– DM N°5 – PSI* 20-21
DM N°5 (pour le 20/11/2020)
EXERCICE
1. a) Si c et d sont deux réels et k un entier naturel non nul, montrer que
1 (2c + d)(−1)k − d .
Z
(ct2 + dt) cos(kπt) dt =
0 k2 π2
b) En déduire qu’il existe un unique couple (a, b) de réels que l’on déterminera tels que, pour
tout entier k > 1, Z 1
1
(at2 + bt) cos(kπt) dt = 2 .
0 k
n
!
Z 1 1 X
2
c) Calculer alors, pour tout entier n > 1, la valeur de (at + bt) + cos(kπt) dt.
0 2 k=1
2. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ et tout θ ∈ ]0 ; π[ :
n
X sin((2n + 1)θ) .
1+2 cos(2kθ) =
k=1
sin θ
3. Soit f une fonction réelle de classe C 1 sur [0 ; 1] .
Z 1
À l’aide d’une intégration par parties, montrer que la fonction λ 7−→ f (t) sin(λt) dt tend vers
0
0 lorsque λ tend vers +∞.
4. On considère la fonction f : [0 ; 1] → R , définie par :
π 2 (t2 − 2t)
f (t) = si t 6= 0 et f (0) = −π.
4 sin( π2 t)
a) Montrer que f est continue sur [0 ; 1] .
b) Justifier que f est dérivable sur ]0 ; 1] et calculer f ′ (t) pour t ∈ ]0 ; 1] .
c) Montrer alors que f est de classe C 1 sur [0 ; 1] .
n
!
1 X πt
d) Vérifier que, pour tout t ∈ [0 ; 1] , (at2 + bt) + cos(kπt) = f (t) sin (2n + 1) .
2 k=1 2
X 1
e) En déduire la convergence de la série ainsi que la valeur de sa somme.
n>1
n2
Problèmes – © [Link] – Lycée d’Arsonval 1/3 28 novembre 2020
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✂PROBLÈME : Autour de la constante d’Euler ✁
PARTIE I
Pour n ∈ N∗ , on définit un ∈ R par
n
X 1
un = − ln n
k=1
k
où ln désigne la fonction logarithme népérien.
C
I.1. Déterminer, lorsque n tend vers +∞, un équivalent de un+1 − un de la forme α où C est une
n
constante.
I.2. En déduire que la suite (un )n∈N∗ converge.
On posera : γ = lim un .
n→+∞
I.3.
I.3.a. Prouver, pour tout k ∈ N∗ , les inégalités :
1 k+1 1
6 ln 6 ·
k+1 k k
I.3.b. Étudier, sur l’intervalle [k ; k + 1] (k ∈ N∗ ), le signe de la fonction fk définie par :
1 1 1 1
fk (x) = + − (x − k) − ·
k k+1 k x
En déduire l’encadrement :
1 k+1 1 1 1
6 ln 6 + ·
k+1 k 2 k k+1
1
I.4. Prouver que : 6 γ 6 1.
2
PARTIE II
II.1. On définit les fonctions ϕ1 et ϕ2 sur R∗+ par :
1 1 1
ϕ1 (x) = − + ln 1 + − ;
x+1 x 2x2
2
ϕ2 (x) = ϕ1 (x) + 3 ·
3x
Étudier les variations de ϕ1 et ϕ2 sur R∗+ et en déduire leur signe.
II.2. Déduire des résultats de la question précédente que l’on a, pour tout entier n > 1 :
1 2 1
2
− 3 6 un − un+1 6 2 ·
2n 3n 2n
II.3. Soit n > 2.
+∞ +∞
X 1 X 1
II.3.a. Donner un encadrement, fonction très simple de n , pour 2
et un majorant de
k=n
k k=n
k3
(on pourra utiliser la comparaison avec une intégrale).
II.3.b. En déduire, pour tout n > 2, les inégalités :
1 1 1
− 6 un − γ 6 ·
2n 3(n − 1)2 2(n − 1)
II.4. Donner une valeur de l’entier n telle que l’encadrement précédent permette, à partir de un , de
déterminer γ à moins de 10−2 près. Puis encadrer effectivement, par ce procédé, γ à 10−2 près.
PARTIE III
n +∞
X 1 1 X 1
III.1. Vérifier que, pour tout n ∈ N∗ , = 1− . En déduire la valeur de .
k=1
k(k + 1) n+1 k=n
k(k + 1)
Problèmes – © [Link] – Lycée d’Arsonval 2/3 28 novembre 2020
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III.2. Trouver trois constantes a, b et c telles que
1 a b c
∀n ∈ N∗ , = + + ·
n(n + 1)(n + 2) n n+1 n+2
+∞ +∞
X 1 1 X 1
En déduire = puis la valeur de ·
k=1
k(k + 1)(k + 2) 4 k=n
k(k + 1)(k + 2)
III.3. Déterminer des constantes réelles λ et µ , de sorte que le développement asymptotique de
λ µ
wn = un − un+1 − −
n(n + 1) n(n + 1)(n + 2)
1
selon les puissances de , lorsque n tend vers +∞, ait son premier terme non nul d’ordre aussi
n
D
élevé que possible, et donner alors la valeur β de ce premier terme.
n
III.4. Montrer que pour tout entier n strictement supérieur à 1 :
1 1 1 1 1 1 1
β−1
− β−1
6 β 6 β−1
−
β−1 n (n + 1) n β − 1 (n − 1) (n)β−1
et en déduire
+∞
X 1 1
∼ ·
k=n
nβ n→+∞ (β − 1)nβ−1
III.5.
III.5.a. Un résultat intermédiaire :
Soient xn et yn deux séries à termes réels positifs. On suppose que la série de terme
P P
général yn est convergente.
i) On suppose que l’on a xn = o (yn ) lorsque n tend vers +∞.
+∞ +∞
!
X X
Montrer que la série xn converge, et que xk = o yk .
P
k=n k=n
ii) On suppose maintenant que l’on a xn ∼ yn .
n→+∞
+∞
X +∞
X
Montrer que l’on a également xk ∼ yk .
n→+∞
k=n k=n
+∞
X
III.5.b. Déduire de la question précédente un équivalent simple de wk .
k=n
1
III.5.c. En déduire un terme correctif vn tel que un + vn − γ · ∼ −
n→+∞ 12n3
III.5.d. Reprendre la valeur calculée en II.4 pour un et lui ajouter le terme correctif vn . Quelle est
la valeur approchée de γ ainsi obtenue ?
Maple® donne pour valeur approché : γ ≈ 0, 577215664901533. Qu’observez-vous ?
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