LEGOUGUI
LEGOUGUI
Mémoire
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et technologies
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Electrotechnique Industrielle
Présenté par :
LEGOUGUI Iman
Thème:
Je dédie ce travaille :
A ma mère
A ma famille
A mes amis
et que ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration
de ce travail
Liste des symboles, Notations & Abréviations
SYMBOLE DESIGNATION
A superficie de la surface cylindrique de l'arc.
B représente la chute de tension par longueur d'arc de la lampe
d0 constante de densité de courant par unité de superficie de l'arc
dQ/dt est la variation (le changement) de la quantité en chaleur Q en fonction du
temps
GS vecteur de la conductivité mesurée de lampe
gj (j = a, b, c) est la conductivité instantanée d’arc dans chaque phase.
gmin la conductivité minimale
i est le courant d'arc électrique
Ij (j = a, b, c) est le courant instantané d’électrode dans chaque phase.
Lj (j = a, b,c) l’inductance des électrodes
Ls l'inductances du côté source
Mij sont les inductances mutuelles
P Puissance active
P(t) la puissance instantanée
Pr pression totale
Q est la quantité de chaleur de l’énergie stockée .
Rj (j = a, b,c) sont les résistances des électrodes dans chaque phase.
rs sont la résistances du côté source
THD A % Déformation harmonique totale dans le courant
Q Puissance réactive
T Température
t Time
Liste des symboles, Notations & Abréviations
σ La conductivité électrique
AC Courant alternatif
HF Haute Fréquence
UV Ultraviolet
V-I tension-courant
Xe Xénon
BT Basse tension
HT Haute tension
THD Taux d’harmonique de distorsion
Liste des figures et tableaux
19
Figure II-1 Colonne de l'arc électrique selon Cassie.
22
Figure II-2 Colonne de l'arc selon Mayr
24
Figure II-3 Caractéristique statique des modèles proposés de la
décharge
25
Figure II-4 Modèle monophasé pour un four lié à la source
d’alimentation.
26
Figure II-5 Le modèle triphasé détaillé d’un réseau qui alimente un four
à arc.
29
Figure III-1 Le modèle de la conductivité d’une seule phase d’un four à
arc électrique.
30
Figure III-2 Déclaration des variables d’entrée de la conductivité d’arc
électrique
31
Figure III-3 Le modèle général de la Simulation d’un four dans un
réseau électrique.
32
Figure III-4 Phénomène d’extinction et de réamorçage de l’arc
33
Figure III-5 Extinction d’arc.
33
Figure III-6 Court-circuit électrode- ferraille.
Liste des figures et tableaux
35
Figure III-7 Formes d’ondes instantanées de la tension d’arc
déséquilibrée des trois phases.
36
Figure III-8 Formes d’ondes instantanées du courant d’arc déséquilibré
des phases (A,B,C).
37
Figure III-9 Valeurs instantanées de la tension et du courant pendant la
phase de forage.
38
Figure III-10 la tension et le courant d’arc dans une phase A avec du
clignotement de 10Hz aléatoire.
39
Figure III-11 La tension d’arc dans une phase avec du clignotement de
10Hz pendant la phase fusion.
39
Figure III-12 Le courant d’arc dans une phase avec du clignotement de
10Hz pendant la phase fusion.
40
Figure III-13 La conductivité pendant la phase fusion.
Figure III-14 La caractéristique tension/courant vue dans la phase A 40
41
Figure III-15 La tension et le courant d'arc dans la phase d’affinage.
42
Figure III-16 La conductance d'arc électrique liée à la phase A.
44
Figure III-17 Spectre fréquentiel des courants
Figure III-18 Spectre fréquentiel des tensions 45
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE ...................................................................................................1
I. Introduction. ....................................................................................................................... 2
I.2. Définition......................................................................................................................... 2
I.2.1. Arc électrique………………........................................................................................ 2
[Link] à arc électrique ...................................................................................................... 2
I.3. Composition et principe de fonctionnement du four électrique……………………...… 3
I.3.1. Constituants du four électrique. ................................................................................... 3
a) La cuve du four à arc ..................................................................................................... 5
b) Le berceau de basculement............................................................................................. 5
c) La voûte………………………...................................................................................... 5
d) Les électrodes………………......................................................................................... 5
I.3.2 Fonctionnement du four à arc à courant alternatif triphasé............................................... 6
I.3.3. Point de vue électrique. ................................................................................................. 6
I.3.4. Point de vue thermique .................................................................................................. 7
I.3.4.1. Chargement.................................................................................................................. 7
a) Phase de forage (amorçage).....................…………………………………………......... 7
I.3.4.2. Fusion........................................................................................................................... 8
I.3.4.3. Affinage. ..................................................................................................................... 8
[Link]étés de l’arc de soudage......................................................................................... 9
a) Courant d’arc.................................................................................................................... 10
b) Tension d’arc.................................................................................................................... 10
I.6. Conclusion.......................................................................................................................... 15
Chapitre II : Modélisation d’un four à arc à courant alternatif
II.1. Introduction.................................................................................................................... 16
Bibliographie
Bibliographie ........................................................................................................................... 48
Introduction générale
Introduction générale
Le four à arc est utilisé dans l’industrie pour la fabrication de l’acier. Le four à arc est un outil de
fusion le mieux adapté, 35% des aciers sont produites des fours. [1]
La qualité d’énergie est un facteur très important du coté sécurité et continuité de service des
réseaux électriques et équipements et l’économie des pays industrialisés. Les charges non linéaires
dans l’industrie spécialement les fours à arcs créent des problèmes électriques et des perturbations
dans les réseaux électriques, à cause de l’arc électrique est non linéaire, instable et dissymétrique,
donc il est très difficile de trouver un modèle générale. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons
simulé la conductivité du four à arc en fonction des paramètres électriques. Notre étude est
organisée en trois chapitres.
Dans le premier chapitre nous allons citer quelques phénomènes de la décharge électrique et ses
applications, et puis donner le principe de fonctionnement d’une décharge d’arc et quelques
domaine d’application l’industriel, ainsi que les classifications des fours à arc utilisés en
métallurgie.
Le troisième chapitre sera consacré aux résultats de simulation d’un four à arc électrique triphasé à
courant alternatifs dans les trois phases : forage fusion affinage sous environnement Matlab
Simulink. L’ensemble des résultats obtenus montrent les tensions, les courants, et la conductivité de
chaque phase. Une analyse spectrale est faite pour savoir le niveau d’harmonique produit dans le
réseau électrique.
Page 1
Chapitre I Technologies des fours à arcs
Chapitre I :
arcs
Chapitre I Technologies des fours à arcs
I.1. Introduction
em
C’est au début du XX siècle que sont apparus les premiers fours à arcs industriels (1863-
1914), afin de faire fondre les ferrailles et pour la production des aciers spéciaux. ces fours permet
de réaliser un affinage sur mesure en assurant au choix une atmosphère oxydante et/ou réductrice.
Les températures des fours à arc électrique sont très élevées (supérieur à 1650°C). [1]
Initialement, le four comporte trois électrodes reliées chacune à une bornes d’une source
triphasé à courant continue ou alternatif. La capacité de fusion de ces fours était de l’ordre de
En effet, la capacité de production des fours modernes avoisine les 200 tonnes avec une
consommation énergétique comprise entre 400 et 500 kWh/t. ils représentent une part importante de
I.2. Définitions :
L’arc électrique se produit lors du passage du courant entre deux électrodes dans un milieu ionisé
(air ou gaz particulier), il se caractérise par une tension basse et un fort courant. Un arc électrique
est obtenu entre deux électrodes soumises à une différence de potentiel. Lorsque l’arc apparaitre
entre les électrodes, la différence de potentiel entre celle ci devient moins importante : L’ionisation
intense de l’espace inter-électrodes rendre cette zone très conductrice alors qu’elle était isolante
avant l’amorçage.
Le four à arc est un système électrothermique utilisant l’énergie fournie par un arc électrique pour
chauffer une charge. Les arcs se développent entre chacune des trois électrodes en graphite et le
métal, le métal fond a travers les arcs qui creusent des puits dans la charge métallique solide. Le
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
four à arc est un équipement électrique très perturbateur à cause de l’instabilité et la variation de
l’arc électrique. Les perturbations produites sont aléatoires et couvrent une bande de fréquence du
continu jusqu’à quelques centaines de hertz. De plus, la non linéarité de l’arc produit des
harmoniques (qui fluctuent aléatoirement au cours de la coulée) ainsi que des phénomènes rayonnés
L’alimentation électrique.
L’enceinte du four capable de contenir d’abord des ferrailles fondre, de densité relativement
faible puis l’acier liquide porte à des températures de 1600 à 1700°C (donc nécessité d’un
réfractaire).
Les installations annexes, telle que le système d’aspiration et traitement des fumés et les
systèmes d’additions. Du point de vue constitution, ce four peut être représenté par le
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
Figure I-2 : Vue de coupe et extérieure d’un four à courant alternatif. [3]
La figure suivante présente une vue du four à arc le plus utilisé actuellement dans les aciéries
électriques.
Page 4
Chapitre I Technologies des fours à arcs
Comme s’est illustrée sur la figure précédente, le four à arc se compose des éléments suivants : La
cuve (a), le berceau de basculement (b), la voûte. (c) et les électrodes (d)
La cuve est composée de deux parties : le fond ou « sole » et la virole. Sur de nombreux fours,
cette virole est amovible et il existe une virole de rechange. De cette manière, on gagne un temps
précieux, le four pouvant continuer à être utilisé pendant la réfection du garnissage réfractaire.
b) Le berceau de basculement
Le basculement est assuré par des vérins hydrauliques, le déplacement aux deux seules positions
c) La voûte
La voûte, ou couvercle du four, elle est percée de trois trous destinés au passage des électrodes ;
un quatrième trou sert à l’aspiration des fumées qui sont filtrées avant d’être rejetées dans
l’atmosphère.
d) Les électrodes
Les électrodes sont constituées d’une pâte de carbone avec un traitement de graphitisation. Elles
s’usent au cours de la fusion. Cette fusion d’électrodes est due à deux types d’usure :
fonctionnement.
· L’usure latérale : cette usure est due à l’oxydation du graphite porté au rouge et est proportionnelle
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
Les arcs se développent entre chacune des trois électrodes en graphite et le métal. Le métal
fond par attaque directe des arcs qui creusent des puits dans la charge métallique solide. [3]
1. Un arc doit être préalablement amorcé pour amener à l’incandescence un point de la cathode ;
le mode d’amorçage le plus simple consiste à mettre en contacte les électrodes. Un courant
2. La décharge par arc exige un minimum de tension et un maximum de courant. La tension est
dépend du type de gaz et la distance entre les électrodes, quand on écarte les électrodes, la
L’énergie électrique est la principale source d’énergie utilisée par le four à arc pour la fusion de
l’acier.
Lorsqu’un arc est amorcé et entretenu entre l’électrode et une pièce métallique reliées aux bornes
d’un générateur, avec une tension (U2) et un courant (I2) d’arc. Ces deux grandeurs sont reliées par
une relation de nombreuses variables comme la distance des électrodes, [U2 = f(I2 ,l, ...)] montré
par des courbes appelé caractéristiques d’arc (figure I-4). Les normes AFNOR pour des
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
Figure I-4 : Caractéristiques d’arc U2= f(I2) pour différentes longueurs d’arc lA. [3]
L’objectif est de faire fondre une charge d’un métal, puis par l’affinée, afin de modifier sa
composition par l’élimination ou l’addition des éléments. La coulée du métal en poche et,
suivante.
I.3.4.1 Chargement
Le chargement doit être réalisé rapidement pour limiter le refroidissement du creuset, la durée du
chargement ne demandant que quelques minutes. La durée du chargement varie de 35 mn pour une
tonne. [5]
Les électrodes creusent un puits au milieu de la cuve du four à arc qui est remplie de ferrailles.
C’est sous puissance réduite qu’a lieu cette séquence de fonctionnement. Le puits ainsi créé, permet
de limiter le rayonnement de l’arc sur les parois du four et donc de minimiser l’usure du matériau
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
réfractaire. Cette phase dure environ 2 minutes. Cette période est caractérisée par des
I.3.4.2 Fusion
Après avoir chargé le four, les trois électrodes sont mises sous tension et descendues sur la ferraille.
Le métal fond sous l’effet de la chaleur dégagée par l’arc et les électrodes descendent lentement
jusqu’au moment où sous les arcs s’est formé un bain de métal fondu.
La quantité de bain augmente et noie à peu près complètement à un moment donné, les ferrailles
non fondues. Les électrodes remontent car le volume du bain augmente. Alors commence la
dernière période de la fusion, le rayonnement des arcs n’est plus limité par la charge, la surface du
I.3.4.3 Affinage
Le métal est complètement fondu, le métallurgiste modifié sa composition par des additions de «
L’affinage est caractérisé par un arc continu. La puissance doit être réglée suivant les réactions ou
suivant le refroidissement du bain par les additions. La tension doit être assez faible pour avoir des
arcs courts et protéger la voûte, la demande d’énergie est beaucoup moins importante que pendant
la fusion.
La température de la voûte varie suivant le stade de l’opération, ceci est du au fait que la voûte
présente une inertie calorifique plus faible (volume relativement faible et calorifugeage médiocre).
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
La figure I-7 représente le diagramme de fusion d’un four à arc en précisant la tension, la puissance
et le temps.
Nous avons alors respectivement : Chargement 1er panier (1), Amorçage (2), Fusion (3),
ème
Chargement 2 panier (4), Amorçage (5), Fusion (6), Affinage (7), Coulée (8).
Un arc de soudage est une décharge électrique établie et entretenue dans un gaz entre deux
électrodes reliées aux pôles d’un générateur et dégageant lumière et chaleur. Il forme une colonne
ionisée conductrice qui répond à des lois physiques. L’arc électrique est la source de chaleur à la
Ses effets thermiques aux électrodes, un arc court entre une électrode, formant l’outil, et les
diluant avec les bords à souder pour constituer après refroidissement la liaison métallique. [4]
Page 9
Chapitre I Technologies des fours à arcs
a) Courant d’arc
Pour une longueur d’arc donnée l, on augmente le courant en agissant sur la force électromotrice du
générateur. La tension aux bornes de l’arc s’accroît, la température et le volume ionisé augmentent
en même temps (Figure I-5). Donc en agissant sur le courant que régulation la puissance de l’arc en
soudage. [4]
b) Tension d’arc
La tension qui apparaît aux électrodes résulte de la distance qui les sépare et du courant qui le
traverse, ainsi que le gaz du milieu. Il existe trois chutes de potentiel (Figure I-7):
Les deux premières sont liées aux phénomènes électroniques prenant place à la surface des
électrodes.
La chute de tension de la colonne ionisée s’étend donc pratiquement d’une électrode à l’autre et
donne lieu à un gradient électrique uniforme. Si la longueur d’arc augmente, la tension augmente
également de façon proportionnelle. La mesure de la tension d’arc donne par suite une information
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
Le four électrique de fusion type Héroult est triphasé. Il contient trois électrodes verticales en
graphite. Les arcs se développent entre chacune des trois électrodes en graphite et le métal. Sa
tension d’arc diminue quand le courant augmente ; un arc pour aurait une caractéristique
hyperbolique. En fait, le système possède toujours une impédance non linéaire. [9]
Le métal fond par attaque directe des arcs qui creusent des puits dans la charge métallique solide.
Lorsque ces puits sont fermés, les arcs travaillent sur un bain liquide dont le volume augmente en cours de la
fusion.
Page 11
Chapitre I Technologies des fours à arcs
Etant donnée les puissances mises en jeu, les fours à arcs de sidérurgie sont toujours raccordés au
comporte :
intermédiaire.
compensation d’énergie réactive peut être obtenue soit par un dispositif plus élaboré de
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
Du point de vue descriptif, le four à courant continu est semblable au four à courant alternatif. Il
s’en distingue toutefois par son alimentation électrique et par présence d’une ou de plusieurs
électrodes de sole. Autrefois, les fours à courant continu de grande puissance étaient équipés d’un
système de trois électrodes alimentés chacune par un redresseur spécifique. Aujourd’hui, le système
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
tensions.
- Un redresseur.
Les puissances mises en jeu dans les fours à arc étant relativement importantes, ils nécessitent
Le four à arc présente un certain nombre de qualités que n’ont pas les autres procédés :
Facilité d’automatisation.
Températures élevées.
Souplesse de conduite.
Maîtrise indépendante de l’intensité et de la tension.
Taille modulable.
Grande rapidité de fusion.
Les fours à arc électrique sont utilisés pour produire une matière première de lux avec une
production lourde. Cette production résulte l’amélioration des données économiques liées aux
Page 14
Chapitre I Technologies des fours à arcs
I.6. CONCLUSION
Nous avons rappelé l’essentiel concernant les principaux procédés à décharge. Par conséquent
et compte tenu de leurs non linéarité produite par l’arc électrique dans les fours à arc électrique,
génèrent plusieurs perturbations et une pollution de la qualité d’énergie fournie au client comme les
harmoniques et effet flicker produisant des effets indésirables sur les installations et les
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Chapitre II Modélisation d’un four à arc à courant alternatif
Chapitre II
Modélisation d’un four
à arc à courant
alternatif
Chapitre II Modélisation d’un four à arc à courant alternatif
II.1. Introduction
La nature des fours à arc électrique cause des problèmes de qualité d’énergie électrique ;
tels que les déséquilibres des amplitudes, effet flicker, les harmoniques dans le réseau
électrique. [16]
Au cours des années, beaucoup de modèles de four à arc électrique soit en fonction du
temps ou la fréquence. Ils ont été développés suivant les besoins et leur application. Le
modèle combiné de Cassie/Mayr est le plus utilisé et appliqué pour l'analyse d'interaction
d'arc électrique. Ce modèle de four à arc prend en compte l’interaction entre le réseau
d’alimentation et le four. [16]
Plusieurs études prouvent que les phénomènes d'arc-plasma sont très complexes en raison
de la caractéristique non linéaire de l’arc et de la nature du processus de fusion. Il existe
de nombreux facteurs qui rentrent en jeux :
Le type de gaz
Pression de gaz
Distance de séparation d'électrode
Matière d'électrode
Géométrie et position des électrodes.
Page 16
Chapitre I Technologies des fours à arcs
Les modèles d’équations de Cassie et de Mayr, sont basés sur les lois de la conservation électriques,
la loi d’ohm et les hypothèses simplificatrices, et le bilan de puissance perdu et stockée, la
puissance utile de l'arc. Afin de comprendre les phénomènes d’amorçage ou l'extinction d'arc a
travers la combinaison des deux modèles de Cassie et de Mayr à une forme générale du modèle
d’arc électrique d’un four. [17]
Le principe est basé sur le bilan énergétique et thermique entre la production de la chaleur de l'arc
et les pertes dans le four électrique. [18]
𝑑𝑄
𝑃 𝑡 = 𝑣 𝑡 . 𝑖 𝑡 = 𝑃𝑝𝑒𝑟 + [II-1]
𝑑𝑡
où P(t) : la puissance d’entrée du four ou la puissance fournie, v : est la tension d'arc, i : est le
courant de l’électrode, 𝑃𝑝𝑒𝑟 est la puissance dissipée d'arc (est la puissance de perdu ou
dQ/dt : est la variation (le changement) de la quantité en chaleur Q en fonction du temps [19].
Si nous supposons que la conductivité d'arc G, elle dépend de la chaleur Q d’énergie stockée dans
l'arc à un certain temps t :
𝑖(𝑡) 1
𝐺 𝑡 = 𝐹𝑐𝑡 𝑄 𝑡 = = [II -2]
𝑣(𝑡) 𝑅(𝑡)
𝑖
𝐺 𝑄 = [II -3]
𝑣
D’après les équations (II-1) et (II-2) on obtient la relation entre la conductance d'arc et Q :
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
Nous calculons la dérivé de la conductivité à partir de l'équation (II-4) par rapport au temps,
dG(t)/dt et puis nous remplaçons cette dernière dans l'équation (II-1), ceci donne :
𝑑𝐺 𝑑𝐺 (𝑄) 𝑑𝑄 𝑑𝐺 𝑄
= . = (𝑃 − 𝑃𝑝𝑒𝑟 ) [II -5]
𝑑𝑡 𝑑𝑄 𝑑𝑡 𝑑𝑡
M. Cassie en 1939, suppose un canal d'arc cylindrique avec un gaz ionisé, la section de la zone
d'arc croit qui diminue la chaleur et causera une dissipation et des pertes de puissance. le diamètre
du canal de l'arc change quand le courant change. En conséquence la perte de chaleur est alors
proportionnelle au rayon d'arc figure II-1. [20]
Cela pour une densité de courant constante : « 𝑑0 » une perte de chaleur constante par unité
superficielle de l'arc. Pour une forte intensité, nous supposons que la densité de courant est
constante, avec la perte N1 ou N2 est proportionnelle à la section de l'arc.
Les équations (II -6) , (II -7) et (II-8) montrent les valeurs , 𝑄,𝑃𝑝𝑒𝑟 .
𝐺 = 𝐺0 𝐴 [II -6]
𝑄 = 𝑄0 𝐴 [II -7]
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
𝑃𝑖𝑛 = 𝐺𝑉 2 [II-10]
𝑄
𝐺 = 𝐺0 𝑄 [II-11]
0
𝑑𝐺 𝐺
= 𝑄0 [II-12]
𝑑𝑄 0
𝑑𝐺 𝐺 𝑄
= 𝑄0 (𝑃𝑖𝑛 − 𝑃0 𝑄 ) [II-14]
𝑑𝑡 0 0
𝑑𝐺 𝐺 𝑄
= 𝑄0 (𝐺𝑉 2 − 𝐺0 𝑉02 𝑄 ) [II-15]
𝑑𝑡 0 0
𝑑𝐺 𝑃
= 𝑉 2 0𝑄 (𝐺𝑉 2 − 𝐺𝑉02 ) [II-16]
𝑑𝑡 0 0
Avec :
𝑄0
Ɵ= [II-17]
𝑃0
1
En multipliant les deux côtés de l'équation avec 𝐺 , D’après l'équation (II-16) on obtient :
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
1 𝑑𝐺 1 𝑉2
= Ɵ(𝑉 2 − 1) [II-18]
𝐺 𝑑𝑡 0
L'équation de Cassie basée sur le courant d'arc qui est obtenu par l’injection de l'équation (II-3)
dedans (II-18), peut être écrite comme suit:
1 𝑑𝐺 1 𝑖2
= Ɵ(𝐺 2 𝑉 2 − 1) [II-19]
𝐺 𝑑𝑡 𝑐 0
L’expression finale obtenue et que la tension est constante 𝑉02 = 𝐸02 = constante , où l’indice
‘‘c’’représente le modèle de Cassie :
Mayr en 1943, a décrit l'arc dans la zone près du zéro, avec une température plus petite, et les pertes
Ceci signifie que la conductivité est fortement dépendante de la température. Dans le modèle de
Mayr, on suppose que la perte de la chaleur se produit dans le périphérique d'arc seulement, et la
Mayr a supposé que le canal de l'arc a une forme cylindrique, pour le même diamètre du cylindre la
Page 20
Chapitre I Technologies des fours à arcs
𝑥2 𝑈
ln 1−𝑥 2 . 𝑃𝑟 = − 𝑎𝑇 + 𝑏. ln T − C
Avec ;
Il se suit cela :
−𝑈
𝑥2 𝑒 𝑎𝑇 𝑇 𝑏
. 𝑃𝑟 = [II-22]
1−𝑥 2 𝐶
Après plusieurs conditions et simplifications, pour un mélange des gaz ionisés, ceci mène à :
𝑄
𝐺 𝑄 =K . 𝑒 𝑄 0 [II-23]
Page 21
Chapitre I Technologies des fours à arcs
Avec K et le Q0 étant des constantes. L'équation de conservation d'énergie peut être écrite comme
suite :
𝑑𝑄
𝑣. 𝑖 = 𝑃𝑝𝑒𝑟 + [II-24]
𝑑𝑡
Par la combinaison de l’équation (II-24) avec l'équation (II-5) le variation de la conductivité d'arc
devient :
𝑑𝐺𝑚 𝐺
= 𝑄 (𝑣𝑖 − 𝑃𝑝𝑒𝑟 ) [II-25]
𝑑𝑡 0
Encore Mayr a supposé que la relation entre le courant et la tension est constante, et que 𝑃𝑝𝑒𝑟 =
constante = 𝑃0 .
𝑃0 : Puissance dissipée dans la décharge (à courant constant). À partir de l’équation (II-3) et par la
division par la conductivité on obtient l'équation suivante de Mayr :
1 𝑑𝐺 𝑃 𝑃 1 𝑃
. = 𝑄0 −1 =Ɵ −1 [II-26]
𝐺 𝑑𝑡 0 𝑃0 𝑚 𝑃0
𝑄0
𝑚 =
Ɵ 𝑃0
: est la constante du temps de recombinaison en raison de changement de la température
sans puissance fournie dans l'arc ou par un autre terme la constante de temps de recombinaison de
charge. L'index m signifié la conductance de Mayr. [19]
𝑑𝐺𝑚 1 𝑖2
= Ɵ (𝑃 − 𝐺𝑚 ) [II-27]
𝑑𝑡 𝑚 0
Le modèle de Mayr donne de parfaits résultats, il est meilleur pour des courants près de zéro(petits).
Cette équation permet à l'arc de s'interrompre puisque G est petite, et le rapport
𝑖 2 /𝑃0 peut encore être moins que l'unité, la conductivité continue à diminuer jusqu'à ce que l'arc soit
éteint. Par conséquent, nous avons proposé d'employer G la conductivité d'arc comme variable au
lieu de R, car ces modèles sont habituellement exprimés en conductance plutôt que résistance d'arc
en raison des valeurs extrêmement basses pour la résistance d’arc.[17] L’équation originale de
Cassie peut être transformée est donnée par :
𝑣𝑖 𝑑𝐺
𝐺𝑐 = 𝐸 2 − Ɵ𝑑𝑡𝑐 [II-28]
0
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
𝑖2 𝑑𝐺
𝐺𝑚 = 𝑃 − Ɵ𝑑𝑡𝑚 [II-29]
0
La combinaison des deux équations (II-28) et (II-29) dans un seul modèle simple développé par
Wang et Vilathgamuwa en « 1997 », est employée pour représenter les caractéristiques de la
conductivité d’arc et pour définir la transition du courant I0 et qu'un arc puisse être simulé par cette
combinaison. [17]
𝑣𝑖 𝑑𝐺
𝐺 = 𝐸2 − Ɵ si 𝑖 > 𝐼0
0 𝑑𝑡
[II-30]
𝑖2 𝑑𝐺
𝐺=𝑃 − Ɵ si 𝑖 < 𝐼0
𝑑𝑡
0
D’après le système d’équation (II-30), il y a deux catégories : les sources de tension, indépendante
du courant de décharge (modèle de CASSIE), et les sources de puissance (modèle de MAYR est
pour des courants plus faibles) Figure II-3. Ceci mène à un manque d'une dérivée défini au point de
transition entre les deux équations. [23]
Pour créer une transition douce entre les deux modèles, on fait appel a un facteur de transition 𝛿(𝑖)
il est en fonction du courant d’arc, la combinaison de la conductivité finale d'arc est donnée par:
Page 23
Chapitre I Technologies des fours à arcs
𝐺 = 1 − 𝛿 𝑖 𝐺𝑐 + 𝛿 𝑖 𝐺𝑚 [II-31]
𝑖2
𝛿 = exp
(− 𝐼 2 ) [II -32]
0
Quand le courant d'arc i est plus petit que 𝐼0 , la valeur de 𝛿(𝑖) est près de l'unité, et G est égale à la
conductibilité 𝐺𝑚 le modèle de Mayr qui domine.
Le modèle de Cassie dominera quand le courant d'arc i est plus grand que 𝐼0 , et 𝛿(𝑖) devient
négligeable, et donc, G est dominé par 𝐺𝑐 la conductance de Cassie.
𝐺𝑚𝑖𝑛 , valeur minimale dépend de plusieurs facteurs : la distance entre les électrodes, la géométrie
des électrodes et le type du gaz et de la température. [17]
Le modèle complet combiné de Cassie-Mayr pour un arc électrique est donné par l’équation
suivante :
𝑖2 𝑣𝑖 𝑖2 𝑖2 𝑑𝐺
𝐺 = 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 1 − exp − 𝐼 2 + exp − 𝐼 2 − Ɵ [II -33]
0 𝐸02 0 𝑃0 𝑑𝑡
Figure II-4 : Modèle monophasé pour un four lié à la source d’alimentation. [24]
Page 24
Chapitre I Technologies des fours à arcs
L’alimentation d'énergie électrique à haute tension ea, eb ,ec :sont des tensions de phase de la source
d'alimentation peuvent être exprimées par :
𝑒𝑎 𝑡 = 𝑈𝑀 sin 𝜔𝑡
𝑒𝑏 = 𝑈𝑀 sin(𝜔𝑡 − 120) [II-42]
𝑒𝑐 = 𝑈𝑀 sin(𝜔𝑡 + 120)
𝑈𝑀 : est la valeur maximale d es tensions, et est a fréquence angulaire du système, et t est le temps.
Le réseau peut être simplifié dans un circuit équivalent simple (Voir la figure II-5).
Figure II-5 : Le modèle triphasé détaillé d’un réseau qui alimente un four à arc. [24]
Les câbles flexibles qui relient le transformateur du four avec les électrodes du four à arc électrique,
sont équivalents à la résistance 𝑅𝐿𝑗 et à l'inductance 𝐿𝑗 de système.
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
𝐿1 = 𝐿2 = 𝐿3 = 𝐿
[II-38]
-le transformateur de four est considéré comme transformateur idéal avec le rapport tp, et déphasage
est négligé.
-les inductances mutuelles ont les mêmes effets entre les phases, parce que la distance est
équilatérale entre les câbles flexibles employés dans le modèle du four. On suppose que :
La conductivité d’arc dans chaque phase donnée par le modèle combiné de Cassie-Mayr est sous la
forme suivante :
Ɵ= Ɵ
𝑎 0 +1Ɵexp(−𝛼 𝑖𝑓1 )
Ɵ= Ɵ
𝑏 0 +1Ɵexp(−𝛼 𝑖𝑓2 ) [II-41]
Ɵ
𝑐 = Ɵ
0 + Ɵ
1 exp
(−𝛼 𝑖𝑓3 )
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Chapitre I Technologies des fours à arcs
II.4. Conclusion :
conductivité pour un four à arc électrique triphasé. Nous avons donné le modèle monophasé et
triphasé d’un réseau électrique qui contient un four à arc électrique afin de le simuler dans le
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Chapitre III
Simulation d’un four à
arc électrique
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
III.1. Introduction
Dans ce chapitre, nous allons simuler un four à arc électrique triphasé à courant alternatif dans un
réseau électrique. Afin de voir les caractéristiques dynamiques du four tel que les tensions les
courants et la conductivité, ainsi que les différentes perturbations générées et la pollution du réseau
par des harmoniques, pour les trois phases forage fusion affinage.
Figure III-1 : Le modèle de la conductivité d’une seule phase d’un four à arc électrique.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Déclaration des variables d’entrée de l’équation (II- 33), Après voir masqué l’ensemble dans un
sous-système :
Déclaration des paramètres caractéristiques du four et les éléments du réseau électrique sont
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
138
HT/MT transformateur 𝑃n =250MVA,𝑉n = 60
𝐾𝑉 , 𝑅HT =0.002PU, 𝐿HT =0.04PU,
60
MT/BT transformateur 𝑃n =100 MVA, 𝑉n = 0.430 𝐾𝑉 , 𝑅MT =0.002PU, 𝐿MT =0.04
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Figure III-3: Le modèle général de la Simulation d’un four dans un réseau électrique.
Le fonctionnement d’un four à arc, lors des phases de forage et en début de fusion, il se caractérise
par des fortes variations d’amplitude de la tension d’arc donne un déséquilibre, pouvant aller du
court-circuit jusqu'à l’extinction d’arc. Ces fluctuations de la tension d’arc sont les plus importantes,
dans la phase fusion. La ferraille perturbe les tensions d’arc par ses mouvements et par son
hétérogénéité physique.
La figure III-4: présente une extinction d’arc de brève durée. La tension d’alimentation à l’instant t0
est inférieure à la tension Vam , jusqu’à l’instant t1 à partir duquel l’arc se réamorce.
Au passage par zéro du courant l’arc s’éteint (iarc= 0), le courant d’arc reste nul il se réamorce
lorsque la valeur de la tension dépasse la tension Vam , dans ce cas, nous supposons que l’arc se
réamorce lorsque la tension d’alimentation dépasse la tension d’amorçage
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
t0 t1
Vam
IMax
a) Extinction d’arc
b) Court-circuit
La chute de morceaux de ferraille à l’intérieur du four peut aussi entraîner une mise en court-circuit
électrode-ferraille (court-circuit sur une phase) ou inter-électrodes (court-circuit sur plusieurs
phases) (Voyez la figure III-6).
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
L’étude des formes d’ondes instantanée, présentée dans les paragraphes précédents, a mis en
évidence que le régime de fonctionnement d’un four à arc est dans la plupart des cas déséquilibré.
D’après la figure (III-7) des tensions d’arc dans les trois phases nous remarquons le déséquilibre des
amplitudes à des intervalles de temps différents, à cause des perturbations produites dans le four.
L'analyse des résultats de simulation d’une charge non équilibrée d’un four sera expliquée par le
déséquilibre de phases. Les résultats de simulation prouvent que les trois courants de phase de la
charge deviennent non équilibrés. La structure des trois phases explique l’aspect de qualité de
puissance : tension et situation non équilibrée.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Figure III-7: Formes d’ondes instantanées de la tension d’arc déséquilibrée des trois phases.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Figure III-8: Formes d’ondes instantanées du courant d’arc déséquilibré des phases (A,B,C).
III.3.1.2. Présentation des tensions et des courants d’arc pendant le cycle de fusion
a) la phase forage
Le cycle forage est caractérisé par des problèmes : des interruptions et les court circuits
déséquilibrés du four est le plus important. Cela affecte la stabilité de l’arc voir la Figure III-9 cette
figure montre la tension et le courant d’arc pendant la phase forage.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
b) la phase fusion
Pendant cette phase les caractéristiques du four varient aléatoirement dans les trois phases qui
peuvent expliquer la nature de la charge qui est fortement non équilibrée. La tension d’arc E1,2,3 est
aléatoire. Pour différentes phases peuvent être écrites par :
𝐸1 = 𝐸01 (1 + 𝑚1 𝑁1 𝑡 )
𝐸2 = 𝐸02 (1 + 𝑚2 𝑁2 𝑡 ) [III-1]
𝐸3 = 𝐸03 (1 + 𝑚3 𝑁3 𝑡 )
Temps (t)
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Figure III-10: la tension et le courant d’arc dans une phase A pendant la phase de fusion.
D’après la figure III-10 nous remarquons une forme d’onde aléatoire, leurs variation est indéfinie
qui explique l’instabilité de cette phase début de fusion due à plusieurs perturbations est
essentiellement causée par le mouvement de la ferraille mais aussi par les vibrations des potences
porte-électrodes excitée par des effets électromagnétiques. Cette perturbation provoque des
variations d’amplitude de la tension d’arc et entr aînent un déséquilibre des courants absorbés.
L’effet de clignotement ou l’effet flicker a une forme répétitive en fonction du temps dans les
différentes phases donné par la formule suivante:
D’où :
𝐸 (𝐿) 𝐴+𝐵𝐿
𝑚𝑘 = 𝐸 𝑘(𝐿 ) = 𝐴+𝐵𝐿 [III-3]
𝑘 0 0
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Figure III-11: La tension d’arc dans une phase avec du clignotement de 10Hz pendant la phase
fusion.
Figure III-12: Le courant d’arc dans une phase avec du clignotement de 10Hz pendant la phase
fusion.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Des variations rapides de tension, répétitives, sont provoquées par des variations rapides de
puissance absorbée par des fours à arc. Le fonctionnement d’un four à arc par des fortes variations
d’amplitude de la tension d’arc qui font affecter l’allure du courant et le déformer encore dans la
phase fusion ( figure III-11 et III-12)
L’allure de la forme d'onde de la conductivité montre l’effet flicker qui affecte la tension et le
courant (figure III-13)
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
La caractéristique dynamique de la tension/courant vue dans la phase A montre le papillotement et
des fluctuations d’effet flicker d’un four à arc électrique
c) la phase d’affinage.
En phase d’affinage, caractérisée par un bain plat car les ferrailles sont totalement fondues. La
distance électrode-bain est réduite, la tension et le courant d’arc sont très stables.
nous considérons la valeur temporaire des tensions d'arc dans les différentes phases (𝐸1 , 𝐸2 et 𝐸3 )
sont assignées à une valeur constante qui égale à 200V . Les résultats de Simulation sont
représentés dans les figures suivantes :
Le fonctionnement des arcs électriques est stable avec une nature alternative de l’alimentation
réamorçage et d’extinction de l’arc, et on remarque aussi que le pique de surtension pour chaque
réamorçage.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Le four absorbe un courant déformé (harmoniques) et injecte des courants harmoniques dans le
réseau. C’est un dispositif perturbateur (agresseurs), le réseau électrique devient victime.
Une analyse harmonique des tensions et des courants est nécessaire pour comparer la différence
entre les phases forage, fusion, affinage à travers le développement en série de Fourier de la tension
𝑣𝑘 (t) et du courant 𝑖𝑘 (t).
Les formes d'onde du courant ont été étudiées par l'analyseur de FFT (transformée de Fourier
fonction). En admettant, le block « powergui » prêt à l’utilisation dans MATLAB, basé sur une
analyse fréquentiel, il permet encore de calculer la déformation harmonique (THD).
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Dans la phase fusion et la phase forage, les résultats montrent que le modèle du four à arc électrique
contient des inter-harmoniques de rang non entier, ils ne sont pas des fréquences multiples entières
de celle du fondamental, cela est dû au phénomène d’arc avec les différentes amplitudes plus au
moins importantes et de plusieurs rangs. L’inter-harmonique, responsable de l'effet de flicker, les
l’infra–harmoniques sont des signaux a des fréquences inférieures à celle du fondamental voir la
figure III-17.
Par contre, dans le cas des harmoniques pairs, l’analyse spectrale n’a pas montré de grandes valeurs
de l’amplitude. (Sa présence est due à la dissymétrie de la caractéristique de l’arc et le déséquilibré).
Par conséquent, la phase d’affinage et la fin de la phase fusion, les résultats illustrent que le modèle
du four à arc électrique contient des harmoniques du rang impair (5,7,11,13…) avec des amplitudes
decroissantes par rapport aux autres phases, avec des THD moins importants. Par exemple,
l’harmonique trois atteint 15 ٪ pour la phase fusion au contraire 1% pour la phase affinage, et
l’harmonique cinq atteint 5 ٪ pour la phase d’affinage.
les amplitudes des inter-harmoniques sont plus importantes dans la phase de fusion et forage
les amplitudes des harmoniques du rang impair non-multiple augmentent légèrement à la
phase d’affinage. Le régime de fonctionnement déséquilibré du four affecte donc
différemment les harmoniques du rang impair de courant dans toutes les différentes phases.
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
III.4.2. Harmonique en tension
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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Les fluctuations de la tension d’arc et la nature non linéaire de la conductivité gênèrent des
harmoniques. Ces harmoniques affectent les performances d’une alimentation du four à arc. La non-
linéarité de la caractéristique d'arc cause l’injection des courants harmoniques dans un réseau à
impédance élevée, il en résulte, en appliquant la loi d’Ohm des tensions harmoniques importantes.
Le régime de fonctionnement déséquilibré, la surtension de l’arc fait apparaître des harmoniques du
rang impair, et contient des inter-harmoniques de plusieurs rang non entier qui sont responsables de
l'effet de flicker (la phase fusion et la phase forage).
III.5. Conclusion
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Conclusion Générale
Conclusion générale
La simulation sous environnement MATLAB SIMULINK, montre les déformations subies par les
grandeurs électriques et toute la pollution du réseau a cause du procédé à décharge électrique. La
quantification des effets des perturbations ou la pollution obtenue a été faite par la détermination du
taux d’harmonique « THD » et les rangs harmoniques impairs et les inters harmoniques existants
dans chaque phase. Nous avons montré quelques défauts, tels que le déséquilibre des phases,
l’extinction de l’arc, les courts circuits, effet flicker.
Au futur nous espérons faire une étude de simulation pour minimiser les harmoniques générés par
l’insertion des compensateurs de puissance réactive ou des STATCOM. Ainsi qu’une
implémentation des filtres actifs et hybrides pour l’élimination des harmoniques, et pour
amélioration de la qualité d’énergie électrique.
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Bibliographie
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Résumé
Le four à arc est un équipement électrique pollueur des réseaux électriques ainsi que la de la
qualité d’énergie électrique à cause de l’instabilité de l’arc électrique. Le four à arc génère des
harmoniques et cause l’instabilité des courants et des tensions ainsi que l’effet flicker.
Dans ce mémoire, nous avons utilisé le modèle mathématique de la conductivité pour simuler
les caractéristiques dynamiques du four. Les résultats de simulation des trois phases montrent la
pollution de la qualité d’énergie électrique avec des différentes taux de distorsion harmonique ainsi
que les différents rang harmonique existant de chaque phases de fonctionnement du four a arc
électrique.
Mots clés: Four à arc à courant alternatif, qualité de l’énergie électrique, flicker
ملخص
فشن الششاسة. ملىث لشبكاث الكهشبائيت و خىدة الطاقت الكهشبائيت بسبب عذم استقشاس الششاسة
ة فشن الششاسة هى آلت كهشبائيت
. وتأثيش الىميض، يىلذ التىافقياث ويسبب عذم استقشاس التياس و الدهذ
وتشيش وتائح لثالث المحاكاة. لمحاكاة الخصائص الذيىاميكيت للفشن, استخذامىا الىمىرج الشياضي للمىصليت، في هزي المزكشة
في كل مشحلت مه مشاحل عمليت, مشاحل تلىث وىعيت الطاقت الكهشبائيت مع اختالفاث التشىي التىافقي ومشاتب التىافقياث المختلفت
فشن:الكلمات المفتاحية .تشغيل فشن الششاسة الكهشبائي
الىميض, وىعيت الطاقت الكهشبائيت,الششاسة
Abstract
The arc furnace is an electrical equipment polluter of the electrical networks as well as the
one of the quality of electrical energy because of the instability of the electric arc. The arc furnace
generates harmonics and causes the instability of currents and voltages as well as the flicker effect.
In this paper, we used the mathematical model of conductivity to simulate the dynamic
characteristics of the furnace. The simulation results of the three phases show the pollution of the
electrical energy quality with different harmonic distortion rates as well as the different harmonic
ranks existing in each operating phase of the electric arc furnace.
Keywords: AC arc furnace, electric power quality, flicker