MA BOHEME
1. intro :
• Arthur Rimbaud, jeune prodige du XIXe siècle, s'inscrit dans une quête de liberté à
travers sa poésie et sa vie d'errance.
• "Ma Bohème", écrit en 1870, est un poème autobiographique où il relate ses
expériences d’errance libre, à la fois physique et spirituelle.
• À travers une errance humble, Rimbaud magnifie une vie en rupture avec les
conventions bourgeoises.
• Le poème illustre sa quête de liberté totale : physique dans le vagabondage et
artistique dans son écriture.
• Annonce de la problématique : Comment le voyage de Rimbaud illustre une liberté
totale ?
• Plan:
I. Une liberté physique à travers le vagabondage.
II. Une liberté poétique à travers les choix stylistiques et formels.
I. La liberté physique : l'errance vagabonde
1. Un mode de vie détaché des contraintes matérielles :
• Lexique de la pauvreté volontaire : "poches crevées", "souliers troués".
• Exemple significatif : "mon unique paletot devenait idéal".
• L’unique vêtement de Rimbaud, au lieu d’être une gêne ou un rappel de
pauvreté, devient une image d'idéalisation et de détachement matériel.
• Rimbaud valorise une vie simplifiée, où l'objet matériel perd de son
importance pour se transformer en symbole poétique.
2. L’exaltation de la marche et de l’errance :
• L’errance évoquée par les "routes", "sous le ciel" : la marche devient synonyme de
liberté absolue, sans destination ni contrainte.
• Image du voyageur libre, influencée par l’idéal romantique de la rupture avec la
société.
3. Une liberté sublimée par la nature :
• Communion avec les éléments naturels : "Grande-Ourse", "le ciel".
• La nature est à la fois un espace d’évasion et une source d’inspiration pour le poète.
4. Un rejet des normes bourgeoises :
• Mode de vie opposé à celui des bourgeois, rejet de la stabilité matérielle.
• Liberté associée à une forme de rébellion .
II. La liberté poétique : une création affranchie des règles
1. la forme poétique :
• Les enjambements nombreux (exemple : "j’égrenais dans ma course /Des rimes ;").
• Ces ruptures de vers traduisent le mouvement continu de l’errance, une fluidité libre.
2. Une liberté dans l’emploi des rimes :
• Rimes riches et croisées qui s’intègrent dans une forme classique (sonnet)
3. la liberté comme essence de la création artistique :
• Rimbaud se met en scène en poète vagabond : "Muse ! et j'étais ton féal".
• La poésie est décrite comme une quête libre et personnelle, où la forme classique du
sonnet est transformée en un espace d’innovation.
Conclusion
1. Bilan :
• "Ma Bohème" illustre la quête de liberté totale de Rimbaud à travers deux
dimensions : physique, par le vagabondage, et poétique, par un style audacieux et
novateur.
• L’exemple de "mon unique paletot devenait idéal" montre que Rimbaud ne cherche
pas l’accumulation matérielle mais idéalise une existence simple et poétique.
• Cette liberté traduit une rupture avec les conventions bourgeoises, sociales et
littéraires.
• Cette quête de liberté dans "Ma Bohème" annonce les thématiques centrales de
l’œuvre de Rimbaud :Une Saison en Enfer
VENUS ANADYOMENE
intro
• Auteur : Arthur Rimbaud, poète du XIXe siècle, figure du mouvement symboliste et
précurseur du modernisme.
• Contexte de l’œuvre : Poème écrit en 1870, période où Rimbaud s'oppose aux
conventions poétiques classiques.
• Sujet du poème : Une réécriture parodique du mythe de Vénus, déesse de la beauté et
de l’amour.
• Annonce de la problématique : Comment Rimbaud détourne la figure mythologique
de Vénus pour critiquer les idéaux classiques de beauté ?
• Plan :
I. Une parodie du mythe de Vénus.
II. Une esthétique provocatrice et grotesque.
III. Une critique implicite des conventions artistiques et sociales.
I. Une parodie du mythe de Vénus
1. Rappel du mythe originel :
• Vénus Anadyomène désigne la Vénus "sortant des eaux", symbole de la beauté
parfaite dans la mythologie grecque et dans l’art, naissance de vénus de Botticeli.
• Rimbaud reprend ce mythe mais le transforme en une vision caricaturale et
dégradante.
2. Description de la "Vénus" de Rimbaud :
• Analyse des détails grotesques dans le texte (l’évocation de la "croupe énorme",
etc.).
• Opposition avec les thèmes classiques de beauté (harmonie, grâce, perfection).
3. Parodie stylistique :
• Utilisation d’un vocabulaire prosaïque et trivial.
• Construction classique des alexandrins, mais détournée au service d’une esthétique
choquante.
II. Une esthétique provocatrice et grotesque
1. Les procédés poétiques du grotesque :
• Contraste entre la forme classique (alexandrin, rimes) et le contenu vulgaire.
• Accumulation de détails dégradants (insistance sur le corps abîmé et vieilli).
• description crue et repoussante
2. Rupture avec l’idéal romantique et symboliste :
• Rejet des visions idéalisées de la femme et de la beauté.
• Volonté de choquer les lecteurs bourgeois et conservateurs de l’époque.
3. Une Vénus humaine et triviale :
• Lien avec la condition humaine et les corps réels (imparfaits, vieillissants).
• Réflexion sur l'illusion des mythes idéalisés dans l’art et la société.
III. Une critique des conventions artistiques et sociales
1. Critique de l’idéalisation artistique :
• Déconstruction des figures mythologiques classiques (Vénus, symbole intemporel de
la beauté).
• Questionnement du rôle de l’art : doit-il idéaliser ou refléter le réel, même dans sa
laideur ?
2. Critique sociale :
• Rejet des normes bourgeoises de l’époque (art comme moyen de surprendre et de
provoquer).
• Rimbaud, adolescent rebelle, exprime ici une vision transgressive et anticonformiste.
3. Modernité de l’œuvre :
• Rimbaud s’inscrit dans une démarche avant-gardiste qui ouvre la voie à de nouvelles
formes d’expression poétique.
• Le poème peut être lu comme un manifeste pour une poésie libérée des contraintes
esthétiques et morales.
Conclusion
1. Bilan :
• "Vénus Anadyomène" est une œuvre provocatrice qui détourne un mythe classique
pour en faire une critique de l’idéalisation et de la beauté parfaite.
• Par son esthétique grotesque et sa démarche transgressive, Rimbaud renouvelle la
poésie et la confronte au réel, même dans ce qu’il a de plus vulgaire ou choquant.
• Ce poème annonce les bouleversements à venir dans la poésie moderne, où l’art
s’affranchit des normes classiques pour explorer des thèmes plus libres et personnels.
AU CABARET-VERT
1. intro
• Arthur Rimbaud, poète du XIXe siècle, est une figure emblématique de la révolte et
de l’émancipation.
• Ce poème, écrit en 1870, raconte une halte dans un cabaret pendant une fugue. Il est
extrait Du cahier de Douai.
• Cette expérience d’errance devient, chez Rimbaud, une source de liberté et de
renouvellement poétique. La fugue permet une rupture avec les normes sociales et
littéraires.
• Comment la fugue ouvre-t-elle la voie à une véritable émancipation poétique ?
• Plan:
I. La fugue du poète : un récit autobiographique.
II. L’adolescent en quête d’émancipation : une âme d’enfant séducteur.
III. Le Cabaret-Vert : symbole de nouvelle vitalité et de renouveau poétique.
I. La fugue du poète : un récit autobiographique(V1 V4)
1. Une expérience réelle transformée en poésie :
• Le poème évoque une halte lors d’une des fugues célèbres de Rimbaud. À 16 ans, il
quitte Charleville pour vivre en rupture avec sa famille et la société.
• Le cadre : "Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir" donne un aspect concret et
autobiographique au poème.
2. La liberté du vagabondage :
• Le voyage est associé à l’émancipation physique : il rompt avec les contraintes de la
vie sédentaire et bourgeoise.
• Lexique du repos après la marche : "J’allongeai les jambes sous la table/Verte"
montre la pause comme une délivrance après l’errance.
• Fuguer, pour Rimbaud, c’est s’affranchir de l’enfance et des attentes sociales pour
partir en quête de soi et du monde.
• C’est une étape essentielle pour sa construction de poète libre et moderne.
II. L’adolescent en quête d’émancipation : une âme d’enfant séducteur(V5 V10)
1. L’insouciance et l’âme enfantin:
• L'attitude de Rimbaud est celle d’un adolescent en quête de plaisirs simples. Il
célèbre un moment de bonheur, "tartine de beurre", "jambon tiède" : une simplicité
qui contraste avec les attentes bourgeoises.
2. Le charme séducteur du poète :
• La sensualité du texte séduit par sa simplicité et son naturel : il capte l’instant présent
sans artifices.
• Rimbaud se place comme un "enfant terrible" : il bouscule les conventions par son
attitude libre et détachée.
3. L’affirmation de soi :
• Ce récit dévoile un adolescent qui se découvre maître de lui-même. La fugue devient
un acte de révolte et d'affirmation de sa liberté.
III. symbole de nouvelle vitalité et de renouveau poétique(V11 V14)
1. Un lieu de repos et de renaissance :
• Le Cabaret-Vert représente une pause régénératrice. Rimbaud s’y ressource, à la fois
physiquement et spirituellement.
• Exemple : "Je commandai des tartines de beurre et du jambon" montre la
satisfaction des besoins élémentaires, célébrée comme une victoire.
2. La transformation du banal en poésie :
• Le cabaret est un lieu ordinaire que Rimbaud sublime par sa plume. Il prouve que la
poésie peut naître de l’instant présent et de la réalité la plus simple.
• La description sensorielle : "jambon tiède, dans un plat colorié" fait appel aux sens
pour traduire une joie pure et immédiate.
3. Un symbole d’une nouvelle vitalité créatrice :
• Le voyage et la halte dans le cabaret deviennent une métaphore de l’émancipation
poétique : Rimbaud transforme sa fugue en un espace de liberté artistique.
• Le poète s'affranchit des codes traditionnels de la poésie pour créer un style moderne,
marqué par une écriture libre, spontanée et vivante.
Conclusion
• La fugue, dans "Au Cabaret-Vert", est bien plus qu’une simple escapade : elle devient une
expérience fondatrice. Elle permet à Rimbaud de s’émanciper à la fois physiquement,
socialement et poétiquement.
• Le cabaret, symbole de repos et de vitalité, est le théâtre de ce renouveau créateur.
Cette quête de liberté et d’émancipation se retrouvera tout au long de la vie et de l’œuvre de
Rimbaud, notamment dans son départ pour l’Afrique et dans ses innovations poétiques, qui
marqueront profondément la modernité littéraire.
MIMOSA
intro
• Francis Ponge, dans Le Parti pris des choses, renouvelle la poésie en décrivant des objets
simples et concrets.
• Dans cet extrait sur le mimosa, il cherche à décrire cette fleur tout en évitant les clichés
poétiques.
• Problématique : Comment Ponge parvient-il à décrire le mimosa sans tomber dans les
stéréotypes ?
• Plan :
• Partie 1 : L’entrée en scène du mimosa (L.1 à L.12).
• Partie 2 : L’apparition du poète et ses souvenirs (L.13 à L.23).
• Partie 3 : Le retour à la fleur et l’effacement du poète (L.24 à L.32).
I. L’entrée en scène du mimosa (L.1 à L.12)
1. Un mimosa comme personnage théâtral :
• Le mimosa est comparé à Pierrot, figure de théâtre : "comme un personnage de la
comédie italienne".
2. Refus des clichés poétiques :
• Ponge rejette l’image lunaire habituelle : "plutôt solaire, multisolaire".
3. Une description précise :
• Il insiste sur sa texture unique : "formé de poils soyeux", comparé à un astre étoilé
qui a une structure rocheuse.
II. L’apparition du poète et ses souvenirs (L.13 à L.23)
1. Un rapport personnel au mimosa :
• Ponge avoue sa difficulté à écrire : "Le mimosa ne m’inspire pas du tout".
2. Le poids des souvenirs :
• Le mimosa évoque l’enfance et les émotions passées : "l’une de mes adorations".
• Pourtant, cette émotion semble perdue : "le mimosa ne m’inspire pas du tout?".
3. Refus du lyrisme facile :
• Ponge évite de tomber dans la nostalgie ou l’idéalisation de la fleur.
III. Le retour à la fleur et l’effacement du poète (L.24 à L.32)
1. Un hommage respectueux au mimosa :
• Ponge reconnaît sa dette envers la fleur : "il faut donc que je remercie le mimosa".
2. La difficulté du sujet :
• Il souligne la complexité de décrire le mimosa : "j’ai choisi un sujet difficile".
3. L’effacement du poète :
• Ponge souhaite laisser la fleur exister par elle-même : "au mimosa sans moi".
• Ponge s’efface pour mieux rendre hommage à la singularité du mimosa.
Conclusion :
• Ponge décrit le mimosa de manière originale, en évitant les clichés poétiques grâce à
une approche concrète et personnelle.
• Il lutte contre la facilité pour offrir une description précise et respectueuse de la fleur.
• Cette démarche annonce une poésie moderne qui valorise le regard sur les objets du
quotidien.
Le Misanthrope
• intro
• Le Misanthrope est une comédie en cinq actes écrite par Molière en 1666.
• La pièce met en scène Alceste, un personnage misanthrope, qui rejette l’hypocrisie
sociale de son époque.
• Cette scène d'exposition oppose Alceste et Philinte.
• Alceste, dans un emportement, reproche à Philinte son comportement hypocrite et
refuse tout dialogue.
• Comment Alceste, par son refus catégorique et son indignation, dévoile-t-il sa vision
intransigeante du monde ?
• Partie 1 : Le refus catégorique de tout dialogue.
• Partie 2 : Le dévoilement du motif contentieux.
• I. Le refus catégorique de tout dialogue
• Une colère immédiate et sans appel :
• Dès le début, Alceste manifeste un rejet total : "Laissez-moi, je vous prie" ; "Laissez-
moi là, vous dis-je".
• Le recours à l’impératif et les répétitions montrent sa volonté de rompre le dialogue.
• Un contraste avec la modération de Philinte :
• Philinte reste calme et tente de comprendre : "Mais, encor, dites-moi, quelle
bizarrerie...".
• Il prône une communication rationnelle : "on entend les gens, au moins, sans se
fâcher".
• Ce contraste souligne la radicalité d’Alceste.
• L’intransigeance d’Alceste :
• Alceste refuse d’écouter Philinte : "Moi, je veux me fâcher, et ne veux point
entendre".
• Il s’isole volontairement dans sa colère, ce qui reflète son caractère absolu et son
refus des compromis.
• Après avoir exprimé son refus catégorique de dialoguer, Alceste en vient à révéler le
motif de sa colère.
• II. Le dévoilement du motif contentieux
• La critique d’une hypocrisie sociale :
• Alceste reproche à Philinte une scène qu’il juge scandaleuse : "Je vous vois accabler
un homme de caresses".
• Les hyperboles ("les dernières tendresses", "la fureur de vos embrassements")
soulignent son indignation.
• Un comportement perçu comme une trahison morale :
• Alceste dénonce le manque de sincérité : "À peine pouvez-vous dire comme il se
nomme".
• Pour Alceste, l’amitié doit être authentique ; les comportements sociaux de flatterie
sont pour lui une forme de "trahison de l'âme".
• Un idéal moral absolu :
• Alceste se distingue par son refus des conventions sociales : "C’est une chose
indigne, lâche, infâme".
• Son emportement va jusqu’à envisager un acte extrême : "Je m’irais, de regret,
pendre tout à l’instant".
• Cette réaction souligne son intransigeance morale et son incapacité à tolérer
l’hypocrisie.
• Alceste dévoile son mépris pour les comportements sociaux qu’il juge hypocrites,
révélant un idéal de sincérité inatteignable.
• Conclusion :
• Dans cette scène, Alceste refuse toute communication et dénonce l’attitude de
Philinte, qu’il perçoit comme une trahison morale.
• À travers son indignation, il exprime son idéal de sincérité absolue et son rejet des
conventions sociales.
• Cette scène met en lumière l’intransigeance d’Alceste, qui rejette catégoriquement
l’hypocrisie, quitte à se marginaliser.
• Le personnage d’Alceste soulève une question universelle : peut-on vivre en société
sans accepter un minimum de compromis ?
Pour un oui ou pour un non (scène d’expo)
intro
• Ce dialogue théâtral met en lumière une confrontation entre deux personnages, H.1 et H.2,
autour d'un motif d’éloignement inattendu.
• L’extrait dévoile progressivement la raison qui a poussé H.2 à s’éloigner : une remarque
anodine, presque absurde.
• Cette situation surprenante amorce les tensions entre les deux personnages.
• En quoi cette exposition du nœud de l’intrigue est-elle surprenante et annonce-t-elle la
violence de la dispute à venir ?
• Annonce du plan :
• Partie 1 : La révélation par H.2 du motif de son éloignement (L.1 à L.14).
• Partie 2 : L’incrédulité de H.1 face à ce motif (L.15 à L.27).
• Partie 3 : Une tentative d’explication avortée (L.28 à L.35).
• I. La révélation par H.2 du motif de son éloignement (L.1 à
L.14)
• Un motif inattendu et absurde :
• H.2 explique que son éloignement est lié à une formulation banale : "C'est bien...
ça...".
• Le suspense autour du "ça", avec l'intonation et l’étirement du mot, donne un poids
disproportionné à cette remarque.
• L’incommunicabilité entre les personnages :
• H.2 reconnaît l’absurdité de son ressenti : "Tu ne comprendras jamais... Personne,
du reste, ne pourra comprendre...".
• Cette déclaration souligne l’incompréhension profonde qui existe entre eux.
• Un ton dramatique et tendu :
• H.2 hésite et avance avec difficulté : "quand je me suis vanté de je ne sais plus
quoi... de je ne sais plus quel succès".
• Son hésitation trahit un malaise et une tension sous-jacente.
• La révélation d’H.2 est surprenante car elle repose sur un détail insignifiant, ce qui
laisse présager des conflits plus profonds.
• II. L’incrédulité de H.1 face à ce motif (L.15 à L.27)
• La réaction stupéfaite de H.1 :
• H.1 refuse de croire ce qu’il entend : "Répète-le, je t'en prie... j'ai dû mal entendre" ;
"Ce n'est pas vrai. Ça ne peut pas être ça...".
• L’accumulation de phrases brèves souligne son désarroi.
• La précision obsessionnelle du langage :
• H.1 décortique la remarque : "il y avait entre « C'est bien » et « ça » un intervalle
plus grand".
• L’accent mis sur l’intonation ("biien... ça...") montre que le conflit repose sur une
interprétation subjective.
• Un contraste entre les deux personnages :
• H.1 est rationnel et cherche à comprendre logiquement, tandis que H.2 reste
convaincu de l’importance du détail : "Ce n’est pas sans importance".
• L’incrédulité de H.1 accentue l’absurdité de la situation, tout en révélant la montée
progressive d’une tension latente.
• III. Une tentative d’explication avortée (L.28 à L.35)
• Une explication fragile de H.2 :
• H.2 tente de se justifier en minimisant : "Oh... à rompre... non, je n'ai pas rompu...
juste un peu d'éloignement".
• Cette atténuation reflète une gêne et une difficulté à assumer pleinement sa position.
• L’incapacité à se comprendre :
• H.1 reformule avec ironie : "Et ça... oui, c'est le cas de le dire...".
• Son ton montre qu’il ne prend pas au sérieux les propos de H.2, ce qui pourrait
aggraver la dispute.
• Une tension non résolue :
• L’échange ne mène à aucune clarification : H.2 reste dans son ressentiment, tandis
que H.1 reste incrédule.
• Cette impasse prépare la violence de la confrontation à venir.
• La tentative d’explication de H.2 échoue, et le dialogue laisse apparaître un fossé de
plus en plus grand entre les personnages.
• Conclusion
• Cet extrait surprend par l’importance donnée à un détail insignifiant, qui devient le nœud de
l’intrigue.
• L’échange révèle une incompréhension profonde et une tension latente.
• Cette exposition annonce la violence de la dispute à venir, car elle montre l’absurdité du
motif et l’incapacité des personnages à communiquer.
• Cet extrait illustre l’incommunicabilité dans les relations humaines, un thème qui traverse de
nombreuses œuvres théâtrales contemporaines.
•