LES QUESTIONS HPE
LES MERCANTILISME
1. Les principes fondamentaux du mercantilisme ?
• Métaux précieux et prospérité nationale :
• La richesse d'une nation était mesurée par la quantité d'or et d'argent qu'elle possédait.
• Ces métaux renforçaient le pouvoir économique et politique.
Intervention de l’État
• L’État soutenait activement l’économie via des politiques protectionnistes (taxes
douanières, promotion des industries locales).
• Balance commerciale excédentaire
• L’objectif était d’exporter plus qu’importer pour accumuler des métaux précieux.
• Cette vision du commerce international s’appuyait sur une logique de "jeu à somme
nulle", où le gain d’un pays était la perte d’un autre.
2. Les objectifs et caractéristiques du mercantilisme ?
• Richesse nationale : Les mercantilistes croyaient que la richesse était limitée et qu'un pays
devait accumuler des métaux précieux pour augmenter son pouvoir économique et politique.
• Protectionnisme : Favoriser les exportations et limiter les importations pour obtenir un
excédent commercial et accumuler des métaux précieux.
• Intervention de l'État : L'État régule les industries, fixe les salaires et impose des tarifs
douaniers pour protéger les industries nationales et stimuler la production.
• Expansion coloniale : Les colonies étaient des sources de ressources naturelles et de
marchés pour les produits manufacturés, enrichissant ainsi la métropole
3. Contexte historique
• Séparation du pouvoir politique et religieux : Économie libérée des contraintes
religieuses, enrichissement légitimé.
• Émergence de l'État-nation : Centralisation du pouvoir et mise en place de politiques
économiques par les souverains.
• Grandes Découvertes : Enrichissement grâce au commerce mondial et à
l’exploitation coloniale.
• Absolutisme royal : Pouvoir royal renforcé, centralisation économique via le
mercantilisme.
4. Les formes du mercantilisme
Mercantilisme espagnol (Bullionisme)
• Contexte historique : Colonisation de l’Amérique, exploitation des mines d’or au
Mexique et au Pérou.
• Objectif principal : Accumuler et conserver l’or pour renforcer la richesse et le
pouvoir.
• Principales politiques : Interdiction des exportations d’or, protectionnisme,
restrictions sur les importations.
• Impact sur l’économie : Surabondance d’or entraînant une inflation, déséquilibre
commercial, appauvrissement général.
Mercantilisme français
• Contexte historique : Développement industriel en France sous Louis XIV.
• Objectif principal : Enrichir l’État par le développement industriel et le commerce
extérieur.
• Principales politiques : Protectionnisme, développement des manufactures royales,
encouragement des exportations.
• Impact sur l’économie : Stimulation de l’industrie et du commerce, prospérité
économique, inflation modérée.
Mercantilisme fiduciaire (anglais)
• Contexte historique : Création du système bancaire en Angleterre au XVIIe siècle.
• Objectif principal : Créer une banque centrale pour gérer la monnaie et soutenir
l’économie.
• Principales politiques : Création de billets de banque convertibles en or, gestion de la
monnaie fiduciaire.
• Impact sur l’économie : Augmentation de la monnaie en circulation, confiance dans
la monnaie fiduciaire, stimulation économique.
LES PHYSIOCRATES
5. Le contexte historique
• Réaction contre le déclin de l’agriculture : La France du XVIIIe siècle connaît un déclin
agricole, aggravé par une fiscalité lourde, ce qui conduit à la naissance de la physiocratie,
valorisant l’agriculture comme source de richesse.
• Réaction contre les abus de la réglementation : La physiocratie s'oppose aux
réglementations mercantilistes qui freinaient la liberté économique des agriculteurs, prônant
une économie libre.
• Les Lumières et l’influence philosophique : Inspirés par les idéaux des Lumières, les
physiocrates plaident pour une économie libre de l’intervention étatique et considèrent
l’agriculture comme la seule véritable source de richesse.
• Influences économiques extérieures : Influencée par le mercantilisme et les idées des
Lumières, la physiocratie met l’accent sur l’agriculture plutôt que le commerce pour la
richesse nationale
6. Les Fondements de la Pensée Physiocrate
La physiocratie, développée au XVIIIe siècle, place l'agriculture au cœur de la prospérité
économique et repose sur des principes philosophiques et économiques clairs.
1. Fondements Philosophiques :
o Sensualisme : L'idée que toute connaissance provient des sensations et que
seules les sensations complètes permettent de comprendre l'ordre naturel de
l'économie.
o Droit Naturel : Quesnay soutient que l'ordre naturel, fondé sur des principes
divins, légitime la propriété privée et le pouvoir absolu du souverain, essentiel
pour appliquer les réformes économiques.
2. Fondements Économiques :
o Richesse : Selon Quesnay, la richesse est mesurée par la quantité de biens
consommables sans nuire à leur production. Il distingue le produit brut
(richesse générée) du produit net (richesse après amortissement).
o L’agriculture comme source principale de richesse : L'agriculture est la
seule activité créatrice de richesse, produisant des biens essentiels,
contrairement à l’industrie qui ne fait qu’ajouter de la valeur aux produits
existants.
o Tableau Économique : Modèle expliquant le circuit de production,
distribution et consommation dans l’économie, où l’agriculture est centrale
LE Tableau économique ?
La notion de prodiut net ?
Les principales idées des Physiocrates :
1. La Terre comme Source de Richesse
o Seule l'agriculture génère de la véritable richesse.
o Les artisans et commerçants redistribuent la richesse, mais ne la créent pas.
o Proposition d'un impôt unique basé sur la valeur des terres agricoles.
2. Laissez-faire et Non-Intervention de l’État
L'État ne doit pas intervenir dans l’économie, car cela perturbe l'équilibre
naturel du marché.
Leur objectif est de limiter les réglementations et subventions, et de favoriser
la liberté économique.
3. Philosophie du Droit Naturel et Sensualisme
Influencés par la philosophie du droit naturel, les physiocrates croyaient que
l’économie suivait des lois naturelles immuables.
LES CLASSIQUES
La théorie de valeur chez les classiques
• Adam Smith :
• Propose deux concepts : valeur d’usage (utilité d’un bien) et valeur d’échange
(quantité de travail nécessaire à sa production dans une économie simple).
• Illustre le paradoxe de l’eau et du diamant : l’eau, essentielle mais abondante, a une
faible valeur d’échange, tandis que le diamant, rare et coûteux à produire, a une haute
valeur d’échange.
• Reconnaît que la valeur d’un bien dépend à la fois du travail nécessaire et de son
utilité.
• David Ricardo :
• Met l’accent sur la valeur-travail, affirmant que la valeur repose presque entièrement
sur la quantité de travail direct et indirect incorporé dans la production.
• Inclut dans le calcul le travail des outils et des matières premières nécessaires à la
production.
• Jean-Baptiste Say :
• Rejette la théorie de la valeur-travail au profit d’une approche basée sur l’utilité.
• La valeur d’un bien dépend de sa capacité à satisfaire un besoin, introduisant une
perspective subjective.
• Anticipe les théories marginalistes avec une vision centrée sur la demande.
La théorie de la richesse chez les classiques
1. Adam Smith :
o La richesse d'une nation repose sur le travail productif et la division du
travail, qui augmentent la productivité et élargissent l’offre de biens et
services.
o La division du travail favorise également l'accumulation de capital, un
élément clé du développement économique.
2. David Ricardo :
o Met l’accent sur la répartition de la richesse entre les classes sociales :
propriétaires fonciers, capitalistes, et travailleurs.
o Souligne que la rente foncière peut réduire les profits des capitalistes, freinant
l’accumulation de richesse.
o Insiste sur l’importance du commerce international et de la spécialisation
pour accroître la richesse globale.
3. Thomas Malthus :
o Vision pessimiste : la croissance démographique dépasse souvent celle des
ressources disponibles, limitant la richesse.
o Met en avant le rôle de la demande effective (capacité des individus à
consommer) comme un facteur essentiel pour soutenir l’activité économique.
Loi de la population selon Malthus
• Croissance exponentielle de la population : Malthus affirme que la population tend à
croître de manière exponentielle (par multiplication).
• Croissance linéaire des ressources : En revanche, les ressources, notamment
alimentaires, augmentent à un rythme beaucoup plus lent, de manière linéaire (par
addition).
• Conséquences : Ce déséquilibre entraîne des crises inévitables, telles que :
o Famines : Pénurie de nourriture pour une population croissante.
o Épidémies : Mauvaises conditions de vie dues à la surpopulation.
o Catastrophes sociales : Conflits et troubles liés à la pénurie de ressources.
Loi des débouchés de Jean-Baptiste Say
• Principe : "L'offre crée sa propre demande" – la production génère automatiquement
les revenus nécessaires pour acheter d'autres biens.
• Absence de surproduction générale : Les excédents sont absorbés par
l’accumulation de richesse ou réorientés vers d'autres secteurs.
• Implication : L'économie tend naturellement vers l’équilibre entre offre et demande
grâce à la flexibilité des marchés.
John Stuart Mill et l'Utilitarisme
• Philosophie de l'Utilitarisme :
Mill est un fervent défenseur de l'utilitarisme, qui stipule que les actions doivent être
jugées selon leur capacité à maximiser le bien-être social et à réduire la souffrance.
• Impact sur la vision économique :
Mill applique cette philosophie à l’économie, en préconisant une organisation
économique visant à maximiser le bien-être collectif plutôt que les profits individuels.
Les Keynes
Principe de la Demande Effective (Keynes)
• Définition :
Le principe de la demande effective stipule que l'activité économique dépend
principalement de la demande globale, composée des dépenses de consommation
des ménages et des dépenses d'investissement des entreprises.
o Une demande effective insuffisante entraîne un déséquilibre économique,
avec une sous-utilisation des ressources et du chômage.
• Critique de la loi de Say :
Keynes rejette la loi de Say ("l'offre crée sa propre demande"), en soulignant que les
travailleurs peuvent choisir d’épargner une partie de leur salaire, ce qui réduit la
demande globale.
Implications du Principe de la Demande Effective
• Rémunération des facteurs de production : Elle détermine la production et le
revenu.
• Anticipations des entrepreneurs : Les attentes des entrepreneurs influencent les
décisions de production et d’embauche. Des anticipations optimistes stimulent la
production et l'emploi.
• Épargne et investissement : L’épargne doit être égale à l’investissement. L’épargne
alimentant l'investissement est essentielle pour stimuler la croissance économique.
Les leçons de la théorie générale de Keynes
Variables indépendantes (exogènes) :
• Propension à consommer : Dépend du revenu, avec une partie épargnée.
• Efficacité marginale du capital (EMC) : Influence les décisions d'investissement des
entrepreneurs.
• Préférence pour la liquidité : Affecte la quantité de monnaie détenue par les agents
économiques.
• Niveau des salaires : Déterminé par les négociations collectives, impacte la
consommation et l’épargne.
• Quantité de monnaie : Fixée par la banque centrale, elle influence la consommation
et l’investissement.
Variables dépendantes :
• Revenu et emploi : Dépendent des décisions économiques. L’augmentation de
l’investissement stimule le revenu et l’emploi, mais un sous-emploi peut persister si la
demande effective est insuffisante.
Le rôle de l'État et de la politique économique
1. Le rôle de l'État :
o Critique du laissez-faire :
Keynes rejette l'idée que l'économie s'autorégule naturellement. Il soutient que
l’intervention de l'État est cruciale pour réguler les cycles économiques et
atteindre le plein emploi, en particulier lors des crises économiques (ex :
Grande Dépression).
o Intervention de l'État :
Il plaide pour des politiques économiques actives où l'État intervient pour
corriger les déséquilibres du marché et éviter le chômage involontaire.
2. Politiques budgétaires et fiscales :
o Politique budgétaire :
L'État doit ajuster ses dépenses publiques pour stimuler la demande globale
en période de récession (ex : projets d’infrastructure) et les réduire en période
de surchauffe pour éviter l'inflation.
o Politique fiscale :
L'ajustement des impôts influe sur la consommation et l'investissement.
▪ Les baisses d'impôts stimulent la demande en augmentant le pouvoir
d'achat.
▪ Les hausses d’impôts peuvent aider à réduire l’inflation et limiter une
demande excessive
Les néoclassiques
Les concepts clés introduits par les économistes néoclassiques pour expliquer le
comportement des consommateurs et des producteurs ? «2025 »
• Utilité marginale :
La valeur d'un bien est déterminée par l'utilité supplémentaire qu'il procure à chaque unité
supplémentaire consommée.
• Équilibre général :
L'équilibre du marché se produit lorsque l'offre et la demande sur tous les marchés sont
égales, déterminées par les prix.
• Théorie de la valeur :
La valeur d'un bien dépend de son utilité marginale et non de la quantité de travail
nécessaire à sa production.
• Fonction de demande :
La demande d'un bien varie en fonction de son prix, établissant une relation décroissante
entre le prix et la quantité demandée.
• Théorie de l'échange :
L'échange entre agents économiques repose sur le principe de l'utilité marginale.
L’équilibre général et la loi de Walras
• Équilibre général :
Léon Walras a formalisé l’idée d’un équilibre général, où tous les marchés (biens,
services, travail, etc.) s'ajustent simultanément pour atteindre un état d'équilibre
global, où l'offre et la demande sont égales sur chaque marché.
• Loi de Walras :
La loi de Walras stipule que l'excédent d'offre sur un marché doit être compensé par
un excédent de demande sur un autre marché. Cela assure que l'équilibre global de
l'économie est maintenu, en garantissant que l'offre et la demande se compensent dans
l'ensemble du système économique.
« les critiques de chaque chapitre par L’autre »
Mercantilisme :
• Critiqué par les Physiocrates :
Les mercantilistes sont accusés de négliger l'importance de l'agriculture et de favoriser
une accumulation excessive de métaux précieux, ce qui conduit à l'inflation et des
déséquilibres économiques.
Physiocrates :
• Critiqués par les Classiques :
Les physiocrates sont critiqués pour leur vision simpliste de l'économie, en se
concentrant uniquement sur l'agriculture comme source de richesse.
3. Classiques :
• Critiqués par les Keynésiens :
Les classiques sont critiqués pour leur croyance en l'autorégulation des marchés et leur
incapacité à expliquer les crises économiques et le chômage involontaire.
4. Keynésiens :
• Critiqués par les Néoclassiques :
Les keynésiens sont critiqués pour leur focus sur la demande globale et leur
négligence des mécanismes de marché et de l'efficacité économique.
5. Néoclassiques :
• Critiqués par les Keynésiens :
Les néoclassiques sont accusés de sous-estimer l'importance de la demande globale et
de négliger les problèmes de chômage et de sous-utilisation des ressources.