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17 Fonctions Trigo

Ce document présente un cours sur les fonctions trigonométriques, en commençant par des rappels sur le cercle trigonométrique et les définitions de sinus et cosinus. Il aborde également les propriétés de ces fonctions, leur dérivée, ainsi que des exemples d'équations et d'inéquations. Enfin, des exercices pratiques sont proposés pour appliquer les concepts appris.

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17 Fonctions Trigo

Ce document présente un cours sur les fonctions trigonométriques, en commençant par des rappels sur le cercle trigonométrique et les définitions de sinus et cosinus. Il aborde également les propriétés de ces fonctions, leur dérivée, ainsi que des exemples d'équations et d'inéquations. Enfin, des exercices pratiques sont proposés pour appliquer les concepts appris.

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1.

Cours : Fonctions trigonométriques

Dans tout ce chapitre, on se place dans un repère (O ;⃗ı ,⃗ȷ) orthonormé.

1 Rappels
1.1 Enroulement de la droite des réels
Définition 1 : On appelle cercle trigonométrique le cercle de centre O et de rayon 1 que l’on parcourt dans
le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ce sens est appelé sens trigonométrique.
On trace la droite des réels à droite de ce cercle trigonométrique, parallèlement à l’axe des ordonnées, puis
on l’enroule autour d’une cercle trigonométrique. A chaque point x sur cette droite des réels, on associe
ainsi un unique point M(x) sur le cercle.


×
4
π
×
2
×
×
⃗j

⃗i

Propriété 1 : Deux réels dont la différence est le produit de 2π et d’un nombre entier ont la même image
par M.

1.2 Cosinus et sinus d’un nombre réel


Définition 2 : Soit x un réel et M(x) son image sur le cercle trigonométrique. On appelle :
• Cosinus de x, noté cos(x), l’abscisse de M(x) ;
• Sinus de x, noté sin(x), l’ordonnée de M(x).

×M(x)
sin(x)

H
×
O cos(x)

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2 1. Cours : Fonctions trigonométriques

■ Exemple 1 : On retiendra en particulier les valeurs remarquables suivantes.

Degré 0 30 45 60 90 180

π π π π
Radians 0 π
6 4 3 2
√ √
3 2 1
Cosinus 1 0 -1
2 2 2
√ √
1 2 3
Sinus 0 1 0
2 2 2

2π π
3 3

3π 3 π
4 2 4

2
2
5π π
6 1 6
2

√ √ √ √
3 2 1 1 2 3
− − −
2 2 2 2 2 2

5π 7π π 11π
− ; − ;
6 6 1 6 6

2

3π 5π 2 π 7π
− ; − − ;
4 4 2 4 4

2π 4π 3 π 5π
− ; − − ;
3 3 2 3 3

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1 Rappels 3

Propriété 2 : Pour tout réel x,

−1 ⩽ cos(x) ⩽ 1 − 1 ⩽ sin(x) ⩽ 1 cos(x)2 + sin(x)2 = 1

1+x
■ Exemple 2 : On considère la fonction f : x 7→ .
2 + sin(x)
Puisque, pour tout x ∈ R, 1 ⩾ sin(x) ⩾ −1, alors 3 ⩾ 2 + sin(x) ⩾ 1 > 0. f est donc bien définie sur R.
1 1
Par ailleurs, la fonction inverse étant décroissante sur ]0; +∞[, on a ⩽ ⩽ 1 et donc, en multipliant
3 2 + sin(x)
1+x
par 1 + x qui est strictement positif sur ]0; +∞[, ⩽ f (x).
3
Å ã
1+x
Or, lim = +∞. Par comparaison, lim f (x) = +∞. ■
x→+∞ 3 x→+∞

1.3 Résolution d’équation et d’inéquation


1 π π
■ Exemple 3 : Les solutions de l’équation cos(x) = sur [−π; π] sont − et . ■
2 3 3

π 3π
■ Exemple 4 : Le solutions de l’équation cos(x) = 0 sur [0; 2π] sont et . ■
2 2

√ ï ò
3 π 11π
■ Exemple 5 : L’ensemble des solutions de l’inéquation cos(x) ⩽ sur [0; 2π] est l’intervalle ; .
2 6 6
h π i hπ i
Sur l’intervalle [−π; π] l’ensemble des solutions de cette inéquation est −π; − ∪ ; π . ■
6 6


3
x=
2

π
6

π 11π
− ;
6 6

Il faut donc faire attention à l’intervalle de résolution.. Dans tous les cas, le cercle trigonométrique sera votre
plus précieux allié.

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4 1. Cours : Fonctions trigonométriques

2 Fonctions trigonométriques
2.1 Définition et variations
Définition 3 : La fonction cosinus est la fonction qui, à tout réel x, associe cos(x).
La fonction sinus est la fonction qui, à tout réel x, associe sin(x).

1
y = cos(x)

−2π −π π 2π

−1

π π
x −π − 0 π
2 2
1
cos 0 0
−1 −1

cos(x) − 0 + 0 −

1 y = sin(x)

−2π −π π 2π

−1

π π
x −π − 0 π
2 2
0 1
sin 0
−1 0

sin(x) 0 − 0 + 0

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2 Fonctions trigonométriques 5

Propriété 3 : Pour tout x ∈ R, on a


• cos(−x) = cos(x), la fonction cosinus est paire.
• sin(−x) = − sin(x); la fonction sinus est impaire.

Cela se traduit graphiquement par le fait que la courbe de la fonction cosinus est symétrique par rapport à l’axe
des ordonnées alors que la courbe de la fonction sinus est symétrique par rapport à l’origine du repère.
 π  π  √2  π π  √
2
■ Exemple 6 : cos − = cos = ; sin − = − sin =− . ■
4 4 2 4 4 2

Propriété 4 : Pour tout x ∈ R et pour tout k ∈ Z, on a


• cos(x + k × 2π) = cos(x) ;
• sin(x + k × 2π) = sin(x).
On dit que les fonctions sinus et cosinus sont 2π-périodiques.

Å ã Å ã
25π 24π π  π π  1
■ Exemple 7 : cos = cos + = cos 4 × 2π + = cos = . ■
3 3 3 3 3 2

2.2 Dérivée des fonctions trigonométriques

Propriété 5 : Les fonctions cos et sin sont dérivables sur R. Par ailleurs, pour tout réel x,

sin′ (x) = cos(x) et cos′ (x) = − sin(x)

■ Exemple 8 : On considère la fonction g : x 7→ 2 cos(x) − x définie sur I = [−π; π]. g est dérivable sur I et
pour tout x ∈ I, g′ (x) = −2 sin(x) − 1.
1
Ainsi, g′ (x) ⩾ 0 si et seulement si sin(x) ⩽ − .
2
Pour résoudre cette inéquation on peut utiliser le cercle trigonométrique.
1
Ainsi, g′ (x) ⩾ 0 si et seulement si sin(x) ⩽ − .
2
Pour résoudre cette inéquation on peut utiliser le cercle
trigonométrique.
1 1
L’ensemble des solutions de l’inéquation sin(x) ⩽ − sur [−π; π] y=−
ï ò 2 2
5π π
est − ; − . On peut alors construire le tableau de variations 5π π
6 6 − −
de f sur l’intervalle [−π; π] 6 6

x −π − 5π
6
− π6 π

g′ (x) − 0 + 0 −

π −2 π
+ 3
6
g √

6 − 3 −2 − π

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6 1. Cours : Fonctions trigonométriques

Il est également possible de dérivée des fonctions composées avec le cosinus ou le sinus.

Propriété 6 : Soit u une fonction définie et dérivable sur un intervalle I. Alors sin(u) et cos(u) sont égale-
ment dérivables sur cet intervalle I et on a

(sin(u))′ = u′ × cos(u) et (cos(u))′ = −u′ × sin(u)

■ Exemple 9 : Pour tout réel x, on pose f (x) = sin(3x2 − 4x + 5).


f est dérivable sur R et pour tout réel x, f ′ (x) = (6x − 4) sin(3x2 − 4x + 5). ■

Propriété 7 : Soit a un réel non nul.


sin(ax)
• Une primitive de x 7→ cos(ax) sur R est x 7→ .
a
cos(ax)
• Une primitive de x 7→ sin(ax) sur R est x 7→ − .
a

Démonstration 1 : Il suffit de dériver. Attention au signe ! □

■ Exemple 10 : Pour tout réel x, on pose f (x) = 3 cos(2x) − 5 sin(9x). Une primitive de f sur R est la
3 5
fonction F définie pour tout réel x par F(x) = sin(2x) + cos(9x). ■
2 9

■ Exemple 11 : Pour x ∈ R, on pose g(x) = cos(x) sin(x). Pour tout x ∈ R, on a g(x) = sin′ (x) × sin(x).
1 2
Une primitive de g sur R est la fonction G définie pour tout réel x par G(x) = sin (x). ■
2

Z π
3
■ Exemple 12 : On considère la fonction f : x 7→ sin (x) dx définie sur R et I = f (x) dx.
0
D’une part, pour tout réel x,

f (x) = sin(x) × sin2 (x) = sin(x)(1 − cos2 (x)) = sin(x) − sin(x) cos2 (x).
Z π Z π
Ainsi, I = sin(x) dx + (− sin(x) cos2 (x)) dx. D’une part,
0 0
Z π
sin(x) dx = [− cos(x)]π0 = − cos(π) − (− cos(0)) = −(−1) − (−1) = 2.
0

D’autre part, pour tout réel x ∈ [0; π], on a − sin(x) cos2 (x) = cos′ (x) × cos2 (x).
cos3 (x)
Une primitive de la fonction x 7→ − sin(x) cos2 (x) sur [0; π] est donc la fonction x 7→ . Ainsi,
3
ñ ôπ
cos3 (x) cos3 (π) cos3 (0) 1 1 2
Z π
2
(− sin(x) cos (x)) dx = = − =− − =− .
0 3 0
3 3 3 3 3

2 4
Finalement, I = 2 − = . ■
3 3

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2. Exercices

Rappels
▶ Exercice 1 – Voir le corrigé
On se place sur le cercle trigonométrique tracé ci-dessus et sur lequel sont placés certains points.
J
D C Déterminer les points images par
E B l’enroulement de la droite des réels sur le
cercle trigonométrique des réels suivants.
F A
π 2π −3π 18π
I′ I
π 3π 17π −7π
2 2 2 2
π 3π −5π 8π
G P 6 4 3 3
H N −7π 19π −37π 23π
K M 4 3 6 4
J′
▶ Exercice 2 – Voir le corrigé
En utilisant le cercle trigonométrique, déterminer les valeurs suivantes.
Å ã Å ã
 π  π 2π 2π
cos − sin − cos sin
 π3  Å 3ã

Å 3 ã

Å 3 ã

cos − sin cos sin
Å 4 ã Å 4 ã Å 4 ã  4π 
11π 5π 5π
cos sin − cos sin −
6 6 6 6
▶ Exercice 3 – Voir le corrigé
Résoudre les équations suivantes, d’inconnue x ∈] − π; π].
√ √
1 2 3
cos(x) = sin(x) = cos(x) = 0 sin(x) = −
2 2 2
▶ Exercice 4 – Voir le corrigé
Résoudre les équations suivantes, d’inconnue x ∈ [0; 2π[.
√ √
1 2 3
sin(x) = cos(x) = − cos(x) = 0 sin(x) =
2 2 2
▶ Exercice 5 – Voir le corrigé
1
Résoudre l’équation cos(x)2 − = 0 sur [0; 2π].
2

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8 2. Exercices

▶ Exercice 6 – Voir le corrigé


Résoudre les inéquations suivantes sur [−π; π]. √ √
1 3 2
cos(x) ⩽ cos(x) ⩾ 0 cos(x) ⩽ − cos(x) <
2 2 2
▶ Exercice 7 – Voir le corrigé
Résoudre les inéquations suivantes sur [−π; π]. √
1 3 √
2 cos(x) + 1 > 2 − ⩽ cos(x) ⩽ 1 − 3 ⩽ −2 cos(x) + 1 ⩽ 0
2 2
▶ Exercice 8 – Voir le corrigé
Soit x un réel. Que vaut (cos(x) + sin(x))2 + (cos(x) − sin(x))2 ?

Fonctions trigonométriques
▶ Exercice 9 – Voir le corrigé
1
On considère la fonction f : x 7→ .
2 + cos(x)
1. Justifier que
 πf est définie sur R.
2. Calculer f et f (−π).
3
3. Trouver deux réels m et M tels que pour tout réel x, m ⩽ f (x) ⩽ M.

▶ Exercice 10 – Voir le corrigé


On admet que les fonctions suivantes sont dérivables sur R. Donner une expression de leur dérivée.
f1 : x 7→ cos(3x) + x f2 : x 7→ sin(x) cos(x)
f3 : x 7→ cos(ex ) f4 : x 7→ (sin(x))3
sin(x)
f5 : x 7→ f6 : x 7→ ln(1 + cos(x)2 )
2 + cos(x)
▶ Exercice 11 – Voir le corrigé
Le but de cet exercice est de prouver d’une nouvelle manière que pour tout réel x, on a
(cos(x))2 + (sin(x))2 = 1. Pour tout réel x, on pose f (x) = (cos(x))2 + (sin(x))2 .
1. Que vaut f (0) ?
2. Justifier que f est dérivable sur R et calculer f ′ (x) pour tout réel x. Conclure.

▶ Exercice 12 – Voir le corrigé


Pour tout réel x, on pose f (x) = x + cos(x).
1. Construire le tableau de variations de f en incluant les éventuelles limites en −∞ et +∞.
2. Donner l’équation de la tangente à la courbe de f à l’abscisse 0.

▶ Exercice 13 – Voir le corrigé


sin(x)
On considère la fonction f : x 7→ , définie sur [0; 2π].
2 + cos(x)
1 + 2 cos(x)
1. Justifier que f est dérivable sur [0; 2π] et que pour tout réel x ∈ [0; 2π], f ′ (x) = .
(2 + cos(x))2
2. Construire le tableau de variations de f sur [0; 2π].

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9

▶ Exercice 14 – Voir le corrigé


Montrer que pour tout réel x ⩾ 0, on a x ⩾ sin(x).
▶ Exercice 15 – Voir le corrigé
Ä 2ä
Pour tout réel x, on pose f (x) = cos e−x .
1. Déterminer, si elles existent, les limites de f en +∞ et en −∞.
2. Justifier que f est dérivable sur R et que calculer sa dérivée.
2
3. Montrer que pour tout réel x, 0 ⩽ e−x ⩽ 1.
2
4. En déduire que pour tout réel x, sin(e−x ) ⩾ 0.
5. En déduire le tableau de variations de f .
▶ Exercice 16 – Voir le corrigé
h π πi
Soit f la fonction définie pour tout x ∈ − , par f (x) = x − sin(x).
2 2
h π πi
1. Montrer que f est strictement croissante sur − , .
2 2 h π πi
2. En déduire que l’équation sin(x) = x possède une unique solution dans l’intervalle − , . Quelle
2 2
est-elle ?
On considère la suite (un ) définie par u0 = 1 et pour tout entier naturel n, un+1 = sin(un ).
π
3. Montrer que pour tout entier naturel n, 0 ⩽ un ⩽ et que la suite (un ) est décroissante.
2
4. En déduire que la suite (un ) converge. Quelle est sa limite ?
▶ Exercice 17 – Voir le corrigé
x
Pour tout réel x > 0, on pose f (x) = (sin(ln x) − cos(ln x)) et g(x) = sin(ln x). Montrer que f est une primitive
2
de g sur ]0; +∞[.
▶ Exercice 18 – Voir le corrigé
On admet que les fonctions suivantes sont continues sur R. Donner une primitive de ces fonctions.
f1 : x 7→ cos(3x) − 2 sin(5x) f2 : x 7→ cos(x) − sin(x)
f3 : x 7→ 2x cos(x2 ) f4 : x 7→ sin(x) cos(x)
▶ Exercice 19 – Voir le corrigé
Calculer les intégrales suivantes
Z π Z π/4 Z π/6
a. cos(x) dx b. sin(x) dx c. sin(2x) dx
Z0 π Z0√π Z 0π/4
sin(x)
d. cos(x) sin(x)3 dx e. x cos(2x2 ) f. dx
0 0 0 1 − sin(x)2
▶ Exercice 20 – Voir le corrigé
Z π/2
À l’aide d’une intégration par parties, déterminer x cos(x) dx.
0

▶ Exercice 21 – Voir le corrigé


Z π/2
A l’aide de deux intégrations par parties successives, déterminer ex cos(x) dx.
0

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10 2. Exercices

▶ Exercice 22 (Guyane 2018) – Voir le corrigé


Un publicitaire souhaite imprimer le logo ci-dessous sur un T-shirt :

Il dessine ce logo à l’aide des courbes de deux fonctions f et g définies sur R par :

f (x) = e−x (− cos(x) + sin(x) + 1) et g(x) = −e−x cos(x).

On admet que les fonctions f et g sont dérivables sur R.

Partie A : Étude de la fonction f


1. Justifier que pour tout x ∈ R,

−e−x ⩽ f (x) ⩽ 3e−x .

2. En déduire la limite de f en +∞.


3. Démontrer que, pour tout réel x,

f ′ (x) = e−x (2 cos(x) − 1).

4. Déterminer le signe de f ′ (x) pour x appartenant à l’intervalle [−π; π] et en déduire les variations de f sur
cet intervalle.

Partie B : Aire du logo


On note C f et Cg les représentations graphiques des fonctions f et g dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j). Le
π
logo correspond au domaine délimité par la courbe C f , la courbe Cg ainsi que les droites d’équation x = −
2

et x = .
2

1. Calculer f (x) − g(x) pour tout réel x.


2. En déduire que la courbe de f est toujours au dessus de
Å la courbe de g. ã
cos(x) sin(x)
3. Soit H la fonction définie pour tout réel x par H(x) = − − − 1 e−x .
2 2
Montrer que H est une primitive de la fonction x 7→ (sin(x) + 1)e−x sur R.
4. En déduire l’aire du logo en unité d’aires.

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11

▶ Exercice 23 (Centres étrangers 2024) – Voir le corrigé


On considère les équations différentielles (E) : y′ = y − cos(x) − 3 sin(x) et (E0 ) : y′ = y.
1. Déterminer toutes les solutions de l’équation (E0 ).
2. On considère la fonction h : x 7→ 2 cos(x) + sin(x), que l’on admet définie et dérivable sur R.
Montrer que h est solution de l’équation différentielle (E).
3. Soit f une fonction définie et dérivable sur R.
Montrer que f est solution de (E) si et seulement si f − h est solution de (E0 ).
4. En déduire toutes les solutions de l’équation différentielle (E).
5. Déterminer l’unique solution g de (E) telle que g(0) = 0.
▶ Exercice 24 (Amérique du Nord 2024) – Voir le corrigé
Pour tout entier naturel n, on considère les intégrales suivantes :
Z π Z π
In = e−nx sin(x) dx Jn = cos(x) dx
0 0

1. Calculer I0

2. (a) Justifier que pour tout entier naturel n, on a In ⩾ 0.


(b) Justifier que pour tout entier naturel n, on a In+1 − In ⩽ 0.
(c) Déduire des deux questions précédentes que la suite (In ) converge.
Z π
3. (a) Justifier que pour tout entier naturel n, on a In ⩽ e−nx dx
0
(b) Montrer que pour tout entier naturel n ⩾ 1, on a :

1 − e−nπ
Z π
e−nx dx =
0 n
(c) Déduire des deux questions précédentes la limite de la suite (In ).

4. (a) Rappeler la formule d’intégration par parties.


(b) En intégrant par parties l’intégrale In de deux façons différents, établir les deux relations suivantes,
pour tout entier naturel n ⩾ 1.
1
In = 1 + e−nπ − nJn et In = Jn
n
1 + e−nπ
(c) En déduire que, pour tout entier naturel n ⩾ 1, on a In =
n2 + 1
5. On souhaite obtenir le rang n à partir duquel la suite (In ) devient inférieure à 0,1. Recopier et compléter
la cinquième ligne du script Python ci-dessous avec la commande appropriée.
1 from math import *
2 def seuil():
3 n = 0
4 I = 2
5 ...
6 n = n + 1
7 I = (1 + exp(-n * pi))/(n*n + 1)
8 return n

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12 2. Exercices

Pour aller plus loin...


▶ Exercice 25 (Fonction tangente) – Voir le corrigé
Pour x tel que cos(x) ̸= 0, on appelle tangente de x, noté tan(x), le réel :

sin(x)
tan(x) = .
cos(x)

Partie A : Quelques valeurs


−3π
Å ã Å ã
π  2π
1. Que valent tan , tan et tan ?
4 3 4
i −π h 11
2. On considère un réel x ∈ −π; tel que sin(x) = − .
2 61
(a) Que vaut cos(x) ?
(b) Que vaut tan(x) ? i π πh
3. Résoudre l’inéquation tan(x) ⩽ 0 sur − ; .
2 2
Partie B : Un peu d’étude de la tangente i π πh
On considère la fonction x 7→ tan(x), définie sur − ; .
2 2
1. Montrer que la fonction tan est impaire.
i π πh 1
2. Montrer que pour tout réel x ∈ − ; , 1 + (tan(x))2 = 2
.
2 2
i π πh (cos(x))
3. Justifier que tan est dérivable sur − ; et que tan est solution de l’équation différentielle y′ = 1 + y2
2 2
sur cet intervalle. i π πh
4. En déduire le sens de variation de la fonction tan sur − ; .
i π πh 2 2 i π πh
5. Justifier que tan est deux fois dérivable sur − ; et déterminer les intervalles de − ; sur lesquels
2 2 2 2
cette fonction est convexe. i π πh
6. Tracer la courbe représentative de la fonction tan sur − ; dans un repère orthogonal.
h πi 2 2
7. Déterminer l’unique primitive de tan sur 0; qui vaut 0 en 0.
2
▶ Exercice 26 (Tension efficace) – Voir le corrigé
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a;b]. On appelle valeur efficace de la fonction f est égale à la
racine carrée de la valeur moyenne de f 2 sur l’intervalle [a,b].
En électricité, la valeur efficace d’un courant ou d’une tension variables au cours du temps correspond à la
valeur d’un courant continu ou d’une tension continue qui produirait un échauffement identique dans une résis-
tance.
Dans le cas d’un régime sinusoïdal, l’intensité du courant est donnée par une fonction i : t 7→ Imax ï sin(ωt),
ò où

Imax est un réel positif et ω désigne la pulsation du signal. L’intervalle considérée est l’intervalle 0; ;
ω
2 Å
Imax sin(ωx) cos(ωx)
ã
1. Montrer que la fonction x 7→ x− est une primitive de i2 sur [0; 2π].
2 ω
Imax
2. En déduire que l’intensité efficace d’un tel courant vaut √ .
2

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13

▶ Exercice 27 (Fonction arcsinus) – Voir le corrigé


h π πi
L’objectif de l’exercice est de présenter la réciproque de la fonction sinus sur l’intervalle − ; .
2 2
1. Soit x ∈ [−1; 1].h Justifieri que l’équation sin(a) = x, d’inconnue réelle a, possède exactement une solution
π π
sur l’intervalle − ; .
2 2
Cette solution sera notée arcsin(x). On définit alors la fonction arcsin comme étant h la fonction qui à un réel
π πi
x ∈ [−1; 1] associe l’unique de l’équation sin(a) = x d’inconnue a sur l’intervalle − ; .
2 2
2. Soit x ∈ [−1; 1]. Que vaut sin(arcsin(x)) ? Que vaut arcsin(sin(π)) ?

3. Montrer que pour tout x ∈ [−1; 1], cos(arcsin(x)) = 1 − x2 .

4. On admet que la fonction x 7→ arcsin(x) est dérivable sur ] − 1; 1[. En utilisant les deux questions précé-
dentes, montrer que pour tout x ∈] − 1; 1[
1
arcsin′ (x) = √ .
1 − x2
Z 1/2
5. A l’aide d’une intégration par parties, déterminer arcsin(x) dx.
0

▶ Exercice 28 (Intégrales de Wallis) – Voir le corrigé


Z π/2
Pour tout entier naturel n, on pose Wn = sinn (x) dx.
0

Partie A : Convergence de la suite (Wn )


1. Calculer W0 et W1 .
2. Justifier que pour tout entier naturel n, Wn > 0.
3. Montrer que la suite (Wn ) est décroissante.
4. Que peut-on en déduire sur la suite (Wn ) ?

Partie B : Calcul du terme général


n+1
1. Montrer que pour tout entier naturel n, on a Wn+2 = Wn .
n+2
On pourra utiliser une intégration par parties
h en utilisant la fonction u : x 7→ sinn+1 (x) et en déterminant
πi ′
une fonction v telle que pour tout réel x ∈ 0; , v (x) = sin(x).
2
2. En déduire que pour tout entier naturel p, on a
π (2p)! (2 p p!)2
W2p = et W2p+1 = .
2 (2 p p!)2 (2p + 1)!

Partie C : Étude asymptotique


Pour tout entier naturel n, on pose Jn = (n + 1)Wn+1Wn .
1. En s’aidant de la question B1, montrer que la suite (Jn ) est constante. Quelle est sa valeur ?
2. En s’aidant des questions B1 et A3, montrer que pour tout entier naturel n, on a
n + 1 Wn+1
⩽ ⩽ 1.
n+2 Wn
2
3. Déduire des questions précédentes que lim nW 2 = 1.
n→+∞ π n

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3. Corrigés

Rappels
▶ Correction 1 – Voir l’énoncé

π : I′ 2π : I −3π : I ′ 18π : I
π 3π 17π −7π
:J : J′ :J :J
2 2 2 2
π 3π −5π 8π
:A :E :C :E
6 4 3 3
−7π 19π −37π 23π
:B :C :A :N
4 3 6 4
▶ Correction 2 – Voir l’énoncé
 π 1 √ Å ã Å ã √
 π 3 2π 1 2π 3
cos − = sin − =− cos =− sin =
3 2√ Å 3ã √2 Å 3 ã 2√ Å 3 ã √2
 π 2 5π 2 3π 2 3π 2
cos − =− sin =− cos =− sin =
Å 4 ã √2 Å 4 ã 2 Å 4 ã √2 4 2
11π 3 5π 1 5π 3  π 1
cos = sin − =− cos =− sin − =−
6 2 6 2 6 2 6 2

▶ Correction 3 – Voir l’énoncé


Sur l’intervalle ] − π; π]....

1 π π 2 π 3π
cos(x) = ssi x = ou x = − sin(x) = ssi x = ou x =
2 3 3 2√ 4 4
π π 3 π 2π
cos(x) = 0 ssi x = ou x = − sin(x) = − ssi x = − ou x = −
2 2 2 3 3
▶ Correction 4 – Voir l’énoncé
Sur l’intervalle [0; 2π[...

1 π 5π 2 3π 5π
sin(x) = ssi x = ou x = cos(x) = − ssi x = ou x =
2 6 6 √ 2 4 4
π 3π 3 π 2π
cos(x) = 0 ssi x = ou x = sin(x) = ssi x = ou x =
2 2 2 3 3
▶ Correction 5 – Voir l’énoncé
√ √
1 2 2 π 3π 5π 7π
Soit x ∈ [0; 2π], cos(x)2 − = 0 ssi cos(x) = ou cos(x) = − . Les solutions sont , , et .
2 2 2 4 4 4 4
▶ Correction 6 – Voir l’énoncé
Sur l’intervalle [−π; π]...
1 h π i hπ i h π πi
cos(x) ⩽ ssi x ∈ −π; − ∪ ; π cos(x) ⩾ 0 ssi x ∈ − ;
2√ ï 3 3ò ï ò √ h2 2 π h i π i
3 5π 5π 2
cos(x) ⩽ − ssi x ∈ −π; − ∪ ;π cos(x) < ssi x ∈ −π; − ∪ ; π
2 6 6 2 4 4

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15

▶ Correction 7 – Voir l’énoncé


Sur l’intervalle [−π; π]...
1 i π πh
• 2 cos(x) + 1 > 2 ssi cos(x) > ssi x ∈ − ; .
2 3 3
√ ï ò ï ò
1 3 2π π π 2π
• − ⩽ cos(x) ⩽ ssi x ∈ − ; − ∪ ;
2 2 3 6 6 3

√ 3 1 h π π i hπ π i
• 1 − 3 ⩽ −2 cos(x) + 1 ⩽ 0 ssi ⩾ cos(x) ⩾ ssi x ∈ − ; − ∪ ;
2 2 3 6 6 3
▶ Correction 8 – Voir l’énoncé
Soit x un réel.

(cos(x)+sin(x))2 +(cos(x)−sin(x))2 = cos(x)2 +2 cos(x) sin(x)+sin(x)2 +cos(x)2 +2 sin(x) cos(x)+sin(x)2

Ainsi, (cos(x) + sin(x))2 + (cos(x) − sin(x))2 = 2(cos(x)2 + sin(x)2 ) = 2.

Fonctions trigonométriques
▶ Correction 9 – Voir l’énoncé
Pour tout réel x, cos(x) ⩽ −1 et donc 2 + cos(x) ⩽ 1. En particulier, 2 + cos(x) ̸= 0. f est définie sur R.
π  1 1 1 2 1 1
f = = 1
= 5 = et f (−π) = = = 1.
3 2 + cos 3 π
2+ 2 2
5 2 + cos(−π) 2 − 1
1 1
Par ailleurs, pour tout réel x, −1 ⩽ cos(x) ⩽ 1 donc 1 ⩽ 2 + cos(x) ⩽ 3 et finalement 1 ⩾ ⩾ .
2 + cos(x) 3

▶ Correction 10 – Voir l’énoncé


Pour tout réel x...
• f1′ (x) = −3 sin(3x) + 1.
• f2′ (x) = cos(x) cos(x) + sin(x) × (− sin(x)) = cos(x)2 − sin(x)2 .
• f3′ (x) = −ex sin(ex ).
• f4′ (x) = 3 cos(x) sin(x)2 .
cos(x)(2 + cos(x)) − sin(x) × (− sin(x)) 2 cos(x) + cos(x)2 + sin(x)2 1 + 2 cos(x)
• f5′ (x) = 2
= 2
= .
(2 + cos(x)) (2 + cos(x)) (2 + cos(x))2
−2 sin(x) cos(x)
• f6′ (x) = .
1 + cos(x)2

▶ Correction 11 – Voir l’énoncé


On a f (0) = cos(0)2 + sin(0)2 = 12 + 02 = 1.
Par ailleurs, f est dérivable sur R et pour tout réel x, f ′ (x) = −2 sin(x) cos(x) + 2 cos(x) sin(x) = 0.
f est donc constante : pour tout réel x, on a f (x) = f (0) = 1.

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16 3. Corrigés

▶ Correction 12 – Voir l’énoncé


Pour tout réel x, x − 1 ⩽ f (x) ⩽ x + 1. Or, lim (x − 1) = +∞. Ainsi, par comparaison, lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞
Par ailleurs, lim (x + 1) = −∞. Par comparaison, lim f (x) = −∞.
x→−∞ x→−∞

f est dérivable sur R et pour tout réel x, f ′ (x) = 1 − sin(x).


Or, puisque pour tout réel x, sin(x) ⩽ 1, on en déduit

que pour tout réel x, f (x) ⩾ 0. f est donc croissante sur R.
La tangente à la courbe de f à l’abscisse 0 a pour équation y = f ′ (0)(x − 0) + f (0) soit y = x + 1.

▶ Correction 13 – Voir l’énoncé


sin(x)
On considère la fonction f : x 7→ , définie sur [0; 2π].
2 + cos(x)
f est dérivable comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas (en effet, pour
tout réel x, 2 + cos(x) ⩾ 1 > 0). De plus, pour tout réel x,

cos(x)(2 + cos(x)) − sin(x) × (− sin(x)) 2 cos(x) + cos(x)2 + sin(x)2 1 + 2 cos(x)


f ′ (x) = 2
= 2
= .
(2 + cos(x)) (2 + cos(x)) (2 + cos(x))2

f ′ (x) est donc du signe de 1 + 2 cos(x). ï ò ï ò


1 2π 4π
Or, sur [0; 2π], 1 + 2 cos(x) ⩾ 0 ssi cos(x) ⩾ − soit x ∈ 0; ∪ ; 2π .
2 3 3

x 0 2π/3 4π/3 2π

f ′ (x) + 0 − 0 +

√1 0
3
f
− √13
0

▶ Correction 14 – Voir l’énoncé


Pour tout réel x ⩾ 0, on pose f (x) = x − sin(x). f est dérivable sur R+ et pour tout réel x ⩾ 0,
f ′ (x) = 1 − cos(x) ⩾ 0. f est donc croissante sur R+ .
Ainsi, pour tout réel x ⩾ 0, f (x) ⩾ f (0), soit x − sin(x) ⩾ 0 et donc x ⩾ sin(x).

▶ Correction 15 – Voir l’énoncé

1. On sait que lim −x2 = −∞, lim eX = 0 et lim cos(x) = 1. Par composition de limite, lim f (x) = 1.
x→+∞ X→−∞ Y →0 x→+∞
De même, lim f (x) = 1.
x→−∞
2. f est la composée de fonctions dérivables sur R, elle est donc également dérivable sur R. De plus, pour
2 2
tout réel x, f ′ (x) = 2xe−x sin(e−x ).
2
3. D’une part, pour tout réel x, e−x ⩾ 0. Par ailleurs, pour tout réel x, −x2 ⩽ 0 et, par croissance de
2 2
l’exponentielle sur R, e−x ⩽ e0 soit e−x ⩽ 1.
2
4. Pour tout réel x, 0 ⩽ e−x ⩽ 1. Or, la fonction sin est croissante sur [0; 1]. Ainsi, pour tout réel x,
2 2
sin(0) ⩽ sin(e−x ) ⩽ sin(1) et en particulier, sin(e−x ) ⩾ 0.
5. Pour tout réel x, f ′ (x) est donc du signe de x.

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17

x −∞ 0 +∞

f ′ (x) − 0 +

1 1
f
sin(1)

▶ Correction 16 – Voir l’énoncé

h π πi
1. f est dérivable sur − , et pour tout réel x de cet intervalle, f ′ (x) = 1 − cos(x) ⩾ 0 car cos(x) ⩽ 1.
2 2 h π πi
Par ailleurs, f ′ s’annule uniquement en 0. f est donc strictement croissante sur − , .
2 2
 π π π  π h π πi
2. On a f − = − + 1 ⩽ 0 et f = − 1 ⩾ 0. Par ailleurs, f est continue sur − , .
2 2 2 2 2 2
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f (x) = 0 possède une solution sur cet inter-
valle. h π πi
De plus, la fonction f étant strictement croissante sur − , , cette solution est unique.
h π πi 2 2
Or, f (0) = 0. 0 est donc l’unique solution sur − , de l’équation x − sin(x) = 0, soit sin(x) = x.
2 2
π
3. Pour tout entier naturel n, on pose P(n) : « 0 ⩽ un+1 ⩽ un ⩽ ».
2
π
• On a u0 = 1 et u1 = sin(1) ⩾ 1. On a bien 0 ⩽ u1 ⩽ u0 ⩽ . P(0) est vraie.
2
π
• Soit n ∈ N tel que P(n) est vraie. On a alors 0 ⩽ un+1 ⩽ un ⩽ . En appliquant la fonction sinus qui
h πi 2 π  π  π
est croissante sur 0; , on a alors sin(0) ⩽ sin(un+1 ) ⩽ sin(un ) ⩽ sin . Or, sin =1⩽ .
2 2 2 2
π
On a donc bien 0 ⩽ un+2 ⩽ un+1 ⩽ .
2
• Par récurrence, P(n) est vraie pour tout entier naturel n.
h πi
4. La suite (un ) est décroissante et minorée, elle est donc convergente, de limite ℓ ∈ 0; . La fonction
2
sinus étant continue sur cet intervalle, on a alors sin(ℓ) = ℓ et donc ℓ = 0 d’après la question 2.

▶ Correction 17 – Voir l’énoncé


Pour tout réel x > 0, posons u(x) = sin(ln(x)) et v(x) = cos(ln(x)). u et v sont dérivables et pour tout réel x > 0,
cos(ln(x)) sin(ln(x))
u′ (x) = et v′ (x) = − . Ainsi, pour tout réel x > 0,
x x
Å Å ãã
′ 1 x cos(ln(x)) sin(ln(x))
f (x) = (sin(ln x) − cos(ln x)) + − − = sin(ln(x)).
2 2 x x

f est une primitive de g sur ]0; +∞[.

▶ Correction 18 – Voir l’énoncé


1 2
Une primitive de f1 : x 7→ cos(3x) − 2 sin(5x) est F1 : x 7→ sin(3x) + sin(5x).
3 5
Une primitive de f2 : x 7→ cos(x) − sin(x) est F2 : x 7→ sin(x) + cos(x).
Pour tout réel x, on pose u(x) = x2 . On a alors f3 = u′ cos(u), une primitive de f3 est donc sin(u) soit x 7→ sin(x2 ).
1
Pour tout réel x, on pose u(x) = sin(x). On a alors f4 = u′ u = (2u′ u).
2

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18 3. Corrigés

u2 sin(x)2
Une primitive de f4 est donc soit x 7→ .
2 2
▶ Correction 19 – Voir l’énoncé
Calculer les intégrales suivantes
Z π
a. cos(x) dx = [sin(x)]π0 = sin(π) − sin(0) = 0 − 0 = 0.
0
√ √
2 2− 2
Z π/4 π 
π/4
b. sin(x) dx = = − cos
[− cos(x)]0 − (− cos(0)) = − +1 = .
0 4 2 2
 Å
cos(2x) π/6 cos π3
ï ò ã
cos(0) 1 1 1
Z π/6
c. sin(2x) dx = − =− − − =− + = .
0 2 0 2 2 4 2 4
1
d. Pour tout réel x, on pose u(x) = sin(x). On a alors cos(x) sin(x)3 = u′ (x) × u(x)3 = × 4u′ (x)u(x)3 . Une
4
sin(x)4
primitive de x 7→ cos(x) sin(x)3 est donc x 7→ .
ñ ôπ 4
sin(x)4
Z π
Ainsi, cos(x) sin(x)3 dx = = 0 − 0 = 0.
0 4 0
1
e. Pour tout réel x, on pose u(x) = 2x2 . On a alors x cos(2x2 ) = u′ (x) cos(u(x)).
4
2 sin(2x2 )
Une primitive de x 7→ x cos(2x ) est donc x 7→ .
√ 4
Z √π ñ ô π
2 sin(2x2 ) sin(2π) sin(0)
Ainsi, x cos(2x ) = = − = 0 − 0 = 0.
0 4 0
4 4
h πi sin(x) sin(x) u′ (x)
f. Pour tout réel x ∈ 0; , = = − en posant u(x) = cos(x).
4 1 − sin(x)2 cos(x)2 u(x)2
sin(x) h πi 1
Une primitive de x 7→ 2
sur 0; est donc x 7→ .
1 − sin(x) ò 4 cos(x)
Z π/4
sin(x)
ï
1 π/4 1 1 √
Ainsi, dx = )0 = − = 2 − 1.
0 1 − sin(x)2 cos(x) cos(π/4) cos(0)
▶ Correction 20 – Voir l’énoncé
Pour tout réel x, on pose u(x) = x on cherche v tel que v′ (x) = cos(x) : on prend donc v : x 7→ sin(x). D’après
Z π/2 Z π/2

u′ v(x) dx.Ainsi,
π/2
la formule d’intégrations par parties, uv (x) dx = [uv]0 −
0 0
Z π/2 Z π/2
π/2 π π/2 π π
x cos(x) dx = [x sin(x)]0 − sin(x) dx = − 0 − [− cos(x)]0 = − (−0 − (−1)) = − 1.
0 0 2 2 2

▶ Correction 21 – Voir l’énoncé


Z π/2
Notons I = ex cos(x) dx.
0
Pour tout réel x, on pose u(x) = ex on cherche v tel que v′ (x) = cos(x) : on prend donc v : x 7→ sin(x). D’après
Z π/2 Z π/2
uv′ (x) dx = [uv]0 u′ v(x) dx.
π/2
la formule d’intégrations par parties, −
0 0
Z π/2 Z π/2 Z π/2
ex cos(x) dx = [ex sin(x)]0 ex sin(x) dx = eπ/2 − ex sin(x) dx.
π/2
Ainsi, −
0 0 0
Z π/2
Cherchons alors à calculer ex sin(x) dx.
0

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19

Pour tout réel x, on pose u(x) = ex on cherche v tel que v′ (x) = sin(x) : on prend donc v : x 7→ − cos(x).
Z π/2 Z π/2

u′ v(x) dx.
π/2
D’après la formule d’intégrations par parties, uv (x) dx = [uv]0 −
0 0
Z π/2 Z π/2
ex cos(x) dx = [−ex cos(x)]0 (−ex cos(x)) dx = 1 + I.
π/2
Ainsi, −
0 0

eπ/2 − 1
Ainsi, en reprenant la première IPP, on a I = eπ/2 − (1 + I) et donc 2I = eπ/2 − 1 et finalement, I = .
2
▶ Correction 22 – Voir l’énoncé

Partie A : Étude de la fonction f


1. Pour tout réel x, −1 ⩽ sin(x) ⩽ et −1 ⩽ − cos(x) ⩽ 1. En ajoutant ces inégalités puis en ajoutant 1 à
chauqe membre, on a que pour tout réel x, −1 ⩽ − cos(x) + sin(x) + 1 ⩽ 3, puis, en multipliant par e−x
qui est positif, −e−x ⩽ f (x) ⩽ 3e−x .
2. On a lim −e−x = lim 3e−x = 0.
x→+∞ x→+∞
Ainsi, d’après le théorème d’encadrement, lim f (x) existe et vaut 0.
x→+∞
3. Pour tout réel x, f ′ (x) = −e−x (− cos(x) + sin(x) + 1) + e−x (sin(x) + cos(x)) = e−x (2 cos(x) − 1).
4. Sur [−π; π], f ′ est du signe de 2 cos(x) − 1.
1 h π πi
Or, sur cet intervalle, 2 cos(x) − 1 ⩾ 0 ssi cos(x) ⩾ soit x ∈ − ; .
2 3 3

x −π − π3 π
3 π

f ′ (x) − 0 + 0 −

Partie B : Aire du logo


1. Pour tout réel x, f (x) − g(x) = e−x (sin(x) + 1).
2. Pour tout réel x, e−x > 0 et sin(x) + 1 ⩾ 0. Ainsi, pour tout réel x, f (x) − g(x) ⩾ 0 : la courbe de f est
toujours au dessus de la courbe de g.
3. Pour tout réel x,
Å ã Å ã
sin(x) cos(x) −x cos(x) sin(x)
H ′ (x) = − e + − − − 1 × (−e−x ).
2 2 2 2
Ainsi,
Å Å ãã
′ −x sin(x) cos(x) cos(x) sin(x)
H (x) = e − − − − −1 = (sin(x) + 1)e−x .
2 2 2 2

H est une primitive de la fonction x 7→ (sin(x) + 1)e−x sur R.


Z 3π/2
4. L’aire du logo en unité d’aires vaut ( f (x) − g(x)).
−π/2
Or, pour tout réel x, f (x) − g(x) = (sin(x) + 1)e−x . Une primitive de f − g est H.
Z 3π/2
3π/2
Ainsi, ( f (x) − g(x)) = [H(x)]−π/2 ≃ 2,4. L’aire du logo est d’environ 2,4 unités d’aire.
−π/2

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20 3. Corrigés

▶ Correction 23 – Voir l’énoncé

1. Les solutions de (E0 ) sont les fonctions x 7→ Cex , pour C réel.


2. Pour tout réel x, on a f ′ (x) = −2 sin(x) + cos(x) et

h(x) − cos(x) − 3 sin(x) = 2 cos(x) + sin(x) − cos(x) − 3 sin(x) = −2 sin(x) + cos(x) = h′ (x).

Ainsi, h est bien solution de (E).


3. Puisque h est solution de (E), on a h′ = h − cos(x) − 3 sin(x) et donc − cos(x) − 3 sin(x) = h − h′ .
On a f solution de (E) si et seulement si f ′ = f − cos(x) − 3 sin(x) = f − (h − h′ ) si et seulement si
f ′ − h′ = f − h si et seulement si ( f − h)′ = f − h.
Ainsi, f est solution de (E) si et seulement si f − h est solution de (E0 ).
4. Les solutions de (E) sont les fonctions x 7→ Cex + 2 cos(x) + sin(x), pour C réel.
5. On cherche C tel que Ce0 + 2 cos(0) + sin(0) = 0. On a donc C + 2 = 0 et donc C = −2.
Ainsi, pour tout réel x, g(x) = −2ex + 2 cos(x) + sin(x).

▶ Correction 24 – Voir l’énoncé

Z π
1. On a I0 = sin(x) dx.
0
Une primitive de sin étant − cos, on a I0 = [− cos(x)]π0 = − cos(π) − (− cos(0)) = −(−1) − (−1) = 2.
2. (a) Pour tout entier naturel n et pour tout réel x ∈ [0; π], e−nx > 0 et sin(x) > 0.
Ainsi, e−nx sin(x) > 0 et donc In ⩾ 0.
(b) Pour tout entier naturel n et pour tout réel x, e−(n+1)x sin(x) − e−nx sin(x) = e−nx sin(x) × (e−x − 1).
Or, pour tout réel x ∈ [0; π], e−x ⩽ 1 et donc e−x − 1 ⩽ 0.
Ainsi, Zpour tout x ∈ [0; π], on a e−(n+1)x sin(x) − e−nx
Z sin(x) ⩽ 0.
π πZ π
Alors (e−(n+1)x sin(x) − e−nx sin(x)) dx ⩽ 0 soit e−(n+1)x sin(x) dx − e−nx sin(x) dx ⩽ 0.
0 0 0
Finalement, In+1 − In ⩽ 0.
(c) D’après la question 2a, la suite (In ) est minorée.
D’après la question 2b, la suite (In ) est décroissante.
Ainsi, la suite (In ) converge.
3. (a) Pour tout réel x, sin(x) ⩽ 1.
Ainsi, pour tout entier naturel n et pour toutZréel x ∈ [0; π], e−nx sin(x) ⩽ e−nx .
π
En intégrant cette inégalité, on a donc In ⩽ e−nx dx.
0
e−nx
ï −nx òπ
e 1 − e−nπ
Z π
(b) Une primitive de x 7→ e−nx est x 7→ − . Ainsi, e−nx dx = − = .
n 0 x 0 n
1 − e−nπ
1 − e−nπ
(c) Ainsi, pour tout entier naturel n, 0 ⩽ In ⩽ = lim 0 = 0.
. Or, lim
n n→+∞ n n→+∞
D’après le théorème d’encadrement, on a donc lim In = 0.
n→+∞
Z π
4. (a) On rappelle que In = e−nx sin(x) dx.
0
u(x) = e−nx u′ (x) = −ne−nx
ß
D’une part, pour tout réel x ∈ [0; π], on pose
v(x) = − cos(x) v′ (x) = sin(x)
D’après la formule d’intégration par parties,
π Z π Z π
In = −e−nx cos(x) 0 − (−ne−nx ) × (− cos(x)) dx = 1 + e−nπ − n e−nx cos(x) dx = 1 + e−nπ − nJn .

0 0

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21

 w(x) = sin(x) w′ (x) = cos(x)
D’autre part, pour tout réel x ∈ [0; π], on pose e−nx
 p(x) = − p′ (x) = e−nx
n
D’après la formule d’intégration par parties,

e−nx
ï òπ Z π Å −nx ã
e 1 π −nx 1
Z
In = − sin(x) − − cos(x) dx = 0 − 0 + e cos(x) dx = Jn .
n 0 0 n n 0 n

1
(b) On a donc In = Jn donc Jn = nIn . Or, In = 1 + e−nπ − nJn = 1 + e−nπ − n2 In .
n
1 + e−nπ
Ainsi, (n + 1)In = 1 + e−nπ et finalement In =
2 .
1 + n2
5.1 from math import *
2 def seuil():
3 n = 0
4 I = 2
5 while I >= 0.1:
6 n = n+1
7 I = (1+exp(-n*pi))/(n*n+1)
8 return n

Pour aller plus loin...


▶ Correction 25 – Voir l’énoncé
Partie A : Quelques valeurs
√ √
2
sin 2π 3

 π  sin π  √
Å ã
4 2 2π 3 2
1. tan = = √ =1 tan = = = − 3.
cos 2π − 12
π 
4 cos 4 2 3 3
2 √
sin −3π − 22

−3π
Å ã
4 
tan = = √ =1.
4 cos −3π4 − 22
i −π h
2. Puisque x ∈ −π; , alors cos(x) ⩽ 0. De plus, cos(x)2 + sin(x)2 = 1.
2
− 11

121 3600 3600 60 11
2
Ainsi, cos(x) = 1 − = et donc cos(x) = − = − Ainsi, tan(x) = 61 60
= .
3721 3721 3721 61 − 61 60
i π πh
3. Soit x ∈ − ; . Alors cos(x) > 0, tan(x) est donc du signe de sin(x).
2 2 i π i
Ainsi, tan(x) ⩽ 0 si et seulement si x ∈ − ; 0 .
2
Partie B : Un peu d’étude de la tangente
i π πh
1. L’intervalle − ; est centré en 0.
2 2
sin(−x) − sin(x)
De plus, pour tout réel x de cet intervalle, tan(−x) = = = − tan(x).
cos(−x) cos(x)
La fonction tan est impaire.
i π πh sin(x)2 cos(x)2 + sin(x)2 1
2. Pour tout réel x ∈ − ; , 1 + (tan(x))2 = 1 + 2
= 2
= .
2 2 cos(x) (cos(x)) cos(x)2
i π πh
3. tan est dérivable sur − ; comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule
2 2

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22 3. Corrigés
i π πh
pas sur cet intervalle. De plus, pour tout réel x ∈ − ; ,
2 2
cos(x) cos(x) − sin(x) × (− sin(x)) cos(x)2 + sin(x)2 1
tan′ (x) = 2
= 2
= = 1 + tan(x)2
cos(x) cos(x) cos(x)2
i π πh
tan est solution de l’équation différentielle y′ = 1 + y2 sur − ; .
2 2
i π πh i π πh
4. Pour tout réel x ∈ − ; , tan′ (x) ⩾ 0. tan est donc croissante sur − ; .
2 2 2 2
1 i π π h
5. La fonction tan′ : x 7→ est dérivable sur − ; et pour tout réel x de cet intervalle, on a
cos(x)2 2 2
− sin(x) sin(x)
tan′′ (x) = − 4
= 4
. tan′′ est donc du signe de sin. Or, la fonction sinus est négative sur
i π i cos(x) cos(x)
h πh i π i h πh
− ; 0 et positive sur 0; . tan est donc concave sur − ; 0 et convexe sur 0; .
2 2 2 2
i π πh
6. On trace la courbe représentative de la fonction tan sur − ; dans un repère orthogonal.
2 2

i π πh cos′ (x) i π πh
7. Pour tout x ∈ − ; , tan(x) = − . De plus, sur − ; , cos(x) > 0.
2 2 i cos(x) 2 2
π πh
Les primitives de tan sur − ; sont donc les fonctions x 7→ − ln(cos(x)) +C, où C est un réel.
2 2 h πi
Or, − ln(cos(0)) = − ln(1) = 0. L’unique primitive de tan sur 0; qui vaut 0 en 0 est donc la fonction
2
x 7→ − ln(cos(x)).

▶ Correction 26 – Voir l’énoncé


2 Å
Imax sin(ωx) cos(ωx)
ã
On considère la fonction F : x 7→ x− . f est dérivable et pour tout réel x,
2 ω
2 Å
Imax ω cos(ωx) cos(ωx) − ω sin(ωx) sin(ωx)
ã
I2

= max 1 − cos2 (ωx) + sin2 (ωx) .

F (x) = 1−
2 ω 2

En rappelant que pour tout réel X, cos2 (X) + sin2 (X) = 1, on obtient alors
2
Imax
F ′ (x) = (sin2 (ωx) + sin2 (ωx)) = Imax
2
sin2 (ωx) = i2 (x).
2
F est une primitive de i2 sur [0; 2π]. L’intensité efficace d’un tel courant vaut
s
Z 2π √ Å ã
1 ω
2
ω 2π

i (x) dx = √ F − F(0).
ω −0 0 2π ω

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23

2
√ 2

 πImax ω πImax Imax
Or, F ω = et F(0) = 0. Ainsi, l’intensité efficace vaut √ × = √ .
ω 2π ω 2
▶ Correction 27 – Voir l’énoncé

h π πi
1. La fonction sinus est continue et strictement croissante sur l’intervalle − ; .
 π π  2 2
Par ailleurs, sin − = −1 et sin = 1. Ainsi, d’après le théorème des valeurs intermédiaires
2 2
h π π i aux fonctions strictement monotones, l’équation sin(a) = x admet une unique solution sur
appliqué
− ; pour tout réel x dans l’intervalle [−1; 1].
2 2
2. Soit x ∈ [−1; 1]. Par définition, sin(arcsin(x)) = x.
En revanche arcsin(sin(π)) = arcsin(0) = 0. h π πi
En particulier, on n’a pas arcsin(sin(x)) = x pour tout réel x : cette égalité n’est vraie que sur − ; .
2 2
2 2 2 2
3. Pour tout x ∈ [−1; 1], cos (arcsin(x)) + sin (arcsin(x)) = 1hd’où cos (arcsin(x)) + x = 1 et donc
2 2 π πi
cos (arcsin(x)) = 1 − x . Par ailleurs, puisque arcsin(x) ∈ − ; , on a cos(arcsin(x)) ⩾ 0.
√ 2 2
On en déduit que cos(arcsin(x)) = 1 − x2 .
4. On admet que la fonction x 7→ arcsin(x) est dérivable sur ] − 1; 1[.
Pour tout x ∈] − 1,1[, on a sin(arcsin(x)) = x. En dérivant, on en déduit que pour tout x ∈] − 1; 1[,
1 1
arcsin′ (x) × cos(arcsin(x)) = 1, soit arcsin′ (x) = =√ .
cos(arcsin(x)) 1 − x2
ï ò
1 1
5. Pour tout réel x ∈ 0; , on pose u(x) = arcsin(x) et v(x) = x. On a alors u′ (x) = √ et v′ (x) = 1.
2 1 − x2
Par intégration par parties,
Z 1/2 Z 1/2
1/2 x
arcsin(x) dx = [x arcsin(x)]0 − √ dx.
0 0 1 − x2
Å ã
1/2 1 1 1 π π
D’une part, [x arcsin(x)]0 = arcsin −0 = × = .
2 2 2 6 12
Par ailleurs, si l’on pose, pour tout réel x, w(x) = 1 − x2 , alors w′ (x) = −2x.
x −2x w′ (x)
On a alors − √ = √ = p .
1 − x2 2 1 − x2 2 w(x)
−x √
ï ò
1
Ainsi, une primitive de la fonction x 7→ √ sur 0; est la fonction x 7→ 1 − x2 . Il en vient
1 − x2 2
Z 1/2 Å ã2 p √
x p 1/2 1 3
− √ dx = [ 1 − x2 ]0 = 1− − 1 − 02 = − 1.
0 1−x 2 2 2

Finalement,
Z 1/2 √
π 3
arcsin(x) dx = + − 1.
0 12 2
Oui, il faut parfois s’attendre à ce genre de résultat pas franchement sexy.

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24 3. Corrigés

▶ Correction 28 – Voir l’énoncé

Partie A : Convergence de la suite (Wn )


π
1 dx = et Wn = 0 sin1 (x) dx = [− cos(x)]0 = 0 − (−1) = 1.
R π/2 R π/2 π/2
1. On a W0 = 0
h πi 2
2. Pour tout x ∈ 0; , sin(x) ⩾ 0. Il en vient que, pour tout entier naturel n, Wn ⩾ 0. De plus, pour tout
2
hπ π i 1
x∈ ; , sin(x) ⩾ et donc
6 2 2
Z π/2 Å ãn
π 1 n
Å ã
1
Z π/2
Wn ⩾ sinn (x) dx ⩾ dx = > 0.
π/6 π/6 2 3 2
3. Pour tout entier naturel n,
Z π/2 Z π/2
n+1 n
Wn+1 −Wn = (sin (x) − sin (x)) dx = sinn (x)(sin(x) − 1) dx.
0 0
h πi
Or, pour tout x ∈ 0; , sinn (x) ⩾ 1 et sin(x) − 1 ⩽ 0. Il en vient que Wn+1 −Wn ⩽ 0. La suite (Wn ) est
2
donc décroissante.
4. La suite (Wn ) est décroissante et minorée par 0, elle est donc convergente.

Partie B : Calcul du terme général


1. Soit n un entier naturel. h πi
On considère la fonction u : x 7→ sinn+1 (x) et v : x 7→ − cos(x), définies sur 0; .
2
Pour tout réel x de cet intervalle, on a alors u′ (x) = (n + 1) cos(x) sinn (x) et v′ (x) = sin(x).
Par intégration par parties, on obtient alors
Z π/2 Z π/2 Z π/2
π/2
sinn+2 (x) dx = sinn+1 (x)×sin(x) dx = − sinn+1 (x) cos(x) 0 +(n+1) cos2 (x) sinn (x) dx.

Wn+2
0 0 0
π/2
D’une part, − sinn+1 (x) cos(x) 0 = 0. Par ailleurs, pour tout réel x, cos2 (x) = 1 − sin2 (x). Ainsi,


Z π/2 Z π/2
Wn+2 = (n+1) (1−sin2 (x)) sinn (x) dx = (n+1) (sinn (x)−sinn+2 (x)) dx = (n+1)(Wn −Wn+2 ).
0 0

On a donc Wn+2 = (n + 1)Wn − (n + 1)Wn+2 et donc (n + 2)Wn+2 = (n + 1)Wn .


n+1
Finalement, on retrouve bien Wn+2 = Wn .
n+2
2. Pour tout entier naturel p, on a alors
2p − 1 2p − 1 2p − 3 2p − 1 2p − 3 3 1
W2p = W2p−2 = W2p−4 = · · · = × × · · · × × W0 .
2p 2p 2p − 2 2p 2p − 2 4 2
Or, en factorisant chaque terme par 2, on a

2p(2p − 2)(2p − 4)... × 4 × 2 = 2 p × p(p − 1)(p − 2)... × 1 = 2 p p!.

On retrouve au numérateur le produit de tous les nombres impairs de 1 à 2p − 1 et au dénominateur le


produit de tous les nombres pairs de 2 à 2p − 2. En multipliant numérateur et dénominateur par le produit
2p(2p − 2)(2p − 4)... × 4 × 2, on complète alors le produit du numérateur : on multiplie tous les nombres
de 1 à 2p : il s’agit tout simplement de (2p)!.
(2p)! π (2p)!
Finalement, pour tout entier naturel p, W2p = p 2 W0 = .
(2 p) 2 (2 p p!)2

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25

De même, pour tout entier naturel p,


2p 2p 2p − 2 2p 2p − 2 2
W2p+1 = W2p−1 = W2p−3 = · · · = × × · · · × ×W1 .
2p + 1 2p + 1 2p − 1 2p + 1 2p − 1 3

En multipliant encore une fois le numérateur et le dénominateur par 2p(2p − 2)(2p − 4)... × 4 × 2, on a
(2 p p!)2 (2 p p!)2
alors W2p+1 = W1 = .
(2p + 1)! (2p + 1)!
Si vous savez manipuler la notation produit ∏, n’hésitez pas à l’utiliser pour résoudre cet exercice.

Partie C : Étude asymptotique


Pour tout entier naturel n, on pose Jn = (n + 1)Wn+1Wn .
1. Pour tout entier naturel n, Jn+1 − Jn = (n + 2)Wn+2Wn+1 − (n + 1)Wn+1Wn .
n+1
Or, d’après la question B1, Wn+2 = Wn .
n+2
n+1
Ainsi, Jn+1 − Jn = (n + 2) WnWn+1 − (n + 1)Wn+1Wn = 0.
n+2
π π
Or, J0 = W1W0 = . La suite (Jn ) est donc constante égale à .
2 2
Wn+1
2. D’une part, la suite (Wn ) est décroissante et positive. Ainsi, pour tout entier naturel n, ⩽ 1.
Wn
Par ailleurs, toujours par décroissance de la suite (Wn ), pour tout entier naturel n, Wn+1 ⩾ Wn+2 et donc,
n+1 n + 1 Wn+1
en utilisant la question B1, Wn+1 ⩾ Wn d’où ⩽ .
n+2 n+2 Wn
π π
3. Pour tout entier naturel non nul n, nWnWn−1 = d’où Wn−1 = .
2 2nWn
n Wn
Or, pour tout entier naturel non nul n, ⩽ ⩽ 1.
n + 1 Wn−1
n 2
Ainsi, en remplaçant Wn−1 dans cette inégalité, on a ⩽ nW 2 ⩽ 1.
n+1 π n
n 2
Or, lim = lim = 1. D’après le théorème d’encadrement, lim nWn2 existe et vaut 1.
n→+∞ n + 1 n→+∞ n→+∞ π

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