Devoir maison AI2 : Magnétostatique
Enseignant ([Link])
Partie A : Problème :
I Préambule : Théorème d’Ampère
Etant donné une distribution de courants dans l’espace indépendants du temps et une courbe fermée
et orientée Γ + , alors la circulation du champ magnétique le long de cette courbe est égale au produit
de la perméabilité magnétique du vide μ0 par l’intensité à travers toute surface Σ+ de contour cette
courbe et orientée par cette dernière, soit mathématiquement :
⃗ ∙ 𝑑𝑀
∫ 𝐵 ⃗⃗ = μ0 𝐼
Γ+
Le cas le plus général étant une modélisation par distribution volumique de courants, les autres cas
étant des cas limites de ce dernier, on définit un vecteur 𝑗 appelé vecteur densité volumique de
courant en un point de l’espace où se situe une densité volumique de charges 𝜌 = 𝑑𝑞/𝑑𝑉 de vecteur
vitesse 𝑣 par :
𝑗=𝜌𝑣
Ainsi, si en un point il y a dans son voisinage 𝑁 électrons par unité de volume porteurs chacun de la
charge élémentaire 𝑒, le vecteur densité de courant est :
𝑗 = −𝑁 𝑒 𝑣
L’intensité à travers une surface de l’espace Σ + orientée est alors donnée par la formule :
𝐼 = ∬ 𝑗⃗ ∙ 𝑑𝑆 𝑛⃗
Σ+
Elle correspond physiquement à la charge (en coulombs (C)) qui a traversé la surface pendant une
unité de temps (seconde)
Question :
Citer dans le domaine de l’électrostatique un théorème analogue auquel fait penser le théorème
d’Ampère.
II) Champ magnétique créé par un fil rectiligne infini parcouru par un courant (5 points)
On considère un fil rectiligne infini parcouru par un courant d’intensité constante 𝐼
1) Rappelez par un schéma la forme des lignes du champ magnétique créé par ce fil et précisez
comment le mettre en évidence expérimentalement.
2) Faire apparaitre sur le schéma, la direction et le sens du vecteur champ magnétique.
3) Quelles propriétés présente ce champ magnétique sur une ligne de champ donnée ?
4) Etablir, en utilisant un contour fermé adapté et le théorème d’Ampère, que l’expression du vecteur
champ magnétique en un point quelconque est donnée en fonction de la distance 𝑟 du point au fil par :
μ0 𝐼
⃗ =
𝐵 𝑡
2𝜋𝑟
où 𝑡 est le vecteur unitaire tangent au cercle d’axe le fil passant par le point considéré et pour lequel
on rappellera avec un dessin la règle qui permet d’en déterminer le sens.
5) Vers quoi tend la norme de ce champ quand 𝑟 tend vers 0 ? Cela vous semble-t-il étrange ?
6) On considère cette fois-ci que le fil est un cylindre de révolution de rayon 𝑅. Justifier que la formule
du 4) reste valable pour 𝑟 > 𝑅. Vers quoi tend la norme du champ magnétique lorsque 𝑟 tend vers 𝑅 ?
Justifier en quoi cela explique le problème rencontré en 5)
III Force d’interaction entre un fil rectiligne infini et un circuit filiforme triangulaire parcouru par un
courant d’intensité constante (5 points)
On considère un circuit triangulaire équilatéral filiforme de côté 𝑎 parcouru par un courant d’intensité
𝑖 produit par un générateur de tension continue, branché aux bornes du triangle par des fils torsadés
pour lesquels les forces d’origine magnétique s’annihilent et un fil rectiligne infini parcouru par un
courant d’intensité 𝐼 situé dans le plan du triangle et à une distance 𝑑 de ce dernier selon le schéma
ci-dessous.
1) Donner la cause et le nom des forces agissant sur les trois portions [𝐴𝐵], [𝐵𝐶] et [𝐴𝐶] du circuit
triangulaire et les faire apparaitre sur le schéma.
2) Afin d’exprimer la résultante de ces forces dans un repère orthonormé adéquat, on commence par
évaluer la force qui s’exerce sur une portion de conducteur [𝑂𝑃] parcourue par un courant d’intensité
𝑖 et repérée dans un repère orthonormé (𝑂, 𝑒⃗⃗⃗1 , 𝑒⃗⃗⃗2 , 𝑒⃗⃗⃗3 ) tel que défini sur la figure par l’angle orienté
⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝜃 = (𝑒⃗⃗⃗1 , 𝑂𝑃
Déterminer les composantes de cette force dans la base (𝑒⃗⃗⃗1 , 𝑒⃗⃗⃗2 , 𝑒⃗⃗⃗3 ). On pourra intégrer les forces
agissant sur des portions de conducteur infinitésimales 𝑑𝑠 ,ces portions étant repérées par leur
abscisse 𝑠 sur l’axe (𝑂, 𝑃) orienté de 𝑂 vers 𝑃.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
3) En déduire dans la base (𝑒⃗⃗⃗1 , 𝑒⃗⃗⃗2 , 𝑒⃗⃗⃗3 ) l’expression des forces 𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , 𝐹𝐵𝐶 et 𝐹𝐴𝐶 qui agissent
respectivement sur les portions [𝐴𝐵], [𝐵𝐶] et [𝐴𝐶] puis la résultante de ces trois forces.
4) Faire l’application numérique pour 𝐼 = 1 𝐴, 𝑖 = 1 𝐴, μ0 = 4 𝜋 × 10−7 𝑆. 𝐼, 𝑎 = 10 𝑐𝑚, 𝑑 = 10 𝑐𝑚
Partie B : Exercice sur l’effet Hall (10 points) :
Une sonde à effet Hall est utilisée pour mesurer un champ magnétique à partir de la mesure d’une
tension. Elle est utilisée dans la conception des teslamètres, instruments de mesure du champ
magnétique régnant en un point de l’espace. Le principe de la sonde est le suivant :
On dispose d’un conducteur de forme parallélépipédique de largeur 𝑎 et de hauteur ℎ, et parcouru
par un courant d’intensité constante 𝐼 telle qu’indiquée par le schéma. Le conducteur baigne dans une
région de l’espace où règne un champ constant 𝐵 ⃗ . Nous supposerons la sonde orientée de telle sorte
que le champ est orthogonal à une des faces latérales du conducteur (face supérieure sur le schéma).
1) En considérant dans le conducteur un électron de conduction de charge−𝑒, représenter sur le
schéma le vecteur vitesse 𝑣 de cet électron en l’absence de champ magnétique, puis représenter et
nommer la force qui s’exerce sur cet électron au moment de l’application du champ magnétique.
2) En déduire, que pendant un régime transitoire, que l’on admettra très bref, deux faces latérales
opposées du conducteur se chargent comme les deux armatures d’un condensateur, ce que l’on
appelle effet Hall, et représenter ces charges sur le schéma.
3) On se place en régime permanent (atteint de façon quasi instantanée à notre échelle). Les
trajectoires des électrons de conduction sont alors modélisées comme étant rectilignes uniformes
parallèles aux arêtes latérales du conducteur. Montrer, en appliquant le principe fondamental de la
dynamique à un électron de conduction, que le champ électrostatique dû à l’effet Hall est :
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝐸𝐻 = −𝑣 ∧ 𝐵
4) En déduire la norme 𝐸𝐻 de ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗.
𝐸𝐻 en fonction de la norme 𝑣 de 𝑣 et de la norme 𝐵 de 𝐵
5) En déduire la tension de Hall 𝑈𝐻 entre la face chargée positivement et la face chargée négativement
en fonction de 𝑣, 𝐵 et d’un paramètre du parallélépipède.
6) En désignant par 𝑁 le nombre d’électrons de conduction par unité de volume, et en utilisant la
formule de l’intensité donnée dans le préambule, exprimer 𝐼 en fonction de 𝑁, 𝑒, 𝑎, ℎ, 𝑣.
7) En déduire l’expression de 𝐵 en fonction de 𝑈𝐻 , 𝑁, 𝑒, 𝐼, ℎ.
8) Dessiner et nommer un dispositif qui permettrait de créer un champ magnétique constant
d’intensité 𝐵 dans une région de l’espace et expliquer pourquoi un tel dispositif permettrait, en y
intégrant une sonde de hall, de mesurer 𝑁.
Corrigé :
Partie A Problème :
I Préambule :
Le théorème de Gauss en électrostatique du vide présente une formulation analogue.
II
1) 2) Les lignes de champ sont des cercles dont le fil est l’axe de révolution.
3) L’intensité du champ magnétique est par symétrie de révolution, la même en tout point d’une ligne
de champ.
4) En appliquant le théorème d’ampère sur une ligne de champ de rayon 𝑟 orientée dans le sens de 𝑡
et en notant 𝐵(𝑟) la norme du vecteur champ magnétique sur cette ligne, on obtient :
⃗ ∙ 𝑑𝑀
∫ 𝐵 ⃗⃗ = 2 𝜋 𝑟 𝐵(𝑟) = μ0 𝐼
Γ+
Soit :
μ0 𝐼
𝐵(𝑟) =
2𝜋𝑟
Le sens du vecteur 𝑡 est donné par la règle suivante : On place le pouce de la main droite dans le sens
positif de l’intensité et on replie les autres doigts, ce qui donne le sens de 𝑡
5) 𝐵(𝑟) tend vers +∞ quand 𝑟 tend vers 0, ce qui semble a priori très étrange. Mais en fait, quand 𝑟
devient petit, on ne peut plus, pour le calcul du champ magnétique, considérer le conducteur comme
filiforme. Il faut le voir comme un cylindre de rayon fini 𝑅.
6) Dans ce cas pour 𝑟 tendant vers R, 𝐵(𝑟) tend bien vers une valeur qui peut être grande si 𝑅 est petit
mais quoi qu’il en soit, finie :
μ0 𝐼
𝐵(𝑟) =
2𝜋𝑅
III)
1) Les trois portions du triangle sont soumises à une force de Laplace dont la cause est d’une part le
courant 𝑖 qui les traverse et d’autre part le fait qu’elles baignent dans le champ magnétique créé par
le fil rectiligne.
Noter que le point d’application de chacune de ces forces n’est pas au centre du côté auquel elle
s’applique car la distribution des forces sur chaque tronçon infinitésimal n’est pas uniforme, étant
donné que plus le tronçon est proche du fil conducteur et plus l’intensité de la force est importante.
2)
Un tronçon repéré par son abscisse 𝑠 et de longueur𝑑𝑠 est soumis à la force de Laplace élémentaire :
⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑓 = 𝑖 𝑑𝑠 𝑢 𝐵𝐼
où ⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐼 est le champ magnétique créé par le fil rectiligne infini au point 𝑀 du tronçon et 𝑢
⃗ le vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗
unitaire de même direction et sens que 𝑂𝑃.
Si on désigne par 𝑟 la distance de 𝑀 au fil rectiligne, alors :
μ0 𝐼
⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐼 = 𝑒⃗⃗⃗
2𝜋𝑟 3
D’autre part :
𝑟 = 𝑑 + 𝑂𝑀 𝑐𝑜𝑠(𝜃) = 𝑑 + 𝑠 𝑐𝑜𝑠(𝜃)
Et :
𝑢
⃗ = 𝑐𝑜𝑠(𝜃) ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗2
Ainsi :
μ0 𝑖 𝐼 𝑑𝑠
𝑑𝑓 = (𝑐𝑜𝑠(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗1 + 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗2 ) ∧ 𝑒⃗⃗⃗3
2 𝜋 (𝑑 + 𝑠 𝑐𝑜𝑠(𝜃))
μ0 𝑖 𝐼 𝑑𝑠
= (−𝑐𝑜𝑠(𝜃) ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗1 )
2 𝜋 (𝑑 + 𝑠 𝑐𝑜𝑠(𝜃))
La résultante des forces s’obtient alors par intégration :
𝑎
μ0 𝑖 𝐼
𝑓=∫ (−𝑐𝑜𝑠(𝜃) ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗1 ) 𝑑𝑠
𝑠=0 2 𝜋 (𝑑 + 𝑠 𝑐𝑜𝑠(𝜃))
μ0 𝑖 𝐼 𝑎 𝑑𝑠
= ∫ (−𝑐𝑜𝑠(𝜃) ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗1 )
2 𝜋 𝑠=0 𝑑 + 𝑠 𝑐𝑜𝑠(𝜃)
μ0 𝑖 𝐼 1 𝑎
= [𝐿𝑛(𝑑 + 𝑠 𝑐𝑜𝑠(𝜃))]0 (−𝑐𝑜𝑠(𝜃) ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝑠𝑖𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗1 )
2 𝜋 𝑐𝑜𝑠(𝜃)
μ0 𝑖 𝐼 𝑑 + 𝑎 𝑐𝑜𝑠(𝜃)
= 𝐿𝑛 ( ) (− 𝑒⃗⃗⃗2 + 𝑡𝑎𝑛(𝜃) ⃗⃗⃗
𝑒1 )
2𝜋 𝑑
μ0 𝑖 𝐼 𝑎
𝑓= 𝐿𝑛 (1 + 𝑐𝑜𝑠(𝜃)) (𝑡𝑎𝑛(𝜃) 𝑒⃗⃗⃗1 − 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝜋 𝑑
3) Pour le côté [𝐴𝐵] on fait : 𝜃 = 0 ainsi
μ0 𝑖 𝐼 𝑎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴𝐵 = 𝐿𝑛 (1 + ) (− 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝜋 𝑑
Pour le côté [𝐵𝐶] on fait : 𝜃 = 120° et on remplace 𝑑 par 𝑑 + 𝑎
μ0 𝑖 𝐼 𝑎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐵𝐶 = 𝐿𝑛 (1 − ) (−√3 𝑒⃗⃗⃗1 − 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝜋 2 (𝑑 + 𝑎)
μ0 𝑖 𝐼 𝑎 √3 1
= 𝐿𝑛 (1 − ) (− 𝑒⃗⃗⃗1 − 𝑒⃗⃗⃗2 )
𝜋 (𝑑
2 + 𝑎) 2 2
μ0 𝑖 𝐼 𝑎
=− 𝐿𝑛 (1 − ⃗ (30°)
)𝑢
𝜋 2 (𝑑 + 𝑎)
⃗ (30°) est le vecteur unitaire tel que (𝑒⃗⃗⃗1 , 𝑢
Où 𝑢 ⃗ (30°)) = 30°
Pour le côté [𝐴𝐶] on fait : 𝜃 = 60° et on remplace 𝑑 par 𝑑 + 𝑎 et on remplace 𝑖 par −𝑖
μ0 (−𝑖) 𝐼 𝑎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴𝐶 = 𝐿𝑛 (1 + ) (√3 𝑒⃗⃗⃗1 − 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝜋 2𝑑
μ0 𝑖 𝐼 𝑎 √3 1
= 𝐿𝑛 (1 + ) (− 𝑒⃗⃗⃗1 + 𝑒⃗⃗⃗2 )
𝜋 2𝑑 2 2
μ0 𝑖 𝐼 𝑎
= 𝐿𝑛 (1 + ⃗ (120°)
)𝑢
𝜋 2𝑑
⃗ (120°) est le vecteur unitaire tel que (𝑒⃗⃗⃗1 , 𝑢
Où 𝑢 ⃗ (120°)) = 120°
La force résultante s’en déduit par addition des trois :
μ0 𝑖 𝐼 𝑎 𝑎
𝐹= ((−√3 𝐿𝑛 (1 + ) − √3 𝐿𝑛 (1 + ) ) 𝑒⃗⃗⃗1
2𝜋 2𝑑 2 (𝑑 + 𝑎)
𝑎 𝑎 𝑎
+ (𝐿𝑛 (1 + ) − 𝐿𝑛 (1 − ) − 𝐿𝑛 (1 + )) 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝑑 2 (𝑑 + 𝑎) 𝑑
μ0 𝑖 𝐼 (2 𝑑 + 𝑎) (2 𝑑 + 3 𝑎)
= (−√3 𝐿𝑛 ( ) 𝑒⃗⃗⃗1
2𝜋 2𝑑 (2 𝑑 + 2 𝑎)
2𝑑+𝑎 2𝑑+𝑎 𝑑+𝑎
+ (𝐿𝑛 ( ) − 𝐿𝑛 ( ) − 𝐿𝑛 ( )) 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝑑 2𝑑+2𝑎 𝑑
μ0 𝑖 𝐼 (2 𝑑 + 𝑎) (2 𝑑 + 3 𝑎) 𝑎
𝐹= (−√3 𝐿𝑛 ( ) 𝑒⃗⃗⃗1 + 𝐿𝑛 ( ) 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝜋 2𝑑 (2 𝑑 + 2 𝑎) 𝑑
4) pour 𝐼 = 1 𝐴, 𝑖 = 1 𝐴, μ0 = 4 𝜋 × 10−7 𝑆. 𝐼, 𝑎 = 10 𝑐𝑚, 𝑑 = 10 𝑐𝑚
4 𝜋 × 10−7 × 1 × 1 3 5
𝐹= (−√3 𝐿𝑛 ( × ) 𝑒⃗⃗⃗1 + 𝐿𝑛(1) 𝑒⃗⃗⃗2 )
2𝜋 2 4
15
= 2 × 10−7 (−√3 𝐿𝑛 ( ) 𝑒⃗⃗⃗1 )
8
15
= 2 × 10−7 (−√3 𝐿𝑛 ( ) 𝑒⃗⃗⃗1 )
8
= −2,2 × 10−7 ⃗⃗⃗
𝑒1 (𝑁)
C’est une force qui attire le triangle vers le fil. Pour obtenir l’effet mécanique complet, il faudrait
regarder également la somme des moments des forces exercées sur le triangle afin de voir si il est
soumis à un couple qui tend à le faire tourner sur lui-même dans son plan.
Partie B : Effet Hall
1)
2)
La force de Lorentz a pour effet de déplacer les électrons en mouvement vers la face avant sur notre
schéma, ce qui fait apparaitre des charges positives sur la face opposée, ceci jusqu’à ce que le champ
électrostatique créé par ce condensateur compense, par la force électrostatique qu’il exerce sur les
électrons en mouvement, la force de Lorentz.
3) Un électron de conduction n’ayant pas de mouvement latéral, la somme des forces dans la direction
latérale est nulle. Or, négligeant son poids, l’électron est soumis à une force de Lorentz ⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐿 et une force
électrostatique ⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐻 due à l’effet Hall. Ainsi :
⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐿 + ⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝐹𝐻 = 0
Soit :
𝐸𝐻 = ⃗0
⃗ − 𝑒 ⃗⃗⃗⃗⃗
−𝑒 𝑣 ∧ 𝐵
D’où :
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝐸𝐻 = − 𝑣 ∧ 𝐵
4) En norme, cette formule donne :
𝐸𝐻 = 𝑣 𝐵
5) Or :
𝑈𝐻 = 𝐸𝐻 𝑎 = 𝑣 𝐵 𝑎
6) On a :
𝐼 =𝑗𝑎ℎ=𝑁𝑒𝑣𝑎ℎ
7) On en déduit :
𝐼
𝑈𝐻 = 𝐵𝑎
𝑁𝑒𝑎ℎ
Soit :
𝑁 𝑒 ℎ 𝑈𝐻
𝐵=
𝐼
8) Le dispositif consiste en deux bobines d’Helmholtz de rayon 𝑅 séparées d’une distance 𝑅. L’espace
proche de l’axe commun entre les deux bobines est une zone de champ approximativement constant.