LES CANDIDOSES
Pr. Hayet Sellami
Laboratoire de Parasitologie – mycologie
Faculté de Médecine – Sfax
INTRODUCTION
Les levures: champignons unicellulaires
Se reproduisent par bourgeonnement
Candida ++
Candida
Cryptococcus
Malassezia
Trichosporon
Saccharomyces; Rhodotorula
2
Règne : Fungi
Phylum : Ascomycota
Classe : Hemiascomycètes
Ordre : Saccharomycétales
Famille : Candidaceae
Genre : Candida (Berkhout, 1923)
Agent pathogène
Candida : levure 2- 6µm
non pigmentées
non capsulées
à bourgeonnement multilatéral productrices
(ex: C.albicans) ou non de filaments (ex: C.glabrata)
colonies blanches crémeuses en culture
4
Blastoconidie (2-4µm)
Pseudofilaments (500-600µm)
Hyphes
Figure 3. Représentation schématique des différentes
formes de C. albicans adapté de Arnaud et al. (Arnaud, et
al., 2009)
5
Atteintes superficielles
Atteintes profondes: graves
L’incidence des candidoses invasives:
Candida sp: 4ème cause des septicémies
10% des septicémies
Infection grave (mortalité 30 à 50 %)
6
Candida albicans : 60% des levures: commensale du
tube digestif et des voies génito-urinaires
7
C.glabrata
Même habitat naturel que C albicans
Problème: sensibilité diminuée au
Fluconazole
C parapsilosis:
Complexe d’espèces: C .parapsilosis stricto sensu; C.
metapsilosis; C. orthopsilosis
Flore commensale normale de la peau et
des phanères chez l’homme
Capacité d’adhérer aux plastiques et aux dispositifs
médicaux (cathéters…)
pathogène émergent dans les infections associées
aux soins
C tropicalis: saprophytes de la
nature (sol, eau, céréales)
Patients ayant une hémopathie
maligne
C krusei:
résistance naturelle au
Fluconazole
C dubliniensis: proche de C albicans
Autres levures:
-Levures commensales de la peau
- C. guilliermondii
-C. famata
-Espèces d'origine alimentaire
- C. kefyr (produits laitiers fermentes)
- C. krusei (jus de raisin)
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PHYSIOPATHOLOGIE
Candida : champignon opportuniste
aptitude à passer de l’état commensal à l’état pathogène sous
l’influence de facteurs favorisants
Mécanismes de Facteurs de
défense de virulence de
l’hôte Candida
Pathologie si déséquilibre
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Facteurs favorisants
Facteurs Facteurs
intrinsèques extrinsèques
Physiologiques
(Nné;âgé; Femme
Antibiothérapies
enceinte)
Locaux
Cathéter
(humidité, ...)
Terrain
Chirurgie
(diabète; Cancer….)
Hospitalisation
en réanimation
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FDR des candidoses invasives Principaux services à risque
Réanimation+++
Hématologie, Oncologie Pédiatrie,
Néonatalogie
Majeurs Mineurs
Colonisation (index) • Score de gravité élevé
antibiotiques antérieurs • Nutrition parentérale
• Diarrhée
Neutropénie
• Sondage urinaire
Immunodépression
• Ventilation mécanique
(HIV, Néo, Brûlés…)
• Corticothérapie
Abords vasculaires • Anti H2
Intervention chirurgicale • Séjour prolongé en réanimation
Insuffisance rénale • Age extrêmes
EGGIMANN, Lancet Infect Dis 2003
DUPONT H, Conf Actualisation, SFAR 2007
Facteurs de virulence
L’adhérence: adhésines
Enzymes lytiques sécrétées: SAPs (secreted
aspartyl proteinases); PLs (phospholipases)
Dimorphisme
Le biofilm
Le quorum sensing: phénomène de signalisation et
de communication entre les cellules
Physiopathologie des candidoses invasives
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Manifestations cliniques
Candidoses non invasives Candidoses profondes
Candidoses digestives
Evoquer diagnostic:
Candidoses génitales Fièvre inexpliqué chez
Candidoses urinaires un patient à risque
Candidoses cutanées et unguéales
Candidose cutanée congénitale
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Candidoses non invasives
1) Candidoses digestives:
1-1- Candidoses buccales:
- Muguet
- Perlèche
- Candidose atrophique
- Candidose pseudotumorale
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Muguet buccal
enduit crémeux blanchâtre
recouvrant la langue
Candidose buccale
Enduit crémeux blanchâtre
sur la face interne des joues
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Forme atrophique:
Glossite dépapillante diffuse
Prise d’ATB à large spectre ou association
Signes cliniques: plus marqués
Nombreuses érosions sur une intense
inflammation
vieillard:; HIV(+)
Muguet buccal chez un sidéen
L’importance des signes fonctionnels réduction des
apports liquides et solides dénutrition++
21
Perlèche à C. albicans : fissuration au
niveau des commissures labiales
22
1-2-Candidoses oesophagienne
Plaques blanc jaunâtre recouvrant une muqueuse
inflammatoire +/- ulcérée
SIDA++ ; CD4 < 100/mm3
23
2) Candidoses génitales
2-1- Candidose vulvo-vaginale (CVV):
- Récidive de CVV: 25%
- CVVR: candidose vulvovaginale récidivante: au moins 4
épisodes prouvés /an 5-10% des femmes
- N’est pas une infection sexuellement transmissible
Formes non Formes compliquées
compliquées (un des signes)
sporadiques récidivantes
C albicans C non albicans
Signes cliniques Signes cliniques
modérés sévères
Femme enceinte;
Pas de terrain sous
jacent diabète non contrôlé;
…..
25
2-2- Balanoposthite:
- Érythème intense de la muqueuse
- Parfois enduit blanchâtre
- Pas d’ulcération
26
3) Candidose urinaire
Distinction entre colonisation et infection: délicate
Facteurs de risque: diabète ++
Candidurie:
- infection ascendante qui peut se compliquer
de candidémie
- atteinte rénale par voie hématogène
Signe d’alarme :
Apparition de candidurie chez un sujet à risque ayant
un syndrome infectieux inexpliqué
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4) Candidoses cutanées et unguéales:
4-1- Intertrigo à Candida:
4-1-1 - Intertrigo des grands plis
4-1-2- Intertrigo des petits plis
4-2- Périonyxis et onyxis à Candida
4-3- Candidoses muco-cutané chronique
28
5) Candidose cutanée congénitale
Signes cutanés dès les premières
heures de la vie
Candidose vaginale de la mère en fin de
grossesse
Contamination anténatale: -contamination
transplacentaire
-passage filière génitale
Signes: naissance ou dans les 72
premières heures
Lésions maculo-papuleuses étendues
pustules desquamation diffuse
29
Dermatite invasive à Candida:
Prématuré: extrême petit poids de naissance
15 premiers jours de vie
Risque de dissémination sanguine
30
Manifestations cliniques
Candidoses superficielles Candidoses profondes
Candidoses digestives
Evoquer diagnostic:
Candidoses génitales
Fièvre inexpliqué chez
Candidoses urinaires
Candidoses cutanées et unguéales un patient à risque
Candidose cutanée congénitale
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Candidoses invasives
A évoquer le diagnostic:
Patient à risque
Diagnostic clinique: souvent difficile
-symptomatologie non spécifique
-Altération de l'état général
-Fièvre qui résiste aux antibiotiques à large spectre
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Candidoses invasives
Présence de métastases cutanées: maculo-papules
érythémateuses
Au fond d'œil: choriorétinite (nodules cotonneux,
blanc jaunâtre de la rétine)
D’autres localisations de candidoses disséminées, plus rares:
cardiaques (endocardites avec végétations,
visibles à l’échographie)
Osseuses: spondylodiscites
neurologiques
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Candidoses hépatosplénique ou
candidose chronique disséminée:
Patient neutropénique
HSMG
Echo et TDM: microabcés: foie, rate; parfois reins
(sortie de la neutropénie)
Biopsie du foie: examen direct: positif
34
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
Candidoses profondes
Candidoses superficielles
35
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
Candidoses profondes
Candidoses superficielles
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Prélèvements profonds
Diagnostic de certitude: site stérile; biopsies
Coloration : May Grünwald Giemsa (MGG); Gomori-Grocott
Acide Périodique de Schiff (PAS); fluorescence
Biopsies: rarement réalisées (gestes invasifs)
Hémocultures
« Gold standard »
1 seule hémoculture positive affirme le
diagnostic de candidémie
Sensibilité ≈ 50%
Sensibilité dépend: - système utilisé
- espèce
- Milieux: aérobie; anaérobie
Mycosis
Hémocultures
8- 10 ml sang
Milieu Automates
sabouraud bactec….
Prélèvements/volume
European Fungal Infection Study Group (EFISG)
European Society of Clinical Microbiology and Infectious
Diseases (ESCMID)
Age Adultes < 2kg 2-12 kg 12-36
kg
Volume 40-60ml 2-4 ml 6 ml 20 ml
(10ml
/flacon)
Prélèvements tous les jours si une candidémie est
suspectée
Incubation: au moins 5 jours (2 semaines)
Clin Microbiol Inf ,2012;IB(7), 9-18
Intérêt des milieux Mycologiques:
Co-infection bactérienne
(bactéries: Inhibition de la croissance
des levures)
sensibilité de détection:
C. glabrata (100% vs 58,1%)
Cryptococcus neoformans
Saccharomyces cerevisiae
Nawrot U EUR J Clin Microbiol 2015,;34: 161 - 167
Patients suspects
de candidose
invasive
Difficultés de faible sensibilité
pratiquer des des hémocultures
procédures
invasives
Patients suspects de
candidose invasive
Difficultés de
pratiquer des
procédures invasives;
faible sensibilité des
HMC
Scores Ac sériques β-1-3-D
PCR
prédictifs Ag circulants glucan
Scores prédictifs
Index de colonisation:
La contamination est endogène
La souche colonisante est la souche infectante
Calcul de l ’index de colonisation: INDEX DE PITTET
(n de prélèvements positifs / n de prélèvements réalisés)
Décision de traiter ou pas: (IC≥ 0.5 )
VPP: 66%; VPN: 100%
Candidurie supérieure ou égale à 10 4 UFC/ml ?
Candida score
Nutrition parentérale 1
Chirurgie 1
Colonisation à Candida spp 1
Sepsis sévère 2
SCORE > 2,5 risque de candidose invasive
Se: 81 %
Sp: 74%
VPN: 98%
Leon C et al, Crit Care Med 2009; 37(5): 1624-33
Patients suspects de
candidose invasive
Difficultés de
pratiquer des
procédures invasives;
faible sensibilité des
HMC
Scores Ac sériques β-1-3-D
PCR
prédictifs Ag circulants glucan
Recherche d’Ac et d’Ag
Ac
Faux positifs:
Faux négatifs:
colonisation?
Immunodéprimés
infection?
Mannanes: Ag majeurs de la paroi de Candida
3 tests commercialisés:
1. Test Pastorex Candida Biorad
2. Platelia Candida Ag (Bio - Rad)
3. Test Serion ELISA Ag Candida (Virion/Serion)
49
Se: 59% Platelia
Sp: 83% Ac
Se: 80%
Sp: 93%
Se: 58% Platelia
Ag
Sp: 93%
Sensibilité selon les espèces
Ag Ac Ag/Ac
C .albicans 62 67 100
C. glabrata 58 83 83
C. tropicalis 70 60 80
C. parapsilosis 30 10 40
C.krusei 25 38 50
Patients suspects de
candidose invasive
Difficultés de
pratiquer des
procédures invasives;
faible sensibilité des
HMC
Scores Ac sériques β-1-3-D
PCR
prédictifs Ag circulants glucan
Recherche de (1-3)-β- D glucanes
β D glucan(+) Pas de β D glucan
Candida Cryptococcus ( faiblement)
Aspergillus Zygomycètes
Pneumocystis
Saccharomyces
Acremonium
Fusarium
Trichosporon
Détection de β D glucan : tests commercialisés
Fungitec β glucan B-G - Fungitell
test test Star
walko
Développé Japon Japon Japon USA
Approuvé 1995 1995 2001 2004
Valeur du 20 11 11 60 - 80
cut off
(pg/ml)
Plusieurs études et métanalyses:
Sensibilité: 76% (seuil 80pg/ml)
Spécificité: 85%
Positif: en moyenne 10 jours avant les
hémocultures
Ig IV
Albumine
Traitement
ATB:
chimiothérapi
es
Matéri Infections
el de
Faux bactérienne
soins positifs s
Bacilles G(-)
Hémodialyse Streptocoqu
Compresses es
Nature
tubes
patient Altérations
muqueuses
Sérum hémolysé ou
hyperlipémique
Recherche : incluse dans les critères de
l’EORTC (European organisation for
research and treatment of cancer) IFI
Recommandations: 2x/semaine
Valeur prédictive négative +++
Critère d’exclusion
Patients suspects de
candidose invasive
Difficultés de
pratiquer des
procédures invasives;
faible sensibilité des
HMC
Scores Ac sériques β-1-3-D
PCR
prédictifs Ag circulants glucan
PCR
Méta-analyse :
54 études (4694 patients: 963 avaient CI prouvée,
probable ou possible)
Sensibilité: 95 %
Spécificité > 90% (92%)
En étudiant les patients cliniquement suspect (probable
ou possible) de candidose invasive:
taux de positivité:
PCR: 78 – 91%
HMC: 29 – 46 % Avni T. JCM, 2011: 665-670
Prélèvements répétés
qPCR
Sensibilité : sérums > sang total
QIAamp kit: extraction ADN
Cible: Panfongique rRNA AI (hémato)
HMC (+)
ou isolement d’un
prélèvement profond
Communiquer au
clinicien
Etude de la
identification sensibilité aux
antifongiques
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
Candidoses profondes
Candidoses superficielles
63
A- Diagnostic mycologique
Prélèvement
Examen
Culture direct Identification
64
1- Prélèvements
Avant Stérile;
traitement acheminement
antifongique rapide
2 fragments
Prélèvements des expectorations et LBA:
désinfection de la cavité buccale
expectorations induites
LBA (flacon stérile)
Lésions superficielles: curette; vaccinostyle; pinces
Lésions des muqueuses : écouvillons
Prélèvement par écouvillonnage
lors d’un muguet buccal
(patients HIV ++++)
Prélèvements périphériques au niveau de plusieurs
sites: bouche, expectoration, selles, urines…
Calcul de l’index de colonisation de Pittet
2- Examen direct:
Présence ou non
d’éléments fongiques
(? Filamentation)
Examen direct :
primordial
Culture (-)
Seul argument
68
2-1-Prélèvements superficiels:
-Etat frais: liquide non coloré (eau distillée, sérum
physiologique stérile)
Colorant: lugol à 2%; bleu de toluidine; bleu au
lactophénol; noir chlorazol; rouge congo (Mycet Color sr2b)
-Squames et ongles:
Éclaircissement dans la potasse (KOH 30%), ou
chloralactophénol
69
Agents clarifiants:
-Blanc de calcofluor(sigma)
-Blankophor (Bayer) à 0,1%
-MycetFluo (sr2b)
Microscope avec lampe fluorescente(filtre bleu 400-440nm)
70
3- Culture
Ensemencement (tubes, boites): sous hotte à flux
laminaire
Milieux de Sabouraud
Milieux chromogènes
Incubation (25°C et/ou 37°C); 24 à 48 heures
71
3-1-Ensemencement
Prélèvements • Produit mucolytique
épais Digest-EUR (Eurobio)
Urines • Calibration de l’inoculum
72
Interprétation
Site normalement
stérile infection
(LCR; biopsies…;)
73
Interprétation:
Espèce isolé
Intensité de la colonisation
(culture pure/abondante)
Isolement même espèce
Site normalement (++reprises)
colonisé
Examen direct positif
TTT antérieur; terrain
74
levures bourgeonnantes levures bourgeonnantes
Bastospores et FM Examen direct (blastospores )
(myc ou pseudomyc) Pas de FM
Pas Arthrospores Pas de capsule Capsule:
d’arthrospores Genre C glabrata? C neoformans
Candida Trichosporon
sauf C glabrata
Culture
75
3-2-Milieux de culture
3-2-1- milieux standards
Croissance levures < bactéries
Sabouraud +chloramphénicol / gentamycine
+/- cycloheximide (actidione)
Actidione: peut inhiber la pousse de C.glabrata; C parapsilosis;
C tropicalis; C famata….
Incubation: 25 – 35°C
Durée adapté au type de prélèvement
24-72h
3-2-2- milieux chromogènes
La coloration est basée sur la mise en évidence
d’une activité enzymatique
de type hexosaminidase (N-acétyl-α-D-
galactosaminidase)
4- Identification
Examen macroscopique des colonies
Examen microscopique
Test de filamentation ou test de blastèse
Test de chlamydosporulation sur milieux spéciaux
Galeries d’identification
78
Etude de la sensibilité aux antifongiques
Indications
Infections
ID ou risque
Prélèvement superficielles:
de R
profond récidive ou
(prophylaxie)
échec
Technique Principe Avantages Inconvénients
CLSI / EUCAST Microdilution Méthode de Non
liquide Référence commercialisée
Lourd, CQ ++
CLSI Diffusion en Méthode de lourd
gélose (disques) Référence
Sensititre Microdilution Standardisée Kit
Yeast one liquide Commercialisée
colorimétrique
Etest Diffusion en Commercialisée Coût
gélose Simple, Validée
VITEK2® Microdilution automatisé Levure +
semi liquide standardisé Filamenteux -
(carte AST-YS06) rapide
Autres Variable Certaines Non validées
commercialisées
Standardisation des techniques : Candida spp.
CLSI - 2002 EUCAST - 2008
Format Macrodilution Microdilution
Microdilution
Milieu RPMI-MOPS pH 7.0 RPMI-MOPS + 2%
glucose, pH 7.0
Préparation inoculum Spectro Spectro
Taille inoculum 0.5 - 2.5 x 103 UFC/ml 0.4 – 5 x 105 UFC/ml
Incubation 35°C 35°C
48h 24h
Lecture Visuelle Spectrophotométrique
Détermination des CMI : % Azolés et 5FC : 50% Azolés, 5FC, candines :
inhibition 50%
AmB : 100% AmB : 90%
C.glabrata:
Fluconazole:
S: ≤8
SDD: 32- 64
R: ≥64
Actuellement:
SDD : ≤ 32
R : ≥64
83
Résistances
Naturelle: Acquise:
caractère caractère de
d’espèce souche
Primaire secondaire
Mutations;
modificati
C.krusei: Fluconazole on de cible
Cryptococcus: Caspofungine
C.glabrata: SDD Fluconazole
C.parapsilosis: SDD: Caspofungine
Echec ttt: absence de réponse clinique à un TTT ATF
Hôte
Echec
Thérapeutique
ATF Candida