Douleurs abdominales
− Douleurs se projetant sur l’abdomen d’étiologie diverses
Généralités − 10% des motifs de consultation en urgence
− 4 à 6 % pathologie pouvant menacer le pronostic vital à court terme
− Diagnostic étiologique parfois difficile souvent digestives, parfois extra digestives
− Les causes sont très nombreuses 80% médicales / 20% chirurgie
− Plus le patient est âgé plus la pathologie est organique et souvent chirurgicale.
La lésion tissulaire (ischémie, distension, infection)
Mécanisme la bradykinine, l’histamine ou les prostaglandines.
de la Stimulus douloureux : thermique, mécanique, ischémique, chimique
douleur
abdominale Récepteurs ou nocicepteurs
Genèse d’un message douloureux
Transmission
o Fibre A delta faiblement myélinisé = rapides
o Fibre C non myélinisée = lentes
Corne postérieure de la moelle (racines rachidiennes)
o neurones nociceptifs spécifiques : Neurones nociceptifs spécifiques répondant à des
stimulations périphériques intense (fibres A delta).
o neurones nociceptifs non spécifique (ou neurones convergents) répondant à des
stimulations des territoires viscéraux et cutanés) douleurs projetées.
Cortex
(Libération d’hormones et interaction des messages affectifs et émotionnels)
o Système autonome contingent sympathique et parasympathique : les pleurs, l’augmentation
de la fréquence cardiaque et respiratoire, l’iléus, la vasoconstriction artériolaire avec
redistribution du flux sanguin.
o Douleurs abdominales : Mode d’expression de pathologie digestive ++++
R!
Organes creux : sensible à la distension et à l’inflammation
Organes pleins : indolore (piqure, incision, brulure) sauf lorsque la capsule est distendu
ANAMNESE
Diagnostic Douleur aigue : moins d’une semaine entre le début des symptômes et la première consultation
Éliminer l’urgence chirurgicale
Douleurs chronique : une douleur qui évolue depuis au moins 3 mois Éliminer une pathologie
néoplasique.
ATCDs
- Maladies gastro duodénale (ulcères –gastrite).
- Pathologies hépatobiliaires (Lithiase vésiculaires –hépathopathie).
- Pathologies inflammatoire du tube digestif (MICI).
- Notion d’alcoolisme la pancréatite aiguë - hépatite aiguë.
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens risque d’ulcère ou de gastrite aiguë, aggravation d’un
sepsis.
- Anticoagulants risque d’hématome des muscles de la paroi abdominale antérieure, du psoas
ou de la paroi du tube digestif.
- Corticoïdes peuvent masquer les signes locaux et généraux associés à la douleur.
Analyser la douleur
A) Type de douleur
− Transmise par le système nerveux central
pariétale − Consécutive à l’inflammation d’un organe ou du péritoine en regard
− Plutôt localisée, en général juste au niveau de la zone d’irritation du péritoine,
la douleur est aggravée par l’extension ou la mobilisation du péritoine.
− Transmise par le système nerveux autonome et n’est donc pas systématisée à
viscérale un quadrant de l’abdomen (distension d’un organe, ischémie).
− peut-être à type de crampe, de brulure, de lourdeur, elle peut irradier, et n’est
pas aggravée par le mouvement.
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La brûlure − Epigastre évoque une origine gastrique ou œsophagiennes.
La crampe − Douleur a type de torsion souvent épigastrique, fixe, durable et profonde. Elle
évoque une maladie gastrique ou duodénale.
La colique − Douleur a type de spasme, d’intensité variable, caractérisée par des
paroxysmes suivis de remissions.
La dyspepsie − Sensation d’inconfort ou de lourdeur souvent post prandiale généralement
accompagnée de ballonnements, de nausées et de vomissement siégeant à
la partie supérieure de l’abdomen dont l’origine est attribuée à l’estomac ou au
duodénum.
La striction − Type de serrage souvent d’origine musculaire, vasculaire ou myocardique
B) Mode d’installation
une douleur brutale peut préciser le moment exact de survenue (une perforation, une embolie
ou une rupture d’anévrysme, GEU
Douleur d’installation rapide, en quelques minutes et maximale en quelques heures (obstacle,
une ischémie ou une torsion)
Douleurs d’installation progressive en quelques heures voire quelques jours Un foyer
inflammatoire ou infectieux ou une obstruction.
C) Irradiations
Localisation
Projection vers des topographies adjacente ++
− L’irradiation douloureuse à la pointe de l’omoplate droite oriente vers une origine hépatobiliaire.
− L’irradiation transfixiante d’une douleur épigastrique vers une origine pancréatique.
− l’irradiation vers les organes génitaux externes vers une affection urologique…
D) intensité de la douleur
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E) facteurs déclenchants :
– une prise d'alcool (pancréatite, hépatite alcoolique) ;
– certains médicaments (AINS, aspirine, etc.) ;
– un voyage récent, notamment en pays tropical.
F) facteurs d’exacerbations ou de soulagement Position antalgique ? Alimentation ? Emission de gaz ?
foyer inflammatoire intraabdominal irrite le péritoine la douleur est exacerbée à la marche, à
l’inspiration profonde et est calmée par le décubitus
La douleur ulcéreuse est soulagée par l’alimentation.
Obstruction ou d’occlusion intestinale, la douleur est calmée temporairement par les
vomissements
La douleur pancréatique calmée par l’antéflexion
G) signes associé
• Hématurie : CN
• Vomissements fécaloïdes : Occlusion
• Arrêt des gaz : Occlusion
• Vomissements répétés : Occlusion
• Diarrhées : sigmoïdite
EXAMEN CLINIQUE
− Immobilité de la paroi abdominale traduit une réaction péritonéale.
Inspection − Recherche d’une distension abdominale localisée ou diffuse.
− Des ondulations péristaltiques pouvant être visibles.
− La présence d’une cicatrice abdominale doit faire évoquer une occlusion sur
bride.
− Permet de rechercher une douleur provoquée et sa topographie.
Palpation − Les signes d’irritation péritonéale :
Défense : contracture abdominale déclenchée par la palpation.
Contracture généralisée, spontanée et permanente : péritonite.
− Recherche une masse, une grosse vésicule, globe vésical.
− Vérifier l’orifice herniaire, rechercher une hernie étranglée.
− Recherche un tympanisme diffus en faveur d’un météorisme.
Percussion − Une matité déclive (Ascite, hémopéritoine...).
− Disparition de la matité pré-hépatique, ulcère perforé..
− Bruits hydro aériques intenses : Une occlusion mécanique.
Auscultation − Bruits hydro aériques absents : Une occlusion fonctionnelle.
− Recherche un souffle systolique sténose ou anévrysme artériel.
Toucher rectal − On note la présence ou non de selles dans l’ampoule rectal
− Une douleur provoquée au cul de sac de Douglas traduit une irritation péritonéale.
Toucher vaginal − Toujours combiné au palper hypogastrique.
− Apprécie, l’état du col, la taille de l’utérus, la souplesse des culs-de-sac.
− Recherche une douleur à la mobilisation utérine, une masse latéro-utérine, une
hémorragie utérine, leucorrhée
Valeurs prédictives positives de l’examen clinique > 70 % pour l’appendicite, la colique néphrétique, la
pancréatite et la hernie étranglée (90%).
VPP médiocres pour les coliques hépatiques, les ulcères, les occlusions.
EXAMENS COMPEMENTAIRES
FNS − Anémie /hyperleucocytose / thrombocytose ou d’une
Biologie thrombopénie.
Glycémie − Systématique pour la recherche d'une décompensation d'un
diabète.
Ionogramme − déshydratation, acidose métabolique choc ou d’ischémie
sanguin intestinale.
− Hypokaliémie vomissement.
Lipasémie − 3 fois la normale Pancréatite.
Bandelette − leucocytes et nitrites (infection urinaire),
urinaire − sang (colique néphrétique),
− corps cétoniques (d'acidocétose)
Beta HCG − Grossesse extra utérine (GEU).
ECG − IDM +++++ (inférieure), péricardite
Protéine C − Syndrome inflammatoire.
réactive(CRP)
Hémoculture − Systématiquement en cas de fièvre
Bilan − recherche une cytolyse, une cholestase en faveur d'une
hépatique pathologie biliaire (angiocholite, migration lithiasique).
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− Recherche de niveaux hydroaériques syndromes occlusifs
Radiologie ASP − Recherche de pneumopéritoine.
− Recherche de calcifications (calculs biliaires, rénaux
pancréatiques,
− Recherche d’un fécalome chez les personnes âgées ou non
mobiles, d’une importante stase stercorale dans le cadre de
troubles du transit.
Un cliché d'abdomen sans préparation (ASP) n'est pas indiqué en cas de
douleur abdominale aiguë.
Examen de première intention dans les situations suivantes :
Echographie • Appendicite aiguë chez le patient maigre
abdomino • Pathologie biliaire+++
pelvienne • Pancréatite aiguë
• Colique néphrétique
• Suspicion de pathologie gynécologique (GEU, torsion d'annexe)
• Masse abdominale
• Recherche d'anévrisme de l'aorte abdominale
− Examen de référence de l’abdomen aigu en dehors de la
TDM pathologie biliaire et du pelvis.
abdomino Il est demandé :
pelvienne • en 1re intention en cas de suspicion :
– de diverticulite sigmoïdienne,
– d'occlusion par obstruction,
– de syndrome péritonéal ;
• en complément (après l'échographie) en cas de :
– pathologie urogénitale,
– syndrome appendiculaire,
– pancréatite aiguë ou masse abdominale.
Attention : il est nécessaire de vérifier la fonction rénale avant l'injection
de produit de contraste.
Quand faire l’imagerie !!
Immédiat Rapide < 6h Différé
Ischémie mésentérique Cholécystite Pancréatite aigue
Anévrysme aorte Appendicite
Occlusion avec signe Colite
d’ischémie Diverticulite
Perforation Occlusion sans signe
Péritonite d’ischémie
Douleurs isolées
Diagnostic • Siège : hypochondre droit (1 /3 des cas), épigastre (2/3 des cas)
étiologique • Irradiation : épaule et omoplate droites, en ceinture
Colique • Type : torsion, crampe, intensité croissante
hépatique • Facteurs calmants et/ou aggravants : douleur aggravée par l'inspiration profonde
(inhibition respiratoire), la toux
• Signes d’accompagnement : vomissements. Si angiocholite : fièvre et ictère
• Examen physique : signe de Murphy (douleur exquise avec inhibition respiratoire
à la palpation de l'hypochondre droit).
Cédant spontanément /antalgique
− Biologie pas d’anomalie
− Échographie +++++ lithiase vésiculaire sans épaississement de paroi
− TRT cholécystectomie par voie laparoscopique
− Les causes possibles de douleur biliaire ou de colique hépatique sont :
• les complications de la lithiase biliaire (vésiculaires ou de la voie biliaire principale)
• les cancers de la vésicule ou de la voie biliaire principale
• la présence de parasites (douve)
• l'hémobilie (caillots de sang dans la voie biliaire).
• Siège : lombaire, ressentie d’un seul côté, au niveau du rein touché
Colique • Irradiation : inguinale et vers les organes génitaux externes
Néphrétique • Mode d'installation : brutal Le plus souvent le matin et/ou la nuit.
• Signes d’accompagnement : signes fonctionnels urinaires, hématurie
macroscopique, vomissements
• Examen physique : patient agité, sans position antalgique, douleur lombaire avec
contact lombaire
− ASP + échographie +++++
− TRT des antispasmodiques et surtout des anti-inflammatoires non-stéroïdiens
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• Siège : épigastre, Irradiation postérieure possible
Maladie • Horaire : post-prandial tardif, Périodes douloureuses suivies de phases
ulcéreuse d’accalmies
gastro • Type : crampe, torsion
duodénale • Facteurs calmants et/ou aggravants : douleur calmée par l'alimentation et les anti-
acides, augmentée par l'aspirine et les AINS.
− Endoscopie oeso gastro duodénale ++++
• Siège : épigastre
Pancréatite • Irradiation : dorsale (douleur transfixiante)
bénigne • Mode d'installation : brutal
• Type : crampe
Son intensité est très élevée, avec un début brutal (coup de poignard), et dure
plusieurs heures, voire plusieurs jours consécutifs.
Facteurs déclenchants: sont les repas gras et l'alcool
• Facteurs calmants et/ou aggravants : douleur augmentée par l'alimentation,
calmée par l'antéflexion du tronc ou chien de fusil et l’aspirine
• Signes d'accompagnement : vomissements, malaise, sueurs, constipation,
diarrhée
Parfois une défense épigastrique, ou sous costale gauche Signe de MALLET
− Lipasémie sup à 3 fois la normale
− Échographie / Scanner +++
− Les causes principales de douleur pancréatique sont :
• une pancréatite aiguë (alcool, lithiase biliaire, médicaments, etc.)
• une pancréatite chronique (alcool, hérédité, etc.)
• un cancer du pancréas.
siège au niveau de l'épigastre ou en cadre, des fosses iliaques, ou au niveau
Douleur hypogastre.
colique irradiation descend le long du cadre colique.
intensité est variable, elle dure de quelques minutes à quelques heures.
Elle est calmée par l'émission de selles ou de gaz +++, par administration
d'antispasmodiques.
Elle peut être associée à des borborygmes, un ballonnement, des troubles du
transit (constipation ou diarrhée), des émissions glaireuses ou sanglantes.
L'examen physique montre une douleur en cadre sur le trajet colique.
− Les causes principales de douleur colique sont :
• des TFI (troubles fonctionnels intestinaux) : syndrome de l'intestin irritable ;
• un cancer du côlon ;
• des colites inflammatoires (MICI) ou infectieuses ou ischémiques.
− Torsion sur l’axe défini par le ligament lombo-ovarien et le ligament tubo-ovarien
Torsion des − Une douleur unilatérale provoquée (FID ou hypogastrique)
annexes − Douleur latéro-utérine unilatérale au toucher vaginal d’annexe.
− Vomissements
− Kyste annexiel de plus de 5 cm à l’échographie
− TRT = kystectomie. Voir annexectomie si nécrose.
− Douleurs à type de coliques, latéralisées, accompagnées de malaises
Grossesse − Douleur provoquée à la palpation du ventre, avec parfois une défense sous
extra utérine ombilicale
− L'élévation du taux des β-HCG plasmatiques grossesse
− Vacuité de la cavité utérine avec masse hétérogène latéro-utérine à l’échographie
− La cœlioscopie permet de faire le diagnostic de certitude
− TRT CONSEVATEUR +++
Toute douleur pelvienne et/ou d’une fosse iliaque chez une femme en âge de
procréer est une GEU jusqu’à preuve du contraire +++++++
Douleurs + fièvre
− Douleur au niveau de la FID, nausée, vomissement, constipation
Appendicite − Mac Burney positif ++++
aigue − Signe de Blumberg / Rovsing
− Défense
− Fébricule (38°)
− Hyperleucocytose /CRP positif
− Échographie (image en cocarde- paroi sup à 4 mm) / scanner
Le diagnostic est souvent clinique, les examens complémentaires sont réservés pour les
formes atypiques.
− TRT = Appendicectomie / ATB per opératoire
5
− Douleur se prolonge au-delà de 6 heures
Cholécystite − Fièvre à 38-39°C
aigue − Nausée, vomissement, parfois arrêt du transit
− Une défense de l’hypochondre droit (Murphy +), Parfois vésicule palpable
− élévation de la CRP et une polynucléose neutrophile.
− Échographie épaississement de la paroi vésiculaire (> 4 mm), la présence d’un
liquide péri-vésiculaire / signe de Murphy radiologique parfois abcès de la paroi
vésiculaire, un épanchement périvésiculaire.
− Scanner ++
− TRT = Cholécystectomie par voie coelioscopique.
− une infection aigue ou subaiguë des voies biliaires intra et / ou extra
Angiocholite hépatique (vésicule biliaire exclue)
− Syndrome cholédocien (triade de CHARCOT) douleur –fièvre –ictère
− Urine foncée, selle décolorée
− Hyperleucocytose, CRP +, fonction rénale parfois perturbée
− Bilirubine conjuguée, phosphatase alc - gamma GT augmentée
− Échographie, bili IRM dilatation de la VBP / cholédocite /obstacle
− TRT
Réanimation et rééquilibre hydro électrolytique.
Antibiothérapie à large spectre.
Chirurgie : CPRE
si signe de gravité (septicémie) et mauvaise réponse à la réanimation
drainage des voies biliaires dans 6 à 12 heures qui suivent.
Si bonne réponse à la réanimation drainage des voies biliaires dans 24 à 72
heures voir jusqu’aux 9 ème jours de traitement.
Critère d’Atlanta :
Pancréatite − CRP sup à 150
aigüe grave − Défaillance au moins d’un viscère
− Pronostic très réservé
Douleurs de la fosse iliaque gauche
Sigmoïdite Troubles du transit, plutôt sub-occlusion que diarrhée
Fièvre
Défense de la fosse iliaque gauche
Hyperleucocytose.
L'ensemble évoque une "appendicite gauche".
Scanner l'épaississement de la paroi colique et un éventuel abcès péricolique
Inflammation des trompes utérines
Salpingite − Douleurs dans le bas-ventre irradiant vers les cuisses les organes génitaux.
− Plus intenses après un rapport sexuel, en fin de journée et à l’effort
− Fièvre élevée
− Écoulements vaginaux jaunâtres
− Brûlures lors de la miction (action d’uriner) et besoin fréquent d’uriner
− Perte de sang en dehors des règles
− Guérit parfois spontanément, avec ou sans séquelles
− Parfois abcès chirurgie
Douleur unilatérale de la fosse lombaire pouvant irradier vers l’avant vers le pubis
Pyélonéphrite et les organes génitaux externes,
Douleurs Spontanée ou déclenchée par la palpation ou la percussion (signe de
Giordano)
Brûlure lors de la miction, pollakiurie urines troubles ou malodorantes
Fièvre
Scanner ++++ dilatation des cavités pyélo-calicièlle, parfois abcès péri
néphrétique.
TRT ATB
Douleur + Contracture abdominale, Défense abdominale (Péritonite)
Primitive Péritonite spontanée de l’adulte (HIV) :
Hématogène − Tuberculose péritonéale.
− Péritonite spontanée du cirrhotique.
Ulcère duodénal ou gastrique (cancer)
Secondaire Perforation Appendiculaire
d’un organe Colique : diverticules, cancer, perforation diastatique
creux Du grêle : occlusion, hernie étranglée, nécrose ischémique,
ulcères, tumeurs, fièvre typhoïde, Meckel, etc.
Vésiculaire
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Plaies et contusions
Clinique :
− Douleur abdominale intense, d’apparition brutale.
− Abdomen spontanément douloureux, avec défense, localisée ou
généralisée, ou contracture (« ventre de bois »)
− Des Vomissements, arrêt du transit intestinal.
− Touchers pelviens (TR / TV) douloureux (cris de douglas)
− A un stade plus avancé : installation d’un état de choc septique
et hypovolémique avec défaillance multi viscérale.
Biologie hyperleucocytose / CRP +
Radiologie :
− Scanner avec injection +++++ épanchement libre /cloisonné
En 1ère intention pneumopéritoine
Inflammation de graisse.
− Echographie épanchement
− ASP pneumopéritoine ++++++
TRT
- Réanimation et rééquilibre hydro-élécrolytique.
- Laparotomie d’urgence :
En cas de perforation
o A l’étage sus mésocolique : suture de la perforation
+toilette + drainage
o A l’étage sous mésocolique : stomies + toilette + drainage.
En cas de péritonite par diffusion
traitement en fonction de l’organe atteint.
Péritonite − Cholécystites.
primitive − Appendicites.
Par contigüité − Sigmoïdites.
− Pelvi-péritonites (d'origine génitale chez la femme)
Douleur + Arrêt de matières et de gaz
Mécanisme :
o Par obstruction :
- Obstruction de la lumière intestinale
- Epaississement inflammatoire de la paroi intestinale.
- Compression extrinsèque.
o Par strangulation : volvulus, étranglement, invagination.
o Occlusions fonctionnelles :
- Au contact d’un foyer inflammatoire, infectieux, douloureux.
- A des troubles ioniques.
Occlusion Intestinale aigüe (Organique /fonctionnelle)
− Douleurs abdominales,
− Vomissements,
− Arrêt des matières et des gaz
− Météorisme et distension abdominal
− TR : vacuité de l’ampoule rectale
Radiologie
− ASP niveau hydro aréique.
− Scanner diagnostic étiologique.
TRT = c’est une urgence médico-chirurgicale.
− Réanimation et rééquilibre hydro-électrolytique.
− Lever l’obstacle et rétablir la continuité digestive : en fonction de l’étiologie
Douleur + État de choc
− Pancréatite aigüe grave.
déshydratation − Péritonite évoluée.
− Occlusion évoluée.
Augmentation − Péricardite : ECG – écho cœur.
de la PVC − Infarctus : ECG – taux de troponines.
Hémopéritoine
Anémie aigue C’est la nécrose intestinale en rapport avec une ischémie
Infarctus entéro aigue due à un dérèglement brutal de la circulation
mésentérique. mésentérique.
Les causes du dérèglement sont :
- Une baisse du débit cardiaque. 50% des cas.
- Une embolie de l’artère mésentérique supérieure.25%
7
- Une thrombose du tronc cœliaque ou de L’AMS 15%.
- Une thrombose de la veine mésentérique supérieure.
Clinique
- Début brutal.
- douleurs abdominales.
- parfois diarrhées et méléna, puis arrêt total du transit.
Interrogatoire :
- notion de terrain athéromateux.
- antécédents cardio-vasculaires (IDM, valvulopathies.
Examen physique :
- ventre distendu atone.
- défense généralisée.
- TR : doigtier souillé de sang.
- silence auscultatoire.
Examens complémentaires :
ASP : niveaux hydro-aériques.
TDM avec injection (agio-scann)
- Anomalie de fixation intestinale du produit de contraste.
- Image d’occlusion artérielle mésentérique.
- Pneumatose intestinale.
Artériographie : c’est l’examen clé.
- Arrêt cupuliforme en cas d’embole.
- Oblitération ostiale ou juxta ostiale avec retard
d’opacification de l’arbre mésentérique périphérique en
cas de thrombose.
Traitement :
- Au stade d’ischémie : thrombolytique
- Au stade d’infarctus :
o Embolectomie à la sonde de FOGARTY.
o Thrombo-endarterectomie
o pontage aorto-mésentérique.
o réimplantation de l’artére mésentérique supérieure sur
l’aorte.
- Les lésions intestinales : résection anastomose.
Douleurs abdominales aiguës d'origine métabolique et endocrinienne
• Acidocétose diabétique
• Insuffisance surrénale aiguë avec douleurs abdominales diffuses mimant une urgence chirurgicale
avec nausées, vomissements et parfois hypotension et fièvre. Le ionogramme montre une
hyponatrémie, une hyperkaliémie avec une hypoglycémie.
• Phéochromocytome
• Hypercalcémie qui donne des douleurs abdominales parfois intenses, des vomissements.
• Hypokaliémie : iléus
• Hypothyroïdie : constipation voire iléus paralytique
• Hyperthyroïdie : en cas de crise thyrotoxique aiguë, on peut observer une douleur abdominale, des
diarrhées, de la fièvre, une tachycardie avec sueur, agitation et déshydratation.
• Hypertriglycéridémie : surtout les types I et V qui peuvent être responsables de douleurs
épigastriques avec des troubles du transit.
Douleurs abdominales aiguës récidivantes
La maladie
périodique (ou fièvre
méditerranéenne
familiale)
• Groupe de maladies héréditaires de transmission autosomique dominante.
Les porphyries • Terrain : femme jeune++ (bien que la transmission soit autosomique).
aiguës • Déficit enzymatique entraînant l'accumulation et l'excrétion accrue de
porphyrines et de leurs précurseurs (les porphyrines sont des composants de
l'hème, jouant un rôle dans le transport de l'oxygène vers les tissus).
• Crises douloureuses abdominales et lombaires intenses, avec signes
neurologiques++ (confusion, irritabilité).
• Facteurs déclenchants ++: médicaments (anti-épileptiques), alcool, période
menstruelle.
• Diagnostic : ATCD familiaux++, élévation de la concentration des
précurseurs des porphyrines dans les urines (signe classique : urines
devenant rouge Porto après exposition prolongée à la lumière).
• Traitement : éviction des médicaments favorisants
8
Touche l'enfant+++.
L'intoxication au • L'intoxication chronique au plomb entraîne l'accumulation de dérivés des
plomb (saturnisme) porphyrines (trouble de la synthèse de l'hème) ➔ tableau de crises
douloureuses abdominales récidivantes semblable à celui des porphyries
aiguës. Constipation associée++.
• Manifestations associées : dermatologiques (liseré gingival de Burton),
neurologiques (encéphalopathie), anémie.
• Diagnostic : augmentation de la plombémie et de la plomburie.
• Déficit congénital (plus rarement acquis) en inhibiteur de la C1 - estérase.
L'œdème • Douleurs abdominales intenses, récidivantes, avec ascite (tableau pseudo-
angioneurotique chirurgical).
héréditaire • Œdème muqueux ou laryngé associé++
• Diagnostic : dosage de l'inhibiteur de la c1-estérase qui est effondré.
• Traitement :
- Prévention des crises douloureuses par Danazol® (androgène).
- Traitement des crises : perfusion d'inhibiteur de la c1-estérase.
Également appelée hémoglobinose S, ou anémie à cellules falciformes, c'est
La drépanocytose Elle survient dans un contexte de déshydratation, stress, effort physique ou
exposition au froid.
La symptomatologie varie en fonction des organes atteints : douleurs
intenses osseuses, abdominales + fièvre – fébricule 38 °C.
Une anémie (hémolyse) et hyperleucocytose sont associées.
Devant une crise de douleurs abdominales, il faut penser à :
• une crise vaso-occlusive avec risque ischémique splénique ou intestinal
(fréquence des infarctus de la rate) : TDM ;
• une lithiase biliaire compliquée (complication fréquente de l'hémolyse).
Vascularite
CAT devant une douleur abdominale aigue
État de choc/Signe de péritonite /signe d’OIA TDM En urgence.
Si Non
Dlrs pelvienne /Femme en âge de procréation Dosage des béta HCG et Échographie +++.
Si Non
Pas d’orientation clinique
− Avec fièvre échographie et /ou TDM
− Sans fièvre rien ou échographie
En fonction du tableau clinique
Douleur localisée à Suspicion d’appendicite Échographie ++, TDM.
la FID
Tableau orientant Échographie si (Non contributive) TDM et/ou IRM.
vers une
pathologie biliaire
Douleur localisée à SUSPICION DE DIVERTICULOSE échographie, TDM.
la FIG
Douleur lombaire Colique néphrétique Échographie + ASP Uro scanner
unilatérale non
fébrile
Douleur lombaire Pyélonéphrite Échographie + ASP (si Non contributif) TDM.
unilatérale fébrile
Douleur Pancréatite Échographie, TDM.
épigastrique
Azeddine Zouatini
9
ANNEXE
ETIOLOGIES DES DOULEURS ABDOMINALES AIGUES SELON LE SIEGE
• Douleurs d'origine biliaire : colique hépatique, cholécystite aiguë, angiocholite
L'HYPOCHONDRE • Douleurs d'origine hépatique : foie cardiaque, thrombose porte, syndrome de Budd-Chiari,
DROIT abcès hépatique
• Autres : ulcère gastro-duodénal perforé, appendicite aiguë sous-hépatique, pancréatite aiguë
• Douleurs d'origine non hépato-gastro-entérologique : pneumopathie de la base droite,
embolie pulmonaire, pyélonéphrite, abcès sous-phrénique droit
• Ulcère gastro-duodénal perforé
EPIGASTRIQUES • Gastrite aiguë
• Douleurs d'origine biliaire : colique hépatique, cholécystite aiguë, angiocholite
• Pancréatite aiguë
• Fissuration d'un anévrisme de l'aorte abdominale
• Infarctus du myocarde inférieur, angor, péricardite
• Douleur colique (TF1)
• Pancréatite aiguë
L'HYPOCHONDRE • Ulcère gastro-duodénal perforé, gastrite
GAUCHE • Infarctus splénique, abcès splénique
• Douleurs d'origine non hépato-gastro-entérologique : pneumopathie de la base gauche,
embolie pulmonaire, pyélonéphrite, abcès sous-phrénique gauche
• Appendicite aiguë +++
LA FOSSE ILIAQUE • Diverticule de Meckel infecté/inflammatoire
DROITE • Douleurs d'origine gynécologique : grossesse extra-utérine, torsion de kyste ovarien,
salpingite
• Colique néphrétique droite
• Ulcère gastro-duodénal perforé
• Fissuration d'un anévrisme de l'aorte abdominale
• Douleur colique (TF1)
• Iléite terminale (maladie de Crohn)
• Douleurs d'origine gynécologique : grossesse extra-utérine, torsion de kyste ovarien,
PELVIENNES salpingite
• Douleurs d'origine urologique : colique néphrétique, rétention aiguë d'urines (= globe
vésical)
• Sigmoïdite diverticulaire
• Douleur colique (TF1)
• Douleurs d'origine urologique : colique néphrétique, pyélonéphrite
LOMBAIRES • Appendicite aiguë rétro-crecale (psoïtis ++)
• Abcès/hématome rétropéritonéaux (psoas ++)
• Fissuration d'un anévrysme de l'aorte abdominale
• Douleurs d'origine rhumatologique (rachis ++)
• Péritonite
DIFFUSE • Occlusion
• Ischémie et infarctus mésentériques
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