Lycée : raisonnement, logique, notations
Equipe académique Mathématiques
Bordeaux, novembre 2002
« La démonstration est constitutive de l’activité mathématique et les élèves doivent en prendre
conscience. Faire en sorte que les élèves puissent concevoir des démonstrations dans leur
globalité, puis en détailler les différentes étapes a toujours été et reste un objectif essentiel de
tout enseignement des mathématiques en France ».
(Programme et document d’accompagnement de première S)
Classe de seconde
Source : document d’accompagnement du programme de mathématiques de la classe de
seconde (Orientations générales / § 6. Rédaction, logique, notations - pages 4 et 5 de la
brochure)
[…]
En classe de seconde, les problèmes de logique mathématique concernent essentiellement
l'implication et l'équivalence, la manipulation du contre-exemple, le "ou" et le "et". Il ne s'agit
pas bien sûr de faire des cours de logique formelle, mais on n'hésitera pas à aborder les
problèmes de logique lorsqu'ils se présentent, notamment lors du travail écrit. On n'oubliera
pas qu'au collège, seule l'implication est utilisée : toute équivalence logique y est formulée en
deux énoncés séparés en termes de "si … alors …" ; en seconde, on abordera le "si et
seulement si". On pourra utiliser les symboles , mais avec prudence et modération.
Les symboles seront employés à bon escient et sans excès.
Les quantificateurs ne sont pas au programme de la seconde ; on soulignera
cependant l'universalité de la plupart des énoncés mathématiques ; à propos d'une propriété
portant sur un ensemble E, on insistera sur le fait que la seule exhibition d'un contre exemple
suffit à démontrer qu'elle est fausse et que si E est un ensemble infini, aucune liste finie de cas
où elle est vraie n'en constitue une démonstration. La notation sera introduite à l'occasion
de travaux sur la moyenne en statistique, sans pour autant l'utiliser systématiquement.
Classe de première de la série scientifique
Source : document d’accompagnement des programmes de mathématiques - la classe de
première des séries générales (À propos de la démonstration- page 50 de la brochure)
[…]
Une place particulière est réservée en mathématiques au langage symbolique : on en évitera
tout excès ; mieux vaut privilégier le langage français usuel. L’abus d’expressions
symboliques amène certains élèves à confondre symboles mathématiques et système
d’abréviations, voire - cas extrême - à croire que c’est faire des mathématiques que d’habiller
un texte de symboles ou de termes spécifiques.
[…]
Source : document d’accompagnement des programmes de mathématiques la classe terminale
de la série scientifique (Enseigner les mathématiques - construire un corpus / Démontrer -
page 27 de la brochure)
[…]
La déduction usuelle (par implication ou équivalence) et la manipulation du contre-exemple
ont été travaillées en seconde ; des problèmes bien choisis permettront d’aborder en première
le raisonnement par contraposition, par l’absurde ou par disjonction des cas ; […]
Classe terminale de la série scientifique
Source : document d’accompagnement des programmes de mathématiques la classe terminale
de la série scientifique(Enseigner les mathématiques - construire un corpus / Démontrer)
page 27 de la brochure
[…]
le raisonnement par récurrence relève de la classe terminale.
pages 28 et 29 de la brochure
[…]
Certains élèves peuvent avoir besoin de clarifier divers niveaux de langage ou d’écriture
utilisés en mathématiques. On peut, pour ceux-là, s’inspirer de la classification faite en
français, où l’on distingue les niveaux suivants : soutenu (vocabulaire et syntaxe recherchés,
précis), courant (vocabulaire usuel et correct), familier (langue peu surveillée qui présente des
écarts avec le vocabulaire et la syntaxe corrects) et relâché (langue très libre et souvent
incorrecte) (voir Méthodes et pratiques du français au lycée, Magnard, 2000). En
mathématiques, le langage pourra être familier voire relâché au brouillon ou lors de certaines
prises de notes ; il sera soutenu lors de l’écriture des théorèmes et des phases essentielles de
résolution ; il pourra être courant dans tous les autres cas.
L’utilisation de symboles mathématiques ( ) est indispensable mais
doit rester modérée. Une place à part est néanmoins à faire aux connecteurs logiques (
) : leur utilisation ne doit pas prendre la place de liens de langage tels que d’où,
donc, on en déduit que, il s’ensuit que… ; toute rédaction doit comporter une part de phrases
en langue française. Quant aux quantificateurs « pour tout…» et « il existe…», présents en
permanence dans la plupart des propositions mathématiques, ils pourront être abrégés (en
particulier au brouillon) à l’aide des symboles que l’on pourra introduire au fur et à
mesure de l’année.
[…]
Quelques situations d’utilisation des différents raisonnements