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Modélisation d'une cellule photovoltaïque organique

Ce mémoire de fin d'étude présente une modélisation et simulation d'une cellule photovoltaïque organique inversée dans le cadre d'un Master en physique énergétique. Il se compose de trois chapitres abordant les généralités sur l'énergie photovoltaïque organique, la caractérisation des cellules photovoltaïques, et la simulation des résultats obtenus. L'étude met en avant l'importance croissante des énergies renouvelables face à la demande énergétique mondiale et aux enjeux environnementaux.

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Modélisation d'une cellule photovoltaïque organique

Ce mémoire de fin d'étude présente une modélisation et simulation d'une cellule photovoltaïque organique inversée dans le cadre d'un Master en physique énergétique. Il se compose de trois chapitres abordant les généralités sur l'énergie photovoltaïque organique, la caractérisation des cellules photovoltaïques, et la simulation des résultats obtenus. L'étude met en avant l'importance croissante des énergies renouvelables face à la demande énergétique mondiale et aux enjeux environnementaux.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


UNIVERSITE AHMED DRAIA ADRAR
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DES SCIENCES TECHNOLOGIES

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME

DE MASTER EN PHYSIQUE ENERGETIQUE

Modélisation et simulation d'une cellule


photovoltaïque organique inversée

Soutenu le Mai / 2017 /

Présenté par :

 AZIZ Halima
 SADDEK Somia

Encadré par : Mr. GHAITAOUI Touhami

Président : Pr. BENATIALLAH Ali

Examinateurs : Mr. HARROUZ Abdelkader

2016- 2017
Dédicace

Je dédie ce travail :

A ma mère

A mon père

A mes frères et mes sœurs

A toute ma famille

A touts mes amis


Remerciements

Ce travail de master a été préparé et réalisé au Département des sciences technologies


de l‟Université Ahmed Draya Adrar en collaboration avec L'Unité de Recherche en Energies
Renouvelables en Milieu Saharien (URER.MS) Adrar.

La Pluridisciplinarité du sujet de ce travail de recherche m‟a permis de rencontrer des


personnes possédant de grandes qualités scientifiques et humaines. Je tiens notamment à
exprimer toute ma reconnaissance à Mr. GHAITAOUI Touhami, de l‟Unité de Recherche en
Energies Renouvelables en Milieu Saharien Adrar, d‟avoir encadré ce travail et m‟avoir initié
à la recherche scientifique, Egalement pour l‟aide constante et bienveillante qu‟il m‟a
apportée, pour la confiance et l‟autonomie d‟action qu‟il m‟a accordée. Je lui souhaite une
joyeuse vie scientifique !!!. Merci encore Beaucoup Mr. GHAITAOUI Touhami.

Que Les Messieurs Le Professeur BENATIALLAH Ali, le Professeur HARROUZ


Abdelkader respectivement sachent que je suis honoré qu‟ils aient accepté d‟être examinateurs
de ce travail de master. Je les remercie pour l‟intérêt qu‟ils ont porté à ce travail ainsi que pour
leurs remarques et commentaires qui ont contribué à l‟amélioration de ce manuscrit.

Je souhaite maintenant remercier mes collègues amis et frères d‟Université Ahmed


draya Adrar.

Un grande merci à mes amis à qui je souhaite beaucoup de réussite, à N. Aghiat .


Un énorme merci à toute ma famille qui m‟a soutenu, motivé tout au long de mes études
et en particulier à ma mère, ma mère, ma mère et mon père pour avoir permis que devienne
celui que je suis aujourd‟hui et aussi à mes frères.
Sommaire
INRODUCTION GENERAL 1
Chapitre I
Généralités sur l'énergie photovoltaïque organique
I.1. Introduction 4
I.2. Contexte énergétique mondial 4
I.3. Le gisement solaire 5
I.4. Etat de l‟art et filières du photovoltaïque 6
1.4.1. La 1ère génération 7
1.4.2. La 2ème génération 8
1.4.3. La 3ème génération. 9
I .5. Notions de base sur le photovoltaïque 10
I.5.1. La jonction p-n : « cas de l‟inorganique » 10
I. 5.2. Les semi-conducteurs organiques 12
I. 5.2.1. Les systèmes conjugués 12
I.5.2.2. Les polymères π-conjugués . 13
I.5.2.3. Les petites molécules 14
I.6.Avantages et inconvénients des cellules solaires organiques 15
I.6.1.Avantages 15
I.6.2.Inconvénients 16
I.7.Conclusion 17

Chapitre II
Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques
II.1.Introduction 19
II.2. Principe de fonctionnement des cellules photovoltaïques organiques 19
II.2.1. Absorption des photons – création des excitons 19
II.2.2. Diffusion des excitons 20
II.2.3. Dissociation des excitons 21
II.2.4. Transport des charges jusqu‟aux électrodes 21
II.2.5.Collecte des porteurs de charge 22

II.3.Caractéristique courant-tension et paramètres des cellules solaires organiques24


II.3.1.Caractéristique courant-tension I (V) 24
II.3.2.Courant de court-circuit Icc 24
II.3.3.Tension à circuit ouvert Vco 24
II.3.4. Facteur de forme FF 25
II.3.5. Rendement quantique externe EQE 25
II.3.6.Rendement de conversion en puissance η 26
II.3.7. Schéma équivalent d‟une cellule photovoltaïque organique 26
II.4 Modèles d‟une cellule solaire 26
II.4.1. Modèle à une diode (simple exponentielle) 27
II.4.2 .Modèle à deux diodes (double exponentielle) 27
II.4.3. Modèle à trois diodes 28
II.5.Différentes structures des cellules photovoltaïques organiques 28
II.5.1.structure monocouche 28
II.5.2.structure bicouche 29
II.5.3.structure p-i-n 31
II.5.4.Structure inverse 31
II.5.5.structure des cellules tandem 33
II.6.Conclusion 34
Chapitre III
Simulation et discussion des résultats
III.1.Introduction 36
III.2.Résultats de la simulation et validation du modèle 37
III.2.1. Modèle de Simulation 37
III.2.2.L'obtention des courbes I-V et P-V en STC par le modèle de Simulink 38
III.3. Les influences des déférents paramètres sur une cellule photovoltaïque organique 40
III.3.1. Influence de l‟irradiation 40
III.3.2. Influence de la température 42
III.3.3. Influence de facteur d'idéalité (N) 44
III-3-4- Influence de résistance RS 44
III.4. CONCLUSION 45

CONCLUSION GENERALE
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Introduction générale

Depuis de nombreuses années l'Humanité fait face à une demande en énergie de plus en
plus croissante. Cette croissance, qui n'est que la conséquence directe de la croissance
démographique mondiale et la mutation progressive des nombreuses économies primaires
(basées sur l'agriculture) vers des économies secondaires (basées sur la production) dans les
pays en voie de développement, entraîne une raréfaction des ressources naturelles utilisées
pour répondre à ce besoin en énergie. Une très grande partie de ces ressources sont aujourd'hui
fossiles : pétrole, charbon, gaz naturel. Bien que diversifiées et très abondantes, ces ressources
ne sont pas inépuisables et l'exploitation qui en est aujourd'hui faite ne pourra durer plus d'un
siècle. Mais la sûreté énergétique à long terme des pays du monde n'est pas le seul péril que
fait encourir le recours aux énergies fossiles. Leur utilisation génère considérablement de
dioxyde de carbone, gaz en partie responsable de l'effet de serre. Cet effet de serre met en péril
de nombreuses populations de part le monde et la stabilité géopolitique même de certaines
régions du globe pourrait être mise à mal par des phénomènes climatiques majeurs.

Pour répondre à ces préoccupations, de plus en plus d'états mettent en place des
politiques incitant à l'économie de l'énergie, mais aussi à la production d'énergie grâce à
d'autres moyens souvent qualifiés de « propres » en référence au fait qu'il ne génère pas de
dioxyde de carbone. Ces moyens de production sont principalement issus des énergies
renouvelables, c'est-à-dire dont les ressources sont inépuisables par nature. Parmi celles-ci on
peut citer l'énergie éolienne (issue du vent), marémotrice (issue du ressac, des vagues et des
mouvements des marées) ou encore l'énergie « solaire ». Ce dernier terme recouvre en réalité
de nombreuses technologies, parmi lesquelles l'énergie photovoltaïque. Il s'agit ici de
transformer directement la lumière du soleil en électricité, sans intermédiaire, directement
grâce à un matériau semi-conducteur.

L'énergie photovoltaïque a connu un développement formidable en l'espace de 50 ans.


La recherche spatiale a permis de financer les recherches initiales. La compréhension des
phénomènes physiques qui a découlée de ces recherches a permis à de nombreux matériaux
d'être développés avec succès par la suite, et petit à petit, avec la baisse du coût des matières
utilisées et une meilleure maîtrise de la technologie, les panneaux photovoltaïques ont quitté
l'espace pour être utilisés sur la Terre. Les politiques d'incitation gouvernementales ont
permit l'essor de cette filière arrivée à maturité qui connaît depuis maintenant 20 ans des taux
de croissance à deux chiffres.

Les matériaux utilisés dans un premier temps par ces cellules photovoltaïques étaient
essentiellement inorganiques : aujourd'hui encore le matériau le plus couramment utilisé reste

1
Introduction générale

le silicium, malgré la concurrence toujours plus rude des tellurures de cadmium, des
chalcogénures et autres Arséniure de Gallium.

Cependant dès le début des années 80, un nouveau type de matériau voit le jour : l'effet
photovoltaïque peut en effet être obtenu à partir de molécules organiques. Ces nouveaux
matériaux portent de grands espoirs : ils sont peu onéreux à fabriquer en grande quantité et
ouvrent la voie à des volumes de production bien plus importants que leurs cousins
inorganiques.

Dans ce travail, nous nous sommes intéressés par d'une cellule photovoltaïque
organique inversée, La rédaction de notre mémoire se compose de trois chapitres.

Au premier chapitre, on fait une description générale sur le gisement solaire et la production
de l'énergie par le photovoltaïque et les avantages et les inconvénients de cette technologie.

Le deuxième chapitre a été consacré aux différentes structures et modèles des cellules
photovoltaïques organiques, leur principe de fonctionnement, après on va présenter les
caractéristiques courant – tension des cellules solaires organiques d'une manière générale.

Le chapitre trois est consacré à la simulation et caractérisation de cellule photovoltaïque


organique inversée à la structure L'oxyde d'indium-étain (ITO) / ZnO / poly [N-90-
heptadécanyl-2,7-carbazole-alt-5,5-(40,70-di-2-thiényl-20,10,30-benzothiadiazole)]
(PCDTBT)/Al .Sous l'environnement Matlab pour déterminer les différents paramètres
influent sur le fonctionnement de cette cellule, En fin, on termine par une discussion des
résultats.

2
CHAPITRE I
Généralités sur
l'énergie photovoltaïque
organique
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

.1.Introduction

Généralement, les semi-conducteurs inorganiques ont besoin des opérations à hautes


températures dans leurs productions, qui sont très couteuses, et difficiles à produire.
Les recherches scientifiques ont pu de découvrir des nouveaux matériaux et Semi-conducteurs
organiques. Le développement de cellules solaires à base de ces matériaux organiques ou de
polymères est motivé par les avantages que présentent ces matériaux : Faible coût, matière
première illimitée, facilité de mise en œuvre, technologies basse température, grandes
surfaces, dispositifs souples. Donc Ce chapitre présente les concepts dont la connaissance est
nécessaire à la compréhension du fonctionnement des semi-conducteurs organiques. Tout
d'abord, nous décrirons le rayonnement solaire, Etat de l‟art et filières du photovoltaïque Nous
montrerons ensuite ce qu'est un semi-conducteur organique en insistant sur les propriétés qui
sont importantes dans le processus de conversion photovoltaïque.

I.2. Contexte énergétique mondial


Le scénario de référence de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) prévoit que les
besoins mondiaux en énergie primaire vont augmenter de 55 % entre 2005 et 2030, ceci dû
notamment à une croissance exponentielle des pays émergents [1] Face à cette demande
toujours croissante et à l'épuisement des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), qui restent
néanmoins actuellement les sources primaires majoritaires de production d'électricité dans le
monde (60%) le recours aux énergies alternatives est devenu une priorité. Après les crises
pétrolières dans les années 1970, l'énergie nucléaire a été très fortement développée,
notamment en France, où elle représentait encore en 2005 près de 80 % de la production
d'électricité [2]. Cependant, les catastrophes de Three Mile Island (Etats-Unis) et plus
récemment de Tchernobyl (Ukraine) associées au problème du retraitement des déchets
radioactifs poussent certains gouvernements à diversifier progressivement leurs sources
d'énergie. Le recours aux énergies dites « renouvelables » est donc devenu une évidence et des
efforts considérables pour le développement de ces énergies ont été consentis depuis quelques
années dans de nombreux pays.
Les énergies renouvelables se définissent, selon l'Agence de l'Environnement et de la
Maîtrise de l'Energie (ADEME), comme des énergies produites par un processus naturel
(rayonnement solaire, marées, vent,…) et qui, contrairement aux énergies fossiles, sont
inépuisables et n'émettent pas de gaz à effet de serre [2]. Parmi ces énergies renouvelables, on
peut citer par exemple l'énergie éolienne, l'énergie marémotrice, la géothermie ou encore
l'énergie solaire photovoltaïque dont fait l'objet ce travail de recherche.

4
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

I.3. Le gisement solaire


Contrairement aux autres énergies renouvelables, l'énergie solaire ne souffre pas de
problème de gisement et est disponible partout sur notre planète. Le soleil est une étoile de
696000 km de rayon et de masse 1,99.1030 kg. Sa température intérieure, d'environ 15
millions de kelvins, lui permet à chaque seconde de transformer 700 millions de tonnes
d'hydrogène, par réaction de fusion atomique, ce qui correspond à une énergie égale à 386
milliards de milliards de mégawatts [3]. Sous forme de rayonnement électromagnétique, une
partie de cette énergie atteint la surface de la terre. Hors atmosphère, l'énergie moyenne reçue
par la Terre est d'environ 5,5 kWh/m² par jour. En traversant l'atmosphère, le rayonnement
solaire subit une atténuation et une modification de son spectre. Ainsi la couche d'ozone
absorbe la majeure partie du rayonnement ultra-violet, tandis que la vapeur d'eau absorbe le
rayonnement infrarouge. Le rayonnement solaire au sol dépend donc de l'épaisseur de
l'atmosphère traversée par les rayons lumineux et n'est donc pas homogène sur toute la surface
de la Terre. Pour tenir compte de ces différences, on introduit un coefficient x appelé masse
atmosphérique ou nombre d'air masse (AMx) dont l'expression est :
1
(1)
sin θ−1
θ :représente l'élévation du soleil sur l'horizon (90 ° au zénith) comme le montre la Figure I.1.
Ainsi lorsque le Soleil est au zénith, on dit que l'on a les conditions AM1 car les rayons
lumineux traversent une épaisseur d'atmosphère unité (7,8 km).

5
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

Figure I.1 : Définition du nombre d'air masse (AM) et spectre d'émission du rayonnement
solaire homologué par la Société Américaine de Tests et Matériaux (ASTM G173-03) [3]

1.4. Etat de l’art et filières du photovoltaïque


Le principe de conversion de l‟énergie lumineuse en énergie électrique, aussi appelé
effet photovoltaïque, a été observé pour la première fois par Antoine Becquerel et présenté à
l'académie des sciences en 1839. Il faut attendre 1954 pour que les chercheurs Chapin, Pearson
et Prince mettent au point au sein des laboratoires de la compagnie Bell la première cellule
photovoltaïque au silicium possédant un rendement atteignant les 6%. Cette cellule est
suffisamment performante pour imaginer un développement et une application sous forme de
panneaux solaires. En parallèle, l‟industrie spatiale se développe fortement et recherche des
solutions pour alimenter ses satellites. C‟est ainsi que le premier satellite scientifique
américain équipé de panneaux solaires est mis en orbite en août 1959. Depuis lors, de
nombreux progrès ont été effectués et différentes générations de cellules solaires ont vu le
jour.
Aujourd‟hui, on peut regrouper les cellules solaires en 3 générations :

6
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

Figure 1.2 : Répartition (%) de la production de cellules par filière en 2011[4]

1.4.1. La 1ère génération


Les cellules de première génération sont basées sur une seule jonction p-n et sont
généralement constituées de silicium jouant le rôle du matériau semi-conducteur d‟une
épaisseur d‟environ 200 µm. On distingue deux types de cellules :
 Les cellules en silicium monocristallin, pour lesquelles on obtient des rendements de
conversions photovoltaïques record proche de 25%.
 Les cellules en silicium polycristallin, pour lesquelles les rendements sont de 20%.
Ces cellules sont réalisées à partir des résidus de l'industrie électronique sous forme de lingots
refroidis axialement puis découpés en plaquettes minces et débarrassés de leurs défauts
recombinants par diffusion de phosphore ou d'aluminium. Le rendement de ce type de cellules
est inférieur à celui de cellules monocristallines mais leur fabrication est légèrement moins
coûteuse.
Cependant, la méthode de production des panneaux solaires basée sur les wafers de
silicium consomme énormément d‟énergie et reste donc très coûteuse. Elle nécessite, par
ailleurs, un silicium d'une très grande pureté et environ la moitié des lingots de silicium est
perdue lors de la mise en œuvre de cette méthode. Cette génération domine actuellement le
domaine du photovoltaïque avec 88% de part de marché en 2011 (Figure 1.2) et le coût non
négligeable de ces panneaux impacte significativement sur la place qu‟occupe le
photovoltaïque dans la production énergétique mondiale à l‟heure actuelle.

7
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

1.4.2. La 2ème génération


Les couches minces inorganiques constituent la seconde génération de technologie
photovoltaïque. Le principe de ces cellules est d‟utiliser un matériau absorbeur ayant un
coefficient d‟absorption optique supérieur à celui du silicium cristallin. Dans cette optique,
l‟utilisation des matériaux à gap direct est généralement favorisée et permet dans la pratique
d‟atteindre des épaisseurs beaucoup plus fines, de l‟ordre de 1 à 10 µm d‟épaisseur (épaisseur
du Si cristallin).
Cette génération permet de diminuer les coûts de production des dispositifs en réduisant
la quantité de matières premières utilisées et en exploitant des procédés de fabrication moins
chers. Les matériaux photo-actifs les plus utilisés en couche minces sont le tellurure de
cadmium (CdTe), le CIGS (Cuivre Indium Gallium Sélénium) et le silicium amorphe (a-Si).
 Les cellules « CdTe » (au tellure de cadmium) : Elles possèdent un rendement record
de 17 % donc plus faible que ceux de 1ère génération. Cependant elles présentent une
excellente résistance thermique, une meilleure absorption du rayonnement sur le domaine du
visible et proche IR et une durée de vie qui pourrait dépasser les 25 ans. Un des freins à leur
développement à grande échelle est l‟utilisation de matériaux toxiques (Cadmium et tellure),
qui nécessiteront un processus de recyclage certainement coûteux lors de leur démantèlement.
 Les cellules « CIGS » : Ces cellules possèdent un rendement record de 20% donc
supérieures à celle de CdTe mais nécessitent des méthodes de fabrication plus contraignantes
et donc plus coûteuses. De plus, la structure la plus souvent utilisée (Substrat/Mo/CIGS/CdS/
ZnO/ZnO:Al/Grille NI/Al) comporte une couche CdS comme couche tampon (50 nm) et pose
le même problème de toxicité que pour les cellules CdTe. Par ailleurs, d‟importants efforts
sont faits à l‟heure actuelle dans la recherche et le développement de couches tampon
alternatives telles que Zn(O,S), (Zn,Mg)O, In2(S,Se)3 et autres. La présence d‟indium pose
aussi des problèmes à plus ou moins long terme dus à son utilisation intensive dans le domaine
de la micro-électronique. Le prix encore compétitif de ce matériau à l‟heure actuelle va être
amené à augmenter significativement dans les années à venir. Nous y reviendrons par la suite
au niveau des électrodes transparentes.
 Les cellules à base de silicium amorphe : Elles possèdent un rendement record de 10%
assez faible en comparaison des deux autres mais ont l‟avantage de revenir moins chères au
niveau du coût de fabrication que les deux technologies précédentes (< 2€/W contreplus 2 à 4
€/W pour le CIGS et le CdTe).
En 2011, cette génération occupe environ 11% de part de marché et les études menées
par l‟EPIA ont montré l‟intérêt de ces solutions photovoltaïques. En particulier, la possibilité
8
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

de les utiliser sur des substrats flexibles et dans des conditions d‟éclairement diffus permet à
cette génération de se positionner sur des niches économiques non couvertes par le silicium.
Cependant, la complexité de fabrication, l‟utilisation de matériaux toxiques et le manque de
recul font que ces technologies ne sont pas encore arrivées à maturité contrairement à celles de
1ère génération.

1.4.3. La 3ème génération


Actuellement, nous en sommes à la troisième génération de cellules solaires. Cette
génération répond à un besoin d‟ordre économique. Elle a pour objectif principal de réduire le
prix du kWh par l‟amélioration des rendements ou par la diminution du coût de fabrication.
Dans cette optique, différents concepts sont mis en œuvre :
 Les cellules multicouches, de type tandem [4][5] Le but est d‟améliorer les
performances en augmentant la plage d‟absorption des dispositifs en combinant des cellules en
série n‟absorbant pas dans le même intervalle de longueur d‟onde.
 Les cellules à réseaux d‟antennes [6] Elles permettraient d‟utiliser les photons de basse
énergie qui, pour le moment, ne sont pas mis à contribution par les autres types de cellules.
 Les cellules à électrons chauds [7] (financées par le département américain de
l‟énergie) : Elles seraient basées sur la capture des électrons de haute énergie avant que ceux-
ci ne se désexcitent en libérant leur énergie sous forme de chaleur. Certains voient ainsi une
possibilité d‟augmenter le rendement d‟un facteur deux.
 Les cellules à base de pérovskite : Depuis 2006, des études sont menées pour
comprendre les phénomènes physiques derrière le rendement des pérovskites et les
performances intéressantes obtenues. En octobre 2013, un premier travail effectué à la NTU à
Singapour en collaboration étroite avec Michael Gratzel et publié dans Science met en
évidence les phénomènes intrinsèques des pérovskites et a permis d‟obtenir une cellule avec
un rendement de 15%. A l‟heure actuelle, le record est détenu par l‟université Korean
Research Institute of Chemical Technology (KRICT) à Saïgon qui a réussi à obtenir une
cellule de 17,9% de rendement.
 Le photovoltaïque organique : On peut distinguer 3 sous filières organiques
 Les cellules Grätzel ou cellules sensibilisées par colorant qui ont atteint un rendement
record de 11,4 % fin 2012.
 Les cellules à base de petites molécules [8].
 Les cellules à hétérojonction en volume Polymère/fullerène.

9
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

Cette génération est encore au stade expérimental et se positionnera sur le marché en tant
que solution complémentaire au silicium plutôt qu‟en tant qu‟alternative. Les rendements
resteront toujours inférieurs à ceux de 1ère génération mais la possibilité de produire des
dispositifs sur substrat flexible par technologie d‟impression (Roll to roll, jet d‟encre,…) et
leur capacité à fonctionner sous éclairement diffus sans utiliser des matériaux toxiques comme
la 2ème génération font d‟eux une solution innovante.

Figure I.3 : Rendement record toutes filières confondues certifiées par l‟organisme NREL
(National Renewable Energy Laboratory) (2014) [8]

La figure I.3 montre les rendements record de cellules toutes filières confondues. Malgré que
le photovoltaïque organique soit l‟une des filières les plus récentes, on observe une forte
progression du rendement des dispositifs photovoltaïques organiques depuis 2005.

I.5. Notions de base sur le photovoltaïque


I. 5.1. La jonction p-n : « cas de l’inorganique »
La production d‟énergie photovoltaïque est basée sur les propriétés des matériaux semi-
conducteurs. Dans le cas des cellules solaires inorganiques, lorsque la cellule est éclairée, un
champ électrique est produit au niveau de la jonction p-n. Cette dernière est formée à partir de
deux semi-conducteurs inorganiques dopés de type n et p intercalés entre deux électrodes. La
création de la jonction conduit à un alignement des niveaux de Fermi des deux matériaux ce
qui permet le transfert des charges au niveau de l‟interface : des électrons peuvent circuler du
semi-conducteur de type n vers le semi-conducteur de type p afin de se recombiner avec les

10
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

charges positives (trous), et réciproquement pour les trous. Au niveau de l‟interface, une zone
appelée charge d‟espace est créée (ZCE) et correspond à un volume où le champ électrique
sépare les charges de telles sortes que le taux de collecte par les électrodes soit de 100%. De
part et d‟autres de cette région, une zone quasi-neutre (ZQN) se forme. La probabilité de
collecte dépend de la longueur de diffusion des charges (paramètre propre au semi-
conducteur) et diminue avec l‟éloignement par rapport à la ZCE. La figure. I.4 permet de
visualiser le champ électrique dans une jonction p-n et la probabilité de collecte des charges
suivant la position par rapport à la ZCE.

Figure I.4 : Représentation du champ électrique dans une jonction p-n et probabilité de
collecte [8]

Généralement, dans une cellule inorganique, seul l‟un des deux matériaux composant la
jonction p- n est utilisé comme matériau absorbeur de lumière. Ces cellules sont conçues de
telles sortes à favoriser l‟absorption de la lumière ce qui se traduit par une couche absorbeur
beaucoup plus épaisse que l‟autre couche formant la jonction. La structure de base d‟une
cellule solaire inorganique est représentée dans la figure I.5.

11
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

Figure I.5 : Représentation du fonctionnement d‟une cellule inorganique avec un absorbeur de


type p [9]

Ce type de jonction se retrouve dans les cellules des deux premières générations de
cellules solaires. Les mécanismes au sein de la jonction étant relativement bien connus, les
travaux portant sur le photovoltaïque organique se sont fortement inspirés de cette dernière
pour débuter et se développer depuis lors.

I.5.2. Les semi-conducteurs organiques


Comme nous avons pu le voir dans l‟état de l‟art, les semi-conducteurs organiques se
classent en deux catégories : les petites molécules et les polymères conjugués. Les propriétés
optiques et électriques de ces matériaux sont proches et c'est la technique de dépôt qui
différenciera les uns des autres. Contrairement à leur homologue inorganique, les matériaux
organiques ne possèdent pas de porteurs minoritaires. La nature des semi-conducteurs est
définie par leur affinité électronique : les semi-conducteurs organiques de type p (donneur
d‟électrons) ont une faible affinité électronique alors que ceux de type n (accepteur
d‟électrons) ont une forte affinité électronique.

I.5.2.1. Les systèmes conjugués


La caractéristique d‟un polymère semi-conducteur organique est sa structure carbonée
basée sur l‟alternance de simple liaison (C-C) et de double liaison (C=C) appelées
respectivement liaison σ et π.
La présence de nuage d‟électrons délocalisés des liaisons  facilite le transport des électrons le
long du système conjugué. La progression spatiale de la conjugaison ne peut avoir lieu que
12
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

dans un plan du fait de la géométrie des orbitales 2pz mises en jeu. La délocalisation des
électrons  provoque une rigidité au sein de la molécule et une distorsion de la planéité du
système global. Il en résulte une diminution de la longueur de conjugaison [10].

Figure I.6 : Segment du polymère conjugué trans-polyacétylène[10]


Les orbitales moléculaires σ (liantes) et σ* (antiliantes) ont un grand écart énergétique
(bande interdite) dû à l‟important recouvrement des orbitales. A l‟inverse, les orbitales π et π*
ont une différence énergétique relativement faible car le recouvrement latéral induit une faible
interaction. L'orbitale liante  de plus haute énergie est toujours pleine car elle contient les
électrons à l'état fondamental : elle est appelée HOMO (Highest Occupied Molecular Orbital).
L'orbitale moléculaire anti-liante * de plus basse énergie est vacante et constitue la LUMO
(Lowest Unoccupied Molecular Orbital). Les bandes HOMO et LUMO ainsi établies
permettent alors de définir l'énergie d'oxydation de la molécule ou potentiel d'ionisation (PI),
l'affinité électronique (AE) et la largeur de la bande interdite ou band gap (Eg) comme étant la
différence d'énergie entre les bandes permises.
On peut voir sur la figure I.7 que l‟augmentation de la longueur de conjugaison conduit
à une diminution du gap et ainsi à une plage d‟absorption plus importante de la molécule.
Typiquement, le gap (bande interdite) formé par la différence entre les bandes d'énergies
HOMO-LUMO est de l'ordre de 2-3 eV pour des polymères π-conjugués.

Figure I.7 : Evolution des orbitales moléculaires  et * en fonction de l'augmentation de la


longueur de conjugaison [11]

13
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

I.5.2.2. Les polymères π-conjugués


Un polymère est une macromolécule, obtenue par la répétition d'un motif appelé
monomère. De par leur masse moléculaire élevée, on ne les dépose que par voie liquide.
Techniquement, les polymères sont mis en solution sous forme d‟encre et déposés afin
d‟obtenir des épaisseurs de l‟ordre de 100- 200 nm. Au sein du laboratoire, nous les déposons
à la tournette (spin-coating) et par l‟intermédiaire de notre partenaire Disasolar, nous avons eu
accès à des dispositifs déposés par impression jet d‟encre. La figure I.8 représente la structure
de quelques polymères couramment utilisés à l‟heure actuelle.

Figure I.8 : Structures des polymères conjugués couramment utilisés dans les cellules solaires
organiques[11]
I.5.2.3. Les petites molécules
Les petites molécules peuvent être déposées par sublimation thermique sous vide, comme le
C60, contrairement aux polymères. Certaines petites molécules peuvent aussi être déposées
par voie liquide comme par exemple le PC60BM ou les CuPc. La figure I.9 présente la
structure de petites molécules utilisées dans la réalisation de cellules solaires organiques.

Figure I.9 : Structures de petites molécules couramment utilisées dans les cellules solaires
organiques [12]
14
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

I.6.Avantages et inconvénients des cellules solaires organiques


I.6.1.Avantages
 Légèreté et flexibilité : les semi-conducteurs organiques sont très légers, ce qui peut
être pratique pour des installations de grandes envergures. En plus, ils sont moins fragiles que
les semi-conducteurs inorganiques, qui doivent être déposés sur des substrats plans et rigides.
 La mise en forme à l‟aide de procédés en solution : particulièrement pour les
polymères, permet de couvrir de grandes surfaces.
 Plusieurs procédures de fabrication: de couches minces à base de polymères [13] .
 spin-coating, drop-coating, injek-printing, roll-to-rool process, screen printing, pad-
printing, doctor blading, spray-coating sont à l‟étude pour les futures développements
industriels. De plus, ces procédés de fabrication ne nécessitent pas les très hautes températures
qu‟exige la production du silicium cristallin, et n‟implique qu‟un faible coût.
 Dissociation excitonique plus efficace : dans les réseaux interpénétrés, tout le volume
organique déposé est susceptible de collaborer à la conversion photovoltaïque du fait que tout
exciton généré se trouve proche d'une zone de séparation, et ceci quelque soit la direction prise
durant sa diffusion.
 Facilité de fabrication : les cellules PV organiques peuvent être produites avec
relativement peu de moyens en laboratoire, ce qui fait que leur processus de fabrication est
facile et économique.
 Auto-assemblage : en effet, le génie chimique peut mettre au point des molécules qui
s‟auto-assemblent. La preuve de cela est qu'en 2001, Shmidt - Mende réalisèrent une cellule
solaire auto-assemblée à base de cristaux liquides de hexabenzocoronène et pérylène [14].
 Essor de l'électricité organique : les avancées scientifiques et technologiques réalisées
dans ce domaine peuvent présenter un avantage majeur pour la filière du photovoltaïque
organique qui se base essentiellement sur les études et les recherches autour de matières semi-
conducteur organiques.
 Solubilité : étant donné que les matériaux organiques sont solubles, on peut donc les
obtenir sous forme liquide (encres, peintures) et donc les imprimer sur des matériaux divers.
 Transparence : il est possible de créer des cellules transparentes, qui ouvrent de
nombreuses possibilités.
1. Utilisation bifaciale : l'énergie solaire peut être captée par les deux faces, donc il est
possible d'utiliser ces cellules dans un environnement de faible luminosité.

15
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

2. Insertion dans des éléments architecturaux : ces cellules pourront être insérées dans
des menuiseries (fenêtres, porte,...) ou sur des éléments (toitures, parois,...).
3. Utilisation multicouche : plusieurs couches transparentes peuvent être superposées,
ce qui augmentera l'efficacité des cellules.

I.6.2.Inconvénients
 Absorption limitée : l'énergie de la bande interdite des polymères semi-conducteurs est
généralement supérieure à 2eV. Cette énergie correspond à une longueur d'onde d'absorption
maximale de 620 nm ce qui limite l'absorption du rayonnement solaire à 30%. En plus, on peut
aussi avoir des pertes dues à la transmission et à la diffusion dans l'anode.
 Limite du rendement de collecte : les cellules photovoltaïques basées sur une
hétérojonction dans le volume sont limitées par le transport des charges. La recombinaison
électron-trou s'opérant dans le volume ne permet seulement qu'aux charges proches des
électrodes de contribuer au photocourant.
 Mobilité réduite: la mobilité des porteurs de charge est très faible dans les matériaux
organiques plutôt que dans les matériaux inorganiques.
 Instabilité dans le temps : une cellule photovoltaïque organique doit être capable de
produire de l'électricité pendant dix ans, au moins sans baisse de rendement significative, afin
d‟obtenir des dispositifs concurrentiels au silicium [15]. Ce qui n‟est pas le cas pour les
cellules photovoltaïque organiques. La durée de vie des cellules solaires est le temps que prend
le dispositif sous illumination continue pour atteindre la moitié de sa valeur initiale de
rendement de conversion. La durée de vie espérée pour les applications peut varier de 5000
heures (applications de niche, sur des appareils nomades), à 20000 heures pour une intégration
dans l‟habitat. Les paramètres suivants influent sur La durée de vie des cellules photovoltaïque
organique [16].
 Vieillissement intrinsèque des matériaux : c‟est le vieillissement du matériau hors
exposition à l‟eau et à l‟oxygène, mais sous éclairement. La dégradation est appelée photolyse.
 Vieillissement extrinsèque des matériaux: O2 et H2O peuvent réagir avec les
matériaux organiques et les métaux des électrodes. Le principal mécanisme de vieillissement
est la photo-oxydation.
 Vieillissement de la cellule : ce vieillissement prend en compte la dégradation des
interfaces suite à la mise en contact de matériaux différents (couche active-électrode par
exemple) avec pour conséquence la diffusion d‟impuretés de part et d‟autre de l‟interface. Ces
dégradations sont en général accélérées en présence de l‟eau, de l‟oxygène et sous
illumination. Une autre cause provient du fonctionnement même du dispositif par le biais de la
16
Chapitre I généralités sur l'énergie photovoltaïque organique

dissipation thermique dans la cellule solaire (due à l‟exposition au soleil et au passage du


courant dans la cellule solaire).
 Problème écologique : à cause de son faible.
 coût, plusieurs appareils seront fabriquer pour être jetables, qui va poser un problème
d‟environnement.

I.7.Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté les bases indispensables à la compréhension du
sujet en général. Ce dernier consacré à l'énergie photovoltaïque organique. Où on a tenu tout
d'abord à rappeler l'histoire de l'énergie photovoltaïque ensuit nous avons exposé une petit
définition sur le gisement ainsi que les propriétés structurales et électroniques des polymères
semi-conducteurs et conducteurs.
Nous avons fourni une explication sur transport et collection des charges jusqu'aux
électrodes. On termine ce chapitre par la présentation des avantages et inconvénients des
cellules solaires organiques.

17
CHAPITRE II
Caractérisations des
cellules photovoltaïques
organiques
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.1.Introduction
Les semi-conducteurs organiques sont en passe de s'imposer comme les matériaux clef
de l'électronique à faible coût. Ils présentent la possibilité d'être déposés en couches minces
par des procédés de mise en forme peu onéreux. Leurs applications principales sont les diodes
électroluminescentes organiques (OLEDs), les cellules photovoltaïques organiques et les
transistors organiques.
La recherche et le développement de cellules solaires à base de matériaux organiques ou
de polymères est motivée par les avantages que présentent ces matériaux faible coût, matière
première illimitée, facilité de mise en œuvre, technologies basse température, grandes
surfaces, dispositifs souples. Cette solution permettrait de plus de traiter selon une même
technologie le substrat (support mécanique), le matériau actif où a lieu la conversion
photovoltaïque et l'encapsulation.
Dans ce chapitre nous présentons premièrement Principe de fonctionnement des cellules
photovoltaïques organiques suivie Caractéristique courant-tension et paramètres des cellules
solaires organiques, le schéma électrique équivalent ainsi que le fonctionnement de ces
cellules. Enfin nous abordons différentes structures des cellules photovoltaïques organiques.

II.2. Principe de fonctionnement des cellules photovoltaïques organiques


Entre l'étape initiale où la lumière pénètre dans une cellule photovoltaïque organique et
l'étape finale où les charges sont collectées sur les électrodes, plusieurs processus physiques
agissent successivement et qui déterminent l'efficacité de la photo conversion [17]. Ces
différentes étapes sont détaillées ci-après et illustrées par la Figure II.1.

II.2.1. Absorption des photons – création des excitons


L'absorption de photons dans un solide se traduit par l'apport d'énergie aux électrons du
niveau HOMO. La transition vers le niveau LUMO entraîne l'apparition d'un trou qui reste lié
à l'électron par interaction électrostatique mutuelle. Le couple électron-trou, électriquement
neutre, est alors appelée exciton (Figure II.1:1) Lorsque les deux charges sont localisées sur la
même molécule ou sur la même unité monomère, il est appelé exciton de Frenkel ; au contraire
si la distance entre l'électron et le trou correspond à plusieurs unités monomères, c'est un
exciton de type Wannier. Dans les matériaux inorganiques, la valeur de l'énergie de liaison
ELex est très faible (14,7 meV pour le silicium) et l'énergie thermique est suffisante, à
température ambiante, pour séparer les deux charges liées. Il n'en est pas de même dans les
matériaux organiques puisque les valeurs de ELex sont de l'ordre de plusieurs centaines de
meV.
19
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

Figure II.1 : Principe de fonctionnement d'une cellule photovoltaïque organique [18]

Il en résulte une difficulté à dissocier les charges qui restent liées à température ambiante. La
présence d'un champ électrique local, est requise pour que s'exerce une force capable de
surpasser l'attraction coulombienne. Pour y parvenir, la présence de deux matériaux avec des
niveaux énergétiques différents est nécessaire. L'un est appelé matériau « donneur » (ou de
type p) pour la capacité qu'il a à donner un électron, l'autre matériau étant appelé « accepteur »
(ou de type n) pour la capacité qu'il a à accepter un ou plusieurs électrons. En outre, la durée
de vie d'un exciton τex est de quelques nanosecondes. Faute de dissociation, l'électron rejoint
le niveau HOMO en cédant son énergie de manière radiative (photoluminescence) ou non-
radiative (chaleur) [17].

II.2.2. Diffusion des excitons


Les excitons ont une durée de vie τ très courte, de l‟ordre de la nanoseconde. Si rien ne
se produit pendant ce temps τ, l‟électron et le trou se recombinent et l‟énergie de l‟exciton se
transforme en un nouveau photon ou en chaleur. Il faut donc dissocier les charges liées avant
leur recombinaison. Les excitons ne sont pas localisés sur une molécule. Pendant leur durée de
vie, ils peuvent diffuser à travers le solide en transportant de l‟énergie d‟excitation sur une
distance LD plus ou moins grande selon le matériau considéré (Figure II.1: 2).
Si la valeur de LD peut atteindre 4 μm dans certains matériaux inorganiques présentant des
configurations particulières (des fils quantiques d‟arséniure de gallium [18], elle est beaucoup
plus courte dans les organiques avec une valeur de 5,5 nm pour les polythiophènes [19]. Pour
que les excitons puissent atteindre un site de dissociation (la jonction donneur-accepteur), il
faut qu‟ils soient générés à une distance inférieure à LD de cette interface.

20
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.2.3. Dissociation des excitons


Les conditions de dissociation peuvent être exprimées à partir du diagramme
énergétique des matériaux mis en œuvre dans les cellules photovoltaïques. La Figure II.2
représente la jonction de type donneur-accepteur. La lumière est absorbée par les deux
matériaux et des excitons sont créés des deux côtés de la jonction. Ceux qui apparaissent du
côté donneur ont une énergie Eex qui est inférieure à la différence entre l‟énergie de la LUMO
et celle de la HOMO d‟une valeur égale à l‟énergie de liaison E Lex. Après dissociation,
l‟électron passe dans l‟accepteur tandis que le trou reste dans le donneur (Figure II.1:3). On
obtient alors une paire de polarons : un polaron de charge positive dans le donneur et un
polaron de charge négative dans l‟accepteur. Puisqu‟il n‟y a pas d‟apport d‟énergie au moment
du transfert, celui-ci ne peut s‟effectuer que si l‟énergie finale de la paire de polarons ECT est
inférieure à l‟énergie initiale de l‟exciton Eex [20]. Un raisonnement analogue montre que la
même condition prévaut pour les excitons générés du côté accepteur de la jonction. Pour
obtenir une dissociation des excitons efficace, il est donc indispensable de contrôler les
niveaux énergétiques des matériaux. L‟ingénierie moléculaire, permet, dans certaines limites,
de choisir ces valeurs par modification de la structure.

Figure II.2 : Conditions de dissociation de l'exciton (Eex > PI - AE) [20]

II.2.4. Transport des porteurs de charges


Le transport des porteurs de charges jusqu‟aux électrodes est assuré par le donneur
d‟électrons pour les trous et par l‟accepteur d‟électrons pour les électrons. Différencier ainsi
les matrices de transports permet d'éviter les phénomènes de recombinaison. Dans le cas des
diodes de type Schottky (Figure II.1:4), où un seul matériau sert de transporteur, ces
21
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

phénomènes de recombinaison sont extrêmement importants et entraînent des performances


médiocres.
La mobilité des trous dans le matériau donneur d‟électron et la mobilité des électrons
dans le matériau accepteur a d'électron doivent être les plus grandes possibles afin d‟assurer le
transport des porteurs de charge au mieux. Elles doivent également être proches afin d‟assurer
une bonne balance des charges. Une plus grande organisation moléculaire est souvent facteur
de bonnes mobilités, mais les impuretés, en jouant le rôle de piège (centre de recombinaisons)
peuvent aussi influer sur ces valeurs de façon négative [21].

II.2.5. Collecte des porteurs de charge


Le choix des électrodes chargées de collecter les porteurs de charges est primordial pour
obtenir de bonnes performances photovoltaïques. En effet, les travaux de sortie de ces
électrodes doivent permettre un contact ohmique pour les électrons à l‟interface
accepteur/cathode et pour les trous à l‟interface donneur/anode. Ces électrodes doivent de plus
être bloquantes pour les porteurs de charges opposés à ceux qu‟elles doivent collecter (électron
pour l‟anode et trou pour la cathode).
La structure même des cellules photovoltaïques organiques impose qu‟une des deux électrodes
soit transparente pour pouvoir laisser passer la lumière jusqu‟à la couche active.
Or les matériaux qui se prêtent le mieux à la collecte des charges sont les métaux : leur
conductivité est élevée, ils sont faciles d‟accès, facilement déposables par évaporation sous
vide et donnent accès à toute une gamme de travaux de sortie.

a)-Collecte des électrons


L‟Aluminium, l‟argent ou encore le calcium ont des travaux de sortie faibles (4,28 ;
4,26 ; 2,87 eV respectivement) ce qui les désignent comme collecteurs d‟électrons. Mais si les
métaux sont les candidats tous désignés pour jouer le rôle de collecteurs de charges, ils
présentent en outre l‟inconvénient d‟être opaques si l‟on veut des conductivités suffisantes,
rendant la réalisation d‟électrodes transparentes efficaces très difficile à réaliser.

b)-Collecte des trous


L‟ITO (oxyde d‟indium et d‟étain) est un oxyde métallique qui, en plus de conduire le
courant, offre la propriété d‟être relativement transparente à partir de 350nm. Son travail de
sortie (4,9eV) en fait, de plus, un excellent candidat pour collecter les trous.
Il est déposable par pulvérisation cathodique, et ce sur n‟importe quel substrat, y compris
souple. C‟est le matériau le plus couramment utilisé pour collecter les trous dans le cas des

22
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

cellules photovoltaïques organiques, ou pour les injecter dans le cas des diodes
électroluminescentes organiques (OLED) [22]. Cependant l‟ITO présente certains
inconvénients. C‟est un matériau cassant : utilisé dans les cellules organiques (réputées pour
leurs possibles applications souples) pour ses propriétés optiques et électriques avantageuses,
il est ironiquement le facteur limitant la souplesse de ces cellules. Sa disponibilité est liée à
celle du zinc : en effet la production d‟indium dépend du minage de la sphalérite, elle même
extraite de la terre, car minerai de zinc. Cela mène à une situation où l‟offre en indium est
dictée par la demande en zinc. Or la demande en indium ne cesse d‟augmenter à cause de
l‟industrie des écrans plats.
D‟autres oxydes métalliques comme les oxydes de zinc dopés à l‟Aluminium sont en
cours de développement et offrent des propriétés optiques et électriques similaires, mais en
présentant l‟avantage de ne plus utiliser d‟indium. Les polymères conducteurs comme le poly
(3,4-ethylenedioxythiophene) : poly(4-styrenesulfonate) plus communément appelé
PEDOT:PSSou la polyaniline (PANI) offrent l‟avantage de ne pas nécessiter de technologie
du vide pour être déposés (on peut les déposer sous forme de solutions aqueuses ou en solvant
organique), sont beaucoup moins chers mais moins conducteurs. On peut enf.in citer
l‟émergence d‟électrode utilisant des nanotubes de carbone[23] qui offrent des performances
prometteuses et de bas coûts de production, avec quelques incertitudes quant à leur sûreté
sanitaire.
Ce diagramme de la Figure II.3. Servira de trame aux paragraphes suivants, consacrés à
la présentation des différentes étapes prenant part à l'effet photovoltaïque.

Figure II.3 : Principaux mécanismes mis en jeu lors de l'effet photovoltaïque [23]

23
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.3.Caractéristique courant-tension et paramètres des cellules solaires organiques


II.3.1. Caractéristique courant-tension I (V)
La Figure II.4 représente une caractéristique courant-tension I(V) dans le noir et sous
illumination typique d‟une cellule photovoltaïque à jonction PN. Le tracé de cette courbe
permet d‟accéder à bon nombre de paramètres physiques caractéristiques du composant. Les
premiers paramètres qui apparaissent sur la caractéristique courant-tension d‟une cellule
photovoltaïque sont le courant de court-circuit (Icc), la tension à circuit ouvert (Vco) et le
facteur de forme (FF) du composant.

Figure II.4: Caractéristique courant-tension et paramètres physiques d'une cellule


photovoltaïque [24]

II.3.2. Courant de court-circuit Icc


Il s‟agit du courant obtenu en court-circuitant les bornes de la cellule (V = 0 dans le
schéma équivalent). Il s‟agit du courant le plus important que l‟on puisse obtenir avec une
cellule solaire. Il croît linéairement avec l‟intensité d‟illumination de la cellule et dépend de la
surface éclairée, de la longueur d‟onde du rayonnement, de la mobilité des porteurs et de la
température [24].

II.3.3. Tension à circuit ouvert Vco


La tension à circuit ouvert est obtenue quand le courant qui traverse la cellule est nul.
Dans le cas de cellules solaires organiques, la Vco est linéairement dépendante du niveau de la
HOMO du matériau donneur et du niveau de la LUMO du matériau accepteur. De plus, les
pertes de charges aux interfaces matériaux-électrodes peuvent également affecter la valeur de
la Vco [20]. Enfin, cette valeur décroît avec la température et varie peu avec l‟intensité
lumineuse [24].
24
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.3.4. Facteur de forme FF


Le facteur de forme FF rend compte de la qualité de la forme des courbes I(V). Il est
déterminé par l‟équation suivante :
Pmax Imax Vmax
𝐹𝐹=IccVco = (02)
IccVco

Où Imax et Vmax représentent respectivement le courant et la tension du point de


fonctionnement qui permet d‟extraire le maximum de puissance (Pmax) de la cellule (Figure
II.4). Plus la valeur de FF est grande, plus la caractéristique I(V) ressemble à celle d‟une
source idéale de courant Icc tant que V < Vco et à une source idéale de tension pour I > Icc. dans
le cas limite FF→1, la puissance extraite de la cellule est maximale [25].

II.3.5. Rendement quantique externe EQE


Le rendement quantique est le rapport entre le nombre d‟électrons dans le circuit
externe et le nombre de photons incidents. Lorsque les photons perdus par réflexion (à la
fenêtre de la cellule) et les photons transmis (absorption incomplète) ne sont pas pris en
compte, cette valeur s‟appelle le rendement quantique interne, IQE (Internal Quantum
Efficiency). Dans le cas contraire, ce paramètre s‟appelle le rendement quantique externe,
EQE (External Quantum Efficiency) et se définit comme suit :

Jcc (λ) Eph (λ) Jcc (λ) hc


× = × eλ (03)
φ(λ ) e φ(λ)

Où Jcc est la densité de courant de court-circuit, υ le flux lumineux incident, e la charge de


hc
l‟électron et Eph l‟énergie du photon (avec Eph = , h étant la constante de Planck, c la
λ
φ (λ)
célérité de la lumière dans le vide et 𝜆 la longueur d‟onde). Le rapport est appelée
φ (λ)

«réponse spectrale » de la cellule, elle est notée SR (𝜆). Elle représente la sensibilité de la
cellule pour chaque longueur d‟onde. On peut donc redéfinir le rendement quantique externe
comme suit :
EQE = S(λ) × hceλ (04)
Le rendement quantique dépend du coefficient d‟absorption des matériaux utilisés, de
l‟énergie d‟ionisation, et de l‟efficacité de la collecte. Il est mesuré en fonction de la longueur
d‟onde émise par une source monochromatique. Le rendement de 100% dans le cas idéal
correspond à la récolte par les électrodes d‟une paire électron-trou par photon incident.

25
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.3.6. Rendement de conversion en puissance


η Le rendement de conversion en puissance η des cellules photovoltaïques se définit
comme le rapport entre la puissance maximale délivrée par la cellule et la puissance lumineuse
incidente Pin.

Pmax Voc
.η = = FF × Icc × Pin (05)
Pin

II.3.7. Schéma équivalent d’une cellule photovoltaïque organique


Si l‟on considère le cas simple d‟une cellule idéale à jonction donneur-accepteur
soumise à un flux lumineux, celle-ci fonctionne comme un générateur de courant. Son schéma
équivalent (Figure II.5) est représenté par une diode idéale montée en parallèle avec une
source de courant.

Figure II.5 : Schéma équivalent d'une cellule photovoltaïque organique [25]

RS est une résistance série liée à la résistivité volumique et à l‟impédance des électrodes et
des matériaux. La pente de la courbe I(V) au point Voc représente l‟inverse de la résistance
série (1/RS). RSh est une résistance shunt liée aux effets de bord et aux recombinaisons
volumiques. La pente de la courbe I(V) au point Icc représente l‟inverse de la résistance shunt
(1/ RSh). En général, la valeur de RSh est plus grande que celle de RS d‟au moins un ordre de
grandeur. Pour minimiser les pertes, il faut diminuer RS et augmenter RSh. Le cas idéal est
représenté par RSh égale à l‟infini et RS égale à zéro [25].

II.4 Modèles d’une cellule solaire


Dans la littérature, on peut trouver des différents circuits équivalents utilisés pour l‟étude
et la modélisation de la cellule solaire organique. Les modèles les plus importants sont cités ci-
dessous :

26
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.4.1 Modèle à une diode (simple exponentielle)


Réellement il existe plusieurs influences des résistances parasites dans la production de
l‟énergie électrique, et la cellule photovoltaïque est représentée généralement par le schéma
suivant :

I
RS

Iph D RP V RL

Figure II.6: Schéma équivalent de modèle PV à diode.

La résistance shunt RP est expliquer l‟existence de shunts à travers l‟émetteur causé par
les défauts. Elle peut aussi être due à un court-circuit sur les bords de la cellule. Cette valeur
devra être la plus élevée possible [5].

II.4.2 Modèle à deux diodes

La modèle photovoltaïque à deux diodes est représentée par le circuit électrique présenté
dans la figure (II.7), qui se compose d‟une source de courant modélisant le flux lumineux,
deux diodes pour la polarisation de la cellule, une résistance shunt et une résistance série [26].

Rs
D1 D2
Iph Rph V RL

Figure II.7: Schéma équivalent de modèles PV à deux diodes

Les sept paramètres inconnus de ce modèle sont: IPh, I01, I02, RS, RP, γ1, γ2. L‟équation générale
de ce modèle est :
I  I ph  I D1  I D 2 -𝐼𝑟𝑙 (06)

27
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

  q(V  RsI )  
I D1  I 01  exp    1

(07)
   1kTC  

  q(V  RsI  
I D 2  I 02  exp    1

(08)
   2 kTC  
Remplaçant (07) et (08) dans (06) nous obtenons :

   q(V  Rs I )     q(V  Rs I )   V  Rs I 
I   I ph  I 01  exp    1  I 02  exp 
 
  1 
  (09)
    1 kTC      2 kTC   R p 

II.4.3 Modèle à trois diodes


B. Mazhari [26] a proposé un modèle des cellules solaires organiques, comme le montre
la Figure II.8.

Figure II.8 : Modèle à trois diodes

𝑅 représente la perte due à la recombinaison. Les diodes D1 et D2 sont des diodes idéales qui
représentent un court-circuit sous polarisation directe et le courant circuit-ouvert sous
polarisation inverse, respectivement.

II.5.Différentes structures des cellules photovoltaïque organiques


II.5.1.structure monocouche
Ce type des cellules à été décrit comme étant de type de Schottky, car une couche de
matériau organique est prise en sandwich entre deux électrodes asymétriques, une seule
présentant un contact ohmique et l‟autre un contact redresseur Figure II.9 En générale, les
cellules de type Schottky se présentent sous la forme de ITO/semi-conducteur
organique/métal. La dissociation des porteurs photo-générés s‟effectue à l‟interface du semi-
conducteur et de l‟électrode métallique. Des travaux ont d‟abord été menés sur le
polythiophène et ses dérivés [25], sans grand succès (rendements inférieurs à 0,001 %).
L‟intérêt s‟est ensuite orienté vers le poly(p-phenylène vinylène) [25], avec des structures

28
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

ITO/PPV/Al présentant une tension de circuit ouvert de 1,3 V. Cependant, les performances de
ce type de cellules restent très faibles. En effet, l‟hétérogénéité de la distribution des dopants et
leur accumulation à l‟interface métal/polymère contribue à la décroissance du rendement De
plus, le problème d‟augmentation des résistances séries, causé par les faibles mobilités des
porteurs, limite le courant de court-circuit et par la suite le rendement. Enfin, si l‟exciton est
créé près de l‟interface ohmique, il doit traverser toute l‟épaisseur du matériau pour atteindre
le site de dissociation, or la longueur de diffusion excitonique est faible, de l‟ordre de 5 à 20
nm.

Figure II.9:Structure monocouche [25]

II.5.2.structure bicouche
Appelée aussi structure hétérojonction ou jonction PN, elle est composée de deux
matériaux de natures différentes (donneur et accepteur d‟électrons) mis en contact entre deux
électrodes Figure II.10. Dans ce cas, la zone active pour la conversion photovoltaïque se
trouve à l‟interface entre le donneur et l‟accepteur. Le champ électrique créé à cette interface
est dû à la différence entre le potentiel d‟ionisation du donneur et l‟affinité électronique de
l‟accepteur. Il permet la dissociation des excitons qui atteignent ce site. Ainsi, les charges
libres vont migrer séparément vers leurs électrodes respectives: les électrons par l‟accepteur
vers la cathode et les trous par le donneur vers l‟anode. Les cellules en structure bicouche
peuvent être séparées en deux groupes: les hétérojonctions planaires (Figure II.10. (a)) et les
hétérojonctions en volume. Ces dernières peuvent s‟arranger de deux manières différentes:
elles peuvent former une jonction « interdigitée » (Figure II.10. (b)), ou une jonction «
interpénétrée » (Figure II.10. (c)).

29
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

Figure II.10. Trois types d'hétérojonctions rencontrées dans les cellules solaires organiques
[25]

Les hétérojonctions planaire D/A sont, quant à elles, principalement fabriquées par
l‟évaporation sous vide de matériaux moléculaires appelés aussi (petites molécules) comme le
PTCDA, PTCBI, Mérocyanine Pour la Structure de type hétérojonction en volume, la couche
active est constituée d‟un mélange physique entre le donneur et l‟accepteur d‟électrons.

Ce type de cellules permet de multiplier les zones interfaciales entre le matériau


donneur et le matériau accepteur et de réduire ainsi les problèmes de pertes par recombinaison
des excitons générés loin de l‟interface. Cette structure a été développée parallèlement par les
équipes de A. Heeger et R. Friend, en 1995, [16], qui ont utilisé comme couche active un
mélange de MEH-PPV comme donneur et du CN-PPV comme accepteur, avec un rendement
énergétique de 0,9%. Par la suite, des études récentes sur le même système ont montré des
rendements de conversion énergétique de 1,7 % après optimisation par recuit thermique [4].
En 2001 l‟équipe de N. Sariciftci a utilisé le MDMO-PPV comme matériau donneur et le
PCBM en matériau accepteur, qui a permis d‟obtenir un rendement de 2,5%. En 2003 ce
rendement atteint 3% après optimisation [14]. En 2007, et grâce à nouveaux polymères, le
rendement atteint 7.9%.

30
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.5.3.structure p-i-n
Un des problèmes associés aux cellules hétérojonctions (interpénétré) est qu‟il est
difficile de contrôler la façon dont le donneur et l‟accepteur s‟organisent. Une solution
consiste à associer les avantages de la structure bicouche à l‟hétérojonction volumique en
jouant à la fois sur la dissociation des excitons et le transport des charges aux électrodes tout
limitant les mécanismes de recombinaisons. Une solution consiste donc à utiliser les
techniques développées dans le cadre des OLEDs et des semi-conducteurs inorganiques à
savoir l‟architecture PIN. Une zone active non dopée (I) est prise en sandwich entre deux
zones dopées qui assurent un transport des charges vers les électrodes de façon sélective et
avec très peu de pertes ohmiques dues aux fortes conductivités des zones P et N. Cette
architecture est élaborée par différent façons. La couche intrinsèque peut être définie par un
mélange de matériaux donneur et accepteur d‟électrons. A l‟origine, ce type de structure a été
réalisé par Hiramoto [13]. Il a co-sublimé un donneur et un accepteur. Ce mélange déposé est
mis en sandwich entre une couche de type p et une et une couche de type n.
On peut également déposer la deuxième couche de polymère par spin-coating. Grâce à la
solubilisation partielle de la première couche [14], il est ainsi possible d‟obtenir une couche
inter-faciale de mélange donneur/accepteur par inter-diffusion des deux matériaux.

II.5.4.Structure inverse
Les cellules photovoltaïques à architecture classique intégrant une couche active sous
forme d‟hétérojonction en volume (comme par exemple le P3HT:PCBM) sont composées par
une succession de couches : substrat de verre (ou PET)/ ITO/ PEDOT:PSS/ P3HT:PCBM/ Al
(Figure II.11).

31
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

Figure II.11 : Schéma d'une structure conventionnelle de cellule photovoltaïque (à gauche) et


d‟une structure inverse (à droite)[27]

Cependant, ce type d‟architecture présente plusieurs inconvénients. Tout d‟abord, la


couche de PEDOT:PSS, qui permet le transport de trous, possède une acidité élevée et mène à
la dégradation de l‟interface avec l‟ITO et donc à une perte de performances. Hains et al. ont
utilisé d‟autres couches tampons pour remplacer le PEDOT:PSS, mais ils n‟ont pas réussi à
maintenir un rendement élevé à cause d‟une grande résistance ohmique de la couche active.
D‟autre part, le dépôt de la couche d‟aluminium doit se faire sous un vide poussé ce qui
augmente les prix de fabrication des dispositifs à grande échelle. C‟est pour pallier ces
inconvénients que les cellules photovoltaïques à structure inverse se sont développées.
Contrairement à une structure classique, dans cette architecture, les polarités sont inversées.
Les cellules sont illuminées par la cathode, qui est constituée d‟un substrat
recouvert d‟une électrode transparente, d‟où sont collectées et extraites les charges négatives.
L‟ITO reste le principal matériau utilisé pour la cathode dans la structure inverse et le
PEDOT:PSS reste une couche tampon. L‟électrode anodique est constituée par un métal
opaque, tel que l‟argent, l‟or ou encore le cuivre dont le travail d‟extraction est relativement
important. Ces métaux présentent une stabilité à l‟ambiante plus élevée que l‟aluminium, ainsi
la fabrication de cellules est moins complexe.

32
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

II.5.5.structure des cellules tandem


Des améliorations peuvent encore être apportées en empilant les cellules les unes sur les
autres. L‟objectif étant d‟absorber la plus grande partie du spectre solaire tout en limitant les
pertes par thermalisation pour dépasser la limite de Shockley-Queisser. Ce concept, largement
employé, a permis d‟atteindre des rendements de plus de 40 % dans le domaine du
photovoltaïque inorganique et 6,7 % pour les cellules solaires organiques. [25] Pour réaliser
une cellule tandem, le plus simple consiste à empiler deux cellules réalisées sur deux substrats
différents. Cependant, pour des raisons de coûts évidentes, cette solution n‟est pas viable. Il
faut donc envisager de réaliser ces cellules de façon monolithique. La première structure
«tandem » monolithique dans le domaine photovoltaïque organique a été développée par
Hiramoto et al. en 1990. Il s‟agit d‟une structure qui consiste en empilement de deux cellules
(sub-cellules) espacé par une couche métallique (Au). Chaque cellule est une bicouche
jonction composée de 50 nm de H2Pc (Phthanocyanine) et 70 nm d‟un dérivé de perylene
tetracarboxylic (Me-PTC) figure II.12.

Figure II.12:structure d'une cellule tandem [15]

En 2007 le groupe de Kim , a obtenu, avec une structure composée d‟une cellule P3HT:
PCBM et d‟une cellule PCPDTBT (low band gap): PCBM séparées par une couche de TiOx,
une cellule présentant un rendement de conversion énergétique de 6,7 % sous un éclairement
de 20mW/cm2. Cette structure est présentée à la figure II.13.

33
Chapitre II Caractérisation des cellules photovoltaïques organiques

Figure II.13: cellule photovoltaïque organique en architecture tandem[15]

II.6.Conclusion
Grace à ce chapitre nous avons pu comprendre le fonctionnement des cellules à base des
matériaux organiques, ainsi que la physique des semi-conducteurs organiques. Comme nous
avons aussi discuté les différentes structures utilisées dans la fabrication des cellules solaires
organiques, ce qui nous a permis d‟identifier les facteurs limitant le rendement.

34
CHAPITRE IIi
Résultat de la simulation
de modèle
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

III.1.Introduction
Dans ce chapitre, nous allons procédera la simulation et caractérisation de cellule
photovoltaïque organique à base de polymères de type inversée à la structure L'oxyde
d'indium-étain (ITO) / ZnO / poly [N-90-heptadécanyl-2,7-carbazole-alt-5,5- (40,70-di-2-
thiényl-20, 10,30-benzothiadiazole)] (PCDTBT)/Al représenté dans la figure III.1.Nous
définissons, dans un premier temps, la structure à simuler ainsi que les paramètres utilisés.
Cesparamètres sont choisis selon les moyens technologiques utilisés dans la réalisation des
cellules photovoltaïques Organiques. Nous présentons ensuite la validation de cette module a
condition standard (STC), en fin les résultats obtenus de la simulation numérique sous le
programme MATLAB Simulink.

Figure III.1 : (a)L‟architecture de la cellule solaire organique inversée, (b) la structure


moléculaire de PCDTBT et (c) la structure moléculaire PC71BM [28]

36
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

III.2.Résultats de la simulation et validation du modèle


III.2.1. Modèle de Simulation
Pour réaliser cette modélisation, nous avons utilisé MATLAB comme outil de test et de
simulation. Nous avons choisi une cellule solaire organique inversée. Cette cellule Solaire
fournit une puissance photovoltaïque rentable destinée à un usage général par exploitation
directe de charges courant continu, les caractéristiques électriques de ce module
photovoltaïque organique à la température 250C et l'irradiation 1000 W/m2 sont données dans
le tableau suivant :

Module d‟une cellule solaire organique inversée (ITO)/ ZnO/


(PCDTBT): (PC71BM)/MoO3/Al
Rendement :ƞ =5.58%, FF=51.72%

Energie de gap Eg [ eV] 1.88


Tension de circuit ouvert Voc[Volt] 0.878
Courant court-circuit Icc [mA] 12.28
Nombre de cellule en série Ns 1
Résistance en série [Ohm] 7.21
Résistance en shunt [Ohm] 753.86

Tableau 1. Caractéristiques électriques du module[28]

La figure III.2.représenter une cellule solaire photovoltaïque qui disponible au Simscape


(Matlab-Simulink) cette cellule utilise dans la bloc de simulation (Figue III.3) ,pour étudier
les différents caractéristique électrique d'une cellule photovoltaïque organique inversée et
aussi les déférents effets sur cette dernier (l'influence de l'éclairement (E) , la température(T)
facteur de d'idéalité (N) ,…….).

Figure III.2:Modèle d'une cellule solaire

37
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

Figure III.3 : bloc de la simulation

III.2.2.L'obtention des courbes I-V et P-V en STC par le modèle de Simulink


Une fois la validité de la méthode proposée pour le module d‟une cellule solaire
organique inversée a été vérifiée, cette simulation a été utilisée pour obtenir la courbe I-V et la
courbe P-V en STC qui est le but de ce chapitre. Notre bloc de simulation a été correctement
formé, il a tendance à donner des réponses raisonnables et identique (courbe I-V en STC),
comme le démontre la figure III.

38
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

caractéristique (V-I)

simulation
expermental
I(A)

V(v)

Figure III.4:Performance du modèle Matlab simulink obtenu en STC

Une comparaison entre la courbe I-V extrapolés aux conditions STC par le Matlab
Simulink et les valeurs expérimentales données par le travail de M. Thambidurai et al, à l‟aide
d‟un .concepteur (data sheet) à été effectuée. La figure III-5 montre la puissance maximale du
module photovoltaïque Pmax (8.5 mw) et la tension en circuit ouvert Vco obtenu avec le
modèle Matlab Simulink. On peut en déduire que les données obtenues par le Matlab Simulink
sont très semblables à ceux fournie par le concepteur.

Figure.III.5:Caractéristique V-P en STC

39
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

III.3. Les influences des déférents paramètres sur une cellule photovoltaïque organique
Les caractéristiques d‟une cellule photovoltaïque organique dépendent de l'éclairement
et de la température et le facteur d'idéalité et la résistance en série. Selon la technologie de la
cellule photovoltaïque, les variations des paramètres seront différentes.
Dans un premier temps, nous allons présenter les résultats de la simulation d‟une cellule
photovoltaïque organique (cellule solaires organique inversée).

III.3.1. Influence de l’irradiation

En faisant varier l'éclairement entre 200w/m2 et 1200 w/m2 avec un pas de 200 w/m2 ,à
T=25°c, on a déduit l‟influence de celui-ci sur la caractéristique I(V) de la cellule comme il est
illustré par la figure III.6.

x 10
-3
Caractéristique (v,i) à T=25°c et l'éclairement varier 200....1200 w/m 2
16
200w/m2
14
400w/m2
12 600w/m2
800w/m2
Courant (A)

10 1000w/m2
1200w/m2
8

2
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension (V)
Figure.III.6: Caractéristiques I−V d‟un module pour différentes irradiations solaires à 25°C

40
chapitre III Résultats de la simulation de modèle
caractéristique (E,I)
0.016

0.014

0.012
Courant (A)

0.01

0.008

0.006

0.004
200 400 600 800 1000 1200 1400
Eclairement (w/m 2)

Figure.III.7: Caractéristiques de courant en fonction de l‟éclairement I(E)

D‟après les courbes ci-dessus (Figure.III.6, Figure.III.7) nous remarquons que l‟irradiation à
un impact très remarquable sur le courant Icc(la relation est proportionnelle), la tension restant
relativement constante (négligeable)., Ainsi nous Pouvons conclure que le rendement d‟un
module PV augmente considérablement avec l‟augmentation de l‟irradiation .

caractéristique (v,p) à T=25°c et E =200....1200 (w/m 2)


0.01
1200w/m2
1000w/m2
0.008
800w/m2
600w/m2
Puissance (w)

0.006 400w/m2
200w/m2
0.004

0.002

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension (v)
Figure.III.8:Caractéristiques P −V d‟un module pour différentes irradiations solaires à 25°C

On remarque dans la Figure.III.8 que La puissance délivrée par une cellule PV est très
sensible à l‟éclairement. Par contre la tension optimale varie très peu avec l‟éclairement.
41
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

III.3.2. Influence de la température


En faisant varier la température de la cellule entre 25°c et 55°c avec un pas de 5 °c,
l‟influence de celle-ci sur la caractéristique I(V) est donnée par la figure III.9 sous un
éclairement 1000w/m2.

-3
x 10
14

12
25°c
30°c
10
35°c
Courant (A)

40°c
8 45°c
50°c
6 55°c

2
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension (V)

FigureIII.9 : Caractéristiques I−V d‟un module pour différentes températures

caractéristique (T,V)
0.86

0.84

0.82
Tension (V)

0.8

0.78

0.76

0.74

0.72
25 30 35 40 45 50 55
Température (°c)
(E = 1000 W/m2)

Figure III.10 : variation de V en fonction de températures

42
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

Quand la température diminue, la tension de circuit ouvert augmente (figure III.10), mais
la variation de courant de court-circuit est négligeable (figure III.9).Ainsi nous pouvons
conclure que la température a un impact négatif sur le rendement d‟une cellule PVO.
L'effet de la température sur la puissance est présenté par la figure III.11 ci-dessous.

x 10
-3
caractéristique (v,p) à T varier 25....55°c etr E=1000w/m 2
8

7 25°c
30°c
6 35°c
40°c
5
Puissance(w)

45°c
4 50°c
55°c
3

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension(V)
Figure III.11 : Caractéristiques P−V d‟un module pour différentes températures

L'évolution de la caractéristique P(V) en fonction de la température montre que la


puissance diminue lorsque la température est augmentée (relation inverse) et engendre une
décroissance moins prononcé de la tension (Vco).

III.3.3. Influence de facteur d'idéalité (N)


En faisant varier facteur d'idéalité (N) de 1 à 2 avec un pas de 0.2à condition standard
STC(T=25°c, E=1000w/m2) on a déduit l‟influence de celui-ci sur la caractéristique I(V) de la
cellule comme il est illustré par la figure III.11.

43
chapitre III Résultats de la simulation de modèle
-3
x 10 Caractéristiques I-V
14

12

1
10
1.2
Courant (A)

1.4
8 1.6
1.8
2
6

2
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
Tension (V)

Figure III.11:Courbe I-V pour différentes valeurs de N

L‟augmentation du facteur d‟idéalité de la diode influe inversement sur le point de


puissance maximale et cela se traduit par une baisse de puissance au niveau de la zone de
fonctionnement.
III.3.4. Influence de résistance RS
Lorsque la résistance en série 5.21Ω jusqu'à 9.21 Ω on obtient la résultat dans la figure III.12
.
caractéristique (v,i),E=1000w/m 2,T=25,Rs=5.21,6.21,7.21....9.21 Ohm
courant (A)

tension (v)

Figure III.12:Courbe I-V pour différentes valeurs de RS (Ω)

44
chapitre III Résultats de la simulation de modèle

Les performances de la cellule PV diminuent quand la résistance Rs augmente, ainsi


pour avoir un bon rendement il faut que la résistance Rs soit la plus petite que possible.

III.4. CONCLUSION
Le monde de la conversion photovoltaïque connaît depuis quelques années une
évolution profonde associé à l‟intérêt croissant pour l‟énergie photovoltaïque.
Notre étude a porté sur la modélisation et simulation d‟une cellule photovoltaïque dans
l‟environnement « Matlab » dont le but est l‟optimisation de ce système pour un meilleur
rendement.
Les caractéristiques d‟un module solaire montrent bien que la puissance maximale générée
dépend fortement de l‟intensité des radiations solaires ainsi que de la température. La cellule
solaire ne peut générer sa puissance maximale que pour une certaine tension et courant de
fonctionnement. Afin de créer une cellule PV organique on va modifier toutes les paramètres
de cellule PV à base de Si.
Ainsi, cette modélisation nous a permis d‟une part de déterminer un modèle similaire à une
cellule photovoltaïque organique inversée comme point d‟intérêt de notre étude.

45
CONCLUSION GÉNÉRALE
Conclusion générale

La demande croissante en énergie nécessite de trouver des alternatives aux combustibles


fossiles. Le photovoltaïque s„est fortement développé ces dix dernières années et dans ce
contexte, l‟OPV se présente comme une alternative innovante pouvant se positionner sur des
niches de marché en proposant des dispositifs tout imprimés et flexibles.

Pour bien comprendre le comportement d‟une cellule solaire organique, et être capable
de simuler numériquement ces caractéristiques, à partir d‟un modèle mathématique donné afin
d‟optimiser leur rendement, C‟était l‟objectif de ce travail de recherche. A cause de la
complexité des méthodes de mesure dynamique, plusieurs méthodes de simulation ont été
proposées dans littérateurs, dans notre travail. Nous avons le modèle à 5 paramètre pour
simuler le fonctionnent du module photovoltaïque organique inversée pour différentes
conditions d‟ensoleillement et de température.

Le travail réalisé dans ce mémoire a été basé sur les parties suivantes :

Dans un premier temps, nous avons essayé de faire une revue assez générale sur la
technologie photovoltaïque, rappelant les différentes filières technologiques, et. nous avons
étudié les semi-conducteurs organiques.

Dans la deuxième partie du mémoire, Nous avons détaillé le principe de fonctionnement


d‟une cellule photovoltaïque organique, ainsi que différentes architectures référées pour ce
type de cellules dans la littérature. Cette partie nous a permis de comprendre les caractéristique
courant-tension et paramètres des cellules solaires organiques.

La troisième partie du mémoire, était sur la simulation de cellule photovoltaïque


organique inversée par le programme MATLAB 2012, nous avons utilisé le modèle à 5
paramètre disponible dans le SIMSCAPE pour simuler le fonctionnent du cellule PVO ((ITO)/
ZnO/ (PCDTBT): (PC71BM)/MoO3/Al) pour différentes conditions, le trace des
caractéristiques I(V) et P(V) montre que Les performances d‟une cellule PVO sont fortement
influencées par les conditions climatiques, particulièrement l‟éclairement solaire et la
température.

D‟après les résultats que nous avons obtenus en constatant que l‟augmentation de
résistance série et le facteur de qualité se traduit par la dégradation de la courbe I (V) au
niveau du coude.

47
Conclusion générale

Ce modeste travail peut être considéré comme une contribution très sérieuse dans le
domaine des énergies renouvelables et plus précisément solaires, il présente beaucoup de
perspectives à savoir le développement d‟une filière de cellules photovoltaïques organiques
compétitives avec des moyens très accessibles.

Espérant que l'approche proposée peut fournir une base théorique et des connaissances
physiques pour la conception des cellules solaires organiques.

48
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques

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solar cells, Solar Energy Materials & Solar Cells (2012), 104, 165-174.

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Hyung-Jun Song, Jiyun Song , Youngjun Ko , Dhayalan Velauthapillai , Changhee Lee Enhanced
photovoltaic performance of inverted organic solar cells with In-doped ZnO as an electron extraction
layer a Renewable Energy 66 (2014) 433e442.
RESUME

Ce travail de recherche est porté sur la simulation et la caractérisation des cellules photovoltaïques
organiques. Le développement de ces cellules constitue un grand enjeu de la filière électronique
organique. Ces cellules sont aussi prometteuses pour la production d'énergie à bas coût. Elles peuvent
être fabriquées sur substrat souple, ce qui leur permettra une intégration facile dans les appareils
nomades comme les téléphones portables et les ordinateurs portables.

Dans notre travail on a simulé et caractérisé une cellule photovoltaïque organique inversée (ITO)/ ZnO/
(PCDTBT): (PC71BM)/MoO3/Al dont le rendement de conversion est à 5.58%.

Le principal intérêt de ce modèle réside dans sa simplicité et sa facilité de mise en œuvre à partir des
caractéristiques techniques données par le constructeur.

Il ressort que le rendement de nos cellules photovoltaïques dépend étroitement de leur paramètres des
polymères qui compose la couche active ( Eg , N, Rs,…..) et de la condition climatique (éclairement ,
température, …………..).

‫ملخص‬

‫ تغُيش ٌزي انخاليا تشكم تحذيا كبيشا نتغُيش اإلنكتشَوياث‬.‫َيشكز ٌزا انبحث عهى محاكاة َتُصيف انخاليا انضُئيت انعضُيت‬
‫ ٌزا ما يتيح نٍا سٍُنت االدماج‬،‫ َألوٍا مصىُعت عهى حُامم مشوت‬.‫ ٌزي انخاليا مؤٌهت أيضا إلوتاج انغاقت بتكهفت مىخفضت‬.‫انعضُيت‬
.‫في األخٍزة انمحمُنت مثم انٍُاتف انمحمُنت َأخٍزة انكمبيُتش انمحمُنت‬

(ITO)/ ZnO/ (PCDTBT)] ‫في ٌزا انعمم قمىا عمهىا بمحاكاة َدساست خصائص خهيت ضُئيت عضُيت عكسيت‬
.٪5.58 ‫([بمشدَد انتحُيم انكٍشَضُئي حُاني‬PC71BM)/MoO3/Al (

. ‫َانميزة انشئيسيت نٍزا انىمُرج تكمه في بساعتً َسٍُنت استخذامً اوغالقا مه انخصائص انتقىيت نهمصىع‬

‫وستىتح مه خالل ٌذا انعمم أن أداء انخاليا انضُئيت نذيىا مشتبظ بشكم َثيق عهى خصائص انبُنيمشاث انتي تكُن انغبقت انىشغت‬
.)‫) َأيضا عهى انششَط انمىاخيت (االضاءة َانحشاسة‬Eg,N ,Rs(

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