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Introduction aux Suites Arithmétiques

Ce document traite des suites arithmétiques, définissant les suites numériques et leur notation indicielle. Il explique la définition par récurrence des suites arithmétiques, leur croissance ou décroissance en fonction de la raison, ainsi que les formules pour calculer la somme des termes d'une suite arithmétique finie. Des exercices pratiques sont également inclus pour renforcer la compréhension des concepts abordés.

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Introduction aux Suites Arithmétiques

Ce document traite des suites arithmétiques, définissant les suites numériques et leur notation indicielle. Il explique la définition par récurrence des suites arithmétiques, leur croissance ou décroissance en fonction de la raison, ainsi que les formules pour calculer la somme des termes d'une suite arithmétique finie. Des exercices pratiques sont également inclus pour renforcer la compréhension des concepts abordés.

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Chapitre 1

SUITES ARITHMÉTIQUES

1. Suites numériques

1.1. Exemples et vocabulaire


Une suite numérique est une liste de nombres rangés dans un certain ordre.
Ces 5 exemples seront utilisés dans ce chapitre.
1. (3,2 ; 5 ; 7 ; S) est une suite de 4 termes dont le premier est 3,2.
2. (3 ; 1 ; 4 ; 1 ; 5 ; 9 ; 2 ; …) est la suite infinie des décimales successives
du nombre S. Seuls les 7 premiers ont été écrits.
3. Chaque numéro d’immatriculation à la sécurité sociale est une suite de
13 termes. Chaque terme est un chiffre (entier de 0 à 9).
4. (3 ; 8 ; 13 ; 18 ; 23 ;…) est la suite infinie obtenue en comptant de 5 en 5
à partir de 3.
5. Les valeurs prises chaque année par un capital placé pendant 10 ans
constituent une suite de 11 termes. La valeur à une année donnée dépend
de celle de l'année précédente et du taux d’intérêt.

1.2. Numérotation indicielle des termes d’une suite


La numérotation de chaque terme à partir du premier permet d’en repérer le
rang ; on réalise cette numérotation à l’aide d’un indice.
Ainsi la première suite peut être notée (a1, a2, a3 , a4) avec :
a1 = 3,2 a2 = 5 a3 = 7 a4 = S
On sera souvent amené à débuter à l’indice 0 ; ainsi dans le cinquième
exemple, la suite des 11 capitaux peut être notée :
(C0, C1, C2, C3, C4, C5, C6, C7, C8, C9, C10)
C0 étant le capital initial et Cn le capital à la fin de l’année n (1” n ” 10).
12 Chapitre 1

L’ensemble des indices est généralement constitué d’entiers consécutifs ;


pour le définir, il suffit de préciser l’indice du premier terme et celui du
dernier si la suite est finie.
Par exemple, pour la troisième suite de 13 termes, on peut choisir pour
ensemble des indices les entiers de 1 à 13, [1…13] ou encore les entiers de 0
à 12, [0…12].
Pour une suite infinie, on utilise le plus souvent :
т = {0, 1, 2, …} à l’indice 0.
т* = {1, 2, 3, …} en débutant à l’indice 1.
Notation des suites
S’il n’y a pas d’ambiguïté sur l’ensemble I des indices, la suite sera notée
(un) où un est le terme d'indice n (lire “u indice n”).
La notation plus précise (un)nI nécessite d’expliciter l'ensemble I.
Par exemple, la suite des carrés d’entiers positifs (1, 4, 9, 16, …) peut
s’écrire : (un = n2)nт*
Ces deux exercices vous familiarisent avec la notation indicielle.

Exercice à chercher n°1


1°) Pour chaque suite des 4 premiers exemples donner l’ensemble des
indices en débutant à l’indice 0.
2°) Reprendre la question en débutant à l’indice 1.
3°) Donner, quand c’est possible, le terme u4 de chaque suite, notée (un).
Exercice à chercher n°2
Dans l’exemple 5 de la suite de capitaux, le premier placement ayant lieu en
1997, on choisit 97 pour premier indice :
Comment est alors notée la suite des 11 capitaux ?

2. Suites arithmétiques

La quatrième suite (3 ; 8 ; 13 ; 18 ; 23 ; …) du §1.1, est un exemple de suite


arithmétique de raison (+5).
Elle a été définie par récurrence, c’est-à-dire en donnant
x le premier terme (+3) ,
x le procédé de passage d'un terme au suivant, “ajouter 5”:
+5 +5 +5 +5
3 8 13 18 …
Suites arithmétiques 13

Ecriture
En débutant à l’indice 0 : (un)nт = {u0 = 3 et un+1 = un + 5}
ou en débutant à l’indice 1 : (un)nт* = {u1 = 3 et un+1 = un + 5}

2.1. Définition par récurrence d’une suite arithmétique


Dans une suite arithmétique la différence entre deux termes consécutifs est
constante ; cette différence s’appelle la raison.
Une suite arithmétique de premier terme u0 et de raison r
est donc définie par la récurrence :
{u0 donné ; quel que soit n, un+1 = un + r} 1.1

Ainsi pour la suite arithmétique (3 ; 8 ; 13 ; 18 ; 23 ; …) indicée dans т, on


a : u1  u0 = 8  3 = 5 ; u2  u1 = 5 ; u3  u2 = 5 et ainsi de suite.
Pour une suite finie, il faut préciser le dernier indice ou encore le nombre de
termes.
Exemples et contre-exemples
1. La suite { un = –3n + 2} où n т est arithmétique de raison (–3).
En effet : un+1  un = [–3( n+1) + 2]  [–3n + 2] = 3
Il est bon de vérifier par un tableau de valeurs des premiers termes :

Indice n 0 1 2 3 …
Terme (–3n + 2) 2 –1 –4 –7 …

2. La suite définie par récurrence : {u1 = 7 et un+1 = un  2} avec n  т*


est arithmétique de raison (2) et de premier terme 7.
3. La suite définie pour n  т par : un = n2 n'est pas arithmétique.
Pour le prouver, il faut montrer que (un+1  un) n’est pas constant quel que
soit l’indice n. Il suffit pour cela de trouver deux valeurs de n pour
lesquelles (un+1  un) prend deux valeurs distinctes.
Ainsi pour n = 0, u1 u0 = 1, alors que pour n = 1, u2  u1 = 3.
4. La suite définie par {u1 = 7 et un+1 = un + n} n'est pas arithmétique.
un+1  un = n n'est pas constant mais dépend de l'indice n.
par exemple, u2  u1 = 8  7 = 1 est différent de u3  u2 = 10  8 = 2.
14 Chapitre 1

Voici maintenant deux exercices d’identification de suite arithmétique.


Exercice à chercher n°3
Déterminer les six termes d’une suite arithmétique de raison (3) et de
troisième terme (+7).
Exercice à chercher n°4
Indiquer, parmi les suites suivantes, celles qui sont arithmétiques.
Préciser alors leur raison.
1°) ( 0,9 ; 0,99 ; 0,999 ; 0,9999)
2°) {un = 2n + 4 pour n т}
3°) {u0 = 5 ; un+1 = 2un + 4 pour n т}
4°) (u0 = 2 ; un+1 = un  1 pour n т)
1
5°) { un , quel que soit n т*}
n

2.2. Calcul d’un terme d’indice donné


Prenons deux termes um et un d’une suite arithmétique de raison r et
supposons, pour fixer les idées, m ” n.
+r +r +r +r
um um+1 … un1 un
m m +1 n 1 n
La différence de m à n est (n  m) : on ajoute donc (n  m) fois la raison r
pour passer de um à un.

un  um = (n  m).r 1.2
Le lecteur vérifiera que 1.2 reste valable si n < m.
En particulier cette formule donne le terme un d’indice n en fonction du
premier terme, u0 ou u1 selon le choix.

un = u0 + n.r nт 1.3

un = u1 +(n  1).r nт* 1.4

Exercice traité
Quel est le 100ème terme de la 4ème suite du §1.1 (3 ; 8 ; 13 ; 18 ; 23 ; …) ?
Adoptons т* comme ensemble des indices : u1 = 3.
Le 100ème terme est u100 ; d’après 1.4, u100 = 3 + (100  1).5 = 497.
Suites arithmétiques 15

Attention au choix de l’ensemble des indices.


En optant pour т comme ensemble des indices, il faut appliquer 1.3, avec
u0 = 3 ; mais le 100ème terme s’écrit alors u99, ce qui donne, bien sûr, le même
résultat, 497.
L’exercice 5 propose une application des formules 1.2 à 1.4.
Exercice à chercher n°5
Pour les 5 suites arithmétiques suivantes notées (un) de raison r, calculer :
1°) u17 sachant que : u1 = 3 et r = 2.
2°) u30 sachant que : u3 = 1/4 et r = 2/3.
3°) u1 sachant que : u12 = 38 et r = 3.
4°) r sachant que : u0 = 4 et u24 = 76.
5°) n sachant que : un = 109 , u7 = 31 et r = 2.

2.3. Croissance et décroissance


Une suite numérique est croissante à partir d’un certain rang si, à partir de ce
rang, tout terme est supérieur au précédent : un+1 > un.
Puisqu’une suite arithmétique est caractérisée par un+1  un = r, la croissance
ou décroissance est liée au signe de la raison r.
x Si r est positif, la suite est croissante quel que soit l’indice.
x Si r est négatif, la suite est décroissante quel que soit l’indice.
x Si r est nul, la suite est stationnaire (tous les termes sont égaux).

3. Somme des termes d’une suite arithmétique finie

3.1. Théorème
Pour calculer la somme des termes d’une suite arithmétique finie de n termes
(u1, u2, …, un) et de raison r, introduisons la suite de raison (r) formée des
mêmes termes mais en inversant l’ordre (un, un 1, …, u2, u1).
+r +r +r +r
u1 u2 u3 … un1 un

r r r r
un un1 un2 … u2 u1
Deux termes “équidistants” des extrémités (dans les cadres en pointillés),
ont une somme constante puisque, en passant d’un cadre au suivant, on
ajoute r à un terme et soustrait r à l’autre :
u1 + un = u2 + un1 = u3 + un2 =…= un + u1
16 Chapitre 1

La somme de tous les termes des deux suites vaut donc (u1 + un).n ; ces deux
suites étant formées des mêmes termes, on en déduit :

( u1  un )
u1  u2  !  un .n 1.5
2

Attention aux indices


Si la suite débute à l’indice 0, le dernier terme étant toujours noté un, elle
comporte (n + 1) termes et la formule devient :

( u0  un )
u0  u1  !  un .( n  1) 1.6
2
On s’affranchit des notations en retenant ces formules sous la forme :

(premier terme  dernier terme)


Somme .(nombre de termes) 1.7
2
Ces formules s’expriment aussi à l’aide du premier terme, de la raison et du
dernier indice, n :
(n  1 ).n
u1  u2  !  un u1.n  .r 1.8
2
n.(n  1 )
u0  u1  !  u n u0 .(n  1 )  .r 1.9
2
La démonstration de ces formules est proposée à l’exercice 6.
Exercice à chercher n°6
Utiliser 1.3 et 1.4 pour établir les formules donnant les sommes
(u0 + … + un) et ( u1 + … + un) en fonction du premier terme, de la raison et
de n, indice du dernier terme.

3.2. Exercices traités

1. Quelle est la somme des 20 premiers termes de la suite (3, 8, 13, …) de


l’exemple 4 du paragraphe 1.1 ?
Numérotons la suite à partir de 0 : u0 = 3
Le vingtième terme, u19, est donné par 1.3 : u19 = u0 + 19r = 3 +19×5 = 98
(u 0  u19 )
D’après 1.6 avec n = 19 : S .20 1010 .
2
2. La suite (u3, u4, … , u9 ) étant arithmétique, calculer sa somme S et sa
moyenne M en fonction de u3 et u9 . Donner sa raison r.
D’après la formule 1.7, en notant qu’il y a 7 termes (9  3 + 1 = 7) :
Suites arithmétiques 17

(u 3  u 9 ).7
S
2
La moyenne étant la somme divisée par le nombre de termes :
u3  u9
M
2
Ici on a aussi : M = u6 (terme du milieu d’une suite de 7 termes).
De u3 à u9, on a ajouté la raison 6 fois (9  3) ; donc,
u9  u3
r
6
On peut aussi tirer r de la formule 1.2 avec (n = 9 et m = 3).
3. Calculer la somme des 100 premiers entiers (1, 2,…,100).
Généraliser à la somme des n premiers entiers.
Il s’agit d’une suite arithmétique de raison 1. La formule 1.7 donne :
(1  100).100
1  2  "  100 5050 .
2
n(n  1)
Plus généralement : 1  2  "  n .
2
Exercice à chercher n°7
On donne la suite : {u0 = 1 ; un+1 = un + 4 quel que soit n т} ;
calculer la somme u2 + u3 + … + u30.

4. Suites arithmétiques et fonction du premier degré

Une suite, arithmétique ou non, peut être considérée comme une fonction
donnant un à partir de l’entier n :
n ѻ u(n) = un
Pour les suites arithmétiques la relation entre n et un est donnée par la
formule 1.3 nous montrant qu’il s’agit d’une fonction du premier degré.
n ѻ un = u0 + n.r avec nт
Sur un graphique cartésien (n en abscisse, un en ordonnée), la suite est donc
représentée par les points d’abscisse entière situés sur la droite d’équation :
x ѻ y(x) = u0 + x.r avec x  R
Le graphique suivant montre l’alignement des points (n, un = 3 + 5n) de la
4ème suite du §1.1 sur la droite d’équation y = 3 + 5x.
18 Chapitre 1

u8
40
u7

u6
30
u5

u4
20
u3
u2 y = 3 + 5x
10
u1

u0=3

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 n

Notons que la raison de la suite, r = un+1  un (ici 5) est égale au coefficient


directeur de la droite.
Cette propriété est générale ; elle résulte de l’interprétation géométrique de
la formule 1.2 qui s’écrit aussi :

un  um
r 1.10
nm
où le quotient du second membre n’est autre que la pente, ou coefficient
directeur de la droite, calculée entre les abscisses m et n.
Exercice à chercher n°8
Donner une définition par récurrence de la suite (un) définie sur т par :
un = 3n  1
Exercice à chercher n°9
Donner une définition directe, un = f(n), de la suite récurrente définie sur т :
{u0 = 2 ; un + 1 = un  3}.

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