Analyse Modale Identification LectureNote
Analyse Modale Identification LectureNote
1
1 Problème inverse, Mapping, Échantillonnage 2
Dans cet exemple, 10 modes sont mesurés en 13 capteurs, soit au total 140
données (en comptant les fréquences mesurées). Des données synthétiques ont
été créées pour EI(x) = EI0 et ⇢(x) = ⇢0 , uniformes à l’exception de l’élément
16, sur lequel EI(x) = 1.8EI0 et ⇢(x) = 1.8⇢0 . L’identification des paramètres
de raideurs est donnée en figure 3.
1 Problème inverse, Mapping, Échantillonnage 4
Fig. 4: poutre avec des conditions limites élastiques modélisée avec 60 EF, et
évolution de la déformée en fonction de la rigidité de liaison k
k✓L L kT L L3 k✓R L kT R L3
1 = , 2 = , 3 = , 4 = (3)
EI EI EI EI
1 Problème inverse, Mapping, Échantillonnage 6
(4)
En insérant l’équation 3 dans ces conditions limites, on obtient un système de
4 équations homogènes pour le matrice D [D1 , D2 , D3 , D4 ] donné par A.D = 0
avec A :
2 3
0 1 ⇤L
1 0
6 2 0 0 1 7
6 (⇤L)3 7
4 C+Ch L3 (S Sh) C Ch 3
L
(C+Ch) S+Sh
L
3 (C+Ch) S Sh
L
3 (C Ch) 5
S+Sh 4 (C+Ch) S Sh 4 (C Ch) C+Ch 4 (S+Sh) C Ch 4 (S+Sh)
( L)3 ( L)3 ( L)3 ( L)3
ã 1 2 3 4 + b̃ 1 3( 2 + 4) + c̃ 2 4( 1 + 3)
˜
+ d( 1 2 + 3 4)
ã = 1 CCh = 0 (6)
Olgac et al [Olgac et Jalili, 1998] proposent une solution pour identifier les
conditions limites à savoir estimer les coefficients i à partir des fréquences
⇤. Cette équation est celle classiquement utilisée pour l’équation caractéristique d’une
poutre encastrée-encastrée.
1 Problème inverse, Mapping, Échantillonnage 7
modales. Cette analyse inverse impose en fait les 4 premières fréquences dans
l’équation caractéristique générale, ce qui induit un système d’équation non
linéaire de variables i . On peut poser le problème par :
f( 1, 2, 3, 4) =0 (7)
L’équation 7 exprime le fait que l’on peut estimer les 4 rigidités de liaisons
d’une poutre flexible à partir des 4 premiers modes de vibrations. Or on sait
que plus le degrés des modes augmentent plus les déformées sont sensibles au
bruit, et donc reflètent moins la réalité. Ainsi on a choisit d’expliquer pas à pas
le problème d’une poutre SS avec rigidités de rotation variables. Sur le schéma
d’Olgac (Figure 4), k✓R et k✓L sont donc variables (de 0 à +1).
L’équation 7 devient f ( ) = 0 en posant :
kL
1 = 3 = = (8)
EI
2 = 4 = 5e20(N/m) (9)
L’équation caractéristique du système devient donc une équation du second
degré avec a, b, ...,l, fonctions trigonométrique de L et K̃ = EI
L3 :
(aK̃ 2 + bK̃) 2
+ (2cK̃ 2 + (d + e)K̃ + 2h) + (g K̃ 2 + 2k K̃ + l) = 0 (10)
Fig. 9: Spectre avec 2 résonances pures infinies (a) et spectre du signal fenêtré
[Shin et Hammond, 2008] : effet d’étalement du spectre (smearing) et
de fuite spectrale (leakage)
On peut aller plus loin et proposer une étude glissante en comparant loca-
lement pour plusieurs valeurs de k la ressemblance du signal et de la fonction
de test (pour l’instant on ne parlera pas de fonction d’auto-corrélation que l’on
verra dans le chapitre 2.3). D’après les propriétés des produits de convolution,
il est équivalent de décaler k sur x ou sur f.
N
X
X(m, k) = x(n)fm (n k)
n=1
Fig. 10: Mesure de la corrélation (produit scalaire) d’un signal Chirp (dont la
fréquence augmente au cours du temps) avec une fonction de base d’on-
delettes (Morlet). Le maximum correspond au temps 2.5 s, où la partie
locale du signal correspond le mieux avec l’ondelette sous étude [Semm-
low, 2004]
1 Problème inverse, Mapping, Échantillonnage 13
1.3 Echantillonnage
On va s’intéresser dans ce mémoire au traitement de signaux issus de la
mécanique (vibratoire) ayant 1 ou 2 dimensions. Il existe de nombreux ouvrages
de théorie du signal, en français comme en anglais. Ce paragraphe s’est inspiré
de plusieurs de ces ouvrages, et en particulier des références suivantes [Blanchet
et Prado, 1990, Max et Berthier, 1981, Duvaut, 1991, de Coulon, 1984, Peyre,
2010,Mallat, 2000]. Dans un formalisme mathématique, le mapping, correspond
à une fonctionnelle f0 qui permets de traiter des signaux multi-dimensions.
d s
f0 : [O, 1] ! [O, 1]
où d est la dimensionnalité de l’espace d’entrée et s est la dimensionnalité du
domaine des caractéristiques (features en anglais). Une image en niveaux de
gris correspond à d = 2 et s = 1 alors qu’une image RVB correspond à d = 2 et
s = 3.
Fig. 11: Exemples de signaux, son (d=1), image (d=2) et vidéos (d=3) ( [Peyre,
2009])
Ainsi dans chaque traitement est précédé d’une étape d’acquisition et d’échan-
tillonnage des données (capteurs laser, accéléromètres, caméra) ou de synthèse
de données discrétisées (simulation EF, EDO, EDP). On passe donc d’un domaine
continue à un vecteur de dimension N (échantillons).
d
f0 2 L2 ([O, 1] ) 7! f 2 C N
Fig. 13: Reconstruction xr (t) du signal continu x(t) (en bleu) par filtre de Shan-
non (idéal) : interpolation par sinus cardinal (en vert) du signal échan-
tillonné x[n] (point rouge)
quence.
Z +1 Z +1 Z +1
f (t)2 dt. g(t)2 dt f (t)g(t)dt
1 1 1
Plus un impact est court plus il permet d’étaler la bande passante excitée. De
plus le signal de force issu d’un marteau d’impact est multiplié par une fenêtre
de pondération (ou d’apodisation) pour éviter les lobes secondaires.
Fig. 17: Comparaison des représentation de deux impacts, dualité temps fré-
quence [Shin et Hammond, 2008]
h(t t1 )x(t1 ) t1
ou
y(t) = x(t) ⇤ h(t) = h(t) ⇤ x(t)
Le principe de convolution (dans le domaine temporel) est explicité graphi-
quement sur la Figure 22. Cet opérateur mathématique obéit aux propriétés
d’associativité et de distributivité.
En posant t ⌧ =u
Z +1 Z +1
Y (f ) = h(⌧ )ej2⇡f ⌧ d⌧ x(u)ej2⇡f u du
0 1
Soit
Y (f ) = H(f )X(f )
Pratiquement, on voit donc qu’en connaissant l’entrée et la sortie, on peut faci-
lement caractériser le système dans le domaine fréquentiel (Figure 23), qui est
simplement l’expression de la fonction de transfert (complexe) H(f) :
Y (f )
H(f ) =
X(f )
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 22
Fig. 24: Relation entre h(t), H(f) et H(p) [Shin et Hammond, 2008] et équiva-
lence des informations dans la représentation Fréquence/Temps [Avita-
bile, 2007]
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 23
Une autre méthode consiste à moyenner les réponses à une excitation stochas-
tique (Figure 27). Ces réponses sont elles mêmes stochastiques (cf paragraphe
suivant). On peut aussi moyenner sur des fenêtres glissantes qui se recouvrent
(overlap) : Périodogramme de Welch
‡. c’est-à-dire si les propriétés statistiques du signal caractérisées par des espérances ma-
thématiques sont indépendantes du temps. Lorsque cette hypothèse est vraisemblable, le pro-
cessus bâti autour du signal est rendu ergodique, les moyennes temporelles étant identiques
aux moyennes d’ensemble.
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 25
Fig. 28: Fonction d’auto corrélation de différents signaux d’un contenu spectrale
simple à riche d’un bruit blanc gaussien
On peut donc comparer un signal avec lui même mais aussi deux signaux
quelconques (une entrée et une sortie ?) et produire des inter-corrélations et
spectres d’inter-corrélation associés.
X
Rxf (j) = xn f n j
n
Compte tenu de la relation liant les signaux en entrée et sortie des systèmes
linéaire, on déduit la relation entre leurs Densité Spectrales d’Energie DSP
par le théorème de Wiener-Khintchine (à partir des auto-spectres et inter-
spectres) :
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 26
8
< Sxx (f ) = H 2 (f ) Sf f (f )(1)
Sf x (f ) = H(f )Sf f (f )(2) (11)
:
Sxx (f ) = H(f )Sxf (f )(3)
H2 (f ) = Sxx (f )/Sxf (f )
bratoires du système (avec ses conditions aux limites). En effet il arrive souvent
de confondre différents types d’essai comme par exemple l’analyse modale ex-
périmentale et surveillance (Figure 31). Le test de qualification (excitation par
la base) simule lui les conditions de vols pour les structures spatiales.
Fig. 31: Bilan des tests expérimentaux : analyse modale, test de qualification et
mesure de surveillance [Foltete, 2011]
On utilise plusieurs principes issus des systèmes LTI. Par exemple on illus-
trera dans la figure 32 les principes de linéarité et de réciprocité.
Fig. 37: Réponse temporelle d’un oscillateur à 1 DDL : effet de la masse aug-
mentée (a), effet de l’augmentation d’amortissement
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 32
mp2 + cp + k = 0
que l’on peut réécrire comme une sinusoïde amortie en utilisant la formule d’Eu-
ler : p
x(t) = Ce ⇠!n t sin( 1 ⇠ 2 !n t + ) = Ce ⇠!n t sin(!d t + )
avec C, et s’explicitant en fonction des conditions initiales comme suit :
r
v0 + ⇠!n x0 2
C = x20 + ( )
!d
et
1 x0 !d
= tan
v0 + ⇠!n x0
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 34
X(p) 1
H(p) = = 2
F (p) mp + cp + k
où en utilisant la transformée de Fourier (p = j!) :
X(j!) 1 1
H(j!) = = = (12)
F (j!) m! 2 + cj! + k (k m! 2 ) + cj!
p q
En posant c = 2⇠ km et !n = m k
il vient :
X(j!) 1
H(j!) = = (13)
F (j!) m(!n2 ! 2 + 2j⇠!n !)
Sur la figure suivante on voit que les pôles des fonctions de transfert contiennent
les informations principales (fréquences, amortissement). La lecture de la partie
imaginaire permet d’extraire la fréquence (si ⇠ 1), et d’en tirer l’amortisse-
ment en lisant la partie réelle (Figure 39).
Fig. 39: L’information des pôles dans le plan complexe, et son équivalent en
FRF) [Shin et Hammond, 2008]
Dans notre simple cas à 1 DDL (sans couplage type flutter mẍ(t) + cẋ(t) +
kx(t) = f (x(t), ẋ(t)) § ) les pôles sont stables et il est assez intéressant de voir
pour la suite l’influence des décalage dans le plan réel imaginaire (l’amortisse-
ment diminue lorsqu’on se rapproche de l’axe imaginaire, le pic en fréquence se
rétrécit, le signal temporel met du temps à s’annuler...) (Figure 40).
§. Le flottement classique concerne généralement les profils d’aile souples. Il résulte d’un
couplage des mouvements de torsion et de flexion de l’aile dont les fréquences naturelles sont
modifiées par les forces aérodynamiques. Si les fréquences de torsion et de flexion se rejoignent
pour une vitesse de vent donnée, la dynamique du système devient instable dans le sens que le
mouvement sera amplifié très rapidement et conduira généralement à la destruction de l’engin.
Dans ce problème, l’écart de fréquence naturelle entre le mouvement de torsion et celui de
flexion est fondamental : plus celui-ci est grand, plus la vitesse critique sera grande.
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 36
Fig. 40: information contenue dans les pôles des fonctions de transfert [Avitabile,
2007]
(1/m) p
!n ⇠t
h(t) = p e sin( !n 1 ⇠ 2 t)
!n 1 ⇠ 2
Remarque : h(t) = x(t) si x(t) est un Dirac.
Reprenons la formulation précédente pour faire apparaître les poles conju-
gués et décomposer la fonction de transfert en éléments simples.
(1/m) 1/m
lim H(p)(p p1 ) = = R1 = = R2 = R1⇤
p!p1 (p1 p⇤1 ) 2j!1
¶. Attention ce n’est pas vrai en MDOF à cause de l’hypothèse des modes réels/complexes
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 38
% not let's use fminsearch to minimize the difference between the exp/theo
x0 = [zeta fn K];
options=optimset(options,'Display','iter');
% run fminsearch to minimize a cost function J "lab3.m" and the outputs are coeff.
coeff=fminsearch(@lab3,x0,options)
zeta = coeff(1);
fn = coeff(2);
K = coeff(3);
r = f_toplot/fn;
Figure; mag_best = K./sqrt((1 r.^2).^2+(2*zeta*r).^2);
plot(freq,mag,'o ',f_toplot,mag_best);legend('experiment','theory best fit')
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 39
function J = lab3(x)
load H.mat; %chargement de la matrice data contenant f et H(jw) en colonnes
freq=data(1:1000,1);
mag=abs(data(1:1000,2));
zeta = x(1);
fn = x(2);
K = x(3);
r = freq/fn;
mag_theory = K./sqrt((1 r.^2).^2+(2*zeta*r).^2);
J = norm(mag mag_theory); % if comparing mag not in dB
Fig. 42: Un système à 2 DDLs possède deux résonances : on peut séparer l’in-
fluence de chaque mode et donc décomposer un problème MDOF en
somme de SDOF
Lorsque l’on traite des cas à plusieurs DDL (MDOF MIMO), nous avons à
traiter des super matrices. Par exemple une matrice 2 ⇥ 2, 2 entrées i, et deux
sorties j s’écrit :
˜ = H11 H12
H(p)
H21 H22
Entre deux résonances, le spectre est composé de plusieurs modes (Figure 43),
et pour faire participer un mode pur, on doit se trouver exactement à la réso-
nance. Notamment on se doit de séparer l’influence de la masse résiduelle (basses
fréquences) et l’influence de la rigidité résiduelle (hautes fréquences).
En prenant en compte que les pôles sont des pôles complexes conjugués il vient
l’équivalent en temporel (base de la méthode LSCE [Brown et al., 1979]) :
N
X N
X
⇤
⇤ pk t
hij (t) = Rij epk t + Rij e =2 Re(Rij epk t )
k=1 k=1
!i2 [M ] ie
j!i t
+ [K] ie
j!i t
=0 (16)
Les pulsations propres !i sont réelles positives et les modes propres associés
i sont réels.
On obtient donc n équations que l’on peut mettre sous forme matricielle
([K] ⌦ [M ]) =0 (18)
T
{ i } [M ] { j} = 0 si !i 6= !j (20)
T
{ i } [K] { i } = ki (22)
T
{ } [M ] { } = In,n (23)
T
{ } [K] { } = ⌦ (24)
Fig. 44: Résoudre l’analyse en modes normaux pour un système à plusieurs DDL
donne l’information sur la participation de chaque mode dans la réponse
[Avitabile, 2007]
d’équations différentielles :
⇢
[M ] {q̈(t)} + [C] {q̇(t)} + [K] {q(t)} = bu(t)
(27)
y(t) = cd q(t) + cv q̇(t) + ca q̈(t)
⇢ 1 1 1
{q̈(t)} = [M ] [C] {q̇(t)} [M ] [K] {q(t)} + [M ] bu(t)
1 1 1
y(t) = (cd ca [M ] [K])q(t) + (cv ca [M ] [C])q̇(t) + ca [M ] bu(t)
(28)
8 " #
>
> ¨
q(t) [M ]
1
[C] [M ]
1
[K] ˙
q(t) [M ] b
1
>
< = + u(t)
˙
q(t) I 0 q(t) 0
h
i q̇(t)
>
> 1 1 1
>
: y(t) = (cv ca [M ] [C]) (cd ca [M ] [K]) + ca [M ] bu(t)
q(t)
(29)
⇢
ẋ(t) = Ax(t) + Bu(t)
(30)
y(t) = Cx(t) + Du(t)
Les valeurs propres du système sont donc les valeurs des i de p qui annule
le déterminant (on les observe pour conclure sur la stabilité du système). En
posant p = i il vient :
( iI A)vi = 0 (40)
(⇤ A)V = 0 (41)
1 1
V V =I)⇤=V AV (42)
p
i = ⇠i !i ± j!i 1 ⇠2 (43)
ou
1
X(p) = (pI A) BU (p)
1
Y (p) = C(pI A) BU (p) + DU (p)
[M p2 + Cp + K]Q(p) = bU (p)
Y (p) = CQ(p)
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 47
Y (p) = c[M p2 + Cp + K] 1
bU (p) (44)
T
{ } [K] { } = [diag(µj !j2 )] (45)
1 T
[K] = { } [diag(µj !j2 )] 1
{ } (46)
1 1 T
[M ] = { } [diag(µj )] { } (47)
XN T
1 T { }{ }
[K !M ] = { } [diag(µj (!j2 ! 2 )) 1
]{ } = (48)
µ (!j2 ! 2 )
j=1 j
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 48
XN T
1 c{ }{ } b
H(!) = c[K !M ] b⇡ (49)
µ (!j2 ! 2 )
j=1 j
Une approximation exacte considérerait tous les modes, mais dans la plupart
des cas on fait une troncature modale, i.e. une approximation sur une certaine
bande passante. (Figure 46) avec une correction statique par exemple (ajout
d’une constante).
Fig. 46: Contribution modale sur une bande passante prédéfinie, influence de la
correction statique sur l’estimation [Balmes, 2009]
Fig. 47: Un affichage Waterfall de la partie imaginaire des FRF en fonction des
points de mesure permet sur une poutre de visualiser les déformées en
reliant les extremums pour chaque résonance
2 Techniques d’analyse modale (spectrale) 49
Il est rare que l’analyse modale soit une fin en soi. Les utilisateurs cherchent
souvent à comparer des résultats de mesure à des résultats de calcul effectués
dans la plupart des cas par éléments finis. Il se pose donc naturellement la ques-
tion de la corrélation essais/calculs [Piranda, 2001].
Un Bref historique :
— Avant 1947 : mesures de la réponse seule
— 1947 : mesures de la réponse et de l’excitation Kennedy, Pancu : mesures
des fréquences de résonance et de l’amortissement de structures d’avions.
— 1960-70 : progrès techniques des moyens de mesures (capteurs, électro-
nique,...) et d’acquisition (analyseurs de spectre digitaux)
— 1962 : Theorie de test à résonance Bishop et Gladwell
— 1965 : algorithme FFT Cooley et Tukey
— Depuis 1975 ISMA
— Depuis 1982 IMAC
L’identification modale est un cas particulier d’un problème plus général
d’identification de systèmes [Ljung, 1985] à partir d’un lot de données d’en-
trées/sorties. L’identification modale permet alors d’estimer les paramètres mo-
daux (fréquences propres, taux d’amortissement modaux, formes modales) soit
à partir des FRFs ou des RIs. Les techniques d’identification ont été d’abord
appliquées sur des structures à comportement linéaire, et depuis elles n’ont cessé
de se développer, de s’améliorer et de se complexifier. Les similarités entre les
différents algorithmes proviennent du fait que les équations différentielles fonda-
mentales qui régissent les vibrations du système sont supposées être du second
ordre, linéaires, à coefficients constants et plus fondamentalement sur les pro-
priétés qui ont été supposées pour le système : linéaire, invariant dans le temps,
observabilité et réciprocité.
3 Techniques d’identification modale (système) 54
Le dernier critère est fondé sur le nombre des entrées et sur celui des sor-
ties qui peuvent être pris en compte par la méthode, on parle de méthodes à
une entrée-une sortie ou de méthodes à une entrée-plusieurs sorties et finale-
ment à plusieurs entrées-plusieurs sorties. L’idée sous-jacente de ce critère est
que les fréquences propres et les taux d’amortissement modaux ne varient pas
en théorie, lorsque l’on passe d’une FRF à une autre. Par conséquent, il de-
vient alors possible d’obtenir un ensemble de ces caractéristiques modales, plus
consistant, en traitant en même temps plusieurs FRFs ou plusieurs RIs. Quand
on dispose d’un lot de FRF on a deux approches possibles. Premièrement trai-
ter indépendamment chaque FRF, on disposera donc, de paramètres modaux
moyens et de la variance associé (approche local). Deuxièment on peut traiter
ce lot d’un point de vue global, on disposera d’un estimateur optimal (au sens
des moindres carrés) en traitant le problème sous la forme de données surdéter-
minées (i.e. beaucoup de mesures et peu de paramètres à déterminer). On est
dans ce cas dépendant de la consistance du lot de mesure (approche moindre
carrée, norme l2 )). En effet, en connaissant le nombre de pôles qui caractérisent
la structure, on peut trouver les paramètres modaux en identifiant le modèle à
fraction partielle (MFP) :
N
X Rk Rk⇤
H(!) = +
j! pk j! p⇤k
k=1
Fig. 50: Approche locale pour identifier les paramètres modaux par la méthode
RFP en SDOF [Avitabile, 2007]
3 Techniques d’identification modale (système) 57
ou y = T ⇥ p
2
On cherche ainsi à minimiser l’erreur quadratique du terme : ky T ⇥ pk
La matrice optimale p s’obtient grâce à la pseudo-inverse de T : p =
⇤ ⇤
T† ⇥ y
D’une manière plus générale on peut adopter une formulation matricielle :
3 Techniques d’identification modale (système) 60
0 1
y1
B y2 C
On pose le vecteur des mesures : YN B C
@ · · · A, et la matrice des régresseurs
yN
0 T 1
1
B T2 C
(N ⇥ d) : N B C
@ ··· A
T
N
On peut écrire la fonction coût (ou objectif) à minimiser en fonction du
vecteur paramètres ✓,
On estime les valeurs des paramètres du modèle ✓ˆN = †N YN
⇥ ⇤ 1 T
avec †N = TN N N pseudo-inverse .
Les moindres carrés permettent de trouver la solution d’un système surdé-
terminé (la matrice des régresseurs à plus de lignes que de colonnes (N > d).
On peut directement utiliser sur une seule FRF à 1 DDL l’approche pseudo-inverse.
En effet en négligeant le terme conjugué, en identifiant les pics, on peut écrire
la fonction de transfert pour chaque résonance !i :
Arpq
Hpq (!1 ) ⇡
(j!1 pr )
ou
Hpq (!1 )(j!1 pr ) = Arpq
et donc
Hpq (!1 )pr + Arpq = (j!1 )Hpq (!1 )
et en répétant pour chaque résonance on obtient un système surdéterminé
d’équations linéaires que l’on peut résoudre par pseudo-inverse :
0 1 0 1
Hpq (!1 ) 1 ✓ ◆ j!1 Hpq (!1 )
B Hpq (!2 ) 1 C pr B j!2 Hpq (!2 ) C
B C⇥ =B C
@ ··· A Arpq @ ··· A
Hpq (!n ) 1 j!n Hpq (!n )
Essayons maintenant d’identifier une fonction de transfert (amplitude) expé-
rimentale avec plusieurs résonance (MDOF) en ajustant une fraction de polynôme
en p.
Soit la fonction de transfert exprimée comme
bn 1 pn 1 + ... + b0 B(j!, ✓)
H(p) = n 1
=
an + an 1 p + ... + a0 A(j!, ✓)
Nous voulons estimer le vecteur ✓ = [a0 a1 ..an b0 b1 ...bn 1] en minimisant
la fonction coût suivante :
N ✓ ◆2
1 X1 B(j!k , ✓)
J= Hexp (j!k )
N 2 A(j!k , ✓)
k=1
3 Techniques d’identification modale (système) 61
Fig. 52: Identification MDOF par RFP sur une exemple SISO (en rouge) et points
expérimentaux (en bleu), 5 pôles complexes conjuguées sont sélectionnés
en entrée. Si on ne connait pas n, l’ordre du modèle, on peut choisir celle
qui minimise l’erreur de reconstruction ou l’estimer par une approche
SVD
3 Techniques d’identification modale (système) 62
Fig. 53: Polymax (polyreference LSCE) : sur l’ensemble des FRFs (une par
point de mesure en SIMO), on peut calculer la somme des FRF (en
rouge), un critère avancé CMIF (en vert) désignant les résonances. On
sélectionne chaque mode désiré (et prédit par les indicateurs SUM et
CMIF) à partir d’un ordre du modèle où tout les paramètres modaux
sont stables
P!2 e pq
⇤
Hpq (j!)H
!=!1 (j!)
CORpq = P P
!2 ⇤ !2 e e⇤
!=!1 Hpq (j!)Hpq (j!)pq !=!1 Hpq (j!)Hpq (j!)
tie. On suppose que les données représentent des fonctions de transfert entre
force et déplacement, vitesse ou accélération. A la résonance, la réponse d’un
mode isolé est purement imaginaire (voir l’oscillateur à 1 DDL). Le MMIF détecte
les résonances en regardant le rapport d’amplitude entre réponse imaginaire et
réponse totale (pour une mesure en vitesse). Le CMIF (Complex Mode Indica-
tor Function) est un critère alternatif au MMIF qui utilise une décomposition
en valeur singulière de H(s) à chaque fréquence, où les résonances apparaissent
clairement comme des maxima de la plus grande valeur singulière.
3 Techniques d’identification modale (système) 64
Une tentative d’unification des méthodes a été présentée par Allemang [Alle-
mang et Brown, 1998, Allemang et Phillips, 2004], et se révèle être très inté-
ressante tant d’un point de vue recherche que pédagogique. Le lecteur pourra
trouver une intéressante bibliographie des outils avancées de traitement du si-
gnal (Modèle AR, ARX, séries de Volterra ...) pour l’analyse modale [Shin et
Hammond, 2008, Hammond et Waters, 2001].
La méthode UMPA: Unified Matrix Polynomial Algorithm introduit un
concept original : le concept d’espace caractéristique assimilable à R3 dont le
référentiel est formé par deux axes correspondant à l’information spatiale (en
termes de degrés de liberté de l’entrée et de la sortie reprenant en compte les
informations précédentes une ou plusieurs entrées, une ou plusieurs sorties) et
par un troisième axe à l’information temporelle ou fréquentielle du domaine des
mesures. Ils montrent que les approches fréquentielles et temporelles génèrent
la même forme de matrice (d’ordre polynomiale). Cela ne signifie pas que les
matrices [↵] et [ ] sont égales dans les deux cas (elles sont connexes), ainsi les
deux modèles ne conduisent pas exactement aux mêmes paramètres modaux.
Tous les algorithmes qui peuvent être représentés par le concept UMPA im-
pliquent plusieurs étapes :
○1
— Mettre les données mesurées sous forme d’ un système d’équations li-
néaires (surdéterminé).
— Estimer ([↵] et [ ] par une méthode des moindres carrés).
○2
— Utiliser les scalaires (SISO) ou matrices (MISO,MIMO, SIMO) précédentes
pour calculer la matrice des coefficients polynomiaux.
— Résoudre ce système (les racines sont les fréquences de résonance).
○3
— A partir de l’écriture en fraction rationnelle, on forme pour toutes les
fréquences de résonance un nouveau système surdéterminé .
— Estimer les taux d’amortissement et les résidus (déformées modales) par
une méthode des moindres carrés.
De la forme rationnelle de la FRF (SISO) on peut écrire :
Pn k
bn pn + bn 1 pn 1 + ... + b0 k=0 bk p
Hpq (p) = m m 1
= P m k
am p + am 1 p + ... + a0 k=0 ak p
or Pn k
P k=0 bk j!
H(pq j!) = m k
k=0 ak j!
2 3
j! 0 Xp (!0 )
6 j! 1 Xp (!1 ) 7
6 7
6 ··· 7
6 7
6 j! n Xp (!n ) 7
[↵0 ↵1 . . . ↵n 0 1 . . . m] ⇥ 6
6
7=0
7
6 j! 0 Fp (!0 ) 7
6 j! 1 Fp (!1 ) 7
6 7
4 ··· 5
j! m Fp (!m )
Les équations ci dessus impliquent (m + 1) + (n + 1) inconnues. En décidant
qu’un des coefficients est égale à 1, on trouve m + n + 1 inconnues.
3 Techniques d’identification modale (système) 66
On peut aussi écrire le problème SISO d’un point de vue temporel, en uti-
lisant les modèles ARMA (modèles auto-régressifs à moyenne mobile, ou aussi
modèle de Box-Jenkins en statistiques) :
m
X n
X
ak x(ti+k ) = bk f (ti+k )
k=0 k=0
The unknowns in the above linear equation are the matrix alpha and beta
coeficients. Note that the size of the coefficient matrix [↵k ] will normally be
N o ⇥ N o and the coefficient matrix [ k ] will normally be N o ⇥ N i when the
equations are developed from experimental data.
The previous equation can be rearranged into the following matrix form by
moving all of the terms to the left :
2 3
j! 0 {X(!0 )}
6 j! 1 {X(!1 )} 7
6 7
6 ··· 7
6 7
6 j! n {X(!n )} 7
6
[[↵0 ] [↵1 ] . . . [↵n ] [ 0 ] [ 1 ] . . . [ m ]] ⇥ 6 7=0
0 7
6 j! 1 {F (!0 )} 7
6 j! {F (!1 )} 7
6 7
4 ··· 5
j! m {F (!m )}
The above linear equation represents N o linear equations involving matrix
unknowns. Since any unknown alpha matrix can be assumed to be the identity
matrix [I], the number of unknowns can be reduced by one . The choice of
which unknown alpha matrix that is set to identity is a numerical issue. These
unknowns can be solved by forming sufficient equations by acquiring input and
output data at a number of frequencies.
The previous multiple input - multiple output model can be reformulated to
utilize frequency response function (FRF) data as follows. First, post multiply
H
both sides of the equation by {F } :
m
X n
X
⇥ ⇤ H ⇥ ⇤ H
[ak ](j!)k {X(j!)} {F } = [bk ](j!)k {F (j!)} {F }
k=0 k=0
H
Now recognize that the product of {X(j!)} {F } is the output- input cross
H
spectra matrix ([Gxf (!)]) for one ensemble and {F (j!)} {F } is the input-
input cross spectra matrix ([Gf f (!)]) for one ensemble . With a number of
ensembles (averages), these matrices are the common matrices used to estimate
the FRFs in a MIMO case. This yields the following cross spectra model :
m
X n
X
⇥ ⇤ ⇥ ⇤
[ak ](j!)k [Gxf (!)] = [bk ](j!)k [Gf f (!)]
k=0 k=0
m
X n
X
⇥ ⇤ ⇥ ⇤
[ak ](j!)k [Gxf (!)][Gf f (!) 1
]= [bk ](j!)k [Gf f (!)][Gf f (!) 1
]
k=0 k=0
m
X n
X
⇥ k
⇤ ⇥ ⇤
[ak ](j!) [H(!)] = [bk ](j!)k [I]
k=0 k=0
The unknowns in the above linear equation are the matrix alpha and beta
coeficients. Note that the size of the coefficient matrix [↵k ] will normally be
N o ⇥ N o and the coefficient matrix [ k ] will normally be N o ⇥ N i when the
equations are developed from experimental data. Since the FRF matrix is nor-
mally considered to be reciprocal (Hpq = Hqp ), the previous formulation can
be developed from the transposed FRF matrix. This means that the the size of
the coefficient matrix [↵k ] will be N i ⇥ N i and the coefficient matrix [ k ] will
normally be N i ⇥ N o for this case.
The previous equation can be rearranged into the following matrix form by
moving all of the terms to the left :
2 3
j! 0 {H(!0 )}
6 j! 1 {H(!1 )} 7
6 7
6 ··· 7
6 7
6 j! n {H(!n )} 7
6
[[↵0 ] [↵1 ] . . . [↵n ] [ 0 ] [ 1 ] . . . [ m ]] ⇥ 6 7=0
j! 0 {I} 7
6 7
6 j! 1
{I} 7
6 7
4 ··· 5
j! m {I}
Mechanical Background
In this section, the theoretical background for the numerical approach used
in this work is briefly presented. Basic equations for modal analysis and the
calculation of frequency response functions for a discretized system are given.
Also, the optimization problems statement for the presented damage localization
method is developed.
Eq. 50 shows the set of equations of motion in matrix notation for a random
discretized structure. Hereby, the system is considered to be discretized by Fi-
nite Elements and M, C and K are the system’s mass, damping and stiffness
matrices, respectively. The vector (f ) is a time-dependent load vector.
Modal Analysis
For calculating the natural frequencies, the system is considered to vibrate
harmonically, damping and external forces are neglected. By replacing the dis-
placement vector and its derivative by a sinusoidal solution function, the general
eigenvalue problem can be formulated (eq. 51).
K ! 2 M u0 = 0 (51)
Assuming the existence of the vector u0 , meaningly a non-trivial solution of
this set of equations, the system’s determinant has to vanish. This leads to the
characteristical equation displayed in eq. 52.
det (K M) = 0 (52)
The solutions of this equation are the n eigenvalues for a system of n degrees
of freedom, where each eigenvalue i corresponds to a natural angular frequency
!i as stated in eq. 53.
n
X n
X T
1
H(⌦) = û(⌦)f̂ 1
(⌦) = i q̂i (⌦)f̂
1
(⌦) = i · i
i=1 i=1
!i2 ⌦2 + 2j⇣i !i ⌦ mi
(60)
3 Techniques d’identification modale (système) 71
Sensitivity Analysis
Since mathematical programming methods usually involve the calculation
of gradients of the objectives for the sensitivity analysis, the derivatives of the
constraints with respect to the design variables are presented in this section.
Eq. 62 gives the gradients of the resonance frequencies that can be derived from
eq. 51 in the frequency domain form as shown in reference [?], where ie and
je are the components of the eigenvectors with respect to the nodal degrees
of freedom of the element e.
✓ ◆
@!i2 T @Ee 2 @Me
= ie !i je (62)
@ e @ e @ e
The partial derivatives of the frequency response functions have been derived
in [?]. Based on eq. 60, the frequency response function can be written as eq.
63.
1
H(⌦) = q̂(⌦)f̂ (⌦) (63)
Then, the gradients of the frequency response functions with respect to the
element density fraction e are calculated as in eq. 64.
@H(⌦) 1
= Sq̂(⌦)f̂ (⌦) (64)
@ e
Here, S is the sensitivity matrix as defined in eq. 65, where !i is the ith
natural frequency and ⇣i the corresponding damping ratio. As before, ⌦ is the
exciting frequency.
✓ ◆
1 T @Ee 2 @Me
Sij = 2 ⌦ je (65)
!i ⌦2 + i2⇣i !i ⌦ ie @ e @ e
In both cases the gradients of the stiffness and mass matrices can be calcu-
lated as in eq. 66. These calculations are principally performed in an enhanced
form in Nastran.
Z Z
@Ke T @Ee @Me @⇢e
= (DN) DNdV = NT NdV (66)
@ e Ve @ e @ e Ve @ e
AnnexeLN
3 Techniques d’identification modale (système) 72
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