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LEGOUGUI

Ce mémoire présente une simulation d'un four à arc électrique triphasé dans le cadre d'un Master académique en Electrotechnique. Il aborde les technologies des fours à arc, leur modélisation mathématique, et les résultats de simulation des phases de forage, fusion et affinage. L'étude met en évidence l'importance de la qualité de l'énergie et les problèmes électriques associés aux charges non linéaires dans l'industrie.

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LEGOUGUI

Ce mémoire présente une simulation d'un four à arc électrique triphasé dans le cadre d'un Master académique en Electrotechnique. Il aborde les technologies des fours à arc, leur modélisation mathématique, et les résultats de simulation des phases de forage, fusion et affinage. L'étude met en évidence l'importance de la qualité de l'énergie et les problèmes électriques associés aux charges non linéaires dans l'industrie.

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UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

Faculté des Sciences Appliquées


Département de Génie Electrique

Mémoire
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et technologies
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Electrotechnique Industrielle
Présenté par :
LEGOUGUI Iman
Thème:

Simulation d’un four à arc


électrique triphasé
Soutenu publiquement
Le : 04/06/2017
Devant le jury :

Mr ROUIBEH Taher MC (B) Président UKM Ouargla


Mr AYAD Ahmed Nour El Islam MC (B) Encadreur/rapporteur UKM Ouargla
Mr BENMAKHLOUF Abdesslam MA (A) Examinateur UKM Ouargla

Année universitaire 2016/2017


 Je remercie en premier lieu « DIEU » tout puissant pour m’avoir donné
et la volonté d’accomplir ce modeste travail.

 De façon spéciale, je tiens à remercier mon rapporteur chargé du suivi


de mon travail,

Monsieur Ayad Ahmed Nour El islam


Pour ses encouragements à effectuer cette étude, ses conseils
précieux, son sérieux et sa Disponibilité

 Je remercie monsieur Rouibeh Taher maitre de conférence à


l’Université Kasdi Merbah Ouargla, d’avoir accepté de présider le jury
de soutenance.

J’adresse, aussi mes remerciements à monsieur Benmakhlouf Abdesslam


Maître assistant de l’Université Kasdi Merbah Ouargla d’avoir accepté
d’examiner mon mémoire.
Dédicace

Je dédie ce travaille :

A ma mère
A ma famille
A mes amis
et que ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration
de ce travail
Liste des symboles, Notations & Abréviations

Liste des symboles, Notations & Abréviations et Nomenclatures:

SYMBOLE DESIGNATION
A superficie de la surface cylindrique de l'arc.
B représente la chute de tension par longueur d'arc de la lampe
d0 constante de densité de courant par unité de superficie de l'arc
dQ/dt est la variation (le changement) de la quantité en chaleur Q en fonction du
temps
GS vecteur de la conductivité mesurée de lampe
gj (j = a, b, c) est la conductivité instantanée d’arc dans chaque phase.
gmin la conductivité minimale
i est le courant d'arc électrique
Ij (j = a, b, c) est le courant instantané d’électrode dans chaque phase.
Lj (j = a, b,c) l’inductance des électrodes
Ls l'inductances du côté source
Mij sont les inductances mutuelles
P Puissance active
P(t) la puissance instantanée
Pr pression totale
Q est la quantité de chaleur de l’énergie stockée .
Rj (j = a, b,c) sont les résistances des électrodes dans chaque phase.
rs sont la résistances du côté source
THD A % Déformation harmonique totale dans le courant

THD V % Déformation harmonique totale dans la tension

tp est le rapport de transformation de four à arc électrique

u est la tension d'arc

i est le courant de l’électrode

Pper est la puissance dissipée d'arc

Q Puissance réactive

T Température

t Time
Liste des symboles, Notations & Abréviations

Eo la tension d'arc électrique

θ c’est la constante de temps de recombinaison de charge d’arc électrique

σ La conductivité électrique

In Le courant harmonique du rang n

AC Courant alternatif

EAF four à arc électrique

HF Haute Fréquence

UV Ultraviolet

V-I tension-courant

Xe Xénon

BT Basse tension

HT Haute tension
THD Taux d’harmonique de distorsion
Liste des figures et tableaux

LISTE DES FIGURES

FIGURES TITRES PAGE


Figure I-1 Four à arc électrique 4
Figure I-2 Vue de coupe et extérieure d’un four à courant alternatif 5

Figure I-3 Vue extérieure d’un four à courant alternatif [ph] 6

Figure I-4 Caractéristiques d’arc U2= f(I2) pour différentes 8


longueurs d’arc lA
Figure I-5 Diagramme de fusion d’un four à arc [1] 10

Figure I-6 Effet du courant sur l’arc 11


Figure I-7 Répartition du potentiel de la décharge d’arc, le long de 12
l’axe
Figure I-8 Alimentation de four à arc à courant alternatif 12

Figure I-9 Alimentation de four à arc à courant continu 14

19
Figure II-1 Colonne de l'arc électrique selon Cassie.
22
Figure II-2 Colonne de l'arc selon Mayr
24
Figure II-3 Caractéristique statique des modèles proposés de la
décharge
25
Figure II-4 Modèle monophasé pour un four lié à la source
d’alimentation.
26
Figure II-5 Le modèle triphasé détaillé d’un réseau qui alimente un four
à arc.
29
Figure III-1 Le modèle de la conductivité d’une seule phase d’un four à
arc électrique.
30
Figure III-2 Déclaration des variables d’entrée de la conductivité d’arc
électrique
31
Figure III-3 Le modèle général de la Simulation d’un four dans un
réseau électrique.
32
Figure III-4 Phénomène d’extinction et de réamorçage de l’arc
33
Figure III-5 Extinction d’arc.
33
Figure III-6 Court-circuit électrode- ferraille.
Liste des figures et tableaux

35
Figure III-7 Formes d’ondes instantanées de la tension d’arc
déséquilibrée des trois phases.
36
Figure III-8 Formes d’ondes instantanées du courant d’arc déséquilibré
des phases (A,B,C).
37
Figure III-9 Valeurs instantanées de la tension et du courant pendant la
phase de forage.
38
Figure III-10 la tension et le courant d’arc dans une phase A avec du
clignotement de 10Hz aléatoire.
39
Figure III-11 La tension d’arc dans une phase avec du clignotement de
10Hz pendant la phase fusion.
39
Figure III-12 Le courant d’arc dans une phase avec du clignotement de
10Hz pendant la phase fusion.
40
Figure III-13 La conductivité pendant la phase fusion.
Figure III-14 La caractéristique tension/courant vue dans la phase A 40

41
Figure III-15 La tension et le courant d'arc dans la phase d’affinage.
42
Figure III-16 La conductance d'arc électrique liée à la phase A.
44
Figure III-17 Spectre fréquentiel des courants
Figure III-18 Spectre fréquentiel des tensions 45

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAUX TITRES PAGE


Tableau III.1 paramètres caractéristiques d’équipement. 31
SOMMAIRE

SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE ...................................................................................................1

Chapitre I : Technologies des fours à arcs

I. Introduction. ....................................................................................................................... 2
I.2. Définition......................................................................................................................... 2
I.2.1. Arc électrique………………........................................................................................ 2
[Link] à arc électrique ...................................................................................................... 2
I.3. Composition et principe de fonctionnement du four électrique……………………...… 3
I.3.1. Constituants du four électrique. ................................................................................... 3
a) La cuve du four à arc ..................................................................................................... 5
b) Le berceau de basculement............................................................................................. 5
c) La voûte………………………...................................................................................... 5
d) Les électrodes………………......................................................................................... 5
I.3.2 Fonctionnement du four à arc à courant alternatif triphasé............................................... 6
I.3.3. Point de vue électrique. ................................................................................................. 6
I.3.4. Point de vue thermique .................................................................................................. 7
I.3.4.1. Chargement.................................................................................................................. 7
a) Phase de forage (amorçage).....................…………………………………………......... 7
I.3.4.2. Fusion........................................................................................................................... 8
I.3.4.3. Affinage. ..................................................................................................................... 8
[Link]étés de l’arc de soudage......................................................................................... 9
a) Courant d’arc.................................................................................................................... 10
b) Tension d’arc.................................................................................................................... 10

I.4. Classification des fours à arc.............................................................................................. 11


I.4.1. Four alimenté en courant alternatif................................................................................. 11
I.4.1.1. Description de la partie électrique................................................................................ 12
I.4.2.2. Four alimenté en courant continu................................................................................. 13
I.4.2.1. Description de la partie électrique................................................................................ 13
I.5. Avantages du four à arc...................................................................................................... 14

I.6. Conclusion.......................................................................................................................... 15
Chapitre II : Modélisation d’un four à arc à courant alternatif

II.1. Introduction.................................................................................................................... 16

II.2. Modélisation d’un four à arc à courant alternatif............................................................. 16


II.2.1. Modèle d'arc de Cassie-Mayr........................................................................................ 16
II.2.2. Les équations du modèle............................................................................................... 17
II.2.3. Le modèle de M. Cassie................................................................................................ 18
II.2.4. Le modèle de O. May................................................................................................... 20
II.2.5. La combinaison du modèle d'arc de Cassie Mayr........................................................ 23
II.2.6. Le modèle général combiné de la conductivité d'arc de Cassie-Mayr........................... 24
SOMMAIRE

II.3. Le modèle proposé.......................................................................................................... 24


II.3.1. Source d’alimentation.................................................................................................... 25
II.3.2. Les différents paramètres du réseau électrique............................................................. 25

II.4. Conclusion ....................................................................................................................... 27


Chapitre III : Simulation d’un four à arc électrique

III.1. Introduction ….............................................................................................................. 28


III.2. Simulation du four à arc électrique …........................................................................... 28
III.3. Résultats de simulation…………………………………………………………......… 31
III.3.1.1. Perturbations du four à arc électrique …................................................................. 31
a) Extinction d’arc…………………………………………………………………………... 32
b) Court-circuit …................................................................................................................... 33
c) Déséquilibre des tensions d’arc et des courants de ligne …………………………........... 34
III.3.1.2. Présentation des tensions et des courants d’arc pendant le cycle de fusion....…… 36
a) la phase forage …………………………………………………………………………… 36
b) la phase fusion ………………………………………………………………… ………... 37
c) la phase d’affinage ...…………………………………………………………………...… 41
III.4. Analyse des harmoniques ….......................................................................................... 42
III.4.1. Harmoniques en courant …......................................................................................... 43
III.4.2. Harmonique en tension …........................................................................................... 45
III.5. Conclusion …................................................................................................................ 46
Conclusion générale
Conclusion générale. ............................................................................................................... 47

Bibliographie
Bibliographie ........................................................................................................................... 48
Introduction générale

Introduction générale
Le four à arc est utilisé dans l’industrie pour la fabrication de l’acier. Le four à arc est un outil de
fusion le mieux adapté, 35% des aciers sont produites des fours. [1]

La qualité d’énergie est un facteur très important du coté sécurité et continuité de service des
réseaux électriques et équipements et l’économie des pays industrialisés. Les charges non linéaires
dans l’industrie spécialement les fours à arcs créent des problèmes électriques et des perturbations
dans les réseaux électriques, à cause de l’arc électrique est non linéaire, instable et dissymétrique,
donc il est très difficile de trouver un modèle générale. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons
simulé la conductivité du four à arc en fonction des paramètres électriques. Notre étude est
organisée en trois chapitres.

Dans le premier chapitre nous allons citer quelques phénomènes de la décharge électrique et ses
applications, et puis donner le principe de fonctionnement d’une décharge d’arc et quelques
domaine d’application l’industriel, ainsi que les classifications des fours à arc utilisés en
métallurgie.

Dans le deuxième chapitre, nous présentons la modélisation mathématique de la conductivité de


l’arc électrique d’un four à arc électrique, elle est basé sur la combinaison du modèle de Cassis et le
modèle de Mayr.

Le troisième chapitre sera consacré aux résultats de simulation d’un four à arc électrique triphasé à
courant alternatifs dans les trois phases : forage fusion affinage sous environnement Matlab
Simulink. L’ensemble des résultats obtenus montrent les tensions, les courants, et la conductivité de
chaque phase. Une analyse spectrale est faite pour savoir le niveau d’harmonique produit dans le
réseau électrique.

Page 1
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Chapitre I :

Technologies des fours à

arcs
Chapitre I Technologies des fours à arcs

I.1. Introduction
em
C’est au début du XX siècle que sont apparus les premiers fours à arcs industriels (1863-

1914), afin de faire fondre les ferrailles et pour la production des aciers spéciaux. ces fours permet

de réaliser un affinage sur mesure en assurant au choix une atmosphère oxydante et/ou réductrice.

Les températures des fours à arc électrique sont très élevées (supérieur à 1650°C). [1]

Initialement, le four comporte trois électrodes reliées chacune à une bornes d’une source

triphasé à courant continue ou alternatif. La capacité de fusion de ces fours était de l’ordre de

quelques dizaines de tonnes. [2]

En effet, la capacité de production des fours modernes avoisine les 200 tonnes avec une

consommation énergétique comprise entre 400 et 500 kWh/t. ils représentent une part importante de

la consommation d’énergie électrique dans le domaine industriel. [2]

I.2. Définitions :

I.2.1 Arc électrique

L’arc électrique se produit lors du passage du courant entre deux électrodes dans un milieu ionisé

(air ou gaz particulier), il se caractérise par une tension basse et un fort courant. Un arc électrique

est obtenu entre deux électrodes soumises à une différence de potentiel. Lorsque l’arc apparaitre

entre les électrodes, la différence de potentiel entre celle ci devient moins importante : L’ionisation

intense de l’espace inter-électrodes rendre cette zone très conductrice alors qu’elle était isolante

avant l’amorçage.

I.2.2 Four à arc électrique :

Le four à arc est un système électrothermique utilisant l’énergie fournie par un arc électrique pour

chauffer une charge. Les arcs se développent entre chacune des trois électrodes en graphite et le

métal, le métal fond a travers les arcs qui creusent des puits dans la charge métallique solide. Le

Page 2
Chapitre I Technologies des fours à arcs

four à arc est un équipement électrique très perturbateur à cause de l’instabilité et la variation de

l’arc électrique. Les perturbations produites sont aléatoires et couvrent une bande de fréquence du

continu jusqu’à quelques centaines de hertz. De plus, la non linéarité de l’arc produit des

harmoniques (qui fluctuent aléatoirement au cours de la coulée) ainsi que des phénomènes rayonnés

(bruit, champs électromagnétiques), et le déséquilibre.

Figure I-1: Four à arc électrique.

I.3. Composition et principe de fonctionnement du four électrique :

I.3.1. Constituants du four électrique :

Les principaux éléments constitutifs du four électrique sont :

 L’alimentation électrique.

 L’enceinte du four capable de contenir d’abord des ferrailles fondre, de densité relativement

faible puis l’acier liquide porte à des températures de 1600 à 1700°C (donc nécessité d’un

revêtement intérieur du cuve à l’aide de réfractaires), notamment au fond de cuve (sol

réfractaire).

 Les installations annexes, telle que le système d’aspiration et traitement des fumés et les

systèmes d’additions. Du point de vue constitution, ce four peut être représenté par le

schéma de la figure suivante :

Page 3
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Figure I-2 : Vue de coupe et extérieure d’un four à courant alternatif. [3]

La figure suivante présente une vue du four à arc le plus utilisé actuellement dans les aciéries

électriques.

Figure I-3 : Vue extérieure d’un four à courant alternatif [1]

Page 4
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Comme s’est illustrée sur la figure précédente, le four à arc se compose des éléments suivants : La

cuve (a), le berceau de basculement (b), la voûte. (c) et les électrodes (d)

a) La cuve du four à arc

La cuve est composée de deux parties : le fond ou « sole » et la virole. Sur de nombreux fours,

cette virole est amovible et il existe une virole de rechange. De cette manière, on gagne un temps

précieux, le four pouvant continuer à être utilisé pendant la réfection du garnissage réfractaire.

b) Le berceau de basculement

Le basculement est assuré par des vérins hydrauliques, le déplacement aux deux seules positions

En avant, pour une vidange totale, En arrière, pour opérer le décrassage.

c) La voûte

La voûte, ou couvercle du four, elle est percée de trois trous destinés au passage des électrodes ;

un quatrième trou sert à l’aspiration des fumées qui sont filtrées avant d’être rejetées dans

l’atmosphère.

d) Les électrodes

Les électrodes sont constituées d’une pâte de carbone avec un traitement de graphitisation. Elles

s’usent au cours de la fusion. Cette fusion d’électrodes est due à deux types d’usure :

· L’usure de pointe est proportionnelle au carré de l’intensité du courant et à la durée de

fonctionnement.

· L’usure latérale : cette usure est due à l’oxydation du graphite porté au rouge et est proportionnelle

au temps de cycle de fusion. [1]

Page 5
Chapitre I Technologies des fours à arcs

I.3.2 Fonctionnement du four à arc à courant alternatif triphasé

Les arcs se développent entre chacune des trois électrodes en graphite et le métal. Le métal

fond par attaque directe des arcs qui creusent des puits dans la charge métallique solide. [3]

1. Un arc doit être préalablement amorcé pour amener à l’incandescence un point de la cathode ;

le mode d’amorçage le plus simple consiste à mettre en contacte les électrodes. Un courant

traverse à une intensité «I» importante.

2. La décharge par arc exige un minimum de tension et un maximum de courant. La tension est

dépend du type de gaz et la distance entre les électrodes, quand on écarte les électrodes, la

tension de l’arc s’accroît.

[Link] de vue électrique

L’énergie électrique est la principale source d’énergie utilisée par le four à arc pour la fusion de

l’acier.

Lorsqu’un arc est amorcé et entretenu entre l’électrode et une pièce métallique reliées aux bornes

d’un générateur, avec une tension (U2) et un courant (I2) d’arc. Ces deux grandeurs sont reliées par

une relation de nombreuses variables comme la distance des électrodes, [U2 = f(I2 ,l, ...)] montré

par des courbes appelé caractéristiques d’arc (figure I-4). Les normes AFNOR pour des

caractéristiques conventionnelles de la forme : U2 = A + B I2 [3]

Page 6
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Figure I-4 : Caractéristiques d’arc U2= f(I2) pour différentes longueurs d’arc lA. [3]

[Link] de vue thermique

L’objectif est de faire fondre une charge d’un métal, puis par l’affinée, afin de modifier sa

composition par l’élimination ou l’addition des éléments. La coulée du métal en poche et,

éventuellement, la réparation du revêtement réfractaire avant le chargement pour l’opération

suivante.

I.3.4.1 Chargement

Le chargement doit être réalisé rapidement pour limiter le refroidissement du creuset, la durée du

chargement ne demandant que quelques minutes. La durée du chargement varie de 35 mn pour une

tonne. [5]

a) Phase de forage (amorçage)

Les électrodes creusent un puits au milieu de la cuve du four à arc qui est remplie de ferrailles.

C’est sous puissance réduite qu’a lieu cette séquence de fonctionnement. Le puits ainsi créé, permet

de limiter le rayonnement de l’arc sur les parois du four et donc de minimiser l’usure du matériau

Page 7
Chapitre I Technologies des fours à arcs

réfractaire. Cette phase dure environ 2 minutes. Cette période est caractérisée par des

déclenchements des courts-circuits.

I.3.4.2 Fusion

Après avoir chargé le four, les trois électrodes sont mises sous tension et descendues sur la ferraille.

Les arcs se provoquent entre l’extrémité des trois électrodes et la charge.

Le métal fond sous l’effet de la chaleur dégagée par l’arc et les électrodes descendent lentement

jusqu’au moment où sous les arcs s’est formé un bain de métal fondu.

La quantité de bain augmente et noie à peu près complètement à un moment donné, les ferrailles

non fondues. Les électrodes remontent car le volume du bain augmente. Alors commence la

dernière période de la fusion, le rayonnement des arcs n’est plus limité par la charge, la surface du

bain sous les électrodes est relativement grande.

I.3.4.3 Affinage

Le métal est complètement fondu, le métallurgiste modifié sa composition par des additions de «

Fe-Mn », « Fe-Si » ou autres éléments.

L’affinage est caractérisé par un arc continu. La puissance doit être réglée suivant les réactions ou

suivant le refroidissement du bain par les additions. La tension doit être assez faible pour avoir des

arcs courts et protéger la voûte, la demande d’énergie est beaucoup moins importante que pendant

la fusion.

La température de la voûte varie suivant le stade de l’opération, ceci est du au fait que la voûte

présente une inertie calorifique plus faible (volume relativement faible et calorifugeage médiocre).

La quantité de chaleur emmagasinée est maximale généralement au milieu de l’affinage. [2]

Page 8
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Figure I-5: Diagramme de fusion d’un four à arc. [3]

La figure I-7 représente le diagramme de fusion d’un four à arc en précisant la tension, la puissance

et le temps.

Nous avons alors respectivement : Chargement 1er panier (1), Amorçage (2), Fusion (3),
ème
Chargement 2 panier (4), Amorçage (5), Fusion (6), Affinage (7), Coulée (8).

I.3.5 Propriétés de l’arc de soudage

Un arc de soudage est une décharge électrique établie et entretenue dans un gaz entre deux

électrodes reliées aux pôles d’un générateur et dégageant lumière et chaleur. Il forme une colonne

ionisée conductrice qui répond à des lois physiques. L’arc électrique est la source de chaleur à la

base d’un certain nombre de procédés de soudage s’appuyant sur :

 Ses effets thermiques aux électrodes, un arc court entre une électrode, formant l’outil, et les

pièces à souder portées localement à la température de fusion.

 Les phénomènes de transfert de métal, de l’électrode lorsqu’elle est fusible. L’électrode se

diluant avec les bords à souder pour constituer après refroidissement la liaison métallique. [4]

Page 9
Chapitre I Technologies des fours à arcs

a) Courant d’arc

Pour une longueur d’arc donnée l, on augmente le courant en agissant sur la force électromotrice du

générateur. La tension aux bornes de l’arc s’accroît, la température et le volume ionisé augmentent

en même temps (Figure I-5). Donc en agissant sur le courant que régulation la puissance de l’arc en

soudage. [4]

Figure I-6: Effet du courant sur l’arc. [3]

b) Tension d’arc

La tension qui apparaît aux électrodes résulte de la distance qui les sépare et du courant qui le

traverse, ainsi que le gaz du milieu. Il existe trois chutes de potentiel (Figure I-7):

Chute anodique, cathodique et chute dans la colonne ionisée.

Les deux premières sont liées aux phénomènes électroniques prenant place à la surface des

électrodes.

La chute de tension de la colonne ionisée s’étend donc pratiquement d’une électrode à l’autre et

donne lieu à un gradient électrique uniforme. Si la longueur d’arc augmente, la tension augmente

également de façon proportionnelle. La mesure de la tension d’arc donne par suite une information

sur la longueur d’arc. [4,3]

Page 10
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Figure I-7: Répartition du potentiel de la décharge d’arc. [3]

I.4. Classification des fours à arc

I.4.1. Four alimenté en courant alternatif

Le four électrique de fusion type Héroult est triphasé. Il contient trois électrodes verticales en

graphite. Les arcs se développent entre chacune des trois électrodes en graphite et le métal. Sa

tension d’arc diminue quand le courant augmente ; un arc pour aurait une caractéristique

hyperbolique. En fait, le système possède toujours une impédance non linéaire. [9]

Le métal fond par attaque directe des arcs qui creusent des puits dans la charge métallique solide.

Lorsque ces puits sont fermés, les arcs travaillent sur un bain liquide dont le volume augmente en cours de la

fusion.

Page 11
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Figure I-8 : Alimentation de four à arc à courant alternatif. [2]

I.4.1.1. Description de la partie électrique

Etant donnée les puissances mises en jeu, les fours à arcs de sidérurgie sont toujours raccordés au

réseau haute tension. L’architecture d’alimentation électrique la plus couramment répandue

comporte :

- Un transformateur abaisseur permettant de passer de la haute à une moyenne tension

intermédiaire.

- Un disjoncteur de protection et un disjoncteur de manœuvre.

- Un transformateur de four réglable en charge, permettant de passer de la tension intérimaire

à des basses tensions au niveau du four.

- Un ensemble de câbles souples et une porte électrode.

Un système de compensation d’énergie réactive comprenant un filtrage anti-harmonique ; la

compensation d’énergie réactive peut être obtenue soit par un dispositif plus élaboré de

compensation statique (figure I-8)

Page 12
Chapitre I Technologies des fours à arcs

I.4.2. Four alimenté en courant continu

Du point de vue descriptif, le four à courant continu est semblable au four à courant alternatif. Il

s’en distingue toutefois par son alimentation électrique et par présence d’une ou de plusieurs

électrodes de sole. Autrefois, les fours à courant continu de grande puissance étaient équipés d’un

système de trois électrodes alimentés chacune par un redresseur spécifique. Aujourd’hui, le système

mono-électrode, alimenté par un ou plusieurs redresseurs en parallèle ou en série, équipé la grande

majorité des fours à courant continue. [10]

Figure I-9 : Alimentation de four à arc à courant continu. [1]

I.4.2.1. Description de la partie électrique

L’architecture d’alimentation électrique contient un redresseur entre le transformateur du four et les

électrodes. L’architecture la plus couramment répandue comprend :

- Un transformateur abaisseur permettant de passer de la haute tension à une moyenne


tension.

Page 13
Chapitre I Technologies des fours à arcs

- Un ou deux disjoncteurs de protection et de manœuvre.

- Un transformateur de four permettant de passer de la tension intermédiaire à des basses

tensions.

- Un redresseur.

- Un ensemble de câbles souples et une porte électrode.

- Un système de compensation d’énergie réactive comprenant un filtrage anti-harmonique.

Les puissances mises en jeu dans les fours à arc étant relativement importantes, ils nécessitent

donc des convertisseurs à courants élevés. [11,12]

I.5. Avantages du four à arc

Le four à arc présente un certain nombre de qualités que n’ont pas les autres procédés :

 Souplesse et précision du réglage de la température.




 Choix et constance de l’atmosphère dans le four.

 Facilité dans la conduite et l’exploitation.

 Facilité d’automatisation.

 Minimum d’effluents gazeux.

 Températures élevées.

 Souplesse de conduite.

 Maîtrise indépendante de l’intensité et de la tension.

 Taille modulable.

 Grande rapidité de fusion.

Les fours à arc électrique sont utilisés pour produire une matière première de lux avec une

production lourde. Cette production résulte l’amélioration des données économiques liées aux

progrès techniques et aux fluctuations du marché. [13]

Page 14
Chapitre I Technologies des fours à arcs

I.6. CONCLUSION

Nous avons rappelé l’essentiel concernant les principaux procédés à décharge. Par conséquent

et compte tenu de leurs non linéarité produite par l’arc électrique dans les fours à arc électrique,

génèrent plusieurs perturbations et une pollution de la qualité d’énergie fournie au client comme les

harmoniques et effet flicker produisant des effets indésirables sur les installations et les

équipements utilisés du réseau électrique

Page 15
Chapitre II Modélisation d’un four à arc à courant alternatif

Chapitre II
Modélisation d’un four
à arc à courant
alternatif
Chapitre II Modélisation d’un four à arc à courant alternatif

II.1. Introduction

Dans ce chapitre nous présentons un modèle mathématique de la conductivité des fours à


arc électrique en fonction du temps. Un four d'arc électrique triphasé peut être modélisé
par une impédance variable et instable, pour la description du phénomène d’arc électrique
de nature non-linéaire variable en fonction du temps. [15]

La nature des fours à arc électrique cause des problèmes de qualité d’énergie électrique ;
tels que les déséquilibres des amplitudes, effet flicker, les harmoniques dans le réseau
électrique. [16]

II.2. Modélisation d’un four à arc à courant alternatif

Au cours des années, beaucoup de modèles de four à arc électrique soit en fonction du
temps ou la fréquence. Ils ont été développés suivant les besoins et leur application. Le
modèle combiné de Cassie/Mayr est le plus utilisé et appliqué pour l'analyse d'interaction
d'arc électrique. Ce modèle de four à arc prend en compte l’interaction entre le réseau
d’alimentation et le four. [16]

II.2.1. Modèle d'arc de Cassie-Mayr

Plusieurs études prouvent que les phénomènes d'arc-plasma sont très complexes en raison
de la caractéristique non linéaire de l’arc et de la nature du processus de fusion. Il existe
de nombreux facteurs qui rentrent en jeux :

 Le type de gaz
 Pression de gaz
 Distance de séparation d'électrode
 Matière d'électrode
 Géométrie et position des électrodes.

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Chapitre I Technologies des fours à arcs

Les modèles d’équations de Cassie et de Mayr, sont basés sur les lois de la conservation électriques,
la loi d’ohm et les hypothèses simplificatrices, et le bilan de puissance perdu et stockée, la
puissance utile de l'arc. Afin de comprendre les phénomènes d’amorçage ou l'extinction d'arc a
travers la combinaison des deux modèles de Cassie et de Mayr à une forme générale du modèle
d’arc électrique d’un four. [17]

Les équations de ces modèles proviennent de l’étude du bilan énergétique de la décharge :

 Le modèle de CASSIE considère la densité de courant dans la décharge comme constante


(sur toute sa section).

 Le modèle de MAYR considère que la puissance est perdue en périphérie de l’arc.

II.2.2. Les équations du modèle

Le principe est basé sur le bilan énergétique et thermique entre la production de la chaleur de l'arc
et les pertes dans le four électrique. [18]

La puissance d'arc est la suivante :

𝑑𝑄
𝑃 𝑡 = 𝑣 𝑡 . 𝑖 𝑡 = 𝑃𝑝𝑒𝑟 + [II-1]
𝑑𝑡

où P(t) : la puissance d’entrée du four ou la puissance fournie, v : est la tension d'arc, i : est le
courant de l’électrode, 𝑃𝑝𝑒𝑟 est la puissance dissipée d'arc (est la puissance de perdu ou

d'atténuation thermique ), et Q est la quantité de chaleur de l’énergie stockée .

dQ/dt : est la variation (le changement) de la quantité en chaleur Q en fonction du temps [19].

Si nous supposons que la conductivité d'arc G, elle dépend de la chaleur Q d’énergie stockée dans
l'arc à un certain temps t :

𝑖(𝑡) 1
𝐺 𝑡 = 𝐹𝑐𝑡 𝑄 𝑡 = = [II -2]
𝑣(𝑡) 𝑅(𝑡)

la conductance de l'arc est donnée par l'équation (II-3) :

𝑖
𝐺 𝑄 = [II -3]
𝑣

D’après les équations (II-1) et (II-2) on obtient la relation entre la conductance d'arc et Q :

𝐺=𝐺 𝑄 =𝐺 ( 𝑃 − 𝑃𝑝𝑒𝑟 𝑑(𝑡) [II -4]

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Chapitre I Technologies des fours à arcs

Nous calculons la dérivé de la conductivité à partir de l'équation (II-4) par rapport au temps,
dG(t)/dt et puis nous remplaçons cette dernière dans l'équation (II-1), ceci donne :

𝑑𝐺 𝑑𝐺 (𝑄) 𝑑𝑄 𝑑𝐺 𝑄
= . = (𝑃 − 𝑃𝑝𝑒𝑟 ) [II -5]
𝑑𝑡 𝑑𝑄 𝑑𝑡 𝑑𝑡

II.2.3. Le modèle de M. Cassie

M. Cassie en 1939, suppose un canal d'arc cylindrique avec un gaz ionisé, la section de la zone
d'arc croit qui diminue la chaleur et causera une dissipation et des pertes de puissance. le diamètre
du canal de l'arc change quand le courant change. En conséquence la perte de chaleur est alors
proportionnelle au rayon d'arc figure II-1. [20]

Figure II-1: Colonne de l'arc électrique selon Cassie. [3]

Cela pour une densité de courant constante : « 𝑑0 » une perte de chaleur constante par unité
superficielle de l'arc. Pour une forte intensité, nous supposons que la densité de courant est
constante, avec la perte N1 ou N2 est proportionnelle à la section de l'arc.

Les équations (II -6) , (II -7) et (II-8) montrent les valeurs , 𝑄,𝑃𝑝𝑒𝑟 .

𝐺 = 𝐺0 𝐴 [II -6]

𝑄 = 𝑄0 𝐴 [II -7]

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Chapitre I Technologies des fours à arcs

𝑃𝑝𝑒𝑟 = 𝑃0 𝐴 [II -8]

𝐺0 , 𝑄0 et 𝑃0 sont des constantes de la conductivité, l'énergie et la puissance, dispersées


respectivement en fonction d'unité de volume, A : superficie de la surface cylindrique de l'arc.
Cependant, on définit la puissance dissipée et la puissance d’entrée dans (II-9) et (II-10)
respectivement, où Vo est la tension initiale de l'arc dans l'état stable. [21]

𝑃𝑝𝑒𝑟 = 𝐺0 𝑉02 [II-9]

𝑃𝑖𝑛 = 𝐺𝑉 2 [II-10]

A partir de (II-6) et (II-7) on obtient :

𝑄
𝐺 = 𝐺0 𝑄 [II-11]
0

La dérivation de l'équation (II-11) donne :

𝑑𝐺 𝐺
= 𝑄0 [II-12]
𝑑𝑄 0

A partir de (II-7) et (II-8) on obtient :


𝑄
𝑃𝑝𝑒𝑟 = 𝑃0 𝑄 [II-13]
0

On remplaçant les équations (II-12) et (II-13) dedans (II-4) :

𝑑𝐺 𝐺 𝑄
= 𝑄0 (𝑃𝑖𝑛 − 𝑃0 𝑄 ) [II-14]
𝑑𝑡 0 0

Puis on remplace (II-9) et (II-10) dans l'équation (II-14) :

𝑑𝐺 𝐺 𝑄
= 𝑄0 (𝐺𝑉 2 − 𝐺0 𝑉02 𝑄 ) [II-15]
𝑑𝑡 0 0

Après on remplace (II-9) et (II-11) dans l'équation (II-15) on obtient :

𝑑𝐺 𝑃
= 𝑉 2 0𝑄 (𝐺𝑉 2 − 𝐺𝑉02 ) [II-16]
𝑑𝑡 0 0

Avec :
𝑄0
Ɵ= [II-17]
𝑃0

: C’est la constante de temps de recombinaison de charge d’arc électrique de Cassie.


Ɵ

1
En multipliant les deux côtés de l'équation avec 𝐺 , D’après l'équation (II-16) on obtient :
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Chapitre I Technologies des fours à arcs

1 𝑑𝐺 1 𝑉2
= Ɵ(𝑉 2 − 1) [II-18]
𝐺 𝑑𝑡 0

L'équation de Cassie basée sur le courant d'arc qui est obtenu par l’injection de l'équation (II-3)
dedans (II-18), peut être écrite comme suit:

1 𝑑𝐺 1 𝑖2
= Ɵ(𝐺 2 𝑉 2 − 1) [II-19]
𝐺 𝑑𝑡 𝑐 0

L’expression finale obtenue et que la tension est constante 𝑉02 = 𝐸02 = constante , où l’indice
‘‘c’’représente le modèle de Cassie :

E0 : tension d’arc aux bornes de la décharge (à courant constant)


𝑑𝐺 𝐶 1 𝑖.𝑣
= Ɵ(𝐸 2 − 𝐺𝐶 ) [II-20]
𝑑𝑡 𝑐 0

Le modèle de Cassie est applicable à la simulation du comportement de l'arc, aux courants


relativement élevés (de l'ordre de 100 A-100KA) et que la température du plasma l'arc est très
élevée (dans l'ordre de 8000 K ou plus). Ce modèle a un inconvénient parce que le modèle d'arc ne
pourrait pas être interrompu. Il décrit le comportement de l'arc quand le courant est grand. [20]

II.2.4. Le modèle de O. May

Mayr en 1943, a décrit l'arc dans la zone près du zéro, avec une température plus petite, et les pertes

de puissance sont provoquées par la conduction thermique. [20]

Ceci signifie que la conductivité est fortement dépendante de la température. Dans le modèle de

Mayr, on suppose que la perte de la chaleur se produit dans le périphérique d'arc seulement, et la

conductivité d'arc change avec l'énergie stockée. [17]

Mayr a supposé que le canal de l'arc a une forme cylindrique, pour le même diamètre du cylindre la

température est variable (Figure II-2).

Page 20
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Figure II-2: Colonne de l'arc selon Mayr. [3]

𝑁0 : La constante de la puissance perdue de Mayr.

Pour la capacité de chaleur spécifique constante, Q =const .T ,où T est la température, σ La


conductivité électrique, peut être exprimée par σ = const 𝑒 𝑇 .

𝑥2 𝑈
ln 1−𝑥 2 . 𝑃𝑟 = − 𝑎𝑇 + 𝑏. ln T − C

Avec ;

X : degré d’ionisation de ce gaz

Pr. : pression totale

U : la chaleur de la dissociation de ce gaz

T : température absolue en Kelvin

a, b ,c : ce sont des constantes.

Il se suit cela :

−𝑈
𝑥2 𝑒 𝑎𝑇 𝑇 𝑏
. 𝑃𝑟 = [II-22]
1−𝑥 2 𝐶

Après plusieurs conditions et simplifications, pour un mélange des gaz ionisés, ceci mène à :
𝑄
𝐺 𝑄 =K . 𝑒 𝑄 0 [II-23]
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Chapitre I Technologies des fours à arcs

Avec K et le Q0 étant des constantes. L'équation de conservation d'énergie peut être écrite comme
suite :
𝑑𝑄
𝑣. 𝑖 = 𝑃𝑝𝑒𝑟 + [II-24]
𝑑𝑡

Par la combinaison de l’équation (II-24) avec l'équation (II-5) le variation de la conductivité d'arc
devient :
𝑑𝐺𝑚 𝐺
= 𝑄 (𝑣𝑖 − 𝑃𝑝𝑒𝑟 ) [II-25]
𝑑𝑡 0

Encore Mayr a supposé que la relation entre le courant et la tension est constante, et que 𝑃𝑝𝑒𝑟 =

constante = 𝑃0 .

𝑃0 : Puissance dissipée dans la décharge (à courant constant). À partir de l’équation (II-3) et par la
division par la conductivité on obtient l'équation suivante de Mayr :
1 𝑑𝐺 𝑃 𝑃 1 𝑃
. = 𝑄0 −1 =Ɵ −1 [II-26]
𝐺 𝑑𝑡 0 𝑃0 𝑚 𝑃0

𝑄0
𝑚 =
Ɵ 𝑃0
: est la constante du temps de recombinaison en raison de changement de la température

sans puissance fournie dans l'arc ou par un autre terme la constante de temps de recombinaison de
charge. L'index m signifié la conductance de Mayr. [19]

L’expression finale de Mayr est la suivante :

𝑑𝐺𝑚 1 𝑖2
= Ɵ (𝑃 − 𝐺𝑚 ) [II-27]
𝑑𝑡 𝑚 0

Le modèle de Mayr donne de parfaits résultats, il est meilleur pour des courants près de zéro(petits).
Cette équation permet à l'arc de s'interrompre puisque G est petite, et le rapport

𝑖 2 /𝑃0 peut encore être moins que l'unité, la conductivité continue à diminuer jusqu'à ce que l'arc soit
éteint. Par conséquent, nous avons proposé d'employer G la conductivité d'arc comme variable au
lieu de R, car ces modèles sont habituellement exprimés en conductance plutôt que résistance d'arc
en raison des valeurs extrêmement basses pour la résistance d’arc.[17] L’équation originale de
Cassie peut être transformée est donnée par :
𝑣𝑖 𝑑𝐺
𝐺𝑐 = 𝐸 2 − Ɵ𝑑𝑡𝑐 [II-28]
0

Page 22
Chapitre I Technologies des fours à arcs

Et l'équation original de Mayr transformée à :

𝑖2 𝑑𝐺
𝐺𝑚 = 𝑃 − Ɵ𝑑𝑡𝑚 [II-29]
0

La combinaison des deux équations (II-28) et (II-29) dans un seul modèle simple développé par
Wang et Vilathgamuwa en « 1997 », est employée pour représenter les caractéristiques de la

conductivité d’arc et pour définir la transition du courant I0 et qu'un arc puisse être simulé par cette

combinaison. [17]

Tel que la conductivité d'arc est donné par :

𝑣𝑖 𝑑𝐺
𝐺 = 𝐸2 − Ɵ si 𝑖 > 𝐼0
0 𝑑𝑡

[II-30]

𝑖2 𝑑𝐺
𝐺=𝑃 − Ɵ si 𝑖 < 𝐼0
𝑑𝑡
0

Figure II-3: Caractéristique statique des modèles proposés de la décharge. [3]

D’après le système d’équation (II-30), il y a deux catégories : les sources de tension, indépendante
du courant de décharge (modèle de CASSIE), et les sources de puissance (modèle de MAYR est
pour des courants plus faibles) Figure II-3. Ceci mène à un manque d'une dérivée défini au point de
transition entre les deux équations. [23]

II.2.5. La combinaison du modèle d'arc de Cassie Mayr

Pour créer une transition douce entre les deux modèles, on fait appel a un facteur de transition 𝛿(𝑖)
il est en fonction du courant d’arc, la combinaison de la conductivité finale d'arc est donnée par:

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Chapitre I Technologies des fours à arcs

𝐺 = 1 − 𝛿 𝑖 𝐺𝑐 + 𝛿 𝑖 𝐺𝑚 [II-31]

D’où 𝐺𝑐 , 𝐺𝑚 sont des conductances donnés par 𝑢 𝑡 = 𝑅𝑒 𝑈 𝑒 𝑗𝜔𝑡 et de


𝑛𝑕
𝑢 𝑡 = 𝑅𝑒 𝑘=0 𝑈𝑘 𝑒 𝑘𝑗𝜔𝑡 respective ment. Le facteur de transition varie entre le zéro et l’unité :

𝑖2
𝛿 = exp⁡
(− 𝐼 2 ) [II -32]
0

I0 : est le courant de transition.

Quand le courant d'arc i est plus petit que 𝐼0 , la valeur de 𝛿(𝑖) est près de l'unité, et G est égale à la
conductibilité 𝐺𝑚 le modèle de Mayr qui domine.

Le modèle de Cassie dominera quand le courant d'arc i est plus grand que 𝐼0 , et 𝛿(𝑖) devient
négligeable, et donc, G est dominé par 𝐺𝑐 la conductance de Cassie.

𝐺𝑚𝑖𝑛 , valeur minimale dépend de plusieurs facteurs : la distance entre les électrodes, la géométrie
des électrodes et le type du gaz et de la température. [17]

II.2.6. Le modèle général combiné de la conductivité d'arc de Cassie-Mayr

Le modèle complet combiné de Cassie-Mayr pour un arc électrique est donné par l’équation
suivante :

𝑖2 𝑣𝑖 𝑖2 𝑖2 𝑑𝐺
𝐺 = 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 1 − exp − 𝐼 2 + exp − 𝐼 2 − Ɵ [II -33]
0 𝐸02 0 𝑃0 𝑑𝑡

II.3. Le modèle proposé

Figure II-4 : Modèle monophasé pour un four lié à la source d’alimentation. [24]

Page 24
Chapitre I Technologies des fours à arcs

La figure II-4 représente un schéma fonctionnel constitué de :

 Une source d’alimentation.


 Point de couplage commun PCC.
 Un transformateur TS (HT /MT)
 Un transformateur (M T/BT).
 Des câbles flexibles relient chaque phase de transformateur aux électrodes.
 Des bras portant les électrodes, pour commander la position et ajuster la longueur de l’arc.

II.3.1. Source d’alimentation

L’alimentation d'énergie électrique à haute tension ea, eb ,ec :sont des tensions de phase de la source
d'alimentation peuvent être exprimées par :

𝑒𝑎 𝑡 = 𝑈𝑀 sin 𝜔𝑡
𝑒𝑏 = 𝑈𝑀 sin(𝜔𝑡 − 120) [II-42]
𝑒𝑐 = 𝑈𝑀 sin(𝜔𝑡 + 120)

𝑈𝑀 : est la valeur maximale d es tensions, et est a fréquence angulaire du système, et t est le temps.
Le réseau peut être simplifié dans un circuit équivalent simple (Voir la figure II-5).

Figure II-5 : Le modèle triphasé détaillé d’un réseau qui alimente un four à arc. [24]

II.3.2. Les différents paramètres du réseau électrique

Les câbles flexibles qui relient le transformateur du four avec les électrodes du four à arc électrique,
sont équivalents à la résistance 𝑅𝐿𝑗 et à l'inductance 𝐿𝑗 de système.

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Chapitre I Technologies des fours à arcs

𝐿1 = 𝐿2 = 𝐿3 = 𝐿

[II-38]

𝑅𝐿1 = 𝑅𝐿2 = 𝑅𝐿3 = 𝑅𝐿

-le transformateur de four est considéré comme transformateur idéal avec le rapport tp, et déphasage
est négligé.

-les inductances mutuelles ont les mêmes effets entre les phases, parce que la distance est
équilatérale entre les câbles flexibles employés dans le modèle du four. On suppose que :

Mij sont les inductances mutuelles entre phases i et j.

𝑀12 = 𝑀21 𝑒𝑡 𝑀13 = 𝑀31 𝑒𝑡 𝑀23 = 𝑀32 [II-39]

rs ,Ls : sont la résistance et l'inductance du côté source .

Ij (j = a, b, c) est le courant instantané d’électrode dans chaque phase.

Rj (j = a, b, c) et Lj (j = a, b, c) sont les résistances et les inductances des électrodes dans chaque


phase.

gj (j = a, b, c) est la conductivité instantanée d’arc dans chaque phase.

et M j, j1 (j, j1 = a, b, c et j ≠ j1) est l’inductance mutuelle dans la phase j. [25]

La conductivité d’arc dans chaque phase donnée par le modèle combiné de Cassie-Mayr est sous la
forme suivante :

𝑖𝑓1 2 𝑖𝑓1 2 𝑖𝑓1 2 𝑖𝑓1 2 𝑑𝑔1


𝑔1 = 𝑔𝑚𝑖𝑛 + 1 − exp − + exp − − Ɵ
𝑎 𝑑𝑡
𝐼02 𝑔1 𝐸12 𝐼02 𝑃0
𝑖𝑓2 2 𝑖𝑓2 2 𝑖𝑓2 2 𝑖𝑓2 2 𝑑𝑔2
𝑔2 = 𝑔𝑚𝑖𝑛 + 1 − exp − + exp − − Ɵ
𝑏 𝑑𝑡 [II-40]
𝐼02 𝐸2
𝑔2 2 𝐼02 𝑃0
𝑖𝑓3 2 𝑖𝑓3 2 𝑖𝑓3 2 𝑖𝑓3 2 𝑑𝑔3
𝑔3 = 𝑔𝑚𝑖𝑛 + 1 − exp − + exp − − Ɵ
𝑐 𝑑𝑡
𝐼02 𝐸2
𝑔3 3 𝐼02 𝑃0

La constante du temps d’arc pour les trois phases a, b, c est la suivante :

Ɵ= Ɵ
𝑎 0 +1Ɵexp⁡(−𝛼 𝑖𝑓1 )
Ɵ= Ɵ
𝑏 0 +1Ɵexp⁡(−𝛼 𝑖𝑓2 ) [II-41]
Ɵ
𝑐 = Ɵ
0 + Ɵ
1 exp⁡
(−𝛼 𝑖𝑓3 )

Page 26
Chapitre I Technologies des fours à arcs

II.4. Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons vue le modèle mathématique de Cassei / Mayr de la

conductivité pour un four à arc électrique triphasé. Nous avons donné le modèle monophasé et

triphasé d’un réseau électrique qui contient un four à arc électrique afin de le simuler dans le

chapitre suivant avec le logiciel Matlab Simulink.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Chapitre III
Simulation d’un four à
arc électrique
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

III.1. Introduction

Dans ce chapitre, nous allons simuler un four à arc électrique triphasé à courant alternatif dans un

réseau électrique. Afin de voir les caractéristiques dynamiques du four tel que les tensions les

courants et la conductivité, ainsi que les différentes perturbations générées et la pollution du réseau

par des harmoniques, pour les trois phases forage fusion affinage.

III.2. Simulation du four à arc électrique


Le modèle mathématique de la conductivité du chapitre II a été simulé dans le logiciel de

MATLAB /SIMULINK/ Sim Power System présenté dans la figure III-1.

Figure III-1 : Le modèle de la conductivité d’une seule phase d’un four à arc électrique.

Page 28
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Déclaration des variables d’entrée de l’équation (II- 33), Après voir masqué l’ensemble dans un

sous-système :

Figure III-2: Déclaration des variables d’entrée de la conductivité d’arc électrique

Déclaration des paramètres caractéristiques du four et les éléments du réseau électrique sont

spécifiées respectivement dans le tableau suivant :

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Nom d’élément paramètre de l’équipement

Source triphasé 𝑉phase −phase = 138000 ∗ 1.06V, f=50Hz, 𝑅S = 0.1mΩ,


𝑥
𝐿S =1Mh, 𝑉SC =1000MVA, 𝑟
= 2.5𝑃𝑈

138
HT/MT transformateur 𝑃n =250MVA,𝑉n = 60
𝐾𝑉 , 𝑅HT =0.002PU, 𝐿HT =0.04PU,

𝑅MT =0.002PU , 𝐿MT =0.04 PU , Y∆1

60
MT/BT transformateur 𝑃n =100 MVA, 𝑉n = 0.430 𝐾𝑉 , 𝑅MT =0.002PU, 𝐿MT =0.04

PU, 𝑅BT =0.002PU , 𝐿BT =0.04 PU , Y∆11

Les résistances et les 𝑅L1 =0.0004Ω, 𝑅L2 =0.0004Ω, 𝑅L3 =0.0004Ω


inductances des câbles qui 𝐿1 =15.97 mH, 𝐿2 =15.97 mH, 𝐿3 =15.97mH,
relient les électrodes au 𝑀12 =4.58 mH, 𝑀13 =3.89 mH, 𝑀23 =4.58Mh
secondaire du transformateur
du four

la résistance et l'inductance 𝑅a =𝑅b =𝑅c =0.0004 Ω 𝐿a = 𝐿 b = 𝐿c =1.579𝑒 −5 H


propre et mutuelle des 𝐿M =0.45 e-5H
électrodes de four

Paramètre du four 𝑃0 =100W , 𝐼0 =10A 𝜃0 =100𝑒 −6 𝛼 = 0.05 𝐸0 =200V


𝑔min =0.008 Simens

Tableau III.1 : paramètre s caractéristiques d’équipement. [26]

La représentation de l’ensemble du réseau complet simulé et donné dans la figure III-3.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-3: Le modèle général de la Simulation d’un four dans un réseau électrique.

III.3. Résultats de simulation

III.3.1.1. Perturbations du four à arc électrique

Le fonctionnement d’un four à arc, lors des phases de forage et en début de fusion, il se caractérise
par des fortes variations d’amplitude de la tension d’arc donne un déséquilibre, pouvant aller du
court-circuit jusqu'à l’extinction d’arc. Ces fluctuations de la tension d’arc sont les plus importantes,
dans la phase fusion. La ferraille perturbe les tensions d’arc par ses mouvements et par son
hétérogénéité physique.
La figure III-4: présente une extinction d’arc de brève durée. La tension d’alimentation à l’instant t0
est inférieure à la tension Vam , jusqu’à l’instant t1 à partir duquel l’arc se réamorce.

Vam : la tension de réamorçage de la décharge.

Au passage par zéro du courant l’arc s’éteint (iarc= 0), le courant d’arc reste nul il se réamorce
lorsque la valeur de la tension dépasse la tension Vam , dans ce cas, nous supposons que l’arc se
réamorce lorsque la tension d’alimentation dépasse la tension d’amorçage

Page 31
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

t0 t1

(a) : Formes d’ondes de tension et courant « extinction d’arc de brève durée »

Vam

IMax

(b) : La caractéristique de tension/courant dynamiques électrique vue dans la phase A.

Figure III-4: Phénomène d’extinction et de réamorçage de l’arc

a) Extinction d’arc

Les nombreuses interruptions de fonctionnement, présentées en début de la phase de forage, sont


essentiellement dues aux chutes des morceaux de ferraille qui commencent à fondre. A cause de
l’accroissement de la distance ferraille-électrode, la chute d’un morceau de ferraille fait augmenter
Page 32
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
la longueur de l’arc. Si la tension d’arc dépasse la tension maximale que peut délivrer
l’alimentation, l’arc s’éteint. Ces phénomènes sont accompagnés de l’annulation du courant sur le
réseau. Voir la figure III-5

Figure III-5: Extinction d’arc.

b) Court-circuit

Figure III-6: Court-circuit électrode- ferraille.

La chute de morceaux de ferraille à l’intérieur du four peut aussi entraîner une mise en court-circuit
électrode-ferraille (court-circuit sur une phase) ou inter-électrodes (court-circuit sur plusieurs
phases) (Voyez la figure III-6).

Page 33
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

c) Déséquilibre des tensions d’arc et des courants de ligne

L’étude des formes d’ondes instantanée, présentée dans les paragraphes précédents, a mis en
évidence que le régime de fonctionnement d’un four à arc est dans la plupart des cas déséquilibré.
D’après la figure (III-7) des tensions d’arc dans les trois phases nous remarquons le déséquilibre des
amplitudes à des intervalles de temps différents, à cause des perturbations produites dans le four.

L'analyse des résultats de simulation d’une charge non équilibrée d’un four sera expliquée par le
déséquilibre de phases. Les résultats de simulation prouvent que les trois courants de phase de la
charge deviennent non équilibrés. La structure des trois phases explique l’aspect de qualité de
puissance : tension et situation non équilibrée.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-7: Formes d’ondes instantanées de la tension d’arc déséquilibrée des trois phases.

Page 35
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-8: Formes d’ondes instantanées du courant d’arc déséquilibré des phases (A,B,C).

Le régime de fonctionnement déséquilibré du four, entraîne des variations de puissance active et


réactive sur le réseau. Ces variations limitent le transfert d’énergie électrique entre l’alimentation et
le four provoquant des fluctuations de la valeur efficace de la tension et du courant.

III.3.1.2. Présentation des tensions et des courants d’arc pendant le cycle de fusion

a) la phase forage

Le cycle forage est caractérisé par des problèmes : des interruptions et les court circuits
déséquilibrés du four est le plus important. Cela affecte la stabilité de l’arc voir la Figure III-9 cette
figure montre la tension et le courant d’arc pendant la phase forage.

Page 36
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-9: Valeurs instantanées de la tension et du courant pendant la phase de forage.

b) la phase fusion

Pendant cette phase les caractéristiques du four varient aléatoirement dans les trois phases qui
peuvent expliquer la nature de la charge qui est fortement non équilibrée. La tension d’arc E1,2,3 est
aléatoire. Pour différentes phases peuvent être écrites par :

𝐸1 = 𝐸01 (1 + 𝑚1 𝑁1 𝑡 )
𝐸2 = 𝐸02 (1 + 𝑚2 𝑁2 𝑡 ) [III-1]
𝐸3 = 𝐸03 (1 + 𝑚3 𝑁3 𝑡 )

Temps (t)

Page 37
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-10: la tension et le courant d’arc dans une phase A pendant la phase de fusion.

D’après la figure III-10 nous remarquons une forme d’onde aléatoire, leurs variation est indéfinie
qui explique l’instabilité de cette phase début de fusion due à plusieurs perturbations est
essentiellement causée par le mouvement de la ferraille mais aussi par les vibrations des potences
porte-électrodes excitée par des effets électromagnétiques. Cette perturbation provoque des
variations d’amplitude de la tension d’arc et entr aînent un déséquilibre des courants absorbés.

L’effet de clignotement ou l’effet flicker a une forme répétitive en fonction du temps dans les
différentes phases donné par la formule suivante:

(E1, E2 et E3) sont assignées à des valeurs variables dans le temps.

𝐸1 = 𝐸01 (1 + 𝑚1 sin 𝜔𝑓𝑡)


𝐸2 = 𝐸02 (1 + 𝑚2 sin 𝜔𝑓𝑡) [III-2]
𝐸3 = 𝐸03 (1 + 𝑚3 sin 𝜔𝑓𝑡)

D’où :
𝐸 (𝐿) 𝐴+𝐵𝐿
𝑚𝑘 = 𝐸 𝑘(𝐿 ) = 𝐴+𝐵𝐿 [III-3]
𝑘 0 0

𝑚𝑘 : dépend de la constante de longueur d'arc .

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-11: La tension d’arc dans une phase avec du clignotement de 10Hz pendant la phase
fusion.

Figure III-12: Le courant d’arc dans une phase avec du clignotement de 10Hz pendant la phase
fusion.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-13: La conductivité pendant la phase fusion.

Des variations rapides de tension, répétitives, sont provoquées par des variations rapides de
puissance absorbée par des fours à arc. Le fonctionnement d’un four à arc par des fortes variations
d’amplitude de la tension d’arc qui font affecter l’allure du courant et le déformer encore dans la
phase fusion ( figure III-11 et III-12)

L’allure de la forme d'onde de la conductivité montre l’effet flicker qui affecte la tension et le
courant (figure III-13)

Figure III-14: La caractéristique tension/courant vue dans la phase A

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
La caractéristique dynamique de la tension/courant vue dans la phase A montre le papillotement et
des fluctuations d’effet flicker d’un four à arc électrique

c) la phase d’affinage.

En phase d’affinage, caractérisée par un bain plat car les ferrailles sont totalement fondues. La
distance électrode-bain est réduite, la tension et le courant d’arc sont très stables.

nous considérons la valeur temporaire des tensions d'arc dans les différentes phases (𝐸1 , 𝐸2 et 𝐸3 )
sont assignées à une valeur constante qui égale à 200V . Les résultats de Simulation sont
représentés dans les figures suivantes :

Figure III-15: La tension et le courant d'arc dans la phase d’affinage.

Le fonctionnement des arcs électriques est stable avec une nature alternative de l’alimentation
réamorçage et d’extinction de l’arc, et on remarque aussi que le pique de surtension pour chaque
réamorçage.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-16: La conductance d'arc électrique liée à la phase A.

La conductance d'arc électrique liée à la phase A, explique le phénomène d’extinction et de


réamorçage de l’arc (la conduction discontinu) causée par la nature alternative de l’alimentation,
qui explique la durée de conduction.

III.4. Analyse des harmoniques

Le four absorbe un courant déformé (harmoniques) et injecte des courants harmoniques dans le
réseau. C’est un dispositif perturbateur (agresseurs), le réseau électrique devient victime.

Une analyse harmonique des tensions et des courants est nécessaire pour comparer la différence
entre les phases forage, fusion, affinage à travers le développement en série de Fourier de la tension
𝑣𝑘 (t) et du courant 𝑖𝑘 (t).

Les formes d'onde du courant ont été étudiées par l'analyseur de FFT (transformée de Fourier
fonction). En admettant, le block « powergui » prêt à l’utilisation dans MATLAB, basé sur une
analyse fréquentiel, il permet encore de calculer la déformation harmonique (THD).

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

III.4.1. Harmoniques en courant


D’après la figure III-17, nous remarquons des harmoniques du rang impair
(5,7,11,13…),(harmoniques dus à la non-linéarité de la caractéristique de l’arc). L’amplitude des
inter-harmoniques augmente lorsque la longueur d’arc varie aléatoirement.

Dans la phase fusion et la phase forage, les résultats montrent que le modèle du four à arc électrique
contient des inter-harmoniques de rang non entier, ils ne sont pas des fréquences multiples entières
de celle du fondamental, cela est dû au phénomène d’arc avec les différentes amplitudes plus au
moins importantes et de plusieurs rangs. L’inter-harmonique, responsable de l'effet de flicker, les
l’infra–harmoniques sont des signaux a des fréquences inférieures à celle du fondamental voir la
figure III-17.

Par contre, dans le cas des harmoniques pairs, l’analyse spectrale n’a pas montré de grandes valeurs
de l’amplitude. (Sa présence est due à la dissymétrie de la caractéristique de l’arc et le déséquilibré).

Par conséquent, la phase d’affinage et la fin de la phase fusion, les résultats illustrent que le modèle
du four à arc électrique contient des harmoniques du rang impair (5,7,11,13…) avec des amplitudes
decroissantes par rapport aux autres phases, avec des THD moins importants. Par exemple,
l’harmonique trois atteint 15 ٪ pour la phase fusion au contraire 1% pour la phase affinage, et
l’harmonique cinq atteint 5 ٪ pour la phase d’affinage.

La comparaison entre les figures met en évidence que :

 les amplitudes des inter-harmoniques sont plus importantes dans la phase de fusion et forage
 les amplitudes des harmoniques du rang impair non-multiple augmentent légèrement à la
phase d’affinage. Le régime de fonctionnement déséquilibré du four affecte donc
différemment les harmoniques du rang impair de courant dans toutes les différentes phases.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique

Figure III-17: Spectre fréquentiel des courants.

Page 44
Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
III.4.2. Harmonique en tension

Figure III-18: Spectre fréquentiel des tensions.

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Chapitre III Simulation d’un four à arc électrique
Les fluctuations de la tension d’arc et la nature non linéaire de la conductivité gênèrent des
harmoniques. Ces harmoniques affectent les performances d’une alimentation du four à arc. La non-
linéarité de la caractéristique d'arc cause l’injection des courants harmoniques dans un réseau à
impédance élevée, il en résulte, en appliquant la loi d’Ohm des tensions harmoniques importantes.
Le régime de fonctionnement déséquilibré, la surtension de l’arc fait apparaître des harmoniques du
rang impair, et contient des inter-harmoniques de plusieurs rang non entier qui sont responsables de
l'effet de flicker (la phase fusion et la phase forage).

III.5. Conclusion

Le four à arc électrique génère des clignotements de la tension et des harmoniques au


courant dus à la non-linéarité intrinsèque. D’après les résultats de simulation, on peut dire que le
four à arc est un grand pollueur du réseau électrique à cause de sa nature, dissymétrique et
l’instabilité. C’est une charge non linéaire, elle absorbe de l’énergie de façon non équilibrée sur les
trois phases. Le four produit des différents types de perturbation électromagnétiques dans le réseau
électrique pour les différents niveaux de tension HT ,MT, BT.

 Parmi les conséquences des fours dans un réseau électrique :


 Le déséquilibre des amplitudes
 La déformation harmonique de courant et de tension
 Le fonctionnement incorrect des dispositifs,
 Le vieillissement prématuré de l'équipement,
 Pertes additionnelles par transmission et la surintensité. [3]
 Effet flicker et des défauts dans les lignes électriques

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Conclusion Générale

Conclusion générale
La simulation sous environnement MATLAB SIMULINK, montre les déformations subies par les
grandeurs électriques et toute la pollution du réseau a cause du procédé à décharge électrique. La
quantification des effets des perturbations ou la pollution obtenue a été faite par la détermination du
taux d’harmonique « THD » et les rangs harmoniques impairs et les inters harmoniques existants
dans chaque phase. Nous avons montré quelques défauts, tels que le déséquilibre des phases,
l’extinction de l’arc, les courts circuits, effet flicker.

Le four à arc électrique génère des clignotements de la tension et des harmoniques au


courant dus à la non-linéarité intrinsèque. D’après les résultats de simulation, on peut dire que le
four à arc est un grand pollueur du réseau électrique à cause de sa nature, dissymétrique et
l’instabilité. C’est une charge non linéaire, elle absorbe de l’énergie de façon non équilibrée sur les
trois phases. Le four produit des différents types de perturbation électromagnétiques dans le réseau
électrique pour les différents niveaux de tension HT ,MT, BT.

Au futur nous espérons faire une étude de simulation pour minimiser les harmoniques générés par
l’insertion des compensateurs de puissance réactive ou des STATCOM. Ainsi qu’une
implémentation des filtres actifs et hybrides pour l’élimination des harmoniques, et pour
amélioration de la qualité d’énergie électrique.

Page 47
Bibliographie

Bibliographie

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Page 50
Résumé

Le four à arc est un équipement électrique pollueur des réseaux électriques ainsi que la de la
qualité d’énergie électrique à cause de l’instabilité de l’arc électrique. Le four à arc génère des
harmoniques et cause l’instabilité des courants et des tensions ainsi que l’effet flicker.
Dans ce mémoire, nous avons utilisé le modèle mathématique de la conductivité pour simuler
les caractéristiques dynamiques du four. Les résultats de simulation des trois phases montrent la
pollution de la qualité d’énergie électrique avec des différentes taux de distorsion harmonique ainsi
que les différents rang harmonique existant de chaque phases de fonctionnement du four a arc
électrique.
Mots clés: Four à arc à courant alternatif, qualité de l’énergie électrique, flicker

‫ملخص‬

‫ فشن الششاسة‬. ‫ملىث لشبكاث الكهشبائيت و خىدة الطاقت الكهشبائيت بسبب عذم استقشاس الششاسة‬
‫ة‬ ‫فشن الششاسة هى آلت كهشبائيت‬
.‫ وتأثيش الىميض‬، ‫يىلذ التىافقياث ويسبب عذم استقشاس التياس و الدهذ‬

‫ وتشيش وتائح لثالث المحاكاة‬. ‫ لمحاكاة الخصائص الذيىاميكيت للفشن‬,‫ استخذامىا الىمىرج الشياضي للمىصليت‬، ‫في هزي المزكشة‬
‫ في كل مشحلت مه مشاحل عمليت‬, ‫مشاحل تلىث وىعيت الطاقت الكهشبائيت مع اختالفاث التشىي التىافقي ومشاتب التىافقياث المختلفت‬
‫ فشن‬:‫الكلمات المفتاحية‬ .‫تشغيل فشن الششاسة الكهشبائي‬
‫ الىميض‬,‫ وىعيت الطاقت الكهشبائيت‬,‫الششاسة‬

Abstract

The arc furnace is an electrical equipment polluter of the electrical networks as well as the
one of the quality of electrical energy because of the instability of the electric arc. The arc furnace
generates harmonics and causes the instability of currents and voltages as well as the flicker effect.
In this paper, we used the mathematical model of conductivity to simulate the dynamic
characteristics of the furnace. The simulation results of the three phases show the pollution of the
electrical energy quality with different harmonic distortion rates as well as the different harmonic
ranks existing in each operating phase of the electric arc furnace.
Keywords: AC arc furnace, electric power quality, flicker

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