Introduction à la Phytothérapie et ses Méthodes
Introduction à la Phytothérapie et ses Méthodes
DEFINITIONS DE LA PHYTOTHERAPIE
I.LA PHYTOTHERAPIE
II.L'AROMATHERAPIE
III.LA GEMMOTHERAPIE
1.LA BOTANIQUE
Elle étudie les différentes parties du végétal, la morphologie, les différents tissus, les
fonctionnements...
Tout matériel végétal utilisé en thérapeutique est soumis à identification botanique bien précise
qui comprend une description de la plante, des précisions concernant la cueillette, les pays
producteurs, le mode de culture...
2.LA PHYTOTHERAPIE
C'est l'utilisation de la plante à l'état frais, séché ou sous forme stabilisée en thérapeutique.
Une plante médicinale est une plante dont au moins une partie possède des propriétés
thérapeutiques.
L'intérêt de la phytothérapie est de limiter les effets indésirables et les risques iatrogènes.
Elle offre une meilleure tolérance par effet synergique entre les substances de la drogue (ex :
thé vert avec caféine et tanna).
On apporte également un supplément en minéraux, oligoéléments et vitamines.
Elle offre une grande variété d'utilisations (extraits, TM, gélules, tisanes...)
La phytothérapie implique de connaitre la botanique.
3.LA PHARMACOGNOSIE
1.LES DIFFERENCES
LA GALENIQUE EN PHYTOTHERAPIE
Ce sont des préparations aqueuses à base de plantes réalisées par le patient lui-même. On utilise
des plantes sèches.
En pratique, on utilise 5 à 20g de plantes par litre d'eau. Le patient en prend 3 à 4 tasses par
jour avec une moyenne de 150 à 200 mL par tasse. Elle doit être consommée sitôt préparée
pour éviter toute contamination microbienne. On tolère la préparation pour la journée.
Pour composer un mélange de plantes on va mélanger les plantes qui vont se préparer de la
même façon pour ne pas dégrader les PA.
On va mélanger des plantes responsables de l'activité, des plantes qui vont améliorer la saveur
et des plantes qui vont améliorer l'aspect de la tisane.
1.1.L'INFUSION
Elle est utilisée pour les parties fragiles de plantes (fleurs, feuilles..) ou riches en H.E.
(inflorescence de tilleul, fleurs de mauve...).
On verse l'eau bouillante (100°C) sur la plante sèche, on laisse en contact environ 20 min, on
filtre et on obtient un infusé.
1.2.LA MACERATION
Elle est utilisée pour les drogues dont les PA peuvent s'altérer à chaud et qui sont solubles à
froid ou pour éviter la dissolution de pectines à chaud (gélatine).
On utilise des drogues à gommes ou mucilages (racines, bois, écorces...).
On verse l'eau à température ambiante sur la plante, on laisse en contact 30 min à 4 heures
(parfois jusqu'à 12 heures), on filtre et on obtient un macéré.
1.3.LA DECOCTION
Elle est utilisée pour les parties dures de la plante dont les PA résistent à la chaleur (aubier
tilleul, rhizome de chiendent...).
On chauffe l'eau à température d'ébullition avec la plante, on maintient pendant 15 min, on arrêt
le feu, on laisse à couvert 5 min, on filtre et on obtient un décocté.
1.4.LA DIGESTION
Elle est utilisée pour les plantes dont les PA sont peu solubles à froid et qui craignent une
température trop élevée.
On mélange la plante à l'eau à une température d'environ 80°C (inférieure à celle de
l'ébullition), on laisse en contact 1 à 5 heures, on filtre et on obtient un digesté.
1.5.LA PERCOLATION
La drogue est broyée et disposée en couche épaisse sur un filtre, on fait passer le solvant (eau
froide ou chaude) lentement à travers la drogue et on obtient un percolât.
On effectue un mondage qui consiste à éliminer les corps étrangers, les parties inertes de la
plante.On réduit les drogues sèches en poudre à l'aide de broyeurs ou de concasseursOn
tamiseEventuellement, on titre la poudre pour connaître les concentrations en PACes poudres
sont à conserver dans des récipients bien fermés à l'abri de la lumière (arkogélules).
3.LES EXTRAITS
Ce sont des préparations obtenues par évaporation d'une solution jusqu'à consistance
déterminée.
Les drogues peuvent être fraiches ou sèches.
Les solvants sont l'eau, l'alcool ou l'éther.
3.1.1.LE NEBULISAT
Par action d'un solvant sur une plante sèche, on obtient une solution extractive que l'on va
disperser en fins gouttelettes dans un courant d'air très chaud pendant un temps très bref.
On obtient ainsi une poudre très fine, hygroscopique, que l'on appelle le nébulisat qui est un
extrait sec.
0,10 à 0,20g de nébulisat = 1g de plante sèche
Il peut y avoir altération des PA par la chaleur et la poudre ne contient que les PA solubles
dans le solvant.
3.1.2.L'EXTRAIT HYDROGLYCOLIQUE
Il est obtenu par macération de la plante sèche dans un mélange eau + propylène glycol puis par
évaporation du solvant.
L'extrait hydroglycolique est fluide.
1g d'extrait hydroglycolique = 1g de plante sèche
L'avantage de cette méthode est qu'on extrait la totalité des PA de la plante.
3.1.3.LES PHYTOLS
3.1.4.LE LYOPHILISAT
Il est obtenu par une congélation d'une solution extractive de plante sèche suivie d'une
sublimation à très basse pression = lyophilisation.
On obtient une poudre très fine et hygroscopique.
On récolte les plantesOn les congèle dans les 24hOn les conserve à -18°COn procède à un
cryobroyageOn ajoute une petite quantité d'eau faiblement alcooliséOn pratique une lixiviation
avec augmentation du degré alcoolique du solvantOn récupère les PA issus de l'extraction
hydro-alcooliqueOn fait subir à cet extrait une évaporation sous vide pour obtenir un extrait sec
(pas d'alcool dans le produit fini)Pour une forme comprimé ou gélule, on ajoute un excipient.
Pour une forme liquide, on ajoute de la glycérine.
Ce sont des extraits de plantes liquides, le plus souvent volatiles et odorants. Seules les plantes
aromatiques peuvent donner des H.E.
Ce sont les plantes qui synthétisent et stockent les essences dans leurs tissus.
Lors de l'extraction des H.E., les poches à essence se rompent et libèrent leur contenu.
7.1.1.EN PHARMACIE
7.1.2.EN PARFUMERIE
Par voie orale : 2 à 3 gouttes d'H.E. sur un comprimé neutre, un sucre ou un aliment.Il existe
des H.E. micro-encapsulées : on effectue une adsorption de l'H.E. sur un excipient neutre que
l'on va distribuer dans des gélules qui seront rendues gastro-résistantes
Par voie cutanée : toutes les H.E. ne peuvent pas être appliquées sur la peau.Si une H.E. peut
être appliquée sur la peau, il faut la mettre dans un peu d'huile végétale avant l'application.
/!\ Les H.E. d'agrumes ne doivent jamais être appliquées sur la peau car il y a un risque de
photosensibilisation
En balnéothérapie : on met l'H.E. dans une base lavante neutre ou dans un bain moussant
classique pour éviter le surnageantEn diffusion
En inhalationLes H.E. sont contre-indiquées chez l'enfant de moins de 6 ans.
Elles sont obtenues par action dissolvante de l'alcool à 60° sur une poudre végétale sèche par
macération ou lixiviation.
1g de plante sèche = 5g de teinture végétale
Elles sont obtenues par macération de la plante sèche dans de l'alcool de titre variable entre 45
à 65° pendant 10 jours minimum, suivie d'une filtration et d'un contrôle.
1g de plante sèche = 10 de teinture mère
Il est obtenu par action dissolvante du glycérol ou d'un mélange d'alcool et de glycérol sur les
plantes sèches. On laisse macérer 3 semaines puis on filtre.
Les macérâts glycérinés sont préparés au 20éme de leur poids de plante.
Le poids du macérât = 20 fois le poids de la drogue traitée
11.1.ALCOOLATURES
Ils sont obtenus par action de l' alcool à 90/95° sur des drogues fraiches.
11.2.ALCOOLATS
Ils sont obtenus après distillation des PA de plantes au contact d'alcool de titre variable.
Pour les préparer, on laisse la plante au contact de l'alcool puis on distille les PA volatiles.
11.3.LES SUCS
Ils proviennent de l'écrasement au mortier de parties végétales avec ou sans eau suivi d'une
filtration.
11.4.INTRAITS
11.5.LES SIROPS
II.DOSAGE ET POSOLOGIE
1g de plante sèche =
5 à 10g de plante fraiche1g d'extrait fluide0,10 à 0,20g d'extrait sec, d'extrait mou ou de
nébulisat5g de teinture végétale10g de teinture mère
2.POSOLOGIES
C'est surtout une thérapeutique complémentaire utilisée pour des petits maux quotidiens. Elle
sera réservée au traitement d'affections bénignes (troubles veineux, troubles légers du sommeil,
affections urinaires...).
Pour certaines pathologies « trop lourde », il serait dangereux de ne pas recourir à l'allopathie
(ex : affection urinaire avec fièvre, maux de ventre...).
Dans le bulletin du journal officiel 86/20BIS, il est établi une liste de 112 drogues faisant l'objet
d'une AMM pour lesquelles on a reconnu l'innocuité dans les conditions d'emploi indiquées.
Ces drogues sont classées par indication thérapeutique (21 indications différentes). Ces textes
prévoient les associations possibles, notent l'absence de toxicité des plantes, les
recommandations pour les plantes laxatives stimulantes, l'étiquetage, le conditionnement...
L'intérêt de ces textes est qu'ils codifient l'usage de la phytothérapie et d'éviter le charlatanisme.
IV.TOXICITE DE LA PHYTOTHERAPIE
Article L512
« Sont réservés aux pharmaciens :
La vente des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée sous réserve de dérogation établit
par décret 79-480 et le décret 2008-841La vente au détail et toute dispensation d'huiles
essentielles au public, huiles essentielles dont la liste est fixée par le décret 86-778 et le décret
2007-1198, ainsi que toute dilution ou préparation ne constituant ni des produits cosmétiques
ou d'hygiène corporelle, ni des boissons ou denrées alimentaires, ni des produits à usage
ménager »Décret 79-480
Ce décret prévoit une liste de 34 plantes qui peuvent être distribuées hors du circuit officinal
pharmaceutique mais elles ne devront comporter aucune indication thérapeutique et ne pourront
être mélangées à l'exception des 7 suivantes : camomille, cynorrhodon, hibiscus, menthe,
oranger, tilleul et verveine.
Liste des 34 plantes hors du monopole pharmaceutique : bardane, bouillon-blanc, bourgeon de
pin, bourrache, bruyère, camomille, chiendent, cynorrhodon, frêne, eucalyptus, gentiane,
guimauve, hibiscus, houblon, lavande, lierre terrestre, matricaire, mauve, mélisse, ményanthe,
menthe, oranger, olivier, ortie blanche, pariétaire, pétales de rose, pensée sauvage, queue de
cerise, reine des près, ronce, sureau, tilleul, verveine et violette.
Décret 86-778
« La délivrance des 8 huiles essentielles suivantes est réservée au pharmacien en raison de leur
toxicité. Ces huiles essentielles sont : armoise, absinthe, petite absinthe, cèdre, hysope, sauge,
tanaisie et thuya ».
Décret 2007-1198
Ce décret est relatif à la vente au public d'huiles essentielles dont la liste du décret 86-778 est
modifiée : grande absinthe, petite absinthe, armoise blanche, armoise commune, armoise
arborescente, cèdre blanc (thuya du Canada), cèdre de Corée, hysope, sauge officinale, tanaisie,
thuya, sassafras, sabine, rue, chénopode et moutarde jonciforme.
II.LA DISTRIBUTION OFFICINAL
Les produits à base de plantes doivent être d'une qualité irréprochable, d'une pureté rigoureuse.
Chaque contrôle devra répondre aux normes de la pharmacopée :
Contrôle organoleptique : on contrôle l'aspect, l'odeur, la saveur et la couleurContrôle
macroscopique : on recherche les éléments caractéristiques de la drogue végétale et on effectue
un contrôle de pureté (absence de produits étrangers)Identification chimique : on met en
évidence les composés essentiels de la plante donc les PA et ceci par chromatographie couche
minceDifférents essais : dosage des PA, recherche de contaminants (pesticides,
insecticides...)...
1.LES COMMANDES
Si la commande est faite auprès d'un laboratoire pharmaceutique, les plantes ont été contrôlées
au sein du laboratoire sous la responsabilité d'un pharmacien. A la réception, le titulaire doit
s'assurer que le bulletin d'analyses qui accompagne chaque lot est conforme à la Pharmacopée,
puis il note dans un registre des matières premières la date, le nom du fournisseur, le numéro de
lot, le nom de la plante, la quantité reçue, le bulletin d'analyses et le prix.
Si la commande est faite auprès d'un producteur ou d'un laboratoire non pharmaceutique, le
pharmacien reçoit les plantes en vrac, non contrôlées. Il engage sa responsabilité lors de la
délivrance de ces plantes et devra effectuer la fiche de contrôle conforme à la Pharmacopée. A
chaque lot contrôlé, il attribuera un numéro de lot propre à l'officine qui sera reporté sur le
conditionnement et dans le registre des matières premières.
/!\ Lors d'un mélange de plantes, on enregistre à l'ordonnancier au même titre qu'une
préparation magistrale
LE CONSEIL EN PHYTOTHERAPIE
Si l'IMC est :
Supérieur à 30 = obésitéCompris entre 25 et 30 = excès de poidsCompris entre 19 et 25 =
normalitéInférieur à 19 = maigreur
Conseils :
Faire 3 repas équilibrés par jour à heure fixe et ne pas sauter de repasEviter le grignotage et si
besoin prévoir un encas légerSupprimer les aliments gras et sucrés et privilégier les fruits, les
légumes et les viandes et les poissons grillésBoire 1,5L d'eau par jourManger lentement pour
laisser s'installer la sensation de satiétéPratiquer une activité physique régulière c'est-à-dire au
moins 3 fois par semaine (si besoin, prévoir une consultation médicale avant reprise de
l'activité sportive)Eviter le café (car l'accompagnement est souvent sucrée)Eviter l'alcoolEviter
le stress (conseiller les plantes sédatives)Avoir un sommeil suffisantEviter les laxatifs et les
diurétiquesConseiller certaines plantes selon les cas (voir ci-dessous)
1.LES PLANTES A EFFET COUPE-FAIM
L'action est due à la présence d'enzymes qui vont permettre le fractionnement des protéines du
tissus cellulitique d'où la résorption de la cellulite.
Ces enzymes ont des propriétés anti-œdémateuses.
Ces plantes sont indiquées dans le soin des zones cellulitiques avec rétention d'eau et dans les
œdèmes post-traumatiques.
Ananas : on utilise le fruit qui contient la bromélaïnePapaye : on utilise le fruit qui contient la
papaïne
4.LES PLANTES DRAINANTES ET D'ACTION DIURETIQUE
L'objectif est de permettre l'élimination de l'eau accumulée dans l'organisme par voie rénale.
Ce drainage ne permet pas l'amaigrissement c'est-à-dire l'élimination des graisses superflues
mais permet d'éliminer l'eau chargée de toxines prisonnières dans les différents tissus, cette eau
étant responsable d'un alourdissement de la silhouette.
Comme le corps est libéré des toxines et de cette eau, le patient ressentira une amélioration de
son état général.
Ces plantes peuvent aussi être indiquées dans les œdèmes des membres inférieurs (rétention
d'eau).
Piloselle : on utilise toute la planteOrthosiphon : on utilise les feuilles et les sommités
fleuriesFrêne : on utilise les feuilles
5.LE MARC DE RAISIN
6.LES ASSOCIATIONS
Excès de poids avec appétit excessif : 1 plante à effet coupe-faim + 1 plante d'action lipolytique
+ 1 plante d'action drainanteExcès de poids avec cellulite : 1 plante d'action lipolytique + 1
plante d'action protéolytique + 1 plante d'action drainante + massage avec gel à la caféineExcès
de poids classique : 1 plante d'action lipolytique + 1 plante d'action drainante
II.LES PLANTES DES AFFECTIONS URINAIRES CHEZ LA FEMME
Il faut prendre garde aux limites de la phytothérapie qui n'a pas d'indications dans les infections
urinaires ou les coliques néphrétiques.
La présence de douleurs vives, de fièvre, d'urine trouble ou de sang dans les urines doit
obligatoirement faire l'objet d'une consultation médicale.
Dans le cas de gênes ou de brûlures à la miction, de pesanteur vésical ou de pollakiurie, on
propose une ou plusieurs plantes.
Busserole : on utilise les feuilles qui contiennent l'arbutoside ayant des propriétés antiseptiques
urinaires. On note également la présence de tanin qui possède une action anti-inflammatoire qui
limite l'inflammation des voies urinaires. On ne l'utilise pas chez la femme enceinteBruyère :
on utilise les fleurs
2.LES PLANTES DIURETIQUES
Elles permettent une bonne élimination des germes, des toxines et de l'acide urique.
Elles sont indiquées dans la rétention d'eau, la tendance aux cystites et la tendance aux lithiases.
Bruyère : on utilise la fleurPissenlit : on utilise les racinesBouleau : on utilise l'écorceCerisier :
on utilise les pédoncules à savoir les queues de cerise
3.LE CANNEBERGE FRUIT
On l'utilise en prévention des infections urinaires à répétition chez la femme et pour ses
propriétés antibactériennes dues à une action « antiadhésive » empêchant l'adhésion des
bactéries sur les cellules des voies urinaires.
Boire beaucoup d'eau (minimum 1,5L d'eau par jour)Aller aux toilettes dès que l'envie se fait
sentirToilette intime à réaliser 2 fois par jourToujours uriner après un rapport sexuelApprendre
à gérer le stressFaire des cures de cannebergeEviter la constipation
III.LES PLANTES DES TROUBLES URINAIRES CHEZ L'HOMME
Pépins de courges : ils contiennent des phytoestérols qui ont une action régulatrice sur l'activité
de la prostate. Ils favorisent la miction et améliorent le confort urinaire quand ils sont associés à
un traitement sans gravité de la prostateExtrait de serenoa repens (Permixon*)Extrait de
pygeum africanum (Tadenan*)Les deux extraits sont indiqués dans les troubles fonctionnels
induits par l'adénome prostatique. Ils ont une action importante sur la dysurie.
La phytothérapie sera indiquée dans la constipation occasionnelle non organique par le biais de
traitement de courte durée et en complément de règles hygiéno-diététiques.
Conseils :
Boire suffisamment (1,5L d'eau par jour)Avoir une activité physique régulièreSe présenter
régulièrement aux toilettes pour rééduquer le réflexe exonérateurDiminuer le stressAvoir des
repas réguliers au cours desquels il faut consommer des fibres (fruits et légumes) à réintroduire
progressivement dans l'alimentation
1.1.LES PLANTES LAXATIVES MECANIQUES OU A EFFET DE LEST
Ce sont des plantes sont riches en gommes ou mucilages qui ont la propriété de gonfler à l'eau,
augmentant le volume et le poids des selles.
Elles facilitent la progression des selles dans l'intestin. Elles permettent donc une rééducation
intestinale dans le cas de constipations chroniques.
Précautions : à utiliser progressivement pour éviter les ballonnements
Psyllium grainesIspaghul grainesLin grainesSterculia gomme ou gomme karayaGuar graines
(dont on extrait le mucilage, improprement appelé « gomme guar »)Remarque : Chez l'enfant,
on peut utiliser les feuilles de mauve qui ont une teneur limitée en mucilage
Ces parties contiennent une huile essentielle riche en thymol à action antiseptique respiratoire.
Elle a aussi une action décontracturante musculaire et antispasmodique.
Elle est indiquée dans l'inflammation des voies respiratoires supérieures et les toux sèches.
On utilise l'huile essentielle de thym à thymol et à inhalol.
Les bourgeons contiennent une huile essentielle riche en pinène et possède une action
antiseptique respiratoire c'est pourquoi elle est indiquée dans les affections respiratoires.
Elles fluidifient les sécrétions et facilitent leur expulsion des voies aériennes.
Elles sont indiquées dans les toux grasses, les trachéites et les bronchites.
L'eucalyptus feuillesLe marrube blanc sommités fleuries
3.LES PLANTES ANTITUSSIVES
Ces plantes contiennent des mucilages qui vont former une couche protectrice sur les
muqueuses respiratoires. On aura donc une diminution de l'irritation, des maux de gorge, de
l'enrouement et de la toux.
Ces plantes sont émollientes (adoucissantes) et béchiques (calment la toux).
Elles sont indiquées dans la toux sèche ou irritative, l'enrouement, les maux de gorge et les
affections rhinopharyngées.
Mauve fleursBouillon blanc fleursLierre terrestre (Prospan*)DroseraErysimum ou herbe aux
chantres (Euphon*, Poléry*)Coquelicot fleursGrindelia parties aériennes4.AUTRES PLANTES
4.1.ECHINACEE
C'est une plante stimulante du système immunitaire indiquée pour surmonter les attaques
infectieuses hivernales comme les rhinites.
4.2.PROPOLIS
C'est une substance résineuse que les abeilles récoltent sur les bourgeons et les écorces pour
obturer les fissures de leur ruche.
Le propolis a des propriétés antibactériennes et renforce les résistances naturelles de
l'organisme.
La dyspepsie est le terme médical employé pour traduire différents symptômes tels que
somnolence postprandiale, ballonnements, flatulences, pesanteur gastrique, éructations,
douleurs spasmodiques, brûlures gastriques... accompagnés ou non de maux de tête.
Ces troubles peuvent être liés à une sensibilité individuelle mais sont très souvent favorisés par
le stress et les erreurs diététiques.
Conseils :
Prendre les repas détenduBien mastiquer les alimentsLimiter les excitants (café,
alcool...)Limiter les plats trop riches
1.L'ANIS VERT FRUIT ET LE FENOUIL FRUIT
Elles sont riches en antioxydants et dérivés soufrés qui ont une action bactériostatiques.
Elles ont donc une action régulatrice de l'acidité gastrique.
3.L'ANGELIQUE RACINES
Elle possède une action spasmolytique qui apaise les spasmes gastriques et intestinaux.
Elle possède une action antispasmodique et sédative qui apaise les troubles digestifs liés au
stress.
Elle a les mêmes indications que la verveine.
Rappels
La bile est sécrétée par les hépatocytes et elle est ensuite stockée dans la vésicule biliaire.
Elle sera excrétée à l'occasion des repas.
La bile est constituée des sels biliaires et de cholestérol.
Au cours de la digestion, la bile va émulsionner les graisses qui seront plus facilement
dégradables par les lipases pancréatiques et intestinales.
Son pH neutralise l'acidité gastrique.
Le conseil en pharmacie se limite à la « crise de foie » qui se manifeste par des troubles
digestifs (dyspepsie) avec alternance de diarrhées/constipations, nausées voir vomissements,
céphalées, intolérance à certains aliments ou médicaments pouvant se traduire par une réaction
allergique.
Les plantes utilisées seront des draineurs de la fonction biliaire : les plantes cholagogues
(favorisant l'expulsion de la bile hors de la vésicule biliaire) et les plantes cholérétiques
(augmentant la sécrétion de la bile par le foie).
Si la plante est cholagogue et cholérétique on dit qu'elle est amphocholérétique.
1.LE BOLDO FEUILLES
3.L'ARTICHAUT FEUILLES
Elles sont indiquées en cas d'anxiété, de nervosité, de stress, d'insomnie et de palpitations dues
au stress.
L'avantage est qu'il n'y a pas d'accoutumance et peu d'effets secondaires du type somnolence.
Conseils :
Eviter les excitants après 17hSe lever et se coucher à heure fixeEviter les siestes trop longues
dans la journéePratiquer une activité physiquePrendre un repas léger
1.1.L'AUBEPINE SOMMITES FLEURIES
Elle possède des propriétés sédatives sur le SNC et le système nerveux sympathique.
Elle a une action intéressante dans l'émotivité, l'irritabilité, la nervosité et les palpitations dues à
la nervosité.
On trouve Cardiocalm* pour les palpitations dues à la nervosité.
Les principes actifs sont les ginsenosides qui ont des propriétés vitalisantes qui vont augmenter
l'oxygénation des cellules, améliorer les échanges énergétiques et par conséquent augmenter les
performances intellectuelles et augmenter la résistance de l'organisme.
3.4.L'ELEUTHEROCOQUE RACINES
Il s'agit de l'acérola.
Il est riche en vitamine C et possède des propriétés antioxydantes et antiradicalaires et il
augmente l'absorption intestinale du fer (Ferograd*).
Il est conseillé en cas de fatigue et pour lutter contre les affections hivernales.
Elle est riche en vitamines du groupe B, oligoéléments, minéraux, acides aminés et acides gras
insaturés.
Elle est indiquée pour aider l'organisme à lutter contre les affections hivernales et en cas de
fatigue.
Ces plantes sont indiquées en cas d'insuffisance veineuse, de jambes lourdes, de fragilités
capillaires, de pétéchies, de crises hémorroïdaires...
Conseils pour l'insuffisance veineuse et les jambes lourdes :
Boire beaucoupSurélever les jambes la nuit et utiliser si besoin des bas de contentionAppliquer
un jet d'eau froide de bas en haut sur les jambes puis les masserPratiquer une activité physique
régulière non traumatisanteEviter les bains trop chauds, l'exposition au soleil et le chauffage au
solEviter la station debout prolongéeEviter le surpoids et les vêtements serrésConseils pour les
hémorroïdes (mêmes conseils que ci-dessus +):
Eviter les épicesEviter l'alcoolEviter la constipationOn fait appelle aux plantes aux propriétés
veinotoniques qui augmentent le tonus veineux, la résistance capillaire et diminuent la
perméabilité vasculaire, les œdèmes.
Les principes actifs sont les anthocyanes, les tanins et les flavonoïdes.
Elle possède des propriétés veinotoniques.
4.L'HAMAMELIS FEUILLES
Les principes actifs sont les flavonoïdes qui ont un effet veinotonique, protecteur vasculaire et
dilatateur sur les artères (Tanakan*).
On l'indique dans les insuffisances vasculaires-cérébrales, les troubles de la mémoire et il
améliore l'oxygénation du cerveau et peut intervenir dans le maintien des capacités
mémorielles.
On peut l'indiquer dans le syndrome de Raynaud.
8.L'AIL BULBE
Il a une action régulatrice sur le cholestérol qu'il diminue et une action bénéfique sur la tension
artérielle.
10.L'OLIVIER FEUILLES
Il a un effet hypotenseur.
LE STOCKAGE A L'OFFICINE
I.CONSTITUTION DU STOCK
Lors d'une implantation, il faut tenir compte des prescripteurs mais aussi des capacités de
conseil de l'équipe officinale.
Le stock est constitué de plantes en vrac (à l'unité, elles répondent à une demande spontanée et
sont utilisée sous forme de tisane), de matières premières (extraits fluides, extraits secs, TM...),
de gélules, de mélanges de plantes et d'huiles essentielles.
1.LE STOCKAGE
Les plantes doivent être stockées dans un local sec, aéré, à l'abri de la lumière, déparasité et où
la température est comprise entre 15 et 18°C.
Ces plantes sont contenues dans des sacs de papier kraft bien fermés et on prend soin de
mentionner la date d'achat sur l'étiquette.
Cet emballage protège la plante contre les chocs, les insectes, les poussières et permet de
conserver la couleur, l'odeur, la saveur et les caractéristiques chimique de celle-ci.
/!\ en cas de changement de conditionnement, il ne faut jamais mélanger plusieurs lots d'une
même matière première dans un même récipient.
Au moment du prélèvement dans le sac de réserve, il est indispensable de contrôler l'absence
d'altération de la plante.
2.LA CONSERVATION
Selon les parties utilisées de la plante, le temps de conservation ne sera pas le même :
Il va être de 1 à 2 ans pour les parties les plus fragiles (feuilles, fleurs...)Il va être d'environ 4
ans pour les moins fragiles (racines, écorces...)
2.2.DES EXTRAITS SECS
On ajoute une capsule déshydratante dans le contenant car les extraits secs sont des poudres
hygroscopiques rapidement altérées par l'humidité de l'air.
Après chaque utilisation, on referme correctement le flacon.
Les gélules doivent être préparées extemporanément et les excipients utilisés vont capter
l'humidité de l'air.
2.3.DES SIPF
1.LES FILLIAIRES
Elles varient selon la pharmacie, les habitudes de prescription, la clientèle et les capacités de
conseil de l'équipe officinale.
Pour les plantes en vrac, les plantes usuelles seront commandées en quantité supérieure à 1kg et
les autres en quantités plus restreinte.
Il faut envisager de répertorier une soixantaine d'espèces.
III.ETIQUETTAGE