b
8x 2 [a, b], | | .
n x+n n(n + a)
P
Ainsi, la série de fonctions ( n1 1
x+n ) converge normalement et doncuniformement
n 1
sur tout segment de R?+ .
P
+1
Par conséquence, la fonction x 7! x
n + ln n + ln (x + n) est de classe C 1 sur R?+ ,
n=1
P
+1
et sa dérivée est la fonction x 7! ( n1 1
x+n ).
n=1
Par suite
P
+1
+1 P
+1
0 1 x
n +ln n+ ln (x+n) 1 X 1 1 x
n +ln n+ ln (x+n)
x x
(x) = e (1+ x)e n=1 + e ( )en=1
x2 x n x+n
n 1
Finalement,
0 +1
X
(x) 1 1 1
= + ( )
(x) x n=1
n x+n
0
2. On (1) = (1) (1) = (1). Par suite
+1
X
0 1 1
(1) = 1 + ( )= .
n=1
n 1+n
Mohamed Habibi-Problème de révision 21
n
( 1)
2. On pose an = n(n 1) . D’après la règle de D’Alembert, le rayon de convergence de la série
P
entière an x est égal à 1.
n
n 2
P
Comme la série numérique an converge absolument, alors d’après la question précé-
n 2
dente, on a :
+1
X +1
X
( 1)n ( 1)n n
= lim x .
n=2
n(n 1) x7 !1 n=2 n(n 1)
D’autre part,
+1
X +1 +1
( 1)n n X ( 1)n n X ( 1)n n
8x 2] 1, 1[, x = x x =
n=2
n(n 1) n=2
n 1 n=2
n
111
112MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 21. AUTOUR DU THÉORÈME DE TAUBER
????
P
+1
3. (a) Montrer que :8x 2 [0, 1], Rn (x) = rn xn+1 + xn+1 (x 1) rn+k xk 1
k=1
P
(b) En déduire que la série de fonction an xn converge uniformement sur [0, 1] puis que
P
+1
lim f (x) = an .
x7 !1 n=0
(c) Montrer avec un exemple que la réciproque du théorème d’Abel est fausse en général.
1. On pose Mn = sup{|kak |, k > n}. Montrer que (Mn )n2N converge vers 0.
P
n P
n P
+1
2. Montrer que : 8x 2 [0, 1[, | ak f (x)| (1 x) k|ak | + Mn
n xk .
k=0 k=0 k=n+1
3. Conclure.
P
4. L’implication an = o( n1 ) ) an converge est-elle correcte ?
(b) Conclure.
Mohamed Habibi-Problème de révision 22
Un problème de Minimisation
115
116MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 22. UN PROBLÈME DE MINIMISATION
2. D’après (ii) on a :
et
(2) : f (y) f (x + (y x)) + (1 ) < rf (x + (y x)), y x>.
En considérant ⇥ (2) + (1 ) ⇥ (1), on obtient :
D’où (i).
3. • (ii) ) (iii) :
D’après (ii) on a les deux inégalités suivantes :
et
(4) : f (x) f (y)+ < rf (y), x y >,
et en sommant (3) et (4), on obtient
D’où (iii).
• (iii) ) (ii) :
R1
On sait que f (y) f (x) = 0
< rf ( y + (1 )x), y x>d .
Or d’après (iii), on a
Ainsi,
Z 1
f (y) f (x) < rf (x), y x > d =< rf (x), y x>.
0
D’où (ii).
f (x + th) f (x)
df (x).h = lim .
t7!0 t
Comme 8t 2 R, f (x + th) f (x) 0 puisque x est solution de (1), alors :
8y 2 Rn , f (y) f (x),
2. • (1) ) (2) :
Soit (x, y) 2 R2 ⇥ R2 et 2]0, 1], on a :
f (y + (x y)) f (y) ↵
f (x) f (y) (1 )kx yk2 ,
2
on fait tendre vers 0 pour obtenir (2).
• (2) ) (1) :
En appliquant (2) pour le couple (x, y+(1 )x) puis pour le couple (y, y+(1 )x),
on a :
↵ 2
f (x) f ( y + (1 )x) + < rf ( y + (1 )x), x y>+ kx yk2 .
2
et
↵
f (y) f ( y + (1 )x) (1 ) < rf ( y + (1 )x), x y > + (1 )2 kx yk2 .
2
En multipliant la première inégalité par 1 et la deuxième par puis en additionnant,
on a :
↵
f (y) + (1 )f (x) f ( y + (1 )x) + (1 )kx yk2 .
2
D’où f est ↵-convexe.
• (2) ) (3) :
En écrivant l’inégalité (1) pour le couple (x, y), pour le couple (y, x), puis en addi-
tionnant, on obtient (2).
• (3) ) (2) :
On a : Z 1
f (x) f (y) = < rf (tx + (1 t)y), x y > dt,
0
or, d’après (2), t < rf (tx + (1 t)y) rf (y), x y > ↵t2 kx yk2 . Il vient alors
que
Z 1
f (x) f (y) = (< rf (y), x y > +↵tkx yk2 )dt,
0
et on conclut que
↵
f (x) f (y)+ < rf (y), x y > + kx yk2 dt.
2
3. • Existence : Montrons que lim f (x) = +[Link] utilisant la condition (3) et l’inéga-
kxk!+1
lité de Cauchy-Schwarz, on obtient :
↵ ↵
f (x) f (0)+ < rf (0), x > + kxk2 dt f (0) krf (0)kkxk + kxk2 .
2 2
118MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 22. UN PROBLÈME DE MINIMISATION
Pour x 6= 0,
rf (0) ↵
f (x) f (0) + kxk2 ( ) + ).
kxk 2
Ceci permet de conclure que lim f (x) = +1, et d’après la partie préliminaire, f
kxk!+1
admet un minimum sur Rn .
• Unicité : Comme la fonction f vérifie (3) alors < rf (x) rf (y), x y > 0, et la
fonction est alors convexe sur Rn .
Si x1 et x2 sont deux points de Rn où le minimum de f est atteint alors rf (x1 ) =
rf (x2 ) = 0. Par suite, d’après (3), x1 = x2 .
4. (a) On a :
Z 1
f (xn+1 ) f (xn ) = < rf (txn+1 + (1 t)xn ) , xn+1 xn > dt
0
Z 1
= < rf (xn ), xn+1 xn > + < rf (txn+1 + (1 t)xn ) rf (xn ), xn+1 xn >
0
de plus,
⇢ 1
< rf (xn ), xn+1 xn >= ⇢ (xn+1 xn ) 2
< rf (txn+1 + (1 t)xn ) rf (xn ), xn+1 xn > M t(xn+1 xn ) 2
où, on a utilisé l’inégalité de Cauchy-Schwarz et l’hypothèse (4) pour obtenir la
deuxième inégalité.
Ainsi, Z 1
1
f (xn+1 ) f (xn ) kxn+1 xn k2 + M tkxn+1 xn k2 dt
⇢ 0
Finalement,
M 1
f (xn+1 ) f (xn ) ( )kxn+1 xn k2 .
2 ⇢
(b) • La suite (f (xn ))n2N converge car elle est décroissante et minoré par f (x).
• Comme
M 1
kxn+1 xn k2 ( + ) 1
(f (xn+1 f (xn )),
2 ⇢
et (f (xn ))n2N converge, alors (kxn+1 xn k2 )n2N converge vers 0.
(c) Si la suite (xn )n2N n’est pas bornée, alors elle admet une sous suite (x'(n) )n2N telle
que lim kx'(n) k = +1. Par conséquence, lim f (x'(n) ) = +1, ce qui est absurde
n7!+1 n7!+1
puisque la suite (f (xn ))n2N converge.
(d) D’après la partie préliminaire, il suffit de montrer que la suite (xn )n2N admet une seule
valeur d’adhérence. Soit alors l une telle valeur : Il existe une sous suite (x (n) )n2N
convergente vers l et on on alors :
8
> rf (x (n) ) = ⇢1 x (n) x n)+1
<
lim x (n) x (n+1) = 0
n7!+1
>
: lim rf (x (n) ) = rf (l)
n7!+1
Algèbre générale
23.1 Généralité
1. (a) On introduit sur G la relation binaire suivante :
1
8x, y 2 G, xRy , x.y 2 H,
Card(G) = [Link](H),
2. On considère G l’ensemble des suites à coefficients dans Z/2Z muni de l’addition de deux
suites.
Ainsi, G est un groupe infinie dans lequel tout élément est d’ordre 2.
119
120 MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 23. ALGÈBRE GÉNÉRALE
3. On a :
o(a) k
(ak ) o(a)^k = (ao(a) ) o(a)^k = e,
o(a)
par suite, o(ak ) divise o(a)^k . D’autre part, si (ak )n = e alors o(a) divise kn et en écrivant
8
< o(a) = n1 (o(a) ^ k)
k = n2 (o(a) ^ k)
:
n1 ^ n2 = 1
o(a)
alors d’après le lemme de Gauss, n1 divise n c’est à dire o(a)^k divise n.
Finalement,
o(a)
o(ak ) = .
o(a) ^ k
S
3. Comme Un = Rd et que cette réunion est disjointe,alors :
d|n
X X
n= Card(Rd ) = '(d).
d|n d|n
Par conséquence, X
n= Card(Ad ).
d|n
Or, k 2 Ad , k = k1 d, n = n1 d et n1 ^ k1 = 1 et l’application
Ad ! {i 2 J1, n1 K, i ^ n1 = 1} : k 7! k1
est une bijection.
Ainsi, Card(Ad ) = Card{i 2 J1, n1 K, i ^ n1 = 1} = '( nd ). D’où
X n
n= '( ).
d
d|n
P P
Comme l’application D(n) ! D(n) : d 7! n
d est bijective alors '( nd ) = '(d), où D(n)
d|n d|n
désigne les diviseurs de n.
Finalement, X
n= '(d).
d|n
Ainsi, Y
Xn 1= d.
d|n
D’autre part, on a :
N
X N
X N
X
(IdRn u) uk = uk uk+1 = IdRn uN +1 .
k=0 k=0 k=0
P
+1
On conclut alors que, IdRn u est inversible et que (IdRn u) 1
= uk .
k=0
(b) Soit v 2 BN (u, N (u1 1) ). Donc,
1
v = u + h avec N (h) < 1)
.
N (u
Par suite, v = u(IdRn + u 1 h) avec N (u 1
h) N (u 1
)N (h) < 1. La question
précédente implique alors que
+1
X
1
IdRn + u h 2 GL(Rn ) et (IdRn + u 1
h) 1
= ( 1)k (u 1
h)k .
k=0
123
124MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 24. AUTOUR DU THÉORÈME D’INVERSION LOCAL
2. Par hypothèse, l’application f est de classe C 1 . Ainsi, {x 2 U ; df (x) 2 GL(Rn )} est l’image
réciproque de l’ouvert GL(Rn ) par l’application continue df : U ! L(Rn ); x 7! df (x).
On conclut alors que {x 2 U ; df (x) 2 GL(Rn )} est un ouvert de U .
+1
X +1
X
1
lim IdRn + h) = lim ( 1)k hk = lim ( 1)k hk = IdRn .
h7!0 h7!0 h7!0
k=0 k=0
1 1
(u + h) = (IdRn + u h)u .
4. Soit x et y dans U . Puisque U est convexe alors pour tout t 2 [0, 1], tx + (1 t)y 2 U . On
note alors l’arc : [0, 1] ! U ; t 7! tx + (1 t)y. On a alors
Z 1
d
f (x) f (y) = f ( (1)) f ( (0)) = [f ( (t))]dt.
0 dt
La relation
d 0
[f ( (t))] = df ( (t))( (t)) = df (tx + (1 t)y)(x y)
dt
permet alors de conclure.
24.2. PREUVE DU THÉORÈME D’INVERSION LOCAL 125
Par suite, il existe r > 0 tel pour tout x 2 B(a, r), |kdf (x) IdRn k| 12 .
Ainsi, pour tout x 2 B(a, r), on a :
1 1
df (x) 2 B|k.k| (IdRn , ) ⇢ B|k.k| (IdRn , ) ⇢ GL(Rn ),
2 |kIdRn k|
où on a utiliser le fait que |k.k| est une norme d’algèbre sur L(Rn ) et que |kIdRn k| = 1.
2. On pose h = f IdRn . Comme B(a, r) est convexe alors pour tout x, y 2 B(a, r), on a :
Z 1
h(x) h(y) = dh(tx + (1 t)y)(x y)dt,
0
P
(b) • Comme kxk+1 xx k 2P 1
k kx1 x0 k, alors la série numérique kxk+1 xx k et
par conséquence la série (xk+1 xx ). La convergence de cette dernière série est
équivalente à la convergence de la suite (xk )k2N . Notons x sa limite.
• Comme les termes de la suite (xk )k2N sont dans le fermé B(a, r) alors x 2 B(a, r).
Par continuité de f , en passant à la limite dans la relation xk = xk 1 +y f (xk 1 ),
on obtient que y = f (x)
• Vérifions que x 2 B(a, r) :
On a :
kx ak kx a y + f (a)k + ky f (a)k.
D’une part, d’après (?),
1 r
kx a y + f (a)k = kx a f (x) + f (a)k kx ak .
2 2
D’autre part, ky f (a)k < 2r . On conclut que kx ak < r.
4. (a) • En utilisant le fait que la restriction de f sur B(a, r) est injective et la question
précédente, on obtient :
8y 2 W, 9!x 2 B(a, r); y = f (x).
Par suite, la restriction de f à B(a, r) \ f 1 (W ) est bijective.
• Soit y1 , y2 2 W et x1 , x2 2 V tels que f (x1 ) = y1 et f (x2 ) = y2 . On a donc,
x1 x2 = x1 f (x1 ) + y1 (x2 f (x2 ) + y2 )
par suite,
kx1 x2 k = kx1 f (x1 ) x2 + f (x2 k + ky1 y2 k.
En utilisant (?), on obtient
1
kx1 x2 k kx1 x2 k + ky1 y2 k.
2
On conclut que :
kg(y1 ) g(y2 )k 2ky1 y2 k.
L’application g est alors lipschitzienne et par suite continue.
(b) Montrons que g est de classe C 1 :
• Montrons d’abord que g est différentiable. Soit y, y0 2 W et x, x0 2 V tels que
f (x) = y et f (x0 ) = y0 .
Comme f est différentiable en x0 , alors on a :
df (x0 )(x x0 ) = y y0 + o(kx x0 k)
Or, d’après la question précédente, kx x0 k 2ky y0 k, par suite,
o(kx x0 k) = o(ky y0 k).
On conclut que
df (x0 )(x x0 ) = y y0 + o(ky y0 k)
Comme df (x0 ) 2 GL(Rn ), alors
1
g(y) g(y0 ) = x x0 ) = [df (x0 )] (y y0 ) + o(ky y0 k).
Par conséquence, g est différentiable en x0 et dg(x0 ) = [df (x0 )] 1
24.3. APPLICATION 127
24.3 Application
1. (a) L’application ' est dérivable et on a :
0
8t 2 R, ' (t) =< df (ty + (1 t)x)(y x), y x> ↵kx yk2 .
8x 2 Rn \{0}, kf (x)[Link] < f (x), x > < f (0), x > +↵kxk2 kf (0)[Link]+↵kxk2 .
Ou encore,
8x 2 Rn \ {0}, kf (x)k kf (0)k + ↵kxk.
D’où, lim kf (x)k = +1.
kxk7!+1
2. (a) D’abord, on a :
8x 2 Rn , Fa (x) = kf (x)k2 2 < f (x), a > +kak2 kf (x)k2 2kf (x)[Link] + kak2 ,
8x 2 K, Fa (x) Fa (x0 ).
De plus, l’hypothèse,
implique clairement que df (x0 ) est injective par suite c’est un isomorphisme de Rn .
Par conséquence,
9h 2 Rn ; f (x0 ) a = df (x0 )(h).
On déduit alors que < f (x0 ) a, f (x0 ) a >= 0 puis que f (x0 ) = a.
3. • D’après (??) l’application f est injective.
• Pour tout x 2 Rn , df (x) 2 GL(Rn ).
D’après le théorème d’inversion global, f réalise un C 1 difféomorphisme de Rn sur f (Rn ).
D’après la question précédente, f est surjective. On conclut alors que, f réalise un C 1 difféomorphisme
de Rn sur Rn .
Mohamed Habibi-Problème de révision 25
Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé et A une partie non vide de E.
c’est à dire, la matrice A est à coefficient positifs et la somme de chaque ligne ou chaque
colonne est égal à un. On note Bn l’ensemble des matrices stochastiques de Mn (R).
• Une matrice A = (ai,j )1i,jn 2 Mn (R) est dite matrice de permutation si elle est bisto-
chastique et si tous ses coefficients sont égaux à zéro ou un. On note Pn l’ensemble des
matrices de permutation de Mn (R).
129
130MOHAMED HABIBI-PROBLÈME DE RÉVISION 25. AUTOUR DE L’ENVELOPPE CONVEXE
On dit que les éléments de Conv(A) sont des combinaisons convexes d’éléments de A.
3. Caractérisation des formes linéaires sur Mn (R).
Montrer que les formes linéaires sur Mn (R) sont les applications :
Mn (R) ! R : M 7! T r(AM ) où A 2 Mn (R).
(b) En considérant ✓ = min{ µii , µi > 0} et ⌫i = i ✓µi , i 2 J1, pK aboutir à une contra-
diction.
2. En déduire alors que Conv(A) est compact.
1. Montrer que :
Conv(On (R)) ⇢ B.
2. Soit M 2 B.
Supposons par l’absurde que M 62 Conv(On (R)).
(a) Montrer l’existence de A 2 Mn (R) telle que :
3. En déduire l’existence d’une base de Mn (R) formée par des matrices orthogonales.
3. Soit B 2 Bn . On suppose que chaque ligne de B contienne deux éléments non nuls. Montrer
que B 62 E(Bn ).
4. En déduire alors que E(Bn ) ⇢ Pn . (Indication : On pourra raisonner par récurrence sur la
taille de la matrice).