M2 : LES CONIQUES.
GEOMETRIE PLANE : LES CONIQUES.
I : Généralités.
1°) Définition géométrique.
¾ Une conique est l’ensemble des points M d’un plan tels que le M
rapport des distances à un point F, appelé foyer et à une droite H
FM
D, appelée directrice, soit constant : =e.
HM F (Δ)
H0
¾ Le rapport constant e est appelé l’excentricité de la conique.
p
¾ Le paramètre p d’une conique est par définition la longueur
JJJJG (D)
FM lorsque le rayon vecteur FM est parallèle à la directrice D.
p
¾ Il en résulte que la distance du foyer F à la directrice D est : FH 0 = .
e
¾ L’axe de symétrie FH0 orthogonal à la directrice D, est l’axe focal Δ de la conique.
2°) Équation polaire d’une conique.
¾ Le foyer F est placé à l’origine d’un système de coordonnées polaires (r,θ), l’axe polaire
coïncidant avec l’axe focal orienté de F vers H0.
JJG JJJJG
On a : FM = r ; θ = Fx, FM . ( )
p
De FM = [Link] et HM = H 0 F + r cos θ = + e cos θ , on
e
p y
obtient l’équation polaire : r = . M
1 − e cos θ
H θ
¾ Dans le cas où l’axe focal H0F fait un angle θ0 avec l’axe Fx, on θ0
obtient la forme polaire la plus générale d’une conique : H0 x
p
r= ; l’angle θ0 est appelé azimuth focal.
1 − e cos (θ − θ 0 ) (D)
3°) Classification des coniques.
p
¾ Si e = 1 , r ∈ [rmin , +∞[ , avec rmin = : la conique est une parabole.
2
p p
¾ Si e < 1 , r ∈ [rmin , rmax ] , avec rmin = et rmax = : la conique est une ellipse.
1+ e 1− e
p
¾ Si e > 1 , r ∈ [rmin , +∞[ , avec rmin = : la conique est une hyperbole.
1+ e
II : Parabole.
1°) Propriétés géométriques. y
M
¾ Puisque e = 1, on a FM = HM : la parabole est l’ensemble H
des points situés à égale distance du foyer et de la
directrice. x
H0
p O F
¾ Le paramètre de la parabole vérifie : H 0O = OF = rmin =
2
(D)
Page 1 sur 3
M2 : LES CONIQUES.
2°) Équation cartésienne.
¾ En prenant l’origine des coordonnées au sommet O de la parabole (et non plus au foyer), on
obtient l’équation cartésienne canonique de la parabole : y = 2 px .
2
2 2
⎛ p⎞ ⎛ p⎞
(Il suffit d’écrire : FM = HM , soit encore : ⎜ x − ⎟ + y 2 = ⎜ x + ⎟ )
2 2
⎝ 2⎠ ⎝ 2⎠
III : Ellipse.
1°) Propriétés géométriques.
¾ Définitions et relations :
y
Une ellipse de centre O et de foyers F et F’ est B
caractérisée par : H’ r'/e M r/e H
o Un demi-grand axe a (OA = OA’ = a). r' r x
A’ O c A
o Un demi-petit axe b (OB = OB’ = b).
F’ F H0
o Une excentricité e et un paramètre p. b a
o La distance c entre le centre O et l’un des
B’ a
foyers (OF = OF’ = c), telle que c = ea .
¾ Définition bifocale d’une ellipse :
Une ellipse de foyers F et F’, de demi-grand axe a, est le lieu des points M
tels que : MF + MF ' = 2a .
MF MF '
Démonstration : par définition d’une conique, on a pour l’ellipse : = e ou =e
MH MH '
r r' 1 ⎛ a−c ⎞ a
Par ailleurs, H ' H = + = (r + r ') = 2OH 0 = 2 ( OA + AH 0 ) = 2 ⎜ a + ⎟=2 .
e e e ⎝ e ⎠ e
D’où la relation cherchée : r + r’ = 2a.
¾ Relations à connaître :
Il découle de la définition géométrique d’une ellipse les relations suivantes :
c b2
a 2 = b2 + c2 ; e= ; p= .
a a
Ainsi, connaissant deux des trois distances a, b, c, on peut en déduire p et e.
Inversement, connaissant p et e, on peut retrouver a, b et c :
En prenant l’origine au foyer F, le point de l’ellipse le plus près de F est appelé périgée et le
p p
point le plus éloigné l’apogée. Au périgée : rmin = et à l’apogée : rmax = .
1+ e 1− e
p p pe
On en déduit : a= ; b= ; c=
1 − e2 1− e 2 1 − e2
Surface d’une ellipse : on rappelle que S = π ab .
2°) Équation paramétrique et cartésienne. y
¾ Représentation paramétrique d’une ellipse : P
Considérons le cercle de centre O et de rayon OA = a. M
L’ellipse se déduit de ce cercle par une affinité orthogonale par b φ x
rapport à son axe focal, de rapport b . O a
a
JJG JJJG
( )
En faisant intervenir l’angle φ = Ox, OP , anomalie excentrique, on
Page 2 sur 3
M2 : LES CONIQUES.
obtient les équations paramétriques de l’ellipse, avec origine au centre O de l’ellipse :
x = a cos φ et y = b sin φ .
x2 y 2
¾ Représentation cartésienne d’une ellipse : elle s’écrit : + = 1.
a2 b2
3°) Cas particulier du cercle.
Un cercle est une ellipse d’excentricité nulle. Ainsi, les foyers F et F’ sont confondus en
O, centre du cercle.
IV : Hyperbole.
1°) Propriétés géométriques. y
¾ Définition bifocale d’une hyperbole : I
Une hyperbole de foyers F et F’, de M
θ
demi-grand axe a, est le lieu des points M x
tels que : MF − MF ' = 2a ( AA ' = 2a ). F’ A’ O A F
¾ Relations à connaître :
On note AA ' = 2a ; AI = b et FF ' = 2c .
c b2
On a alors : a 2 + b 2 = c 2 ; e = ; p= .
a a
Comme pour l’ellipse, connaissant p et e, on peut retrouver a, b et c :
p
En effet : pour θ = 0, r ' = F ' A ' = c + a = ,
e −1
p
Pour θ = π, r = FA = c − a = .
e +1
p p 2 pe p p pe
Donc, 2c = + = 2 . D’où : a = 2 ; b= ; c=
e +1 e −1 e −1 e −1 e −1
2 e −1
2
2°) Équation cartésienne.
L’équation cartésienne canonique d’une hyperbole, avec l’origine O placée
x2 y 2
en son centre de symétrie est : 2 − 2 = 1 .
a b
¾ Equations des asymptotes :
y 2 x2
Lorsque x → ∞, on a 2 ≈ 2 , conduisant à deux droites asymptotes d’équations :
b a
b
y = ± x qui se coupent en O.
a
Page 3 sur 3