TS Cours Sur Les Intégrales
TS Cours Sur Les Intégrales
Introduction
TS Les intégrales 1°) Problème
I. Introduction
XI. Application des intégrales aux calculs de volumes · Méthode des fonctions : Leibniz – Newton ® dérivées et primitives
Georg Friedrich Bernhard Riemann, né le 17 septembre 1826 à Breselenz, Royaume de Hanovre, mort le 20 Bernhard Riemann (1826-1866) : mathématicien allemand
juillet 1866 à Selasca.
Augustin Louis Cauchy, né à Paris le 21 août 1789 et mort à Sceaux le 23 mai 1857, est un mathématicien
français, membre de l’Académie des sciences.
Le 14 décembre 2022
zone sphérique
calotte sphérique
segment sphérique
démonstration avec les intégrales
1 2
II. Deux points de vue 2°) 2e aspect : avec les fonctions dérivées et les primitives (Newton – Leibniz)
1°) 1er aspect : avec les suites Quadrature de l’hyperbole par Grégoire de Saint-Vincent
1 C : y1
x
1 A S x0
j
j
C : y x2 O i 1 x0
1
On démontre que S est dérivable sur 1 ; et que x 1; S ' x .
x
i
O Comme S 1 0 , on en déduit que x 1; S x ln x .
0 1
1
j
O i a b
3 4
III. Définition. Conséquences 4°) Autre notation
b
f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.
f x dx F x a .
b
Nous savons que f admet des primitives sur I (théorème de Darboux). On écrit
a
Considérons deux primitives F et G sur I.
Il existe donc un réel k tel que x I F x G x k . 5°) Interprétation géométrique
Étant donnés deux réels a et b quelconques dans I, on a :
F b F a G b k G a k G b G a . f est une fonction positive ou nulle et continue sur un intervalle [a ; b] a b .
2°) Définition
C
f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.
b
On le note f x dx .
b
A f x dx
a
b
f x dx F b F a .
a
Ainsi,
a
Nous y reviendrons dans le paragraphe VIII.
6°) Exemple
3°) Notations
2
Calculer l’intégrale I 3x
2 x 5 dx .
2
: symbole d’intégration (S allongé et déformé). 0
b
L’écriture f x dx est purement symbolique. Existence de l’intégrale :
a
La fonction f : x 3 x 2 2 x 5 est continue sur comme fonction polynôme donc sur l’intervalle 0 ; 2 .
a et b sont les « bornes d’intégration ».
Il y a toujours 2 bornes d’intégration. Ces bornes s’interprètent comme des abscisses dans le 5°). Donc f est intégrable sur 0 ; 2 .
L’ordre des bornes a une importance. On n’a pas forcément la plus petite borne en bas et la plus grande en haut.
Voir règle du IV. 1°).
Calcul par la « méthode des crochets » :
x est la « variable d’intégration » : variable muette, c’est-à-dire que l’on peut le remplacer par n’importe
quelle autre lettre (t, u …) autre que f, a, b (et d). 2
3
I
x
x2 5x
Le « dx » n’a pas grande signification. une primitive 0
Il sert à délimiter l’intégrale.
Il sert aussi à préciser la variable par rapport à laquelle on intègre.
Il n’a pas d’influence sur le calcul.
I 23 2 2 5 2 03 02 5 0 (on passe en numérique)
c b b
f est une fonction continue sur un intervalle I. f x dx f x dx f x dx
a et b sont deux réels quelconques dans I. a c a
a b
f x dx f x dx
b a
Démonstration :
c b
Démonstration : f x dx f x dx F c F a F b F c
a c
On note F une primitive de f sur I.
c b
f x dx f x dx F b F a
a b a c
f x dx F a F b F b F a f x dx
c b b
b a f x dx f x dx f x dx
a c a
2°) Propriété 2
V. Propriétés pour les opérations algébriques (linéarité de l’intégrale)
f est une fonction continue sur un intervalle I. 1°) Propriété 1 (intégrale d’une somme)
a est un réel quelconque dans I.
a
f x dx 0
a f et g sont deux fonctions continues sur un intervalle I contenant a et b.
b b b
On a : f x g x dx f x dx g x dx .
a a a
Démonstration :
a
Démonstration :
f x dx F a – F a 0
a
On note F une primitive de f sur I et G une primitive de g sur I.
On sait que F G est alors une primitive de f g sur I (propriété du cours sur les primitives qui se démontre
très facilement : F G ' F ' G ' f g ).
b
f x g x dx F G x
b
a
a
b
f x g x dx F G b F G a
a
b
f x g x dx F b G b F a G a
a
b
f x g x dx F b F a G b G a
a
b b b
f x g x dx f x dx g x dx
a a a
7 8
2°) Propriété 2 (intégrale du produit d’une fonction par une constante) Démonstration :
b b
On a : f x dx f x dx .
a a
1er cas : f 0 sur [a ; b]
Démonstration : On sait que F ' f ce qui donne F ' 0 donc F est croissante sur [a ; b].
Comme a b par hypothèse, on a F a F b d’où F b F a 0 .
On note F une primitive de f sur I.
b
Donc f x dx 0 .
On sait que F est une primitive de f sur I (propriété du cours sur les primitives qui se démontre très a
b
f x dx F x a
b
Idem.
a
Remarque :
b
f x dx F b F a
Il faut bien remarquer que a b .
a
b
f x dx F b F a
a 2°) Propriété 2 (« croissance » de l’intégrale)
b
f x dx F b F a (on effectue une factorisation)
a f et g sont deux fonctions continues sur un intervalle [a ; b] a b .
b b
f x dx f x dx
b b
a a
Si f g sur [a ; b], alors f x dx g x dx .
a a
f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b] a b . Donc f – g 0 sur [a ; b] et f – g est continue sur [a ; b].
b
b
· Si f 0 sur [a ; b], alors f x dx 0 (positivité de l’intégrale). D’après 1°), on a donc : f x g x dx 0 .
a a
b
Or par linéarité de l’intégrale
· Si f 0 sur [a ; b], alors f x dx 0 .
a
b b b
f x g x dx f x dx g x dx .
a a a
Remarque :
b b
La notation « f 0 sur [a ; b] » est tout à fait autorisée. D’où f x dx g x dx 0 .
Elle signifie que x [a ; b] f x 0 .
a a
Cette propriété permet de comparer des intégrales, d’établir des inégalités entre intégrales sans les calculer.
9 10
VII. Formule d’intégration par parties (IPP) 4°) Exercice
u et v sont deux fonctions définies et dérivables sur un intervalle I telles que u ' et v ' soient continues sur I. On ne reconnaît pas une forme.
a et b ont deux réels quelconques dans I.
b b
u ' x v x dx u x v x a u x v ' x dx . On utilise la formule d’IPP.
b
On a :
a a
b b
u ' x v x dx u x v x a u x v ' x dx
b
a a
2°) Démonstration ROC
1er choix : u ' x x v x sin 2 x
➀ u et v sont dérivables sur I et uv ' u ' v uv ' . 2
x
u x v ' x 2cos 2 x
➁ u ' v et uv ' sont continues sur I donc u ' v uv ' est également continue sur I. 2
x2
b b
On choisit u : x et v : x sin 2x.
u ' x v x dx u x v ' x dx par linéarité de l’intégrale 2
u et v sont définies et dérivables sur [0 ; ].
a a
b
u ' x v x u x v ' x dx
a u ' et v ' sont continues sur [0 ; ].
uv ' x
u x v x
b
a I
0
x sin 2 x dx
0
u ' x v x dx
b b
u ' x v x dx u x v ' x dx u x v x a
b
D’où Donc d’après la formule d’IPP :
a a
I u x v x 0 u x v ' x dx
b b
u ' x v x dx u x v x a u x v ' x dx
b
0
a a
x2
3°) Intérêt de la formule d’IPP pour le calcul d’intégrales x2
I sin 2 x 2cos 2 x dx
2 0 0 2
Permet de transformer une intégrale « problématique » (qu’on ne sait pas calculer) en une intégrale plus simple
2 2
0
qu’on sait calculer. I sin 2 sin 0 x 2 cos 2 x dx
2
2
0
0 0
I
0
2
x cos 2 x dx
11 12
2e choix : u ' x sin 2 x v x x 6°) Remarque
cos 2 x
u x v ' x 1 Parfois on est obligé de faire 2 IPP (2 au maximum en TS).
2
Exemple :
cos 2 x
On choisit u : x et v : x x.
2
I u x v x 0 u x v ' x dx
0
cos 2 x
b
cos 2 x
I x 1 dx u x v x a u t v t dt
b
2 0 0 2
a
cos 2
cos 0 cos 2 x
I 0 dx
u x v x a u b v b u a v a
b
2
2 0 2
0
2
1
Principe ALPES
I
2 2 0
cos 2 x dx
ALPES : Arccos/Arcsin/Arctan ; ln ou log ; puissance ; e x ; sin/cos
1 sin 2 x
I
2 2 2 0 Françoise Sévenier TS1
1 1
I sin 2 sin 0
2 4 4 Principe ALPES ® dans l’ordre on prend comme fonction v à dériver Arccos/Arcsin/Arctan ; ln ou log ;
fonctions puissances ou puissances ; fonction exponentielle ; fonctions sinus et cosinus.
I
2
x, x 2 ® considérées comme des fonctions puissances
5°) Quelques méthodes pour gagner du temps dans les choix
On utilise le principe ALPES pour celle que l’on veut dériver (v).
b
P x ln x dx C’est pour gagner du temps et avoir tout de suite une intégrale que l’on sait calculer.
a
polynôme
b
x ex dx 0
a
ex
Choix : u ' x ex d’où u x
v x x d’où v ' x 1 (« on tue le x »).
13 14
3°) Exemples
VIII. Valeur moyenne d’une fonction
Calculer la valeur moyenne de la fonction « carré » sur l’intervalle 1; 3 .
Rappel : définition de la moyenne arithmétique
On note cette valeur moyenne.
La valeur moyenne (ou moyenne arithmétique) de n réels x1 , x2 , …, xn (n étant un entier naturel supérieur ou
x x ... xn
égal à 1) est donnée par m 1 2
3
(somme des valeurs divisée par le nombre de valeurs). 1
n x 2 dx .
3 1 1
3
1°) Définition [valeur moyenne d’une fonction] 1
x 2 dx
2 1
3
1 x3
f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b] ( a b ).
2 3 1
b
1
On appelle valeur moyenne de f sur [a ; b] le réel f x dx .
ba 1 33 13
a
2 3 3
1 1
Remarque : 9
2 3
1 26
La notion de valeur moyenne d’une fonction généralise la notion de moyenne arithmétique pour des nombres.
2 3
13
2°) Interprétation graphique dans le cas d’une fonction continue positive
3
f est une fonction continue et positive sur un intervalle [a ; b] a b .
Calculer la valeur moyenne de la fonction « inverse » sur l’intervalle 1; e .
0
On note cette valeur moyenne.
C
=
1
e 1 1 x
1
e
1
dx .
ln x 1
e
e 1
1
ln e ln1
e 1
1
j j
1 0
e 1
O i a b O i a b 1
e 1
b–a
4°) Propriété (« inégalité de la moyenne », encadrement de la valeur moyenne d’une fonction sur un
intervalle)
est la deuxième dimension d’un rectangle dont la première dimension est b – a et qui a la même aire que D
(domaine sous la courbe).
f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b] a b .
m et M sont deux réels tels que x a ; b m f x M .
On a : m M .
On sait que : x a ; b m
f x M
. 1°) Problème
ux v x
Écrire une primitive d’une fonction dont on ne connaît pas de primitive.
Donc par croissance de l’intégrale a b : f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.
a I fixé.
x
Pour tout réel x I , on pose x intégrale de f de a à x ou x f t dt (repasser le x en rouge).
b b b
u x dx f x dx v x dx a
a a a
On va s’intéresser cette fonction. Que peut-on dire de ?
On ne cherche pas à la calculer.
On peut donner sa dérivée.
Remarque sur l’intégrale d’une fonction constante :
b
k dx kx a kb ka k b a 2°) Théorème (appelé parfois « théorème fondamental de l’analyse »)
b
(constante fois différence des bornes)
a
b
Donc : m b a f x dx M b a
x
x f t dt (repasser le x en rouge).
a
a
( : b – a b a 0) est dérivable sur I et x I ' x f x .
b
f x dx
m M
a
ba
x
Remarque sur l’écriture x f t dt :
a
Il y a deux variables : x et t.
m M
t est la variable d’intégration (c’est une variable muette) : on peut dire d’une manière un peu abusive que « t
prend toutes les valeurs de a à x ».
5°) Commentaire sur la valeur moyenne
x est la variable de définition de la fonction .
· La valeur moyenne sert peu en mathématiques cette année. Elle sert en revanche davantage en physique.
3°) Démonstration
· Elle est quand même intéressante pour l’inégalité de la moyenne.
On note F une primitive de f sur I.
x
x I x f t dt
a
x F x F a
cte
a
Comme a f t dt 0 , est la primitive de f sur I qui s’annule en a.
a
17 18
4°) Exemple
La fonction f : est continue.
: et
t
x
et 1 t2
x dt
1 1 t 2
x
x x f t dt
1
x t t
e e
x dt intégrale de 1 à x de la fonction t
1 1 t 2 1 t2 Donc est dérivable sur et x ' x f x
ex
On notera que t est la variable d’intégration. x ' x
1 x2
Le 18 mars 2021
et
Il ne faut pas chercher à calculer l’intégrale. Écrire la primitive F de la fonction f : t qui s’annule en 0 (j’avais écrit 1 initialement).
1 t2
et
En effet, il n’est pas possible de déterminer une primitive de la fonction t .
1 t2 On utilise une intégrale.
3
et
3 dt
1 1 t 2 sens de variation de F ?
Ainsi, on a : 3 3,09367283...
19 20
X. Application des intégrales aux calculs d’aires
b
Aire de D g t f t dt en u.a.
a
1°) Aire associée à la courbe d’une fonction de signe constant
a x b
f : [a ; b] ® ( a b ) continue de signe constant. D
f x y g x
1 · Définition
a b
j
C
0 i 1
D
On se place dans le plan muni d’un repère orthogonal O, i , j .
b
D f t dt
0
1 a b
j C f t dt On a alors O
0
.
a
1 0 1
0 i 1 a b x On considère les points I , J , K .
0 1 1
b b
Aire de D = f t dt en u.a. Aire de D = f t dt en u.a.
a a Par définition, l’unité d’aire associée au repère (en abrégé u. a.) est l’aire du rectangle OIKJ.
a x b a x b
D D
0 y f x f x y 0
J K
1
Exemple :
Cg
g t f t
b
dt
a
Avec les notations précédentes, on suppose que i 2 cm et j 3 cm .
Dans ce cas, on a :
D
21 22
· Application pratique importante 4°) Exemples
Unité d’aire
j ln x u.a.
1
y u.a.
3 1
D
j D
O i 1 x
0 i 1
1
Aire de D = 2
t dt
f est continue et positive sur [1 ; x].
O I x 0
x
1 1
t3 Aire de D = dt
1 t
Dans le repère (O, I, J) orthogonal, le rectangle hachuré (rouge) a pour comme dimensions 1 sur 1. Il s’agit du 3 0
ln t 1
x
rectangle « unité » qui a pour aire 1 unité d’aire. On écrit 1 u.a.. 1
L’aire du rectangle gris est égale à 8 fois l’aire du rectangle rouge. u. a. ln x ln 1
L’aire du rectangle gris est donc égale à 8 u.a.. 3
ln x u. a.
Lorsque les longueurs unitaires sont connues, il est possible de convertir les unités d’aires en unités de mesure
On ne peut évident pas trouver cette valeur
(le cm 2 par exemple). graphiquement.
· Formule de calcul par découpage en tranches par des plans perpendiculaires à l’axe des cotes
L’espace E est muni d’un repère orthonormé O, i , j , k .
On considère un solide délimité par les plans de cotes a et b ( a b ).
23 24
On note S z l’aire de la section à la cote z pour a z b .
R
(Le solide est limité par les plans d’équations z a et z b .)
b
Le volume du solide est donné par V S z dz (en unité de volume).
a
Idée : On découpe le solide en minces tranches presque cylindriques (cylindres de hauteur dz, infinitésimale).
Méthode pour calculer le volume d’un solide avec la formule par découpage en tranches par des plans
perpendiculaires à l’axe des cotes
k
O
j
HM 2 R 2 z
2
Donc HM2 R2 z 2
25 26
3°) Volume d’un solide de révolution (méthode des disques)
R2 z2
H M f est une fonction continue et positive sur [a ; b].
z
C : représentation graphique de f dans un repère orthonormé O, i, j
R
O
C
S z aire du disque de centre H et de rayon HM M
S z HM 2
S z R 2 z 2 j
H
O i
R
a x b
V S z dz
R
R
V
R
R 2 z 2 dz
R
V
R
R 2
z 2 dz S x
Utilisation de la linéarité de l’intégrale
R On considère le solide engendré par la rotation de C autour de l’axe des abscisses.
z3
V R2 z (on utilise le fait que R est une constante)
3 R
S x aire du disque de centre H et de rayon HM f x
R3 R
3
S x f x
2
V R 2 R R 2 R
3 3
b b b
2R3 2R3 S x dx f x dx f x dx
2 2
V V
a a a
3 3
4R3 le « passe » devant
V
3
b
4 3
f x dx .
2
V R Le volume du solide est donné par V
3 a
On a la formule quelconque valable pour un cylindre droit ou oblique : aire de la base hauteur .
27 28
XII. Calcul approché d’une intégrale Avec graphique : TI-83 [Link] ou TI-83 Premium-CE
On calcule la somme des aires des « rectangles inférieurs » et la somme des aires des « rectangles supérieurs ». Exemple :
1
Lorsque f est monotone, cela fournit un encadrement de l’aire, et donc de l’intégrale de f sur l’intervalle [a ; b]. Calculer l’intégrale x 2 dx .
0
Cette méthode se prête particulièrement bien à la programmation (algorithme avec une boucle « Pour » aisé à
programmer : voir exercices).
Il n’y a pas besoin de calculer la primitive de la fonction.
On rentre directement la fonction originale. La calculatrice calcule l’intégrale au moyen d’un programme
Le 29-6-2016
intégré, sans calculer la primitive.
Cette méthode a déjà été présentée dans le paragraphe II. 1°) (méthode de Pascal). Le paragraphe XIII. revient
plus en détail sur cette méthode.
· Avec la TI 82 [Link] ou TI 83
2°) Autres méthodes (voir exercices)
1ère façon :
On peut mentionner par exemple la « méthode des trapèzes » accessible en terminale.
math math 9 : fonctIntegr( X 2 , X, 0,1)
3°) Utilisation de la calculatrice et de logiciels
ou
calculatrices
MATH MATH 9 : fnInt( X 2 , X, 0,1)
Les calculatrices « simples » donnent une valeur approchée.
1
On trouve 0,3333333333 c’est-à-dire ce qui est « logique ».
logiciels de calcul formel 3
L’usage d’un tel logiciel peut être très intéressant : il permet de trouver la valeur exacte de l’intégrale dans de 2e façon :
nombreux cas.
Y= X GRAPH 2nd Calc 7 (déplacer le curseur sur 0 puis Enter puis sur 1 Enter ).
1 2
dx
Par exemple, pour e x dx , on obtiendra la valeur exacte e 1 , pour , on obtiendra la valeur exacte
0 1 x
· Avec la TI 84 plus
ln 2.
fnint( X 2 , X, 0,1)
XCas calcule une intégrale sous forme exacte lorsque c’est possible.
· Avec la CASIO GRAPH 35 +
logiciels de géométrie dynamique Dans le mode RUN, utiliser la fonction (que l’on trouve en faisant OPTN, F4 (CALC), F4 ( dx). Elle s’utilise
comme ceci : (<fonction>,<borne inférieure>,<borne supérieure>).
Calcul d’intégrales avec la calculatrice :
2
Taper l’expression de la fonction taper la borne inférieure c’est-à-dire a (ici 0) borne supérieure c’est-à-dire 1.
Calculatrice Y1 dX .
1
1) Rentrer Y1
29 30
XIII. Méthode des rectangles
C
1°) Cadre
Elle consiste à encadrer l’aire par des sommes d’aires de rectangles au-dessous et au-dessus de la courbe.
Elle est illustrée sur les deux séries de graphiques suivants où l’on considère 5 rectangles au-dessous et 5
rectangles au-dessus.
Sur la 2e série, on a considéré des rectangles de même base. On a ainsi créé une subdivision régulière de
l’intervalle [a ; b]. C
a b
a b
31 32
2e série :
C
a b
C
a b
a b
a b
33 34
C C
a b
a b
Pour des raisons évidentes, on privilégie les rectangles de même base.
C
La méthode des rectangles consiste à subdiviser l’intervalle a, b en n intervalles de même longueur.
On conçoit aisément que plus n est grand, plus la somme des aires des rectangles au-dessus ou au-dessous est
proche de l’aire sous la courbe.
La somme des aires de rectangles peut se calculer aisément avec la calculatrice (programme ou fonction somme
de la calculatrice). Cela point est explicité dans le paragraphe 5°).
Propriété :
k n 1 kn
b
ba ba ba ba
f x dx est encadrée par f a k et f ak .
a b a
n n n n
k0 k 1
Commentaire :
Dans le cas où f est positive, il s’agit d’un encadrement de l’aire sous la courbe par deux sommes de n termes
correspondant à des aires de n rectangles (autrement dit, on effectue une subdivision régulière de l’intervalle
a ; b en n intervalles).
35 36
Dans le cas où f est croissante sur l’intervalle a ; b : Dans le cas d’une fonction positive, pour un découpage en 4 rectangles.
Faire une graphique avec f croissante.
k n 1
ba
n k0
f a k
ba
n
désigne la somme des aires des rectangles « inférieurs » ;
Somme des aires des rectangles « inférieurs ».
ba ba 4 4 4 4 4 4 4
f ak désigne la somme des aires des rectangles « supérieurs ».
n n
k 1 Somme des aires des rectangles « supérieurs » :
Nous nous interrogeons sur ce que représente « k » dans XIII. Méthode des rectangles 4°) dans la formule
ba ba
f a k désigne la somme des aires des rectangles « supérieurs » ;
n n k n 1
k0
ba ba
kn f a k .
ba ba n n
f ak désigne la somme des aires des rectangles « inférieurs ». k0
n n
k 1
kn k n 1 Cela représente un nombre de traits ou un nombre de rectangles ?
On a :
ba
n k 1
f ak
ba
n
A
ba
n k 0
f a k
ba
n
. Démonstration :
Remarque :
kn k n 1
On a :
ba
n k 1
f ak
ba
n
k 0
f ak
ba ba
n
n
f b f a . On conçoit aisément que plus n est grand, plus la somme est proche de l’aire sous la courbe.
ba
Donc dans les deux cas ( f 0 et f 0 ), l’amplitude de l’encadrement de A est égale à f b f a .
n
Ce résultat est intéressant à connaître. IL montre que plus n est grand, plus l’amplitude de l’encadrement est
faible.
37 38
5°) Algorithme
Entrées :
Saisir les réels a et b
Saisir l’entier naturel n
Initialisations :
ba
L prend la valeur
n
x prend la valeur a
m prend la valeur 0
p prend la valeur 0
Traitement :
Pour i allant de 0 à n 1 Faire
m prend la valeur m L f x
x prend la valeur x L
p prend la valeur p L f x
FinPour
Sortie :
Afficher m et p
k n 1 kn
Les formules
ba
n k0
f a k
ba
n
et
ba
n
k 1
f ak
ba
n
définissent des suites qu’il est possible
d’étudier.
39