Analyse Numerique
Analyse Numerique
Polycopié
Analyse numérique
Contenu de la matière :
-stable
2
M2 Physique des matériaux
[4]. Josef Stoer and Roland Bulirsch. Introduction to numerical analysis, volume 12. Springer Science &
Business Media, 2013.
[5]. Sylvie Benzoni-Gavage. Calcul différentiel et équations différentielles-2ème ed.: Cours et exercices
corrigés. Dunod, 2014.
[6]. Alfio Maria Quarteroni, Riccardo Sacco, and Fausto Saleri. Méthodes numériques: algorithmes, analyse et
applications. Springer Science & Business Media, 2008.
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M2 Physique des matériaux
Chapitre I:(révision)
Méthodes de résolution des systèmes d’équations algébriques
I-1 Introduction
Les méthodes algébriques nous permettent d’obtenir la solution de notre système d’équation de façon très
précise et surtout sans perdre de temps.
Il existe plusieurs stratégies qui permettent de résoudre un système de deux ou plusieurs équations du
premier degré à deux ou plusieurs variables.
I-2 La résolution algébrique d’un système d’équations linéaires du premier degré à deux variables
I-2-a La méthode de comparaison
On privilégie généralement la méthode de résolution d’un système d’équations par comparaison lorsque les
deux variables dépendantes ( y1 et y 2 ) sont déjà isolées. Autrement dit lorsque le système a la forme
suivante :
y1 a1 x b1
y2 a2 x b2
On posera directement : y1 y 2 . On obtient :
a1 x b1 a2 x b2
Exemple 1 :
y1 3x 5
y2 2 x 2
y1 y 2 3x 5 2 x 2
x7
Pour x 7 y1 y2 16
Résolution par Mathematica
La résolution par Mathematica basé presque 99% sur le « Help »
Exemple 2 :
Soit le système d’équations suivant :
3 1
y 8x 6 et y 2 x On remplace alors cette variable dans l’équation (2)
4 2
On obtient
3 1 5
(8x 6) 2 x x
4 2 8
4
M2 Physique des matériaux
5
Pour x y 1
8
15 y 6 x 30
15 y 9 x 6
0 y 15 x 24
8
x
5
8 34
Pour x y
5 25
Résolution par Mathématica
I-3 La résolution algébrique d’un système d’équations linéaires du premier degré à plusieurs
variables.
5
M2 Physique des matériaux
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M2 Physique des matériaux
1 1 0 0
1
2 1 0
2 59 59
Ax 2 1 1 det( Ax 2 ) x2
3 1 12 12
3 3
1 1 1
4
4 4 4
1 1 1 0
1 1
2 0
2 2 41 41
Ax 3 1 1 det( Ax 3 ) x3
3 1 12 12
3 3
1 1 1
4
4 4 4
1 1 0 1
1 1
1 2
2 2 7 7
Ax 4 1 1 1 det( Ax 4 ) x4
3 4 4
3 3 3
1 1 1
4
4 4 4
Résolution par Mathematica
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M2 Physique des matériaux
Chapitre II :
Méthodes de résolution des équations différentielles ordinaires(EDO)
II-1 Introduction
Ce chapitre traite de la résolution des équations différentielles ordinaires (EDO). Ces équations
différentielles ordinaires modélisent de nombreux phénomènes issus de la physique, de la chimie ou de la
biologie. Si toutes les dérivées sont prises par rapport à une seule variable, on parle d’EDO.
Une EDO est une équation exprimée sous la forme d’une relation
F ( y(t ), y (t ), y(t ),..., y ( p ) (t )) g (t )
Exemple 1(1er ordre): Résoudre l’équation différentielle y (t ) y(t )
dy(t ) dy(t )
Solution : y (t ) y (t ) y(t ) dt Ln( y(t )) t y(t ) C e t
dt y(t )
Est une solution de l’EDO.
Exemple 2(2ème ordre Loi de Hooke) : Quand on écarte de leur position d’équilibre certains systèmes
mécaniques, ils se mettent à vibrer(masse-ressort)
1 1
T my 2 , U k ( y l ) 2 mgy C te fr
2 2
k
y(t ) y (t ) 0 (*)
m
mg
k
Une solution particulière de l’EDO : y (t ) y0 cos( t)
m
k k k k
y (t ) y0 sin( t ) et y(t ) y0 cos( t )
m m m m
k k k k k
Ce qui donne : y(t ) y (t ) y0 cos( t ) y0 cos( t ) 0
m m m m m
Pour les applications :
k k
y A, B (t ) : t R A cos( t ) B sin( t) R
m m
II-2 Condition initiale
Une EDO admet généralement une infinité de solutions. Pour choisir, entre les différentes solutions, celle
qui décrit le problème physique, il faut considérer d’autres données qui dépendent de la nature du
problème, par exemple la valeur prise par la solution et/ou éventuellement ses dérivées en un ou plusieurs
points de l’intervalle d’intégration.
Exemple (loi de Hooke): Si l’on impose qu’à l’instant t=0 le ressort est tiré de 20 cm vers le bas puis
relâché avec une vitesse ascendante de 2 m/s, on a alors les conditions initiales y(0) 20 et y (0) 2 et
on peut vérifier qu’il n’existe qu’une seule solution de l’EDO (*) qui satisfait ces deux conditions. Il s’agit
1 k m k
de la fonction y : t R cos( t) 2 sin( t) R
5 m k m
II-3 Application par Mathematica :
8
M2 Physique des matériaux
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M2 Physique des matériaux
i 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
x0 x1 x2 x3 x4 x5 x6 x7 x8 x9 x10
xi
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
y0 y1 y2 y3 y4 y5 y6 y7 y8 y9 y10 y11
yi
1 1.1 1.21 1.33 1.47 1.63 1.81 2.03 2.28 2.57 2.91 3.20
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La position
La vitesse
v[i+1]=v[i] + δt * a[i]
11
M2 Physique des matériaux
Figure 1
On calcul la dérivée de y(x) au point xi(Cette méthode basée sur le principe de la méthode des trapèzes)
k1 f ( xi , yi )
h k
k 2 f ( xi , yi 1 )
2 2
h
yi 1 yi (k1 k 2 ) O(h 3 )
2
Exemple 02:
Trouver par la méthode de Runge-Kutta 2 les valeurs de la fonction défini par l’équation différentielle
y' x 2 y sur l’intervalle [0,1], avec la condition initiale y(0) = 1 et h=0.1.
y ' f ( xi , y i ) x 2 y
On a avec x 0,1 et h 0.1
y ( 0) 1
Solution :
i=0
k1 f ( x0 , y0 ) 0 2 1 1
h k 0.1 1
k 2 f ( x0 , y0 1 ) f ( ,1 ) f (0.05,1.5) (0.05) 2 1.5 1.5025
2 2 2 2
h 0.1
y1 y0 (k1 k 2 ) 1 (1 1.5025 ) 1.025125
2 2
On fait la même chose pour y2 , y3 ,....
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Figure 2
On rappelle que la méthode de Runge-Kutta d’ordre 4 (Au lieu d’utiliser la méthode des trapèzes,
on utilise la méthode de Simpson) consiste à calculer la suite y i d’approximations de la fonction y de la
façon suivante :
k1 h f ( xi , yi )
h k
k 2 h f ( xi , yi 1 )
2 2
h k
k 3 h f ( xi , yi 2 )
2 2
k 4 h f ( xi h, yi k3 )
k k k k
yi 1 yi 1 2 3 4
6 3 3 6
Exemple:
Trouver par la méthode de Runge-Kutta les valeurs de la fonction défini par l’équation différentielle
y' x 2 y sur l’intervalle [0,1], avec la condition initiale y(0) = 1 et h=0.1.
y ' f ( xi , y i ) x 2 y
On a avec x 0,1 et h 0.1
y(0) 1
i 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
x0 x1 x2 x3 x4 x5 x6 x7 x8 x9 x10
xi
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
yi y0 y1 y2 y3 y4 y5 y6 y7 y8 y9 y10
1 1.1055 1.2242 1.3596 1.5155 1.6962 1.9064 2.1513 2.4366 2.7688 3.1548
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0
Résolution par Mathematica :
u (0, x) u 0 ( x) x 0,1
u (t ,0) u (t ,1) 0 pour t 0, T
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M2 Physique des matériaux
III-6 Conclusion
Les équations des ondes et de la chaleur sont dites d’évolution car elles modélisent en général un
phénomène instationnaire, évoluant avec le temps t. L’équation de Poisson est stationnaire : elle modélise
en général un phénomène à l’équilibre dans l’espace Rd.
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M2 Physique des matériaux
IV-1 Introduction :
Toutes les méthodes numériques prévoient la discrétisation du domaine géométrique afin de passer d'un
problème continu à une infinité d'inconnues à un problème discret ne comptant qu'un nombre fini
d'inconnues. Dans ce chapitre on va étudier un exemple de problème en dimension 1.
IV-2 Différences finies en dimension un
Dans ce chapitre, on considère, le cas de conditions aux limites de Dirichlet (Problème de Poisson). Sur
l’intervalle [0, L], on a :
u"( x) f ( x) 0 x L
u (0) c0 et u ( L) cL (1)
Pour l’interprétation physique on utilise cette méthode dans :
Nous nous limiterons ici à l'exposé des techniques de différences finies. Ces techniques sont les techniques
de base de toutes les approches discrètes et on les retrouve, à des niveaux divers, dans toutes les familles de
méthodes. Dans le cas des différences finies en dimension un, on discrétise l'intervalle continu [a; b] en un
nombre fini de points xi.
IV-2-a Principe de la méthode :
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M2 Physique des matériaux
2ui ui 1 ui 1
u"( xi ) fi
h2
IV-2-b Equation de Poisson : application
Le schéma ci-dessous décrit le déplacement u(x) d'une corde de longueur L soumise à une densité de
charge f(x). Le déplacement aux deux extrémités est imposé avec les conditions de Dirichlet
y(0) = y(L) = 0 .
Dans cette méthode, on remplace les opérateurs de dérivation par des analogues discrets, les différences
divisées ou différences finies.
La méthode des différences finies consiste à approcher la solution exacte y(x) sur l'intervalle [0, L] aux N
+ 1 points. Pour simplifier les calculs, on divise l’intervalle en N=6 sous intervalle égaux :
Cela permet d'obtenir N -1 équations linéaires reliant les différentes valeurs de ui entre elles.
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M2 Physique des matériaux
u 0 2u1 u 2 h 2 f ( x1 )
u1 2u 2 u3 h f ( x2 )
2
u 2 2u3 u 4 h f ( x3 )
2
u 2u u h 2 f ( x )
3 4 5 4
u 4 2u5 u 6 h f ( x5 )
2
Notons que N -1 équations ne sont pas suffisantes pour déterminer les N + 1 inconnues du problème ; les 2
équations restantes sont obtenues en utilisant les conditions aux limites.
Conditions aux limites de Dirichlet : u(x) = cx avec x = 0; L;
La condition revient à spécifier directement la valeur d'une des inconnues du système (u0 ou uN), ce qui
donne une inconnue de moins par condition.
2u1 u 2 h 2 f ( x1 ) c0
u1 2u 2 u3 h f ( x2 )
2
u 2 2u3 u 4 h f ( x3 )
2
u 2u u h 2 f ( x )
3 4 5 4
u 4 2u5 h f ( x5 ) c L
2
2 1 0 0 0 u1 f ( x1 ) c0
1 2 1 0 0 2
u f ( x 2 )
0 1 2 1 0 u f ( x )
3 3
0 0 1 2 1 u 4 f ( x4 )
0 0 0 1 2 u f ( x ) c
5 5 L
Il ne reste alors plus qu'à résoudre ce système linéaire par des techniques standard
de factorisation (méthodes de Gauss, méthode de Choleski ou méthode de Cramer )
On utilise la méthode des différences finies, et on cherche les solutions approchées pour h = 1/4
Solution
Pour h=1/5, avec un intervalle de [0, 1], il faut diviser l’intervalle sur 5. Cela permet d'obtenir 4 équations
linéaires reliant les différentes valeurs de ui entre elles.
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M2 Physique des matériaux
u 0 2u1 u 2 h 2 f ( x1 )
u1 2u 2 u3 h 2 f ( x2 )
u 2 2u3 u 4 h 2 f ( x3 )
u 2u u h 2 f ( x4 )
3 4 5
avec u(0) = 0 et u(1) =0 on a :
2u1 u 2 h 2 f ( x1 ) 0 2u1 u 2 h 2 2 2 cos(2x1 )
u1 2u 2 u3 h f ( x2 ) u1 2u 2 u3 h 2 cos(2x2 )
2 2 2
u 2 2u3 u 4 h f ( x3 )
2
u 2 2u3 u 4 h 2 cos(2x3 )
2 2
u 2u h 2 f ( x ) 0 u 2u h 2 2 2 cos(2x )
3 4 4
3 4 4
A A1
0 1 2 1 h 2 2 2 cos(2x3 ) 1 2 1
h 2 2 2 cos(2x ) 0 1 2
0 0 1 2 41
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M2 Physique des matériaux
In[1] := A = {{2, -1, 0, 0}, {-1, 2, -1, 0}, {0, -1, 2, -1}, {0, 0, -1, 2}}
In[2]:= Det[A]
Out[2]= 5
In[3] := A1= {{-(1/8) \[Pi] Cos[2 \[Pi] x1], -1, 0, 0}, {-(1/8) \[Pi] Cos[2 \[Pi] x2], 2, -1, 0}, {-(1/8)
\[Pi] Cos[2 \[Pi] x3], -1, 2, -1}, {-(1/8) \[Pi] Cos[2 \[Pi] x4], 0, -1, 2}}
In[4]:= Det[A1]
Out[4]= -(1/2) \[Pi] Cos[2 \[Pi] x1] - 3/8 \[Pi] Cos[2 \[Pi] x2] -1/4 \[Pi] Cos[2 \[Pi] x3] - 1/8 \[Pi]
Cos[2 \[Pi] x4]
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M2 Physique des matériaux
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M2 Physique des matériaux
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M2 Physique des matériaux
1.4
1.2
1.0
0.8
yx 0.6
0.4
0.2
0.0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
x Exacte Noir , Dirichlet Rouge
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M2 Physique des matériaux
Chapitre V :
Valeur propre et vecteur propre d’une matrice
V-1 Introduction :
Nous nous intéressons à la détermination des valeurs propres (le spectre) et/ou des vecteurs propres
correspondants d'une matrice « A » de dimension « n ». Les « n » valeurs propres complexes ¸ sont les
racines du polynôme caractéristique de degré « n » :
Pn ( ) det(A I n )
X R N (ou C N ), X 0, AX X (*)
det(A I n ) 0
Si λ satisfait à une de ces propriétés, on dit que λ est valeur propre de A et tout vecteur satisfaisant à (*) est
appelé vecteur propre de A associé à la valeur propre λ.
V-2 Valeur propre d’une matrice
1 0 0
B b0 0 1
0 1 0
b 0 0
Det [ B ] 0 0 b 0
0 b
(b )(2 b 2 ) 0
b valeur propre double, et b
MatrixForm[B]
1 0 0
0 0 1
0 1 0
Eigenvalues[B]
{- b, b, b}
V-4Vecteurs propres
Pour b
x x b 0 0 x bx
B y b y 0 0 b y by
z z 0 b 0 z bz
bx bx
b,1 e1 toujours valable
bz by
by bz y z
b,2 y e2 z e3
b,2 b,2 1 1
2y2 1 y
yz 2
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M2 Physique des matériaux
1
b,2 ( e2 e3 )
2
Pour b
x x b 0 0 x bx
B y b y 0 0 b y by
z z 0 b 0 z bz
bx bx
x0
bz by
by bz y z
1
1 ( e2 e3 )
2
V-5 Code numérique
Eigenvectors[B]
{{0,-1,1},{0,1,1},{1,0,0}}
On fait la normalisation pour chaque vecteur, tel que e1 , e2 et e3 sont les vecteurs de base :
Norm[{1,0,0}]
1
b,1 e1
Norm[{0,1,1}]
2
1
b,2 ( e2 e3 )
2
Norm[{0,-1,1}]
2
1
1 ( e2 e3 )
2
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