Comprendre le Transistor Bipolaire
Comprendre le Transistor Bipolaire
18 mars 2013
Table des matières
1 Introduction 1
1
2 Structure et fonctionnement d’un transistor
But de ce chapitre :
1. Comprendre le fonctionnement d’un transistor.
2. Connaı̂tre le montage d’un transistor.
3. Apprendre les caractéristiques les plus importantes d’un transistor.
Mots clés :
Transistor NPN et PNP.
N P N
<1u
C E
N P
B P NPN−transistor B N PNP−transistor
N P
E C
2
Un transistor bipolaire consiste en une série de trois couches NPN ou PNP de
matériel dopé semiconducteur. Dans le transistor en silicium de nos jours, la série
NPN est la configuration la plus répandue. Le montage dont on parle possède
deux diodes branchées en série. La zone du milieu doit être très mince (env.
1 µm). La tableau ci-dessous donne une vue d’ensemble de ces composants.
Comparaison
Type de
Ordre des couches avec un circuit Symbole
transistor
à diodes
C
C C
N
Transistor NPN B P B B
N
E
E
E
E
E E
P
Transistor PNP B N B B
P
C C
3
Base
N depletion C
B layer
UCE B UCE
P
UBE N UBE E
4
très mince, les porteurs de charges (pour le transistor NPN, les électrons, pour le
transistor PNP les trous) provenant de l’émetteur peuvent pénétrer dans la zone de
diffusion (depletion layer) entre le collecteur et la base. Ceux-ci sont attirés par
le potentiel du collecteur et sont ainsi collectés. Il y a alors un courant collecteur.
Ce courant de collecteur dépasse même de beaucoup l’intensité du courant de
base, de sorte que la plupart des porteurs de charges passent par le collecteur et
non par la base. La relation entre le courant de collecteur et le courant de base
IC
IB est autour de 100 pour des transistors courants. Ce facteur est appelée facteur
d’amplification de courant.
C IC ~ 99%
N
depletion C
B layer
UCE B UCE
P
IB ~ 1%
electron
UBE N current UBE E
e−
IE = IB + IC
E
E
IE = IB+ IC
P h+ hole
UBE current UBE
E
B B UCE
N depletion UCE
layer IB ~ 1%
P C
IC ~ 99%
C
S’il n’y a pas de courant de base (IB ), il n’y a pas non plus de porteurs de charges
qui sont injectés de l’émetteur dans la base et alors il n’y a pas de courant de
collecteur (IC ). On a donc :
IC
IC = B · IB ⇔ B= IB (2.1)
IE = IC + IB = (B + 1) · IB
5
où B exprime le facteur d’amplification en courant continu.
On constatera également que :
• Dans un transistor, le courant ne peut s’écouler que dans une seule direc-
tion.
• Les courants de base, du collecteur et de l’émetteur ne peuvent varier qu’en
intensité.
UCB IC IE
UBE
IB UCE UCE
UBE IB
IE UCB IC
On a :
UCE = UCB + UBE
IC = B · IB (2.2)
IE = IC + IB
Convention :
A
B
Définition : La tension (ou potentiel) mesurée au point A par rapport au point B.
Les flèches de courant indiquent la direction du courant conventionnel (du pôle
positif au pôle négatif dans le circuit externe de la source).
6
maximum ICE,max , la perte de puissance maximale Ptot,max , et la tension maximale
collecteur-émetteur UCE,max .
Ces valeurs limites sont mentionnées dans les spécifications (Maximum Rat-
ings, Limiting Values) et ne doivent en aucun cas être dépassées. Les figures
ci-dessous montrent les limites pour le transistor BC 337 – ICE,max = 500mA,
Ptot,max = 650mW, et UCE,max = 45V.
Questions de répétition :
1. Comment fonctionne le transistor et quel détail est très important pour l’effet tran-
sistor ?
2. Quels sont les différente types de transistors qui existent ?
IC
3. Que signifie le rapport IB ?
7
3 Montages de base des transistors
But de ce chapitre :
• Connaı̂tre les montages de base possible avec un transistor.
Mots clé :
Montage émetteur commun, montage base commune, montage collecteur commune.
Io
Ui
Ii Ii
Uo Uo
Ui
Io
8
3.2 Le montage base commune
Dans ce montage, la base sert comme référence. La tension d’entrée (Ui ) se
situe entre l’émetteur et la base. Ce circuit est prédestiné pour des applications
hautes fréquences, parce que la base est connectée avec la masse et sert ainsi
comme blindage entre la sortie et l’entrée. Ceci évite une influence (capacitive)
du signal de sortie sur l’entrée.
Ii Io Ii Io
Ui Uo Ui Uo
Io
Ui
Ii
Uo Uo
Ii
Ui
Io
Uo
• Résistance de sortie Ro = Io .
9
Io
• Facteur d’amplification de courant VI = Ii .
Uo
• Facteur d’amplification de tension VU = Ui .
Questions de répétition :
1. À quoi sert le montage émetteur commun ?
10
4 Caractéristiques des transistors
But de ce chapitre :
• Comprendre le fonctionnement d’un transistor à l’aide de ses caractéristiques.
Mots clefs :
La résistance d’entrée, la résistance de sortie, le facteur d’amplification de courant continu
B, le facteur d’amplification petits signaux β, le facteur de réaction, les paramètres h.
Un transistor peut être décrit par les grandeurs IE , IC , IB , UCE , UBE , et UCB . La
description du transistor se fait à l’aide de ces six grandeurs dont la dépendance
est représentée graphiquement ci-dessous.
IB
UCE
UBE
11
Caractéristique d’entrée du transistor 2N2222 (IB = f (UBE )UCE =const ) :
uA -v1#branch
Ib [µ A]
300.0
uA -v1#branch
zoom
Ib [µ A]
120.0
250.0
115.0
110.0
200.0 105.0
semi−linear
100.0
Operating point
90.0
∆UBE
85.0
100.0
80.0
75.0
UCE =16V
654.0 656.0 658.0 660.0 662.0 664.0 666.0
Operating region
-0.0
0.0 100.0 200.0 300.0 400.0 500.0 600.0 700.0
∆UBE
rBE = (4.1)
∆IB
rBE est aussi appelée résistance d’entrée différentielle. Elle peut aussi être décrite
sous forme de paramètre h : elle se nomme h11 . Dans le zoom de la région d’ex-
ploitation (operating region) ci-dessus, nous voyons comment la caractéristique
12
d’entrée et la résistance différentielle sont dépendantes de la tension de collecteur
(UCE ).
IC
UCE
IB
35.0 IB =180 µA
26.0
IB =120 µA
IB =160 µA 25.0
30.0
IB =140 µA
24.0
25.0
IB =120 µA
IB =100 µA 23.0
20.0
IB=100 µA
IB =80 µA
22.0 ∆IC
IB =60 µA
15.0
21.0 ∆UCE
10.0 IB =40 µA
20.0
IB =20 µA IB =80 µA
5.0
19.0
0.0
18.0
4.0 4.2 4.4 4.6 4.8 5.0 5.2 5.4 5.6 5.8 6.0
Cut−off
i-sweep V
UCE [V]
-5.0
0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0 7.0 8.0 9.0 10.0
13
Le paramètre h22 est la valeur inverse de la résistance rCE avec les unités d’une
conductance, soit des Siemens [S].
1 ∆IC
h22 = = (4.3)
rCE ∆UCE
IC
IB
UCE
35.0
Operating point 30.0
semi−linear
30.0 28.0
UCE =16V
25.0 26.0
24.0
20.0
22.0
∆IC
15.0
20.0
10.0
18.0
∆IB
5.0
UCE =2V
16.0
80.0 85.0 90.0 95.0 100.0 105.0 110.0 115.0 120.0
v-sweep uV IB [µA]
0.0
0.0 50.0 100.0 150.0 200.0
i-sweep uV
IB [µA]
14
continu B,
IC
B= (4.4)
IB
ainsi que le facteur d’amplification de courant pour petits signaux β, aussi appelé
facteur d’amplification différentiel :
∆IC
β= (4.5)
∆IB
Dans le zoom de la caractéristique de transfert montrée ci-dessus, on peut voir
que le facteur d’amplification de courant continu dépend fortement de la tension
de collecteur UCE , à savoir :
21mA
BUCE =2V ≈ 100µA = 210
(4.6)
26mA
BUCE =16V ≈ 100µA = 260
UCE
IB UBE
15
La caractéristique de transfert inverse du 2N2222 (UBE = f (UCE )IB =const ) :
U
mV
BE [mV] Operating
v(2) point
800.0
IB =200 µA
750.0
IB =40 µA
700.0 IB =20 µA
650.0
∆UBE
∆UCE
600.0 zoom
550.0
0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0 7.0 8.0 9.0 10.0
16
Le graphique à quatre quadrants du 2N2222 ci-dessous permet d’avoir une
vision d’ensemble des quatre quadrants.
IC
II 40mA
I
I B =200µA
35mA I B =180µA
I B =160µA
30mA Operating point
I B =140µA
I B =120µA
25mA
I B =100µA
20mA
I B =80µA
15mA I B =60µA
10mA I B =40µA
∆I 5mA ∆I C
h 21 = β = C h 22 = 1 I=B =20µA
∆I B r CE ∆U CE
IB U CE
200µA 150µA 100µA 50µA 1V 2V 3V 4V 5V 6V 7V 8V 9V 10V
100mV
∆U BE ∆U BE
h 11 = r BE = h 12 = D =
∆I B ∆U CE
200mV
300mV
400mV
500mV
600mV
700mV
III 800mV IV
U BE
17
Questions de répétition :
1. Comment peut-on déterminer la résistance d’entrée d’un transistor ?
2. D’où peut-on tirer le facteur d’amplification en courant continu ?
3. Qu’est-ce qu’est le facteur d’amplification pour petits signaux ?
4. Qu’est-ce qu’est la conductance de sortie ?
5. Qu’est-ce qu’est le facteur de transfert inverse ?
18
5 Le transistor monté en amplificateur
But de ce chapitre :
• Apprendre ce qu’est le point d’exploitation d’un circuit amplificateur.
• Maı̂triser le choix du point d’exploitation.
• Apprendre comment on dimensionne un circuit d’amplificateur.
Mots clés :
Point d’exploitation, amplification de petits signaux, circuit d’amplification.
Le transistor bipolaire monté en amplificateur est un exemple classique d’un
montage émetteur commun (expliqué dans le chapitre 3.1). Pour qu’un transis-
tor puisse être utilisé comme élément d’amplification on doit définir un point
d’exploitation ou point de repos. Si l’on appliquait simplement une tension si-
nusoı̈dale symétrique autour du zéro sur la base du transistor, le signal de sortie
au collecteur serait fortement distordu. Pour éviter cette distorsion, le transis-
tor est polarisé. Celui-ci impose une condition de fonctionnement statique et se
compose d’un courant continu et d’une tension continue. La fixation de ce point
d’exploitation est nécessaire pour que le circuit puisse fonctionner comme un
amplificateur petits signaux.
V cc V cc
IB
Uout
R UR
Uin
IE IC
19
La tension de sortie (Uout ) est :
On en déduit que :
Uout − Vcc 1 Vcc
IC = − = − · Uout + (5.2)
R R R
C’est l’équation d’une droite dont la pente est de − R1 . Cette droite s’appelle la
droite de charge. La droit de charge décrit la tension de sortie Uout en fonction
du courant de collecteur IC etant donné la résistance de charge R. La tension de
sortie est égale à la tension collecteur-émetteur (UCE ) dans le cas d’un transistor
NPN et la tension émetteur-collecteur (UEC ) dans le cas d’un transistor PNP. Le
comportement IC = f (UCE ) d’un transistor est illustré dans les caractéristiques
de sortie du transistor. Pout cette raison, nous pouvons tracer la droite de charge
dans les caractéristiques de sortie (voir page suivante).
Si le transistor était idéal, la tension de sortie Uout couvrirait toute la gamme de
tension de la droite de charge (0V...Vcc ). En réalité, il y a seulement une gamme
limitée de tension dans laquelle le transistor projette une tension d’entrée sans
distorsion sur la droite de charge. Cette gamme de tension limitée est appelé la
zone d’exploitation (undistorted working area) de l’amplificateur. La zone d’ex-
ploitation est limitée par :
• Saturation. Pour “le bon fonctionnement” d’un transistor, la “junction
collecteur-base” doit être en état de blocage et la “jonction base-émetteur”
dans l’état conducteur. Ce n’est le cas que lorque la tension collecteur-
émetteur (Uout ) est assez grande (cela dépend de la construction du tran-
sistor). La plus petite tension collecteur-émetteur nécessaire pour assurer
un fonctionnement correct est appelée la tension de saturation (UCE,sat).
La tension de saturation est une fonction du courant de collecteur (IC ). Si
la tension de sortie se rapproche de la tension de saturation, la jonction
collecteur-base se met à conduire (elle n’est plus bloquée), et le courant
de collecteur (IC ) devient indépendant du courant de base (IB ), respective-
ment la tension de base (Uin ). Il en résulte une forte distorsion de la tension
d’entrée par rapport à la tension de sortie. Nous appelons cette situation une
surcharge d’amplificateur.
20
Les caractéristiques de sortie d’un BC548C contenant la droite de charge
(DC load line). Pour dessiner la droite de charge un circuit a été construit avec
Vcc = 4V et R = 8Ω.
I C [mA]
V cc
R
I C,max
Transistor
Saturation broken
I B =4,0mA
I B =3,5mA
I B =3,0mA
I B =2,5mA
P max
I B =2,0mA
I B =1,5mA
I B =1,0mA
DC load line
1 1
2 2
U out [V]
V cc
Undistorted working area Cut−off
IC
UR
8Ω
4V
IB
Uout
Uin BC548C
IE
21
• Etat bloqué (cut-off ). L’état bloqué est provoqué par le blocage de la jonc-
tion base-émetteur. Si la tension d’entrée (Uin ) est inférieure à la tension
minimale (Uf ) pour mettre la junction base-émetteur dans l’état de conduc-
tion, le courant à travers le transistor est nul et la tension de sortie (Uout ) est
à Vcc . Il en résulte une forte distorsion de la tension d’entrée par rapport à
la tension de sortie.
V cc
R
500
U CE =2,3V
I C,max
400
Transistor
Saturation broken
300
I B =4,0mA
I B =3,5mA
200 I B =3,0mA
I B =2,5mA
P max
I B =2,0mA
I B =1,5mA
I B =1,0mA
100
Operating point I B =0,5mA
DC load line
I B [mA]
25.0 1 1
30.0 20.0 15.0 10.0 5.0
4.0 mA 2 2
U out [V]
V cc
Undistorted working area Cut−off
22
Enfin, nous pouvons déterminer la tension d’entrée (Uin ) requise par le transfert
du point d’exploitation de la caractéristique de transfert dans la caractéristique
d’entrée du transistor (comme montré ci-dessous).
I C [mA]
600
V cc
R
500
U CE =2,3V
I C,max
400
Transistor
Saturation broken
300
I B =4,0mA
I B =3,5mA
200 I B =3,0mA
I B =2,5mA
P max
I B =2,0mA
I B =1,5mA
I B =1,0mA
100
DC load line
I B [mA]
25.0 1 1
30.0 20.0 15.0 10.0 5.0 0.0
2 2
U out [V]
V cc
Undistorted working area Cut−off
0.2
0.4
0.6
0.8
0.86V
U CE =2,3V
1.0
U in [V]
Pour le circuit donné, nous pouvons donc dériver les paramètres suivants pour le
point d’exploitation :
IC = 212, 5mA
Uout = UCE = 2, 3V
IB = 4, 0mA (5.4)
Uin = UBE = 0, 86V
B = IIBC = 212,5mA
4,0mA ≈ 53
23
5.2 Stabilisation du point d’exploitation à l’aide d’une
résistance de base
Nous avons maintenant déterminé les paramètres requis pour le point d’-
exploitation. Pour fixer celui-ci la base du transistor doit être correctement po-
larisée. Considérons maintenant le circuit suivant :
212.5mA 212.5mA
8Ω RB 4V−0.86V 8Ω
4V 4V
4mA 4mA
2.3V 2.3V
0.86V BC548C 0.86V BC548C
IE IE
La tension base-émetteur peut être réalisé en connectant une résistance (RB ) entre
la base et la source de tension (Vcc ). À cause du courant de base (IB ) une chute de
tension sur la résistance apparaı̂t. Pour réaliser la tension UBE requise pour fixer
le point d’exploitation, la valeur de la résistance peut être déterminée par :
24
courant IR2 qui passe par R2 soit relativement élevé (en général ≈100x fois le
courant de base). Ainsi le courant de base devient négligeable pour le calcul des
résistances.
212.5mA IB + IR 212.5mA
2
8Ω R1 4V−0.86V 8Ω
4V 4V
4mA 4mA
2.3V 2.3V
R2
0.86V BC548C BC548C
IE 0.86V IE
IR
2
Cette possibilité de régler le point d’exploitation n’est pas très robuste non plus.
La modification de la caractéristique d’entrée lors du changement de transistor ou
lors d’un changement de température change le point d’exploitation de manière
très conséquente.
25
La jonction base-émetteur d’un transistor possède un comportement semblable
à celui d’une diode. Si la température du cristal augmente, le courant de base
IB augmente également pour une tension base-émetteur UBE = Uin constante. Le
facteur d’amplification en courant continu B et le facteur d’amplification pour pe-
tits signaux β ne dépendent pas très fortement de la température. Ainsi, une aug-
mentation du courant de base IB dû à la température entraı̂ne également une aug-
mentation du courant collecteur IC . Le point d’exploitation s’est ainsi déplacé :
I C [mA]
600
500
o
80 C
o
60 C
o
40 C
I C,max
o
20 C
o
0 C 400
o
−20 C Transistor
broken
300
I B =4,0mA
I B =3,5mA
200 I B =3,0mA
P max
I B =2,5mA
I B =2,0mA
I B =1,5mA
I B =1,0mA
100
I B =0,5mA
I B [mA]
25.0
30.0 20.0 15.0 10.0 5.0 0.0 U out [V]
−20
Real operating point at T=353K
0.2 0
20
0.4
40
0.6
o
80 C
o 60
60 C
o
40 C
o
20 C
o
0 C
o
Operating point deplacement
−20 C 0.8 80 due to temperature influence
0.86V
100
U CE =2,3V
1.0 T[o C]
U in [V]
26
IB + IR 212.5mA
2
R1 8Ω
BC548C
4mA 4V
2.3V
IR
0.86V
2
IE
R2
RE
1Ω
Dû au fait que la résistance d’émetteur a été ajoutée, les valeurs des deux résistances
R1 et R2 doivent être recalculées. Rappel : pour le circuit donné, nous avons
déterminé les paramètres suivants pour le point d’exploitation à température am-
biante (T=20◦ C).
IC = 212, 5mA
Uout = 2, 3V
(5.9)
IB = 4, 0mA
UBE = 0, 86V
Pour réaliser ce point d’exploitation dans le nouveau circuit, nous avons besoin
des chutes de tension sur R1 et R2 suivantes :
UR2 = UBE + URE = 0, 86V + (IC + IB ) · RE ≈ 1, 08V
(5.10)
UR1 = Vcc − UR2 = 4V − 1, 08V = 2.92V
Par conséquence, nous trouvons pour R1 et R2 (étant donnée que IR2 = 100 · IB ) :
UR 1
(
2,92V
R1 ≈ 100·I = 400mA = 7, 3Ω
UR 2
B
1,08V (5.11)
R2 = 100·IB = 400mA = 2, 7Ω
L’influence de la résistance RE peut maintenant être expliqué comme suit : Par le
pont diviseur, realisé avec R1 et R2 , la chute de tension sur la résistance R2 est
fixé sur UR2 =1,08V, quelle que soit la température et presque indépendante de
courant de base IB (depuis IR2 = 100 · IB ). Par conséquence, nous trouvons pour
la tension base-émetteur :
UBE = UR2 − URE
= UR2 − IE · RE
(5.12)
= UR2 − (IC + IB ) · RE
= 1, 08V − (B + 1) · IB · RE
27
Comme montré si-dessus, le courant de base augmente quand la température aug-
mente. Comme conséquence, la chute de tension sur la résistance d’émetteur
s’élève. Dû au fait que la chute de tension sur R2 est constante, la tension base-
émetteur doit descendre. Ce changement de la tension base-émetteur diminue
le courant de base, et donc, agit contre l’effet de la température (un nouvel
équilibre est formé dans lequel il n’y a pratiquement pas d’influence sur le point
d’exploitation). La position du point d’exploitation dans la dépendance de la
témperature est montré ci-dessous. La caractéristique en rouge représente le cir-
cuit sans résistance d’émetteur, la caractéristique en bleu représente le même
circuit avec la résistance d’émetteur.
UCE [V]
T[ o C]
28
change “lentement”, et (2) la résistense d’émetteur ne réagit pas aux signaux
qui changent “rapidement”. Pour fournir cette fonctionalité, un condensateur est
connecté en parallèle à la résistance d’émetteur :
IB + IR 212.5mA
2
R1 8Ω
BC548C
4mA 4V
2.3V
IR
0.86V
2
IE
R2
RE
CE
1Ω
RC
R1
iin IB V cc
IR CE RE
2
Fonctionnement :
La tension d’éntrée (Uin (t)) se compose d’une tension continue (Uin , peut être
égale à 0V) et d’une tension alternative (ûin (t)) :
Uin (t) = Uin + ûin (t) (5.13)
Le condensateur d’entrée (le condensateur de couplage) Cin ainsi que les résistances
R1 et R2 forment un filtre passe-haut. En d’autres termes : Si la tension alternative
29
ûin (t)=0V, le condensateur se chargerait jusqu’à une chute de tension UR2 − Uin ,
après quoi rien ne se passerait. Ce chargement du condensateur de couplage se
presente comme un signal sonore “floc” dans des amplificateurs à bas prix. Si
la tension ûin (t)6=0V et qu’elle change assez vite, le condensateur n’a plus la
capacité de se charger et de se discharger, le condensateur ressemble á un court-
circuit pour une tension alternative.
Donc, le condensateur de couplage est seulement passant pour la partie alter-
native de la tension d’entrée Uin (t) et bloque la partie continue. Comme nous
l’avons déjà vu, la chute de la tension sur la résistance R2 est égal à la tension d’-
exploitation UR2 ,A . A cause de la tension d’entrée alternative, la chute de tension
sur la résistance R2 devient :
IC (t) = B · IB (t)
= B · (IB,A + γ · α · ûin (t))
(5.17)
= IC,A + B · γ · α · ûin (t)
= IC,A + ı̂C (t)
30
Et enfin il en résulte une variation de la tension de sortie :
ûout (t)
vu = (5.19)
ûin (t)
ı̂C (t)
vi = =β (5.20)
ı̂B (t)
Comme le facteur β n’est pas connu très précisément, il est difficile de déterminer
précisément le facteur d’amplification. Si on désire un facteur d’amplification
indice précis, le circuit d’amplification doit être conçu différemment (contre-
réaction), des précisions serait apportées par la suite.
31
Questions de répétition :
1. À quoi sert le point d’exploitation ?
2. Par où commence-t-on à choisir le point d’exploitation ?
32