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TS Cours Sur Les Intégrales

Le document traite des intégrales, en présentant les concepts fondamentaux, les propriétés et les méthodes de calcul. Il aborde l'historique des mathématiciens ayant contribué à la théorie des intégrales, ainsi que des applications pratiques pour le calcul d'aires et de volumes. Les différentes propriétés de l'intégrale, telles que la linéarité et l'ordre des bornes, sont également discutées.

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TS Cours Sur Les Intégrales

Le document traite des intégrales, en présentant les concepts fondamentaux, les propriétés et les méthodes de calcul. Il aborde l'historique des mathématiciens ayant contribué à la théorie des intégrales, ainsi que des applications pratiques pour le calcul d'aires et de volumes. Les différentes propriétés de l'intégrale, telles que la linéarité et l'ordre des bornes, sont également discutées.

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I.

Introduction
TS Les intégrales 1°) Problème

f est une fonction définie, continue et positive sur un intervalle [a ; b] ( a  b ).


Plan du chapitre :
On se propose de calculer dans le plan muni d’un repère orthogonal l’aire du domaine limité par C f , l’axe des
abscisses et les droites d’équations x  a et x  b .

I. Introduction

II. Deux points de vue


Cf

III. Définition. Conséquences

IV. Propriétés de l’intégrale pour les bornes

V. Propriétés pour les opérations algébriques (linéarité de l’intégrale)

VI. Intégrales et inégalités 1



j
VII. Formule d’intégration par parties (IPP) 
O i a b
VIII. Valeur moyenne d’une fonction
2°) Historique
IX. Expression d’une primitive à l’aide d’une intégrale
· Méthode des rectangles : Pascal – Riemann ® suites
X. Application des intégrales aux calculs d’aires

XI. Application des intégrales aux calculs de volumes · Méthode des fonctions : Leibniz – Newton ® dérivées et primitives

XII. Calcul approché d’une intégrale


Cauchy – Riemann (XIXe siècle) : calcul intégral

Georg Friedrich Bernhard Riemann, né le 17 septembre 1826 à Breselenz, Royaume de Hanovre, mort le 20 Bernhard Riemann (1826-1866) : mathématicien allemand
juillet 1866 à Selasca.

Augustin Louis Cauchy, né à Paris le 21 août 1789 et mort à Sceaux le 23 mai 1857, est un mathématicien
français, membre de l’Académie des sciences.

Grégoire de Saint-Vincent, né le 8 septembre 1584 à Bruges, comté de Flandre, (Pays-Bas catholiques) et


décédé le 27 janvier 1667 à Gand, était un jésuite.

Le 14 décembre 2022
zone sphérique
calotte sphérique
segment sphérique
démonstration avec les intégrales

1 2
II. Deux points de vue 2°) 2e aspect : avec les fonctions dérivées et les primitives (Newton – Leibniz)

1°) 1er aspect : avec les suites  Quadrature de l’hyperbole par Grégoire de Saint-Vincent

 Méthode des rectangles (Pascal – Riemann)

1 C : y1
x

1 A S  x0 


j


j 
C : y  x2 O i 1 x0

S  x  : aire sous la courbe sur l’intervalle [1 ; x]  x  1 .

1
On démontre que S est dérivable sur 1 ;   et que x  1;   S '  x   .
x

i
O Comme S 1  0 , on en déduit que x  1;   S  x   ln x .
0 1

A  aire sous la courbe sur [0 ; 1]  Cette méthode est généralisable.

f est continue et positive sur [a, b].


On subdivise [0 ; 1] en n intervalles.

Avec le théorème des gendarmes, on démontre que :

1 F  b  – F  a  où F est une primitive de f


A = u.
 a.
3 unité d'aire

 Cette méthode est généralisable.


1
j

O i a b

3 4
III. Définition. Conséquences 4°) Autre notation

1°) Remarque F  b  – F  a  se note aussi  F  x   a .


b


b
f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.
f  x  dx   F  x   a .
b
Nous savons que f admet des primitives sur I (théorème de Darboux). On écrit
a
Considérons deux primitives F et G sur I.
Il existe donc un réel k tel que x  I F  x   G  x   k . 5°) Interprétation géométrique
Étant donnés deux réels a et b quelconques dans I, on a :
F  b   F  a   G b   k    G  a   k   G b   G  a  . f est une fonction positive ou nulle et continue sur un intervalle [a ; b]  a  b  .

2°) Définition

C
f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.

F est une primitive de f sur I.

a et b sont deux réels quelconques dans I. A


1

Le nombre F  b   F  a  ne dépend pas de la primitive F choisie.
j
0 
On l’appelle « intégrale de a à b de f ». 0 i 1
a b


b
On le note f  x  dx .


b
A  f  x  dx
a


b
f  x  dx  F  b   F  a  .
a
Ainsi,
a
Nous y reviendrons dans le paragraphe VIII.

6°) Exemple
3°) Notations


2
Calculer l’intégrale I  3x 
 2 x  5 dx .

2
: symbole d’intégration (S allongé et déformé). 0


b
L’écriture f  x  dx est purement symbolique. Existence de l’intégrale :
a

La fonction f : x  3 x 2  2 x  5 est continue sur  comme fonction polynôme donc sur l’intervalle  0 ; 2 .
a et b sont les « bornes d’intégration ».
Il y a toujours 2 bornes d’intégration. Ces bornes s’interprètent comme des abscisses dans le 5°). Donc f est intégrable sur  0 ; 2 .
L’ordre des bornes a une importance. On n’a pas forcément la plus petite borne en bas et la plus grande en haut.
Voir règle du IV. 1°).
Calcul par la « méthode des crochets » :
x est la « variable d’intégration » : variable muette, c’est-à-dire que l’on peut le remplacer par n’importe
quelle autre lettre (t, u …) autre que f, a, b (et d). 2
 3 
I   
x  
x2   5x 
Le « dx » n’a pas grande signification.  une primitive  0
Il sert à délimiter l’intégrale.
Il sert aussi à préciser la variable par rapport à laquelle on intègre.
Il n’a pas d’influence sur le calcul.   
I  23  2 2  5  2  03  02  5  0  (on passe en numérique)

16 mars 2013 I2


dx ® indique la variable
On peut vérifier les résultats sur calculatrice (voir paragraphe XII.).
5 6
IV. Propriétés de l’intégrale pour les bornes 3°) Relation de Chasles

1°) Propriété 1 : ordre des bornes


f est une fonction continue sur un intervalle I contenant a, b, c.

  
c b b
f est une fonction continue sur un intervalle I. f  x  dx  f  x  dx  f  x  dx
a et b sont deux réels quelconques dans I. a c a

 
a b
f  x  dx   f  x  dx
b a
Démonstration :

Attention à l’ordre des bornes. On note F une primitive de f sur I.

 
c b
Démonstration : f  x  dx  f  x  dx  F  c   F  a   F  b   F  c 
a c
On note F une primitive de f sur I.
 
c b
f  x  dx  f  x  dx  F  b   F  a 

 
a b a c
f  x  dx  F  a   F  b     F  b   F  a     f  x  dx
  
c b b
b a f  x  dx  f  x  dx  f  x  dx
a c a

2°) Propriété 2
V. Propriétés pour les opérations algébriques (linéarité de l’intégrale)

f est une fonction continue sur un intervalle I. 1°) Propriété 1 (intégrale d’une somme)
a est un réel quelconque dans I.


a
f  x  dx  0
a f et g sont deux fonctions continues sur un intervalle I contenant a et b.

  
b b b
On a :  f  x   g  x   dx  f  x  dx  g  x  dx .
a a a
Démonstration :

On note F une primitive de f sur I.


a
Démonstration :
f  x  dx  F  a  – F  a   0
a
On note F une primitive de f sur I et G une primitive de g sur I.

On sait que F  G est alors une primitive de f  g sur I (propriété du cours sur les primitives qui se démontre
très facilement :  F  G  '  F ' G '  f  g ).


b
 f  x   g  x  dx   F  G  x  
b

a
a


b
 f  x   g  x   dx   F  G  b    F  G  a 
a


b
 f  x   g  x   dx   F  b   G  b     F  a   G  a  
a


b
 f  x   g  x   dx  F  b   F  a   G  b   G  a 
a

  
b b b
 f  x   g  x  dx  f  x  dx  g  x  dx
a a a

7 8
2°) Propriété 2 (intégrale du produit d’une fonction par une constante) Démonstration :

On note F une primitive de f sur [a ; b].


f est une fonction continue sur un intervalle I contenant a et b.

b

 est un réel quelconque. f  x  dx  F  b   F  a 


a

 
b b
On a :   f  x  dx    f  x  dx .
a a
1er cas : f  0 sur [a ; b]

Démonstration : On sait que F '  f ce qui donne F '  0 donc F est croissante sur [a ; b].
Comme a  b par hypothèse, on a F  a   F  b  d’où F  b   F  a   0 .
On note F une primitive de f sur I.

b
Donc f  x  dx  0 .
On sait que F est une primitive de f sur I (propriété du cours sur les primitives qui se démontre très a

facilement :  F  '  F '  f ).


2e cas : f  0 sur [a ; b]


b
  f  x  dx   F  x   a
b
Idem.
a

Remarque :

b
  f  x  dx   F  b    F  a 
Il faut bien remarquer que a  b .
a


b
  f  x  dx   F  b    F  a 
a 2°) Propriété 2 (« croissance » de l’intégrale)


b
  f  x  dx    F  b   F  a  (on effectue une factorisation)
a f et g sont deux fonctions continues sur un intervalle [a ; b]  a  b  .

 
b b
  f  x  dx    f  x  dx
 
b b

a a
Si f  g sur [a ; b], alors f  x  dx  g  x  dx .
a a

VI. Intégrales et inégalités


Démonstration :
1°) Propriété 1 (signe d’une intégrale)
On sait que f  g sur [a ; b].

f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b]  a  b  . Donc f – g  0 sur [a ; b] et f – g est continue sur [a ; b].


b


b
· Si f  0 sur [a ; b], alors f  x  dx  0 (positivité de l’intégrale). D’après 1°), on a donc :  f  x   g  x   dx  0 .
a a


b
Or par linéarité de l’intégrale
· Si f  0 sur [a ; b], alors f  x  dx  0 .
a

  
b b b
 f  x   g  x   dx  f  x  dx  g  x  dx .
a a a
Remarque :
 
b b
La notation « f  0 sur [a ; b] » est tout à fait autorisée. D’où f  x  dx  g  x  dx  0 .
Elle signifie que x  [a ; b] f  x   0 .
a a

Même chose pour la notation « f  0 sur [a ; b] ».


 
b b
Par suite, f  x  dx  g  x  dx .
a a

Cette propriété permet de comparer des intégrales, d’établir des inégalités entre intégrales sans les calculer.

9 10
VII. Formule d’intégration par parties (IPP) 4°) Exercice

1°) Formule d’IPP 


Calculer l’intégrale I 
 0
x sin 2 x dx .

u et v sont deux fonctions définies et dérivables sur un intervalle I telles que u ' et v ' soient continues sur I. On ne reconnaît pas une forme.
a et b ont deux réels quelconques dans I.

 
b b
u '  x  v  x  dx  u  x  v  x   a  u  x  v '  x  dx . On utilise la formule d’IPP.
b
On a :
a a

 
b b
u '  x  v  x  dx  u  x  v  x  a  u  x  v '  x  dx
b

a a
2°) Démonstration ROC
1er choix : u '  x   x v  x   sin 2 x
➀ u et v sont dérivables sur I et  uv  '  u ' v  uv ' . 2
x
u  x  v '  x   2cos 2 x
➁ u ' v et uv ' sont continues sur I donc u ' v  uv ' est également continue sur I. 2

x2
 
b b
On choisit u : x  et v : x  sin 2x.
u '  x  v  x  dx  u  x  v '  x  dx par linéarité de l’intégrale 2
u et v sont définies et dérivables sur [0 ; ].
a a


b
u '  x  v  x   u  x  v '  x   dx 
a  u ' et v ' sont continues sur [0 ; ].
 uv  ' x 

u  x  v  x  
b
 
a I
 0
x sin 2 x dx 
 0
u '  x  v  x  dx

 
b b
u '  x  v  x  dx  u  x  v '  x  dx  u  x  v  x   a
b
D’où Donc d’après la formule d’IPP :
a a



I  u  x  v  x  0  u  x  v '  x  dx
 
b b
u '  x  v  x  dx  u  x  v  x   a  u  x  v '  x  dx
b
0
a a

 
 x2 

3°) Intérêt de la formule d’IPP pour le calcul d’intégrales x2
I   sin 2 x    2cos 2 x dx
 2 0 0 2
Permet de transformer une intégrale « problématique » (qu’on ne sait pas calculer) en une intégrale plus simple 


2 2
0
qu’on sait calculer. I sin 2  sin 0  x 2 cos 2 x dx
2
   2 
  0
0 0

I
 0
2
x cos 2 x dx

On ne sait pas calculer : mauvais choix.

11 12
2e choix : u '  x   sin 2 x v  x  x 6°) Remarque
cos 2 x
u  x   v ' x  1 Parfois on est obligé de faire 2 IPP (2 au maximum en TS).
2
Exemple :
cos 2 x
On choisit u : x   et v : x  x.
2 

u et v sont définies et dérivables sur [0 ; ].  0


x 2 sin x dx

u ' et v ' sont continues sur [0 ; ].


Attention dans les calculs aux  en particulier.
  Dans ce cas, noter u1 , v1 , u2 et v2 les fonctions.
I
 0
x sin 2 x dx 
 0
u '  x  v  x  dx
7°) À propos de la formule d’intégration par parties

Donc d’après la formule d’IPP :


 La formule d’IPP fait intervenir une fonction sous forme d’une dérivée par le produit d’une fonction sous

« forme originale ».



I  u  x  v  x   0  u  x  v '  x  dx
0 
 


 cos 2 x 
b


cos 2 x
I    x    1 dx u  x  v  x   a  u  t  v  t  dt
b

 2 0 0 2
a

cos 2

cos 0 cos 2 x
I  0 dx
u  x  v  x   a  u  b  v  b   u  a  v  a 
b
2
 2  0 2
 0
2

 1 
 Principe ALPES
I 
2 2  0
cos 2 x dx
 ALPES : Arccos/Arcsin/Arctan ; ln ou log ; puissance ; e x ; sin/cos
 1  sin 2 x 
I  
2 2  2  0 Françoise Sévenier TS1
 1 1
I    sin 2  sin 0
2 4 4 Principe ALPES ® dans l’ordre on prend comme fonction v à dériver Arccos/Arcsin/Arctan ; ln ou log ;
 fonctions puissances ou puissances ; fonction exponentielle ; fonctions sinus et cosinus.
I
2
x, x 2 ® considérées comme des fonctions puissances
5°) Quelques méthodes pour gagner du temps dans les choix
On utilise le principe ALPES pour celle que l’on veut dériver (v).


b
 P  x  ln x dx C’est pour gagner du temps et avoir tout de suite une intégrale que l’on sait calculer.
a

polynôme

Choix : u '  x   P  x  et v  x   ln x (« on tue le ln »).


(On ne connaît pas de primitive de ln en Tale).


b
 x ex dx    0 
a

ex
Choix : u '  x   ex d’où u  x  

v  x  x d’où v '  x   1 (« on tue le x »).

13 14
3°) Exemples
VIII. Valeur moyenne d’une fonction
 Calculer la valeur moyenne de la fonction « carré » sur l’intervalle 1; 3 .
Rappel : définition de la moyenne arithmétique
On note  cette valeur moyenne.
La valeur moyenne (ou moyenne arithmétique) de n réels x1 , x2 , …, xn (n étant un entier naturel supérieur ou
x  x  ...  xn

égal à 1) est donnée par m  1 2
3
(somme des valeurs divisée par le nombre de valeurs). 1
n  x 2 dx .
3 1 1


3
1°) Définition [valeur moyenne d’une fonction] 1
 x 2 dx
2 1
3
1  x3 
f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b] ( a  b ).   
2  3 1

b
1
On appelle valeur moyenne de f sur [a ; b] le réel   f  x  dx .
ba 1  33 13 
a
   
2 3 3 
1 1
Remarque :   9 
2 3
1 26
La notion de valeur moyenne d’une fonction généralise la notion de moyenne arithmétique pour des nombres.  
2 3
13
2°) Interprétation graphique dans le cas d’une fonction continue positive 
3
f est une fonction continue et positive sur un intervalle [a ; b]  a  b  .
 Calculer la valeur moyenne de la fonction « inverse » sur l’intervalle 1; e .
0
On note  cette valeur moyenne.

C
= 



1
e 1 1 x
1
e
1

dx .

 ln x  1
e

e 1
1
   ln e  ln1
e 1
  1
j j
 1  0 
e 1
 
O i a b O i a b 1

e 1
b–a
4°) Propriété (« inégalité de la moyenne », encadrement de la valeur moyenne d’une fonction sur un
intervalle)
 est la deuxième dimension d’un rectangle dont la première dimension est b – a et qui a la même aire que D
(domaine sous la courbe).
f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b]  a  b  .
m et M sont deux réels tels que x   a ; b  m  f  x   M .
On a : m    M .

Rappel de vocabulaire : m est un minorant de f sur [a ; b] et M est un majorant de f sur [a ; b].


On a : m    M .
15 16
Démonstration à savoir refaire : IX. Expression d’une primitive à l’aide d’une intégrale

On sait que : x   a ; b  m
  f  x  M
. 1°) Problème
ux v x
Écrire une primitive d’une fonction dont on ne connaît pas de primitive.
Donc par croissance de l’intégrale  a  b  : f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.
a  I fixé.


x
Pour tout réel x  I , on pose   x   intégrale de f de a à x ou   x   f  t  dt (repasser le x en rouge).
  
b b b
u  x  dx  f  x  dx  v  x  dx a
a a a
On va s’intéresser cette fonction. Que peut-on dire de  ?
On ne cherche pas à la calculer.
On peut donner sa dérivée.
Remarque sur l’intégrale d’une fonction constante :


b
k dx   kx  a  kb  ka  k b  a  2°) Théorème (appelé parfois « théorème fondamental de l’analyse »)
b
(constante fois différence des bornes)
a

constante f est une fonction définie et continue sur un intervalle I.


a  I fixé.
Pour tout réel x  I , on pose   x   intégrale de f de a à x.


b
Donc : m  b  a   f  x  dx  M  b  a 

x
 x  f  t  dt (repasser le x en rouge).
a
a
( : b – a  b  a  0)  est dérivable sur I et x  I  '  x   f  x  .


b
f  x  dx
m M
a

ba

x
Remarque sur l’écriture   x   f  t  dt :
a
Il y a deux variables : x et t.
m  M
t est la variable d’intégration (c’est une variable muette) : on peut dire d’une manière un peu abusive que « t
prend toutes les valeurs de a à x ».
5°) Commentaire sur la valeur moyenne
x est la variable de définition de la fonction .
· La valeur moyenne sert peu en mathématiques cette année. Elle sert en revanche davantage en physique.
3°) Démonstration
· Elle est quand même intéressante pour l’inégalité de la moyenne.
On note F une primitive de f sur I.


x
x  I   x   f  t  dt
a

 x   F  x   F  a

cte

Par définition, F est dérivable sur I et x  I F '  x   f  x  .


Donc est dérivable sur I et x  I  '  x   F '  x   0 .
 ' x   f  x 


a
Comme   a   f  t  dt  0 ,  est la primitive de f sur I qui s’annule en a.
a

17 18
4°) Exemple
La fonction f :    est continue.
:  et
t

x
et 1 t2
x dt
1 1 t 2


x
x     x   f  t  dt
1


x t t
e e
 x  dt  intégrale de 1 à x de la fonction t 
1 1 t 2 1 t2 Donc  est dérivable sur  et x    '  x   f  x 
ex
On notera que t est la variable d’intégration. x    '  x  
1  x2

Le 18 mars 2021

et
Il ne faut pas chercher à calculer l’intégrale. Écrire la primitive F de la fonction f : t  qui s’annule en 0 (j’avais écrit 1 initialement).
1 t2
et
En effet, il n’est pas possible de déterminer une primitive de la fonction t  .
1 t2 On utilise une intégrale.

Nous allons nous intéresser cependant à la détermination de valeurs de .


 
x x
et
F x  f  t  dt soit F  x   dt
0 0 1 t 2

1
et
 1  dt  0
1 1 t 2 F(1) ?

Pour toute valeur de x différente de 1, il n’est pas possible de calculer   x  . calculatrice


Si on désire néanmoins obtenir une valeur approchée de   x  pour une valeur de x différente de 1, il
La calculatrice effectue un calcul approché.
faut utiliser la calculatrice (cf. paragraphe plus loin dans le cours).
On peut démontrer que F  x  tend vers une limite finie lorsque x tend vers – ∞ (qu'on ne peut pas trouver) et
Exemple :
que F  x  tend vers + ∞ quand x tend vers plus l'infini.


3
et
  3  dt
1 1 t 2 sens de variation de F ?

Sur calculatrice TI 83, on tape fnInt(e^T/(1+T^2),T,1,3). F'  ... ?


On obtient l’affichage 3,093672831.

Ainsi, on a :   3  3,09367283...

Il est possible également de rentrer la fonction  dans la calculatrice.

On tape Y1= fnInt(e^T/(1+T^2),T,1,X).


On peut alors obtenir un tableau de valeurs de la fonction 
On peut même obtenir la courbe représentative de la fonction  (ça prend juste un peu de temps !).

19 20
X. Application des intégrales aux calculs d’aires

b
Aire de D   g  t   f  t   dt en u.a.
a
1°) Aire associée à la courbe d’une fonction de signe constant

 a  x  b
f : [a ; b] ®  ( a  b ) continue de signe constant. D 
 f  x   y  g  x 

f  0 sur [a ; b] f  0 sur [a ; b] 3°) Unité d’aire dans un repère orthogonal

1 · Définition
 a b
j
C 
0 i 1  
D
On se place dans le plan muni d’un repère orthogonal O, i , j .  

b
D f  t  dt
0

1 a b

j C  f t  dt On a alors O
0
.
a
 1 0 1
0 i 1 a b x On considère les points I , J , K .
0 1 1

 
b b
Aire de D = f  t  dt en u.a. Aire de D =  f  t  dt en u.a.
a a Par définition, l’unité d’aire associée au repère (en abrégé u. a.) est l’aire du rectangle OIKJ.

 a  x  b  a  x  b
D  D 
0  y  f  x   f  x   y  0
J K
1

2°) Aire du domaine compris entre deux courbes 


j 1 u.a.
a b

f :  a ; b    continue. 0 i 1
I
g :  a ; b    continue.
x   a ; b  f  x   g  x  On retiendra : u.a.  aire du rectangle OIKJ .

Exemple :
Cg
  g t   f t 
b
dt  
a
Avec les notations précédentes, on suppose que i  2 cm et j  3 cm .
Dans ce cas, on a :
D

1 u. a.  aire du rectangle OIJK  OI  OJ   2 cm    3 cm   6 cm 2


1 Cf

j
0 
0 i 1
a b

21 22
· Application pratique importante 4°) Exemples

Exemple : Quadrature de la parabole Quadrature de l’hyperbole


1
Dans le cas de l’exemple précédent on sait que 1 u. a.  6 cm2 . f : x  x2 f:x
x
Pour obtenir la mesure en cm 2 de l’aire A d’un domaine D, il faudra multiplier le résultat en unité d’aire par C
1
6.
Supposons que A  4 u. a. . Alors A  4   6 cm 2   24 cm 2 . C

Unité d’aire 
j ln x u.a.
1
y u.a.
3 1
D 
j D

 O i 1 x
0 i 1

f est continue et positive sur [0 ; 1].


J
x 1


1
Aire de D = 2
t dt
f est continue et positive sur [1 ; x].
O I x 0


x
1 1
 t3  Aire de D = dt
  1 t
Dans le repère (O, I, J) orthogonal, le rectangle hachuré (rouge) a pour comme dimensions 1 sur 1. Il s’agit du  3 0
  ln t 1
x
rectangle « unité » qui a pour aire 1 unité d’aire. On écrit 1 u.a.. 1
L’aire du rectangle gris est égale à 8 fois l’aire du rectangle rouge.  u. a.  ln x  ln 1
L’aire du rectangle gris est donc égale à 8 u.a.. 3
 ln x u. a.
Lorsque les longueurs unitaires sont connues, il est possible de convertir les unités d’aires en unités de mesure
On ne peut évident pas trouver cette valeur
(le cm 2 par exemple). graphiquement.

XI. Application des intégrales aux calculs de volumes

1°) Théorème (admis sans démonstration)

· Formule de calcul par découpage en tranches par des plans perpendiculaires à l’axe des cotes

  

L’espace E est muni d’un repère orthonormé O, i , j , k . 
On considère un solide délimité par les plans de cotes a et b ( a  b ).

23 24
On note S  z  l’aire de la section à la cote z pour a  z  b .
R
(Le solide est limité par les plans d’équations z  a et z  b .)

On suppose que la fonction z  S  z  est continue sur l’intervalle  a ; b  .


b
Le volume du solide est donné par V  S  z  dz (en unité de volume).
a

Idée : On découpe le solide en minces tranches presque cylindriques (cylindres de hauteur dz, infinitésimale).

Méthode pour calculer le volume d’un solide avec la formule par découpage en tranches par des plans
perpendiculaires à l’axe des cotes

- On trouve les bornes de l’intégrale.


- On trouve S  z  (on verra en exercices comment le calculer). –R
- On calcule l’intégrale.
Boule de centre O
de rayon R ( R  0 )
· Cette formule reste valable pour un découpage en tranches par des plans perpendiculaires à l’axe des
abscisses.
Pour calculer le volume, on peut utiliser un découpage par tranches orthogonales à l’un des axes.
On note S  x  l’aire de la section à l’abscisse x pour a  x  b .
(Le solide est limité par les plans d’équations x  a et x  b .) On va effectuer un découpage par tranches horizontales.

La sphère est limitée par les plans d’équations z=R et z=-R.



b
Volume du solide  S  x  dx (en u.v.).
a

On applique la formule avec


· Cette formule reste valable pour un découpage en tranches par des plans perpendiculaires à l’axe des
ordonnées. aR
bR
2°) Volume d’une boule
Calculons S  z  (la section est un disque).
  
On se place toujours dans l’espace muni d’un repère orthonormé O, i , j , k .  
Aire d’un disque de rayon r  0 :  r 2
On considère une boule de centre O et de rayon R.
H M


k
O 
j

HM 2  R 2  z
2

Donc HM2  R2  z 2

25 26
3°) Volume d’un solide de révolution (méthode des disques)
R2  z2
H M f est une fonction continue et positive sur [a ; b].
 
z
C : représentation graphique de f dans un repère orthonormé  O, i, j 
R
O
C
S  z   aire du disque de centre H et de rayon HM M
S  z    HM 2


S  z    R 2  z 2  j
H

O i

R
a x b
V S  z  dz
R


R
V
R

 R 2  z 2 dz 


R
V 
R
R 2

 z 2 dz S  x
Utilisation de la linéarité de l’intégrale
R On considère le solide engendré par la rotation de C autour de l’axe des abscisses.
 z3 
V    R2  z   (on utilise le fait que R est une constante)
 3  R
S  x   aire du disque de centre H et de rayon HM  f  x 
 R3     R  
3
S  x      f  x  
2

V    R 2  R     R 2    R  
 3   3 
  

  
b b b
 2R3  2R3  S  x  dx     f  x  dx    f  x   dx
2 2

V    V
 a a a
 3  3 
4R3 le  « passe » devant
V 
3


b
4 3
 f  x   dx .
2
V R Le volume du solide est donné par V   
3 a

On peut aussi calculer le volume d’une demi-boule et multiplier le résultat par 2.


(Cette formule est parfois appelée « formule des disques »).
Par le même calcul, on obtient aisément le volume d’une calotte sphérique.
N.B : La boule, le cylindre droit, le cône de révolution sont des solides de révolution.
dV
(N.B. : aire de la sphère A   4R 2 ) 4°) Volume d’un cylindre
dR

On a la formule quelconque valable pour un cylindre droit ou oblique : aire de la base  hauteur .

27 28
XII. Calcul approché d’une intégrale Avec graphique : TI-83 [Link] ou TI-83 Premium-CE

1°) Méthode des rectangles


f  x math 9 : intégrFonct ou f  x
On se place dans le cas d’une fonction f positive ou nulle et continue sur un intervalle [a ; b].

On calcule la somme des aires des « rectangles inférieurs » et la somme des aires des « rectangles supérieurs ». Exemple :


1

Lorsque f est monotone, cela fournit un encadrement de l’aire, et donc de l’intégrale de f sur l’intervalle [a ; b]. Calculer l’intégrale x 2 dx .
0

Cette méthode se prête particulièrement bien à la programmation (algorithme avec une boucle « Pour » aisé à
programmer : voir exercices).
Il n’y a pas besoin de calculer la primitive de la fonction.
On rentre directement la fonction originale. La calculatrice calcule l’intégrale au moyen d’un programme
Le 29-6-2016
intégré, sans calculer la primitive.
Cette méthode a déjà été présentée dans le paragraphe II. 1°) (méthode de Pascal). Le paragraphe XIII. revient
plus en détail sur cette méthode.
· Avec la TI 82 [Link] ou TI 83
2°) Autres méthodes (voir exercices)
1ère façon :
On peut mentionner par exemple la « méthode des trapèzes » accessible en terminale.
math math 9 : fonctIntegr( X 2 , X, 0,1)
3°) Utilisation de la calculatrice et de logiciels
ou
 calculatrices
MATH MATH 9 : fnInt( X 2 , X, 0,1)
Les calculatrices « simples » donnent une valeur approchée.
1
On trouve 0,3333333333 c’est-à-dire ce qui est « logique ».
 logiciels de calcul formel 3

L’usage d’un tel logiciel peut être très intéressant : il permet de trouver la valeur exacte de l’intégrale dans de 2e façon :
nombreux cas.
Y= X GRAPH 2nd Calc 7 (déplacer le curseur sur 0 puis Enter puis sur 1 Enter ).
 
1 2
dx
Par exemple, pour e x dx , on obtiendra la valeur exacte e  1 , pour , on obtiendra la valeur exacte
0 1 x
· Avec la TI 84 plus
ln 2.

fnint( X 2 , X, 0,1)
XCas calcule une intégrale sous forme exacte lorsque c’est possible.
· Avec la CASIO GRAPH 35 +
 logiciels de géométrie dynamique Dans le mode RUN, utiliser la fonction  (que l’on trouve en faisant OPTN, F4 (CALC), F4 ( dx). Elle s’utilise
comme ceci :  (<fonction>,<borne inférieure>,<borne supérieure>).
Calcul d’intégrales avec la calculatrice :


2
Taper l’expression de la fonction taper la borne inférieure c’est-à-dire a (ici 0) borne supérieure c’est-à-dire 1.
Calculatrice Y1 dX .
1

1) Rentrer Y1

2°) Y1 choix alpha trace (f4)

29 30
XIII. Méthode des rectangles
C
1°) Cadre

· On se place dans le cas d’une fonction f continue, positive et monotone sur  a, b  .

· On note C sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan.

· Dans la suite, on va supposer que f est croissante sur  a, b  .

· On s’intéresse à l’aire A sous la courbe C .

2°) Principe de la méthode des rectangles

Elle consiste à encadrer l’aire par des sommes d’aires de rectangles au-dessous et au-dessus de la courbe.

Elle est illustrée sur les deux séries de graphiques suivants où l’on considère 5 rectangles au-dessous et 5
rectangles au-dessus.

Sur la 1ère série, on a considéré des rectangles de bases différentes. a b

Sur la 2e série, on a considéré des rectangles de même base. On a ainsi créé une subdivision régulière de
l’intervalle [a ; b]. C

a b

a b

31 32
2e série :
C

a b

C
a b

a b

a b

33 34
C C

a b
a b
Pour des raisons évidentes, on privilégie les rectangles de même base.
C
La méthode des rectangles consiste à subdiviser l’intervalle  a, b  en n intervalles de même longueur.
On conçoit aisément que plus n est grand, plus la somme des aires des rectangles au-dessus ou au-dessous est
proche de l’aire sous la courbe.

3°) Application pratique

La somme des aires de rectangles peut se calculer aisément avec la calculatrice (programme ou fonction somme
de la calculatrice). Cela point est explicité dans le paragraphe 5°).

4°) Résultat général

Propriété :

Soit f une fonction continue et monotone sur un intervalle  a ; b  .


Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 1.

k  n 1 kn

  
b
ba  ba  ba  ba 
f  x  dx est encadrée par f a  k  et f ak .
a b a
n  n  n  n 
k0 k 1

Commentaire :

Dans le cas où f est positive, il s’agit d’un encadrement de l’aire sous la courbe par deux sommes de n termes
correspondant à des aires de n rectangles (autrement dit, on effectue une subdivision régulière de l’intervalle
 a ; b  en n intervalles).

35 36
Dans le cas où f est croissante sur l’intervalle  a ; b  : Dans le cas d’une fonction positive, pour un découpage en 4 rectangles.
Faire une graphique avec f croissante.
k  n 1
ba
n  k0

f a  k

ba 
n 
 désigne la somme des aires des rectangles « inférieurs » ;
Somme des aires des rectangles « inférieurs ».

ba ba  ba  ba  ba  ba  ba 


kn  f a   f a    f  a  2   f  a  3 


ba  ba  4 4  4  4  4  4  4 
f ak  désigne la somme des aires des rectangles « supérieurs ».
n  n 
k 1 Somme des aires des rectangles « supérieurs » :

k  n 1 k n ba  ba  ba  ba  ba  ba  ba


 f b
 
ba  ba  ba  ba   f a   f  a  2   f  a  3 
On a : f a  k A  f a  k . 4  4  4  4  4  4  4
n  n  n  n 
k0 k 1
Le 6 juin 2016
Dans le cas où f est décroissante sur l’intervalle  a ; b  :
Clara Oury groupé avec Théo Spriet
k  n 1


Nous nous interrogeons sur ce que représente « k » dans XIII. Méthode des rectangles 4°) dans la formule
ba  ba 
f a  k  désigne la somme des aires des rectangles « supérieurs » ;
n  n  k  n 1


k0
ba  ba 
kn f a  k .

ba  ba  n  n 
f ak  désigne la somme des aires des rectangles « inférieurs ». k0
n  n 
k 1
kn k  n 1  Cela représente un nombre de traits ou un nombre de rectangles ?
On a :
ba
n k 1

f ak

ba 
n 
A 
ba
n k 0

f a  k

ba 
n 
. Démonstration :

Remarque :
kn k  n 1

On a :
ba
n k 1

f ak

ba 
n 
 k 0

f ak

ba  ba
n 

n 
 f  b   f  a   . On conçoit aisément que plus n est grand, plus la somme est proche de l’aire sous la courbe.

ba
Donc dans les deux cas ( f  0 et f  0 ), l’amplitude de l’encadrement de A est égale à f b   f  a  .
n
Ce résultat est intéressant à connaître. IL montre que plus n est grand, plus l’amplitude de l’encadrement est
faible.

Dans la première somme, le k sert à désigner l’abscisse de chaque point de la courbe.

37 38
5°) Algorithme

On peut aisément calculer les sommes par un algorithme.

Entrées :
Saisir les réels a et b
Saisir l’entier naturel n

Initialisations :
ba
L prend la valeur
n
x prend la valeur a
m prend la valeur 0
p prend la valeur 0

Traitement :
Pour i allant de 0 à n  1 Faire
m prend la valeur m  L  f  x 
x prend la valeur x  L
p prend la valeur p  L  f  x 
FinPour

Sortie :
Afficher m et p

k  n 1 kn

Les formules
ba
n k0

f a  k

ba 
n 
 et
ba
n 
k 1

f ak

ba 
n 
 définissent des suites qu’il est possible

d’étudier.

39

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