Lycée : El MANSOUR EDDAHBI Matière : Economie générale et
statistique
Professeur : MED. ELYOUNOUSSI Classe : 2ème S.E/SGC
La politique monétaire.
Exercices d’application n°2 :
DOCUMENT 1 : Politique monétaire au Maroc
Maroc, libéralisation du dirham
Pour certains économistes, l’entrée en vigueur de la libéralisation partielle et progressive du
dirham va entraîner une dépréciation de la monnaie et impacter ainsi le pouvoir d’achat des
marocains. C’est une décision qui peut être grave et très dangereuse.
En outre, le déficit commercial structurel induira forcément une dépréciation de la monnaie.
Cette dépréciation qui pousse les entreprises et les opérateurs économiques à demander
plus de devises afin de sécuriser leurs opérations, contribuera à une demande de devises
supérieure à celle du dirham. Ces spéculations, inciteraient Bank Al-Maghrib à réagir pour
maintenir le niveau de la monnaie nationale en achetant du dirham avec des devises. Dans
ce cas, une partie des réserves de change sera épuisée et le dirham risque tout de même de
se déprécier.
D’autres économistes voient dans la libéralisation du dirham une opportunité pour les
exportations marocaines en cas de dépréciation.
Maroc, indicateurs monétaires et économiques (Valeurs en milliards de DH
et taux en %)
Sources : www.h24info.ma au 21/06/2017 et www.yabiladi.com (Texte adapté)
TAF :
1-Lisez la donnée en gras soulignée du tableau
2-Calculez l’agrégat monétaire M2.
3- Montrez si la théorie quantitative de la monnaie est vérifiée dans le cas du Maroc pour
l’année 2016.
4-Relevez en expliquant un impact négatif éventuel de la dépréciation du dirham sur les
ménages
5-Expliquez le passage en gras souligné
DOCUMENT 2 : Bank Al-Marghrib, une politique monétaire accommodante
Stimuler les crédits tout en veillant au maintien de la stabilité des prix a toujours été la
principale mission de Bank AlMaghrib. L’année 2016 n’a pas été une exception. Au cours de
la première moitié de l’année 2016, le renforcement des réserves internationales
nettes (RIN) a permis une réduction du besoin en liquidité. En conséquence, BAM a
réduit le montant global de ses interventions qui est passé de 17,4 Milliards dirhams (Mds de
DH), en moyenne hebdomadaire en janvier, à 6 Mds DH sur les trois premières semaines de
juin. Aussi, elle a relevé le taux de la réserve obligatoire de 2% à 5%. Cependant, et dès fin
juin 2016, l’impact de cette dernière décision sur les besoins de liquidité s’est fait sentir. En
effet, cette décision avec l’augmentation de la circulation fiduciaire ont eu un impact
restrictif plus important sur la liquidité que l’effet expansif de la hausse des RIN. Les besoins
se sont ainsi élevés à 19,3 Mds DH en moyenne hebdomadaire. En conséquence, BAM a
augmenté le volume de ses injections, le portant à 20,3 Mds DH dont 15,3 Mds DH à travers
les avances à 7 jours.
Source : www.leseco.ma au 01/08/2017 (Texte adapté)
TAF :
1- Relevez une composante de la masse monétaire et une contrepartie de M3.
2- Expliquez le passage souligné.
3-Caractérisez la politique monétaire BAM en 2016 :
Première moitié 2016 Deuxième moitié 2016
Evolution de la liquidité
bancaire
Une action de BAM
Objectif final
DOCUMENT 3 : Liquidité bancaire au Maroc, le déficit va s’aggraver
Les trésoreries bancaires vont être sous pression pour les trois prochaines années. Selon les
prévisions de Bank Al-Maghrib (BAM), le déficit de liquidité va s’accentuer d’ici 2020 pour
atteindre 86,2 milliards DH (MMDH) et dépasserait même les niveaux alarmants de 2012.
Cela serait engendré par la tendance à la stabilisation des réserves internationales nettes.
De ce fait, les conditions monétaires vont se resserrer et pourtant, la progression des
créances sur l’économie resterait modérée.
Face à cette situation, la Banque centrale va poursuivre ses interventions sur le marché
pour atténuer les tensions.
A ce titre, elle a augmenté son niveau d’injections global à 72,7 MMDH en moyenne entre
octobre et novembre
2018, dont 69,5 MMDH sous forme d’avances à 7 jours, ce qui couvre largement le déficit.
Cela n’empêche pas
certains professionnels des marchés à demander une nouvelle réduction du taux de la
réserve obligatoire.
TAF :
1- Relevez deux contreparties de la masse monétaire
2- Relevez une action de politique monétaire
3-Complétez le tableau suivant :
Un objectif intermédiaire Un objectif final
4- Montrez un impact éventuel d’une baisse du taux de la réserve monétaire sur la
croissance économique au Maroc.
DOCUMENT 4 : Situation monétaire au Maroc en 2016
En 2016, les conditions monétaires ont été marquées par la poursuite de la détente des taux
d’intérêt, sous l’effet principalement de la réduction du taux directeur, ainsi que par une
légère hausse du taux de change, reflétant une appréciation du dirham face notamment aux
monnaies des principales économies concurrentes sur le marché européen.
L’année a été caractérisée également par une nette amélioration de la liquidité bancaire, le
besoin s’étant atténué de
plus de moitié à 14,4 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire, sous l’effet de la
poursuite du renforcement
des réserves internationales nettes qui ont progressé de 12,1% après 23,5% une année
auparavant.
Source : Rapport BAM 2016 (Texte adapté)
TAF :
1-Complétez le tableau suivant :
Un instrument de la Un instrument de la Une contrepartie de la
politique politique masse
monétaire à objectif monétaire à objectif monétaire
interne externe
2- Expliquez la baisse du besoin de liquidité bancaire en 2016
3- Montrez l’impact positif éventuel de cette baisse de la liquidité sur la croissance
économique