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Morphologie du terrain en topographie

Le document traite de la topographie et des levés topographiques, définissant leur rôle dans la représentation précise des terrains et des constructions. Il aborde les principes de base des levés de détails, la précision requise, ainsi que les méthodes et moyens utilisés pour réaliser ces levés. Enfin, il souligne l'importance de la sélection des détails à lever en fonction de l'échelle et de la destination des plans.

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Morphologie du terrain en topographie

Le document traite de la topographie et des levés topographiques, définissant leur rôle dans la représentation précise des terrains et des constructions. Il aborde les principes de base des levés de détails, la précision requise, ainsi que les méthodes et moyens utilisés pour réaliser ces levés. Enfin, il souligne l'importance de la sélection des détails à lever en fonction de l'échelle et de la destination des plans.

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PARTIE THEORIQUE

1. DEFINITION DE LA TOPOGRAPHIE :
Le levé topographique est l’outil de base pour reproduire l’état physique existant, il permet d’avoir
l’image du terrain, sa morphologie, ses pentes, ses contraintes naturelles et urbanistiques et donne les limites
du terrain concerné par l’étude.
Son but c’est de faire figurer tous les détails sur un plan ou une carte et de donner avec précision et
exactitude, l’implantation des constructions à caractère d’habitat ou équipements divers et le tracé des
routes existantes reproduites avec leurs dimensions réelles.

2. DEFINITION D’UN LEVE :

Le lever de détails est l’ensemble des opérations intervenant dans un lever topographique et consistant
à déterminer à partir des points du canevas d’ensemble, polygonal ou de détails, la position des différents
Objets d’origine naturelle ou artificielle existant sur le terrain.

2.1 LEVER DE DÉTAILS :


2.2 PRINCIPES DE BASE :
Lors d’un lever de détails, le topographe est confronté à trois problèmes principaux :
- Arrêter les mesures à effectuer ;
- Déterminer les détails à lever ;
- Définir le degré de précision ;

2.3 DETAILS A LEVER :


Le choix des détails dépend essentiellement de deux caractéristiques : leur type et leur taille. Les plans
topographiques ont des destinations différentes et des objets nécessaires à certains seront inutiles pour
d’autres.
Il faut donc effectuer une sélection en fonction du type de plan à élaborer. Par exemple, si le lever d’arbres
est obligatoire pour un plan de propriété, il l’est beaucoup moins pour un plan de récolement. La taille
minimale des
détails à lever est directement liée à l’échelle du plan. On admet en général que le pouvoir séparateur de l’œil
humain est d’un dixième de millimètre.
Les détails non représentables ne sont pas levés. Pour les plans numériques, susceptibles de générer des
plans graphiques à différentes échelles, il faut se référer au cahier des charges.

2.4 PRECISION DU LEVER :


La précision d’un plan est liée à celle du lever et implique directement la précision avec laquelle les détails
sont levés.
Les plans peuvent être classés suivant le type de lever :
expédié ou régulier, ou en catégories, P1 à P7 et A1 à A7 L’échelle d’un document est définie par la formule
suivante :
d plan
ech =
D
terrain
L’échelle ech est donc le rapport d’une dimension mesurée sur le plan par la dimension homologue sur le
terrain.
Un lever est dit régulier si la détermination des détails est effectuée avec une erreur qui, réduite à l’échelle
du levé, est inférieure ou égale à l’erreur graphique, soit un dixième de millimètre, plus petit écart
perceptible à l'œil sur le plan. Dans le cas contraire, le lever est dit expédié. Par exemple, pour un plan au
1/1 000, l’erreur maximale est de 10 cm sur
le terrain (0,1 mm × 1 000 ≈ 10 cm).
Par exemple, ces tolérances sont de 10 cm en P2 et 1 m en P5. Les plans des catégories P1 et P2 doivent être
appuyés sur un canevas de précision. Il faut noter qu’un même plan peut contenir des détails de catégories
différentes.
Prenons l’exemple d’un plan graphique :
en planimétrie, le corps des rues est en catégorie P3, l’intérieur des îlots en catégorie P4 ;
en altimétrie, les points cotés sont en catégorie A1.
Les levers doivent respecter les tolérances définies par le cahier des charges.
Le tableau suivant récapitule les écarts individuels en centimètre autorisés sur chaque point ; les mesures se
font par sondage sur le plan puis on les compare aux valeurs issues du terrain.

2.5 MESURES A EFFECTUER :


Le principe fondamental de la topographie, qui consiste à aller de l’ensemble vers les détails, doit être
strictement respecté : les points de détail seront donc rattachés à un canevas, même si celui-ci se compose
uniquement de quelques points, d’une simple ligne d’opération ou, à la limite, d’une façade, par exemple. Un
lever correctement mené doit
assurer un maximum d’homogénéité entre les différents points de détails. Chacun sera donc rattaché, si
possible, par un minimum de mesures courtes et indépendantes, par exemple un angle et une distance, une
distance sur un alignement, deux angles, etc.).
On n’oubliera pas d’effectuer des mesures surabondantes de contrôle.
2.6 CROQUIS DE LEVE :
Chaque lever de détails doit s’accompagner d’un croquis de levé aussi précis, soigné et descriptif que
possible. Ce croquis est d’une aide précieuse, voire indispensable, lors de l’établissement du plan définitif.
Remarquez qu’une bonne codification peut permettre de ne pas faire de croquis.
2.7 METHODES ET MOYENS :
Les méthodes de lever et les moyens à mettre en œuvre dépendent de plusieurs facteurs essentiellement :
- la destination du plan : graphique, numérique…
- l’objet du plan : intérieur, propriété, parcellaire, alignement...
- la précision recherchée : pré-étude grossière, lever expédié, régulier, catégories...
- de la nature du terrain : relief, masques, couvert, étendue, distance des points...
- de la disponibilité du matériel dans l’entreprise ;
- du cahier des charges, du prix de revient du marché et des délais impartis.
par la suite, ces méthodes seront classées en deux catégories :
- les méthodes traditionnelles, qui ne font l’objet que d’une description sommaire car, abondamment
traitées par ailleurs, elles sont peu à peu abandonnées ; elles utilisent le matériel classique du
géomètre topographe : ruban, fil, roue, niveaux, cercles, goniomètres, goniographes, théodolites,
tachéomètres optique-mécaniques, boussoles, jalons, équerres optiques...
- Les méthodes modernes basées sur l’emploi des stations totales et du GPS. Le lever altimétrique
sera traité à part.
2.8 LEVER D’INTERIEUR :

Le lever d’intérieur est


essentiellement Effectué au
ruban ou mieux, avec un
Laser mètre, par exemple le
type DISTO de Leica, dont la
mesure par rayon laser est
caractérisée par une portée
allant jusqu’à 100 m avec
une précision de l’ordre du
centimètre. Le lasermètre
permet de mesurer
rapidement et préci- sément
avec un seul opérateur, le
deuxième se consacrant au
croquis.
La seule règle, en dehors de
l’importance de la qualité
des croquis, est la mesure
des diagonales de toute Figure 01 : Lever d’intérieur
figure défor- mable
(rectangle, polygone, etc.),
la figure de base
indéformable étant le
triangle (voir un exemple de mesurage sur la figure 01 : il manque sur ce croquis les mesures des
façades intérieures sud et est de cette pièce).

2.9 LEVER DE PLANS:


Suivant les types de points à lever, il est possible d’adopter les procédés suivants :
- points isolés, relativement éloignés du canevas : l’opérateur peut employer les
tech-niques du canevas ordinaire avec le minimum de mesures nécessaire :
intersection,
- petites parcelles urbaines ou rurales : multilatération de détail ;
- points nombreux, à peu près alignés : abscisses et ordonnées, obliques latérales et
- quasi-ordonnées (corps de rue, façades...) ;
- limites de parcelles, de propriétés, bâtiments, etc. : alignements et prolongements ;
- points semés autour des points du canevas : rayonnement (très employé en tachéométrie).
- La base de la plupart de ces méthodes est la ligne d’opération. Elle provient souvent d’un
canevas polygonal ou d’une charpente planimétrique d’où l’intérêt d’un choix judicieux des
points de ce canevas.
2.10 CARACTERISTIQUES GENERALES DES PRESTATIONS D’UN
LEVE:
• Etablissement d'une polygonale de précision rattachée au nivellement général (Altitudes
normales). La position des sommets sera déterminée en accord avec le représentant désigné.
Les bornes matérialisant les sommets devront présenter toutes garanties de stabilité et
fiabilité dans le temps.
• Etablissement d'une polygonale secondaire rattachée à un système, de
coordonnées locales. La position des sommets sera déterminée en accord avec le
représentant désigné.
Les bornes matérialisant les sommets devront présenter toutes garanties de stabilité et
fiabilité dans le temps.
• Fourniture, pour chaque polygonale, d'une liste de coordonnées ‘’brut’’ (Données terrain)
et des coordonnées compensées (résultats) sous forme d'un listing papier et d’un
enregistrement informatique conforme aux spécifications.

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