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Automorphismes Orthogonaux en Espaces Euclidiens

Ce chapitre traite des automorphismes orthogonaux dans les espaces vectoriels euclidiens, en définissant leurs propriétés et en les classifiant selon leur dimension. Il aborde également les matrices orthogonales, les symétries, et les réflexions, tout en établissant des propositions et des théorèmes clés concernant ces concepts. Enfin, il présente des exemples d'applications et des classifications spécifiques des automorphismes dans le plan et l'espace.

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Automorphismes Orthogonaux en Espaces Euclidiens

Ce chapitre traite des automorphismes orthogonaux dans les espaces vectoriels euclidiens, en définissant leurs propriétés et en les classifiant selon leur dimension. Il aborde également les matrices orthogonales, les symétries, et les réflexions, tout en établissant des propositions et des théorèmes clés concernant ces concepts. Enfin, il présente des exemples d'applications et des classifications spécifiques des automorphismes dans le plan et l'espace.

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Chapitre 25

E SPACES VECTORIELS EUCLIDIENS


(2) A UTOMORPHISMES ORTHOGONAUX

Mohamed TARQI

Table des matières


1 Automorphismes orthogonaux 1
1.1 Définitions et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Matrices orthogonales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Symétries et réflexions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Classifications des automorphismes orthogonaux du plan 4


2.1 Automorphismes orthogonaux du plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Matrices orthogonales d’ordre 2 : O(2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3 Classifications des automorphismes orthogonaux de l’espace 6


3.1 Automorphismes orthogonaux de l’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Matrices orthogonales d’ordre 3 : O(3) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Exemples d’applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

•••••••••••
Dans ce chapitre E est un espace vectoriel euclidien de dimension n.

1 Automorphismes orthogonaux
1.1 Définitions et propriétés
Définition 1.1 Soit E un espace vectoriel euclidien muni d’un produit scalaire (.|.). Un endomorphisme de E est dit ortho-
gonal si, et seulement si, :
∀(x, y) ∈ E 2 , (f (x)|f (y)) = (x|y).

Proposition 1.1 Soit E un espace vectoriel euclidien muni d’un produit scalaire (.|.). Un endomorphisme
de E est orthogonal si, et seulement si, s’il conserve la norme, c’est-à-dire :

∀x ∈ E, k f (x) k=k x k .

Démonstration : Soit f un endomorphisme orthogonal de E, alors

∀x ∈ E, kf (x)k2 = (f (x)|f (x)) = (x|x) = kxk2 .

Donc f conserve la norme.

1
C HAPITRE 25 A UTOMORPHISMES ORTHOGONAUX

Réciproquement, d’après la formule de polarisation, pour tout (x, y) ∈ E 2 , on a :

1
(f (x)|f (y)) = (kx + yk2 + kx − yk2 )
4
1
= (kf (x + y)k2 + kf (x − y)k2 )
2
1
= (kx + yk2 + kx − yk2 )
2
= (x|y)

Donc f est endomorphisme orthogonal. u


t

Corollaire 1.1 Si f est un endomorphisme orthogonal, alors f est bijective.

Démonstration : En effet :

∀x ∈ E, f (x) = 0 =⇒ kf (x)k = kxk = 0 =⇒ x = 0.

Donc ker f = {0} et comme E est de dimension finie f est bijectif. Donc un endomorphisme orthogonal est néces-
sairement un automorphisme : on dit automorphisme orthogonal. u
t

Exemples :
1. Id et −Id sont des automorphismes orthogonaux.
2. Une symétrie orthogonale par rapport à F est un automorphisme orthogonal, en effet, si x = y + z, avec
y ∈ F et z ∈ F ⊥ , on a :
ks(x)k2 = ky − zk2 = kyk2 + kzk2 = ky + zk2 = kxk2
3. Par contre une projection orthogonale sur un sous-espace strict de E n’est pas un automorphisme orthogo-
nale, car elle ne conserve pas la distance.

Proposition 1.2 Soit E une espace euclidien et B = {e1 , e2 , ..., en } une base orthonormée de E. Un endomor-
phisme f de E est orthogonal si, et seulement si, f (B) = {f (e1 ), f (e2 ), ..., f (en )} est une base orthonormée.

Démonstration : Si f est un automorphisme orthogonal, il conserve la norme et le produit scalaire, donc aussi
l’orthogonalité, alors :
∀i, j ∈ [1, n]2 , (f (ei )|f (ej )) = (ei |ej ) = δij ,
donc {f (e1 ), f (e2 ), ..., f (en )} est une famille orthonormée, comme elle a n éléments, c’est une base.
Réciproquement, supposons que f (B) = {f (e1 ), f (e2 ), ..., f (en )} est une base de E. Pour tout x = ξ1 e1 + ξ2 e2 +
... + ξn en de E, f (x) = ξ1 f (e1 ) + ξ2 f (e2 ) + ... + ξn f (en ), donc
p
kxk = ξ12 + ξ22 + ... + ξn2 = kf (x)k
donc f conserve la norme, il est donc orthogonal. u
t

Proposition 1.3 Soit B une base orthonormée de E. Un endomorphisme f de E est orthogonale si, et
seulement si, l’image par f de B est une base orthonormée.

Démonstration : L’image d’une base orthonormée est donc une une famille orthonormée, et une base car f est
un automorphisme.
n
P
Soit B = {e1 e2 , ..., en } et x = xi ei un vecteur de E. On a :
i=1

n
X
2
kxk = x2i .
i=1

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C HAPITRE 25 A UTOMORPHISMES ORTHOGONAUX

n
P
De plus f (x) = xi f (ei ) et comme f (B) est orthonormée, on a :
i=1

n
X
kf (x)k2 = x2i = kxk2 .
i=1

L’endomorphisme f conserve la norme est donc orthogonal. u


t

Proposition 1.4 L’ensemble des endomorphismes orthogonaux de E est un sous-groupe de GL(E), appelé
groupe orthogonal de E et noté O(E).

Démonstration : idE est un endomorphisme orthogonal ; la composée de deux endomorphismes orthogonaux


de E est un endomorphisme orthogonal ; l’inverse d’un endomorphisme orthogonal est un endomorphisme or-
thogonal. u
t

1.2 Matrices orthogonales


Définition 1.2 On dit qu’une matrice A de Mn (R) est orthogonale si At A = In .

Remarque : A est orthogonale si elle est inversible et son inverse égal à sa transposée.
Soit E une espace vectoriel euclidien et B = {e1 , e2 , ..., en } une base de E et f ∈ O(E).
Soit  
a11 a12 . . a1n
 a21 a22 . . a2n 
 
A = M (f, B) =   . . . . . 
 . . . . . 
am1 am2 . . amn
Comme f est orthogonal, les vecteurs colonnes de A, {C1 , C2 , ..., Cn } forme une famille orthonormale, c’est-à-dire
t
∀(i, j) ∈ [1, n]2 , Ci Cj = δij
donc t AA = At A = In ou encore t A = A−1 .
Donc la matrice d’un endomorphisme orthogonal est une matrice orthogonale.
On déduit facilement le résultat suivant :

Proposition 1.5 L’ensemble des matrices orthogonales d’ordre n est un sous-groupe de GLn (R), appelé
groupe orthogonal d’ordre n et noté O(n).

Exemple : La matrice de passage d’une base orthonormée à une base orthonormée est une matrice orthogonale.
Soit A une matrice orthogonale d’ordre n. Alors l’égalité t AA = In implique det A2 = 1, c’est-à-dire det A = ±1.

Théorème 1.1 L’ensemble des matrices orthogonales d’ordre n dont le déterminant est égal à 1 est un
sous-groupe de O(n), appelé groupe spécial orthogonal d’ordre n et noté SO(n), ses éléments sont appe-
lés des rotations.

Démonstration : En effet, il suffit de vérifier que SO(n) = ker ϕ, avec :

ϕ : O(n) 7−→ {−1, +1}


A 7−→ det A

u
t

1.3 Symétries et réflexions


Proposition 1.6 Une symétrie est un automorphisme orthogonal si, et seulement si, c’est une symétrie
orthogonale.

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Démonstration :
1. Soit F et G deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de E et s la symétrie par rapport à F parallèlement
à G. Supposons s ∈ O(E).
∀(x, y) ∈ F × G, (x|y) = (s(x)|s(y) = (x| − y) = −(x|y)
d’où (x|y) = 0, donc F et G sont orthogonaux et supplémentaires, donc s est une symétrie orthogonale.
2. Soit F un sous-espace vectoriel de E et s la symétrie orthogonale par rapport à F . Pour tout x et y de E, on
peut écrire x = x1 + x2 et y = y1 + y2 avec (x1 , y1 ) ∈ F 2 et (x2 , y2 ) ∈ (F ⊥ )2 , donc :
(x|y) = (x1 + x2 |y1 + y2 ) = (x1 |y1 ) + (x2 |y2 )
(s(x)|s(y)) = (x1 − x2 |y1 − y2 ) = (x1 |y1 ) + (x2 |y2 )
donc s conserve le produit scalaire ; c’est un automorphisme orthogonal.
u
t

Définition 1.3 On appelle réflexion une symétrie orthogonale par rapport à un hyperplan.

Remarque : Une réflexion est un automorphisme orthogonal de déterminant −1.

Définition 1.4 Soit E un espace vectoriel euclidien et f un automorphisme orthogonal de E. L’ensemble des vecteurs de E
invariants par f est le sous-espace vectoriel F = ker(f − idE )).

Proposition 1.7 Un automorphisme orthogonal dont l’ensemble des vecteurs invariants est un hyperplan
H est la réflexion par rapport à H.

Démonstration : Le sous-espace H ⊥ est une droite vectorielle, la restriction de f à H ⊥ est un automorphisme


orthogonal de H ⊥ , distinct de idH ⊥ (sinon, l’ensemble des vecteurs invariants par f serait E tout entier ), donc
fH ⊥ = −idH ⊥ . Pour tout x ∈ E, x = x1 + x2 avec x1 ∈ H et x2 ∈ H ⊥ , f (x) = x1 − x2 : f est la réflexion par rapport
à l’hyperplan H. u
t

2 Classifications des automorphismes orthogonaux du plan


Lemme 2.1 Soit f un endomorphisme orthogonal de E et F l’ensemble des vecteurs de E invariants par f .
Alors F ⊥ est stable par f .

Démonstration : On a : ∀x ∈ F ⊥ , ∀y ∈ F, (f (x)|y) = (f (x)|f (y)) = (x|y) = 0, donc f (x) ∈ F ⊥ et par conséquent


f (F ⊥ ) ⊂ F ⊥ . u
t

Remarque : La restriction de f à F ⊥ est un automorphisme orthogonal de F ⊥ .

Proposition 2.1 Un automorphisme orthogonal dont l’ensemble des vecteurs invariants est un hyperplan
H est la réflexion par rapport à H.

Démonstration : Le sous-espace H ⊥ est une droite. La restriction de f à H ⊥ est automorphisme orthogonal de


H ⊥ , distinct de idH ⊥ . C’est nécessairement −idH ⊥ . Pour tout x ∈ E se décomposant en x = x1 + x2 avec x1 ∈ H,
x2 ∈ H ⊥ , f (x) = x1 − x2 : f est la réflexion par rapport à l’hyperplan H. u
t

2.1 Automorphismes orthogonaux du plan


Soit E un espace euclidien de dimension 2, f un automorphisme de E. On pose F = ker(f − idE ) l’ensemble des
vecteurs invariants par f .

1er cas : Si dim E = 2, alors F = E, donc f = idE .

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2e cas : Si dim E = 1, alors F est un droite vectorielle, c’est-à-dire un hyperplan de E, f est une réflexion de E
par rapport à la droite F .

3e cas : Si dim E = 0, alors F = {0}. Soit a un vecteur non nul de E et s la réflexion par rapport à la médiatrice
de [a, f (a)]. L’automorphisme s ◦ f laisse a invariant ; comme ce n’est pas l’identité de E, il s’agit d’une réflexion
s0 , donc f = s−1 ◦ s0 = s ◦ s0 . f est la composée de deux réflexions. Pour tout x de E, l’angle orienté (x, f (x)) est le
double de l’angle des axes des deux réflexions c’est une constante θ : f est la rotation vectorielle d’angle θ. ( figure
1. )

θ


a f (−

a)

s s0

F IGURE 1: f = s ◦ s0

D’où le théorème :

Théorème 2.1 Les automorphismes orthogonaux du plan euclidien sont les rotations et les réflexions.

Corollaire 2.1 Les réflexions engendrent O(E).

Démonstration : En effet, toute automorphisme orthogonal du plan est la composée d’au plus deux réflexions.
u
t

2.2 Matrices orthogonales d’ordre 2 : O(2)


Proposition 2.2
1. Les matrices orthogonales de M2 (R) sont de la forme :
   
cos θ − sin θ cos θ sin θ
R(θ) = et S(θ) =
sin θ cos θ sin θ − cos θ
2. Le groupe SO(2) est l’ensemble des matrices R(θ) pour θ ∈ R.

 
a c
Démonstration : 1. Si M = est une matrice orthogonale, alors ses colonnes sont normées, donc a2 + b2 =
b d
c2 + d2 = 1 ce qui preuve l’existence de deux réels θ et ϕ tels que :
(a, b) = (cos θ, sin θ) et (c, d) = (sin ϕ, cos ϕ)
L’orthogonalité des colonnes nous donne alors sin(θ + ϕ) = 0 c’est-à-dire ϕ = −θ[π]. Les matrices orthogonales de
M2 (R) sont donc :
   
cos θ − sin θ cos θ sin θ
et , avec θ ∈ R.
sin θ cos θ sin θ − cos θ
2. C’est une conséquence de det R(θ) = +1 et det S(θ) = −1. u
t

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Remarque :
Proposition 2.3
1. Pour (θ, θ0 ) ∈ R2 , on a : R(θ + θ0 ) = R(θ)R(θ0 ).
2. Le groupe (SO(2), .) est commutatif.
3. L’application : θ −→ R(θ) est un morphisme surjectif de groupe de (R, +) sur (SO(2), .) dont le noyau
est 2πZ.

Démonstration :
1. Il suffit d’effectuer les produits :
cos θ0 − sin θ0 cos(θ + θ0 ) − sin(θ + θ0 )
    
cos θ − sin θ
= .
sin θ cos θ sin θ0 cos θ0 sin(θ + θ0 ) cos(θ + θ0 )
2. On a évidement R(θ)R(θ0 ) = R(θ + θ0 ) = R(θ0 )R(θ).
3. C’est évident et on a :
R(θ) = I2 ⇐⇒ (cos θ, sin θ) = (1, 0) ⇐⇒ θ = 0[2π].
u
t

3 Classifications des automorphismes orthogonaux de l’espace


3.1 Automorphismes orthogonaux de l’espace
Théorème 3.1 Tout automorphisme orthogonal de l’espace est la composée d’au plus trois réflexions,
c’est-à-dire les réflexions engendrent O(E).

Démonstration : Soit E un espace euclidien de dimension 3 orienté et f un automorphisme orthogonal de E.


Posons F = ker(f − idE ) l’ensemble des vecteurs invariants par f .
1. Si dim F = 3, alors F = E et f = idE .
2. Si dim F = 2, F est un plan, c’est-à-dire un hyperplan de E, f est donc la réflexion par rapport à F . Son
déterminant est −1.
3. Si dim F = 1, F est une droite, F ⊥ est un plan, la restriction de f à F ⊥ est un automorphisme orthogonal
de F ⊥ qui n’a pas de vecteurs invariants non nuls : c’est donc une rotation du plan F ⊥ , composée de deux
réflexions d’axe D1 et D2 dans le plan F ⊥ . Donc f est la composée des réflexions de l’espace par rapport au
plans D1 + F et D2 + F . Elle appelée rotation d’axe F . Son déterminant est +1.
4. Si dim F = 0, F = {0}. Soit a un vecteur non nul de E, s la réflexion par rapport au plan médiateur de
[a, f (a)]. L’automorphisme orthogonal s ◦ f laisse fixe a, comme ce n’est pas l’identité ni une réflexion, c’est
nécessairement une rotation, c’est-à-dire la composée de deux réflexions. Donc f est la composée de trois
réflexions ; son déterminant −1.
u
t

3.2 Matrices orthogonales d’ordre 3 : O(3)


D’après l’étude précédente, il existe quatre types d’automorphismes orthogonaux, soit f un tel automorphisme de
E, nous allons donner la matrice de f dans une base orthonormée convenablement choisie.
1. Si f est l’identité, alors la matrice de f une base quelconque est I3 .
2. Si f est la rotation d’axe D = vect(e1 ), avec e1 unitaire, et d’angle θ ( relativement à l’orientation de D par le
vecteur e1 ), on complète e1 en une base orthonormée B = {e1 , e2 , e3 }. La matrice de f dans cette base est
 
1 0 0
A = 0 cos θ − sin θ
0 sin θ cos θ

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3. Si f est la réflexion de plan P , on complète une base orthonormée {e1 , e2 } de P en une base orthonormée
B = {e1 , e2 , e3 } de E. Dans cette base la matrice de f s’écrit :
 
1 0 0
A = 0 1 0 
0 0 −1

4. Si f est la composée de la réflexion de plan P et de la rotation d’axe P ⊥ de vecteur unitaire e1 et d’angle


θ ( relativement à l’orientation de P ⊥ par le vecteur e1 ), on complète e1 en une base orthonormée directe
B = {e1 , e2 , e3 }. La matrice de f dans cette base est :
 
−1 0 0
A =  0 cos θ − sin θ
0 sin θ cos θ

u
t

Remarque : On remarque que


    
−1 0 0 −1 0 0 1 0 0
A =  0 cos θ − sin θ  =  0 1 0 0 cos θ − sin θ
0 sin θ cos θ 0 0 1 0 sin θ cos θ

ce qui permet de voir que f est la composée d’une réflexion et d’une rotation.
Proposition 3.1 Soit f une rotation d’angle θ autour d’un vecteur unitaire →

w.

− →

1. Si x est un vecteur orthogonal à w , on a :

f (→

x ) = cos θ→

x + sin θ→

w ∧→

x

2. Si →

x est un vecteur unitaire orthogonal à → −
w , on a :
cos θ = →

x .f (→

x ) et sin θ = det(→

x , f (→

x ), →

w ).

Démonstration : 1. Il suffit de le montrer dans le cas où →


−w est normé. Dans le plan P = [Vect(→ −
w )]⊥ orienté par

− →
− →
− →

w , on peut compléter x en une base orthonormée { x , y }. Comme la restriction à P de la rotation f est la rotation
d’angle θ, on en déduit :
f (→

x ) = cos θ→

x + sin θ→

y
ce qui donne le résultat, puisque {→

x,→

y ,→

w } étant une base orthonormée directe, on a : →

y =→ −
w ∧→ −
x.
2. Conséquence du résultat précédent et de la relation
det(→

x , f (→

x ), →

w ) = det(→

w,→

x , f (→

x )) = (→

w ∧→

x ).f (→

x ).
u
t
Détermination des éléments caractéristiques d’une rotation vectorielle de E.
1. L’axe de rotation est obtenu en résolvant le système AX = X.
2. On détermine θ par :
(a) tr A = 1 + cos θ.
(b) sin θ est du signe du produit mixte [→
−x , f (→

x ), →

w ] pour n’importe quel vecteur →

x non colinéaire à I, où
I est le vecteur normé dirigeant et orientant l’axe de f .

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3.3 Exemples d’applications


1. Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique de R3 est
 
−2 −1 2
1
A =  2 −2 1
3
1 2 2

C’est une rotation car ses vecteurs colonnes forment une base orthonormée de R3 et det A = 1.
On détermine l’axe en résolvant le système AX = X, ce qui donne D = Vect(→ −
w ), avec →
−w = √111 (1, 1, 3).
Choisissons un vecteur → −x orthogonal à →
−w , par exemple →−
x = √12 (1, −1, 0), donc f (→
− 1
x ) = 3√ 2
(−1, 4, −1) et


l’angle de rotation autour de w est donc caractérisé par les relations :

cos θ = →

x .f (→

x) = −5
6et sin θ = det(→

x , f (→

x ), →

w ) = 611 > 0.
Donc f est la rotation d’axe dirigé et orienté par →

w = √111 (1, 1, 3) et d’angle θ = arccos(− 56 )[2π].
2.  
−8 4 1
1
A=  4 7 4
9
1 4 −8
On a t AA = I3 , donc A est orthogonale. Comme, de plus, det A = 1, f est une rotation.
t 2
On remarque  A est symétrique, donc AA = A = I3 , donc f est une symétrie.
 que
x 
x=z
Pour X = y , on a : AX = X =⇒ . Finalement, f est le retournement autour de la droite
y = 4z
z
Vect(→
−e ) avec →

e = (1, 4, 1).
3. Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique de R3 est
 
−2 −1 2
−1 
A= 2 −2 1
3
1 2 2
t
AA = I3 implique A est orthogonal et det A = −1 entraîne A n’est pas symétrique. Don f est la composée


commutative d’une rotation d’axe D , d’angle θ et de la réflexion par rapport au plan orthogonal à D.

− →

La résolution du système AX = X donne D = Vect √111 (1, 1, 3) = Vect I .
On a −1 + cos θ = tr A = 23 , donc cos θ = 56 .

− − →
→ − −5
De plus, sin θ est du signe de det( i , f ( i ), I ) = 3√ 11
< 0, donc θ = − arccos 65 [2π].

− →
− →

Finalement, f est la composée commutative de la rotation d’axe dirigé et orienté par i + j + 3 k et d’angle
− arccos 65 [2π] et de la réflexion par rapport au plan d’équation x + y + 3z = 0.

• • • • • • • • ••

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