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Cours Electronique - Gen - Chap5&6

Le document traite des amplificateurs opérationnels et des multivibrateurs, en expliquant leur fonctionnement, leurs caractéristiques et leurs applications. Les amplificateurs opérationnels sont des circuits intégrés utilisés pour amplifier des signaux, tandis que les multivibrateurs génèrent des signaux rectangulaires stables. Les différents types de montages à amplificateurs opérationnels, tels que les amplificateurs inverseurs et non-inverseurs, ainsi que les multivibrateurs astables, monostables et bistables, sont également décrits.

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Cours Electronique - Gen - Chap5&6

Le document traite des amplificateurs opérationnels et des multivibrateurs, en expliquant leur fonctionnement, leurs caractéristiques et leurs applications. Les amplificateurs opérationnels sont des circuits intégrés utilisés pour amplifier des signaux, tandis que les multivibrateurs génèrent des signaux rectangulaires stables. Les différents types de montages à amplificateurs opérationnels, tels que les amplificateurs inverseurs et non-inverseurs, ainsi que les multivibrateurs astables, monostables et bistables, sont également décrits.

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UNH FACULTE DES SCIENCES

ELECTRONIQUE GENERALE CHAP 5&6

CHAP 5. LES AMPLIFICATEURS OPERATIONNELS


5.1 PRESENTATION
L’amplificateur opérationnel (désigné par AO) est un circuit intégré analogique très répandu. On le
trouve en général dans un boîtier plastique à double rangée de connexions (DIL : Dual In Line en
Anglais) pour les applications courantes. Un boîtier contient un, deux ou quatre AO. Le brochage
(attribution du rôle de chaque connexion) dépend du modèle utilisé. Par exemple, la figure 6.1
représente un AO très courant du type 741 dans son boîtier le plus classique : DIL 8 broches. Beaucoup
d’AO simples possèdent le même brochage que celui-ci. La représentation est toujours vue de dessus.
le sens du boîtier est indiqué soit par un point en relief, soit par une encoche. les broches sont
numérotées comme le montre la figure. Un AO est un circuit à deux entrées (l’une dite inverseuse et
notée -, l’autre appelée non inverseuse et notée +) et une sortie. Le symbole le plus couramment
utilisé (même s’il ne correspond pas au symbole normalisé) pour la représentation de l’AO est donné
sur la figure 6.2. Deux bornes sont prévues pour l’alimentation continue et d’autres connexions dont le
rôle ne sera pas abordé dans ce cours existent seulement sur certains modèles.

Symboles :

Figure 5.1. Symbole d’un Ampli opérationnel


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Figure 5.2. Brochage d’un Ampli Opérationnel

5.2 ALIMENTATION
Comme pour tout circuit ampli6cateur, il est nécessaire d’alimenter l’AO afin de fournir l’énergie
nécessaire au fonctionnement du circuit. On utilise en général pour cela deux sources de tension
symétriques.

Figure 5.3. Alimentation d’un A.O.

Alimentation d’un AO par deux sources de tension.


En général les alimentations ne sont pas représentées sur les schémas de principe, mais elles sont
évidemment toujours présentes.

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5.3 SCHEMATISATION ET CARACTERISTIQUES:

C'est un composant muni de 3 bornes de raccordements fonctionnelles:


deux entrées + et - et une sortie. Il possède 2 bornes d'alimentation dont la tension est en général
symétrique ±5V, ±10V, ±12V, ±15V... Dans certains cas l’alimentation peut aussi être dissymétrique,
par exemple : 0V-5V.

Figure 5.4. Exemple de représentation des tensions

Tension différentielle d’entrée : ε

• Définition :
La tension différentielle d’entrée est la différence de potentiels entre l’entrée non inverseuse et
l’entrée inverseuse.

Figure 5.5. Représentation de tension différentielle d’entrée

Réaction positive et contre-réaction


· Définitions :
On dit qu’il y a réaction positive quand la sortie est reliée à l’entrée non inverseuse.
On dit qu’il y a contre-réaction (ou réaction négative) quand la sortie est reliée à l’entrée inverseuse.

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Figure 5.6. Caractéristique de transfert : Vs =f(ε)

Remarque : si Vcc± = ±15 V : Vsat± est de l’ordre de ±14 V.

Le Gain: avec G --> ∞, en réalité de 6. à environ.


Le gain est donc le facteur d'amplification de la tension d'entrée u du composant.
En prenant comme exemple un gain de 600000, alors si u=1V, Us devrait être de 600000 V , ce qui est
impossible vu que la tension d'alimentation ne dépasse guère ±15 V. ! On dit que l'ampli. est saturé,
son fonctionnement est non-linéaire.
Par contre, en fonctionnement "normal", linéaire, si G est très grand c.a.d. tend vers l'∞ , alors u tend
vers 0.

Résistance d'entrée: Re --> ∞, en réalité 10M Ohm, ou 10 M Ohm==> Ie --> 0

Rs

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Figure 5.7 et 5.8. Résistance d’entrée et de sortie de l’A.O

Bande passante: BP --> ∞ :

en réalité quelques centaines de Kilohertz ou MegaHertz pour l'ampli. op. C'est la capacité de l'ampli. à
répondre linéairement à une variation rapide du signal d'entrée.
De manière générale, la bande passante est définie comme étant la bande de fréquences pour laquelle
le gain ne change pas.

Figure 5.9. Bande passante de l’A.0

5.4 MONTAGES A AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL

a) Amplificateur inverseur:

En utilisant les caractéristiques propres de l'amplificateur opérationnel définis précédemment:


• résistance d'entrée infinie signifie que le courant qui traverse R1
et R2 est le même.
• le gain de l'ampli. op. en fonctionnement linéaire est infini, ce qui entraîne que la différence de
potentiel u est nulle.
Cela signifie que l'on pourra obtenir le gain que l'on désire par le choix d'un rapport de 2 résistances,
ce qui est commode parce que les résistances sont des composants très bon marché, de bonne qualité
et de valeurs extrêmement variées.

Figure 5.10. Ampli inverseur de tension

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b) Amplificateur non-inverseur:

Figure 5.11. Ampli Inverseur de tension

c) Amplificateur suiveur :

Le suiveur est un montage à gain = 1, Us=Ue. C’est donc le montage non-inverseur où R2=0 et R1 =
infini.
Il ne réalise pas d'amplification, son utilisation se justifie pour bénéficier des avantages de résistance
d'entrée très élevée et de résistance de sortie nulle.
On l'appelle aussi Etage tampon; en effet il assure la séparation entre 2 montages successifs. A
l'entrée, le montage ne consomme pas de courant, mais transmet le signal Ue vers le montage suivant.
A la sortie, le suiveur agit comme un générateur de tension Us, de résistance interne nulle, dont le
courant i ne dépend que de la résistance de charge.

Figure 5.12. Ampli suiveur de tension


d) Comparateur

Le comparateur compare les niveaux de tensions U1 et U2.


Si U1 > U2 alors Us = -Ua
Si U2 > U1 alors Us = +Ua
Ce montage présente un gain --> ∞ (voir 3.3), la moindre différence de potentiel entre les bornes
d'entrée fait basculer la sortie à la tension d'alimentation maximale. Ce montage fonctionne toujours
en saturation.

Figure 5.13. Ampli comparateur de tension

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e) Sommateur :

Figure 5.14. Ampli sommateur de tension

f) Dérivateur

R
C

-
Ve
Vs
+

Figure 5.15. Ampli dérivateur de tension

La sortie est proportionnelle au taux de variation de la tension d’entrée.

Vs(t) = - RC

• Le dérivateur est utilisé dans les systèmes de régulation pour surveiller le taux de variation de
grandeurs physiques telles que par exemple la température ou la pression.
• En ajoutant une résistance en série avec le condensateur, on obtient le schéma d’un filtre
passe-haut.

Démonstration

Supposons que l'amplificateur opérationnel soit parfait, nous pouvons alors affirmer que i + = i − = 0 et
que V + = V − = 0. Le courant I traversant R et C est donné par:

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Il peut aussi être exprimé en fonction de la tension d'entrée :

En utilisant les deux équations précédentes on obtient :

g) L’Intégrateur ou Filtre

Figure 5.16 Ampli intégrateur de tension

Le signal de sortie du montage Us est l'intégrale du signal d'entrée à une constante près. C'est aussi un
filtre passe-bas : il filtre les fréquences basses.

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CHAP 6. LES MULTIVIBRATEURS
Les multivibrateurs sont des montages qui permettent de générer en sortie une tension rectangulaire
donc les niveaux hauts et bas sont plus ou moins stables.
En fonction de cette stabilité, on distingue:

• Les multivibrateurs astables.


• Les multivibrateurs monostables.
• Les multivibrateurs bistables

Les astables sont des autos-oscillateurs, car ils ne reçoivent aucune impulsion de l'extérieur alors que les
monostables et les bistables sont les oscillateurs de déclanchement. Tout multivibrateur comporte
obligatoirement les organes suivants:

• Un élément actif (le transistor, l'amplificateur opérationnel, les portes logiques etc.)
• Un organe accumule de l’énergie (le condensateur)
• Un organe qui dissipe de l’énergie (résistance)

En fonction de l'élément actif, on distingue les multivibrateurs à transistor, les multivibrateurs à porte
logiques et enfin les multivibrateurs à circuit intégré (NE555 ; 74121).

6.1. MULTIVIBRATEUR ASTABLE


Un astable ou horloge est un dispositif qui charge d'état spontanément sans qu'il soit nécessaire de lui
appliquer une impulsion de commande. Il délivre à sa sortie un signal rectangulaire caractérisé par sa
période T et son rapport cyclique ß=T1/T.
T1: durée du niveau haut.

6.1.1. Fonctionnement de l’astable à transistors

Figure 6.1. L’Astable à transistors

On suppose qu’au début les condensateurs sont déchargés au moment de la mise sous tension. Les
deux condensateurs se chargent rapidement à travers RC1 et RC2 et les jonctions "base-émetteur". Les
deux transistors Q1 et Q2 tendent à ce saturer mais un va se saturer avant l'autre. Supposons que se
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soit Q1 qui se sature le premier. Si Q1 se sature cela signifie que UCE1=0 l'armature positive de C1 est
mise à la masse et on a VC1+UBE2=0 ; UBE2=-VC1. Le transistor Q2 se bloque, le condensateur C2 va se
charger jusqu'à la valeur VC2=10-0,7=9,3V. Une fois C2 chargé, la saturation de Q1 est maintenue à
travers RB1.
Le condensateur C1 est lentement chargé en inverse à travers la résistance RB2. La tension VC1 passe
d'une valeur positive à une valeur négative et va tendre vers -10V mais cette tension ne va jamais
atteindre cette valeur. Pour VC1=-0,7V, le transistor Q2 va se mettre à conduire et va se saturer, ceci va
entraîne que VCE2=0 ; UBE1+VC2=0 ; UBE1=-VC2 et le transistor Q1 va se bloquer, le condensateur C1 va se
charger rapidement jusqu'à la valeur de 9,3V. Une fois C1 chargé, la saturation de Q2 est maintenue à
travers RB2.
Le condensateur C2 est lentement chargé en inverse à travers RB1. La tension VC2 passe d'une valeur
positive à une valeur négative, lorsque VC2=-0,7V. Q1 va se remettre à conduire et le cycle
recommence.

Figure 6.2. Forme des tensions

6.1.2. Astable à ampli opérationnel

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Figures 6.3 et 6.4. Astable à A.0 et forme des tensions

6.2. MULTIVIBRATEUR MONOSTABLE

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C'est un circuit ou montage qui possède 2 états (un état stable et un état instable), celui-ci étant à l'état stable
une impulsion de commande ou de déclenchement le fait passer à l'état instable. La durée T de cet état instable
est indépendante de la forme et de l'intensité de l'impulsion de commande mais dépend plutôt d'un réseau RC.
Le monostable réalise une fonction de temporisation utilisée chaque fois que l'on souhaite déclencher un
dispositif avec retardement. Suivant les montages ou les besoins de temporisation, la temporisation peut aller
de quelques micros secondes à quelques heures.

Fonctionnement du monostable à transistors

Q1 Q2

Figure 6.5. Le monostable à transistors

En absence de l'impulsion de déclenchement durant l'état stable, le transistor Q2 est saturé, la saturation
de Q2 entraîne le blocage de Q1 car le colleteur du deuxième transistor est mise à la masse. Le
condensateur C se charge rapidement à travers RC1 à une valeur VC=VCC-VBE=9,3V. La saturation de Q2
est maintenue à travers la résistance RB2
Lorsqu'on applique une impulsion d'amplitude suffisante à la base de Q1, le transistor Q1 se sature et la
saturation de Q1 bloque Q2, car le collecteur de Q1 est mise à la masse et on aura VC+VBE2=0. La
saturation de Q1 est maintenue après la disparition de l'impulsion à travers les résistances R C2 et RB1. Le
condensateur C va se charger en sens inverse à travers RB2. La tension VC va donc passer d'une valeur
positive à une valeur négative. Lorsque VC sera égale à -0,7V ; VBE2=0,7V, le transistor Q1 sera de
nouveau bloqué, le système revient à son état initial. T=0,7RB2C

Remarque:

Pour régler T, on peut ajuster RB2 et C, mais RB2 doit être inférieure à 500K (il faut pouvoir saturer Q2)
et C<100µF (décharge destruction dans la base de Q2). Les temporisations pour les monostables à
travers sont donc limitées à transistor sont donc limitées à quelques dizaines de seconde.

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Figure 6.6. Forme des tensions

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6.3. MULTIVIBRATEURS BISTABLES
C'est un système qui possède deux états stables. On passe d'un état à l'autre par l'action d'une
impulsion de déclenchement. Les multivibrateurs bistables très utilisés dans les calculatrices, ils jouent
le rôle de relais à 2 positions.

Fonctionnement du Bistable à transistors

Q1 Q2

Figure 6.7. Bistable à transistors

Au début en absence d'une impulsion de déclenchement, un transistor est bloqué et l'autre saturé.
Supposons que Q1 soit bloqué et Q2 saturé.
A l'instant t1 on applique la première impulsion, le transistor Q1 se sature, ce qui met le collecteur de
Q1 à la masse et entraîne le blocage de Q2.
Après la disparition de l'impulsion à l'instant t2, la saturation de Q1 est maintenue à travers RC2 et RB1.
La tension VS est sensiblement égale à VCC. A l'instant t=t3 on applique une impulsion négative à la base
de Q1. Le transistor Q1 se bloque et le blocage de Q1 entraîne la saturation de Q2. Après la disparition
de l'impulsion, la saturation de Q2 est maintenue travers RC1 et RB2. La sortie VS=0

Figure 6.8. Forme des tensions

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Bistable à ampli opérationnel

Figure 6.9. Bistable à A.O. et forme des tensions

Cours d’Electronique générale

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