17 Fonctions Trigo
17 Fonctions Trigo
1 Rappels
1.1 Enroulement de la droite des réels
Définition 1 : On appelle cercle trigonométrique le cercle de centre O et de rayon 1 que l’on parcourt dans
le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ce sens est appelé sens trigonométrique.
On trace la droite des réels à droite de ce cercle trigonométrique, parallèlement à l’axe des ordonnées, puis
on l’enroule autour d’une cercle trigonométrique. A chaque point x sur cette droite des réels, on associe
ainsi un unique point M(x) sur le cercle.
3π
×
4
π
×
2
×
×
⃗j
⃗i
Propriété 1 : Deux réels dont la différence est le produit de 2π et d’un nombre entier ont la même image
par M.
×M(x)
sin(x)
H
×
O cos(x)
Degré 0 30 45 60 90 180
π π π π
Radians 0 π
6 4 3 2
√ √
3 2 1
Cosinus 1 0 -1
2 2 2
√ √
1 2 3
Sinus 0 1 0
2 2 2
2π π
3 3
√
3π 3 π
4 2 4
√
2
2
5π π
6 1 6
2
√ √ √ √
3 2 1 1 2 3
− − −
2 2 2 2 2 2
5π 7π π 11π
− ; − ;
6 6 1 6 6
−
2
√
3π 5π 2 π 7π
− ; − − ;
4 4 2 4 4
√
2π 4π 3 π 5π
− ; − − ;
3 3 2 3 3
1+x
■ Exemple 2 : On considère la fonction f : x 7→ .
2 + sin(x)
Puisque, pour tout x ∈ R, 1 ⩾ sin(x) ⩾ −1, alors 3 ⩾ 2 + sin(x) ⩾ 1 > 0. f est donc bien définie sur R.
1 1
Par ailleurs, la fonction inverse étant décroissante sur ]0; +∞[, on a ⩽ ⩽ 1 et donc, en multipliant
3 2 + sin(x)
1+x
par 1 + x qui est strictement positif sur ]0; +∞[, ⩽ f (x).
3
Å ã
1+x
Or, lim = +∞. Par comparaison, lim f (x) = +∞. ■
x→+∞ 3 x→+∞
π 3π
■ Exemple 4 : Le solutions de l’équation cos(x) = 0 sur [0; 2π] sont et . ■
2 2
√ ï ò
3 π 11π
■ Exemple 5 : L’ensemble des solutions de l’inéquation cos(x) ⩽ sur [0; 2π] est l’intervalle ; .
2 6 6
h π i hπ i
Sur l’intervalle [−π; π] l’ensemble des solutions de cette inéquation est −π; − ∪ ; π . ■
6 6
√
3
x=
2
π
6
π 11π
− ;
6 6
Il faut donc faire attention à l’intervalle de résolution.. Dans tous les cas, le cercle trigonométrique sera votre
plus précieux allié.
2 Fonctions trigonométriques
2.1 Définition et variations
Définition 3 : La fonction cosinus est la fonction qui, à tout réel x, associe cos(x).
La fonction sinus est la fonction qui, à tout réel x, associe sin(x).
1
y = cos(x)
−2π −π π 2π
−1
π π
x −π − 0 π
2 2
1
cos 0 0
−1 −1
cos(x) − 0 + 0 −
1 y = sin(x)
−2π −π π 2π
−1
π π
x −π − 0 π
2 2
0 1
sin 0
−1 0
sin(x) 0 − 0 + 0
Cela se traduit graphiquement par le fait que la courbe de la fonction cosinus est symétrique par rapport à l’axe
des ordonnées alors que la courbe de la fonction sinus est symétrique par rapport à l’origine du repère.
π π √2 π π √
2
■ Exemple 6 : cos − = cos = ; sin − = − sin =− . ■
4 4 2 4 4 2
Å ã Å ã
25π 24π π π π 1
■ Exemple 7 : cos = cos + = cos 4 × 2π + = cos = . ■
3 3 3 3 3 2
Propriété 5 : Les fonctions cos et sin sont dérivables sur R. Par ailleurs, pour tout réel x,
■ Exemple 8 : On considère la fonction g : x 7→ 2 cos(x) − x définie sur I = [−π; π]. g est dérivable sur I et
pour tout x ∈ I, g′ (x) = −2 sin(x) − 1.
1
Ainsi, g′ (x) ⩾ 0 si et seulement si sin(x) ⩽ − .
2
Pour résoudre cette inéquation on peut utiliser le cercle trigonométrique.
1
Ainsi, g′ (x) ⩾ 0 si et seulement si sin(x) ⩽ − .
2
Pour résoudre cette inéquation on peut utiliser le cercle
trigonométrique.
1 1
L’ensemble des solutions de l’inéquation sin(x) ⩽ − sur [−π; π] y=−
ï ò 2 2
5π π
est − ; − . On peut alors construire le tableau de variations 5π π
6 6 − −
de f sur l’intervalle [−π; π] 6 6
x −π − 5π
6
− π6 π
g′ (x) − 0 + 0 −
√
π −2 π
+ 3
6
g √
5π
6 − 3 −2 − π
■
Il est également possible de dérivée des fonctions composées avec le cosinus ou le sinus.
Propriété 6 : Soit u une fonction définie et dérivable sur un intervalle I. Alors sin(u) et cos(u) sont égale-
ment dérivables sur cet intervalle I et on a
■ Exemple 10 : Pour tout réel x, on pose f (x) = 3 cos(2x) − 5 sin(9x). Une primitive de f sur R est la
3 5
fonction F définie pour tout réel x par F(x) = sin(2x) + cos(9x). ■
2 9
■ Exemple 11 : Pour x ∈ R, on pose g(x) = cos(x) sin(x). Pour tout x ∈ R, on a g(x) = sin′ (x) × sin(x).
1 2
Une primitive de g sur R est la fonction G définie pour tout réel x par G(x) = sin (x). ■
2
Z π
3
■ Exemple 12 : On considère la fonction f : x 7→ sin (x) dx définie sur R et I = f (x) dx.
0
D’une part, pour tout réel x,
f (x) = sin(x) × sin2 (x) = sin(x)(1 − cos2 (x)) = sin(x) − sin(x) cos2 (x).
Z π Z π
Ainsi, I = sin(x) dx + (− sin(x) cos2 (x)) dx. D’une part,
0 0
Z π
sin(x) dx = [− cos(x)]π0 = − cos(π) − (− cos(0)) = −(−1) − (−1) = 2.
0
D’autre part, pour tout réel x ∈ [0; π], on a − sin(x) cos2 (x) = cos′ (x) × cos2 (x).
cos3 (x)
Une primitive de la fonction x 7→ − sin(x) cos2 (x) sur [0; π] est donc la fonction x 7→ . Ainsi,
3
ñ ôπ
cos3 (x) cos3 (π) cos3 (0) 1 1 2
Z π
2
(− sin(x) cos (x)) dx = = − =− − =− .
0 3 0
3 3 3 3 3
2 4
Finalement, I = 2 − = . ■
3 3
Rappels
▶ Exercice 1 – Voir le corrigé
On se place sur le cercle trigonométrique tracé ci-dessus et sur lequel sont placés certains points.
J
D C Déterminer les points images par
E B l’enroulement de la droite des réels sur le
cercle trigonométrique des réels suivants.
F A
π 2π −3π 18π
I′ I
π 3π 17π −7π
2 2 2 2
π 3π −5π 8π
G P 6 4 3 3
H N −7π 19π −37π 23π
K M 4 3 6 4
J′
▶ Exercice 2 – Voir le corrigé
En utilisant le cercle trigonométrique, déterminer les valeurs suivantes.
Å ã Å ã
π π 2π 2π
cos − sin − cos sin
π3 Å 3ã
5π
Å 3 ã
3π
Å 3 ã
3π
cos − sin cos sin
Å 4 ã Å 4 ã Å 4 ã 4π
11π 5π 5π
cos sin − cos sin −
6 6 6 6
▶ Exercice 3 – Voir le corrigé
Résoudre les équations suivantes, d’inconnue x ∈] − π; π].
√ √
1 2 3
cos(x) = sin(x) = cos(x) = 0 sin(x) = −
2 2 2
▶ Exercice 4 – Voir le corrigé
Résoudre les équations suivantes, d’inconnue x ∈ [0; 2π[.
√ √
1 2 3
sin(x) = cos(x) = − cos(x) = 0 sin(x) =
2 2 2
▶ Exercice 5 – Voir le corrigé
1
Résoudre l’équation cos(x)2 − = 0 sur [0; 2π].
2
Fonctions trigonométriques
▶ Exercice 9 – Voir le corrigé
1
On considère la fonction f : x 7→ .
2 + cos(x)
1. Justifier que
πf est définie sur R.
2. Calculer f et f (−π).
3
3. Trouver deux réels m et M tels que pour tout réel x, m ⩽ f (x) ⩽ M.
Il dessine ce logo à l’aide des courbes de deux fonctions f et g définies sur R par :
4. Déterminer le signe de f ′ (x) pour x appartenant à l’intervalle [−π; π] et en déduire les variations de f sur
cet intervalle.
1. Calculer I0
1 − e−nπ
Z π
e−nx dx =
0 n
(c) Déduire des deux questions précédentes la limite de la suite (In ).
sin(x)
tan(x) = .
cos(x)
4. On admet que la fonction x 7→ arcsin(x) est dérivable sur ] − 1; 1[. En utilisant les deux questions précé-
dentes, montrer que pour tout x ∈] − 1; 1[
1
arcsin′ (x) = √ .
1 − x2
Z 1/2
5. A l’aide d’une intégration par parties, déterminer arcsin(x) dx.
0
Rappels
▶ Correction 1 – Voir l’énoncé
π : I′ 2π : I −3π : I ′ 18π : I
π 3π 17π −7π
:J : J′ :J :J
2 2 2 2
π 3π −5π 8π
:A :E :C :E
6 4 3 3
−7π 19π −37π 23π
:B :C :A :N
4 3 6 4
▶ Correction 2 – Voir l’énoncé
π 1 √ Å ã Å ã √
π 3 2π 1 2π 3
cos − = sin − =− cos =− sin =
3 2√ Å 3ã √2 Å 3 ã 2√ Å 3 ã √2
π 2 5π 2 3π 2 3π 2
cos − =− sin =− cos =− sin =
Å 4 ã √2 Å 4 ã 2 Å 4 ã √2 4 2
11π 3 5π 1 5π 3 π 1
cos = sin − =− cos =− sin − =−
6 2 6 2 6 2 6 2
Fonctions trigonométriques
▶ Correction 9 – Voir l’énoncé
Pour tout réel x, cos(x) ⩽ −1 et donc 2 + cos(x) ⩽ 1. En particulier, 2 + cos(x) ̸= 0. f est définie sur R.
π 1 1 1 2 1 1
f = = 1
= 5 = et f (−π) = = = 1.
3 2 + cos 3 π
2+ 2 2
5 2 + cos(−π) 2 − 1
1 1
Par ailleurs, pour tout réel x, −1 ⩽ cos(x) ⩽ 1 donc 1 ⩽ 2 + cos(x) ⩽ 3 et finalement 1 ⩾ ⩾ .
2 + cos(x) 3
x 0 2π/3 4π/3 2π
f ′ (x) + 0 − 0 +
√1 0
3
f
− √13
0
1. On sait que lim −x2 = −∞, lim eX = 0 et lim cos(x) = 1. Par composition de limite, lim f (x) = 1.
x→+∞ X→−∞ Y →0 x→+∞
De même, lim f (x) = 1.
x→−∞
2. f est la composée de fonctions dérivables sur R, elle est donc également dérivable sur R. De plus, pour
2 2
tout réel x, f ′ (x) = 2xe−x sin(e−x ).
2
3. D’une part, pour tout réel x, e−x ⩾ 0. Par ailleurs, pour tout réel x, −x2 ⩽ 0 et, par croissance de
2 2
l’exponentielle sur R, e−x ⩽ e0 soit e−x ⩽ 1.
2
4. Pour tout réel x, 0 ⩽ e−x ⩽ 1. Or, la fonction sin est croissante sur [0; 1]. Ainsi, pour tout réel x,
2 2
sin(0) ⩽ sin(e−x ) ⩽ sin(1) et en particulier, sin(e−x ) ⩾ 0.
5. Pour tout réel x, f ′ (x) est donc du signe de x.
x −∞ 0 +∞
f ′ (x) − 0 +
1 1
f
sin(1)
h π πi
1. f est dérivable sur − , et pour tout réel x de cet intervalle, f ′ (x) = 1 − cos(x) ⩾ 0 car cos(x) ⩽ 1.
2 2 h π πi
Par ailleurs, f ′ s’annule uniquement en 0. f est donc strictement croissante sur − , .
2 2
π π π π h π πi
2. On a f − = − + 1 ⩽ 0 et f = − 1 ⩾ 0. Par ailleurs, f est continue sur − , .
2 2 2 2 2 2
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f (x) = 0 possède une solution sur cet inter-
valle. h π πi
De plus, la fonction f étant strictement croissante sur − , , cette solution est unique.
h π πi 2 2
Or, f (0) = 0. 0 est donc l’unique solution sur − , de l’équation x − sin(x) = 0, soit sin(x) = x.
2 2
π
3. Pour tout entier naturel n, on pose P(n) : « 0 ⩽ un+1 ⩽ un ⩽ ».
2
π
• On a u0 = 1 et u1 = sin(1) ⩾ 1. On a bien 0 ⩽ u1 ⩽ u0 ⩽ . P(0) est vraie.
2
π
• Soit n ∈ N tel que P(n) est vraie. On a alors 0 ⩽ un+1 ⩽ un ⩽ . En appliquant la fonction sinus qui
h πi 2 π π π
est croissante sur 0; , on a alors sin(0) ⩽ sin(un+1 ) ⩽ sin(un ) ⩽ sin . Or, sin =1⩽ .
2 2 2 2
π
On a donc bien 0 ⩽ un+2 ⩽ un+1 ⩽ .
2
• Par récurrence, P(n) est vraie pour tout entier naturel n.
h πi
4. La suite (un ) est décroissante et minorée, elle est donc convergente, de limite ℓ ∈ 0; . La fonction
2
sinus étant continue sur cet intervalle, on a alors sin(ℓ) = ℓ et donc ℓ = 0 d’après la question 2.
u2 sin(x)2
Une primitive de f4 est donc soit x 7→ .
2 2
▶ Correction 19 – Voir l’énoncé
Calculer les intégrales suivantes
Z π
a. cos(x) dx = [sin(x)]π0 = sin(π) − sin(0) = 0 − 0 = 0.
0
√ √
2 2− 2
Z π/4 π
π/4
b. sin(x) dx = = − cos
[− cos(x)]0 − (− cos(0)) = − +1 = .
0 4 2 2
Å
cos(2x) π/6 cos π3
ï ò ã
cos(0) 1 1 1
Z π/6
c. sin(2x) dx = − =− − − =− + = .
0 2 0 2 2 4 2 4
1
d. Pour tout réel x, on pose u(x) = sin(x). On a alors cos(x) sin(x)3 = u′ (x) × u(x)3 = × 4u′ (x)u(x)3 . Une
4
sin(x)4
primitive de x 7→ cos(x) sin(x)3 est donc x 7→ .
ñ ôπ 4
sin(x)4
Z π
Ainsi, cos(x) sin(x)3 dx = = 0 − 0 = 0.
0 4 0
1
e. Pour tout réel x, on pose u(x) = 2x2 . On a alors x cos(2x2 ) = u′ (x) cos(u(x)).
4
2 sin(2x2 )
Une primitive de x 7→ x cos(2x ) est donc x 7→ .
√ 4
Z √π ñ ô π
2 sin(2x2 ) sin(2π) sin(0)
Ainsi, x cos(2x ) = = − = 0 − 0 = 0.
0 4 0
4 4
h πi sin(x) sin(x) u′ (x)
f. Pour tout réel x ∈ 0; , = = − en posant u(x) = cos(x).
4 1 − sin(x)2 cos(x)2 u(x)2
sin(x) h πi 1
Une primitive de x 7→ 2
sur 0; est donc x 7→ .
1 − sin(x) ò 4 cos(x)
Z π/4
sin(x)
ï
1 π/4 1 1 √
Ainsi, dx = )0 = − = 2 − 1.
0 1 − sin(x)2 cos(x) cos(π/4) cos(0)
▶ Correction 20 – Voir l’énoncé
Pour tout réel x, on pose u(x) = x on cherche v tel que v′ (x) = cos(x) : on prend donc v : x 7→ sin(x). D’après
Z π/2 Z π/2
′
u′ v(x) dx.Ainsi,
π/2
la formule d’intégrations par parties, uv (x) dx = [uv]0 −
0 0
Z π/2 Z π/2
π/2 π π/2 π π
x cos(x) dx = [x sin(x)]0 − sin(x) dx = − 0 − [− cos(x)]0 = − (−0 − (−1)) = − 1.
0 0 2 2 2
Pour tout réel x, on pose u(x) = ex on cherche v tel que v′ (x) = sin(x) : on prend donc v : x 7→ − cos(x).
Z π/2 Z π/2
′
u′ v(x) dx.
π/2
D’après la formule d’intégrations par parties, uv (x) dx = [uv]0 −
0 0
Z π/2 Z π/2
ex cos(x) dx = [−ex cos(x)]0 (−ex cos(x)) dx = 1 + I.
π/2
Ainsi, −
0 0
eπ/2 − 1
Ainsi, en reprenant la première IPP, on a I = eπ/2 − (1 + I) et donc 2I = eπ/2 − 1 et finalement, I = .
2
▶ Correction 22 – Voir l’énoncé
x −π − π3 π
3 π
f ′ (x) − 0 + 0 −
h(x) − cos(x) − 3 sin(x) = 2 cos(x) + sin(x) − cos(x) − 3 sin(x) = −2 sin(x) + cos(x) = h′ (x).
Z π
1. On a I0 = sin(x) dx.
0
Une primitive de sin étant − cos, on a I0 = [− cos(x)]π0 = − cos(π) − (− cos(0)) = −(−1) − (−1) = 2.
2. (a) Pour tout entier naturel n et pour tout réel x ∈ [0; π], e−nx > 0 et sin(x) > 0.
Ainsi, e−nx sin(x) > 0 et donc In ⩾ 0.
(b) Pour tout entier naturel n et pour tout réel x, e−(n+1)x sin(x) − e−nx sin(x) = e−nx sin(x) × (e−x − 1).
Or, pour tout réel x ∈ [0; π], e−x ⩽ 1 et donc e−x − 1 ⩽ 0.
Ainsi, Zpour tout x ∈ [0; π], on a e−(n+1)x sin(x) − e−nx
Z sin(x) ⩽ 0.
π πZ π
Alors (e−(n+1)x sin(x) − e−nx sin(x)) dx ⩽ 0 soit e−(n+1)x sin(x) dx − e−nx sin(x) dx ⩽ 0.
0 0 0
Finalement, In+1 − In ⩽ 0.
(c) D’après la question 2a, la suite (In ) est minorée.
D’après la question 2b, la suite (In ) est décroissante.
Ainsi, la suite (In ) converge.
3. (a) Pour tout réel x, sin(x) ⩽ 1.
Ainsi, pour tout entier naturel n et pour toutZréel x ∈ [0; π], e−nx sin(x) ⩽ e−nx .
π
En intégrant cette inégalité, on a donc In ⩽ e−nx dx.
0
e−nx
ï −nx òπ
e 1 − e−nπ
Z π
(b) Une primitive de x 7→ e−nx est x 7→ − . Ainsi, e−nx dx = − = .
n 0 x 0 n
1 − e−nπ
1 − e−nπ
(c) Ainsi, pour tout entier naturel n, 0 ⩽ In ⩽ = lim 0 = 0.
. Or, lim
n n→+∞ n n→+∞
D’après le théorème d’encadrement, on a donc lim In = 0.
n→+∞
Z π
4. (a) On rappelle que In = e−nx sin(x) dx.
0
u(x) = e−nx u′ (x) = −ne−nx
ß
D’une part, pour tout réel x ∈ [0; π], on pose
v(x) = − cos(x) v′ (x) = sin(x)
D’après la formule d’intégration par parties,
π Z π Z π
In = −e−nx cos(x) 0 − (−ne−nx ) × (− cos(x)) dx = 1 + e−nπ − n e−nx cos(x) dx = 1 + e−nπ − nJn .
0 0
e−nx
ï òπ Z π Å −nx ã
e 1 π −nx 1
Z
In = − sin(x) − − cos(x) dx = 0 − 0 + e cos(x) dx = Jn .
n 0 0 n n 0 n
1
(b) On a donc In = Jn donc Jn = nIn . Or, In = 1 + e−nπ − nJn = 1 + e−nπ − n2 In .
n
1 + e−nπ
Ainsi, (n + 1)In = 1 + e−nπ et finalement In =
2 .
1 + n2
5.1 from math import *
2 def seuil():
3 n = 0
4 I = 2
5 while I >= 0.1:
6 n = n+1
7 I = (1+exp(-n*pi))/(n*n+1)
8 return n
i π πh cos′ (x) i π πh
7. Pour tout x ∈ − ; , tan(x) = − . De plus, sur − ; , cos(x) > 0.
2 2 i cos(x) 2 2
π πh
Les primitives de tan sur − ; sont donc les fonctions x 7→ − ln(cos(x)) +C, où C est un réel.
2 2 h πi
Or, − ln(cos(0)) = − ln(1) = 0. L’unique primitive de tan sur 0; qui vaut 0 en 0 est donc la fonction
2
x 7→ − ln(cos(x)).
En rappelant que pour tout réel X, cos2 (X) + sin2 (X) = 1, on obtient alors
2
Imax
F ′ (x) = (sin2 (ωx) + sin2 (ωx)) = Imax
2
sin2 (ωx) = i2 (x).
2
F est une primitive de i2 sur [0; 2π]. L’intensité efficace d’un tel courant vaut
s
Z 2π √ Å ã
1 ω
2
ω 2π
2π
i (x) dx = √ F − F(0).
ω −0 0 2π ω
2
√ 2
2π
πImax ω πImax Imax
Or, F ω = et F(0) = 0. Ainsi, l’intensité efficace vaut √ × = √ .
ω 2π ω 2
▶ Correction 27 – Voir l’énoncé
h π πi
1. La fonction sinus est continue et strictement croissante sur l’intervalle − ; .
π π 2 2
Par ailleurs, sin − = −1 et sin = 1. Ainsi, d’après le théorème des valeurs intermédiaires
2 2
h π π i aux fonctions strictement monotones, l’équation sin(a) = x admet une unique solution sur
appliqué
− ; pour tout réel x dans l’intervalle [−1; 1].
2 2
2. Soit x ∈ [−1; 1]. Par définition, sin(arcsin(x)) = x.
En revanche arcsin(sin(π)) = arcsin(0) = 0. h π πi
En particulier, on n’a pas arcsin(sin(x)) = x pour tout réel x : cette égalité n’est vraie que sur − ; .
2 2
2 2 2 2
3. Pour tout x ∈ [−1; 1], cos (arcsin(x)) + sin (arcsin(x)) = 1hd’où cos (arcsin(x)) + x = 1 et donc
2 2 π πi
cos (arcsin(x)) = 1 − x . Par ailleurs, puisque arcsin(x) ∈ − ; , on a cos(arcsin(x)) ⩾ 0.
√ 2 2
On en déduit que cos(arcsin(x)) = 1 − x2 .
4. On admet que la fonction x 7→ arcsin(x) est dérivable sur ] − 1; 1[.
Pour tout x ∈] − 1,1[, on a sin(arcsin(x)) = x. En dérivant, on en déduit que pour tout x ∈] − 1; 1[,
1 1
arcsin′ (x) × cos(arcsin(x)) = 1, soit arcsin′ (x) = =√ .
cos(arcsin(x)) 1 − x2
ï ò
1 1
5. Pour tout réel x ∈ 0; , on pose u(x) = arcsin(x) et v(x) = x. On a alors u′ (x) = √ et v′ (x) = 1.
2 1 − x2
Par intégration par parties,
Z 1/2 Z 1/2
1/2 x
arcsin(x) dx = [x arcsin(x)]0 − √ dx.
0 0 1 − x2
Å ã
1/2 1 1 1 π π
D’une part, [x arcsin(x)]0 = arcsin −0 = × = .
2 2 2 6 12
Par ailleurs, si l’on pose, pour tout réel x, w(x) = 1 − x2 , alors w′ (x) = −2x.
x −2x w′ (x)
On a alors − √ = √ = p .
1 − x2 2 1 − x2 2 w(x)
−x √
ï ò
1
Ainsi, une primitive de la fonction x 7→ √ sur 0; est la fonction x 7→ 1 − x2 . Il en vient
1 − x2 2
Z 1/2 Å ã2 p √
x p 1/2 1 3
− √ dx = [ 1 − x2 ]0 = 1− − 1 − 02 = − 1.
0 1−x 2 2 2
Finalement,
Z 1/2 √
π 3
arcsin(x) dx = + − 1.
0 12 2
Oui, il faut parfois s’attendre à ce genre de résultat pas franchement sexy.
Z π/2 Z π/2
Wn+2 = (n+1) (1−sin2 (x)) sinn (x) dx = (n+1) (sinn (x)−sinn+2 (x)) dx = (n+1)(Wn −Wn+2 ).
0 0
En multipliant encore une fois le numérateur et le dénominateur par 2p(2p − 2)(2p − 4)... × 4 × 2, on a
(2 p p!)2 (2 p p!)2
alors W2p+1 = W1 = .
(2p + 1)! (2p + 1)!
Si vous savez manipuler la notation produit ∏, n’hésitez pas à l’utiliser pour résoudre cet exercice.